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Modélisation Géométrique en CAO

Cours CAO

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Ecole Nationale d'Ingénieurs de Sfax Département Génie Mécanique

MODELISATION GEOMETRIQUE DES SURFACES

1. Introduction

Les surfaces et leur description jouent un rôle important dans la conception et la fabrication
des systèmes mécaniques. Les carrosseries de véhicule, structures de bateaux, fuselages
d'avion, … sont autant d'exemples industriels où on a besoin de définir correctement des
surfaces.
Les concepteurs de modèles de surfaces en CAO ont pour objectif de donner à un
opérateur, non informaticien et non mathématicien, la possibilité de construire et de
modifier facilement des courbes et des surfaces. Une surface en CAO est représentée par
plusieurs morceaux de carreaux de surfaces.

Carrosserie automobile Fuselage d’avion Corps de bateau

Figure 10 : Utilisation de la modélisation surfacique en conception

2. Forme paramétrique d’une surface

Soit u et w deux paramètres  0,1

x  x(u , w) y  y (u , w) z  z (u , w)

Si on fixe un paramètre et on fait varier le deuxième, on obtient une courbe


isoparamétrique. Ces courbes sont des courbes privilégiées appartenant à la surface.

Exemple

 x  (c  a)u  a

 y  ( d  b) w  b c’est l’équation d’un rectangle.
 z0

 x  x0  r cos u cos w

 y  y 0  r cos u sin w c’est l’équation d’une calotte sphérique.
 z  z  r sin u
 0

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3. Surfaces de révolution

La méthode la plus simple pour générer une surface tridimensionnelle est de faire une
révolution d’une entité bidimensionnelle, c’est-à-dire une ligne ou une courbe autour d’un
axe dans l’espace. Ces surfaces sont appelées surfaces de révolution.
Si une ligne est parallèle (ou coïncide) avec l’axe des x et l’axe de rotation est parallèle (ou
coïncide) avec l’axe des x le résultat obtenu est un cylindre.
Si la ligne et l’axe de rotation sont coplanaires mais pas parallèles, le résultat obtenu est
une surface conique. Un polygone ouvert ou fermé peut être utilisé pour générer des
surfaces de révolutions. Le résultat de cette révolution est un cône.
L’équation paramétrique d’une sphère est :

Q ( ,  )  x( ) y ( ) cos  y ( ) sin  


 [ r cos  r sin  cos  r sin  sin  ] 0    2 ; 0    2

Cylindrique Tronconique Sphérique Torique Quelconque

Figure 11 : Surfaces de révolution

4. Représentation cartographique des surfaces paramétrées

On va s'intéresser dans cette section à la représentation de surfaces rectangulaires dans


l'espace paramétré donné par la forme paramétrique:

 x  x(u , w)

 y  y (u, w)
 z  z (u , w)

Exemple
Représentation d'une surface bidimensionnelle.
Considérons l'expression paramétrée d'une surface donnée par :

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 x(u , w)  3u  w

 y (u, w)  2u  3w  uw 0  u, w  1
 z (u , w)  0

Passer de la représentation paramétrée à une représentation dans le système cartésien (non


paramétrée).

5. Les surfaces réglées

Les surfaces réglées sont fréquemment utilisées dans la conception des coques des avions
et des navires.
Une surface réglée est une surface générée par la combinaison linéaire de deux courbes
quelconques.
Soient deux courbes décrites par P(u,0) = C0(u) et P(u,1) = C1(u)
Alors, la surface réglée est engendrée par l'interpolation linéaire suivante :

Q(u, w)  P(u ,0)(1  w)  P(u,1) w

Q(u,w)=P(u,0)(1-w)+P(u,1)w
P(u,0)

P(u,1)

Figure 11: Surface réglée

La surface est construite de deux familles de courbes : la première représente la famille des
courbes avec u = cte, soit une famille de droite reliant un point sur chaque courbe opposée
correspondant à la même valeur de paramètre w.
La seconde famille correspond au paramètre w = cte et consiste en une série de courbes
dont la forme varie linéairement entre celle des deux courbes qui bornent la surface.
Nous pouvons remarquer que Q(u,0) = P(u,0) et Q(u,1) = P(u,1)
De plus, nous avons Q(0,0) = P(0,0), Q(1,1)= P(1,1), Q(0,1)= P(0,1), Q(1,0)= P(1,0)

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Alternativement, si les courbes P(0,w) = C0(w) et P(1,w) = C1(w), la surface réglée est
donnée par :

Q(u , w)  P (0, w)(1  u )  P(1, w)u

Exemple

Considérons la surface réglée formée par un mélange de deux courbes P(0,w) et P(1,w).
Déterminer le point sur la surface Q(u,w) à u=w=0.5.
 P(0,w) est une courbe B-Spline ouverte de troisième ordre (k = 3) avec les 5 sommets
du polygone de définition B1[0 0 0] ; B2[1 1 0] ; B3[1 1 0] ; B4[2 1 0] et B5[3 0 0] .
Notez ici le double sommet B2 = B3.
 P(1,w) est aussi une courbe B-Spline ouvert de troisième ordre avec un polygone de 4
sommets C1 = [0 0 6]; C2 = [1 1 6]; C3 = [2 1 6]; C4 = [3 0 6]

6. Surfaces bilinéaires

Une des formes de surfaces les plus simples est la surface bilinéaire. Une surface bilinéaire
est construite à partir de 4 points de coins d'un carreau unitaire c'est-à-dire P(0,0), P(0,1),
P(1,1), P(1,0). Tout point de l'intérieur de la surface Q(u,w) est spécifié par une
interpolation linéaire définie par :

Q(u,w) = P(0,0)(1-u)(1-w)+ P(0,1)(1-u) w + P(1,0)u(1-w)+ P(1,1)uw

Par une écriture matricielle on peut exprimer Q(u,w) par :

Q (u , w)  1  u u 
 P (0,0) P (0,1) 1  w
 
 P (1,0) P (1,1)   w 

Figure 12: Surface bilinéaire

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Exemple

Déterminer le point Q(0.5,0.5) situé sur une surface bilinéaire définie par :

P(0,0) = [0 0 1]; P(0,1) = [1 1 1 ]; P(1,0) = [1 0 0]; P(1,1) = [0 1 0]

7. Modèle de Coons

Steven A. Coons, professeur au Massachusetts Institue of Technology, reçut d'un grand


constructeur d'automobiles (Ford), au début de la décennie de 1960, la mission suivante «
Sur la maquette d'une carrosserie de voiture, on a tracé des lignes, planes ou gauches,
formant un carroyage. Les quatre cotés d'un carreau étant des courbes paramétriques
préalablement définies, déterminer les points internes du carreau en assurant son
raccordement tangentiel avec ses voisins.»
En 1966 il développe une méthode qui repose sur la définition paramétrique d'un carreau
de surface par ses lignes de bord.

7.1. Surface de Coons linéaire

Si les 4 courbes paramétrées P(u,0), P(u,1), P(0,w) et P(1,w) sont connues. La surface de
Coons linéaire peut être déterminée et chaque point de cette surface est donné par :

Q(u,w) = P(u,0)(1-w)+P(u,1)w+ P(0,w)(1-u)+ P(1,w)u


-P(0,0)(1-u)(1-w)- P(0,1)(1-u)w
-P(1,0)u(1-w)-P(1,1)uw

On remarque que dans les coins Q(0,0) = P(0,0) ...etc et que le long des frontières
Q(0,w) = P(0,w),Q(u,1) = P(u,1) ... etc
Sous forme matricielle la surface de Coons linéaire est modélisée par :

 P(0,0)  P(0,1) P(0, w) 1  w


Q(u, w)  1  u u 1  P(1,0)  P(1,1) P(1, w)   w 
 P(u,0) P(u,1) 0   1 

Les fonctions (1-u), u, (1-w) et w sont appelées les « fonctions de mélange » car elles
mélangent les courbes aux limites pour produire la forme intérieure de la surface.

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Figure 13: Surface de Coons linéaire

Exemple

Chercher le point sur la surface de Coons linéaire à u = w = 0.5 quand les 4 courbes de
bords P(u ,0), P(u ,1), P(0, w), P (1, w) sont données par des B-Spline ouverts de troisième
ordre (k = 3) défini par :

P(u,0) : B1 0 0 0, B 2 1 1 0, B3 2 1 0, B4 3 0 0, B5 3 0 3


P(u,1) : B 1 0 0 3, B 2 1 1 3, B 3 2 1 3, B 4 3 0 0
P(0, w) : C 1 0 0 3, C 2 0 1 2, C 3 0 1 1, C 4 0 0 0
P(1, w) : C1 3 0 3, C2 3 1 2, C3 3 1 2, C 4 3 1 1, C5 3 0 0

7.2. Surface de Coons bicubique

Afin d'augmenter la qualité de la représentation et la continuité globale de la surface, on


peut introduire les fonctions bicubiques.
Considérons tout d'abord la forme algébrique d'une courbe paramétrique cubique (pc) :

 x(u )  a3 x u 3  a2 x u 2  a1x u  a0 x
avec u  0,1

 y (u )  a3 y u  a 2 y u  a1 y u  a0 y
3 2


 z (u )  a3 z u  a2 z u  a1z u  a0 z
3 2

On peut écrire ces équations sous format vectoriel :

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P (u )  a 3 u 3  a 2 u 2  a 1 u  a 0

Les coefficients algébriques ne sont pas toujours la meilleure façon pour contrôler la forme
d'une courbe et pour avoir une idée de la forme de la courbe. La forme géométrique vient
pallier ces inconvénients.
On peut définir une courbe paramétrée cubique par la définition des conditions aux points
extrêmes de la courbe (conditions aux limites). Pour une courbe dans l'espace, il y a
plusieurs conditions : points extrêmes, les tangentes aux points extrêmes, les courbures, les
torsions, …
Par exemple la position des deux points extrêmes P(0) et P(1) et les vecteurs tangents
On obtient alors les 4 équations suivantes :

 P(0)  a 0

 P(1)  a3  a 2  a1  a0

 Pu (0)  a1
 Pu (1)  3a3  2a 2  a1

On peut revenir à la forme algébrique :

a 0  P (0)

a1  Pu (0)

a 2  3P (0)  3P (1)  2 Pu (0)  Pu (1)
a3  2 P (0)  2 P (1)  Pu (0)  Pu (1)

Si on substitut les termes précédents dans l'expression de P(u), on obtient :

P(u )  (2u 3  3u 2  1) P (0)  (2u 3  3u 2 ) P (1)  (u 3  2u 2  u ) Pu (0)  (u 3  u 2 ) Pu (1)


 F1 (u ) P (0)  F2 (u ) P (1)  F3 (u ) Pu (0)  F4 (u ) Pu (1)

En utilisant une écriture matricielle on peut exprimer P(u) par :

 2 2 1 1   P (0) 
 3 3  2  1  P(1) 
P(u )  u 3 u 2 u 1  
0 0 1 0   Pu (0)
  
1 0 0 0   Pu (1) 
 P(0) 
 
 F1 (u ) F2 (u ) F3 (u ) F4 (u )  P (1) 
 Pu (0)
 
 Pu (1) 

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La définition d'un carreau de Coons bicubique fait entrer en jeu de paramètres u et w


chaque point Q(u,w) est défini par :

 P (0,0) P (0,1) Pw (0,0) Pw (0,1)   F1 ( w) 


 P (1,0) P (1,1) P (1,0) P (1,1)   F ( w)
Q(u , w)  F1 (u ) F2 (u ) F3 (u ) F4 (u )  w w
  2 
 Pu (0,0) Pu (0,1) Puw (0,0) Puw (0,1)   F3 ( w) 
   
 Pu (1,0) Pu (1,1) Puw (1,0) Puw (1,1)   F4 ( w)
 2 2 1 1   P (0,0) P (0,1) Pw (0,0) Pw (0,1)   2 3 0 1  w 3 
 3 3  2  1  P (1,0) P (1,1) Pw (1,0) Pw (1,1)   2 3 0 0  w 2 
 u 3 u 2 u 1     
0 0 1 0   Pu (0,0) Pu (0,1) Puw (0,0) Puw (0,1)  1 2 1 0  w 
       
1 0 0 0   Pu (1,0) Pu (1,1) Puw (1,0) Puw (1,1)   1 1 0 0  1 
 U  N  P  NT  WT

La matrice P est composée de la façon suivante :

 P(0,0) P (0,1) Pw (0,0) Pw (0,1)  vecteurs  vecteurs 


 P (1,0) P(1,1) P (1,0) P (1,1)   position w  tgts 

P 
 Pu (0,0) Pu (0,1) Puw (0,0) Puw (0,1)   vecteurs
w w
   
 vecteurs 
 
 Pu (1,0) Pu (1,1) Puw (1,0) Puw (1,1)  u  tgts twist 

Figure 14: Surface de Coons bicubique

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on peut construire un carreau à partir de 4 points et de 8 vecteurs tangents. Pour compléter


le système, on doit spécifier les vecteurs de twist aux quatre coins du carreau, que l'on
obtient en calculant la dérivée croisée à chaque coin :

 2 P (u , w)
Puw (0,0)  évaluée à u  0, w  0
u w
 P (u , w)
Puw (1,0)  évaluée à u  1, w  0
2

u w
 P (u , w)
Puw (0,1)  évaluée à u  0, w  1
2

u w
 P (u , w)
Puw (1,1)  évaluée à u  1, w  1
2

u w
Pour interpréter géométriquement le vecteur de twist, on peut observer par exemple que
P (0,0) et P (0,1) ne sont pas égaux donc on peut dire que P (0, w) change lorsque w passe de 0 à
1. La même chose est vraie pour les vecteurs tangents P (1, w) le long de la courbe P(1, w) .
u u u

Mathématiquement, on exprime ce changement de vecteurs tangents comme :


u

 
( Pu (0, w)) et ( Pu (1, w))
w w
  2 P(0, w)
Mais ( Pu (0, w))   Pu ,w (0, w)
w uw

  2 P(0, w)
et ( Pu (1, w))   Puw (0, w)
w uw

La spécification des équations pour les quatre courbes au bord du carreau, fournit 12 des
16 vecteurs dont on a besoin pour spécifier les 48 coefficients géométriques du carreau
bicubique.

Figure 15: Surface de Coons bicubique avec des vecteurs twist nuls

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Figure 16: Surface de Coons bicubique avec des vecteurs twist égaux à [0 -12000 0]

Figure 17: Surface de Coons bicubique avec des vecteurs twist égaux à [0 5500 0]

Exemple

Déterminer le point situé sur une surface de Coons bicubique correspondant à


u = w = 0.5.
Les vecteurs position pour les 4 coins de la surface sont :
P(0,0)  [100 0 100], P(0,1)  [100 100 100], P(1,0)  [100 100 100], P(1,1)  [100 0 100] .

Les vecteurs tangents sont :


Pu (0,0)  [100 100 0], Pu (0,1)  [1 1 0] Pw (0,0)  [0 10 10], Pw (0,1)  [0 1 1]
Pu (1,0)  [1  1 0], Pu (1,1)  [1  1 0] Pw (1,0)  [0 1  1], Pw (1,1)  [0  1  1]

Les vecteurs twist sont :

Puw (0,0)  [0 0 0], Puw (0,1)  [0.1 0.1 0.1], Puw (1,0)  [0.1 0.1 0.1]
et Puw (1,1)  [0 0 0]

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8. Surfaces de Bezier

La construction de carreaux est une des dernières étapes avant d'aboutir à la représentation
complète d'une surface.
Une surface peut être considérée comme lieu géométrique d'une courbe Cinit subissant un
déplacement et une déformation. Les surfaces de révolution sont obtenues en appliquant un
mouvement de rotation à une courbe Cinit, appelée génératrice. Un autre exemple : la
combinaison de déplacement et de déformation permet d'engendrer des surfaces évolutives
à l'aide d'un mouvement de translation et d'une déformation pour passer d'une section
circulaire à une section elliptique.
Ramenée dans le cadre de la modélisation géométrique, la génératrice Cinit est une courbe
de Bézier déterminée par son polygone PGm. Au cours du déplacement et de la déformation
de Cinit, chaque sommet si de PGm décrit une trajectoire Di appelée directrice, représentée
également par une courbe de Bézier de degré n.
Le paramètre descripteur d'une trajectoire Di est noté w et son polynôme caractéristique
PGn.
Les directrices répondent aux équations :

Di ( w)   B nj ( w) sij w  [0,1]; i  {0,1, , m}


n

j 0

Avec : B nj ( w)  Cnj (1  w) n j v j C nj 
n!
j!(n  j )!

Les sommets si0 coïncident avec les sommets si de PGm. Un point du carreau de Bézier
ainsi décrit à partir d'une génératrice et de (m+1) directrices est représentée par
l'expression,

P(u, w)    sij Bim (u ) B nj ( w) u , w  [0,1]


m n

i 0 j 0

Avec Bim ( w)  C mi (1  w) mi wi Cmi 


m!
i!(m  i )!

Les polynômes de Bernstein Bim et B nj sont entièrement définis par les degrés m et n donc
les seuls sommets sij déterminent un carreau de Bézier et constituent le réseau
caractéristique, noté RSmn du carreau P(u,w).

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Le réseau caractéristique RSmn d'un carreau de Bézier P(u,w) est en contact avec le carreau
aux sommets s00, sm0, s0n, smn car l'équation précédente, évaluée aux points :
P(0,0), P(1,0), P(0,1), P(1,1) admet respectivement pour valeurs s00, sm0, s0n, smn.
Les polygones de bords :
PGm0 :s00, s10, … …. , sm0
PGmn :s0n, s1n, … …. , smn
PGn0 :s00, s01, … …. , s0n
PGnm :sm0, sm0, … …. , snm

définissent respectivement les courbes isoparamétriques

v  0  P(u,0)
v  1  P (u,1)
u  0  P(0, w)
u  1  P (1, w)

On peut exprimer aussi P(u,w) par :

P(u, w)  U N P M T W

Avec U  [u n u n1  1]

W  [wn w n1  1]T

  n  n 
      1
 n   n  1  n n  n
    (1) n1      (1) 0 
n

0
     n  1   n  1  n n  n 
 n   n   n   n 1  
    (1) n1     (1) n2  0 
 0   n  1  1   n  2 
[N ]   
  n  n 
   
 n   n  1
     (1)1     (1) 0
0 
  0 1 

1  0 
 n n 
     (1) 0 0 0 
  0   0  

 

M s'écrit de la même manière (en remplaçant n par m)

 P (0,0)  P (0, m) 
P      
 P (n,0)  P (n, m)

Pour le cas particulier d'une surface bicubique 4×4, P(u,w) s'écrit :

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 1 3  3 1
 3 6 3 0
P(u, w)  u 3 u2 
u 1 
 3 3 0 0
 
1 0 0 0
 P(0,0) P(0,1) P(0,2) P(0,3)   1 3  3 1  w 3 
 P(1,0)  
 P(1,1) P(1,2) P(1,3)   3  6 3 0  w 2 
 P (2,0) P(2,1) P(2,2) P(2,3)  3 3 0 0  w 
   
 P(3,0) P (3,1) P(3,2) P (3,3)   1 0 0 0  1 

Grille de contrôle Surface correspondante

Figure 18: Conception surfacique par une approximation de Bézier

Une surface de Bézier peut ne pas être carrée. Par exemple pour une surface de Bézier 5×3
un point Q(u,w) s'exprime par :

1 4 6 4 1
 4  12  12 4 0
P(u, w)  u 4 u 1 6  12 6

u3 u2 0 0 
 
 4 4 0 0 0
1 0 0 0 0

 P(0,0) P(0,1) P(0,2) 
 P(1,0) P(1,1) P(1,2)  1  2 1  w 2 
  
 P (2,0) P(2,1) P (2,2)  2 2 0  w 
  
 P(3,0) P (3,1) P(3,2)   1 0 0  1 
 P (4,0) P(4,1) P (4,2)
 

Une courbe de Bézier 5×3 est composée de polynômes de 4ième ordre dans la direction
paramétrique u et un polynôme quadratique (d'ordre 2) dans la direction paramétrique w.

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Surface de Bézier Déplacement d’un sommet

Figure 19: Effet du déplacement d’un sommet sur la forme de la surface

Cherchons maintenant la relation qui relie un carreau bicubique de Bézier et celui de


Coons.
En écrivant l'égalité :

PCoons (u,w) = PBézier (u,w)

U N C P N CT W  U N B B N BT W

Donc la matrice de géométrie de la surface bicubique de Coons peut s'écrire en fonction du


polygone de contrôle de Bézier par :

P  N C1 N B BN BT ( N CT ) 1

Ou

 P (0,0) P (0,1) Pw (0,0) Pw (0,1) 


 P (1,0) P (1,1) P (1,0) P (1,1) 
 w w 
 Pu (0,0) Pu (0,1) Puw (0,0) Puw (0,1)
 
 Pu (1,0) Pu (1,1) Puw (1,0) Puw (1,1) 
 P(0,0) P(0,3) 3( P(0,1)  P (0,0)) 3( P(0,3)  P(0,2)) 
 P(3,0) P(3,3) 3( P(3,1)  P(3,0)) 3( P(3,3)  P(3,2)) 
 
3( P(1,0)  P(0,0)) 3( P(1,3)  P(0,3)) 9( P(0,0)  P(1,0)  P (0,1)  P(1,1)) 9( P(0,2)  P(1,2)  P(0,3)  P(1,3)) 
 
3( P(3,0)  P(2,0)) 3( P(3,3)  P( 2,3)) 9( P( 2,0)  P(3,0)  P( 2,1)  P(3,1)) 9( P(2,2)  P(3,2)  P(2,3)  P(3,3))

Il est à remarquer ici que les vecteurs twist sont influencés par les 4 sommets de polygones
des 4 coins. Donc contrairement au modèle de Coons, le twist aux coins est contrôlé par les
points adjacents.

Exemple

Déterminer le point d'une surface de Bézier pour u = w = 0.5 avec un polygone de Bézier
4×4 ayant pour sommets :

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 15 0 15  15 5 5  15 5  5  15 0  15


  5 5 15  5 5 5  5 5  5  5 5  15 
B
 5 5 15 5 5 5 5 5  5 5 5  15 
 15 15 15 5  5 15 5  5 15 0  15 

0

Et pour un polygone modifié avec B(1,1)  [0 10 0]

9. Surfaces B-Spline

Une surface B-Spline est définie par :

Q(u, w)    P (i, j ) N i ,k (u ) M j ,l ( w)
n1 m1

i 1 j 1

avec N i ,k (u ) et M (w) sont les fonctions B-Spline dans les directions biparamétriques u et w
qui sont définis par :
j ,l

1 si xi  u  xi1
N i ,k  
0 si non

(u  x i ) N ik 1 (u ) ( x i  k  u ) N ik11 (u )
N i ,k  
xi  k 1  x i x i  k  x i 1

et

1 si y j  w  y j 1
M j ,l  
0 si non

( w  y j ) M lj1 w ( y j1  w) M kj11 ( w)


M j ,l  
y j l 1  y j y j l  yi1

Où les xi et yj sont les éléments du vecteur nodal. Les P(i,j) sommets du polygone de
contrôle. Les surfaces B-Spline se distinguent par leurs propriétés de contrôle local de la
surface.

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Grille de contrôle Surface correspondante

Figure 20: Approximation d’une surface B-Spline

Exemple

Considérons une surface B-Spline définie par le polygone 4×4 :

B (1,1)  [ 15 0 15]; B (2,1)  [5 5 15]; B (3,1)  [5 5 15]; B( 4,1)  [15 0 15]
B (1,2)  [ 15 5 5]; B (2,2)  [ 5 10 5]; B (3,2)  [5 10 5]; B( 4,2)  [15 5 5]
B (1,3)  [ 15 5  5]; B (2,3)  [ 5 10  5]; B (3,3)  [5 10  5]; B( 4,3)  [15 5  5]
B (1,4)  [ 15 0  15]; B (2,4)  [  5 5  15]; B(3,4)  [5 5  15]; B (4,4)  [15 0  15]

Cette surface est d'ordre 4 dans direction u (k = 4) et d'ordre 3 dans la direction w (l = 3).
Déterminons le point au milieu de la surface.

Exercice I

Etant donné un segment défini, dans le repère (O,x,y,z), par ses extrémités P1[1 1 0] et P2[6
2 0]. La révolution, dans le sens trigonométrique, du segment P1 P2 autour de l'axe Ox
engendre une surface dont les coordonnées ont pour expression:

Q(u,) = [x(u) y(u)cos y(u)sin].

u etant un paramètre  [0 1] et l'angle de révolution du segment dans le sens


trigonométrique.
1- Quelle est la forme de la surface obtenue par la révolution, autour de l'axe Oy, du
segment P1 P2.
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2- Chercher l'expression des coordonnées d'un point de la surface obtenue par la


révolution autour de l'axe Oy du segment P1 P2.
3- Calculer les coordonnées du point milieu de la surface obtenue par la révolution d'un
quart de tour, autour de l'axe Oz, du segment P1 P2.

Exercice II

Etant donnée la surface réglée formée par le mélange de deux courbes P(0,w) et P(1,w)
telles que:
 P(0,w) est une courbe B-Spline ouverte de troisième ordre ayant un polygone de
contrôle defini par cinq sommets
B1[0 0 0] B2[1 1 0] B3[1 1 0] B4[2 1 0] B5 [3 0 0]
 P(1,w) est une courbe B-Spline ouverte de troisième ordre ayant un polygone de
contrôle defini par quatre sommets
C1[0 0 6] C2[1 1 6] C3[2 1 6] C4[3 0 6].

Nous rappelons que les B-Spline ont pour expression P(t )   N i ,k (t ) Pi et que les fonctions
n 1

i 1

N i ,k (t ) obéissent aux relations de récurrence suivantes:


1 si t i  t  t i 1
N i ,1 (t )  
0 ailleurs
t  ti t t
N i ,k (t )  N i ,k 1 (t )  i  k N i 1,k 1 (t )
t i  k 1  t i t i  k  t i 1
Trouver les coordonnées du point de la surface Q(u,w) à u=0.5 et w=0.5.

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