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Archéologie de l'Orient ancien : Uruk

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CM1-2 : HISTOIRE D’ARCHEOLOGIE DE D’ORIENT ANCIEN :

1. Introduction à l’archéologie de l’Orient ancien

- Cadre géographique et chronologique :

L’archéologie orientale s’intéresse aux civilisations du


Proche-Orient (Mésopotamie, Levant, Anatolie, Perse et Égypte)
et du Moyen-Orient. Ces termes, issus du XIXe siècle,
reflètent des visions européennes de l’époque. La Mésopotamie
est centrale dans cette étude, correspondant à la région
située entre le Tigre et l’Euphrate, dans l’actuel Irak, une
zone fertile nommé ainsi le croissant fertile qui a vu
l’apparition des premières civilisations urbaines. Abritant :
des massifs montagneux (Mont Liban, montagne Arabique, monts
Elbourz ainsi que le massif du Dena dans le Zagros), des
déserts (la steppe syrienne, le Wadi Rum en Jordanie, déserts
de Lout et le déserts d’arabie), et entouré de 5 mers (mer

Méditerranée à Saida, la mer Caspienne, la mer Rouge et le


détroit d’Hormuz).

1
- Les pionniers de l’archéologie orientale :

L’archéologie orientale a été fondée par des pionniers comme


Paul-Émile Botta et Ernest de Sarzec, qui ont mis au jour des
villes telles que Ninive et Tello. Ces découvertes ont révélé
des liens étroits avec des textes bibliques et ont permis la
redécouverte de civilisations comme celle des Sumériens.
Exemple avec la découverte du caillou Michaux par André
Michaux, l’ayant ramené en 1786 au retour d’une expédition en
Mésopotamie et en Perse. Elle est un témoignage d’un des
premiers texte important en écriture cunéiforme introduit en
Occident, et ainsi récupérer par les cabinets des curiosités

en 1800.

En 1802 : déchiffrement partiel du vieux perse par George F.

2. La Mésopotamie et l’urbanisation

- Période d’Uruk et évolution des premières villes :

La période d’Uruk (IVe millénaire av. J.-C.) est considérée


comme le début de l’urbanisation en Mésopotamie. Elle marque
l’apparition des premières villes et d’une société complexe.

2
Uruk, située dans le sud de la Mésopotamie, est la première
ville véritable de l’humanité, avec une population nombreuse
et des structures monumentales. L’urbanisme y est déjà très
développé, avec des quartiers dédiés aux temples, aux
habitations et à l’administration.

- Chronologie de la Mésopotamie antique :

La chronologie mésopotamienne repose sur des découvertes


archéologiques et des listes royales. La datation des sites,
comme Uruk, repose souvent sur des comparaisons relatives
entre les niveaux stratigraphiques, chaque niveau représentant
une période précise, par exemple, il est malgré tout
impossible d’établir une chronologie absolue :
• Uruk ancien (Niveaux XII-IX)
• Uruk moyen (Niveaux VIII-VI)
• Uruk récent (Niveaux V-IV)
• Uruk final (Niveau III)

3. L’architecture et l’urbanisme d’Uruk

- Monuments emblématiques : Le Temple Blanc et la Ziggourat


d’Anu :

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Uruk abritait des structures monumentales comme le Temple
Blanc (daté de 3518-3358 av. J.-C.) situé sur la Ziggourat
d’Anu. Ce temple, d’une surface de 45 x 50 mètres, se
caractérisait par ses murs en plâtre blanc et ses escaliers
menant à des niveaux supérieurs, ce qui illustre l’avancée de

l’architecture religieuse de l’époque.

- Les structures urbaines d’Uruk : bâtiments publics et


temples :

L’urbanisme d’Uruk se distingue par la présence de bâtiments


publics monumentaux, comme le quartier de l’E-anna, et de
temples dotés de plans tripartites avec des salles à piliers
et des cours centrales, telles que le hall aux piliers. Ces

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édifices servaient des fonctions religieuses et
administratives, témoignant du rôle central des temples dans
la société urukéenne.

4. La culture matérielle en Mésopotamie :

- Céramique, outils, sceaux et sceaux-cylindres :


La céramique urukéenne, marquée par les écuelles à bords
biseautés (BRB), montre une évolution technique et culturelle.
En parallèle, l’usage des sceaux-cylindres ou bulles à calculi
s’est généralisé comme un outil administratif, indispensable
pour comptabiliser les biens (animaux, denrées, etc.), c’est

l’outils administratif par excellence.

5
- Le développement de l’écriture proto-cunéiforme :

6
Durant l’Uruk récent, les premières tablettes proto-
cunéiformes apparaissent. Elles ne contiennent que des
chiffres et des symboles comptables, mais elles constituent un
premier pas vers l’écriture. Ces avancées marquent un tournant
vers une société bureaucratique où la gestion des ressources

devient essentielle.

5. Figures de pouvoir et iconographie

- La figure du roi-prêtre et ses représentations :

Le roi-prêtre, une figure clé à Uruk, portait un serre-tête ou


une coiffe, et était souvent représenté en combat contre des
animaux, symbolisant sa domination sur la nature. La stèle de
la chasse est un exemple typique de cette iconographie, où le
roi-prêtre est montré en train de combattre des lions.

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- L’expansion urukéenne et les échanges culturels :

L’influence d’Uruk s’est étendue bien au-delà de la


Mésopotamie, avec des colonies telles que Habuba Kabira en
Syrie, une ville fortifiée qui reflète l’urbanisme urukéen.
L’expansion urukéenne a aussi engendré des échanges culturels
avec des régions lointaines comme l’Égypte, comme le montre
des objets tels que le couteau du Gebel el-Arak.

6. Les premières sociétés agricoles et les premières villes

- Le Néolithique et les premières sédentarisations :

La sédentarisation commence au Levant vers 12500 av. J.-C.,


marquée par l’apparition des premiers villages comme Aïn
Mallaha. Le Néolithique se caractérise par l’émergence d’une
économie basée sur l’agriculture et l’élevage, remplaçant les
sociétés de chasseurs-cueilleurs.

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- Du Néolithique à l’époque d’Uruk : transition et innovations
:

Au cours du Néolithique (vers 8300-7000 av. J.-C.), des


innovations comme la céramique et l’irrigation apparaissent,
conduisant à des sociétés plus complexes et hiérarchisées.
Cette période de transformation culmine avec l’époque d’Uruk,
où les premières villes se développent et l’écriture émerge.
L’influence urukéenne s’étend bien au-delà de la Mésopotamie,
avec des colonies telles que Habuba Kabira en Syrie, une ville
fortifiée avec des enceintes massives. Ces expansions ont
conduit à une hybridation culturelle, avec l’adoption des
caractéristiques urukéennes par des régions voisines,
notamment l’Égypte et l’Iran.
Expansion urukéenne à la fin du IVe millénaire :

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Des objets comme le couteau du Gebel el-Arak, retrouvé en
Égypte, montrent des similitudes avec l’art urukéen.

- Le début d’un réalisme :


Le début d’un réalisme prend place, notamment avec la
découverte d’un masque à tête de femme en marbre pendant la
période de Djemet Naser, observation d’une maîtrise des
proportions des amendes et des pommettes hautes des sourcils
continuent relatif aux convenions, dans un état bien conservé,
malgré une dégradation au niveau du nez.

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