Section 2 : Les institutions financières non monétaires
Il s’agit des institutions financières qui ne disposent pas de
capacité de création monétaire. Nous classons dans ce cas
les institutions bancaires non monétaires
(IBNM) « paragraphe1 »et les institutions financières non
bancaires (IFNB)« paragraphe 2 ».
Paragraphe1 : Les institutions bancaires non
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monétaires (IBNM)
A- Les banques de développement mixtes
Ce sont des banques régies par des conventions bilatérales
entre l’Etat tunisien et l’Etat des pays arabes.
Leurs principales activités consistent en :
• L’octroi des crédits à moyen et long termes à partir de leurs
fonds propres et sur ressources d’emprunts
• La participation au capital d'entreprises
• La collecte des dépôts en devises quelles qu'en soient la
durée et la forme;
• La collecte des dépôts à vue de leur personnel et des
entreprises dont elles détiennent la majorité du capital.
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Le problème historique des banques de
développement mixtes qui ont été créées au début
des années 80, était essentiellement la collecte
des dépôts à vue et le coût de leurs ressources.
La rénovation du cadre juridique de la profession
bancaire en 2001 (loi 2001-65 du 10/7/2001) a
conduit, sous différentes manières, ces banques à
devenir des banques universelles, à tout faire.
B- Les banques off-shore
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Créées dans le cadre de la loi d’avril 1972, ces banques
ont pour objectif le financement des entreprises non
résidentes. Leurs principales activités sont :
• Collecter des dépôts auprès de non-résidents, quelles
qu'en soient la forme et la durée.
• Accorder tout concours aux non-résidents notamment
sous forme de prises de participation au capital
d'entreprises non-résidentes et de souscriptions aux
emprunts émis par ces dernières.
• Assurer les opérations de change manuel au profit de
la clientèle.
.Effectuer en qualité d'intermédiaire agréé les
opérations de change et de commerce extérieur de
leurs clientèles résidentes. Elles sont soumises, à ce
titre, aux mêmes obligations que les intermédiaires
agréés résidents.
• Sous certaines conditions, collecter des dépôts et
accorder des crédits en dinars.
La rénovation du cadre juridique de la
profession bancaire en 2001 (loi 2001-65 du
10/7/2001) a conduit, sous différentes
manières, ces banques à devenir des banques
5 universelles, à tout faire.
C- Les banques d’affaires
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Depuis 1994, une nouvelle loi prévoyait la création de banques
d’affaires, leurs principales activités consistent essentiellement
à assurer des services de conseil et d'assistance en matière de
gestion de patrimoine, de gestion financière et d'ingénierie
financière et d'une manière générale tous les services destinés
à faciliter la création, le développement et la restructuration
d'entreprises.
Le problème historique des banques de développement mixtes
qui ont été créées au début des années 80, était
essentiellement la collecte des dépôts à vue et le coût de leurs
ressources.
La rénovation du cadre juridique de la profession bancaire en
2001 (loi 2001-65 du 10/7/2001) a conduit, sous différentes
manières, ces banques à devenir des banques universelles, à
tout faire.
Paragraphe2 : Les institutions financières non
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bancaires (IFNB).
Il s’agit des institutions financières qui n’ont pas le statut de
banques et qui ne disposent pas de capacité de création
monétaires. Nous allons les grouper selon leur principale
fonction.
A- Les institutions financières de collecte de
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l’épargne
Cette catégorie rassemble d’une part le centre d’épargne
postale (CEP ex CENT), d’autre part les sociétés d’assurance
et les organismes de sécurité sociale.
1- Le centre d’épargne postale (CEP ex CENT)
Il collecte l’épargne des agents économiques sous forme
de dépôts sur livret(en dinars et en devises) auprès des
services de la poste. Les ressources collectées servent
uniquement au financement de l’Etat.
2- Les sociétés d’assurance
Leur activité consiste en la transformation des risques
individuels en risque collectifs. Leurs ressources sont
constituées des primes contractuelles obligatoires (par
exemple l’assurance automobile) et facultatives (par
exemple l’assurance logement contre l’incendie). Ces
ressources collectées constituent les provisions techniques qui
sont utilisées sous forme d’emplois obligatoires (acquisition
de bons de trésor, emprunts obligataires) et d’emplois libres
(placements bancaires, sur le marché monétaire, dans
l’immobilier).
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3- Les organismes de sécurité sociale (CNSS et CNRPS)
Leur principale activité consiste à assurer la couverture
sociale des affiliés. Les ressources sont composées de
cotisations obligatoires (par exemple la cotisation de la
retraite) et des cotisations facultatives (par exemple
l’assurance maladie). Ces ressources sont utilisées sous
forme de prestations sociales, de crédits aux affiliés et des
placements sur le marché monétaire et financier.
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B- Les institutions financières de financement
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On regroupe dans ce genre d’institution financière d’abord les
organismes de leasing et ensuite les sociétés de capital-risque.
1- Les organismes de leasing (OL)
Le leasing ou crédit-bail repose sur la distinction entre la
propriété juridique d’un bien et sa propriété économique.
L’activité d’un organisme de leasing consiste à mettre en
location du matériel mobilier ou immobilier pour usage
professionnel à la disposition d'un opérateur économique. Ce
dernier a la possibilité de l'acquérir à une valeur résiduelle
en fin de contrat. L’avantage du leasing est qu’il constitue un
financement à 100% contrairement aux crédits bancaires où
l’opérateur économique doit assurer un certain
autofinancement. Les ressources d’un organisme de leasing
proviennent des fonds propres et des emprunts obligataires.
2- Les sociétés de capital-risque (SICAR)
Le capital-risque implique un partage de risque entre entreprises et
partenaires financiers. C’est un procédé de financement en fonds
propres destiné aux PME que, généralement, les banques ne prennent
pas le risque de les financer.
Ainsi, les sociétés d’investissement à capital risque ont pour objet la
participation, pour leur propre compte ou pour le compte des tiers et
en vue de sa rétrocession, au renforcement des fonds propres des
entreprises. et notamment des entreprises promues par les nouveaux
promoteurs, desentreprises implantées dans les zones de
développement régional, des entreprises objet d’opérations de mise à
niveau ou rencontrant des difficultés économiques et bénéficiant de
mesures de redressement, ainsi que des entreprises qui réalisent des
investissements permettant de promouvoir la technologie ou sa maîtrise
ainsi que l’innovation dans tous les secteurs économiques.
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C- Les institutions financières de placement
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On collectionne dans ce genre d’institutions financières, les
organismes de gestion de portefeuille(OGP), les organismes
de placement collectif (OPC) et les sociétés d’investissement
à capital fixe (SICAF).
1- Les organismes de gestion de portefeuille
(OGP)
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Il s’agit des intermédiaires en bourse dont
la principale activité consiste à assurer le
placement et le suivi des portefeuilles-
titres de leurs clients.
2- Les organismes de placement collectif (OPC)
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Cette catégorie regroupe les organismes de placement
collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et les fonds
commun de créance (FCC).
a- Les organismes de placement collectif en valeurs
mobilières (OPCVM)
Ces Organismes offrent aux investisseurs un placement à
moyen ou long terme tout en bénéficiant, en plus des
avantages liés à la diversification du risque avec le minimum
de mise, et à la technicité des professionnels, de l’avantage
de la liquidité et de la transparence fiscale totale. Ils gèrent
des portefeuilles collectifs de valeurs mobilières pour
compte d’une clientèle de particuliers ou d’institutionnels.
On distingue les sociétés d’investissement à capital
variable (SICAV) et les fonds commun de placement (FCP).
a1- les sociétés d’investissement à capital variable
(SICAV)
Les sociétés d'investissement à capital variable ont pour
objet l’acquisition et la gestion, pour leur propre compte,
d’un portefeuille de valeurs mobilières exclusivement à
partir de leurs fonds propres. L'actif des sociétés
d'investissement à capital variable doit être composé de
façon constante de valeurs mobilières ayant fait l'objet
d'une émission publique ou cotées en bourse, de titres émis
ou garantis par l’état et de fonds en dépôt.
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Leur capital minimum à la souscription est de 300 000 dinars, par la suite
il est variable en fonction des nouvelles souscriptions (achat d’actions
SICAV par des personnes physiques ou morales) et des rachats (vente des
actions SICAV par des personnes physiques ou morales).
Les actions SICAV sont représentatives de portefeuilles de placements
collectifs en Bourse gérés par les professionnels du marché, ces produits
sont proposés par la majorité des Banques de la place ainsi que par les
intermédiaires en Bourse. La valeur liquidative d’une action SICAV est la
valeur du portefeuille divisée par le nombre d’actions SICAV souscrites,
elle est évaluée pour chaque séance de Bourse.
Les actions SICAV sont par ailleurs des produits non négociables en
Bourse, achetés et revendus exclusivement et à tout moment
par l’établissement ou banque émettrice, on distingue les SICAV mixtes
dont les portefeuilles sont constitués de titres de capital et de titres de
créances et les SICAV obligataires ne comprenant que des titres de
créances.
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a2- Les fonds commun de placement (FCP).
Ils ont le même objectif de gestion que les SICAV, mais leur forme
juridique est différente, ils n’ont pas de personnalité morale car les
FCP ne sont pas des sociétés mais des co-propriétés, les
investisseurs étant des porteurs de parts et non des actionnaires.
Les FCP disposent d’une structure de fonctionnement très souple
(pas d’assemblée, de conseil d’administration ni de personnel), la
gestion est confiée à un gérant (une banque, un intermédiaire en
bourse, une société de gestion) et la conservation des fonds et des
titres revenant aux copropriétaires du fonds à un dépositaire (une
banque ou une personne morale agréée par le ministère des
finances).
Sur le plan fiscal, les porteurs de parts FCP sont avantagés dans la
mesure ou les plus-values réalisés par le fonds ne sont pas
imposables et que les dividendes du portefeuille du fonds sont
exonérés de tout impôt.
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b- Les fonds communs de créances (FCC).
Il s’agit d’une copropriété dépourvu de la personnalité
morale dont l’objectif est l’acquisition des créances
saines donc ni immobilisées ni douteuses ni
litigieuses, résultant d’opérations de crédit et dont la
durée à courir est supérieure à trois ans (les titres de
créances détenues par des établissements de crédit).
L’objectif est de transformer ces créances en titres
négociables destinées à être cédés sur le marché
financier : c’est la titrisation des créances. La
titrisation est introduite comme technique de
mobilisation de l’épargne longue et de refinancement
pour les banques.
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3- Les sociétés d’investissement à capital fixe (SICAF)
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Les sociétés d'investissement à capital fixe ont pour objet la
gestion au moyen de l’utilisation de leurs fonds propres, d'un
portefeuille de valeurs mobilières. Leur capital minimum est de
500 000 dinars.
A la différence des organismes de placement collectif en
valeurs mobilières OPCVM, les Sociétés d’investissement à
capital fixe (SICAF) sont des structures de gestion de
portefeuille avec des objectifs de participation, de contrôle, de
capitalisation ou de rétrocession, aussi elles n’offrent pas la
possibilité de rachat des actions émises. Les SICAF sont,
généralement, créées par des entreprises pour gérer leurs
portefeuille-titres et bénéficier des avantages fiscaux.
D- Les sociétés de recouvrement des créances et
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de factoring
1- Les sociétés de recouvrement des créances
Elles ont pour objet l’achat des créances échues et
impayées pour leur propre compte ainsi que le
recouvrement des créances pour le compte des tiers, à titre
de mandataire.
2- Les sociétés de factoring
Elles assurent la gestion des créances des entreprises sur
leurs clients, peuvent acquérir les créances, avant
échéance, pour leur propre compte et assurer le
recouvrement des créances pour leur propre compte.