Complément d'Algèbre Linéaire: Espaces Vectoriels
Complément d'Algèbre Linéaire: Espaces Vectoriels
∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗
u + v = ( x1 + y1 , . . . , xn + yn )
λv = (λ y1 , . . . , λ yn )
n
E i est un espace vectoriels sur K
Y
Théorème 1.1. E =
i =1
Si de plus chaque E i est de dimension finie alors E est aussi de dimension finie et on :a
n
X
dim E = dim E i
i =1
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Preuven:
X
• E i est l’image de l’application linéaire
k=1
ϕ : E1 × E2 × · · · × E n −→ E
( x1 , x2 , . . . , x n ) 7−→ x1 + x2 + · · · + x n
n
X
Ce qui montre que E i est bien un sous-espace vectoriel de E .
k=1
n
X
• En prenant x j = 0 pour tout j 6= i on constate que E i contient chacun des E i . Ainsi
i =1
n
X
∀ j ∈ [[1, n]] Ej ⊂ Ei
i =1
• Si un sous espace vectoriel F contient tous les E i , il contient tous les vecteurs de la forme x1 + x2 + · · · + xn où
n
X n
X
x i ∈ E i , donc F contient E i . Ainsi E i est le plus petit sous espace vectoriel de E qui contient tous les
i =1 i =1
Ei.
et
n
X n
X p
X
Ei = Ei + Ei (Commutativité)
i =1 i = p+1 i =1
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Définition 1.2. On dit que les sous-espaces E 1 , E 2 , . . . , E n sont en somme directe, (ou encore que
Xp
la somme E i est directe) si pour tout ( x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ E 1 × E 2 × · · · × E n
i =1
x1 + x2 + . . . + xn = 0 =⇒ x1 = x2 = . . . = xn = 0
p
X X
Propriétés 1.1. Si la somme E i est directe alors E i est directe pour tout J ⊂ [[1, n]] et
i =1 i∈ J
J 6= ;
n
X
Proposition 1.3. La somme E i est directe si et seulement si l’application
i =1
n
X
ϕ : E 1 × E 2 × · · · × E n −→ Ei
i =1
( x1 , x2 , . . . , xn ) 7−→ x1 + x2 + · · · + xn
est un isomorphisme.
p
X
Preuve : Remarquons d’abord que que par définition de la somme E i , l’application ϕ est une application
i =1
linéaire surjective donc :
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ϕ isomorphisme ⇔ ϕ injective
⇔ ker ϕ = {0}
⇔ ∀ ( x1 , x2 , . . . , x n ) ∈ E 1 × E 2 × · · · × E n , x1 + x2 + . . . + xn = 0 =⇒ x1 = x2 = . . . = xn = 0
Xp
⇔ E i est directe
i =1
n
X n
X
Proposition 1.4. La somme E i est directe si et seulement si tout vecteur x de E i se dé-
i =1 i =1
n
X
compose de manière unique sous la forme x = x i avec ( x1 , x2 , ..., xn ) ∈ E 1 × E 2 × . . . × E n . En
i =1
d’autre termes :
p
X
∀x ∈ E i , ∃ ! ( x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ E 1 × E 2 × · · · × E n , x = x1 + x2 + . . . + xn
i =1
Exemple 1.1. la somme Vect( (1, 0) ) + Vect( (0, 1) ) + Vect( (1, 1) ) n’est pas directe puisqu’on a pas
unicité de la décomposition
∀ ( x, y) ∈ R2 , ( x, y) = x(1, 0) + y(0, 1) + 0(1, 1) = − y(1, 0) − x(0, 1) + ( x + y)(1, 1)
| {z } | {z } | {z } | {z } | {z } | {z }
∈Vect( (1,0) ) ∈Vect( (0,1) ) ∈Vect( (1,1) ) ∈Vect( (1,0) ) ∈Vect( (0,1) ) ∈Vect( (1,1) )
n
X
Proposition 1.5. la somme E i est directe si et seulement si
i =1
n
X
∀ i ∈ [[1, n]] ; E i ∩ E j = {0}
j =1; j 6= i
Preuve : n n
X M
• Supposons que la somme E i est directe. Soit x ∈ E i ∩ E j donc x ∈ E i et x = x1 + ...x i−1 + x i+1 + ... + xn
i =1 j =1; j 6= i
avec x i ∈ E i , en faisant passer x de l’autre cotée de l’égalité on obtient x1 + ...x i−1 + (− x) + x i+1 + ... + xn = 0
|{z}
∈E i
n
X
Or la somme E i est directe donc x et tous les x i sont nuls.
i =1
n
X n
X
• Réciproquement, Supposons que ∀ i ∈ [[1, n]] ; Ei ∩ E j = {0} et montrons que la somme E i est directe :
j =1; j 6= i i =1
n
Y Xn Xn
Soit ( x1 , ..., xn ) ∈ E i tel que x1 + ... + xn = 0 donc pour i ∈ [[1, n]] on a xi = − xj ∈ Ej
i =1 j =1; j 6= i j =1; j 6= i
|{z}
∈E i
n
X
d’où xi ∈ E i ∩ E j = {0} par suite x i = 0 et la somme est directe.
j =1; j 6= i
n
X
Remarque 1.3. Si la somme E i est directe alors pour tout j 6= i E i ∩ E j = {0}. La réci-
i =1
proque est fausse pour n ≥ 3 et vraie pour n = 2
Exemple 1.2. Considérons l’exemple R2 = Vect( (1, 0) ) + Vect( (0, 1) ) + Vect( (1, 1) ). La somme
n’est pas directe mais
Vect( (1, 0) ) ∩ Vect( (0, 1) ) = Vect( (1, 0) ) ∩ Vect( (1, 1) ) = Vect( (0, 1) ) ∩ Vect( (1, 1) ) = {0}
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n
X
Proposition 1.6. Si les sous-espaces vectoriels E 1 , ..., E n sont de dimensions finies alors Ei
i =1
est de dimension finie et on a à !
n
X n
X
dim Ei ≤ dim E i
i =1 i =1
n
X
Preuve : Considérons l’application linéaire surjective ϕ : E 1 × E 2 × · · · × E n −→ Ei
i =1
( x1 , x2 , . . . , x n ) 7−→ x1 + x2 + · · · + x n
• La formule du rang appliquée à ϕ donne
à ! à ! à !
n
X n
Y n
Y n
X
dim E i = dim E i − dim ker ϕ ≤ dim Ei = dim E i
i =1 i =1 i =1 i =1
• Si laà somme! est directe alors, daprès la proposition 1.3, ϕ est bijective. D’où dim(E 1 × E 2 × · · · × E n ) =
Xn n
X
dim E i . Mais dim(E 1 × E 2 × · · · × E n ) = dim E i , d’où le résultat.
i =1 i =1
X n
• Réciproquement l’application ϕ , par définition de E i , est surjective.
i =1
à ! à !
n
X n
X n
X
Si dim Ei = dim E i , alors dim(E 1 × E 2 × · · · × E n ) = dim E i , par suite ϕ est un isomorphisme et
i =1 i =1 i =1
donc la somme est directe.
à !
n
X n
X
Remarque 1.4. 1. Si la somme n’est pas directe, dim Ei < dim E i .
i =1 i =1
2. On rappelle à ce propos la formule de Grassmann
n n
X X
dim E = dim E i dim E = dim E i
n
i =1 i =1
M
( i) E= Ei ⇐⇒ ( ii ) n
X ⇐⇒ ( iii ) n
X
i =1 E i est directe E= Ei
i =1 i =1
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Preuve : Ã !
n
M n
X X n n
X
( i ) ⇒ ( ii ) Si E = E i alors la somme E i est directe et dim E = dim Ei = dim E i .
i =1 Ã i=1 ! i =1 i =1
Xn n
X Xn
( ii ) ⇒ ( iii ) Supposons ( ii ), donc dim Ei = dim E i = dim E et comme E i est un sous-espace vectoriel de
i =1 i =1 i =1
n
X
E , on en déduit E = Ei.
i =1 Ã !
n
X n
X n
X
( iii ) ⇒ ( i ) Supposons ( iii ), donc dim Ei = dim E i ce qui assure que la somme E i est directe et puisqu’
i =1 i =1 i =1
n
X M n
on a E = E i on conclut que E = Ei
i =1 i =1
Corollaire 1.1.½ Soient E de dimension finie et½ F,G deux sous-espaces vectoriels de E .
F ∩ G = {0} F +G = E
E = F ⊕ G ⇐⇒ ⇐⇒ .
dim E = dim F + dim G dim E = dim F + dim G
λ1 (1 + X ) + λ2 X 3 + λ3 (1 + X 2 ) + λ4 ( X 4 − X ) + λ5 = 0
n
Cn [ X ] =
M
Vect P i
i =0
En effet : La somme est directe car pour tout (λ1 , . . . λn ) ∈ Cn+1 la relation λ0 P0 + · · · +
λn P n = 0 donne λn = λn−1 = . . . = λ0 = 0 puisque la famille (P i ) i∈[[0,n]] est échelonnée donc
n
libre. De plus dim Cn [ X ] =
X
dim Vect(P i ).
i =0
5. Le sous-espace vectoriel des matrices symétriques et celui des matrices antisymétriques
sont supplémentaires dans Mn (K).
En effet S n (K ) ∩ An (K ) = {0} (puisque si A ∈ S n (K ) ∩ An (K ), A = t A = − A d’où A = 0).
n( n − 1) n( n + 1)
De plus, dim An (K ) + dim S n (K ) = + = n2 = dim Mn (K)
2 2
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Théorème 1.2 (base adaptée a une somme directe). Soit E un espace vectoriel de dimension finie
n
M
tel que E = E i.
i =1
n
Si pour tout i de [[1, n]], β i désigne une base de E i , et β = β i alors β est une base de E . On
[
i =1
n
M
l’appelle base adaptée a la décomposition E = E i.
i =1
Preuve :
Comme la somme est directe on a les β i sont deux à deux disjoints et donc
q
X q
X
dim E = dim E i = Card β i = Card β
i =1 i =1
Il suffit alors de montrer que β est génératrice. Or, pour x ∈ E , il existe ( x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ E 1 × E 2 × · · · × E n tel que
x = x1 + x2 + · · · +, xn . De plus ∀ i ∈ [[1, n]] , x i ∈ E i = Vect(β i ) ⊂ Vect(β), d’où par sommation x ∈ Vect(β).
Exemple 1.3. Pour a ∈ K\{0}, la base (1, X − a, . . . , ( X − a)n ) de K n [ X ] est adaptée à la décomposi-
n n
k
Vect X k
M ¡ ¢ M ¡ ¢
tion K n [ X ] = Vect ( X − a) . Elle ne l’est pas pour la décomposition K n [ X ] =
k=0 i =0
Réciproquement
q X
ni q
Posons B i = ( e(1i) , ..., e(ni)i ). Tout vecteur x ∈ E s’écrit sous la forme x = x(ki) e(ki) donc x ∈
X X
Preuve : E i par
i =1 k=1 i =1
| {z }
∈E i
q
X
conséquence E = Ei.
i =1
D’autre part
q
X q
X
dim E = Card B = Card B i = dim E i
i =1 i =1
Donc
q
M
E= Ei
i =1
n
M
Exemple 1.4. β = ( e 1 , e 2 , . . . , e n ) est une base de E si et seulement si E = Vect( e i ).
i =1
n ³ ´
Par exemple, Kn [ X ] = Vect X i et R3 = Vect( (1, 0, 0) ) ⊕ Vect( (0, 1, 0) ) ⊕ Vect( (0, 0, 1) ).
M
i =0
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n
M
Théorème 1.4. On suppose E = E i et on considère pour i ∈ [[1, q]] l’application u i ∈ L(E i , F )
i =1
= α u( x) + β u( y).
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n
M
Définition 1.3. On suppose E = E i , pour i ∈ [[1, n]] on définit l’application linéaire
i =1
Pi : E −→ E
Xn
x= xk 7−→ x i
k=1
n
M
La famille (P1 , . . . , P n ) s’appelle la famille des projecteurs associée à la décomposition E = Ei
i =1
n
M
Propriétés 1.2. Soit (P1 , . . . , P n ) la famille des projecteurs associée à la décomposition E = E i.
i =1
Alors pour tout i ∈ [[1, n]] on a
1. P i est un projecteur de E
n
M
2. I mP i = E i et ker P i = Ek
k=1, k6= i
n
M
3. P i est la projection sur E i parallèlement à Ek.
k=1, k6= i
n
X
4. Pk = I dE
k=1
n
X
5. Si u ∈ (E, F ) alors u= u ◦ Pk
k=1
∀ y ∈ Im( u), ∃ b ∈ G ; y = v( b )
Corollaire 1.2 (Formule du rang). Si u ∈ L (E, F ) avec E de dimension finie alors u est de rang
fini et
rg u + dim ker u = dim E
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Preuve : Soit G un supplémentaire de ker u dans E , le théorème précédent assure que G est isomorphe à
I mu et puisque G est de dimension finie (Car c’est un sous espace d’un espace de dimension finie) on a I mu est de
dimension finie et
dim Im u = dim G
D’autre part on a E = G ⊕ ker u donc
Proposition 2.1. Une forme linéaire non nulle sur E est toujours surjective
Preuve : Soi f une forme linéaire non nulle sur E , puisque Im f est un sous espace vectoriel de K on a
1 ≤ dim Im f ≤ 1
2.2 Hyperplans
E un K -espace vectoriel
• On appelle droite de E tout sous espace de dimension 1
• On appelle Plan de E tout sous espace de dimension 2
Définition 2.2. On appelle hyperplan de E , tout sous-espace vectoriel qui est supplémentaire
d’une droite vectorielle. En d’autre termes Il existe un vecteur non nul u de E tel que
E = H ⊕ Vect( u)
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H hyperplan de E ⇔ dim H = n − 1
Preuve :
=⇒: Si H est supplémentaire d’une droite D alors dim H = dim E − dim D = n − 1.
⇐=: Soit ( e 1 , . . . e n−1 ) une base de H . D’après le théorème de la base incomplète, il existe un vecteur e n tel que
( e 1 , . . . e n ) soit une base de E . D = Vect( e n ) est une droite vectorielle supplémentaire de H .
Exemples 2.1. 1. En dimension 3, les hyperplans sont les plans vectoriels, ce qui justifie la
nomination en dimension quelconque.
2. En dimension 2, les hyperplans sont les droites vectorielles.
Remarque 2.2. La première propriété nous donne le droit de choisir la droite D supplémentaire
à H sous la forme D = Vect( u) avec u ∈ E \ H
La deuxième montre que les hyperplans sont les sous espaces maximaux parmi les sous espaces
strictes de E.
Preuve :
1 =⇒ 2 : Supposons que H est un hyperplan de E, il existe un vecteur non nul u de E tel que E = H ⊕ Vect( u).
Soit l’application
f : E = H ⊕ Vect( u) → K
x = h + λu 7−→ λ
Alors f est une forme linéaire sur E , non nulle (puisque f ( u) = 1) telle que ker( f ) = H
2 =⇒ 1 : Supposons qu’il existe une forme linéaire ϕ non nulle tel que H = ker ϕ. Soit u ∈ E \{0} tel que ϕ( u) = 1
. Montrons que E = ker ϕ ⊕ K.u
x = λ u /λ ∈ K x = λ u /λ ∈ K
½ ½
• x ∈ ker ϕ ∩ K.u ⇔ ⇔ ⇔ x=0
ϕ( x) = 0 λ=0
donc ker ϕ ∩ K.u = {0}
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Preuve : En dimension finie, la matrice d’une forme linéaire ϕ relativement à β pour E et (1) pour K est
(a 1 a 2 . . . a n ). On a alors en notant H = ker ϕ.
x1
n
. X
x ∈ H ⇐⇒ f ( x) = 0 ⇐⇒ (a 1 a 2 . . . a n ). .. = 0 ⇐⇒ a i xi = 0
i =1
xn
n
X
Remarque 2.3. Si H est un hyperplan déquation a i x i = 0 alors H est le noyau de la forme
i =1
lineaire
f: E → K
n
X n
X
x= x i e i 7−→ a i xi
i =1 i =1
Proposition 3.1. Sous réserve que les opérations soient bien définies, on a
¶ µ 0
A B0 A + A 0 B + B0
µ ¶ µ ¶
A B
+ 0 =
C D C D0 C + C0 D + D0
¶ µ 0
A B0 A A 0 + BC 0 AB0 + BD 0
µ ¶ µ ¶
A B
× 0 =
C D C D0 C A 0 + DC 0 CB0 + DD 0
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µ ¶
A 0
Preuve : Soit M =
C B
Posons µ ¶ µ ¶ µ ¶
A 0 Ip 0 Ip 0
A0 = , C0 = et B0 =
0 Iq C Iq 0 B
Or C est triangulaire donc son déterminant vaut 1 (produit des éléments diagonaux). De plus, en développant A 0
0
¶ µ
A C
Attention 3.1. En générale det 6 det A det D − det B det C
=
B D
¯ ¯
¯1 1 5 6 3¯¯
¯ ¯ ¯
¯2 3 4 −2 0¯¯ ¯¯ ¯ ¯ 1 0 0¯
¯ 1 1¯ ¯
¯ ¯ ¯ ¯
Exemple 3.1. ¯0 0 1 0 0¯ = ¯¯ × 8 3 0¯=6
¯
¯ 2 3¯ ¯¯ ¯
¯0 0 8 3 0¯ −9 2 2¯
¯
¯ ¯
¯0 0 −9 2 2¯
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Exercice 2. 1. Montrer que l’intersection de sous espaces stables est un sous espace stable
2. Montrer que la somme de sous espaces stables est un sous espace stable
Proposition 3.2. Soient f , g deux endomorphismes qui commutent . Alors ker( f ) et Im( f ) sont
stable par g.
fF : F → F
x 7 → f ( x)
Définition 3.3 (base adaptée a un sous espace vectoriel). Soit E de dimension finie et F un
sous-espace vectoriel de E . On dit qu’une base de E est adaptée à F si ses premiers éléments
forment une base de F
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Définition 4.1. Soient A, B ∈ Mn (K). On dit que A est semblable à B s’il existe P ∈ Gl n (K ) tel que
B = P −1 AP
A = MatB ( u) et A 0 = MatB0 ( u)
Ainsi :
Preuve :
• Notons P la matrice de passage de la base B à la base B 0 .D’après la formule de changement de bases pour un
endomorphisme , on a :
MatB0 ( u) = P −1 MatB ( u)P
• Réciproquement, si A et A 0 sont deux matrices semblables,il existe une matrice inversible P ∈ GL n (K) telle
que A 0 = P −1 AP.
Soit B = ( e 1 , ..., e n ) une base de E. L’isomorphisme
L(E ) −→ M n (K)
f 7−→ MatB ( f )
assure l’existence d’un endomorphisme f de E tel que Mat f = A et l’existence d’un automorphisme φ de E tel que
B
Mat φ = P. (φ est bijective car sa matrice P est inversible).
B
Posons
B0 = φ(B) = (φ( e 1 ), ..., φ( e n )) = ( e01 , ..., e0n )
| {z } | {z }
e01 e0n
Alors, B0 est une base de E (car φ est bijective donc transforme une base en une base )
Dans la suite on va montrer que Mat f = A 0 . Pour cela posons Mat f = (λ i j ) donc
B0 B0
n
f ( e0j ) = λ i j e0i
X
∀ j ∈ [[1, n]] ,
i =1
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Or
Mat φ−1 ◦ f ◦ φ = Mat φ−1 Mat f Mat φ = P −1 AP = A 0
B B B B
0
donc Mat f = A .
B0
¶ µµ ¶
2 −1 1 0
Exercice 3. Montrer que A = et B = sont semblables.
1 0 1 1
Ce qui équivaut à ½
a−b−c =0
c=d
ou encore (a, b, c, d ) = ( b + d, b, d, d ) = b(1, 1, 0, 0) + d (1, 0, 1, 1)
Synthèse : En considérant par exemple, b = 0 et d = 1, on obtient que e 1 = (1, 0) et e 2 = (1, 1) est bien une base
(donc conviennent puisque les calculs précédents sont des équivalences).
« A ∼ B ⇐⇒ A est semblable à B »
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Tr : M n (K) −→ K
A 7−→ tr( A )
a b c
Exemple 4.1. tr d e
f = a+e+i
g h i
n X
X p p
X Xn
Rappel : a i, j = a i, j
i =1 j =1 j =1 i =1
« la somme de la somme des lignes est égale à la somme de la somme des colonnes »
Preuve :
¡ ¢ ¡ ¢
A = a i, j i, j , B = b i, j i, j
1. A et t A ont la même diagonale donc ont la même trace.
2. Soit λ, µ ∈ K ,
n
X n
X n
X
tr(λ A + µB) = (λa k,k + µ b k,k ) = λ a k,k + µ b k,k = λ tr( A ) + µ tr(B)
k=1 k=1 k=1
¡ ¢ n
X ¡ ¢ n
X
3. Notons AB = c i, j 1≤ i≤n avec c i, j = a i,k b k, j et BA = d i, j 1≤ i≤n avec d i, j = b i,k a k, j
1≤ j ≤ n k=1 1≤ j ≤ n k=1
n
X
tr( AB) = c ii
i =1
X n X n
= a ik b ki
i =1 k=1
X n X n
= a ki b ik ( i ←→ k)
k=1 i =1
Xn X n
= b ik a ki (permutation de sommes )
i =1 k=1
X n
= d ii
i =1
= tr(BA )
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Corollaire 4.1. L’application T r : A 7→ tr( A ) est une forme linéaire sur M n (K)
Remarque 4.2. T r est surjective et son noyau est l’ hyperplan de M n (K) donné par
{ A ∈ M n (K) / tr( A ) = 0}
β0
Preuve : B = P −1 AP avec P = Pβ
Définition 4.3. Soit f ∈ L(E ).le nombre tr(Mat f ) ne dépend pas de la base B choisie sur E On
B
l’appelle trace de f et on le note tr( f ).
Ainsi La trace d’un endomorphisme et la trace de sa matrice relativement à une
base quelconque de E .
tr( f ) = r
Preuve : puisque f un projecteur de rang r alors E = ker f ⊕ Im f et dim Im f = r . Soit ( e 1 , . . . , e r ) une base de
Im f et ( e r+1 , . . . , e n ) une base de ker f alors la famille B = ( e 1 , . . . , e n ) est une base de E dans laquelle
µ ¶
Ir 0
Mat f =
B 0 0
Par suite tr f = Mat f = tr I r = r.
B
m
Définition 5.1. Soient A ∈ M n (K) une matrice carrée d’ordre n , f ∈ L(E ) une endomorphisme de E et P = ak X k
X
k=0
un polynôme.
• On définit P ( A ) et P ( f ) par :
m
ak Ak
X
P ( A) =
k=0
m
ak f k
X
P( f ) =
k=0
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Proposition 5.1. Soient A ∈ M N (K) et f ∈ L(E ). Alors pour tous P,Q ∈ K[ X ] et λ ∈ K ona
(P + λQ )( A ) = P ( A ) + λQ ( A ); (P + λQ )( f ) = P ( f ) + λQ ( f )
(PQ )( A ) = P ( A )Q ( A ) (PQ )( f ) = P ( f )Q ( f )
X n = QP + ax + b
1 − (−3)n 3 + (−3)n
qui donne a = et b = 1 − b = et en remplaçant par A on obtient A n = aA + bI 3
4 4
6 Interpolation de Lagrange
Définition 6.1. Soit a 0 , ..., a n , n + 1 point 2à 2 distincts de K, On appelle famille des polynômes interpolateurs de
Lagrange associée à (a 0 , ..., a n ), la famille (L 0 , ..., L n ) définie par
n
Y X − ak
Li =
k=0,k6= i a i − a k
n
Exercice 5. Soit Π =
Y
(X − ak)
k=0
n
Π0 (a i ) =
Y
1. Montrer que (a i − a k )
k=0 k6= i
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PSI Complément d’ algèbre linéaire
Π
2. En déduire que Li =
( X − a i )Π0 (a i )
Preuve :
n
yk L k vérifie P ∈ Kn [ X ] et
X
• Existence : Le polynôme P =
k=0
n
X n
X
∀ i = 0, ..., n; P (a i ) = yk L k (a i ) = yk δki = yi
k=0 k=0
∀ i = 0, ..., n; Q (a i ) = yi
alors P − Q est un polynôme de degré inférieur ou égale à n et admet n + 1 racines donc il est nul par suite P = Q.
Proposition 6.2. (Déterminant de Van der Monde) Soit (a 0 , a 1 , . . . , a n ) des scalaires. Le déterminant de Van der
Monde associé à (a 0 , a 1 , . . . , a n ) est le déterminant d’ordre n + 1 suivant :
¯ ¯
¯1 1 . . . 1 ¯¯
¯
¯a
¯ 0 a1 . . . a n ¯
¯
¯ 2 2 2¯
V (a 0 , a 1 , . . . , a n ) = ¯¯ a 0 a 1 . . . a n ¯¯ =
Y
(a j − a i )
¯ .. .. .. ¯ 0≤ i< j≤n
¯ . . . ¯¯
¯ n
0
¯a
1 an . . . an ¯n
Remarques 6.1. 1. Si on cherche directement le polynôme P ∈ Kn [ X ] qui vérifie P (a i ) = yi pour tout i ∈ [[0, n]]
sous la forme
P = α0 + α1 X + ... + αn X n
on se retrouve avec le système
α0 + α1 a i + ... + αn a ni = yi i = 0, ..., n
d’inconnue (α0 , ..., αn ) et dont le déterminant est V (a 0 , ..., a n ) 6= 0, puisque les a i sont deux à deux distincts,
ce qui assure l’existence et l’unicité de P.
2. On considère
Φ: Kn [ X ] → Kn+1
Q 7 → (Q (a 0 ), ...,Q (a n ))
alors Φ est une application linéaire, sa matrice relativement aux bases canoniques de Kn [ X ] et Kn est
1 1 ... 1
a
0 a1 . . . a n
2 2 2
a0 a1 . . . a n
. .. ..
.
. . .
a 0n a 1n . . . a nn
sont déterminant est V (a 0 , ..., a n ) 6= 0, ce qui montre que Φ est un isomorphisme donc pour tout élément
( y0 , ..., yn ) de Kn il existe un unique P dans Kn [ X ] tel que Φ(P ) = ( y0 , ..., yn ).
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PSI Complément d’ algèbre linéaire
∀ x ∈ R; f λ ( x) = e λ x .
Montrer que si λ1 , λ2 , λ3 etλ4 sont des complexes deux à deux distincts alors la famille ( f λ1 ; f λ2 ; f λ3 ; f λ4 ) est libre.
Solution : Soient λ1 , ..., λ4 des complexes deux à deux distincts. On considère α1 , ..., α4 ∈ C tels que
∀x ∈ R α1 f λ1 ( x) + α2 f λ2 ( x) + α3 f λ3 ( x) + α4 f λ4 ( x) = 0 (∗)
En dérivant (∗) trois fois et en remplaçant, à chaque fois x par 0 on obtient le système suivant d’inconnues
(α1 , ..., α4 )
α1 + α2 + α3 + α4 = 0
λ α +λ α +λ α +λ α
1 1 2 2 3 3 4 4 = 0
(S )
λ21 α1 + λ22 α2 + λ23 α3 + λ24 α4 = 0
3
λ1 α1 + λ32 α2 + λ33 α3 + λ34 α4 = 0
son déterminant est le déterminant de Vandermonde associé à la famille (λ1 , ..., λ4 ) :
1 1 1 1
¯ ¯
¯ ¯
λ1 λ2 λ3 λ4
¯ ¯
V (λ1 , ..., λ4 ) = ¯¯ ¯ = (λ3 − λ2 )(λ3 − λ1 )(λ2 − λ1 ) 6= 0
¯ ¯
¯ λ21 λ22 λ23 λ24 ¯
¯
¯ λ31 λ32 λ33 λ34 ¯
donc le système (S ) admet une unique solution à savoir (0, 0, 0, 0) donc (α1 , ..., α4 ) = (0, 0, 0, 0) ce qui montre que la
famille ( f λ1 , ..., f λ4 ) est libre
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