I/Les grands ensembles de civilisations
A)L’occident chrétien
1)L’évolution politique du haut moyen-age (VI-Xe siècle)
2)La chrétienté d’occident
B)L’empire byzantin
1)L’empereur byzantin
2)La chrétienté orthodoxe
C)Le monde musulman
1)Les conquêtes arabo-musulmanes
2)Division politique et diversité religieuse
II/Contacts et échanges en Méditerrané
A)Contacts guerriers
1)Reconquista en Espagne
A partir du XIIIe siècle, les rois chrétiens d’Espagne commencent la reconquête des territoires
tombés aux mains des musulmans. C’est la Reconquista. Ils sont soutenus, à partir du XIe siècle,
par le pape. De nombreux chevaliers d’Occident, venus surtout de France, s’engagent aux côtés des
rois chrétiens. La reconquête s’étend sur plusieurs siècle. Tolède est reprise aux musulmans en
1085. En 1212, la victoire de Las Navas de Tolosa permet la reconquête de presque toute la
péninsule. Ne subsiste alors plus que le royaume de grenade, qui résiste jusqu’au XVe siècle (prise
de Grenade, 1492).
2)Croisades et djihad en terre sainte
En 1095, le pape urbain II lance un appel à une guerre sainte, la croisade pour aider les chrétiens
d’orient, les byzantins, menacés par les Turcs et reprendre Jérusalem. Il promet le pardon de leur
pêchers à tout ceux qui partiront en terre sainte. Les grands seigneurs et chevaliers francs, partit en
1096, reprenne Jérusalem en 1099, et créent les États Latins d’Orient sur les territoires conquis. Des
ordres militaire et religieux (Hospitaliers, Templiers) se donnent pour mission de les défendre. Ils
construisent des forteresses aux frontières des nouveaux états (krak des chevaliers). La création des
états latins d’orient réveille l’idée de djihad chez les musulmans. En 1144, Zenghi, un chef
musulman reprend Edesse aux Francs. Le pape Eugène II lance alors la deuxième croisade, et
charge l’abbé Bernard de Claireveaux, très populaire en occident, de la prêcher (1146). Le roi de
France Louis VII et l’empereur germanique Conrad III partent en croisades mais sont battus lors du
siège de Damas (1148), et rentrent en Europe. Aux XIIe et XIIIe siècle, six autres croisades de
secours sont lancées pour défendre Les états latins d’orient. Mais le musulman Saladin prend
Jérusalem en 1187, et les états latins d’orient disparaissent en 1291. En 1204, lors de la 4e croisade,
les croisés pillent Constantinople, la capitale byzantine, avec le concours des vénitiens. C’est de ce
moment là, que date la rupture définitive entre les chrétiens d’orient et les chrétiens d’occident.
B)Les relations commerciales
1)L’essor du commerce en Méditerranée
Du VIe au Xe siècle, la commerce en méditerranée, aux mains des marchants byzantin est très
ralenti. Mais dès le XIe siècle, il reprend son essor. Du XIe au XVe siècle, le commerce est dominé
par les ville d’Italie : Venise, Gênes, Pise. Elles signent des accords commerciaux avec l’empereur
byzantin et les califes. Elles installent des comptoirs à Constantinople, dans les ports musulmans
ainsi que dans les états latins d’Orient. Les marchands italiens y achètent des produits de luxe,
comme la soie, les épices et les pierres précieuses, venant d’Asie et qu’ils rapportent en Italie. Leurs
navires se déplacent en groupes (convois) afin de se protéger des pirates. Ils revendent ensuite leurs
marchandises dans les grandes foires d’Europe en Champagne (jusqu’au XIIe siècle), et dans les
villes situées le long du Rhin.
2)La puissance de Venise
Bien située sur la mer adriatique, Venise est la principale ville commerciale de la méditerranée. On
l’appelle la Sérénissime. Venise réussi à développer un véritable empire commerciale dans le bassin
méditerranéen (comptoirs, accords commerciaux) et créer des relations privilégiées avec l’empire
byzantin (accords de 1082). Ses marchands mettent au point de nouvelles formes de contrats qui
stimulent le commerce (colleganza). Sa monnaie, le ducat, est la monnaie principale des échanges
en méditerranée. Venise est une république dirigée par des doges, qui disposent d’un grand palais
sur la place saint-marc (palais des doges) et qui sont assistés par un grand conseil. Les marchands
vénitiens construisent des palais-entrepôts le long du grand canal de la ville. Puissance commerciale
et maritime, elle est aussi une puissance politique. Elle transporte les croisés et participe
militairement aux croisades du XIIe siècle. En 1204, elle détourne la 4e croisade vers
Constantinople, pour organiser le pillage de la ville, puis s’empare des territoires byzantins le long
de la côte adriatique, en Grèce et en Crète.
C)Les échanges culturels
1)Côtoiement religieux
Les villes du monde musulman abritent des musulmans, mais aussi des chrétiens et des juifs. A
partir du XIIe siècle, ils se côtoient aussi dans les régions reconquises par les occidentaux (en
Espagne, en Sicile et dans les états latins d’orient) où ils forment des sociétés multiculturelle. Les
confessions se mélangent peu. Les pouvoir politiques et religieux imposent des règles sur les
relations interconfessionnelles (entre les différentes religions). Les communautés vivent souvent
dans des quartiers différents autour de leurs lieux de culte. Les mariages mixtes n’existent pas. De
nombreuses sources témoignent cependant des pratiques de côtoiements, dans le cadre de liens
professionnels ou de voisinage. En Sicile, conquis par les normands, les chrétiens et les musulmans
entretiennent de bonnes relations et s’influencent. A Palerme, la capitale de la Sicile, l’architecture
et les arts croisent les influences byzantine, occidentale et musulmane, donnant naissance à un
syncrétisme culturel.
2)Circulation des idées
Grâce aux conquêtes et aux contacts avec les byzantins, les arabes ont collectés des manuscrits de
l’antiquité grecque (Aristote, Euclide, Pythagore). Une fois traduites, ces œuvres ont enrichies leurs
bibliothèques. Elles ont permis aux savants du mondes musulmans de faire évoluer les
connaissances dans de nombreux domaines comme les mathématiques, la médecine, l’astronomie et
la géographie. A partir du XIIe siècle, dans les territoires repris aux mains des musulmans, les
occidentaux ont découvert l’étendu de leur savoir. Certaines villes sont devenues des centres de
traduction comme Tolède en Espagne et Palerme en Sicile. On y traduit des auteurs grecques ou
arabe en latin, pour qu’ils y soient étudié dans les grandes universités européennes. La traduction
latine du Coran (1142), sur l’initiative de Pierre de Vénérable, a pour but de connaître la religion
musulmane pour mieux la combattre. Des techniques se transmettent aussi en occident comme la
fabrication du papier, les techniques d’irrigation, les nouveaux équipements nautiques.