Organigramme de travail en boulangerie
Organigramme de travail en boulangerie
LE COEFFICIENT
INTRODUCTION
Grâce à un calcul mathématique (le coefficient) et à partir de notre recette de base, on peut trouver le poids de
tous les ingrédients dont on a besoin pour pétrir une pétrissée avec précision.
Ce procédé ce déroule en 4 axes :
1. Recherche du poids total de pâte de la commande
2. Recherche du poids total de la recette de base
3. Recherche du coefficient
4. Multiplication de chaque ingrédient par le coefficient.
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LE COEFFICIENT
Pour obtenir le COEFICIENT, il faut diviser LE POIDS TOTAL DE LA COMMANDE par LE POIDS
TOTAL DE LA RECETTE DE BASE :
26.350 / 1.955 = 13.4782608656522…
Comme ce chiffre est trop long, nous pouvons l’arrondir.
A savoir : plusieurs réponses sont acceptables.
13.48 OU 13.478 OU 13.5 (le mieux)
APPLICATION DU COEFFICIENT
Nous pouvons maintenant multiplier chaque ingrédient par le coefficient.
Le tableau ci-dessous est celui de l’épreuve finale de pratique :
Calculs d’ingrédients
PAINS : TRADITION en pétrissage Amélioré
Nous devons retrouver a la fin des opérations le poids total de la commande à 50 gr prêt
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LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
L’ORGANIGRAMME DE TRAVAIL
L’organigramme de travail est un outil permettant de placer ses productions dans un tableau afin d’optimiser le temps.
Cela permet d’ eviter d’avoir des moments durs avec plusieurs action a faire au meme moment et de respecter tous les temps de pousse par exemple.
1. Toujours écrire au 2. Evaluer le temps de 3. Toujours placer en 1er 4. Eviter de mettre 5. La DÉTENTE fait
crayon de papier façonnage des pièces à les produits avec le plus plusieurs actions dans la partie du pointage !
réaliser de manipulations. même colonne.
FABRICATIONS :
Tradition : (pétrissage P.A) Complet : P.L.F : Pain Brioché :
- Pétrissage : 3 minutes en 1ère, - Pétrissage : 3 minutes en 1ère, - Pétrissage : 06 min en 1ère, 03 minutes en 2ème. - Pétrissage : 05 min en 1ère
12 minutes en 2ème 6 minutes en 2ème. - Pointage : 30 min 08 minutes en 2ème.
- Pointage : 45 minutes à 1H00. - Pointage : 45 minutes à 1H00. - Détente au frais : entre chaque tour 15 à 30 minutes - Pointage : 2H00.
- Façonnage : 24 baguettes, 10 pains - Façonnage : 14 bâtards - Manipulations : 1 tour simple et 1 tour Double. - Façonnage : 1 tresse, 12 Pains Picot
- Apprêt : 1H30 env. - Apprêt : 1H30 env. - Façonnage : 12 croissants, 12 P. choc, 12 P. Raisins - Apprêt : 1H30 env.
- Cuisson : 20 à 30 minutes… - Cuisson : 35 à 45 minutes - Apprêt : 2H30 - Cuisson : 15 à 25 minutes
- Cuisson : 15 min.
Impératif d’organisation : Utilisez ce tableau pour établir votre travail à réaliser sur 6H30.
Légende :
Autolyse A Pétrissage P Pesage Ps Façonnage F Tour Double Td Tour Simple Ts Détaillage D Cuisson C
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A NOTER : le jour de l'épreuve, ce document est à remplir pendant la 1ere demi-heure de la pratique (représentée par la zone grise ci-dessus).
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Voici votre commande :
- Pain tradition Française : 24 baguettes, 10 pains - Viennoiserie 1 : 32 croissants.
- Pain spéciaux : Complet : 14 bâtards - Viennoiserie 2 : 20 pains de mie moulés
Pour la tradition nous avons : (pétrissage P.A) Pour le complet nous avons :
- Pétrissage : 5 minutes en 1ère, 10 minutes en 2ème - Pétrissage : 5 minutes en 1ère, 5 à 10 minutes en 2ème.
- Pointage : 45 minutes à 1H00. - Pointage : 45 minutes à 1H00.
- Apprêt : 1H30 à 1H45. - Apprêt : 1H00 à 1H30.
- Cuisson : 20 à 30 minutes… - Cuisson : 35 à 45 minutes
Impératif d’organisation :
Utilisez ce tableau pour établir votre travail à réaliser sur 7 heures.
Organisation du travail
La 1 2 3 4 5 6 7
journée
Tradition 2 P T T C C
Spéciaux 3 P T T C C C
Viennoise 1 P T T T T T C
1
Viennois 2 4 P T C C C
*placer d’abord le croissant, puis la tradi, le spx et le P. lait. Quand on fait un organigramme, il y a plusieurs solution de faisable
ATTENTION : seules les cuissons peuvent tomber en même temps !!! (meme si ce n'est pas le cas dans le tableau ci-dessus)
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ATTENTION: Avant de continuer à lire la suite, verifie que tu as bien compris cet organigramme et ce tableau...
I Exercice :
(L’ORGANIGRAMME) .
Voici votre commande :
- Pain tradition Française : 15 pains, 16 petits pains - Viennoiserie 1 : 36 pains chocolat.
- Pain spéciaux : Seigle : 20 pains boulots - Viennoiserie 2 : pains au lait 10 picots, 3 tresses.
Pour la TRADITION nous avons : (pétrissage P.V.L) Pour le SEIGLE nous avons :
- Pétrissage : 10 minutes en 1ère. - Pétrissage : 5 minutes en 1ère, 5 à 10 minutes en 2ème.
- Pointage : 2H00. - Pointage : 45 minutes à 1H00.
- Apprêt : 1H00 à 1H30. - Apprêt : 1H00 à 1H45
- Cuisson : 20 à 30 minutes… - Cuisson : 35 à 45 minutes
Impératif d’organisation :
Utilisez ce tableau pour établir votre travail à réaliser sur 7 heures.
Légende :
- Bleu ou P = pétrissage
- Jaune ou Vert ou T = manipulation (pesage, façonnage, tourage, détaillage)
- Rouge ou C = cuissons
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Organisation du travail
La journée
Tradition
Spéciaux
Viennoise 1
Viennois 2
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(L’ORGANIGRAMME) .
.
Impératif d’organisation :
Utilisez ce tableau pour établir votre travail à réaliser sur 7 heures.
Légende :
- Bleu ou P = pétrissage
- Jaune ou Vert ou T = manipulation (pesage, façonnage, tourage, détaillage)
- Rouge ou C = cuissons
Organisation du travail
La 1 2 3 4 5 6 7
journée
Tradition 2 P T T C C
Spéciaux 3 P T T C C C
Viennoise 1 P T T T T T C
1
Viennois 2 4 P T T C
* (*placer d’abord le croissant sans la cuisson, puis la tradi sans la cuisson, le spx sans la cuisson et le P. lait sans la cuisson. Ajouter les
cuissons en suivant l’ordre de début).
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LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
LE PÉTRISSAGE
INTRODUCTION
Autrefois pétri à la main, des machines aujourd’hui remplacent les efforts du boulanger.
Les temps de pétrissage d’une pâte sont importants pour la qualité du produit final. (Avec la qualité de
la farine, les temps de fermentation, la dose d’eau).
1. L’ELASTICITÉ :
Capacité d’une pâte à revenir à son état initial après déformation.
2. L’EXTENSIBILITÉ :
Capacité d’une pâte à ce déformer (s’allonger) jusqu’à déchirement.
3. LA TÉNACITÉ :
Résistance d’une pâte à la déformation
LA FORMATION DE LA PÂTE
Le Frasage :
Il correspond au mélange des ingrédients au début pétrissage. Il s’effectue à vitesse lente pendant 3 à 5 minutes.
L’Etirage - Soufflage :
Cette 2ème phase du pétrissage, se déroule souvent en vitesse rapide.
Ce brassage d’une durée de 08 à 20 minutes environ contribue au développement du réseau glutineux, à la structuration
de la pâte, à l’incorporation d’air et l’augmentation du volume du produit.
ACTIONS CORRECTIVES (Améliorations)
Au pétrissage, peuvent venir s’ajouter des actions diverses sur le gluten et les enzymes afin d’améliorer la force de la pâte.
MÉTHODES DE PÉTRISSAGES
Il existe 3 types de pétrissage. Ils sont surtout utilisés pour les pâtes à baguettes comme la baguette courante ou la
tradition.
Bien sûr, les informations suivantes sont à titre indicatives car variable selon la taille du materiel, la qualité des
farines et les préfermenations utilisées.
AVANTAGES : INCONVENIENTS :
2. LE PÉTRISSAGE AMÉLIORÉ :
Pétrissage qui s’adapte très bien la baguette courante comme à la baguette de tradition.
AVANTAGES : INCONVENIENTS :
+ facile à façonner
3. LE PÉTRISSAGE INTENSIFIÉ :
AVANTAGES : INCONVENIENTS :
Pour que notre pâte fermente (pousse) dans les meilleurs conditions, il faut que notre pâte soit à la température où la
levure travail le mieux.
C’est pour cela qu’à la fin du pétrissage notre pâte doit être entre 23 et 25°c
Pour que cela soit réalisable facilement, j’ai besoin de connaître 3 températures :
- La température de base
- La température du fournil
- La température de la farine.
Avec ces 3 températures et un calcul, j’obtiens la température de l’eau que je dois mettre dans mon pétrin.
Si ensuite je respect bien les temps de pétrissage, ma pâte sera à la bonne température.
Pâte Douce/Souple :
Pâte limite collante, très extensible.
Pâte Bâtarde :
Elle se travaille bien en machine.
Pâte Raide/Ferme :
C’est la pâte la plus dure.
LE MATÉRIEL DE
STOCKAGE ET MÉLANGE
Chambre à farine :
Il suffit de taper le nombre de kilos désiré pour qu’ils s’écoulent dans le pétrin.
Refroidisseur d’eau :
Grande citerne servant pour l’eau de coulage des pétrissées.
Les plus modernes proposent de programmer :
Balance :
Ce pétrin est le plus souvent utilisé pour réaliser des pâte à pain de type bâtarde et
douce.
Le Pétrin spiral :
Les bras plongent au fond de la cuve par les côtés, soulèvent la pâte par son centre pour l’étirer, puis replonger par les
côtés, ainsi de suite...
Ce pétrin est utilisé pour confectionner des pâtes de type très douce ou bâtarde.
Le Batteur/mélangeur :
On peut aussi changer le bras et le remplacer soit par un fouet, une feuille ou un crochet.
Exercices autour du pétrissage :
EXERCICE 01 :
Dans la boulangerie « le fournil du roi », M. Roger le patron veut mettre au point une baguette très
alvéolée.
EXERCICE 02 :
Lors de son premier essai, M. Roger obtient une pâte à 28°c à la fin du pétrissage… Pour ne pas jeter la
pâte, quelles sont les solutions possibles pour rectifier le problème ?
Du PESAGE au FAÇONNAGE
PESAGE,
DIVISION
Avant de façonner le pain, il est important de peser les
pâtons.
Il faut bien prendre conscience que pendant la pesée (ou
division), la pâte continue de pousser (pointer). Une fois
divisé, les pâtons se détendent, le pointage continu.
MISE EN FORME
La mise en forme des pâtons est une étape importante pour la forme finale du pain.
Cela facilite grandement le façonnage.
La Diviseuse hydraulique :
On trouve cette machine dans toutes les boulangeries artisanales.
Cet appareil découpe en parties égales un poids de pâte préalablement pesé en bacs.
Un plateau équipé de couteaux et d’un vérin, permet de monter et descendre la pâte
grâce à son compresseur hydraulique.
La diviseuse volumétrique :
On trouve cette machine dans les grosses entreprises.
Le principe est de simplifier le travail et d’augmenter la vitesse de
production.
On place la pâte au-dessus de la diviseuse, et une fois le volume du
pâton réglé, la diviseuse coupe la pâte sans arrêt.
La diviseuse bouleuse :
Cette machine permet de diviser et de bouler des petits pains.
On aplatit un disque de pâte sur une planche.
Cette planche est alors introduite dans la diviseuse qui divise et boule les petits pains
ronds.
Le parisien :
Meuble qui permet de laisser reposer les pâtons sur planches ou sur grilles.
Il permet de faire pousser la pâte selon la température du fournil.
La balancelle :
Après la division, les pâtons sont installés dans cette
machine aussi appelée « chambre de repos ».
Cette machine est destinée au pointage des
pâtons :
Elle est équipée de gouttières qui, une fois remplie, fait
tomber les pâtons les uns après les autres dans la
façonneuse.
Le repose-pâtons :
Cet appareil fonctionne comme la balancelle.
A la différence que : Les pâtons sont repris un par un
pour être façonné manuellement ou déposés dans la façonneuse.
FAÇONNAGE ET BOULAGE
Le façonnage est l’étape de mise en forme définitive de notre produit.
Il se situe entre le pointage et l’apprêt.
Il peut être réalisé soit manuellement ou mécaniquement.
Il se décompose en 3 mouvements principaux :
1. DEGAZAGE :
Le pâton est laminé entre 2 rouleaux, Le gaz carbonique est alors expulsé.
2. BOUDINAGE :
Le pâton est ensuite enroulé sur lui-même.
Plus il y a de tours, plus on donne de la force.
3. ALLONGEMENT :
Il est enfin allongé sous sa forme définitive.
LE MATERIEL ASSOCIÉ :
La façonneuse :
On utilise cette machine pour effectuer automatiquement le façonnage allongé.
Cette machine reproduit les étapes du façonnage manuel.
La bouleuse :
Cette machine permet de bouler les pâtons.
On la retrouve surtout dans le secteur industriel.
LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
LES ÉTAPES DE LA PANIFICATION
1. La Température :
Pour que la pâte pousse bien, elle doit être entre 23 et 25°c.
(A noter : pour certaines pâtes ou en pointage retardé elle peut etre en dessous de 23°c)
2. La Consistance :
La pâte peut être Douce ou bâtarde selon le taux d’hydratation
3. Le Toucher :
Doux et agréable, qui ne colle pas quelle que soit sa consistance.
4. La maniabilité :
Se dit d’une pâte qui se travail facilement à la main
5. La Force :
Terme exprimant les valeurs boulangères d’une pâte combinant l’élasticité, l’extensibilité et la ténacité.
6. La Rondeur :
Représentation visuelle de la force d’une pâte : la pâte ne doit pas être plate après un boulage…
7. La Rétention gazeuse :
Capacité à retenir le gaz produit par la levure et qui donnera des alvéoles
8. La Tolérance :
Capacité d’une pâte à supporter des maltraitances comme un sur-pétrissage ou des mauvaises manipulations.
LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
LES ÉTAPES DE LA PANIFICATION
Dans notre métier, un pain de qualités est un pain qui se doit d’être bien façonné, arrondi, bien grigné, bien cuit et qui se conserve longtemps.
Voici les principaux défauts qu’il faut impérativement éviter :
LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
La Cuisson
PREPARATION À LA CUISSON
Avant de commencer à cuire, le boulanger doit préchauffer son four, c'est-à-dire laisser le four chauffer à vide avant
utilisation.
Il faut aussi s’assurer que l’intérieur du four est propre.
Lorsque l’on dispose du pain sur le tapis d’un four à sole, il faut penser à :
Mettre les produits les plus gros au fond et les plus légers près de l’entrée du four
Bien espacer chaque produit pour une bonne cuisson et ne pas avoir de baisure
LA SCARIFICATION
Aussi appelée coup de lame, la scarification est l’incision d’une lame sur le pain.
La scarification nous permet d’obtenir la grigne c'est-à-dire les crêtes sur le pain.
RÔLE DE LA SCARIFIATION :
RÔLE DE LA BUÉE :
o limiter l’évaporation de l’eau contenue dans la pâte, (le pain se garde plus longtemps)
o Participe à une conservation plus longue du produit.
A savoir :
Le pain se déchire au niveau du coup de lame, la croute est plus terne et épaisse.
Les coups de lame restent collés et les grignes ne peuvent pas se développer.
L’ENFOURNEMENT
Une fois le four à température, le pain lamé, celui-ci peut entrer dans le four.
Si l’on fait des pains avec des farines foncées comme du complet ou du seigle il est conseiller de :
DÉROULEMENT DE LA CUISSON
A savoir :
Lors de la cuisson, la température intérieure du pain ne dépasse pas 100°c et la température de la croûte avoisine les
200°C.
GESTION DE LA DURÉE
Le pain perd en moyenne 25% (entre 20 et 30%) de son poids selon le temps de cuisson :
EXERCICE 01 :
Thibault travaille dans la boulangerie « Au pain doré ». Dans son entreprise sa baguette pèse 380 gr crue et
ne fait plus que 300 gr une fois cuite.
EXERCICE 02 :
Et toi ? Dans ton entreprise, quel est le pourcentage de perte de poids de ta baguette ou de ton pain ?
Pour que les jeunes calculent la perte de poids de leur baguette en entreprise faire :
Une baguette crue : 350 gr. Cuite elle fait 280 gr = Ce qui fait une perte de 70gr
350
DÉFOURNEMENT
LE RESSUAGE :
Il respire.
CONSERVATION ET RASSISSEMENT
Le déroulement du rassissement :
Le pain vieillit.
Cet assèchement du pain doit prendre environ 12 heures pour un pain bien cuit.
LE MATERIEL ASSOCIÉ :
En générale, dans une boulangerie on trouve le plus souvent le même type de four à sole.
Une turbine assure la circulation d’un air chaud entre les plaques.
Le grand avantage de ce four est de pouvoir cuir une grande quantité de baguette en un temps record.
AVANTAGES ET INCONVENIENTS
DES DIFFÉRENTS TYPES DE FOURS
Exercices :
EXERCICE 01 :
20 minutes plus tard, en regardant par la vitre du four, il se rend compte que le pain est encore tout blanc.
Quelle est la première chose que doit vérifier Kevin avant de continuer d’enfourner ?
La première chose que doit vérifier Kevin avant de continuer à cuire c’est la température du four. Si
cette température est trop faible, voire si le four est éteint, le pain restera blanc.
EXERCICE 02 :
Dans la boulangerie « Le pain d’avant », le patron trouve que sa tradition est trop terne et les coups de lame se déchirent trop.
Ce patron doit avant tout essayer de mettre plus de buée lorsqu’il enfourne son pain.
EXERCICE 03 :
75 + 300 = 375 gr
EXERCICE 04 :
En boutique, une cliente demande à la vendeuse de mettre 2 baguettes toutes chaudes coupées en deux dans son petit sac en
plastique.
EXERCICE 05 :
X
La buée ramollie la croûte.
X
Sans buée dans le four, on ne pourrait pas faire de pain.
X
La grigne ne développe pas s’il y a trop de buée.
X
La scarification permet au gaz carbonique de s’échapper
X
Un pain est cuit lorsque la mie a atteint 200°c
X
Un pain est cuit lorsqu’il a perdu toute son humidité
LES TECHNIQUES ET LE MATÉRIEL ASSOCIÉ
LA FERMENTATION PANAIRE
RÔLES
DE LA FERMENTATION PANAIRE
Lors de son processus, la fermentation apporte à la pâte :
du gaz carbonique,
du volume,
des arômes.
LA DÉTENTE :
Aussi appelé : mise en forme, ce temps fait partie du pointage et permet à la pâte de gagner en
force.
L’APPRÊT :
2ème temps de fermentation de la pâte.
Il a lieu dès la fin du façonnage et se termine lors de l’enfournement.
Ce temps est variable selon le pétrissage et la température du fournil.
LE DÉBUT DE CUISSON :
Pendant quelques minutes encore lors de l'enfournement du pain, l'apprêt
continue.
Le pain prend du volume et la grigne se développe.
Cela prend fin lorsque la température de la mie atteint environ 50°c.
L’action de la levure est alors détruite.
02. Les méthodes de fermentation
Avant de pétrir le boulanger peut choisir d’ajouter des pré-fermentations dans sa pétrissée :
LES PRÉ-FERMENTATIONS
Les pré-fermentations sont des mélanges de farines et d’eau, parfois avec des rajouts
de levure/ferments ou non.
Ensuite, cette pré-fermentation est ajoutée dans notre recette de pain.
Il existe plusieurs sortes de pré-fermentation :
La pâte fermentée :
Le boulanger met de côté une partie de la pâte d’une pétrissée.
Après un temps de fermentation plus ou moins long, cette pâte est ajoutée à une
nouvelle pétrissée.
(10 à 30% apport de P.F dans le pain, 10 à 50% apport PF dans les spéciaux).
RÔLES :
- + d’élasticité à la pâte.
- + d’arômes au pain.
- Un meilleur coup de lame.
La poolish :
Préparation d’eau et de farine à 50/50 avec ajout d’une dose de levure
(2 à 15g au kilo).
On laisse ensuite fermenter de 3 heures à plusieurs jours.
RÔLES :
- + d’élasticité à la pâte,
- + d’arômes au pain,
- Un meilleur coup de lame,
- Un meilleur volume et alvéolage de la mie,
- Une conservation plus longue du pain.
Les Levains :
Préparation d’eau et de farine avec ajout de levures sauvages (ferments), de
moisissures et de bactéries présentes dans les matières premières* riche en sucre.
(*Raisin noir, pomme, miel).
Cette pré-fermentation provoque différents types de fermentation : Fermentation
alcoolique, lactique et acétique.
Le principe des levains et de toujours garder un « reste » appelé souche ou chef que
l’on « rafraichit »…
Un rafraichit consiste à nourrir le levain en lui donnant à boire et à manger (de l’eau et de la farine).
Puis, le mettre au repos environ 12 à 24 heures.
Pendant ce temps, les enzymes, bactéries, moisissures et champignons provoquent les fermentations.
Je peux alors utiliser mon levain dans mes recettes. Attention à toujours garder une souche à rafraichir pour le lendemain !
RÔLES :
Un goût et une odeur + acide.
Une croûte + épaisse.
Une meilleure conservation.
une meilleure valeur nutritionnelle.
Une fermentation plus lente qu’une pâte sur levure fraîche.
DIFFÉRENTS LEVAINS :
Le levain dur :
En France, le « pain au levain » est soumis à une règlementation.
Pour avoir cette appellation, le PH du pain ne doit pas être au-dessus de 4,3.
On obtient une grande importance de la fermentation acétique.
En général on rafraîchit avec 1 dose de souche + 1 dose d’eau + 2 doses de farine.
Le levain liquide :
Ce levain apporte moins d’acidité qu’un levain dur.
Ses saveurs sont plus subtiles et légères qu’avec un levain dur.
On obtient une fermentation lactique plus importante.
Il se rafraichit avec une quantité d’eau égale à celle de farine.
En général on rafraîchit avec 1 dose + 2 doses d’eau + 2 doses de farine.
LA FERMENTATION DIFFÉRÉE
Autrefois, pour pouvoir vendre son pain très tôt, le boulanger devait travailler toute la nuit.
Heureusement, les techniques ont évoluées grâce à la pousse contrôlée.
Il existe 4 méthodes de pousse contrôlée qui permettent à la pâte de se développer en différée :
Le pointage retardé :
La pâte en bacs est stockée à 6°c environ pour une durée de 10 à 20 heures.
Le boulanger pétrit donc la pâte la veille et il la façonne le lendemain.
La pousse lente :
Une fois les pains façonnés, ils sont stockés à une température généralement de 10 à 12°c.
Selon la dose de levure et la température de la chambre, la durée de pousse varie.
Le boulanger peut ainsi choisir le moment de l’enfournement.
Objectif :
Citer les différentes catégories de pains
Expliquer les différences entre deux catégories
Préciser les caractéristiques principales du pain de tradition française
Citer les principales caractéristiques des autres pains
Citer la recette d’un des autres pains
Le pain courant ou pain blanc est confectionné à partir de farines qui contiennent des améliorants.
L’adjonction de tels produits permet d’avoir des pains volumineux à partir de farines boulangères moyennes.
Le pétrissage intensif permettra d’obtenir également un excès de développement.
La principale différence entre un pain de régime et le pain courant réside dans le fait qu’il est soit
additionné soit soustrait un certain nombre d’éléments. Ex : pain sans sel ; pain appauvri en glucides (pain
de gluten)…
Les pains spéciaux sont différents du pain courant car ils peuvent comporter, outre les constituants
classiques du « pain », des matières grasses, du sucre, du lait…
Le décret Pain n° 93-1074 du 13 septembre 1993, stipule que seuls peuvent prétendre à l’appellation :
« PAIN DE TRADITION FRANCAISE » les pains qui répondent aux exigences ci-dessous :
Qu’ils soient fabriqués à l’aide de farines panifiables de blé, d’eau potable, de sel de cuisine et
fermentés au moyen de levure de panification, de levain ou/et de pâtes pré fermentées ;
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Centre de Formation d’Apprentis de Nouvelle Calédonie
Formateur en boulangerie : Mr PINEUX Jonathan.
Cours Technologique CAP Boulanger
Qu’ils contiennent des ingrédients autorisés (2% de farine de fève ; 0,5% de farine de soja ; 0,3%
de farine de malt de blé, du gluten) mais aucun additif alimentaire ;
Qu’ils n’aient pas subi de traitement de surgélation au cours de leur élaboration et de leur vente.
4) Citer la recette d’un des autres pains et les principales caractéristiques des
autres pains.
C’est un produit qui évoque la rusticité. Sa fermentation est associée à un levain ou une pâte fermentée. Sa
fabrication implique l’utilisation d’un farine bise pour au moins une partie associée ou non avec de la farine de
seigle. Le pétrissage est réalisé de façon à éviter le blanchiment.
Recette: Température de Base: 58°c
Contrairement au pain « au seigle » le pain « de seigle » est préparer, lui, a l’aide d’un mélange blé/seigle
pour lequel la proportion de farine de blé doit être inferieure a 35%.
En outre il présente une mie serrée, et accompagne bien les fruits de mer, les jambons ou le saumon fumé…
coupé en tranche fine, il se conserve très bien.
Recette: Température de Base: 58°c
Le pain complet est préparée à l’aide d’une farine de blé complète de type 150, qui représente la totalité du
grain. Il aide au transit intestinal.
Recette: Température de Base: 58°c
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Centre de Formation d’Apprentis de Nouvelle Calédonie
Formateur en boulangerie : Mr PINEUX Jonathan.
Cours Technologique CAP Boulanger
La contamination du pain
Objectif :
Citer les contaminations possibles du pain
Expliquer le pain filant
Le pain peut subir des altérations par des micro-organismes présents dans la farine et dans l’air
(levures, moisissures, bactéries ou bacilles) Qui peuvent changer les caractéristiques naturelles du
pain (croustillant, couleur, saveur).
Ces micro-organismes vivent sous une forme végétative et se « réveillent » généralement au contact
de l’humidité et de la chaleur.
Ces micro-organismes présents à l’origine dans la terre, progressent dans le blé puis donc dans la
farine.
Leurs spores résistent parfois à des températures supérieures à 120°C, la mie du pain n’atteint pas
les 100°C).
Ces 2 bacilles sont thermorésistants donc ils supportent le traitement thermique de la cuisson.
Ils se reproduisent par temps chaud et humide, dans des fournils sales.
Pendant les années de guerre une recrudescence du « pain filant » est intervenue puisque pour la
fabrication, par manque de moyen, une partie de la farine était remplacée par de la pomme de terre
excellent « nid » des bactéries terrestres sporulées.
Symptômes de la maladie.
La maladie « du pain filant » se déclare une douzaine d’heures environ après la cuisson.
Ces 2 bacilles attaquent et dégradent l’amidon présent dans le pain.
La mie du pain devient grasse visqueuse, gluante, collante et prend une coloration jaune sale
accompagnée d’une odeur de fruits pourris. Le pain n’est plus consommable.
(À noter que la consommation « Du pain filant » n’est pas dangereuse pour la santé).
Pour que le phénomène soit visible, il faut attendre environ 12 heures après le défournement.
Auparavant, il est impossible de détecter un quelconque effet sur l’aspect de la pâte comme sur
l’aspect du pain.
Causes principales. Cette maladie se développe tout particulièrement dans les conditions ci-dessous :
2) : Les moisissures
Après quelques jours de conservation, des moisissures peuvent apparaître sur le pain.
Elles résultent de la présence de bactéries qui n’ont pas pu être détruites lors de la cuisson,
la température de la mie n’atteignant pas 100°C.
Les moisissures sont des champignons microscopiques filamenteux qui proviennent de la poussière
qui plane dans l’air ambiant.
Lorsque le milieu est favorable (endroits tempérés et humides) et qu’elles trouvent de quoi se
nourrir, elles se développent.
En effet, ces moisissures utilisent facilement les sucres de l’amidon comme zone de dépôt,
Ce qui explique leur développement rapide sur le pain.
Causes principales.
A noter que certains pays ajoutent du propionate de calcium à leur mélange de farine, afin d’inhiber
Les bactéries (mésentéricus, subtilis) et d’une manière plus générale, les spores de moisissures.
La viennoiserie
Objectif :
Expliquez le choix d’une fermentation.
Citez les caractéristiques d’une viennoiserie (pâte levée et pâte levée feuilletée).
Citez Les influences du froid sur la levure.
Citez Les influences du froid sur la pâte.
Citez Les influences du froid sur le produit.
II : Citez les caractéristiques d’une viennoiserie (pâte levée et pâte levée feuilletée).
Pâte levée feuilletée : obtenue en effectuant des pliages avec une pâte incorporée de matière
grasse dans le but d’obtenir du feuilleté (croissant, pain au chocolat…). Le produit est léger,
alvéolé et croustillant.
Pâte levée : la matière grasse est incorporée en fin de pétrissage ce qui modifie la friabilité de la
pâte tout en l’alourdissant. La mie du produit est souple, moelleuse et la croûte est fondante.
Elle est placée dans une enceinte réfrigérée après un repos de 15 minutes à température
ambiante. La première fermentation va s’effectuer lentement et ainsi développer les arômes du
produit. Cette méthode a aussi pour avantage de faciliter le laminage.
La pousse contrôlée.
Avec cette méthode, le boulanger doit légèrement augmenter la dose de levure et éventuellement,
ajouter de l’acide ascorbique à sa fabrication.
Les produits façonnés sont placés dans une armoire de pousse contrôlée.
Les produits sont surgelés après la deuxième fermentation et sont directement mis au four à la sortie
du surgélateur (le résultat est moins satisfaisant qu’avec la première méthode).
La pâte levée :
Sa fermentation se déroule en deux phases.
Après 1h30 de fermentation, le boulanger pratique la rupture ou le rabat de la pâte.
Il chasse le gaz carbonique et incorpore ainsi de l’oxygène pour favoriser la reproduction des cellules de
levure. On laisse ensuite une nouvelle fermentation en masse d’1h30 avant de diviser, bouler et façonner
les produits afin qu’ils subissent l’apprêt.
Centre de Formation d’Apprentis de Nouvelle Calédonie
Formateur en boulangerie : Mr PINEUX Jonathan.
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Le pétrissage
Le pétrissage peut être modéré et dans ce cas, on parlera d’une détrempe ou le boulanger peut opter
pour un pétrissage intensif.
La fermentation
Elle se déroule en plusieurs étapes :
Le début de pointage à température ambiante puis au froid
La pousse après le façonnage dans une étuve à 27°C maximum pour respecter le point de fusion de la
matière grasse.
Le tourage
Il va donner au croissant son aspect feuilleté. Le but consiste à empiler des couches successives de pâte
et de matière grasse qui doivent être de même consistance. Le poids de matière grasse ainsi incorporé
représente 1/3 ou ¼ du poids de pâte.
On peut pratiquer des tours simples ou des tours doubles encore appelés tours porte feuille.
A noter qu’un tour double équivaut seulement à 1tour simple et demi.
Le façonnage
Le pâton est abaissé à 3 mm puis découpé en forme de triangles, puis on roule chaque élément de la base
vers la pointe en prenant soin de ne pas comprimer la pâte.
Le dorage
Avant la mise au four, le croissant va être doré à l’œuf, parfois additionné de lait ou d’une pincée de sel,
afin de favoriser la coloration.
La cuisson
Elle s’effectue dans un four à 200°C pendant une vingtaine de minutes. L’eau contenue dans la pâte
cherche à s’échapper sous forme de vapeur ce qui provoque le feuilletage du produit.
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La pâte levée
Le pétrissage
La fermentation
Le façonnage
Le façonnage est varié en fonction de la demande. Les formes vont de la boule individuelle en passant par
le pain au lait aussi appelé navette.
Des formes plu grosses sont façonnées en nanterres ou en tresses de 1 à 8 branches.
Pour faciliter cette étape, certains boulangers effectuent un pointage long au froid pendant toute une
nuit.
Le dorage
Comme pour les croissants, la dorure est appliquée avant la cuisson et parfois avant la mise en pousse.
La cuisson
Elle s’effectue dans un four plus doux que pour une pâte levée feuilletée. Elle dure de 15 à 20 minutes
suivant le volume des produits La coloration est plus rapide du fait de la grande quantité de sucre.
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IV : L’utilisation du froid
En boulangerie, le froid (qui endort la levure) peut être utilisé de 2 façons pour gérer ses productions.
On entend par froid négatif, la surgélation à une température de – 40°C puis la congélation à – 18°C.
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