Évaluation des petits cabinets comptables
Évaluation des petits cabinets comptables
Par
M. Rachid EL OMARI ALAOUI
MEMBRES DU JURY
MAI 2009
DEDICACE
à la bibliothèque de l’ISCAE,
Rachid.
REMERCIEMENTS
Un très grand merci est adressé à Mon Directeur de Recherche Monsieur Azeddine
Benmoussa qui s’est montré d’une disponibilité de tous les instants. Auprès de lui, j’ai
trouvé un être attentif et plein de gentillesse. Je lui réitère l’expression de ma gratitude et
ce, de m’avoir permis de concrétiser l’idée d’élaborer un mémoire d’expertise comptable
grâce à ses conseils, son écoute et sa disponibilité dès notre première réunion.
J’aimerai également remercier tous ceux qui ont accepté de consacrer de leur temps à la
relecture de ce modeste travail et me faire part de leurs observations qui ont été à la fois
pertinentes et d’une grande utilité.
Enfin, il y’a lieu de rappeler que cette recherche n’aurait point vu le jour sans la
collaboration de cette équipe, à la fois fraternelle, exigeante et dévouée.
INTRODUCTION GENERALE 1
CONCLUSION GENERALE 98
SIGLES ET ABREVIATIONS
CA : Chiffre d’affaires
1
la base de l’actif net, c’est dire la valeur patrimoniale, ou bien sur la base du chiffre
d’affaires constitué des honoraires ou bien encore sur le critère des bénéfices
réalisés ? Et quelle place le portefeuille clientèle en tant qu’élément qualitatif capital,
devrait-il prendre dans ce processus d’évaluation ? N’est-il pas par ailleurs
intéressant de faire la combinaison d’un ou de plusieurs de ces critères ?
Ces préoccupations nous les partageons dans ce travail qui se fixe comme objectif
de présenter un ensemble de réflexions, méthodes pratiques et analyses
nécessaires et préalables à l’évaluation d'un cabinet d’expertise comptable et ce,
dans le respect des règles déontologiques et celles de la gestion saine.
En outre, nous allons mener une enquête auprès d’un échantillon des membres de
l’ordre des experts comptables au Maroc et ce, afin de faire ressortir les principales
motivations, obstacles rencontrés ainsi que les différentes méthodes usuelles en
matière de l’évaluation des cabinets ayant été utilisées dans les expériences
précédentes et d’en faire bénéficier les professionnels intéressés par de telles
transactions. A cet effet, un questionnaire sera remis aux personnes consultées.
2
dépendance entre l’Expert Comptable et son entreprise et l’absence de plans
prévisionnels autres que le chiffre d’affaires.
Par ailleurs, certains critères subjectifs ne seront pas pris en compte lors de la
présente étude. Il s’agit par exemple des rapports de force ou d’entente pour
lesquelles la notion « pécuniaire et monétaire a peu d’intérêt ».
Enfin, étant donné qu’une grande partie des cabinets d’Expertise Comptable est
composée essentiellement d’entreprises de petite taille, nous allons focaliser notre
étude sur l’évaluation de cette catégorie de cabinets où le lien de dépendance de
l’entreprise avec son dirigeant est très fort.
3
PREMIERE PARTIE
CONTEXTE DE LA PROFESSION
ET
4
Introduction de la première partie
Nul n’est censé prédire l’avenir avec certitude, cependant, eu égard aux
événements passés et du contexte actuel de la profession, certaines tendances se
dessinent qu’il est difficile d’ignorer ou de contrarier de manière irréversible. En fait,
la profession d’expertise comptable est caractérisée actuellement, à la fois par la
concurrence tant interne qu’externe et par des contraintes d’ordre naturel dont
notamment l’avancement de l’âge des professionnels. Dans ce scénario d’évolution
accélérée, la question principale pour les Experts Comptables est celle de la
reformulation des compétences, et de la conjugaison des expertises afin d’ajuster
l’outil de travail à son environnement.
En premier lieu, nous allons aborder les facteurs internes et externes qui
caractérisent l’environnement de l’expertise comptable.
Par la suite, nous allons discuter des principales alternatives possibles, leur
éventualité ainsi que les aspects indispensables à prendre en considération avant
tout engagement.
5
CHAPITRE PREMIER
La concurrence est chaque jour un peu plus acharnée entre les cabinets et les
clients sont de plus en plus exigeants et attentifs à la réactivité, à la qualité du
service rendu et à la "note d'honoraires". D’autre part, il existe une autre forme de
concurrence pratiquée par les comptables agréés et les fiduciaires1 et notamment
en matière des tarifs. Or, les revenus de cette activité représentent une part
significative du chiffre d’affaires total de la profession comptable, surtout pour les
cabinets de petite taille.
1
- (Leila) El ANDALOUSSI, les missions de l’Expert Comptable, Perspective d’évolution dans un environnement en
mutation, Mémoire CEC ISCAE, Novembre 2000.
2
- (J). ALLOUCHE et (G) SCHMIDT, Les outils de la décision stratégique, cité dans le mémoire de Ferron Pascal,
Demain, la profession d’Expert Comptable, Mémoire expertise comptable France, 1990.
6
SECTION II – AGE ET SANTE DES PROFESSIONNELS
L’étude préparée en 2000 sur les membres de l’Ordre des Experts Comptables au
Maroc fait ressortir que l’âge moyen des Experts Comptables était de 49 ans1. Ce
seul aspect démographique laisserait supposer que, dans les deux prochaines
décennies, certains cabinets des professionnels devenant plus âgés pourraient
changer de mains.
L’Expert Comptable est le conseiller le plus proche des PME, vers lequel se tourne
l’entreprise pour disposer d’informations financières, fiscales, sociales, juridiques et
de conseils divers, en temps opportun. Il devra donc :
- s’adapter, lui-même, très rapidement, aux impératifs de son propre marché, les
prévoir, et y répondre dans les meilleurs délais et conditions.
7
base et la formation permanente répondent dans une certaine mesure à cette
nécessité, cependant, la complexité des informations à fournir et celles des services
demandés peuvent conduire les Experts Comptables à envisager
l’interprofessionnalité. Cette dernière pourrait être envisagée avec les professions
juridiques et fiscales mais aussi avec d’autres professions non réglementées
comme celles de conseil.
Graeme McGregor2 déclare que « si les experts comptables ne saisissent pas les
opportunités offertes par les technologies de l’information et de communication, de
nombreux autres groupes professionnels seront prêts à entrer dans l’arène et à
nous souffler la place pour garantir que l’usage des technologies de l’information
sera considéré comme un avantage concurrentiel et non uniquement comme un
centre de coût ». Il s’agit là d’un autre exemple révélateur du besoin urgent de
1
Loi n° 15-89 réglementant la profession d’Expert Comptable et instituant un ordre des Experts Comptables.
2
- Du comité de technologie de l’information de l’IFAC sur site : [Link].
8
s’accaparer de nouveaux créneaux avant de n’être devancé par les autres
professions.
SECTION VI – RADIATION
Les sanctions disciplinaires qui peuvent être prononcées par le Conseil national de
l’Ordre des Experts Comptables peuvent aller du simple avertissement, blâme,
suspension pour une durée de six (6) mois jusqu’à la radiation du tableau de
l’Ordre1.
1
Loi n° 15-89 réglementant la profession d’Expert Comptable et instituant un ordre des Experts Comptables.
9
CHAPITRE DEUXIEME
Opter pour l’association ou exercer en groupe signifie ne plus être libre de ses
actions et décisions. Cette crainte de l’autonomie qu’octroie l’exercice individuel est
évidente. Le choix du cadre d’exercice est donc une étape essentielle et doit faire
l’objet d’une longue réflexion. En fait, le passage d’un cabinet unipersonnel à un
cabinet de groupe doit découler d’une volonté forte et d’une réelle motivation
professionnelle.
10
consoeur ou à un confrère ? Cette opportunité doit être prise au sérieux. Les deux
parties ont certainement un intérêt à réaliser cette transaction. En fait, la
transmission est l’aboutissement d’une longue période de réflexion, d’analyse, de
recherche et de négociation. L’efficacité d’une telle démarche repose sur le
franchissement progressif d’étapes ordonnées.
Les futurs associés doivent bien réfléchir aux objectifs escomptés. Il pourrait s’agir
principalement du développement d’une position concurrentielle (part de marché),
du renforcement de la rentabilité (par l’intermédiaire d’économies d’échelle). Il ne
faut cependant pas, négliger un autre avantage qui est celui de la réduction des
risques.
11
Une première évaluation peut être effectuée en se fondant sur les avantages et
inconvénients économiques liés à l’alliance. Nous présentons par la suite le fil
conducteur de l’opportunité de la fusion qui permettra d’appréhender les quatre
principaux critères déterminants, ainsi que les éléments indispensables pour la
réussite de l’association des cabinets.
A. Avantages de la fusion
- Revenus générés par les prestations du cabinet A auprès des clients du cabinet B,
- Revenus générés par les prestations du cabinet B auprès des clients du cabinet A,
- Revenus générés par de nouveaux clients intéressés par la structure issue de la
fusion,
- Consolidation et ou focalisation sur les clients les plus rentables des cabinets A et B,
B. Inconvénients de la fusion
- Perte de revenus liée aux conflits d’intérêts entre les clients du cabinet A et du
cabinet B,
- Dégâts collatéraux en ressources humaines (fuites de certains associés),
12
- Perte de « référencements » de dossiers par d’autres confrères à cause de la
fusion,
- Perte de revenus liée au temps consacré par les associés à évaluer et réaliser la
fusion (cette perte pourrait être considérée comme étant conjoncturelle),
- Temps nécessaire à construire une nouvelle culture et mode de fonctionnement
entre deux groupes humains,
- Coûts directs de la fusion : consultants, papier à lettre, information de la clientèle.
- Difficulté de concilier association et individualisme ;
- Difficulté de partager en bonne harmonie les pouvoirs et les fruits d'une activité
commune ;
- Difficulté de vivre durablement les aléas et les concessions inhérents à la vie en
groupe;
Chaque partie prenante à la fusion devra passer par un audit de ces facteurs clés.
En fin de parcours, les parties pourront sur cette base négocier, amender, corriger
les éléments de discussion et, en conclusion, accepter ou refuser la fusion. Il vaut
mieux s’équiper d’un tel schéma pour décortiquer le cabinet candidat à la fusion et
prendre une décision en toute quiétude.
A. Le capital
1
Laurent MARLIERE, Conseiller SCIPION- Marketing for Law Firms. ([Link]
13
Le capital d’un cabinet d’Experts Comptables est composé de:
Dans certains cabinets, la clientèle est liée à l’une ou à l’autre individualité et pas à
l’ensemble du cabinet. Il peut s’avérer utile d’étudier non seulement la qualité du
client institutionnel (l’entreprise ou l’administration) mais aussi la qualité du contact
au sein de cette entité.
A l’issue de cette analyse, l’évaluateur aura une perspective plus précise sur de
possibles conflits d’intérêt entre clients du cabinet A et du cabinet B, un moment très
douloureux que certains rechignent à passer.
14
lourdement endettés. On remarque que sans un équilibre de capitalisation minimum
entre les deux structures, un cabinet fortement endetté doit compenser son
partenaire en s’endettant encore davantage pour payer sa contribution au capital de
la nouvelle entité.
B. La culture
Chaque Expert Comptable, chaque cabinet véhicule une culture et des valeurs qui
lui sont propres. La difficulté principale rencontrée dans les cabinets est que cette
culture est généralement latente et non reconnue unilatéralement par les associés.
La culture d’entreprise entre les « eux » et les « nous » doit se gérer, certes, au
niveau des associés dans un premier temps mais doit s’étendre rapidement dans le
cadre du rapprochement, à l’ensemble des deux groupes humains pouvant créer la
nouvelle entité. Collaborateurs et secrétaires ne doivent pas être oubliés dans
l’évaluation.
Les cabinets qui éludent la question de la culture et les moyens d’y répondre
pourraient payer plusieurs années plus tard cette négligence.
C. La valeur ajoutée
15
1+1 = 3. Voilà la formule mathématique à atteindre par la fusion. Il s’agit de
percevoir la valeur ajoutée qu’offrira la fusion aux clients de chacune des entités,
aux prospects ou clients potentiels, aux associés et collaborateurs actuels et futurs.
D. La rentabilité
Les quatre chiffres clés à étudier dans le cadre d’une fusion sont :
Les heures facturées par associé : L’Expert Comptable vend son temps, la plupart
des cabinets ont donc une idée claire des heures facturées en se basant sur leur «
time-sheet». Certains cabinets ont des objectifs de facturation clairs et imposés aux
associés et aux collaborateurs, cependant, ce n’est pas le cas dans toutes les
structures. De même, certaines ont la tradition de surfacturer alors que d’autres
enregistrent moins « scientifiquement » leurs heures prestées. Il importe donc de
bien cerner à la fois le mode de fonctionnement des heures facturées et facturables
et la quantité d’heures facturées si l’on veut éviter des déceptions ultérieurement.
16
Le calcul à la marge : Le calcul à la marge permet de connaître le montant
disponible qui est distribué entre les associés après couverture des coûts
d’exploitation. Les associés peuvent avoir tendance à se focaliser sur les deux
premiers ratios (heures facturées et taux).
L’IFEC a fourni un cahier développant l’ensemble des éléments auxquels les jeunes
diplômés ou même les seniors expérimentés, devraient être vigilants pour assurer la
réussite de leur initiative.
Comme le disait SENEQUE1 “ Il n’est de vent favorable pour celui qui ne sait où il
va”, toute idée de regroupement ou d’association doit être bien étudiée et analysée
et ce, afin de minimiser le risque éventuel d’échec.
Les critères de choix entre l'exercice libéral ou l'exercice en groupe peuvent être liés
aux éléments psychologique ou sociologique de la personnalité du professionnel lui
même. Des considérations strictement personnelles, que le professionnel est seul à
connaître, seront le plus souvent déterminantes dans les options à choisir. Mais, il
peut aussi résulter soit d'un manque d'information sur les avantages de l'association
soit d’une expérience d’association.
1
Philosophe, Homme d’Etat et célèbre émissaire romain (4 avt JC- 65 ap JC)
17
B. Sécurité accrue et meilleure efficacité
Enfin, l’expérience montre que le nombre des associés ne doit pas être un nombre
pair. Le monde des affaires prouve que les décisions sont difficilement prises en la
présence d’un nombre pair d’associés. L’avantage d’un nombre impair est donc de
permettre de départager les avis en cas d’égalité sur un quelconque sujet de
gestion courante ou non courante.
C. Contraintes
D. Connaissance mutuelle
18
résulter que d'une fréquentation suffisante qui permettra aux candidats à
l'association de juger s'ils sont faits pour exercer ensemble.
Il a déjà été constaté que même l'amitié peut disparaître en cas d'échec. La réussite
n'est d'ailleurs pas conditionnée par une similitude totale des caractères et des
objectifs ; la notion de complémentarité et de diversité des individus ne doit
nullement être écartée.
L'amitié ou l'estime qui conduira des confrères à l'association, ne doit pas seulement
traduire une affinité en terme d'harmonie des caractères ; elle doit résulter
également d'un rapprochement des méthodes de travail et d'une conception
commune de l'éthique professionnelle.
E. Compétence technique
19
membres de l'Ordre1, il est concevable de réaliser une association avec des
professionnels non titulaires du diplôme (candidats au mémoire, informaticiens,
juristes par exemple).
Dans tous les cas, l'évaluation de la compétence pratique sera faite en fonction de
l'expérience et au travers de la technicité et de l'efficacité dans les missions
antérieures. En aucun cas, cette compétence ne peut être dissociée de la
conscience professionnelle.
La maturité psychologique des futurs associés doit traduire leur capacité à mesurer
les conséquences des engagements à prendre. Une pyramide des âges
harmonieuse favorisera presque toujours une meilleure compréhension entre les
associés du groupe. Par ailleurs, l'esprit de tolérance nécessaire entre les associés
doit permettre une entente en dépit de la diversité des origines et des
tempéraments, qu'il s'agisse de l'éducation, du milieu familial ou social, de la
formation, du caractère, de la personnalité, des ambitions, des goûts.
A la diversité des origines des associés, s'ajoute celle de leurs conjoints, les
épouses (la profession étant peu féminisée) ne sont pas toujours sensibles aux
motivations qui conduisent leurs maris à s'associer. Afin d'éviter les difficultés
pouvant en résulter, il semble préférable de ne pas associer les conjoints aux
activités professionnelles du groupe, sans pour autant les laisser en dehors de toute
information sur la vie professionnelle.
20
conjointement et simultanément en temps réel, pourrait rendre indispensable la
création d’une structure unicellulaire et polymorphe pour assurer la solidité
financière. Il s’agit en fait de l’Interprofessionnalité, puisqu’à priori les Experts
Comptables ont tout à gagner à se conjuguer les expertises avec les autres
professionnels (Avocats, notaires…) dans le strict respect du périmètre d’exercice
de chaque professionnel et de sa vocation propre.
1
Le Francilien des Experts Comptables, Numéro 60, Hiver 2007, P.11
2
SIC Le mensuel de l’OEC Français, Numéro 244, Août 2006, P7.
21
Avocat et Notaire) concernées intervenant auprès de clients communs. Son objectif
était de favoriser et sécuriser la collaboration entre professionnels dans le cadre de
missions communes afin d’optimiser l’accompagnement des Entreprises.
Enfin, elle a institué une commission d’examen des difficultés chargée d’apprécier
toute question relative à la pratique de la collaboration interprofessionnelle entre les
membres des trois professions.
Selon les termes de ladite charte, elle permet de sécuriser les missions des
différents professionnels, intervenant sur les mêmes dossiers dans l’intérêt des
clients, au bénéfice desquels doivent être fixés en toute transparence et suscite une
meilleure connaissance réciproque, dans le respect de leurs règles respectives mais
aussi de leurs valeurs communes.
22
Ce protocole d'accord 1 s’est fixé pour objet une coopération progressive
comprenant, d'une part, des actions d'information mutuelle et, d'autre part, des
actions de concertation sur les sujets d'intérêt commun.
Conscientes que l’isolement n’était plus de mise dans le contexte actuel, les
institutions de différentes professions ont créé déjà depuis longtemps des comités
conjoints afin d’étudier les modalités de mise en œuvre de tels rapprochements 2.
Certaines professions, dont celle d’Expert Comptable, voient leur exercice limité par
des règles d’indépendance et d’incompatibilité, d’autres sont les seules de par la loi,
à pouvoir rendre certaines formes de services (authentification des actes,
représentation devant les tribunaux, liquidation de sociétés).
1
(André) BOYER, (Phillipe) TUFFREAU et (Pierre) LAFONT, Rapport sur le rapprochement , Avocats au Conseil
National des Barreaux, 2003.
2
(Ferron) PASCAL, Demain, la profession d’Expert Comptable : recherche de situations optimales, Mémoire
Expertise comptable France, 1990, P.119
23
B. Perspectives d’avenir
Qu’il soit exercé au sein même du cabinet ou selon des modes de coopération plus
ou moins formalisés, l’avenir de l’interprofessionnalité semble assez grand. Pour la
plupart des cabinets, cela nécessitera une grande adaptation en terme de mentalité,
de formation des professionnels ou des collaborateurs et d’organisation. Les liens
entre professionnels d’horizons différents peuvent alors prendre des formes très
diverses allant de la simple relation ponctuelle à l’association formelle, en passant
par des phases de coopération.
Au Maroc et à notre connaissance, cette stratégie n’est pas encore adoptée. A notre
avis et afin d’assurer la réussite d’une telle éventuelle stratégie, il faudrait s’y
préparer, en menant des réflexions autour des obstacles soulevés des expériences
vécues par les pays avancés en la matière. Nous pouvons citer dans ce cadre,
certaines entraves à savoir :
24
La transmission d’une entreprise est une opération délicate ayant pour objectif de
remplacer le ou les dirigeants, tout en assurant à la fois la pérennité de l’affaire, le
respect de la clientèle mais aussi la déontologie. Le cédant vend à travers son
cabinet une partie de lui-même. Les critères de choix du futur cessionnaire
prendront ainsi toute leur importance.
A. Motivations du cédant
B. Motivations du cessionnaire
25
Personne physique : La formation et l’expérience professionnelle de l’acquéreur
sont déterminantes dans sa recherche. Un parcours professionnel exclusivement
réalisé dans un cabinet de tenue rendra difficile l’intégration dans un cabinet à
dominante audit et vice versa.
Il est certain que ces objectifs ne sont pas dévoilés dès le premier entretien mais la
stratégie courante des groupes est en général assez connue.
A. Planification
1
Voir Annexe 4, Formulaire de planification de transmission de cabinets d’Expertise Comptable, OEC français,
Septembre 2006.
2
La transmission de cabinets d’Expertise Comptable, Méthodologie et outils, OEC Français, Septembre 2006.
26
Cette démarche suppose une anticipation suffisante et une méthodologie adaptée à
la situation.
Suite aux travaux réalisés par l’ICCA, il a été conclu que la plupart des
professionnels n’anticipent pas suffisamment la question de la transmission de leur
cabinet et agissent de manière précipitée, dans des conditions souvent à l’encontre
de leurs intérêts1.
Choix du professionnel cédant : Quels sont mes choix ? Il se peut que la réponse à
cette question diffère légèrement d’un professionnel à l’autre, selon sa propre
situation, cependant, certains choix existent tels que :
1
SIC Le mensuel de l’OEC Français, Numéro 246, Octobre 2006, P.28
27
A l’étape de la planification, les clés du succès d’un regroupement sont
multiples tels que la proximité des deux cabinets regroupés, la similarité des
échelles salariales des cabinets.
§ Vendre le cabinet peu de temps avant le départ : C’est la voie la plus souvent
empruntée par les professionnels exerçant seuls, mais aussi la plus
parsemée d’embûches. Il convient de signaler qu’en principe les clients
n’apprécient pas les changements radicaux et que cette stratégie de sortie est
plus risquée en présence d’une garantie de clientèle donnée à l’acquéreur.
B. Préparation
1
Voir 2ème partie de ce travail.
28
compte tenu de sa qualité, de ses titres, de sa notoriété, des responsabilités
morales et matérielles encourues1.
a) Méthodes de facturation
§ Par prestations : les honoraires sont fixés pour les temps réels consacrés au
travail et sont fonction du grade du collaborateur intervenant, cependant, cette
méthode ne tient aucun compte de la qualité du travail et ne permet pas au
client d’être fixé d’avance sur le coût du travail confié à l’expert.
1
(Alain) LEMAIGNAN, Déontologie de l’Expert Comptable, Editions Comptables Malesherbes, 2ème édition,
1989.
29
b) Tarifs de facturation :
Il existe souvent dans les cabinets, une tarification interne pour des catégories
homogènes de clientèle.
Une fois connu le mode de facturation, le repreneur peut approcher la qualité des
comptes en reconstituant une capacité de production individuelle (par
collaborateur) d’après le tableau suivant :
C. Exécution de la mission
30
Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue les avantages et les inconvénients du choix
du repreneur qu’il soit interne ou externe.
31
Conclusion de la première partie
L’évaluation d’un cabinet d’Expertise Comptable est un sujet délicat dans sa mise
en œuvre. En fait, sur le plan théorique, l’évaluation reste relativement simple, mais
en pratique, de nombreuses difficultés surgissent.
32
DEUXIEME PARTIE
33
Introduction de la deuxième partie
Une fois, le choix stratégique est fait et la décision est prise, l’Expert Comptable
« repreneur ou futur associé » doit faire appel à ses compétences techniques en
matière de l’évaluation des entreprises. En fait, évaluer un cabinet d’Expertise
Comptable ne peut se limiter à un travail technique et financier car au-delà,
l’évaluateur doit également maîtriser les aspects qualitatifs du cabinet.
En outre, nous allons traiter d’autres critères d’importance non négligeable auxquels
tout acquéreur doit accorder toute son attention. Il s’git notamment des risques liés
au départ du cédant, des contraintes juridiques, des litiges légaux ou
réglementaires…
34
CHAPITRE PREMIER
Le critère le plus fréquemment utilisé pour caractériser la profession est celui lié à la
qualité des intérêts confiés à ses membres et à la nature très particulière de la
relation professionnel-client. En fait, le client confie au professionnel des éléments
importants de sa personnalité et parfois même des intérêts qui sont étroitement
attachés à la personnalité du client.
Il va sans dire que les Experts Comptables accèdent à certains secrets, ce qui
implique une part non négligeable de confiance. A l’issu d’un rapprochement, la
nouvelle entité occupe une place prépondérante dans un secteur déterminé de
clientèle, des problèmes se posent non seulement d’indépendance mais aussi de
secret professionnel ou d’influence trop importante conduisant inévitablement dans
la plupart des cas à la perte d’une partie de la clientèle.
En raison de l’intuitu personae, il est évident qu'une clientèle créée par le cédant
représente un risque de fuite énorme pour le cessionnaire, tandis qu'une clientèle
déjà transférée par une première cession du droit de présentation procure
l'avantage d’une précédente expérience de transmission; le cessionnaire aura donc
à juger du poids respectif, d'une part, de la propension de la clientèle cible à
35
s'adapter à un nouveau professionnel et, d'autre part, d'un risque de réticence de
cette dernière à accepter une nouvelle transmission de dossiers1.
Il s’agit de mesurer la taille des clients. Le repreneur pourra se reporter aux régimes
fiscaux et à la forme sociale pour apprécier la taille des entreprises clientes. Le ratio
(Chiffre d’affaires / Nombre de clients) permet d’approcher rapidement la taille
moyenne des clients du cabinet.
L’activité des clients est quelquefois source de surprises lorsqu’on constate par
exemple que 80 % d’entre eux sont des pharmaciens ou cafetiers. Bref, lorsque le
cabinet est spécialisé dans un créneau qui n’est peut être pas celui du repreneur
par exemple.
Secteurs d'activité
1
[Link]
2
(Agnès) BRICARD, Présidente du Club Secteur Public du CSOEC et Fondatrice de la base documentaire en ligne
[Link] du Conseil Supérieur Français.
36
même secteur d'activité en déclin par opposition à d'autres en forte croissance, la
tendance générale de la conjoncture reste donc un facteur déterminant dans
l'appréciation de la clientèle.
A l'inverse, le suivi d'une clientèle répartie dans l'espace, dans des régions ou villes
distinctes, peut nécessiter l'ouverture de bureaux secondaires dans le cadre d'une
cession du droit de présentation, selon la nouvelle organisation mise en place et
donc générer des coûts et des négociations supplémentaires (location, ...).
1
[Link]
37
temps, pour assurer la pérennité et la qualité de la transmission, une trop grande
antériorité dans l'affectation des dossiers délocalisés à certains membres du
personnel, plus attachés à la clientèle locale que le professionnel cédant lui-même,
peut constituer un point faible dans l'absence de marge de manœuvre ultérieure
quant à la réaffectation des dossiers ou dans la fermeture de tel ou tel bureau
secondaire.
Une démarche simple et rapide peut être effectuée à partir de l'annuaire du Conseil
National et des conseils régionaux de l'Ordre professionnel dont dépendent le
cédant et ses bureaux secondaires le cas échéant, pour connaître le niveau et la
nature de la concurrence professionnelle directe. Bien que d'un intérêt plus limité
dans les très grandes agglomérations, cette prise de connaissance peut permettre
d'évaluer le potentiel ou les opportunités d'ouverture, de développement ou au
contraire la fermeture de bureaux secondaires.
38
L'existence d'un marché local très concurrentiel compromet cette croissance, de
même qu'une spécialisation des clients dans un secteur économiquement saturé est
pernicieuse.
La propre nature des clients et leur santé financière doivent donc laisser présager
des perspectives de développement de la clientèle.
L’évaluateur doit être vigilant eu égard aux clients du cabinet appartenant à des
sociétés multinationales, le cas échéant. Cet élément est déterminant dans
l’évaluation du portefeuille du cédant et ce, dans la mesure où les missions sont
référées et le nouveau acquéreur peut se voir être retiré la mission et être à la merci
des décisions prises par le Management de la Maison mère.
Une attention particulière doit être portée à la pyramide des âges dans l'historique
des dossiers du cabinet cible. Plus l'antériorité du client dans le portefeuille est
importante, plus l'intuitu personae avec le cédant sera fort et le risque de défiance
vis-à-vis de son successeur sera envisageable, d'autant plus si le dossier remonte à
la création du cabinet.
La notion de présentation revêt ici tout son sens technique, c'est-à-dire non
seulement la prise de contact indispensable, mais surtout un accompagnement du
cédant dans la transmission des dossiers. Néanmoins, l'antériorité du dossier au
sein de la clientèle est indépendante du vieillissement du client lui-même.
39
Vieillissement de la clientèle et pérennité du portefeuille
Dans le même esprit, la rotation des clients est un facteur de risque à percevoir. On
complétera donc l’analyse de la clientèle par son ancienneté dans le cabinet. Un
cabinet composé d’une clientèle fraîchement constituée ne présente bien
évidemment pas les mêmes chances de pérennité que le cabinet solidement
implanté et bénéficiant d’une clientèle fidèle.
Fidélité
Comme pour le personnel, l’ancienneté de la clientèle est peut être le signe d’une
structure figée. Il est important de bénéficier de la fidélité de la clientèle car cela
traduit une satisfaction du client mais il n’est pas anormal d’avoir un certain turn-
over lié aux cessions, acquisitions, événements courants de la vie des entreprises.
Il faudra analyser les causes de départ des clients au cours des deux ou trois
derniers exercices afin de se faire une opinion sur la stabilité de la clientèle.
1
[Link]
40
SECTION V– GESTION DE LA CLIENTELE : Règlements et solvabilité
Délais de règlement
Un point essentiel auquel le professionnel acquéreur doit être vigilant est celui de la
solvabilité de la clientèle et de la difficulté de leur manipulation ou leurs demandes
sans arrêt, ce qui génère des prestations gratuites. Les clients qui génèrent un taux
de rendement déficitaire pour le cabinet objet d’évaluation doivent être sous évalués
ou même écartées du « portefeuille client évalué et repris par le futur
professionnel ». L’acquisition d’un cabinet caractérisé par une clientèle dominée par
ces critères ne peut que constituer une affaire perdante pour l’acquéreur qui va se
voir laisser tomber la clientèle qui constituait l’ossature de l’investissement versé au
cédant.
Pour ceci, l’évaluateur doit être en possession de la balance âgée des créances et
ce, afin de procéder à une analyse fine qui lui permet d’estimer les clients auxquels
il appliquera un coefficient de dévaluation.
41
SECTION VI– NATURE DES MISSIONS
Néanmoins, la sécurité et la régularité de rentabilité qui sont des points forts dans le
portefeuille doivent être opposées aux contraintes inhérentes à la tendance du
marché : la diminution chronique de l'activité de tenue dans la profession, du fait
d'une informatisation croissante des sociétés et de la formation de leur propre
personnel, doit engager le cessionnaire dans une réflexion stratégique de
dynamisation indispensable des missions et de proposition de nouveaux services
(conseil…).
42
structurellement le cabinet. Dans les deux cas, le risque inhérent influence
considérablement la valorisation.
Une étude plus approfondie des dossiers doit permettre d'analyser les liens de
dépendance entre les clients eux-mêmes ; leur implantation géographique, leur
secteur d'activité, les produits fabriqués, les services dispensés, les liens de parenté
ou d'alliance (économique), leur appartenance à un groupe ou à un réseau
commercial, notamment, sont autant d'éléments objectifs de risque d'érosion
massive de la clientèle en cas de départ d'un seul client.
1
(Claude) JANSSENS, L’Evaluation d’un Cabinet d’Expert Comptable, Editions Comptabilité et Productivité, 1ère
édition, 2004, P.6
43
Répartition des honoraires dans le portefeuille clients
44
services que ceux proposés jusque-là de manière récurrente, notamment en termes
de conseils, de secrétariat juridique, d'audit social, d'audit informatique, de
procédures, d'organisation... et ce, tout en respectant, bien sûr, les normes
d’incompatibilité prescrites par la réglementation de l’Ordre professionnel.
Coût de l’insatisfaction
- Un client perdu, c’est d’abord une perte d’image pour le cabinet : on dit qu’un
client mécontent en parle à dix personnes, un client satisfait à trois,
- À ces coûts s’ajoute enfin les coûts du traitement des insatisfactions des
clients (les coûts des retours, du retravail…) les Coûts de gestion des
réclamations, des conflits, des procès…
45
conséquent de la continuité de la relation des clients avec le cabinet suite à
l’opération de changement de main. Deux types d’outils sont utilisés dans ce but :
Trois questions peuvent suffire pour estimer l’avis du client et sa satisfaction. Il s’agit
notamment de la qualité de la prestation, son coût et les délais de réalisation des
prestations.
L’intérêt de ces outils est qu’ils fournissent une évaluation plus objective de la
satisfaction de la clientèle et aide l’acquéreur à prendre la bonne décision. Ils
constituent aussi une base concrète pour définir des actions d’amélioration en vue
de mieux satisfaire la clientèle à l’avenir.
46
CHAPITRE DEUXIEME
- Sur la maîtrise de la délégation et l’adéquation des individus aux travaux qui leur
sont confiés,
Il faut, enfin, préciser que l’impact de la qualité sur l’image du cabinet se diffuse, non
seulement, auprès des clients qui l’apprécient et le font savoir, mais, aussi, auprès
d’autres partenaires de la vie économique tels que les banquiers, les conseils et
professions connexes, des instances professionnelles ou corporatistes.
En effet, une action qualité performante doit avant tout permettre de réduire les
coûts de la non-qualité et ceci par une amélioration de la productivité et de
l’efficacité du personnel; l’incidence finale est une réduction des coûts de revient.
47
La qualité de toute organisation est appréciée, en fonction des méthodes de travail,
au travers des procédures spécifiques à la clientèle et inhérentes à l'administration
interne du cabinet.
Nul ne peut envisager négocier la valeur de cabinet sans contrôler l'existence, d'une
part, et la bonne tenue, d'autre part, des dossiers de travail. Le dossier permanent
doit permettre le diagnostic propre à la clientèle, le dossier de travail (révision, audit
ou autres missions ponctuelles) matérialisant l'étendue et la qualité des diligences
accomplies.
Lettres de mission
48
relations avec le client, d'autre part, elle préserve le cessionnaire de conflits
relationnels latents avec la clientèle.
Vis-à-vis du personnel
- Répartition des tâches par dossier : Plus délicate à apprécier d'un point de vue
extérieur sans un examen approfondi, la répartition des tâches par dossier et par
collaborateur est utile à l'appréciation générale de la qualité des travaux et du
lien avec la clientèle : un dossier de révision et d'établissement de comptes
annuels suivi par un seul collaborateur ne donne pas la même image
49
organisationnelle et relationnelle avec le client qu'un dossier dont chaque étape
ou domaine technique est affecté à une personne distincte.
- Les logiciels : la qualité des logiciels et leur adéquation à la nature des missions
est de manière plus significative un critère d'appréciation générale du niveau des
prestations réalisées par l'ensemble du personnel.
50
indispensable pour identifier les retards ou litiges récurrents. La périodicité et
l'historique des règlements ont une incidence directe sur le plan de remboursement
à mettre en œuvre par le cessionnaire.
C’est l’image de marque du cabinet qui est dégradée auprès de l’ensemble de son
entourage. Enfin, c’est une indication du degré de motivation du personnel soucieux
ou non d’assurer la satisfaction du client ou bien s’agit-il de la réaction spontanée du
personnel (motivé par la rentabilité de leurs dossiers) eu égard au niveau bas des
honoraires non renégociés avec le client.
En général, le délai maximal de production d’un bilan est estimé à 3 mois. Au-delà, il
faut rechercher les causes qui proviennent soit du collaborateur (chargement trop
important, désorganisation…), soit du client lui-même, soit d’événements
exceptionnels : maladie, décès…
51
L’évaluateur doit allouer une attention particulière à l’image du cabinet et à la
satisfaction de l’entourage quant aux délais de productions des éléments
demandés.
«Time is money » affirment les anglais. Rien n’est plus vrai dans un cabinet
d’expertise comptable. Le suivi des temps par collaborateur est un critère clé dans
le diagnostic des procédures. Il permet de prendre connaissance des méthodes
appliquées : connaissance des temps facturables et non facturables, des temps par
dossier et par collaborateur. Le suivi des temps passés par chacun sur chaque
mission s’avère bénéfique.
L’analyse des temps permet ainsi au futur associé d’avoir davantage d’informations
quant à l’efficacité des collaborateurs, la rentabilité de chaque client, l’identification
de dérapage significatif par rapport au budget alloué nécessitant une facturation
complémentaire ou une redéfinition de la mission, le lissage des périodes
d’engorgement sur plusieurs collaborateurs, la nécessité de recruter ou de licencier
pour sur ou sous-activité, etc…
Néanmoins, certains cabinets n’ont pas de procédure de suivi des temps. Cela
présente des risques de sous facturation mais aussi de surfacturation. Il n’est pas
recommandé de surfacturer un client car tôt ou tard ceci risque d’engendrer la fuite
d’une partie de la clientèle.
52
Incidence sur l'appréciation du " cut-off ":
Le suivi précis du temps passé est le seul critère fiable d'appréciation des
honoraires facturés d'avance ou non encore facturés, indépendamment de l'état
général d'avancement des dossiers.
53
CHAPITRE TROISIEME
La réussite d’une reprise suppose que l’ensemble des collaborateurs qui réalisent le
chiffre d’affaires, la productivité et le résultat du cabinet acceptent, l’acquisition car
celle-ci risque d’être gravement compromise si lors des étapes de la restructuration
les souhaits et les aspirations du personnel ont été méconnus ou écartés.
Les ressources humaines ont une grande importance non seulement pour leur
contribution en qualité d’intrant du cycle de production mais également et plus
particulièrement en tant que composante principale du cabinet considéré comme
organisation. L’évaluateur doit mettre l’accent sur les éléments suivants :
54
sous traitants, clients). Il est très important de connaître l’historique de
l’actionnariat afin de se prémunir contre une hémorragie de la clientèle.
En fait, l’analyse des ressources humaines passe par une prise de connaissance
générale de l’ensemble du personnel (Technique et administratif) ainsi que des
qualités individuelles de chacun (Formation, présentation, comportement avec la
clientèle, l’art de l’écoute…).
55
SECTION I– CONNAISSANCE GENERALE DES RESSOURCES HUMAINES DU
CABINET
Le tableau de bord social peut contenir les données suivantes : la nature de l'effectif
(Experts Comptables DPLE, mémorialistes, finalistes, stagiaires, cadres
administratifs, comptables, fiscalistes, juristes, informaticiens,...), le nom de chacun,
l'antériorité, la formation et le niveau de responsabilité.
Les contrats de travail, s’ils existent, seront bien entendu analysés. Il conviendra
d’examiner avec une attention particulière le suivi des heures supplémentaires. Il est
de coutume et avec surprise que la législation en la matière, semble souvent
méconnue ou non respectée au sein même des cabinets d’expertise comptable.
56
Cela est générateur de risques extrêmement importants dont les conséquences
seraient mesurées avec la jurisprudence sociale la plus récente.
Des litiges sociaux peuvent exister ou être latents. Pour les litiges existants, leur
recensement et leur évaluation sont relativement aisés, pour autant qu'il en soit fait
un examen exhaustif. Pour les litiges latents, seuls une prise de connaissance
individuelle de chaque membre du personnel, indispensable à toute perspective de
rachat, permet d'en apprécier la teneur.
Politique d'intéressement
Cette appréciation générale est préalable à l'entretien individuel que doit diligenter le
cessionnaire avec chacun des membres du personnel.
57
SECTION II– ANALYSE INDIVIDUELLE DU PERSONNEL DU CABINET
L'expérience acquise par chacun est tout aussi essentielle pour l'acquéreur que
leurs diplômes et autres formations professionnelles (Experts Comptables
mémorialistes, finalistes ou stagiaires..); cette consistance même de l'effectif et les
perspectives d'évolution de carrières inhérentes doivent être prises en compte dans
le calcul prévisionnel à moyen terme du successeur. Pour se forger une opinion
objective, une fiche descriptive individuelle peut être remise au cessionnaire avant
les entretiens.
1
[Link]
58
Lien entre méthode de suivi des temps et rentabilités individuelles
59
CHAPITRE QUATRIEME
Méthodes de travail
En outre, l’acquéreur doit s'assurer que le cabinet n'est pas en infraction avec les
règles déontologiques stipulées par les instances professionnelles.
Par ailleurs, la nature même des missions peut être sujette à controverse
déontologique. Il convient notamment de vérifier que l’Expert Comptable cédant
applique les lois et règlements en vigueur ainsi que les usages admis par la
profession et qu’il tient compte des recommandations des organisations
compétentes et des administrations1.
Publicité
L’article 17 de la loi 15 / 89 stipule que toute publicité personnelle est interdite aux
Experts Comptables. Le recours régulier du cédant à des formes diverses de
publicité directe ou indirecte peut être source de conflits avec les instances
ordinales et les confrères, ce qui laisserait présager une transmission dans des
conditions litigieuses.
1
Loi n° 15-89 réglementant la profession d’Expert Comptable et instituant un ordre des Experts Comptables.
60
Absence de confraternité et litiges afférents
Les litiges opposant le cédant aux confrères sont très pernicieux. Ces conflits
peuvent avoir comme origine de détournements de clientèle de collaborateurs, de
reprises de dossiers sans respect des devoirs de confraternité inhérents, etc. En
cas de doute, le repreneur s’efforce alors de chercher les informations nécessaires
à ce sujet.
Les clauses de non-concurrence doivent être vérifiées dans les contrats de travail
des collaborateurs repris, bien évidemment.
Le cessionnaire doit porter une attention particulière aux méthodes retenues pour le
classement et l’archivage dans la mesure où elles conditionnent la bonne
61
exploitation et le suivi rigoureux des dossiers. Elles doivent être homogènes,
connues de tout.
Enfin, l'archivage des dossiers est souvent révélateur que la tenue des dossiers
elle-même.
Elle doit être analysée à partir des contrats essentiels à l'activité du cabinet, l'objectif
étant de cerner les risques éventuels liés notamment au caractère intuitu personae
de certains contrats (emprunt…). Il faut également réexaminer tous les contrats qui
engagent le cabinet à long terme et qui ont une incidence sur la valorisation, tant sur
les résultats futurs que sur la liberté ou non de restructurer.
Par ailleurs, dans un souci de prudence, il faudra prendre soin de consulter les
bulletins de paie. En effet, s'il y a par exemple régulièrement des lignes "primes
exceptionnelles", ceci peut être révélateur d'heures supplémentaires que les
salariés auront ensuite le droit de réclamer. Par ailleurs, les prévisionnels de
charges devront être revus à la hausse pour intégrer ces heures supplémentaires à
leur juste prix.
62
Conclusion de la deuxième partie
A cet effet, nous avons essayé tout au long de cette partie d’examiner les
caractéristiques du cabinet à travers les aspects suivants :
63
L’acquisition ou la fusion à un cabinet requièrent donc une analyse sérieuse de la
part du professionnel acquéreur ou associé et bien entendu la collaboration du
professionnel qui envisage de céder ou s’associer.
En réalité, ce que le professionnel doit avoir à l’esprit lors de l’évaluation c’est que
cette dernière est articulée autour de deux facteurs essentiels qui sont à la fois
financiers (méthodes d’évaluation usuelles, rentabilité, chiffre d’affaires…) et
qualitatifs.
64
TROISIEME PARTIE
EVALUATION FINANCIERE
65
Introduction de la troisième partie
Par la suite, nous allons mettre en relief les différentes méthodes d’évaluation des
cabinets de profession libérale en général et des cabinets d’expertise comptable en
particulier. Il serait utile de signaler qu’il existe une multitude de méthodes
d’évaluation financière des entreprises qui restent utilisées et reposent sur des
raisonnements généralement admis1, cependant, nous allons nous intéresser
uniquement, aux méthodes spécifiques utilisées en général dans le cadre de
l’évaluation des cabinets d’expertise comptable.
1
Voir annexe 5 : Autres méthodes d’évaluation.
66
CHAPITRE PREMIER
La valeur est différente du prix. La valeur présente un caractère objectif sur la base
des données propres au cabinet et à son environnement, mais ne constitue qu’une
opinion.
En général, le prix d’une entreprise est une fonction de l’utilité que lui accorde son
acquéreur potentiel sous contrainte de l’offre et de la demande.
Les mots à la mode dans le monde sont « la juste valeur » ou mieux dire la « Fair
value ». La « Juste valeur » comprend deux mots qui l’un comme l’autre ont été et
sont toujours probablement parmi les thèmes sur lesquels se penchent les
philosophes depuis des siècles sans évidemment y trouver une explication
consensuelle. Il pourrait exister deux « Juste Valeur »2, la « Juste Valeur acheteur »
et la « Juste Valeur vendeur », ce qui évidemment serait un retour réaliste vers la
valeur du marché, c'est-à-dire le prix.
La vente d’un cabinet d’expertise comptable ne s’effectue pas selon les mêmes
critères que celle de la plupart des entreprises. Le prix final devra prendre en
compte certains éléments tels que l’évaluation des en-cours, la garantie, la sûreté
1
SIC, Le mensuel de l’OEC Français, Numéro 240, Mars 2006, P.16.
2
(Claude) JANSSENS, L’évaluation d’un cabinet d’Expert Comptable, Editions Comptabilité et productivité, 1ère
édition, 2004,
67
de la garantie, les conditions du bail, la reprise des engagements sociaux, le
montant du paiement initial et la rémunération du cédant s’il continue de travailler1.
Dans le cadre du présent mémoire, nous avons préparé un questionnaire2 que nous
avons adressé à une centaine d’experts comptables membres de l’OEC au Maroc.
Cependant, le taux de réponse était faible, ce qui ne nous a pas permis de tirer les
constatations et les enseignements scientifiques possibles, issus de l’expérience
nationale en la matière de transferts de cabinets et des méthodes d’évaluation des
cabinets d’expertise comptable au Maroc. Par conséquent, nous avons jugé utile
dans ce cadre, de présenter les études et enquêtes réalisées par le Conseil
Supérieur de l’OEC français et l’organisme INTERFIMO au titre des transactions
similaires en France et en faire bénéficier les experts nationaux.
1
4ème soirée de la transmission des cabinets d’Expertise Comptable , organisée le 28 Novembre 2007 par l’OEC
Français.
2
Voir Annexe 2.
68
Nous signalons qu’en dépit de la faiblesse du taux des réponses reçues des
professionnels (soit un taux de réponse de 7%), nous avons exploité les réponses
obtenues et nous les avons mis en annexe1.
- La plupart des accords sont le résultat de compromis et portent sur une période
de trois à cinq ans. Certains contrats de société prévoient des délais beaucoup
plus longs (10 ans) pour permettre aux associés en place de racheter la part de
l’associé sortant. De façon générale, lorsque l’acheteur et le vendeur ne se
connaissaient pas auparavant, le délai est de trois à cinq ans.
1
Voir Annexe 1 : (Présentation de l’enquête et résultats du questionnaire déroulé en 2009 auprès d’un échantillon
des membres de l’OEC au Maroc)
2
La transmission de cabinets d’Expertise Comptable, méthodologie et outils, OEC Français, Septembre 2006.
69
- Outre la rentabilité de la clientèle, le repreneur doit également prendre compte
des facteurs démographiques à savoir le vieillissement de la clientèle du
professionnel cédant.
- Un acheteur potentiel n’acceptera pas de payer une prime (ou de payer tout
court, dans certains cas) pour des clients qui risquent de quitter le cabinet à
court terme.
- Comme le prix final est déterminé par une formule établie dans le contrat de
vente, un paiement total à la signature de l’accord est plutôt rare en pratique.
Ø Coefficient moyen 84 % du CA HT
Ø Coefficient moyen 89 % du CA HT
Ø 3 / 5 entre 78 % et 100 %
70
SECTION II– METHODES D’EVALUATION DES CABINETS
Nous proposons entamer cette partie par l’étude des méthodes utilisées pour
l’évaluation des cabinets de professions libérales (Avocats,…) et ce, pour deux
raisons. D’une part pour se rapprocher des pratiques utilisées par les cabinets ayant
une certaine ressemblance à la profession d’expertise comptable, et pour avoir une
idée sur l’évaluation de ces cabinets en cas d’éventuel regroupement
interprofessionnel d’autre part.
Les méthodes d’évaluation des cabinets de profession libérale sont différentes selon
que l’acquéreur procède à l’achat d’un droit de présentation ou de droits sociaux.
Lorsqu’il est procédé à l’achat d’un droit de présentation, la rentabilité intrinsèque,
définie usuellement comme le résultat avant impôt et avant rémunération de l’Expert
Comptable cédant, est prise en compte. Lorsqu’il est procédé à une cession de
parts, la situation nette à la date de la transmission est également prise en compte
comme critère de référence.
Les méthodes d'évaluation des cabinets libéraux sont multiples et peuvent être
classées en deux grandes familles:
A. Valeur patrimoniale
La méthode d'évaluation qui s'attache à estimer le prix des actifs suppose que l'on
valorise les actifs immobilisés en s'appuyant sur les données du marché.
1
(Agnès) BRICARD, Présidente du Club Secteur Public du CSOEC et Fondatrice de la base documentaire en ligne
[Link] du Conseil Supérieur Français.
71
Dans cette méthode, les actifs du cabinet libéral sont souvent valorisés à partir du
chiffre d'affaires, auquel on applique un pourcentage. Il s'agit notamment des
professions libérales à savoir les Avocats, Ingénieurs Conseils qui estiment la valeur
d'une indemnité de présentation de clientèle sur la base du chiffre d'affaires sans
même contrôler la récurrence, l'activité, les perspectives, les structures de coûts. Ils
estiment que l'activité est figée, que le savoir faire n’est pas très différent pour un
même diplôme et qu'à la marge près, le profit récurrent est identique. En effet, il
existe une grille d'évaluation des entreprises basée essentiellement sur le chiffre
d'affaires.
Il faut garder à l'esprit que cette méthode n'est qu'une évaluation forfaitaire qui
présente l'avantage de la simplicité mais qui est de plus en plus aléatoire. En effet,
elle n’est pas nécessairement satisfaisante du moment où les pourcentages
devraient résulter d'une observation permanente et exhaustive des cessions de
cabinets. Or, les informations sur les transmissions sont conservées secrètes et ne
sont pas généralement diffusées 1.
Il est à noter également que l'évaluation à partir du chiffre d'affaires méconnaît les
disparités importantes qui peuvent exister entre deux cabinets libéraux réalisant le
même volume d'activité mais qui n'ont pas pour autant la même structure de coûts2.
Dans le cas d'un cabinet en société, il faut ajouter aux capitaux propres qui sont au
bilan le prix de ces actifs évalués au prix du marché, déduire les valeurs comptables
qui correspondent aux actifs réévalués pour ne retenir que la plus-value et bien
entendu retrancher l'ensemble des dettes. On obtient ainsi la valeur patrimoniale
(Voir §3 Ci-dessous).
B. Valeur de rendement
72
en général sur les trois derniers exercices. « Ce coefficient est généralement
compris entre 3 et 7 en fonction des points forts et des points faibles issus du
diagnostic général de l'entreprise»1.
La structure des charges doit être appréciée afin de s'assurer qu'elle est bien en
adéquation avec les bonnes pratiques du secteur d'activité concerné (conjoint peu
rémunéré, frais généraux non liés à l’exploitation…) ainsi qu'avec les normes en
vigueur dans le métier (qui fait quoi et comment?).
1
(Agnès) BRICARD, Présidente du Club Secteur Public du CSOEC et Fondatrice de la base documentaire en ligne
[Link] du Conseil Supérieur Français,
2 ème
3 soirée de la Transmission de cabinets, organisée conjointement par l’Organisme Interfimo et l’OEC Français,
30 Juin 2007
73
- Les retraitements : qualité de la clientèle, valeurs locatives, coût de « la non
qualité », poids du poste « Clients »,
Ce que l’on peut saisir c’est que la valeur du cabinet est fonction aussi de l’activité
dominante soit pour le cas des cabinets d’Expertise Comptable, un cabinet à
« dominante Commissariat aux comptes » n’a pas la même valeur d’un cabinet à
« dominante expertise comptable » ou « à dominante Conseil ».
Ceci étant vrai car nous concluons qu’il existe une certaine ressemblance des
visions entre les professions libérales du moment ou l’on compare ce constat avec
les usages de la profession d’expertise comptable.
1
(Jean pierre) BERTREL, Spécialiste de l’ingénierie juridique, Conseil en rapprochement et fusions-acquisitions,
Associé à JURECONSEIL. Sans date.
74
A. Evaluation d’après les honoraires hors taxes
Cette base semble abondamment admise mais elle est en fait corrigée en fonction
de certains critères qui conduisent in fine à tenir compte de la rentabilité et des
éléments qualitatifs ou au contraire défectueux que tout évaluateur doit intégrer
dans sa démarche.
Quelques études3 sont disponibles et donnent une liste de ces critères dites
«abattements » dont notamment la présence de gros clients, la localisation
géographique, la mauvaise qualité, le crédit client trop important, le personnel âgé,
la clientèle à risques, le risque de concurrence, la mauvaise notoriété, le potentiel
de développement des clients. Ces éléments seront développés ultérieurement.
Dans son livre, VIZAVONNA a essayé d’énumérer les risques et de lister les
caractéristiques du cabinet en affectant à chacun des critères une note pondérée en
fonction de l’importance relative accordée par l’évaluateur. Cette étude est à notre
avis intéressante dans la mesure où elle permet au candidat acquéreur de
s’interroger à bon escient sur la consistance du cabinet. Mais l’intérêt nous semble
limité pour la maniabilité des grilles d’évaluation.
1
2ème soirée de transmission de cabinets, organisée par l’OEC Français, 30 Juin 2007.
2
(Prins) ERIC , Reprise d’un cabinet d’Expertise Comptable : de la négociation à la présentation, Mémoire Expertise
comptable France, 1992, P.40
3
4ème soirée de la transmission des cabinets d’Expertise Comptable, organisée le 28 Novembre 2007 par l’OEC
Français.
75
Lors de l’analyse de la clientèle de commissariat aux comptes, il est d’usage de
prendre en considération la durée de mandat restant à courir et de pratiquer une
décote en fonction des années restant à courir.
Une autre différence existe entre le Maroc et la France. En effet, la loi marocaine
fixe la durée légale du mandat de commissariat aux comptes à 3 ans, alors qu’elle
est de l’ordre de 6 ans en France. Il va sans dire qu’un cabinet dont le portefeuille
Commissariat aux comptes (CAC) ayant une durée moyenne de mandats de 4 ans
(ou 5 ans) par exemple n’aurait certainement pas la même valeur d’un cabinet dont
la durée moyenne du portefeuille des mandats (CAC) n’est que de 2 ans (ou 1an).
Soit un Expert Comptable exerçant à titre libéral, encaissant une moyenne de trois
millions d’honoraires par an. Le résultat dégagé s’élève à 700.000 MAD
1
(Prins) ERIC, Reprise d’un cabinet d’Expertise Comptable ; de la négociation à la présentation, Mémoire Expertise
comptable France, décembre 1992, P.43.
76
- Les cotisations sociales personnelles de l’Expert Comptable s’élèvent à 200.000
MAD,
- Le conjoint de l’Expert Comptable, employé à mi- temps n’est pas indispensable
au bon fonctionnement du cabinet. Il doit se retirer lors de la cession du cabinet.
Son coût total annuel est de l’ordre de 120.000 MAD,
- Les indemnités kilométriques sont exagérées pour une valeur d’environ 60.000
MAD,
- Il est noté l’absence de loyer professionnel dans les dépenses ; l’Expert
Comptable est propriétaire des murs et ne verse pas d’indemnité d’occupation.
RETRAITEMENT DU BENEFICE MAD
Bénéfice avant retraitement + 700 000
Cotisations sociales personnelles + 200 000
Frais du conjoint + 120 000
Indemnités kilométriques + 60 000
Loyer professionnel normal - 100 000
Bénéfice retraité = 1.000.000
Ainsi, sur la base de 3 fois le bénéfice retraité, la valeur du cabinet dans notre
exemple s’élève à 3 Millions MAD, ce qui correspond à un an de chiffre d’affaires.
77
son espérance mathématique restent très utilisées et reposent sur des
raisonnements généralement admis. Ces formules peuvent être pour la plupart
regroupées en « méthodes acheteurs » et « méthodes vendeurs »1.
En effet, outre les actifs incorporels et corporels dont le traitement n’est pas assez
spécifique, l’évaluateur doit être vigilant quant à l’analyse des aspects « les
créances clients » et notamment la détermination des « travaux en cours ».
1. Créances clients
En ce qui concerne les clients, il sera utile de s’appuyer sur une balance par
ancienneté des soldes afin de cerner les créances à risques et d’en déterminer leurs
véracités et leurs liquidités. L’analyse financière devra également permettre d’établir
l’évolution qualitative de celles-ci et de procéder aux réajustements nécessaires de
la valeur.
1
Voir : Autres méthodes d’évaluation préconisées (Annexe 5).
2
Etant donné que notre mémoire est axée essentiellement sur les cabinets de petite taille et sur la base de notre
travail de recherche, la méthode patrimoniale n’est pas d’usage lors de l’évaluation de ce genre de cabinets.
3
(Marie-France) MISSONIER, Devenir de l’Expert Comptable : Ici et Demain que ferons-nous ?, Mémoire
Expertise comptable France, 1992, P.30
78
2. Travaux en cours et produits constatés d’avance
A cet effet, il faut rechercher dans le mode de facturation une approche de réponse.
Une facturation au temps passé avec des interventions clairement identifiées
permettra de faire figurer au bilan les temps passés sur le dossier valorisés au prix
de revient comme déterminé ci-dessus. Mais lorsque la facturation ne comporte pas
de référence à une intervention précise et se rapporte en fait à un acompte à valoir
sur les honoraires de l’exercice en cours et que de surcroît, ces acomptes sont
déterminés en tenant compte de l’établissement du bilan, il s’agit en fait d’un contrat
à long terme à exécution successive.
79
§ La méthode du bénéfice à l’avancement des travaux qui permet de
constater des bénéfices partiels.
Il est évident que la facturation sera effectuée en prix de vente pour l’ensemble des
prestations réalisées depuis l’ouverture de l’exercice du client.
Note
Date de cloture
(1) Date de clôture de l’exercice client: pour contrôle de la cohérence
de la colonne 5
Temps passé depuis l’ouverture de (2)
l’exercice client
Taux de facturation (3) Taux de facturation : l’idéal consisterait à raisonner d’après un
taux prévisionnel déterminé à partir d’un taux historique. A défaut,
on retiendra le taux moyen de facturation observé sur l’exercice
précédent
Facturable (4) Facturable = (2) * (3)
Facturé (5) Ensemble des acomptes émis depuis l’ouverture de l’exercice
client
Facturation d’avance (6) = (5) – (4)
Factures à établir (7) = (4) – (5)
Le montant des provisions doit être soigneusement considéré, ainsi que les
facturations d’avance pour des travaux non effectués ou des travaux restant à
facturer, c'est-à-dire le point de l’avancement des travaux par rapport à la
facturation.
3. Cut off
L’acquéreur doit pouvoir disposer d’un suivi des temps passés suffisamment précis
pour apprécier l’état d’avancement des travaux. En particulier pour les missions
80
comptables récurrentes de révision et d’établissement de comptes annuels, un bilan
terminé ou une situation intermédiaire adressé au client permettant de disposer de
critères de référence utiles.
4. Sous-traitance
L’ensemble des autres éléments du passif fera l’objet d’une analyse afin de voir si
ceux-ci sont exhaustifs. Les impôts latents seront repris au passif du bilan.
Les dettes sont évaluées à leur valeur nominale. L’ensemble des engagements (et
des litiges) est recensé avec précision.
1
Francis Lefebvre, Mémento Comptable. R 815-1
81
CHAPITRE DEUXIEME
Il est à signaler que cette présentation a été inspirée du guide préparé par
P.VIZAVONNA1 et que nous avons essayé d’adapter aux spécificités du cas
Marocain.
1
P. Vizavonna, « Evaluation des cabinets d’Expertise comptable et de Commissariat aux comptes», ATOL Editions,
1988.
82
Dans le processus de détermination de la valeur d’un cabinet, le repreneur doit
accorder une place extrêmement importante à l’étude rigoureuse et sérieuse de
chacun de ses éléments. Faute de quoi et en se basant sur le seul aspect financier,
le cessionnaire pourrait réaliser une affaire perdante avec toutes les chances
d’échec.
La liste des contrôles préalables à tout achat de cabinet ainsi que l’analyse des
Clignotants Rouges seront examinées spécifiquement. L’évaluateur pourra ainsi
évaluer le Cabinet en question, en constater les forces et les faiblesses (ainsi que
leurs incidences sur la valeur) et comparer objectivement plusieurs offres entre
elles, le cas échéant.
§1. Frais
L'évaluateur indiquera les caractéristiques propres aux locaux qui pourraient être un
clignotant rouge, telles que: locaux particulièrement mal agencés, emplacement
dans des quartiers incompatibles avec l'activité d'un cabinet d'expertise comptable,
possibilité d'expropriation, impossibilité d'agrandissement, locaux saturés.
Il est possible que l'acheteur envisage de ne pas reprendre les locaux. Le problème
est alors de savoir si la clientèle suivra le cabinet dans ses nouveaux bureaux (cette
remarque touche particulièrement les cabinets assurant des tenues de
comptabilité).
83
Les clignotants rouges « Questions et Réponses Commentaires du vérificateur
Contrôles » chiffrées
ou non
Calculer le ratio :
§ Loyers / Surface des locaux, A chiffrer Indiquer si le loyer est normal
§ Loyer / Chiffre d’affaires, L’évaluateur indiquera si ce loyer lui paraît
A chiffrer cohérent avec l’activité du cabinet et si la
surface et la qualité des locaux sont
suffisantes, insuffisantes ou excessives.
§ Indiquer le montant des charges
mensuelles,
§ Préciser les caractéristiques propres aux
locaux qui vous paraissent devoir être Locaux insalubres, mal placés, etc…
signalées,
§ Un déplacement de locaux modifierait-il
sensiblement la fidélité de la clientèle ? A motiver
Les frais de personnel doivent faire l’objet d’une analyse minutieuse afin de
s’assurer que le personnel n’est ni sous-payé ni sur- payé.
Les logiciels
84
Il s'agit de savoir si les programmes prévus sont capables d'effectuer des
opérations sophistiquées relatives au métier de la tenue comptable. Quant à
l'activité de Commissariat aux comptes, ce problème ne se pose pas avec acuité.
Le matériel informatique
Il est important de savoir quelles sont les possibilités et les limites du système
informatique en place. L'évaluateur doit être vigilant quant à la capacité de
traitement, de la vitesse de traitement, de la facilité d'utilisation du matériel…
Autres matériels
85
§4. Dirigeants
Les normes de rémunération d'un Expert Comptable à son compte sont variables
selon l'activité et l'emplacement géographique du cabinet. Il n'en demeure pas
moins, par exemple, qu'une charge annuelle de 600 KMAD pour 2006 (charges
sociales et congés payés inclus) représente une norme maximale au-dessus de
laquelle la sur-rémunération sera considérée comme un avantage en nature; ainsi
cet excédent pourra être rattaché au bénéfice prévisionnel qui est la base de calcul
de la rente de Goodwill. Ainsi, à titre d'illustration un Expert Comptable qui
percevrait 800 KMAD et 100 KMAD d'avantages en nature et dont le cabinet, après
ces charges, dégagerait un bénéfice imposable de 175 KMAD verrait ce dernier
rectifier comme suit pour l'établissement de la rente de Goodwill.
L’évaluateur doit estimer la quantité de travail fourni sur les dossiers par le dirigeant
Expert Comptable qui vend son cabinet. Il est évident que la moyenne de 600
KMAD évoquée ci-dessus ne joue que dans l’hypothèse où le dirigeant propriétaire
travaille « normalement ». Si au contraire, l’Expert Comptable dirigeant (le vendeur)
rapporte à lui tout seul le produit de trois collaborateurs, la rentabilité servant de
base au calcul de la rente de Goodwill devra être réduite d’autant. D’une manière
générale, il convient d’éliminer les produits des performances « intuitu personae »
du vendeur qui disparaîtront dès lors que celui-ci aura vendu son cabinet.
86
LES CLIGNOTANTS ROUGES REPONSES COMMENTAIRES DU VERIFICATEUR
« QUESTIONS ET CONTROLES » CHIFFREES OU
NON
§ Etudier la rémunération prélevée A chiffrer Si les charges de salaire du patron sont
par le dirigeant inférieures à 600 KMAD, on peut considérer
qu’il n’ya pas de goodwill ou qu’il n’est pas
fort. 600 KMAD est indicative et peut donc
varier.
§ Etudier les avantages en nature A chiffrer
dont bénéficie le dirigeant
exploitant : voiture, restaurant,etc…
§ Vérifier qu’il n’y a pas de transfert A chiffrer L’évaluateur précisera si ces mouvements
de bénéfice par le biais sont justifiés par un travail cohérent avec la
d’honoraires qui seraient versés (ou facture.
reçus à un autre cabinet d’expertise
comptable).
§ Evaluer la production intuitu A chiffrer
personae fournie par le vendeur
§5. Correspondants :
L’évaluateur doit savoir si pour chaque client, un contrat de service matérialisé par
un écrit est établi, si ces contrats sont correctement établis et si d’une manière
générale, ils garantissent la conservation du client dans de bonnes conditions.
87
LES CLIGNOTANTS ROUGES « QUESTIONS ET REPONSES COMMENTAIRES DU
CONTROLES » CHIFFREES VERIFICATEUR
OU NON
1. Contrats avec les clients
Signaler les ruptures de contrat des deux derniers Joindre les contrats au dossier,
exercices
Préciser leur degré de fiabilité.
Indiquer si ces contrats paraissent devoir garantir la
transmission du cabinet dans de bonnes conditions pour
l’acheteur.
2. Contrats avec d’autres tiers
Préciser si ces contrats paraissent susceptibles de Indiquer le nom des
durer dans le temps et de produire pour le Cabinet des correspondants, leurs fonctions
effets bénéfiques. et le chiffre d’affaires qu’ils
apportent annuellement
(conseils juridiques, avocats,
etc…)
88
§7. Risque social
Ce risque existe dès lors que le cabinet est en société, pour les mêmes raisons que
celles évoquées ci-dessus. L’évaluateur doit donc contrôler le montant des
cotisations sociales versées (CNSS, CIMR, mutuelles…) ainsi que le respect des
délais de règlement.
Afin que le transfert de parts qui suivra l’évaluation et l’achat puisse se faire dans
des conditions saines, il convient de vérifier la bonne tenue ainsi que les signatures
relatives aux procès verbaux d’assemblées, de conseils d’administration.
89
LES CLIGNOTANTS ROUGES « QUESTIONS REPONSES COMMENTAIRES DU
ET CONTROLES » CHIFFREES VERIFICATEUR
OU NON
§ Vérifier que les livres cotés et paraphés de Préciser les Joindre la photocopie des derniers
procès verbaux d’assemblées sont à jour. anomalies procès verbaux de Conseils et
d’Assemblées.
§ Vérifier qu’ils sont signés par les personnes
habilitées à le signer.
Cette grille a pour but de fournir des indications plus objectives que possibles
permettant ainsi de mieux discuter et négocier la valeur du cabinet lors de toute
opération de rapprochement ou de transmission de cabinets. Il s’agit de la
présentation des principales caractéristiques du cabinet d’expertise comptable qui
sont notamment, la rentabilité, la clientèle, l’organisation interne (Locaux
administratifs, système d’information matériel de bureau, organisation et suivi des
dossiers), personnel et sa qualité, Autres caractéristiques.
90
§ L’activité de Commissariat aux Comptes répartie sur 100 Mandats de PME.
Aucune société n’est cotée.
- Secrétariat 1 Secrétaire,
L’Expert Comptable prélève un salaire de 35.000 MAD par mois, sur 13 mois et
10.000 MAD d’avantages en nature diverse. L’Expert Comptable ne fournit pas de
travail direct sur les dossiers mais les supervise.
La première étape pour le futur associé est de remplir la grille d’évaluation relative à
la tenue de comptabilité. Par la suite, cette grille fera l’objet de commentaires.
La note N1 de 4,75 est donc inférieure à la moyenne. Cette note est faible. Nous
constatons par ailleurs, que la marge horaire sur coût variable n’est que 150 MAD
alors que celle du commissariat aux comptes s’élevait à 850 MAD, soit un montant
de plus de 5 fois supérieur.
91
2. CLIENTELE APPRECIATION COEFFICIENT NOTE NOTE
DE D’IMPORTANCE SUR PONDEREE
L’EVALUATEUR 10
§ Diversification de la clientèle Bonne 4 7 28
§ Fidélité de la clientèle Assez bonne 4 6 24
§ Solidité financière des clients Moyenne 4 5 20
§ Vitesse de règlement des clients Moyenne 3 5 15
§ Pourcentage d’impayés 3% 3 7 21
§ Eloignement géographique des Variable 3 5 15
clients
§ Qualité des relations avec la clientèle Correct 2 6 12
§ Age des dirigeants. Jeunes 2 9 18
N 2 = 153 / 25 = 6,12 25 153
La note N2 est malgré tout assez moyenne et est, en tout état de cause, bien
inférieure à celle obtenue avec le commissariat aux comptes (8,55). Notons que
cette note n’est pas non plus catastrophique et ne remet pas en cause l’achat du
cabinet.
92
[Link] INTERNE (SYSTEME APPRECIATION COEFFICIENT NOTE NOTE
D’INFORMATION ET MATERIEL DE DE D’IMPORTANCE SUR 10 PONDEREE
BUREAU) L’EVALUATEUR
La note obtenue de 6,52 est moyenne. Ce critère n’avait pas été retenu dans
l’évaluation de l’activité de Commissariat aux comptes, ce qui est logique puisque a
priori le CAC ne nécessite pas l’utilisation d’un matériel informatique assez
performant et surtout pour les petits cabinets. Ce critère est important pour la tenue
de comptabilité et la faiblesse des possibilités d’élargir les capacités de traitement
pénalise sensiblement la note obtenue, alors qu’à priori, le système d’information
est assez satisfaisant.
93
La note obtenue de 3,83 est faible malgré le respect des délais légaux.
Relativement, son degré d’importance est identique à celui du commissariat aux
comptes.
Sans être aussi élevée que celle du commissariat aux comptes (8,12 /10), la note
obtenue de 6,84 est satisfaisante. Il est clair que ce critère est très important.
94
La note obtenue (7,68 / 10) est assez bonne et n’appelle pas de commentaires
particuliers.
Le taux sera plus fort (donc plus proche de 100 %) dans les situations suivantes :
95
- Pour éviter une concurrence difficile se soldant par une baisse systématique du
prix de vente,
- Afin d’acquérir une clientèle plus difficile à obtenir, telle que celle du
commissariat aux comptes, etc.
En guise de conclusion, il y a lieu de rappeler que cette grille peut être maniée et le
professionnel peut concevoir facilement une grille selon son besoin et ses attentes
du cabinet évalué et ce, quelque soit son activité dominante (tenue de comptabilité,
audit, conseil…).
96
Conclusion de la troisième partie
Il va sans dire, que la conjugaison des deux facteurs qualitatifs et quantitatifs permet
de donner la valeur la plus proche possible du cabinet, assurant ainsi les intérêts
financiers et professionnels du cessionnaire, du cédant et du futur associé, le cas
échéant.
97
CONCLUSION GENERALE
Transmettre son cabinet ou se rapprocher à un autre n’est pas une fin en soi et ne
peut connaître le succès que si le choix stratégique pris a été clairement défini et
bien évalué. En effet, la réussite du regroupement est conditionnée par une étude
approfondie de tous les aspects financiers, organisationnels, voire même
psychologiques. L’acquisition d’un cabinet requiert donc, une analyse sérieuse de la
part du repreneur potentiel et la collaboration du professionnel qui envisage de
céder son affaire.
Par ailleurs, Il est constaté que bon nombre d’Experts Comptables absorbés par
leur activité professionnelle ou préférant ignorer l’heure de la retraite, ne prennent
pas le temps de réfléchir à leur propre stratégie de transmission de cabinet. Faute
d’anticiper la question, certains pourraient agir au dernier moment, de manière
précipitée et dans des conditions qui peuvent aller à l’encontre de leurs intérêts.
Nous concluons que l’évaluation du cabinet d’expertise comptable est encore peu
abordée au Maroc, mais elle le sera de plus en plus dans l’avenir. Il y’a lieu de
rappeler dans ce cadre, que nous n’avons pas pu parvenir à des données relatives
aux rares transactions de regroupements conclues sur le plan national, cependant,
certains professionnels dont les cabinets ont fait l’objet de fusion, nous ont annoncé
que leur fusion ne s’est pas fondée sur une évaluation en bonne et due forme. Le
facteur majeur et commun entre ces différentes transactions est l’élément d’entente
et d’amitié.
Bien qu’il existe une multitude de méthodes financières utilisées pour l’évaluation, il
est de coutume que l’évaluation de la clientèle de la profession d’expertise
comptable se base sur le chiffre d’affaires. En fait, la valeur du cabinet se situe, en
général, dans une fourchette de prix variant de 0,7 à 1,20 fois les honoraires
98
annuels. Par la suite, cette base fait l’objet de réajustement en tenant compte la
notion de la rentabilité et des éléments qualitatifs du cabinet en tant qu’organisation.
Il s’agit en fait, de la prise en considération de la clientèle, du système
organisationnel aussi bien que des ressources humaines du cabinet. La
combinaison des deux aspects à la fois financier et qualitatif forme les éléments
principaux qui détermineront la valeur, plus exactement le prix du cabinet.
Par ailleurs rappelons que la valeur est différente du prix. La valeur présente un
caractère objectif sur la base de données propres au cabinet et à son
99
environnement, mais ne constitue qu’une opinion. Le prix correspond à un fait
constaté résultant d’éléments subjectifs liés aux circonstances de la négociation.
Enfin, l’évaluation n’est pas une méthode purement scientifique, il ne s’agit pas en
fait d’un chiffre figé mais d’une fourchette de valeurs qui pourrait constituer un
repère en matière de négociation des affaires entre les professionnels.
Nous signalons que nous avons déroulé une enquête auprès des membres de la
profession pour avoir leur conception du sujet et les enseignements tirés des
expériences vécues, cependant, le taux de réponse reste faible, ce qui ne nous a
permis d’enrichir notre travail de recherche par le cas marocain. Par conséquent,
nous nous sommes limités aux données et aux expériences vécues sur le plan
européen et notamment en France.
100
La non communication de ces données pourrait être liée à un facteur culturel qui
veut que toute information financière soit entourée par le maximum de discrétion
possible.
- Nous soulignons que l’étude disponible au niveau de l’OEC, sur les membres de
la profession au Maroc remonte à l’année 2000. De ce fait, et étant donné que
l’évaluation des cabinets d’expertise comptable pourrait être un sujet d’actualité
dans l’avenir, nous espérons que l’OEC mettra à jour l’étude sus-citée et mettra
en place un système de collecte de l’information auprès des consoeurs et
confrères dont les cabinets ont fait l’objet d’une évaluation.
Notre travail ne prétend pas répondre à toutes les questions et difficultés liées à la
mission de l’évaluation des cabinets d’expertise comptable, qui reste d’un champ
large touchant à des domaines relevant de plusieurs disciplines. Ces aspects
pourraient faire l’objet d’un éventuel sujet de mémoire qui étudiera de manière très
approfondie les particularités de tels aspects.
Nous espérons que la profession mettra à profit ce travail, l’enrichira par ses
précieux commentaires et observations et le complétera au fur et à mesure des
évolutions financières, organisationnelles dans le secteur de l’évaluation.
101
LISTE DES ANNEXES
Annexe 2 : Questionnaire préparée, dans le cadre du présent mémoire, et déroulé auprès des 106
professionnels au Maroc durant le premier trimestre 2009.
Annexe 3 : Enquête sur les membres de l’OEC du Maroc, C & O Marketing, Mai 2000 115
1
Extrait du guide : La transmission de cabinets d’Expertise Comptable, Méthodologie et outils , OEC Français,
Septembre 2006.
2
(Claude) JANSSENS, L’évaluation d’un cabinet d’Expert Comptable, Editions Comptabilité et productivité, 1ère
édition, 2004.
102
ANNEXE 1 : Présentation et résultats de l’enquête 2009
II. Méthodologie
L’enquête s’est déroulée de Janvier au Mars 2009. Le questionnaire comprend une quarantaine
de questions à majorité fermées (Voir Annexe 2) et a été administré auprès de 90 experts
comptables répartis géographiquement sur l’ensemble du territoire national.
L’échantillon contacté correspond à une liste des experts comptables présélectionnés en fonction
de certains critères (Cabinet de petite taille, âge du professionnel de plus de 45 ans, ancienneté
dans la profession…) et ce, afin d’avoir une palette représentative d’un point de vue qualitatif (et
non quantitatif).
III. Résultats de l’enquête
En dépit de la faiblesse du taux des réponses obtenus, nous avons jugé utile la présentation de la
tendance issue des 6 réponses (taux de réponse de 7%) obtenues. Les principales questions
servies par les experts comptables ayant répondu ont été axées sur les points suivants :
103
ayant répondu sont pour la restructuration et la réorganisation des cabinets en place et ce, afin
de faire face aux exigences de l’environnement général de la profession au Maroc.
100 % des professionnels sont pour le regroupement à des cabinets d’experts comptables. Les
principales raisons citées dans ce cadre sont les suivantes :
- Réalisation des économies d’échelle et atteinte de meilleur résultat,
- Opportunité de se faire un nom sur le marché,
- Gain de part de marché.
D’autre part et concernant les inconvénients ou les raisons d’échec qui pourraient être avancés
pour renoncer au choix stratégique de regroupement, 60% en général des professionnels
affirment les deux motivations suivantes:
- Difficulté de concilier le statut du groupe d’associé par rapport au statut individuel,
- Divergence de culture et de mentalité.
Par contre, 14 % seulement des professionnels ont exprimé la possibilité de se rapprocher à un
cabinet de professionnels relevant d’autres horizons.
Aucun professionnel ayant répondu n’est à la recherche d’un repreneur ou d’un successeur.
40 % des Experts Comptables exerçant à titre individuel envisagent de transmettre leur cabinet
à un proche de famille et 60 % n’ont pas encore pensé à la relève. La fusion du cabinet avec
une autre entreprise, avant l’échéance de la retraite, n’est pas évoquée.
100 % des Experts Comptables ayant répondu à notre questionnaire et exerçant à titre
individuel n’ont ni préparé ni formalisé de plan de transmission ou de cession de leur cabinet.
§ A votre avis, quelle place pourraient prendre les composantes suivantes dans le processus
d’évaluation d’un cabinet d’Expertise Comptable (Portefeuille clients, Qualité des ressources
humaines, emplacement du cabinet, Honoraires…).
104
La majorité des experts comptables ont classé les choix proposés selon l’ordre d’importance
suivant (De l’important au moins important):
- Portefeuille clients,
- Qualité des dossiers de travail,
- Honoraires et taux de facturation,
- Qualité des ressources humaines.
§ Quelle est selon vous, la méthode convenable pour l’évaluation d’un cabinet d’Expertise
Comptable qui permet de donner la valeur la plus réaliste de votre entreprise ?
60% des experts comptables sont pour l’évaluation basée sur le chiffre d’affaires, 20 %
seulement pour l’évaluation basée sur le bénéfice net et 20 % pour la méthode mixte basée sur
le patrimoine et les revenus par actualisation.
§ A votre avis, un cabinet à dominance Commissariat aux Comptes aurait-il la même valeur qu’un
cabinet à prédominance Expertise Comptable ou bien un cabinet spécialisé dans le Conseil ?
100 % des réponses affirment que les deux cabinets n’auront certainement pas la même valeur.
Les principales raisons avancées dans ce cadre sont les suivantes :
- Taux de rentabilité plus important d’une activité par rapport à une autre,
- Concurrence de prix imposée par le marché pour certaines activités,
- Incertitude quant au renouvellement de mandat…
105
ANNEXE 2 : Questionnaire 2009 sur les membres de l'ordre des experts
comptables
Masculin Féminin
· 25 à 35 ans
· 36 à 45 ans
· 46 à 55 ans
· 56 à 65 ans
· 66 à 70 ans
· Plus de 70 ans
2. Capital social
· 10.000 MAD
106
· 10.000 à 100.000 MAD
· 100.000 MAD à 500.000 MAD
· 500.000 MAD à 1.000.000 MAD
· 1.000.000 MAD à 3.000.000 MAD
· Supérieur à 3.000.000 MAD
· 5 ans et moins
· 6 à 15 ans
· 16 à 25 ans
· 26 à 35 ans
· Plus de 36 ans
7. Nombre de dirigeants
· Dirigeant unique
· Plus d’un dirigeant associé
8. Nombre d’associés par cabinet
· Dirigeant unique
· 2 Associés
· 3 Associés
· 4 Associés et plus
107
9. Appartenance à un réseau
Oui Non
· Particuliers
· PME – PMI
· Groupes nationaux
· Groupes internationaux
· Etablissements publics, Administrations, Ministères, Offices
· Autres (Associations, Fédérations, Coopératives, Chambres professionnelles...)
2. Clients par secteur d’activité (en %)
· Activité Industrielle
· Activité Commerciale
· Activité Agricole
· Activité de prestations de services
· Activité Energie et Ressources naturelles
· Activité Santé
· Activité Hôtellerie
· Autres à spécifier
3. Localisation géographique de la clientèle en (%)
100 %
Moins de 5 ans
AGE DU CABINET
100 %
5 à 9 ans
100 %
10 à 15 ans
100 %
Plus de 15 ans
108
NB : Précision au sujet de la présente question.
I. REGROUPEMENT
Oui Non
2. Quels sont les professionnels ou les structures avec lesquels vous jugez être en vive concurrence ? Par
ordre d’importance de 1 à 7?
3. Êtes-vous d’avis que les cabinets professionnels doivent se restructurer et se réorganiser de façon à
faire face aux différentes exigences et menaces imposées par l’environnement général ?
Oui Non
109
Oui Non
Quels sont selon vous, les avantages que pourraient procurer la fusion de cabinets d’expertise
comptable ?
· Réalisation des économies d’échelle et atteinte de meilleur résultat
· Opportunité de se faire un nom sur le marché
· Gain de part de marché
· Avoir une meilleure position pour faire face à la concurrence
· Autres à préciser
D’autre part, quels sont les inconvénients ou les raisons d’échec qui pourraient être avancés pour
renoncer à un tel choix stratégique ?
· Perte de missions pour des clients communs suite à la fusion (Conflits d’intérêts)
· Difficultés de concilier le statut du groupe d’associé par rapport au statut individuel
· Divergence de culture et de mentalité
· Réticence quant à la cession ou au partage du pouvoir avec le futur associé
· Autres à préciser
5. Pensez vous que le profil de l’Expert Comptable le prépare à l’exercice de nouvelles missions
(Conseil en organisation, Mission informatique…) ?
6. Dans le cadre de votre activité, quelle est la profession à laquelle vous pensez avoir plus recours ?
· 1 fois par an
· De 2 à 5 fois par an
· Plus de 5 Fois
7. A votre avis, le regroupement de votre cabinet aux professionnels relevant d’autres horizons pourrait-
il être bénéfique pour le développement de votre structure ?
· Oui
· Non
· Pas d’avis
110
Si vous juger intéressant le regroupement avec d’autres professionnels, quel type de professionnels
préféreriez- vous se regrouper avec?
· Avocats
· Notaires
· Ingénieurs informaticiens
· Conseillers en organisation
· Autres à préciser
8. Quels sont à votre avis les obstacles ou les limites que pourraient rencontrer l’application de
l’interprofessionnalisme au Maroc?
II. TRANSMISSION
1. Compte tenu de la pyramide d’âge actuel des Experts Comptables au Maroc, ne penseriez
vous pas qu’il serait temps, pour ceux ayant un âge avancé, de préparer leur relève et de
réfléchir aux modalités de transmission de leurs cabinets ?
Oui Non
2. En tenant compte de votre âge actuel, auriez-vous envisagez de céder votre cabinet à des
professionnels tiers ou le transmettre à vos descendants professionnels ?
Oui Non
· D’ici 2 ans
· Dans 2 à 5 ans
· Dans 6 à 10 ans
· Dans 11 à 15 ans
· Au-delà de 15 ans
· Pas planifié / Pas envisagé
· Ne sait pas
111
4. Etes vous déjà à la recherche d’un repreneur ou d’un successeur (les choix proposés sont
relatifs à la catégorie du successeur recherché ?
· Cabinet d’associés
· Expert comptable exerçant à titre individuel
· Expert comptable à associer
5. Dans le cadre de la recherche d’un repreneur, vous éprouvez des difficultés. Quelles sont
selon vous, les raisons qui pourraient constituer des difficultés à trouver le successeur
convenable ?
· Vous ne trouvez pas le repreneur adéquat qui va pérenniser votre entreprise
· Vous ne savez pas où trouver les repreneurs
· Vous avez du mal à évaluer la valeur exacte / Le prix de votre cabinet
· Vous manquez d’information sur les procédures de reprise ou cession
Oui Non
Oui Non
8. Vous êtes un Expert comptable exerçant à titre d’associé dans un cabinet de groupe
112
8.1 Quelle stratégie de sortie ou de retrait adopteriez-vous en cas de départ ?
Oui Non
8.3 La continuité, en cas d’incapacité de travail ou de décès d’un des associés, est-elle
formalisée ?
Oui Non
III. EVALUATION
1. A votre avis, quelle place pourraient prendre les composantes suivantes dans le processus
d’évaluation d’un cabinet d’Expertise Comptable (Prière de préciser leur degré d’importance
(de 1 à 8).
· Portefeuille clientèle
· Qualité des ressources humaines
· Organisation générale du cabinet (procédures, archivage…)
· Qualités des dossiers de travail
· Honoraires et taux de facturation
· Locaux (emplacement, matériel informatique…)
· Disponibilité de l’associé sortant
· Autres à préciser
113
2. Quelle est selon vous, la méthode convenable pour l’évaluation d’un cabinet d’Expertise
Comptable qui permet de donner la valeur la plus réaliste de votre entreprise ?
· La méthode patrimoniale
· L’évaluation basée sur le chiffre d’affaires
· L’évaluation basée sur le bénéfice réalisé
· Autres méthodes à préciser
- Quels seraient les autres éléments sur lesquels vous seriez prêts à faire des concessions ?
(A préciser)
1 …………………………………………………………………………………………….
2 …………………………………………………………………………………………….
3 …………………………………………………………………………………………….
4 …………………………………………………………………………………………….
- Quels seraient les autres éléments sur lesquels vous tenez absolument et sur lesquels vous
ne feriez aucune concession? (A préciser)
1 …………………………………………………………………………………………….
2 …………………………………………………………………………………………….
3 …………………………………………………………………………………………….
4 …………………………………………………………………………………………….
4. A votre avis, un cabinet à dominance Commissariat aux Comptes aurait-il la même valeur qu’un
cabinet à prédominance Expertise Comptable ou bien un cabinet spécialisé dans le Conseil ?
· Oui
· Non
· Autres à préciser
· Taux de rentabilité plus important d’une activité par rapport à une autre
· Concurrence de prix imposée par le marché pour certaines activités
· Surplus de frais engagés pour une activité comparativement aux autres
· Autres critères à préciser
5. Avez-vous déjà procédé à une évaluation d’un cabinet d’Expertise Comptable ? Si oui, quels
sont, selon vous, les difficultés rencontrées et/ ou les éléments non cités dans le présent
questionnaire ?..............................................................................................................................
114
ANNEXE 3: Etude sur les membres de l’Ordre des Experts
Comptables1 réalisée en 2000.
Une étude sur les membres de l’ordre des Experts Comptables au Maroc, a été préparée en Mai
2000. Les principaux objectifs de l’étude étaient comme suit :
- Profil des experts comptables (Diplôme, ancienneté dans l’activité, expérience, types de
missions…),
- Structures (Capital, organisation adoptée, effectif par type de salarié, nombre d’associés…),
- Missions réalisées par ces structures (classification, des missions offertes par le cabinet,
estimation de la part de chacune d’elles dans le chiffre d’affaires…),
- Portefeuille clients (Typologie de la clientèle par secteur d’activité, taille, ancienneté, …).
1
Source : Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables
115
Total 100 % 100 % 100 %
116
1.7 Appartenance à un réseau
Global (Nbre= 156) Sud (Nbre= 114) Nord (Nbre= 42)
Oui 18 % 17 % 19 %
Non 82 % 83 % 81 %
Total 100 % 100 % 100 %
117
Global (Nbre= 156) Sud (Nbre= 114) Nord (Nbre= 42)
Assistance conseil 16,80 % 18,30 % 13,20 %
Organisation d’entreprise 5,50 % 5,80 % 5,00 %
système d’information
Conseil juridique et fiscal 20,80 % 21,80 % 18,40 %
Audit – CAC 24,00 % 24,70 % 22,10 %
Tenue de comptabilité 32,90 % 29,40 % 41,30 %
Total 100 % 100 % 100 %
118
Nbre En KMAD Indice
Moins de 5 ans 20 838 64
5 à 9 ans 22 983 75
10 à 15 ans 27 1.593 122
Plus de 15 ans 82 1.419 108
Chiffre d’affaires moyen 151 1.309 Base 100
IV. Clientèle
119
4.4 Répartition géographique des experts comptables
Global N =171 Sud N = 127 Nord N = 44
Casablanca 70,20 % 94,50 % --
Rabat Salé 11,70 % -- 45,50 %
Kenitra 4,10 % -- 15,90 %
Marrakech 1,70 % 2,40 % --
Agadir 2,30 % 3,10 % --
Oujda 0,6 % -- 2,30 %
Tanger 4,1 % -- 15,90 %
Fès 3,6 % -- 13,60 %
Meknes 1,7 % -- 6,80 %
Total 100 % 100 100 %
120
Plus de 15 ans 13% 20% 29% 38% 100%
VI. Formation
121
21 – 25 ans 26 % 24 % 30 %
Plus de 25 ans 21 % 21 % 25 %
Non réponse 1% -- 2%
Total 100 % 100 % 100 %
Moyenne 20 ans 20 ans 21 ans
8.2 Laquelle ?
Global N =171 Sud N = 127 Nord N = 44
Formation / Enseignement 70 % 84 % --
Activité associative 17 % 8% 60 %
Expertise judiciaire 7% -- 40 %
Politique 3% 4% --
Informatique 3% 4% --
Total 100 % 100 % 100 %
122
ANNEXE 4 : Formulaire de la planification de la transmission des
cabinets
Formulaire 1.6A
LISTE DE CONTRÔLE – PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
[Liste non exhaustive à adapter à la situation de chaque cabinet]
B. Personnel
123
Formulaire 1.6A
LISTE DE CONTRÔLE – PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
[Liste non exhaustive à adapter à la situation de chaque cabinet]
C. Actifs
D. Pouvoir et contrôle
124
Formulaire 1.6A
LISTE DE CONTRÔLE – PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
[Liste non exhaustive à adapter à la situation de chaque cabinet]
En conclusion
Formulaire 2.11A
LISTE DE CONTROLE – PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
3 Existe-t-il des services que votre cabinet ne fournit pas, mais qui, à votre avis,
seraient utiles à vos clients si le cabinet acquéreur les leur offrait ?
4 Avez-vous réfléchi aux raisons pour lesquelles vous avez perdu des clients au
cours des deux dernières années et les avez-vous consignées ?
6 Comment votre cabinet se situe-t-il par rapport aux «cinq raisons pour lesquelles
les clients changent d’expert-comptable» ?
8 Avez-vous dressé une liste de clients qui seraient intéressés par des services
supplémentaires que vous n’offrez pas, mais que d’autres cabinets pourraient
fournir ?
125
Formulaire 2.11A
LISTE DE CONTROLE – PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
11 Avez-vous pris note des mesures que vous avez prises dans le passé qui
pourraient vous avoir aidé à retenir des collaborateurs clés ?
14 Avez-vous pensé à la façon dont vous alliez attirer des acheteurs ou partenaires
de fusion potentiels (petites annonces, services d’un agent ou communication
directe avec les parties susceptibles d’être intéressées) ?
20 Avez-vous pensé aux projets que vous pourriez réaliser au cours des cinq
prochaines années tout en vous préparant à trouver un successeur ?
21 Avez-vous fait appel aux conseils d’un confrère ou d’un cabinet ayant acheté,
vendu ou fusionné un cabinet ces dernières années ? Lui avez-vous demandé
de vous parler franchement de la façon dont cela s’était passé ainsi que des
leçons tirées de cette expérience ?
22 Maintenant que vous avez terminé ce module et utilisé tous les formulaires,
voulez-vous toujours vendre ou fusionner votre cabinet ?
La présente liste de contrôle ne présente pas un caractère exhaustif, la situation de chaque cabinet étant différente.
126
Formulaire 3.5A
LISTE DE CONTROLE - PLANIFICATION DE LA TRANSMISSION
Mesure
Question Oui Non à prendre Échéance
2 Avez-vous identifié les éléments sur lesquels vous êtes prêt à faire
des concessions ?
11 Avez-vous dressé une liste de vos clients classée par date de fin
d’exercice et par montant d’honoraires ?
La présente liste de contrôle ne se veut pas exhaustive, la situation de chaque cabinet étant différente.
127
ANNEXE 5 : Les autres méthodes d’évaluation
1) Les autres méthodes d’évaluation
Plusieurs formules mathématiques existent pour l’évaluation des entreprises. Le professionnel pourra retenir
d’autres formules mathématiques parmi les plus connues qui même si elles ne donnent pas la valeur
économique de l’entreprise ou son espérance mathématique restent très utilisées et reposent sur des
raisonnements généralement admis. Ces formules peuvent être pour la plupart regroupées en « méthodes
acheteurs » et « méthodes vendeurs ».
1.1.1 Méthode de l’Union des Experts européens ou méthode de la durée limitée du Goodwill
Bien qu’à l’origine cette méthode consiste en la sommation de la valeur des actifs et du goodwill, le
remplacement par les praticiens du coût des fonds propres ou du coût moyen pondéré du capital par un taux
d’intérêt d’investissement à long terme pour le calcul de ce dernier, lui a donné un tout autre sens.
Sous sa forme d’utilisation, la méthode consiste à comparer le revenu à risque ou sans risque du placement
des capitaux, sur le marché financier ou dans un ou plusieurs secteurs connus de l’acheteur potentiel, aux
profits dégagés par l’entreprise pour ces mêmes capitaux (où le risque est existant). Dans la méthode brute,
le profit est calculé en soustrayant de la capacité bénéficiaire le revenu procuré par le placement sur le
marché financier d’un capital égal à la valeur substantielle réduite (c'est-à-dire la valeur substantielle globale
diminuée des dettes sans intérêt). La valeur de l’entreprise sera égale à l’actif net rectifié ou valeur
substantielle nette (c'est-à-dire la valeur substantielle globale réduite de toutes les dettes avec et sans intérêt)
augmenté de l’estimation du super profit.
Cette méthode utilise donc les concepts de la valeur de rendement brut et de valeur substantielle. Cette
méthode est également utilisée sous sa forme nette, c'est-à-dire en
retenant simplement comme super profit la différence entre le bénéfice net et le revenu du placement de
capitaux égaux à l’actif net.
a) Méthode brute
128
VG = VSR + ( ( (1-(1 + i)-n) / i ) / (CB - [Link])
La méthode brute comme la méthode nette sont donc deux combinaisons de la valeur des emplois
patrimoniaux nécessaires à la réalisation de l’objet social avec la valeur de rendement.
La méthode brute considère que les emplois nécessaires à la poursuite de l’objet social doit se faire à la
valeur substantielle déduite, donc compte tenu de la soustraction des dettes portant intérêts. C’est la raison
pour laquelle les dettes sont déduites pour obtenir la valeur dite économique, en réalité une espérance de
prix.
Cette méthode présente plusieurs anomalies dans son raisonnement pour pouvoir donner la valeur d’une
entreprise. En effet, la différence entre la capacité bénéficiaire et le rendement que pourrait espérer
l’acquéreur dans une autre opération ne correspond donc pas au return espéré de l’entreprise mais à la
différence entre le rendement estimé des emplois patrimoniaux nets des dettes portant intérêt et cette même
valeur placée sur un autre marché.
Il y a lieu de comprendre que l’on est bien dans une méthode dont le raisonnement est favorable à
l’acquéreur, sauf dans des cas marginaux comme celui d’une société qui présenterait une capacité
bénéficiaire dont le rapport avec les emplois patrimoniaux tend vers zéro.
b) Méthode nette
W = AN + an (B – iAN)
W = AN + ( ( (1-(1 + i)-n) / i ) / (B - [Link])
W Valeur de l’entreprise suivant cette approche
AN Actif net corrigé
B Bénéfice
I Intérêt
Dans la méthode nette, on part du principe que les emplois patrimoniaux utiles à la poursuite de l’objet social
correspondent à l’actif net corrigé et cette fois combiné avec le bénéfice net comparé au rendement de cet
actif net sur un autre marché.
Cette méthode présente également plusieurs anomalies dans son raisonnement pour pouvoir donner la
valeur d’une entreprise. En effet, la différence entre le bénéfice net et le rendement que pourrait espérer
l’acquéreur dans une autre opération ne correspond pas au return espéré de l’entreprise. De plus, cette
méthode compare des données comptables avec des flux de trésorerie ainsi que la même égalité erronée
entre le taux d’actualisation et celui appliqué à l’AN.
Comme pour la méthode brute, cette méthode est favorable aux acheteurs sauf dans le même type de cas
marginaux.
129
Ce calcul compare la capacité bénéficiaire au prix payé, avant déduction des dettes, pour acquérir cette
capacité, soit la valeur globale, et exige la résolution d’une équation largement simplifiée par l’égalité entre le
taux d’actualisation et celui du placement qui devrait être en réalité différent.
a) Méthode brute
VG = VST + ( ( (1-(1 + i)-n) / i ) / (CB - [Link])
Si on pose an = 1-(1 + i)-n) / i
On aura: VG = VST + (an * CB) - (an *[Link]) è VG + (an *[Link]) = VST + (an * CB)
VG * (1 + (an * i)) = VST + (an * CB) èVG = (VST + (an * CB) ) / (1 + (an * i)).
Et on obtient:
Cette formule ne conduit pas non plus à la valeur économique puisqu’on déduit de la capacité bénéficiaire de
VST le rendement de la valeur globale (VG).
b) Méthode nette
Dans le cas de la forme nette, la démonstration est encore plus apparente puisque le super profit est égal à la
capitalisation de la différence entre le bénéfice net et le revenu d’un placement égal au prix payé pour acheter
l’entreprise.
W = AN + ((1-(1 + i)-n) / i ) * (B - i.W) = (AN + ( ((1-(1 + i) -n) / i )) / (1 + ((1-(1 + i) -n) / i )
Même si dans cette méthode le revenu sur un autre marché est cette fois ci logique dans le cadre d’une
comparaison, ce qui l’est moins, c’est qu’il s’agit d’une comparaison d’une donnée comptable avec des flux
de trésorerie. De toute manière, comme dans les formules précédentes, cette démarche de différence ne
donne pas le return de l’entreprise et, par voie de conséquence, ne peut aboutir à la valeur économique de
l’entreprise.
Il y a lieu de faire la même remarque en ce qui concerne l’égalité entre la valeur du taux retenu pour
l’actualisation et celui retenu pour le placement.
Rien ne pourrait empêcher l’expert de construire une formule appropriée qui pourrait approcher l’espérance
du prix à ne pas dépasser pour un acheteur compte tenu des possibilités d’investissements existants, soit
dans son secteur industriel, soit sur les marchés financiers. C’est ainsi que l’on pourrait adapter la méthode
des cash flows comme suit :
n
W= Σ t=1 (E(CFt - τ ANt ) / (1 + r)t + E (VR)n+1 / (1 + r)n+1
Où τ est égal au taux de placement.
130
Dans ce cas, la valeur W serait largement différente de celle obtenue par la méthode de l’espérance d’une
valeur neutre compte tenu que la rentabilité neutre de l’investissement serait diminuée de Σnt=1 τ ANt ) / (1 +
r)t soit une forme de l’E (αCSa).
a) Méthode brute
W = VG - Dettes Et ou VG = (VSR + (CB / i)) / 2.
b) Méthode nette
W = (AN + (B / i)) / 2.
a) Méthode brute
W = VG – Dettes d’où VG = VSR + (CB – [Link]) * (1/τ ).
i Taux d’actualisation
τ Taux d’actualisation majoré de la prime de risque
La démarche est de dégager un super bénéfice. Celui-ci représente le surplus des bénéfices futurs durables
sur le bénéfice normal qui, lui est calculé en appliquant un taux donné à la valeur substantielle.
131
b) Méthode nette
W = AN + (B – [Link]) * (1/τ ).
1.2.3 Méthode classique
La méthode classique relève plus de la coutume que du raisonnement financier. Le nombre d’années est fixé
en fonction des usages sectoriels. Il est intéressant de souligner, afin d’éviter les méprises, que lorsque le
nombre d’années est de cinq ans, ce nombre ne s’écarte guère de celui obtenu pour an.
W = AN + (n + B)
Si la méthode ne donne certainement pas l’espérance de la valeur économique, elle peut en fonction des
circonstances être favorable tant à l’acheteur qu’au vendeur.
- Favorable à l’acheteur si AN - (AN / (1+r)n+1 < Σnt=1 E(CF1) / (1+r) t - (n * B).
- Favorable au vendeur si AN - (AN / (1+r) n+1 > Σnt=1 E(CF1) / (1+r) t - (n * B).
- Neutre si AN - (AN / (1+r) n+1 = Σnt=1 E(CF1) / (1+r) t - (n * B).
132
significatif. L’utilisation de tout autre taux correspond à calculer l’espérance d’un profit marginal net de
l’acquisition de l’entreprise.
Cette VAN du super profit ne peut en aucun cas être la différence entre la valeur économique d’une
entreprise et sa valeur normale, sauf si l’on part avec la profonde conviction, qui relève plus de la foi que du
raisonnement scientifique, que l’actif net, la valeur substantielle réduite ou brute, sommé du goodwill donne la
valeur économique. En effet, tout le monde sait que si A = C + B, alors B serait égal à A – C.
On constate que le terme concernant le revenu comprendra les données issues de la comptabilité. Est-ce
vraiment normal dans un calcul d’investissement ?
Les trois méthodes relevées dans la littérature sont les suivantes :
a) La méthode dite anglo-saxonne :
Même si on peut comprendre aisément que ce raisonnement est légèrement biaisé, il l’est encore plus par la
simplification apportée par les praticiens. Comme il n’est pas aisé d’appréhender tant le coût des fonds
propres que le coût moyen pondéré du capital, ils l’ont simplement remplacé par un taux qui correspond
généralement à la rentabilité d’un investissement à long terme.
Cette manière d’aborder la valorisation du super- profit n’est pas inintéressante en soi puisqu’elle va pouvoir
permettre d’appréhender une certaine approche de la valeur que représente cet outil pour un acquéreur,
c'est-à-dire une espérance de prix acheteur où le taux de rémunération de l’actif pourra être choisi en fonction
de la notion de super- profit pour l’acquéreur.
133
2.2 La capacité bénéficiaire
Il faut entendre par capacité bénéficiaire non le bénéfice espéré, mais bien comme la rémunération totale des
capitaux qui finance la valeur substantielle. Compte tenu que certaines ressources nées de créances de tiers
liées au fonctionnement (fournisseurs, dettes sociales, etc…) ne demandent pas de rémunération, les auteurs
considèrent qu’il ne faut tenir compte que de la valeur substantielle réduite. C’est un choix. Cette approche
semble être plus correcte avec la valeur substantielle brute.
En effet, l’inexistence de l’offre ou de la demande conduit la valeur estimée à zéro quelle que soit la valeur de
l’entreprise.
L’espérance mathématique de la valeur d’un bien d’investissement peut être approchée par la sommation des
cash flow générés par la possession de ce bien y compris par la mobilisation future de celui-ci. L’espérance
de la valeur économique d’un bien peut donc raisonnablement correspondre à la valeur d’acquisition de celui-
ci dans le cadre d’un investissement lorsque la valeur actualisée nette de cet investissement est égal à zéro
(VAN = - I0 + Σnt=1 (E(CF1) / (1 + r)t) + (E (VR)(n+1) / (1 + r)n+1 pour VAN = 0
Si l’on pose W pour I0 ,On peut écrire :
W = E(CF1) / (1 + r)1 ) + E(CF2) / (1 + r)2 ) + ……+ E(CFn) / (1 + r)n ) + (E (VR)(n+1) / (1 + r)n+1
Avec
W Valeur économique approchée
E (CF t ) Espérance du cash flow au temps t (1,2,3,….n)
E (VR) Espérance de cash flow au temps n+1 résultant de la mobilisation de la valeur du bien
n Période de recouvrement estimée de l’investissement
r Intérêt à risque
t=1
La formule qui s’écrit comme suit : W = Σn (E(CF1) / (1 + r)t) + + (E (VR)(n+1) / (1 + r)n+1
peut être simplifiée
-n n+1
W = CF ( 1 – (1 + i) / i ) + (AN / (1 + r) ),
134
CF L’espérance de cash flow. Elle est statistiquement égale à la moyenne des cash- flow. Toutefois,
elle ne reprend pas la croissance qui est directement soustraite du taux à risque
AN Espérance du cash flow résultant de la valeur résiduelle. Elle est estimée à la valeur intrinsèque.
La pondération de la croissance étant directement introduite dans le i de la formule
I r (intérêt à risque) - g (croissance)
t Année d’observation
n La durée
n+1 comme facteur d’actualisation pourrait être (n + α t)
Cette approche consiste à évaluer l’entreprise comme un bien dont la valeur repose sur l’évaluation des flux
futurs de revenus qui peuvent être attendus.
L’expert indépendant va donc devoir établir des prévisions en ce qui concerne les résultats futurs de
l’entreprise.
135
Les éléments qui ne contribuent pas à l’exploitation seront valorisés séparément et actualisés sur la
période de leur réalisation probable.
136
ANNEXE 6
Lexique Arabe- Français ﻣﻌﺠﻢ ﻋﺮﺑﻲ ﻓﺮﻧﺴﻲ
Abonnement اﺷﺘﺮاك
Actif أﺻﻮل
Analyse financière ﺗﺤﻠﯿﻞ ﻣﺎﻟﻲ
Analyse préalable ﺗﺤﻠﯿﻞ أوٌﻟﻲ
Ancienneté أﻗﺪﻣٌﯿﺔ
Appartenance اﻧﺘﻤﺎء
Approche ﻧﮭﺞ
Audit ﻣﺮاﺟﻌﺔ- ﺗﺪﻗﯿﻖ
Avantages particuliers اﻣﺘﯿﺎزات ﺧﺎﺻﺔ
Cabinet d’Expert Comptable ﻣﻜﺘﺐ ﺧﺒﯿﺮ ﻣﺤﺎﺳﺐ
Capital رأﺳﻤﺎل
Cash flow ﻓﺎﺋﺾ رواج
Cédant ﺑﺎﺋﻊ- ﻣﺤﯿﻞ
Cession إﺣﺎﻟﺔ- ﺑﯿﻊ
Cessionnaire ﻣﺸﺘﺮي-ﻣﺤﺎل ﻟﮫ
Charges d’exploitation ﺗﻜﺎﻟﯿﻒ اﻻﺳﺘﻐﻼل
Charges de personnel ﺗﻜﺎﻟﯿﻒ اﻟﻤﺴﺘﺨﺪﻣﯿﻦ
Chiffre d’affaires رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت
Clients ﻋﻤﻼء – زﺑﺎﺋﻦ
Cohérence اﻧﺴﺠﺎم وﺗﻨﺎﺳﻖ
Commissaire aux comptes ﻣﺪﻗﻖ اﻟﺤﺴﺎﺑﺎت
Compétence technique ﻛﻔﺎءة ﺗﻘﻨﯿﺔ
Concurrence ﻣﻨﺎﻓﺴﺔ
Contrat de travail ﻋﻘﺪ اﻟﺸﻐﻞ
Coût de revient إﺟﻤﺎﻟﻲ اﻟﺘﻜﻠﻔﺔ
Créance داﺋﻨﯿﺔ
Croissance externe ﻧﻤﻮ ﺧﺎرﺟﻲ
Culture ﺛﻘﺎﻓﺔ
Déficit ﻋﺠﺰ
Délai أﺟﻞ
Déontologie أﺧﻼﻗﯿﺎت و أدﺑﯿﺎت
Diagnostic ﺗﺸﺨﯿﺺ
Durée ﻣﺪة
Efficacité ﻓﻌﺎﻟﯿٌﺔ
Engagement اﻟﺘﺰام و ﺗﻌﮭٌﺪ
Etude de marché دراﺳﺔ اﻟﺴﻮق
Evaluation ﺗﻘﻮﯾﻢ– ﺗﻘﯿﯿﻢ–ﺗﻘﺪﯾﺮ
Exécution ﺗﻨﻔﯿﺬ
Exercice individuel ﻣﻤﺎرﺳﺔ ﻓﺮدﯾٌﺔ
137
Exigences du marché إﻛﺮاھﺎت اﻟﺴٌﻮق
Expert en immobilier ﺧﺒﯿﺮ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎر
Facteur qualitatif ٌﻋﺎﻣﻞ ﻛﯿﻔﻲٌ وﻧﻮﻋﻲ
Facteur Quantitatif ﻲ
ٌ ٌﻋﺎﻣﻞ ﻛﻤ
Financement ﺗﻤﻮﯾﻞ
Forfaitaire ﻲ
ٌ ﺟﺰاﻓ
Fréquence ﺗﺮدٌد
Fusion ذﻣﺞ –اﻧﺬﻣﺎج
Gestion ﺗﺪﺑﯿﺮ
Honoraires أﺗﻌﺎب
Immobilisations corporelles أﺻﻮل ﺛﺎﺑﺘﺔ ﻣﺎ ٌدﯾٌﺔ
Immobilisations financières أﺻﻮل ﺛﺎﺑﺘﺔ ﻣﺎﻟﯿٌﺔl
Immobilisations incorporelles أﺻﻮل ﺛﺎﺑﺘﺔ ﻏﯿﺮ ﻣﺎ ٌدﯾٌﺔ أو ﻣﻌﻨﻮﯾٌﺔ
Incompatibilité ٌﺗﻌﺎرض و ﺗﻀﺎد
Indépendance اﺳﺘﻘﻼﻟﯿٌﺔ
Information إﻋﻼم أو ﻣﻌﻠﻮﻣﺔ
Informatique إﻋﻼﻣﯿٌﺎت
Insolvabilité ﻋﺪم اﻟﻘﺪرة ﻋﻠﻰ اﻟﻮﻓﺎء
Intérêt ﻣﺼﻠﺤﺔ أو ﻓﺎﺋﺪة
Interprofessionnalité ﺑﯿﻤﮭﻨﯿٌﺔ
Invalidité ﻋﺠﺰ
Législation ﺗﺸﺮﯾﻊ
Liquidité ﺳﯿﻮﻟﺔ
Litige ﻧﺰاع أوﻣﻨﺎزﻋﺔ
Logiciel (ﻣﻨﻄﺎق )ﺑﺮﻧﺎﻣﺞ ﺣﺎﺳﻮﺑﻲ
Loi ﻗﺎﻧﻮن
Marge bénéficiaire ھﺎﻣﺶ اﻟﺮﺑﺢ
Matériel informatique ﺟﮭﺎز ﻣﻌﻠﻮﻣﺎﺗﻲ
Méthode ﻃﺮﯾﻘﺔ
Mission ﻣﮭﻤٌﺔ
Mondialisation ﻋﻮﻟﻤﺔ
Motifs أﺳﺒﺎب ودواﻓﻊ
Négociation ﺗﻔﺎوض
Notaire ﻣﻮﺛٌﻖ
Ordre des Experts Comptables ھﯿﺌﺔ اﻟﺨﺒﺮاء اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﯿﻦ
Organisation ﺗﻨﻈﯿﻢ
Passif ﺧﺼﻮم
Pérennité دوام و اﺳﺘﻤﺮارﯾٌﺔ
Personne morale ﺷﺨﺺ ﻣﻌﻨﻮي
Personne physique ﺷﺨﺺ ذاﺗﻲ
Perspective d’avenir ﻣﻨﻈﻮر ﻣﺴﺘﻘﺒﻠﻲ
Planification ﺗﺨﻄﯿﻂ
138
Pluridisciplinarité ﺗﻌﺪٌد اﻻﺧﺘﺼﺎﺻﺎت
Préparation إﻋﺪاد وﺗﮭﯿﯿﺊ
Prestation أداء ﺧﺪﻣﺔ
Prêt ﻗﺮض
Prix ﺛﻤﻦ
Problématique إﺷﻜﺎﻟﯿٌﺔ
Procédure إﺟﺮاء– ﻣﺴﻄﺮة
Productivité إﻧﺘﺎﺟﯿٌﺔ
Profession libérale ﻣﮭﻨﺔ ﺣﺮٌة
Projet ﻣﺸﺮوع
Publicité إﺷﮭﺎر
Qualité ﺟﻮدة
Radiation ﺷﻄﺐ
Rapprochement ﺗﻘﺎرب
Ratio ﻣﺆﺷٌﺮ
Recommandation ﺗﻮﺻﯿٌﺔ
Référentiel ﻣﺮﺟﻊ
Regroupement ﺗﺠﻤٌﻊ
Rentabilité ﻣﺮدودﯾٌﺔ
Répartition ﺗﻮزﯾﻊ
Ressources humaines ﻣﻮارد ﺑﺸﺮﯾٌﺔ
Restructuration إﻋﺎدة اﻟﮭﯿﻜﻠﺔ
Résultat net ﻧﺎﺗﺞ ﺻﺎﻓﻲ
Révision ﻣﺮاﺟﻌﺔ
Risques ﻣﺨﺎﻃﺮ
Satisfaction إرﺿﺎء
Secret professionnel ٌﺳﺮٌ ﻣﮭﻨﻲ
Secteur d’activité ﻗﻄﺎع اﻟﻨٌﺸﺎط
Sous traitance إﯾﻜﺎل ﺟﺰء ﻣﻦ اﻟﻤﮭﻤٌﺔ إﻟﻰ- ﻣﻘﺎوﻟﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﺎﻃﻦ
Spécificité ﺧﺼﻮﺻﯿٌﺔ
Taux de croissance ٌﻧﺴﺒﺔ اﻟﻨٌﻤﻮ
Transaction ﺻﻔﻘﺔ
Transmission اﻧﺘﻘﺎل أو ﻧﻘﻞ
Travaux en cours أﺷﻐﺎل ﻏﯿﺮ ﻣﻜﺘﻤﻠﺔ أو ﻓﻲ ﻃﻮر اﻹﻧﺠﺎز
Valeur ﻗﯿﻤﺔ
Valeur ajoutée ﻗﯿﻤﺔ ﻣﻀﺎﻓﺔ
Valeur résiduelle ﻗﯿﻤﺔ ﻣﺘﺒٌﻘﯿٌﺔ
Vieillissement ﺷﯿﺨﻮﺧﺔ
139
BIBLIOGRAPHIE
1. Documents officiels
- Loi de la profession comptable : Dahir n' 1-92-139 du 14 rejeb 1413 (8 janvier 1993) portant Loi
n° 15-89 promulgation de la loi n° 15-89 réglementant la profession d'Expert Comptable et
instituant un Ordre des Experts Comptables,
- Décret n° 2-93-521 du 30/08/1993 pour l’application de la loi 15/89,
- Décret n° 2-89-519 relatif au diplôme national d’Expert Comptable,
- Loi n° 17/95 relative à la société anonyme (SA),
2. Documentation professionnelle
- Manuel des normes d’audit légal et contractuel,
3. Ouvrages
- Claude (Janssens), L’Evaluation d’un cabinet d’Expert Comptable, Editions Comptabilité et
Productivité, 1ère édition, 2004.
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honoraires de l’Expert-Comptable, Editions Comptabilité et Productivité, 1ère édition, 2004.
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présentée à l’occasion du XXIIIe congrès national Français, OECCA Français, 1968.
- P.(Vizavonna), Evaluation des cabinets d’Expertise Comptable et de Commissariat aux Comptes,
ATOL éditions, 1988.
- Francis (Lefebvres), Mémento Comptable, Editions Francis Lefebvres,
- Alain (Lemaignan), Déontologie de l’Expert Comptable, Editions comptables Malesherbes, 2ème
édition, 1989,
- Jean- Michel (Palou), Les méthodes d’évaluation d’entreprise, Groupe Revue fiduciaire, 2ème
édition, 2008,
4. Mémoires pour l’obtention du Diplôme d’Expert Comptable
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- Abdellatif (Zarkal), L’audit d’acquisition : Démarche méthodologique et rôle de l’Expert
Comptable : Cas d’une PME, Novembre 1997.
- Mohammed Samir (Bennis), Certification d’un cabinet d’expertise comptable en tant qu’entreprise
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- Redouane (NASSER), Contribution de l’Expert Comptable à la réduction du délai de production
des états financiers dans les PME,
§ France
- Ferron (Pascal), Demain, la profession d’Expert Comptable : profil d’une profession en pleine
mutation, synthèses des tendances actuelles et des évolutions prévisibles, proposition de
recherche de situations optimales pour l’avenir, Décembre 1990.
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- Allouch (Hassan), «Installation d’un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux
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- Valade (Véronique), Amélioration de la rentabilité de cabinets par le management de l’information
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- Prins (Eric), Reprise d’un cabinet d’expertise comptable : De la négociation à la présentation,
Décembre 1992.
§ Tunisie (Sfax) :
- Nizar (Barkia), La certification des entreprises de services selon la norme ISO 9001 : Cas des
cabinets d’Expertise Comptable, 2001.
5. Revues
- SIC mensuel de l’ordre des Experts Comptables, Numéro Mai 2005, Numéro Février 2006,
Numéro Mars 2006, Numéro Juillet 2006, Numéro Août 2006.
- Revue Française de comptabilité RFC, Numéro 442, Mars 2002,
- Revue Fiduciaire Comptable, Juin 2004,
- Expert et Décideurs, Septembre 2004 n° 33.
- Economie et Comptabilité, Numéro 201, Décembre 1997,
- IFEC, le magasine, Numéro 18, Février 2000,
- Le Francilien des Experts Comptables, Numéro 56, Hiver 2006 et Numéro 60, Hiver 2007 ;
- Kiosque mission : Transmission du cabinet, 62ème congrès de l’ordre des Experts Comptables
français.
- Les reprises et cessions d’entreprises 2003 / 2007, Etude réalisée par le Conseil supérieur de
l’Ordre des Experts Comptables français.
- Flash de l’ordre des Experts Comptables –Région Lorraine, Janvier 2006.
6. Etudes et séminaires
- Etude sur les membres de l’Ordre des Experts Comptables du Maroc, C & O MARKETING, Mai
2000.
- La transmission de cabinets d’expertise comptable : Méthodologie et outils, préparée par « La
commission des Entreprises : Comité Transmission » de l’OEC français, Septembre 2006.
141
- Séminaire INTERFIMO : Transmission de cabinets : Rachat de cabinet ou de clientèle,
organisée conjointement par ANECS, CJEC et ECF (Experts Comptables et Commissaires aux
comptes en France) Estivales 2007, Samedi 30 Juin 2007.
- Soirée organisée par l’Ordre des Experts Comptables Français, Novembre 2007 : Transmission
des cabinets d’expertise comptable.
- Soirée organisée par l’Ordre des Experts Comptables Français, Novembre 2008: Transmission
des cabinets d’expertise comptable.
- L'évaluation des PME, 11ème forum de l'INTEC, mars 2005,
- BRICARD (Agnès) et CHEMOULI (Hervé), Réussir une reprise d'entreprise: spécificités, Forum
"CADRE EXPERTS", organisé le 10 septembre 2004, par l'ANPE Paris et l'ASSEDIC Paris.
- Documents d’organisation du cabinet, Outils d’efficacité et de qualité, organisé à Casablanca par
la CNCC et le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, Animé par Marc Boussière,
Septembre 2004,
7. WEBOGRAPHIE
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142
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE 1
A. Capital 13
B. Culture 15
C. Valeur ajoutée 15
16
D. Rentabilité
§3. Eléments indispensables pour la réussite du regroupement 17
A. Exercice individuel libéral ou en groupe 17
B. Sécurité accrue et meilleure efficacité 18
C. Contraintes 18
18
D. Connaissance mutuelle
19
E. Compétence technique
20
F. Age et origine des associés
SECTION II. Interprofessionnalité 20
143
DEUXIEME PARTIE. PRISE DE CONNAISSANCE ET DIAGNOSTIC GENERAL DU CABINET 33
D’EXPERTISE COMPTABLE
Introduction de la deuxième partie 34
144
CHAPITRE II. GRILLE D’EVALUATION SPECIFIQUE A LA PROFESSION D’EXPERTISE COMPTABLE 82
§ 1. Frais 83
§4. Dirigeants 86
§5. Correspondants 87
CONCLUSION GENERALE 98
BIBLIOGRAPHIE 140
145