Les différents types de structures en statique
En résistance des matériaux et en statique, les structures sont classées selon leur degré de
contrainte et la possibilité
de déterminer les efforts internes par les équations de l’équilibre.
1. STRUCTURES ISOSTATIQUES
- Définition : Une structure est isostatique si les réactions d’appui et les efforts internes peuvent être
déterminés uniquement
avec les équations de l’équilibre statique (ΣFx = 0, ΣFy = 0, ΣM = 0).
- Caractéristiques : Pas de redondance, système déterminé.
- Exemples : poutre simplement appuyée, portique isostatique avec articulations.
2. STRUCTURES HYPERSTATIQUES (ou surabondantes)
- Définition : Une structure est hyperstatique lorsqu’elle possède plus d’inconnues que d’équations
d’équilibre.
- Conséquence : Les équations de la statique seules ne suffisent pas, il faut utiliser les équations
de déformations
(compatibilité, loi de Hooke…).
- Avantage : meilleure rigidité, plus grande sécurité.
- Exemples : poutre encastrée aux deux extrémités, ponts continus, bâtiments contreventés.
3. STRUCTURES HYPOSTATIQUES (ou insuffisamment contraintes)
- Définition : Une structure est hypostatique quand elle n’a pas assez de liaisons pour être stable.
- Conséquence : elle est instable, peut se déplacer ou se renverser.
- Exemples : poutre posée sur un seul appui, portique sans contreventement.
4. STRUCTURES ARTICULÉES / TREILLIS
- Constituées de barres reliées par des articulations idéales.
- Chaque nœud transmet uniquement des efforts normaux (pas de moments).
- Exemples : ponts métalliques en treillis, charpentes métalliques légères.
5. STRUCTURES MASSIVES (ou continues)
- Constituées de poutres, dalles, murs porteurs, voiles…
- Elles transmettent les charges par la continuité de la matière.
RÉSUMÉ :
- Isostatique → équilibre seul suffit.
- Hyperstatique → trop de liaisons (besoin compatibilité).
- Hypostatique → pas assez de liaisons (instable).