Digitalisation et Réputation Bancaire en Tunisie
Digitalisation et Réputation Bancaire en Tunisie
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DE LA MANOUBA
Organisme d’accueil
L’EFFET DE LA DIGITALISATION SUR LA RÉPUTATION DE
L’ENTREPRISEAttijari
: CASBank Tunisie BANCAIRE
DU SECTEUR
Organisme d’accueil
Attijari Bank Tunisie
1
DÉDICACE
Mes parents FATMA et HABIB , merci pour votre confiance inébranlable, vos
encouragements sans faille et vos prières qui m’ont guidé à travers chaque étape de ce
parcours. Cette réussite vous est dédiée, car elle est le fruit de votre amour et de votre
dévouement.
Mon frère, Sanim qui m’a toujours aidé dans les moments difficiles. Mes amis et
proches, pour leur soutien moral et leurs encouragements qui ont été une source constante
de motivation.
Toute ma famille étendue, qui m’a encouragée pour atteindre le succès et accom-
plir ce projet.
Nassim Abdellaoui
2
REMERCIEMENTS
3
SOMMAIRE
Dédicace 2
Remerciements 3
Introduction générale 7
Bibliographie 38
Webographie 40
4
TABLE DES FIGURES
5
LISTE DES TABLEAUX
3.1 L’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 La situation professionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.3 La période d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.4 La fréquence utiliser avec les services bancaires digitaux . . . . . 25
3.5 La transparence des opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.6 La confiance envers les services bancaires digitaux . . . . . . . . . 28
3.7 L’amélioration de l’image et la réputation de la banque . . . . . . 28
3.8 La digitalisation et les problèmes de réputation . . . . . . . . . . . 29
3.9 Les problèmes digitaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.10 L’effet de la digitalisation sur l’expérience client . . . . . . . . . . 31
3.11 L’effet de la digitalisation sur la réputation des banques . . . . . . 32
3.12 Les aspects de la digitalisation et leur impact positifs sur la
réputation des banques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.13 L’influence des avis en ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.14 La sécurité digital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Malgré les avancées théoriques sur la digitalisation, l’impact spécifique sur la réputa-
tion des banques demeure insuffisamment exploré, notamment dans l’articulation entre
innovation technologique et relation humaine. Notre étude vise à combler ce manque en
analysant les perceptions des parties prenantes et les dynamiques sectorielles.
7
CHAPITRE 1
CADRE ENVIRONNEMENTAL DU STAGE
Introduction
Dans le cadre de notre projet, nous avons choisi de réaliser notre stage au sein d’Attijari
Bank, une institution reconnue pour son innovation, la qualité de ses services bancaires et
son engagement dans le développement économique. Nous avons eu la chance de rejoindre
l’équipe d’une de ses agences en Tunisie dans le but d’acquérir une expérience approfondie
du milieu professionnel et d’enrichir nos connaissances grâce aux compétences actuelles
des agents du groupe.
Au cours de notre stage, nous avons ainsi pu mieux comprendre et appréhender les mé-
canismes du comportement humain et le déroulement de la vie professionnelle au sein
d’une agence bancaire, notamment à travers l’impact de la digitalisation sur les pratiques
quotidiennes et les relations entre les différents acteurs internes et externes. Dans le pre-
mier chapitre de travail, nous présenterons Attijari Bank, sa stratégie, ses valeurs et ses
activités en nous appuyant sur la description de l’équipe de l’agence d’accueil du stage et
sur les tâches que nous y avons accomplies.
8
Sa stratégie consiste à contribuer à l’efficacité du système bancaire tunisien en met-
tant en œuvre son projet de développement numérique et en prenant en compte sa res-
ponsabilité sociale.
9
1.1.3 Les activités d’Attijari Bank Tunisie
Attijari Bank, à travers ses filiales spécialisées, exerce ses activités dans divers do-
maines financiers tels que l’assurance, le crédit immobilier, le crédit à la consommation, le
leasing, la gestion d’actifs, l’intermédiation boursière, le conseil, la location longue durée
et le factoring.
10
1.1.5 L’organigramme d’accueil
L’organigramme ci-dessous présente la structure organisationnelle de l’entreprise d’ac-
cueil. Il met en évidence la répartition des différentes fonctions, des pôles et des comités,
ainsi que les liens hiérarchiques entre les principales entités. Cet organigramme permet de
visualiser la coordination entre les différents départements et d’identifier les responsables
et les pôles d’activité au sein de l’organisation. Grâce à cette représentation, il est plus
facile de comprendre le fonctionnement interne de l’entreprise et la place de chaque service
dans la réalisation des objectifs globaux.
11
[Link] La responsabilité sociétale du groupe Attijari Bank Tunisie
Le groupe Attijari Bank Tunisie s’est engagé dans une démarche de Responsabilité
Sociale des Entreprises (RSE) articulée autour de quatre axes principaux :
— Accompagner le développement d’une économie durable.
— Respecter l’environnement et lutter contre le changement climatique.
— Être exemplaire dans la conduite des affaires et dans les relations avec les parties
prenantes.
— S’engager auprès des communautés et de la société civile.
12
Figure 1.3 – La composition de l’agence
Le directeur d’agence :
— Management du groupe au sein de l’agence
— Fixation des objectifs de l’agence (augmentation des dépôts, vente de produits
financiers, satisfaction des clients) en collaboration avec la direction
— Mise en œuvre de la stratégie commerciale de l’agence
— Satisfaction des clients en termes de qualité des services fournis, notamment par
la résolution des problèmes ou des plaintes des clients
Le chargé de la clientèle :
— Conseiller la clientèle : Proposer des solutions de financement, d’investissement et
de placement adaptées aux besoins des clients
— Vendre les produits bancaires : Commercialiser les différents produits financiers
proposés par son établissement
— Prospecter de nouveaux clients : Identifier et démarcher de nouveaux prospects
pour développer le portefeuille clients
— Assurer le suivi des comptes : Effectuer un suivi régulier des comptes de ses clients
existants
— Tenir à jour les fichiers : Actualiser régulièrement les informations relatives à sa
clientèle dans les systèmes de l’entreprise
Le caissier :
— Effectuer les retraits, virements et versements pour les clients
— Tenir la caisse et compter les espèces
13
— Prendre en charge la procédure de gestion du coffre-fort
— Passer les écritures comptables nécessaires
Pendant mon stage au sein de l’agence bancaire, j’ai eu l’opportunité d’accomplir des
différentes tâches et responsabilités qui m’ont adaptée immédiatement à la vie profession-
nelle.
Au sein du département call centre nous avons effectué les tâches suivantes :
La période de stage a été enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel, nous
permettant d’interagir directement avec l’équipe et les clients. Cette expérience nous a
permis de réaliser l’importance du travail d’équipe, d’améliorer nos compétences en com-
munication professionnelle en interagissant avec les clients et en comprenant les processus
opérationnels, ainsi que de mieux appréhender les divers produits bancaires.
Conclusion
Dans le cadre de notre stage, nous avons eu l’opportunité d’étudier et d’analyser le
lien entre les pratiques de la digitalisation mises en place par Attijari Bank et sa perfor-
mance organisationnelle. Dans les chapitres suivants nous essayons de répondre à notre
recherche en étudiant et analysant dans un deuxième chapitre le lien entre les pratiques
de digitalisation et leur impact sur la performance organisationnelle de l’entreprise et puis
dans un chapitre empirique consacré à une étude empirique portant sur la digitalisation
et la réputation de l’entreprise à travers une enquête par questionnaire.
14
CHAPITRE 2
CADRE CONCEPTUEL DE LA RELATION ENTRE LA
DIGITALISATION ET LA RÉPUTATION DE LA BANQUE
Introduction
À l’heure où les avancées technologiques redessinent les contours de l’environnement
économique, la digitalisation s’impose comme un levier incontournable de transformation
pour les entreprises, notamment dans le secteur bancaire. Cette mutation numérique, en
bouleversant les processus, les relations client et les modèles économiques, affecte directe-
ment un capital stratégique : la réputation. Comprendre les fondements de la digitalisation
et de la réputation, ainsi que leur interdépendance, est essentiel pour saisir les dynamiques
actuelles de compétitivité et de création de valeur.
Cette étude se propose d’abord de clarifier les concepts clés avant d’analyser les opportu-
nités et les risques que la digitalisation représente pour la réputation organisationnelle.
15
[Link] Les outils de la digitalisation
Voici des exemples d’outils numériques utilisés par les banques digitales pour assurer
une réactivité immédiate et une gestion centralisée des interactions, renforçant ainsi la
satisfaction et la fidélité des clients :
réputation est l’estimation collective des parties prenantes sur la capacité de l’entreprise
à répondre à leurs attentes. Elle est essentielle pour maintenir la confiance, notamment
dans des secteurs à haute sensibilité comme la finance. Ainsi, la réputation d’une entreprise
16
apparaît comme une construction collective et dynamique, fondée sur la perception des
parties prenantes quant à sa capacité à générer de la valeur, à satisfaire les attentes et à agir
de manière responsable. Comme le soulignent Fombrun (1996) et Eccles et al. (2007), elle
constitue un levier stratégique majeur, en particulier dans des secteurs sensibles comme
la banque, où la confiance, la transparence et la qualité des relations sont au cœur de la
performance durable.
Nous constatons qu’à travers les apports de Claessens et al. (2018), Philippon (2016)
et Deloitte (2018), il apparaît que la digitalisation représente à la fois un levier stra-
tégique et un défi de transformation pour les banques. Entre opportunités d’innovation,
exigences réglementaires croissantes et attentes renforcées des clients, les institutions ban-
caires doivent adapter leurs structures technologiques tout en préservant leur réputation.
Ce nouvel environnement numérique exige une gestion proactive de la confiance et de
l’image, éléments devenus déterminants pour la compétitivité et la pérennité du secteur.
17
2.2.2 Digitalisation et Renforcement de la Réputation
Lorsqu’elle est bien maîtrisée, la digitalisation peut être un puissant levier de valorisa-
tion de l’image de l’entreprise. Dans le secteur bancaire, elle permet de moderniser l’image
de la banque, la positionnant comme une institution innovante et à la pointe de la tech-
nologie Ces éléments renforcent la confiance des clients et contribuent à une réputation
positive, notamment auprès des jeunes générations et des usagers adeptes du numérique.
Selon Westerman, Bonnet McAfee (2014), les entreprises qui investissent dans la
digitalisation sont perçues comme modernes et innovantes. Cette transformation contri-
bue à positionner l’organisation comme un leader dans son secteur, ce qui améliore sa
réputation.
Selon Kaplan Haenlein (2010), les réseaux sociaux et les outils numériques offrent
de nouveaux moyens de communication directe avec les clients, améliorant la réactivité
et la transparence. Une bonne gestion de ces canaux renforce la proximité perçue et la
confiance.
D’après Accenture (2020), les jeunes générations attendent des interactions ban-
caires rapides, digitales et personnalisées. Répondre à ces attentes améliore la réputation
de la banque auprès d’un public stratégique pour sa croissance future.
18
Table 2.1 – Les Risques Réputationnels induits par la Digitalisation
Conclusion
L’analyse croisée des concepts et des liens entre digitalisation et réputation met en lu-
mière une réalité complexe et stratégique : la digitalisation ne constitue pas seulement un
facteur d’efficacité, mais aussi un puissant vecteur d’image et de confiance. Lorsqu’elle est
intégrée de manière réfléchie, elle permet aux entreprises, et en particulier aux banques,
de renforcer leur réputation en offrant une expérience client innovante, transparente et
personnalisée. Toutefois, elle comporte également des vulnérabilités susceptibles d’enta-
cher cette réputation si elles sont mal maîtrisées. Ainsi, la digitalisation, entre opportunité
et exposition au risque, requiert une approche stratégique équilibrée, reposant sur la maî-
trise technologique, la gouvernance responsable et une attention constante aux attentes
des parties prenantes.
19
CHAPITRE 3
UNE ÉTUDE SUR LA DIGITALISATION ET LA
RÉPUTATION DE L’ENTREPRISE
Introduction
Dans le chapitre précédent nous avons abordé le sujet de la digitalisation et son im-
pact sur la réputation de l’entreprise. Dans ce chapitre le sujet sera analysé à travers
une étude empirique quantitative en administrant un questionnaire à des personnes qui
appartiennent à une banque digitale, qu’ils soient clients ou employés. Nous concluons ce
chapitre avec une discussion des résultats de l’enquête.
• Construire le questionnaire
• Diffuser le questionnaire
20
• Collecter les données
La deuxième partie porte sur la confiance qu’ils accordent aux services bancaires
digitaux. Ici, il s’agit de connaître leur ressenti face aux outils numériques proposés par
leur banque.
La troisième partie aborde leur perception des risques liés à la digitalisation ban-
caire, ainsi que l’impact de cette transformation sur la réputation des banques. Cette
section vise à recueillir leur avis sur les points positifs et les éventuelles inquiétudes qu’ils
peuvent avoir.
21
2- Quel est votre âge ?
La majorité des personnes interrogées ont moins de 25 ans (83,3 %), donc les résultats
de l’étude représentent surtout l’avis des jeunes et ne reflètent pas forcément l’opinion de
toutes les tranches d’âge
Les résultats montrent une prédominance marquée d’étudiants (85,7%), loin devant les
employés du secteur privé (9,5%). Les autres catégories sont très faiblement représentées
(2,4% chacune), sans aucun retraité ni chômeur dans l’échantillon.
22
4-Êtes-vous client d’une banque digitale, traditionnelle, ou des deux
23
Table 3.3 – La période d’utilisation
La majorité des utilisateurs (61 %) ont une expérience récente de moins d’un an avec le
service. Une proportion notable (31,7 %) utilise le service depuis 1 à 3 ans. Les utilisateurs
de longue durée (plus de 3 ans) sont très minoritaires, représentant seulement 7,2 % de
l’échantillon. Ces résultats suggèrent une clientèle principalement composée de nouveaux
utilisateurs.
"La figure 3.3 montre La fréquence utilisée avec les services bancaires digitaux
24
Table 3.4 – La fréquence utiliser avec les services bancaires digitaux
Les résultats montrent que la majorité des répondants (48,8%) utilisent les services
bancaires digitaux occasionnellement, tandis qu’une proportion significative (31,7%) les
utilise quotidiennement. Une minorité (12,2%) opte pour une utilisation hebdomadaire
des services digitaux. Une faible proportion (7,3%) n’utilise jamais ces services, ce qui
suggère une adoption globale élevée des solutions bancaires digitales.
25
Table 3.5 – La transparence des opérations
La perception de la transparence des opérations est largement positive. Plus de 90% des
personnes interrogées expriment un certain degré de satisfaction. Une minorité très faible
exprime des réserves. Personne ne rejette complètement la transparence des opérations.
26
9- Avez-vous déjà rencontré des problèmes liés à la sécurité (fraude, pira-
tage.) en utilisant les services digitaux de votre banque ?
10- Parmi ces éléments, lesquels renforceraient le plus votre confiance en-
vers les services bancaires digitaux ?
"La figure 3.7 montre La confiance envers les services bancaires digitaux
27
Table 3.6 – La confiance envers les services bancaires digitaux
Les préoccupations liées au service client et à la sécurité dominent avec 50% des
réponses totales, tous les autres critères de confiance recueillent des taux similaires (entre
11% et 14%).
28
12- Pensez-vous que la digitalisation peut rendre les banques plus vulné-
rables à des problèmes de réputation (comme des fuites de données ou une
mauvaise communication) ?
29
13- En cas de crise liée à un problème digital (ex : panne du site, fuite de
données), comment percevez-vous la réaction de votre banque ?
La majorité des répondants (48,8%) jugent la réaction de leur banque en cas de crise
digitale comme moyennement satisfaisante, tandis que 31,7% la trouvent rapide et trans-
parente. Aucun participant n’a estimé la réaction insuffisante, mais 19,5% déclarent ne
pas savoir ou ne pas se sentir concernés par ce type de situation.
30
14- La digitalisation a-t-elle amélioré votre expérience client (facilité d’ac-
cès, rapidité, personnalisation) ?
"La figure 3.10 montre L’effet de la digitalisation sur la réputation des banques
31
Table 3.11 – L’effet de la digitalisation sur la réputation des banques
La grande majorité des répondants (85,3%) estiment que la digitalisation des services
bancaires a amélioré la réputation des banques ces dernières années, dont 26,8% de façon
forte et 58,5% de manière plutôt positive. Seuls quelques participants (12,2%) considèrent
qu’elle n’a eu aucun effet notable, tandis qu’une très faible minorité (2,4%) pense qu’elle
a plutôt détérioré la réputation des banques. Aucun répondant n’a signalé une forte dé-
térioration.
16- Quels aspects de la digitalisation bancaire ont, selon vous, le plus d’im-
pact positif sur la réputation des banques ? (Plusieurs réponses possibles)
"La figure 3.11 montre Les aspects de la digitalisation et leur impact positifs sur la
réputation des banques
Figure 3.11 – Les aspects de la digitalisation et leur impact positifs sur la réputation
des banques
32
Table 3.12 – Les aspects de la digitalisation et leur impact positifs sur la
réputation des banques
Les résultats montrent que pour les répondants, la facilité d’accès aux services 24h/24
(32,29%) et le gain de temps (29,17%) sont les aspects de la digitalisation ayant le plus
d’impact positif sur la réputation des banques. L’innovation et la modernité (14,58%) ainsi
que la réduction des coûts (9,38%) sont également appréciées, tandis que la transparence
et les services personnalisés sont moins souvent cités (7,29% chacun).
"La figure 3.12 montre Les aspects de la digitalisation et leur impact négatives sur la
réputation des banques
Figure 3.12 – Les aspects de la digitalisation et leur impact négatives sur la réputation
des banques
33
Les aspects de la digitalisation et leur impact négatif sur la réputation des
banques
Les répondants estiment que les problèmes techniques récurrents (28,57%) et les risques
liés à la cybersécurité (25,97%) sont les principaux aspects négatifs de la digitalisation
bancaire pour la réputation des banques1. La réduction des contacts humains (23,38%)
et la complexité d’utilisation pour certains publics (18,18%) sont également des préoccu-
pations importantes, tandis que le manque de personnalisation est moins cité (3,90%).
18- Dans quelle mesure les avis en ligne (réseaux sociaux, forums, sites
spécialisés) influencent-ils votre perception d’une banque ?
La majorité des répondants (68,3%) déclarent que les avis en ligne influencent forte-
ment ou assez fortement leur perception d’une banque. Près d’un quart (24,4%) se disent
modérément influencés, tandis qu’une minorité (7,3%) affirme que ces avis ont peu ou pas
d’impact sur leur opinion.
34
19- Seriez-vous prêt(e) à changer de banque suite à une crise réputationnelle
liée à un incident de sécurité digital ?
Près des deux tiers des répondants (65%) se disent prêts à changer de banque à la
suite d’une crise réputationnelle liée à un incident de sécurité digital, dont 32,5% de façon
certaine et 32,5% probablement. Un quart (25%) reste indécis, tandis qu’une minorité
(10%) affirme qu’elle ne changerait probablement pas ou certainement pas de banque. Ces
résultats confirment que la confiance dans la sécurité digitale est un facteur déterminant
dans la fidélité des clients bancaires, et qu’un incident peut entraîner une perte significative
de clientèle.
35
Les technologies numériques permettent de sécuriser et de tracer les échanges, notam-
ment par le recours à la signature électronique ou au chiffrement des données, offrant ainsi
des garanties supplémentaires quant à la protection des informations personnelles et au
respect des exigences réglementaires.
De plus, la gestion proactive de la réputation en ligne, rendue possible par des outils
digitaux spécialisés, s’avère déterminante pour anticiper les crises, surveiller les retours
clients et réagir efficacement en cas d’incident. Il est donc recommandé d’investir dans la
cybersécurité, en formant régulièrement le personnel aux risques numériques, en mettant
en place des protocoles de sécurité avancés et en élaborant des plans de continuité d’acti-
vité. La veille active de l’e-réputation doit être intégrée à la stratégie globale, tout comme
le maintien d’une relation humaine et personnalisée, afin de ne pas sacrifier la proximité
au profit de l’automatisation.
Conclusion
En conclusion, l’étude menée confirme que la digitalisation représente un levier stra-
tégique pour améliorer la réputation des banques, en facilitant l’accès aux services, en
optimisant l’expérience client et en renforçant la personnalisation des offres. Toutefois,
cette évolution s’accompagne de nouveaux défis, notamment en matière de sécurité des
données et de gestion des risques réputationnels liés aux incidents digitaux ou à la réduc-
tion des interactions humaines. Les résultats montrent que la confiance des clients dépend
autant de la performance technologique que de la capacité des banques à garantir la trans-
parence, la réactivité et la proximité dans la relation client. Ainsi, seule une démarche
équilibrée, intégrant innovation, sécurité et dimension humaine, permettra aux établisse-
ments bancaires de tirer pleinement parti des opportunités offertes par la digitalisation
tout en préservant durablement leur image et la confiance de leur clientèle.
36
Conclusion générale
Au terme de ce projet de fin d’études, il apparaît que la digitalisation, tout en renfor-
çant l’accessibilité et l’innovation dans le secteur bancaire, soulève également de nouveaux
défis en matière de réputation et de gestion de la confiance client. Notre analyse a mis
en lumière que si la transformation numérique est perçue comme un atout majeur, elle
exige une vigilance accrue sur les questions de sécurité et de relation humaine. La mé-
thodologie adoptée a permis d’obtenir des résultats pertinents, bien que la taille limitée
de l’échantillon constitue une réserve à considérer. Sur le plan pratique, il ressort que les
banques gagneraient à adopter une approche équilibrée, alliant innovation technologique
et proximité avec la clientèle. Pour aller plus loin, il serait intéressant d’élargir l’étude à
un échantillon plus diversifié ou de comparer différents contextes nationaux. En somme,
ce travail apporte un éclairage utile sur l’impact de la digitalisation bancaire et ouvre la
voie à de futures recherches sur l’adaptation des pratiques managériales à l’ère numérique.
37
BIBLIOGRAPHIE
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The_Network_Society-Jan_van_Dijk.pdf
— [Link]/books/oa-monograph/1817/Technology-and-Social-InclusionRethinking
— [Link]/doi/10.1177/1094670504271156
41
Annexe
1-Genre
Homme
Femme
6-À quelle fréquence utilisez-vous les services bancaires digitaux (applications mobiles, site
web, etc.) ?
Quotidiennement
Hebdomadairement
Occasionnellement
Jamais
8-La digitalisation vous donne-t-elle plus de confiance dans la sécurité de vos données
personnelles et financières ?
Oui, tout à fait
Oui, dans une certaine mesure
Non, pas vraiment
Non, pas du tout
9-Avez-vous déjà rencontré des problèmes liés à la sécurité (fraude, piratage, etc.) en utilisant
les services digitaux de votre banque ?
10-Parmi ces éléments, lesquels renforceraient le plus votre confiance envers les services
bancaires digitaux ?
Plus d'informations sur les mesures de sécurité
Des procédures d'authentification renforcées
Un service client facilement joignable
Des formations à l'utilisation des outils digitaux
Un équilibre entre services digitaux et présence humaine
Une communication transparente sur les incidents
12-Pensez-vous que la digitalisation peut rendre les banques plus vulnérables à des problèmes
de réputation (comme des fuites de données ou une mauvaise communication) ?
Oui, beaucoup
Oui, un peu
Non, pas vraiment
Non, pas du tout
13-En cas de crise liée à un problème digital (ex : panne du site, fuite de données), comment
percevez-vous la réaction de votre banque ?
Rapide et transparente
Moyennement satisfaisante
Insuffisante
Je ne sais pas / Pas concerné
14-La digitalisation a-t-elle amélioré votre expérience client (facilité d’accès, rapidité,
personnalisation) ?
Oui, beaucoup
Oui, un peu
Pas vraiment
Pas du tout
16-Quels aspects de la digitalisation bancaire ont, selon vous, le plus d'impact positif sur la
réputation des banques ? (plusieurs réponses possibles)
Facilité d'accès aux services 24h/24
Gain de temps
Réduction des coûts
Services personnalisés
Innovation et modernité
Transparence
17-À l'inverse, quels aspects de la digitalisation bancaire ont, selon vous, le plus d'impact
négatif sur la réputation des banques ? (Plusieurs réponses possibles)
Réduction des contacts humains
Problèmes techniques récurrents
Complexité d'utilisation pour certains publics
Risques liés à la cybersécurité
Manque de personnalisation
18-Dans quelle mesure les avis en ligne (réseaux sociaux, forums, sites spécialisés)
influencent-ils votre perception d'une banque ?
Très fortement
Assez fortement
Modérément
Faiblement
Pas du tout
19-Seriez-vous prêt(e) à changer de banque suite à une crise réputationnelle liée à un incident
de sécurité digital ?
Oui, certainement
Oui, probablement
Je ne sais pas
Non, probablement pas
Non, certainement pas
47