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Rapport préliminaire EDSC-II 2011-2012

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Enquête

Démographique et
de Santé du Congo
EDSC-II
2011-2012

Rapport
Préliminaire

Centre National de la Statistique


et des Études Économiques

ICF International
Ce rapport présente les résultats préliminaires de la deuxième Enquête Démographique et de Santé du
Congo (EDSC-II). L’EDSC-II a été réalisée de septembre 2011 à février 2012 par le Centre National de la
Statistique et des Études Économiques (CNSEE) (Ministère de l’Économie, du Plan, de l’Aménagement
du Territoire et de l’Intégration), en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Population.
L’EDSC-II a été financée par le Gouvernement du Congo, le Programme de Développement des Services
de Santé (PDSS) sous financement de la Banque Mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
(UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). En outre, ICF International a
fourni l’assistance technique dans le cadre du projet DHS.

Pour tout renseignement concernant l'Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-II), contacter
le Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques, BP 2031, Brazzaville, Congo
(Téléphone/Fax : (242) 81 59 09 ; Email : cnsee@[Link] ; Internet : [Link]).

Pour obtenir des informations sur le projet DHS, contactez ICF International, 11785 Beltsville Drive,
Suite 300, Calverton, MD 20705, USA ; Téléphone : 301-572-0200, Fax : 301-572-0999 ; Email :
reports@[Link] ; Internet : [Link].
RÉPUBLIQUE DU CONGO
- Unité - Travail - Progrès -
-------
Ministère de l’Économie, du Plan, de l’Aménagement du Territoire et de
l’Intégration
-------------------

ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE
ET DE SANTÉ DU CONGO
(EDSC-II) 2011-2012

Rapport préliminaire

Avril 2012

Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques


(CNSEE), Brazzaville

et
ICF International, Calverton, Maryland

LA BANQUE MONDIALE
Œuvrer pour un monde sans pauvreté
TABLE DES MATIÈRES

LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES ...............................................................................v

1. INTRODUCTION ...............................................................................................................1

2. OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE ..................................................................................2


2.1 Objectifs de l'enquête ...............................................................................................2
2.2 Questionnaires..........................................................................................................3
2.3 Échantillonnage........................................................................................................4
2.4 Cartographie et collecte des données .......................................................................4
2.5 Traitement des données............................................................................................5

3. RÉSULTATS : ENQUÊTE MÉNAGE ET ENQUÊTES INDIVIDUELLES ....................6


3.1 Couverture de l’échantillon......................................................................................6
3.2 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés...............................................6
3.3 Fécondité ..................................................................................................................8
3.4 Désir d’enfants (supplémentaires) .........................................................................10
3.5 Utilisation de la contraception ...............................................................................10
3.6 Soins prénatals et accouchement ...........................................................................12
3.7 Vaccination des enfants .........................................................................................15
3.8 Prévalence et traitement des maladies de l’enfance ...............................................16
3.9 Indicateurs du paludisme .......................................................................................18
3.10 Allaitement et alimentation de complément ..........................................................20
3.11 État nutritionnel des enfants...................................................................................21
3.12 Prévalence de l’anémie chez les femmes et les enfants .........................................24
3.13 Connaissance du VIH/sida .....................................................................................25
3.14 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom ...............................27

iii
LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES

Tableau 1. Résultat de l'interview ménage et de l'interview individuelle..................................6


Tableau 2. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés...............................................7
Tableau 3. Fécondité actuelle ....................................................................................................8
Tableau 4. Préférences en matière de fécondité ......................................................................10
Tableau 5. Utilisation actuelle de la contraception ..................................................................11
Tableau 6. Indicateurs de santé maternelle ..............................................................................13
Tableau 7. Vaccination des enfants .........................................................................................16
Tableau 8. Traitement des infections respiratoires aiguës, de la fièvre et de la diarrhée ........17
Tableau 9. Indicateurs du paludisme .......................................................................................19
Tableau 10. Allaitement selon l'âge de l'enfant .........................................................................20
Tableau 11. État nutritionnel des enfants...................................................................................22
Tableau 12. Prévalence de l'anémie chez les enfants et les femmes .........................................24
Tableau 13. Connaissance du sida .............................................................................................26
Tableau 14. Connaissance des moyens de prévention du VIH ..................................................27
Tableau 15.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois: Femmes .................28
Tableau 15.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois: Hommes .............29

Graphique 1 : Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence ............................9
Graphique 2 : Taux de fécondité générale selon l’EDSC-I 2005 et l’EDSC-II 2011-12 ...............9
Graphique 3 : Prévalence contraceptive (femmes en union), EDSC-I 2005 et EDSC-II
2011-12 ..................................................................................................................12
Graphique 4 : Indicateurs de santé maternelle, EDSC-I 2005 et EDSC-II 2011-12.....................14
Graphique 5 : Prévalence des maladies des enfants de moins de 5 ans et recherche
de traitement...........................................................................................................18
Graphique 6 : Alimentation des enfants de moins de 6 mois .......................................................21
Graphique 7 : Prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans.........................23

v
1. INTRODUCTION

Par arrêté ministériel n° 985/MEPATI-CAB du 27 janvier 2011, le Gouvernement de la


République du Congo a prescrit au Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE)
l’exécution de la deuxième Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-II).

L’EDSC-II a été financée par le Gouvernement du Congo, le Programme de Développement des


Services de Santé (PDSS) sous financement de la Banque Mondiale, le Fonds des Nations Unies pour
l’Enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Au plan technique, l’EDSC-II a bénéficié de l’assistance d’ICF International qui a la charge du


programme des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys – DHS) au
niveau international.

En organisant cette deuxième EDS, le Gouvernement de la République du Congo avait pour


objectif de disposer des indicateurs démographiques et de santé indispensables à la mise en place de
politiques et de programmes et plus particulièrement à la finalisation du deuxième Document de Stratégie
de Réduction de la Pauvreté (DSRP-II) et au suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD).

Ce rapport préliminaire, rédigé peu de temps après la fin des travaux de collecte sur le terrain,
répond au souci de présenter de façon succincte les premiers résultats de l'EDSC-II. Il fournit des
indicateurs de base relatifs à la fécondité, la planification familiale, la santé de la reproduction, la santé et
l’état nutritionnel des enfants, la prévalence de l’anémie chez les enfants et les femmes, la mortalité des
enfants de moins de cinq ans, et la connaissance et les comportements par rapport au VIH/Sida.

Du fait qu’ils ont été produits avant la révision finale et l’analyse approfondie du fichier complet
de l'enquête, ces résultats restent provisoires et susceptibles de légères modifications.

Un rapport final, présentant tous les résultats définitifs de l'enquête, de façon détaillée, sera publié
dans les prochains mois.

1
2. OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE

2.1 Objectifs de l'enquête

La deuxième Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-II) a pour objectif principal de


produire de nombreux indicateurs socio-économiques, démographiques, sanitaires et nutritionnels aux
niveaux de l’ensemble de la population et des sous-populations des femmes de 15-49 ans, des enfants de
moins de 5 ans et des hommes de 15-59 ans. En particulier, l’EDSC-II vise à identifier et/ou à estimer :

Pour l’ensemble de la population :


• les niveaux de scolarisation ;
• les niveaux d’utilisation du sel iodé ;
• certains indicateurs de bien être des ménages.

Pour les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans :
• divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité, de mortalité des enfants
et de mortalité maternelle ;
• les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que
les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la
contraception ;
• les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser
la contraception ;
• les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses
caractéristiques sociodémographiques ;
• les problèmes liés à la pratique des avortements clandestins ;
• les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité des
enfants ;
• les différentes composantes de la santé de la reproduction et de la santé des enfants : visites
prénatales et postnatales, conditions d’accouchement, allaitement, vaccinations, prévalence et
traitement de la diarrhée, de la fièvre et des Infections Respiratoires Aigues (IRA) chez les
enfants de moins de cinq ans ;
• l'état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures
anthropométriques (poids et taille) ;
• la prévalence de l’anémie chez les femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen d’un
test d’hémoglobine ;
• le niveau de connaissance, les opinions et attitudes ainsi que les comportements à risque des
femmes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida.

Pour les hommes de 15-59 ans :


• les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que
les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la
contraception ;
• les catégories d’hommes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser
la contraception ;
• le niveau de connaissance, les opinions et attitudes ainsi que les comportements à risque des
hommes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida.

L'ensemble des données collectées constitue une base de données qui facilitera la mise en place et
le suivi de politiques et de programmes dans le domaine de la population et de la santé et, plus
globalement, de politiques visant à l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise. Par
ailleurs, les données ayant été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de

2
nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, elles font partie, de ce fait, d'une base de
données utilisables et comparables au niveau international.

2.2 Questionnaires

Afin d'atteindre les objectifs fixés, trois types de questionnaires ont été utilisés :

1) Questionnaire ménage. Il permet de collecter des informations sur le ménage notamment les
caractéristiques du ménage, des membres du ménage et du logement. Il comprend les
différentes parties suivantes :
• Tableau ménage qui permet de collecter, entre autres informations, l’âge, le sexe, le
niveau d'instruction des membres du ménage ;
• Caractéristiques du logement (type de toilettes, eau, mur du logement, etc.) ;
• Moustiquaires ;
• Travail et discipline des enfants ;
• Test de sel pour la teneur en iode ;
• Poids, taille et test d’hémoglobine des enfants de moins de 5 ans ;
• Poids, taille et test d’hémoglobine des femmes.

En outre, le questionnaire ménage permet d'établir l'éligibilité des personnes à


interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le
calcul de certains taux démographiques.

2) Questionnaire femme. Il comprend les douze sections suivantes :


1. Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ;
2. Reproduction ;
3. Contraception ;
4. Grossesse et soins postnatals ;
5. Vaccination des enfants, santé et nutrition;
6. Mariage et activité sexuelle;
7. Préférences en matière de fécondité ;
8. Caractéristiques du conjoint et travail de la femme ;
9. VIH/sida ;
10. Autres problèmes de santé ;
11. Mortalité maternelle ;
12. Développement et éveil de l’enfant.

3) Questionnaire homme. Il s'agit également d'un questionnaire individuel comprenant les huit
sections suivantes :
1. Caractéristiques sociodémographiques de enquêté ;
2. Reproduction ;
3. Contraception ;
4. Mariage et activité sexuelle ;
5. Préférences en matière de fécondité ;
6. Emploi et rôle des sexes
7. VIH/sida ;
8. Autres problèmes de santé.

Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS,
préalablement adaptés au contexte du Congo et en tenant compte des objectifs de l'enquête.

3
Par ailleurs, environ 80 expressions et termes relatifs à certains thèmes sensibles des questionnaires
(en particulier, les questions sur la reproduction, l'activité sexuelle, la contraception et les maladies) ont
été traduits en Lingala et en Kituba, les deux langues nationales du Congo de façon à ce qu'au cours de
l'enquête, les enquêtrices traduisent les questions le plus fidèlement possible.

2.3 Échantillonnage

L'échantillon de l'EDSC-II est un échantillon représentatif au niveau national, basé sur un


sondage par grappes stratifié à deux degrés. Contrairement à l’EDSC-I qui avait regroupé le pays en
quatre domaines d’étude (Brazzaville, Pointe-Noire, le Sud et le Nord), l’EDSC-II a retenu comme
domaine d’étude, chacun des douze départements du pays (Kouilou, Niari, Lékoumou, Bouenza, Pool,
Plateaux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala, Brazzaville et Pointe-Noire).

Trois départements comportant des zones urbaines et rurales (Niari, Bouenza et Sangha) ont été
subdivisés en urbain et rural pour constituer ainsi 15 strates et l’échantillon a été tiré indépendamment
dans chaque strate. Compte tenu des écarts très importants de taille des différents départements, un
échantillon auto-pondéré n’aurait pas permis d’obtenir suffisamment de cas dans les départements les
moins peuplés. On a donc sur-échantillonné les départements de faible taille et sous-échantillonné les
départements les plus peuplés. Les données ont ensuite été pondérées pour redonner à chaque
département son poids réel dans la population du Congo. Au premier degré, 384 grappes ont été tirées,
proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établie lors du
Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH) de 2007. Toutes les grappes
sélectionnées ont fait l'objet d'un dénombrement exhaustif des ménages. Au deuxième degré, des ménages
ont été tirés, à probabilité égale, à partir de la liste des ménages établie lors de l'opération de
dénombrement. Le nombre de ménages tirés est de 24 dans chaque grappe urbaine et 34 dans chaque
grappe rurale. Au total, 11 727 ménages ont été sélectionnés pour l'enquête ménage.

Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes
les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidentes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans ces ménages
ont été enquêtées individuellement. En outre, ces femmes, de même que tous les enfants âgés de moins de
cinq ans, ont été mesurés et pesés et, dans un ménage sur deux, ils ont fourni un échantillon de sang pour
estimer la prévalence de l’anémie.

De plus, dans un ménage sur deux, tous les hommes de 15 à 59 ans (résidents habituels ou
visiteurs) ont également été enquêtés individuellement.

2.4 Cartographie et collecte des données

L'opération de cartographie et de dénombrement des 384 grappes de l'échantillon s’est effectuée


sur le terrain du 15 mai au 30 juillet 2011, soit en deux mois et demi. Trente agents cartographes et
énumérateurs, préalablement formés, étaient chargés de ce travail.

Un pré-test des questionnaires a été effectué du 23 au 28 juin 2011 : trente agents ont été recrutés,
formés et déployés en zone urbaine (Brazzaville) et en zone rurale (localités d’Ignié et de Goma Tsé-Tsé).
Les enseignements tirés de ce pré-test ont permis de finaliser les questionnaires et les manuels
d’instructions du personnel de collecte.

La formation pour l'enquête principale s’est déroulée du 08 août au 08 septembre 2011. Cent cinq
personnes ayant, au moins, un niveau de fin d’études secondaires ont suivi la formation. À l'issue de la
formation, les 96 meilleurs candidats ont été retenus pour la collecte et répartis en seize équipes,
composées chacune d'un chef d'équipe, d'une contrôleuse, de trois enquêtrices et d'un enquêteur.

4
La collecte des données sur l’ensemble du territoire national a débuté le 10 septembre 2011 et
s'est achevée le 10 février 2012.

2.5 Traitement des données

La saisie des données a débuté le 19 septembre 2011, soit environ une semaine après le
démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel CSPro, développé conjointement par le
Bureau du Recensement des Etats-Unis et le Programme DHS. Deux personnes étaient chargées de la
réception et la vérification des questionnaires. La saisie a été réalisée par vingt opérateurs, assistés de cinq
contrôleurs et deux superviseurs. Tous les questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie, ce qui a
permis d'éliminer du fichier, les erreurs dues à la saisie. Par ailleurs, un programme de contrôle de qualité
permettait de détecter, pour chaque équipe, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations
étaient immédiatement répercutées sur les équipes de terrain lors des missions de supervision afin
d'améliorer la qualité des données.

À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des
réponses. La vérification finale a été réalisée par un informaticien et un démographe du programme DHS,
utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d'enquêtes antérieures similaires.

5
3. RÉSULTATS : ENQUÊTE MÉNAGE ET ENQUÊTES INDIVIDUELLES

3.1 Couverture de l’échantillon

Au cours de l’EDSC-II 2011-2012, un échantillon de 384 grappes a été sélectionné. Au total,


11 727 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 11 653 ménages occupés ont été identifiés au moment
de l’enquête. Parmi ces 11 653 ménages, 11 632 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse
très proche de 100 % (Tableau 1). Les taux de réponses sont quasiment identiques en milieu rural et en
milieu urbain.

Tableau 1. Résultat de l'interview ménage et de l'interview individuelle Dans les 11 632 ménages
enquêtés, 11 042 femmes âgées de
Effectif de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse selon le milieu de résidence
(non pondéré), Congo 2011-2012 15-49 ans ont été identifiées
comme étant éligibles pour
Milieu de résidence
Résultat Urbain Rural Ensemble
l’enquête individuelle et, pour
Interview des ménages 10 819 d’entre elles, l’interview a
Ménages sélectionnés 3 193 8 534 11 727 été menée avec succès, soit un taux
Ménages occupés 3 165 8 488 11 653
Ménages interviewés 3 150 8 482 11 632
de réponse de 98 %. L’enquête
homme a été réalisée dans un
Taux de réponse des ménages1 99,5 99,9 99,8 ménage sur deux : 5 316 hommes
Interview des femmes de 15-49 ans
étaient éligibles et 5 145 ont été
Effectif de femmes éligibles 3 634 7 408 11 042 interviewés (taux de réponses de
Effectif de femmes éligibles interviewées 3 549 7 270 10 819 97 %). Les taux de réponse
Taux de réponse des femmes éligibles2 97,7 98,1 98,0 enregistrés en milieu urbain sont
pratiquement les mêmes que ceux
Interview des hommes de 15-59 ans obtenus en milieu rural tant chez
Effectif d'hommes éligibles 1 769 3 547 5 316
Effectif d'hommes éligibles interviewés 1 710 3 435 5 145 les femmes que chez les hommes.
Taux de réponse des hommes éligibles2 96,7 96,8 96,8
1

2
Ménages interviewés/Ménages occupés 3.2 Caractéristiques
Enquêtes interviewés/Enquêtés éligibles
sociodémographiques des
enquêtés

Les femmes âgées de 15-49 ans, c’est-à-dire celles en âge de procréer, et les hommes de 15-59
ans constituent les populations-cibles de l’EDSC-II. Le tableau 2 présente la répartition des femmes et
des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, à savoir l’âge, la
religion, l’ethnie, l’état matrimonial, le milieu de résidence, le département et le niveau d’instruction.
Pour chaque catégorie, le tableau présente l’effectif non pondéré, c’est-à-dire le nombre de femmes ou
d’hommes effectivement enquêtés dans chaque catégorie, ainsi que l’effectif pondéré correspondant,
c’est-à-dire le nombre de femmes ou d’hommes à qui on a redonné son poids réel dans la population
totale du Congo. Bien que l’enquête ait porté sur les hommes de 15-59 ans, dans ce tableau et tous les
tableaux suivants, les résultats détaillés par caractéristiques sociodémographiques sont limités aux
hommes de 15-49 ans de façon à pouvoir les comparer directement aux femmes de ce même groupe
d’âges.

La répartition par âge met en évidence une forte proportion de jeunes. En effet, 20 % de femmes
et 21 % d’hommes sont âgés de 15-19 ans ; environ 19 % de femmes et 15 % d’hommes appartiennent au
groupe d’âges 20-24 ans. Au fur et à mesure que l’âge augmente, on constate une diminution des
proportions. Globalement, ces caractéristiques reflètent la structure d’une population jeune.

6
Tableau 2. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés

Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Femme Homme
Caractéristique Pourcentage Effectif Effectif non Pourcentage Effectif Effectif non
sociodémographique pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré pondéré
Groupe d'âges
15-19 20,3 2 198 2 163 21,2 999 1 005
20-24 18,8 2 029 1 800 15,3 724 609
25-29 18,7 2 019 1 964 15,5 730 635
30-34 14,4 1 558 1 524 14,6 690 712
35-39 12,6 1 358 1 441 14,0 662 673
40-44 8,4 912 1 066 10,8 512 579
45-49 6,9 746 861 8,6 405 450

Religion
Catholique 31,4 3 396 2 710 33,1 1 565 1 236
Protestant 21,6 2 337 2 514 13,4 635 718
Musulman 1,2 135 102 3,5 167 122
Kimbanguiste 1,1 118 80 1,2 56 57
Armée du salut 1,9 204 250 1,3 61 71
Zéphirin/matsouaniste/ngunza 4,5 486 743 2,6 122 198
Adventiste/jehova 0,8 84 94 1,8 85 91
Animiste 0,3 36 52 0,2 10 20
Eglise de réveil 33,4 3 618 3 686 28,3 1 335 1 385
Autre 0,7 78 87 1,2 57 56
Aucune 3,0 325 497 13,3 627 707
Manquant 0,0 2 4 0,1 5 2

Ethnie
Kongo 54,2 5 862 4 403 53,9 2 547 1 864
Punu 4,7 505 513 2,8 134 157
Duma 1,0 112 164 1,0 46 66
Mbéré/Mbéti/Kélé 1,8 190 499 1,8 86 183
Téké 13,3 1 438 1 771 13,5 640 850
Mbochi 11,3 1 226 1 409 11,3 534 625
Sangha 2,8 303 684 2,6 124 188
Kota 0,4 40 62 0,7 31 42
Makaa 0,3 31 76 0,7 33 120
Oubanguiens 0,9 94 175 0,8 40 65
Pygmée 0,7 71 180 0,6 26 65
Etranger 8,4 910 854 9,6 451 422
Autre 0,3 32 24 0,6 31 16
Manquant 0,0 4 5 0,0 0 0

État matrimonial
Célibataire 25,9 2 804 2 464 43,3 2 047 1 838
En union 58,1 6 290 6 750 48,7 2 298 2 467
Divorcé(e)/séparé(e) 14,1 1 525 1 378 7,7 363 339
Veuve/veuf 1,9 201 227 0,3 15 19

Milieu de résidence
Urbain 68,6 7 422 3 549 70,4 3 327 1 589
Rural 31,4 3 397 7 270 29,6 1 396 3 074

Département
Kouilou 2,4 263 909 2,3 108 380
Niari 5,4 587 930 5,1 239 379
Lekoumou 1,8 198 743 1,6 77 300
Bouenza 10,3 1 112 1 003 8,8 416 383
Pool 5,8 630 994 5,3 250 398
Plateaux 3,0 322 724 3,4 159 357
Cuvette 3,1 336 769 3,2 152 360
Cuvette - Ouest 1,3 144 685 1,3 61 311
Sangha 1,7 188 733 1,5 72 292
Likouala 4,0 430 914 3,6 168 369
Brazzaville 35,9 3 879 1 180 36,9 1 741 539
Pointe-Noire 25,2 2 730 1 235 27,1 1 279 595

Niveau d'instruction
Aucun 5,8 624 901 2,6 123 135
Primaire 23,8 2 575 3 619 16,0 756 1 041
Secondaire 1er cycle 49,8 5 387 5 016 44,7 2 110 2 247
Secondaire 2nd cycle 15,4 1 670 1 023 24,1 1 138 886
Supérieur 5,2 563 260 12,6 595 354

Ensemble 15-49 100,0 10 819 10 819 100,0 4 723 4 663

50-59 na na na na 422 482

Ensemble 15-59 na na na na 5 145 5 145


Note: Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau atteint, qu'il soit achevé ou non.
na = Non applicable

7
Les femmes sont essentiellement de trois religions : 33 % fréquentent les Églises de réveil, 31 %
sont catholiques et 22 % protestantes. Chez les hommes, 33 % sont catholiques, 28 % fréquentent les
Églises de réveil, 13 % sont protestants, et 13 % se sont déclarés sans religion. L’ethnie Kongo regroupe
plus de la moitié de la population (54 % des femmes et des hommes), suivie par l’ethnie Téké (13 % de
chaque sexe) et l’ethnie Mbochi (11 % de chaque sexe).

En ce qui concerne l’état matrimonial, on relève que 58 % de femmes et 49 % d’hommes étaient


en union au moment de l’enquête. Du fait que les hommes ont tendance à se marier plus tard que les
femmes, la proportion de célibataires est plus élevée chez les hommes que chez les femmes (43 % contre
26 %). À l’inverse, la proportion de personnes en rupture d’union (divorce, séparation ou veuvage) est
nettement plus élevée chez les femmes (16 %) que chez les hommes (8 %).

La répartition selon le milieu de résidence montre que 69 % de femmes et 70 % d’hommes


résident en milieu urbain dont la grande majorité dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire. La
répartition géographique de la population reflète bien le poids démographique respectif de chaque
département. Ainsi, le tableau 2 révèle que plus du tiers de femmes et des hommes résident à Brazzaville
(respectivement, 36 % et 37 %) et plus d’un quart à Pointe-Noire (respectivement, 25 % et 27 %) ; avec
10 % de femmes et 9 % d’hommes, le département de la Bouenza vient en troisième position.

On constate que globalement, les hommes sont plus instruits que les femmes. En effet, 81 %
d’hommes contre 70 % de femmes ont atteint un niveau d’instruction secondaire ou plus ; à l’opposé,
proportionnellement plus de femmes que d’hommes ont seulement un niveau d’instruction primaire (24 %
contre 16 %) ou sont sans instruction (6 % contre 3 %).

3.3 Fécondité

L’estimation du niveau de la fécondité est obtenue directement à partir des informations fournies
par les femmes sur l’historique de leurs naissances. Les indicateurs sont calculés sur la période de trois
ans précédant l’enquête. Cette période de trois années a été retenue comme compromis entre trois
exigences : fournir les niveaux de fécondité les plus
Tableau 3. Fécondité actuelle
récents possibles, réduire les erreurs de sondage et
réduire les effets des transferts possibles d’année de Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité
(ISF), Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et Taux Brut
naissance des enfants déclarée par la mère. La de Natalité (TBN) pour la période des trois années précédant
fécondité est mesurée par les taux de fécondité par l'enquête, par milieu de résidence, Congo 2011-2012
groupe d’âges quinquennaux et par leur cumul, c’est-à-
Milieu de résidence
dire l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF). L’ISF Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble
mesure le nombre moyen d’enfants nés vivants 15-19 125 204 147
qu’aurait une femme, en fin de période féconde, dans 20-24 201 283 222
25-29 212 279 232
les conditions de fécondité actuelle. 30-34 192 234 205
35-39 122 183 145
Le tableau 3 indique que l’Indice Synthétique 40-44 38 96 61
45-49 7 13 9
de Fécondité (ISF) est estimé à, en moyenne, 5,1
enfants par femme ; l’ISF est beaucoup plus élevé en ISF (15-49) 4,5 6,5 5,1
milieu rural (en moyenne, 6,5 enfants par femme) TGFG 163 223 182
TBN 40,6 42,8 41,4
qu’en milieu urbain (4,5 enfants, en moyenne). On
observe également qu’à tous les âges, les taux de Note: Les taux sont exprimés pour 1000 femmes. Les taux
pour le groupe d'âges 45-49 ans peuvent être légèrement
fécondité sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu biaisés du fait de données incomplètes. Les taux
urbain (Graphique 1). Les courbes de fécondité urbaine correspondent à la période 1-36 mois avant l'enquête.
et rurale suivent une tendance similaire, c’est-à-dire, ISF : Indice Synthétique de Fécondité exprimé pour une
femme
qu’elles augmentent rapidement pour atteindre un TGFG : Taux Global de Fécondité Générale exprimé pour
maximum à 25-29 ans (232 ‰) avant de baisser de 1 000 femmes de 15-44 ans
TBN : Taux Brut de Natalité exprimé pour 1 000 individus
façon régulière avec l’âge. En milieu urbain, c’est dans

8
le groupe d’âges 25-29 ans que le taux de fécondité maximum est atteint (212 ‰) alors qu’il est atteint à
20-24 ans en milieu rural (283 ‰). Les données révèlent également une fécondité plus précoce en milieu
rural qu’urbain. Ainsi, si les adolescentes de 15-19 ans contribuent pour 14 % à la fécondité totale du
milieu urbain, elles contribuent pour 16 % à la fécondité du milieu rural.

En 2005, l’ISF avait été estimé à 4,8 enfants par femme (3,8 en urbain et 6,1 en rural), contre 5,1
en 2011-2012 (4,5 en urbain et 6,5 en rural). Il semblerait donc qu’il y ait eu une légère augmentation des
niveaux de fécondité entre les deux enquêtes. Cependant, la comparaison des taux par âge (Graphique 2)
montre que l’allure de la courbe de 2005 présentait un léger creux assez inhabituel au groupe d’âges 25-29
ans, alors que la courbe de 2011-2012 est beaucoup plus régulière avec, comme on s’y attendait, le
maximum de fécondité atteint à 25-29 ans. Il se pourrait donc que la fécondité des femmes de ce groupe
d’âges ait été légèrement sous-estimée en 2005 et donc que l’augmentation de la fécondité totale constatée
aujourd’hui soit artificielle : en réalité les niveaux de fécondité n’auraient pas changé (ou très peu) entre les
deux enquêtes.

9
3.4 Désir d’enfants (supplémentaires)

Parmi les femmes actuellement en union, 18 % ont déclaré ne plus vouloir d’enfants
(supplémentaires). À l’opposé, 70 % des femmes ont déclaré qu’elles souhaitaient un enfant ou un autre
enfant : 18 % ont déclaré qu’elles souhaitaient un enfant ou un autre enfant dans les deux années à venir, et
47 % souhaiteraient cet enfant plus tard (après deux ans) c’est-à-dire qu’elles expriment le désir d’un
certain espacement des naissances (Tableau 4). Par ailleurs, 5 % des femmes voudraient un enfant ou un
enfant supplémentaire mais elles ne savent pas quand. Par rapport aux données de l’EDSC-I 2005, on
constate que la proportion de femmes qui ne veulent plus d’enfant n’a pratiquement pas changé (19 %
contre 18 %) ; par contre, la proportion de femmes qui souhaitent espacer leur prochaine naissance est
passée de 40 % à 47 %.

Tableau 4. Préférences en matière de fécondité

Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union, par désir d'enfants (supplémentaires), selon le nombre d'enfants vivants,
Congo 2011-2012

Nombre d'enfants vivants1


Désir d'enfant(s) 0 1 2 3 4 5 6+ Ensemble
Veut un autre bientôt2 77,0 25,1 19,3 18,4 11,6 5,9 2,7 17,9
Veut un autre plus tard3 9,4 62,1 63,0 52,0 46,8 31,4 15,2 47,1
Veut un autre, NSP quand 5,2 4,0 5,1 4,9 5,4 6,1 1,0 4,5
Indécise 0,1 3,3 4,0 8,1 8,9 8,8 10,7 6,5
Ne veut plus d'enfant 0,0 1,6 5,2 11,9 23,3 37,4 55,0 17,7
Stérilisée 0,0 0,0 0,1 0,3 0,1 0,2 0,0 0,1
S'est déclarée stérile 8,2 3,9 3,4 4,2 4,0 9,8 15,0 6,0
Manquant 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 0,5 0,4 0,1

Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0


Effectif de femmes 251 1 119 1 377 1 176 940 676 750 6 289
1
Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle
2
Veut une autre naissance dans les deux ans
3
Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus

La proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance augmente de façon importante avec
le nombre d’enfants vivants : de 2 % chez les femmes ayant un seul enfant vivant, la proportion passe à
5 % chez celles ayant deux enfants vivants, 12 % chez celles ayant trois enfants vivants, et atteint un
maximum de 55 % chez les femmes ayant six enfants ou plus. Cependant, la proportion de femmes qui
veulent espacer leurs naissances (attendre deux ans ou plus avant le prochain enfant) est élevée quel que
soit le nombre d’enfants vivants, sauf chez les femmes sans enfant (9 %) et celles ayant six enfants ou plus
(15 %).

3.5 Utilisation de la contraception

L’utilisation des méthodes contraceptives par les femmes de 15-49 ans en union est élevée : 45 %
ont déclaré utiliser une méthode contraceptive quelconque au moment de l’enquête (Tableau 5), mais la
plupart utilise une méthode traditionnelle (25 % contre 20 % pour les méthodes modernes). Cette
tendance est la même qu’en 2005, on observe cependant une nette amélioration de la prévalence
contraceptive moderne aux dépens de la prévalence contraceptive traditionnelle. En effet, entre les deux
enquêtes, la prévalence contraceptive moderne a augmenté, passant de 13 % à 20 % (Graphique 3), du fait
essentiellement d’une augmentation d’utilisation du condom masculin (passant de 9 % à 12 %), tandis que
celle des méthodes traditionnelles a régressé de 7 points (32 % en 2005 contre 25 % en 2011-2012). Le
condom masculin (12 %) et la continence périodique (17 %) sont respectivement les méthodes
contraceptives moderne et traditionnelle les plus utilisées.

10
Tableau 5. Utilisation actuelle de la contraception

Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans actuellement en union par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

N'importe Une Méthode moderne Une Méthode traditionnelle


Caractéristique quelle méthode Stérilisation Condom Condom méthode Continence N'utilise pas Effectif de
sociodémographique méthode moderne féminine Pilule Injectable Implant masculin féminin Autre traditionnelle périodique Retrait Autre actuellement Total femmes
Groupe d'âges
15-19 36,2 26,3 0,0 3,7 0,0 0,0 19,5 0,0 3,2 9,8 4,7 2,8 2,3 63,8 100,0 413
20-24 45,9 23,0 0,0 2,6 1,1 0,0 15,4 0,0 3,8 22,8 15,2 5,7 2,0 54,1 100,0 1 083
25-29 48,5 22,9 0,0 4,9 2,1 0,2 14,2 0,0 1,4 25,6 16,8 5,9 2,9 51,5 100,0 1 434
30-34 49,6 20,8 0,0 3,0 3,3 0,0 13,7 0,0 0,8 28,8 20,1 6,8 2,0 50,4 100,0 1 163
35-39 49,0 20,0 0,3 1,5 6,3 0,0 10,1 0,3 1,5 29,0 20,7 6,7 1,6 51,0 100,0 1 053
40-44 41,3 14,5 0,2 2,5 3,9 0,3 7,1 0,0 0,6 26,8 19,7 6,3 0,7 58,7 100,0 633
45-49 23,2 5,3 0,2 1,2 0,7 0,9 1,8 0,0 0,5 17,9 14,5 1,8 1,5 76,8 100,0 512

Milieu de résidence
Urbain 46,3 24,6 0,0 4,1 3,7 0,2 14,4 0,1 2,2 21,7 15,7 4,1 1,9 53,7 100,0 4 032
Rural 41,9 11,7 0,2 0,9 1,2 0,0 8,5 0,0 0,8 30,2 19,6 8,4 2,1 58,1 100,0 2 257

Département

11
Kouilou 27,9 9,7 0,2 4,3 2,1 0,1 2,3 0,1 0,5 18,2 8,8 5,8 3,6 72,1 100,0 186
Niari 52,8 18,5 0,0 1,9 1,4 0,0 13,6 0,0 1,6 34,2 22,0 10,9 1,3 47,2 100,0 360
Lékoumou 46,2 23,6 0,0 0,7 1,0 0,0 21,3 0,0 0,5 22,6 13,4 8,3 0,9 53,8 100,0 115
Bouenza 51,1 13,7 0,5 0,3 1,5 0,0 10,3 0,0 1,1 37,4 23,6 10,2 3,6 48,9 100,0 653
Pool 45,7 16,1 0,0 1,6 1,2 0,0 11,7 0,0 1,7 29,6 12,9 11,7 4,9 54,3 100,0 431
Plateaux 38,1 9,4 0,2 0,0 1,2 0,0 6,9 0,2 0,9 28,7 20,6 7,9 0,3 61,9 100,0 239
Cuvette 36,1 10,7 0,3 0,3 1,1 0,0 8,4 0,0 0,6 25,3 19,1 5,3 0,9 63,9 100,0 231
Cuvette-Ouest 30,1 5,5 0,0 0,2 0,0 0,0 5,0 0,0 0,3 24,6 23,6 1,0 0,0 69,9 100,0 90
Sangha 48,6 15,3 0,2 1,0 1,0 0,0 12,9 0,0 0,2 33,3 27,5 2,8 3,0 51,4 100,0 115
Likouala 42,2 12,9 0,2 1,0 1,8 0,0 9,0 0,0 0,8 29,3 25,4 2,9 1,1 57,8 100,0 268
Brazzaville 41,2 22,4 0,0 4,5 5,0 0,4 11,0 0,1 1,4 18,8 13,2 3,4 2,2 58,8 100,0 2 000
Pointe-Noire 49,5 27,1 0,0 4,2 2,5 0,1 17,2 0,0 3,2 22,4 17,2 4,3 0,9 50,5 100,0 1 602

Niveau d'instruction
Aucun 33,6 10,5 0,3 1,6 0,9 0,0 7,2 0,0 0,4 23,1 12,5 8,7 1,9 66,4 100,0 450
Primaire 43,1 15,7 0,1 2,0 2,1 0,1 9,4 0,0 2,0 27,4 15,8 8,5 3,2 56,9 100,0 1 680
Secondaire 1er cycle 45,4 20,7 0,1 2,9 3,2 0,2 12,2 0,1 2,0 24,7 18,2 4,9 1,7 54,6 100,0 3 096
Secondaire 2nd cycle ou
plus 49,9 28,7 0,0 5,1 3,6 0,2 19,0 0,0 0,8 21,2 17,9 2,2 1,1 50,1 100,0 1 063

Nombre d'enfants vivants


0 14,4 7,6 0,0 0,0 0,0 0,0 7,2 0,0 0,5 6,8 5,9 0,8 0,1 85,6 100,0 396
1-2 45,3 23,5 0,0 3,9 1,2 0,1 16,0 0,0 2,3 21,8 15,9 4,2 1,7 54,7 100,0 2 548
3-4 48,5 20,6 0,2 3,1 3,5 0,0 12,1 0,2 1,5 27,9 18,5 6,5 2,8 51,5 100,0 2 016
5+ 47,1 16,1 0,1 1,8 5,6 0,5 6,8 0,0 1,3 31,0 20,5 8,7 1,7 52,9 100,0 1 328

Ensemble 44,7 20,0 0,1 2,9 2,8 0,1 12,3 0,1 1,6 24,7 17,1 5,7 2,0 55,3 100,0 6 289

Note: Si plus d'une méthode est utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau.

11
En outre, les résultats mettent en évidence des écarts importants d’utilisation de la contraception.
Du point de vue du milieu de résidence, c’est en milieu urbain que l’utilisation de la contraception est la
plus fréquente : 25 % des femmes en union utilisent actuellement une méthode moderne contre 12 % en
milieu rural. En urbain, 14 % de femmes utilisent le condom masculin, 4 % la pilule et 4 % les
injectables. Sur le plan départemental, c’est à Pointe-Noire que la prévalence contraceptive moderne est
plus élevée (27 %) ; tandis que dans la Cuvette-Ouest seulement 6 % de femmes en union utilisent une
méthode moderne.

Le niveau d’instruction des femmes constitue un autre facteur différentiel important. La


prévalence contraceptive est très fortement associée au niveau d’instruction : chez les femmes ayant au
moins un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle, 29 % utilisent actuellement une méthode moderne,
contre 21 % chez les femmes de niveau secondaire 1er cycle, 16 % chez celles ayant un niveau primaire et
11 % chez celles n’ayant aucun niveau d’instruction.

Par ailleurs, on relève que la prévalence de la contraception moderne varie selon le groupe d’âges
de la femme, d’un minimum de 5 % à un maximum de 26 %. La plus forte proportion d’utilisatrices se
situe à 15-19 ans, âges correspondant à la période d’entrée en vie sexuelle et féconde. C’est chez les
femmes de 45 ans ou plus que les taux sont plus faibles (5 %).

On note également que le niveau d’utilisation de la contraception moderne varie en fonction du


nombre d’enfants vivants de la femme. Les femmes ayant un ou deux enfant(s) sont celles qui utilisent le
plus fréquemment la contraception moderne (24 %), essentiellement le condom (16 %).

3.6 Soins prénatals et accouchement

Les soins prénatals appropriés durant la grossesse et pendant l’accouchement sont importants
pour assurer à la mère et à son enfant une bonne santé. Au cours de l’EDSC-II, un certain nombre de
questions sur les soins prénatals et sur la santé de l’enfant ont été posées à toutes les mères ayant eu une
naissance au cours des cinq années précédant l’enquête. Pour chaque enfant dernier-né dont la naissance a
eu lieu au cours des cinq années précédant l’enquête, on a demandé aux mères si elles s’étaient rendues en
consultation prénatale, qui elles avaient consulté, si elles avaient été vaccinées contre le tétanos. En outre,
pour toutes leurs naissances survenues au cours des cinq dernières années, on a aussi demandé aux mères
d’indiquer où elles avaient accouché et quelles personnes les avaient assistées pendant l’accouchement.

12
Tableau 6. Indicateurs de santé maternelle

Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu des soins
prénatals d'un prestataire formé pour la dernière naissance vivante et pourcentage de femmes dont la dernière naissance vivante a été protégée contre le
tétanos néonatal ; parmi toutes les naissances vivantes des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage de celles dont l'accouchement a été assisté par
un prestataire formé et pourcentage de celles qui ont eu lieu dans un établissement de santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo
2011-2012

Pourcentage de Pourcentage de Pourcentage de Pourcentage de


femmes ayant reçu femmes dont la naissances dont naissances ayant eu
des soins prénatals naissance vivante a l'accouchement a été lieu dans un
Caractéristique d'un prestataire été protégée contre Effectif de assisté par un établissement de Effectif de
sociodémographique formé1 le tétanos néonatal2 femmes prestataire formé3 santé naissances
Age de la mère à la naissance
<20 92,1 68,6 1 072 93,7 92,4 1 589
20-34 93,3 74,4 3 897 93,8 91,5 5 505
35+ 90,2 75,3 913 92,3 89,7 1 075

Milieu de résidence
Urbain 95,9 72,0 3 725 98,2 97,4 4 953
Rural 86,8 76,2 2 157 86,4 82,4 3 217

Département
Kouilou 84,0 75,2 177 85,3 82,7 260
Niari 89,0 80,1 360 84,6 74,2 515
Lékoumou 80,2 77,3 123 77,4 71,3 179
Bouenza 80,7 76,8 628 87,1 82,0 894
Pool 95,3 80,6 401 94,9 94,1 583
Plateaux 86,7 76,4 219 86,9 84,5 319
Cuvette 94,4 78,0 211 91,4 89,3 309
Cuvette-Ouest 92,3 74,7 93 87,1 84,1 134
Sangha 84,0 77,7 110 81,4 79,3 157
Likouala 89,3 74,4 274 88,5 85,9 455
Brazzaville 95,7 74,4 1 862 99,4 99,4 2 487
Pointe-Noire 97,9 65,0 1 425 97,9 96,9 1 877

Niveau d'instruction de la mère


Aucun 72,7 65,9 376 76,8 73,1 599
Primaire 87,4 72,5 1 698 89,4 85,5 2 518
Secondaire 1er cycle 96,5 74,1 2 856 97,0 95,7 3 847
Secondaire 2nd cycle ou plus 98,0 76,5 951 99,4 99,4 1 206

Ensemble 92,6 73,5 5 882 93,6 91,5 8 170


1
Les médecins, les infirmières, les sages-femmes ou les assistants sont considérés ici comme des prestataires formés pour les soins prénatals.
2
Y compris les mères ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections (la dernière ayant été
effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des
cinq années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant
précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, cinq injections à n'importe quel moment avant la dernière naissance vivante
3
Les médecins, les infirmières, les sages-femmes, les assistants, les matrones ou les agents de santé communautaire sont considérés comme des prestataires
formés pour l’assistance à l’accouchement.

Dans l’ensemble, 93 % de femmes ont consulté un professionnel de santé durant la grossesse de


leur naissance la plus récente (Tableau 6) et cette proportion a progressé de cinq points environ depuis
l’EDSC-I de 2005 (88 %) (Graphique 4). Le recours aux consultations prénatales varie peu par rapport à
l’âge de la femme. Cependant, on observe un écart important entre les milieux de résidence : en effet, les
femmes vivant en milieu urbain (96 %) ont plus fréquemment consulté un professionnel de santé que
celles résidant en milieu rural (87 %). Des disparités non négligeables de cette proportion sont aussi
observées selon les départements. La Lékoumou (80 %) et la Bouenza (81 %) se distinguent par les taux
de consultation prénatale les plus faibles. Les départements de Brazzaville (96 %) et de Pointe-Noire
(98 %) sont ceux dont les proportions de femmes ayant consulté un professionnel de santé durant la
grossesse sont les plus élevées. La consultation prénatale par un agent de santé est fortement influencée
par le niveau d’instruction de la mère. Les femmes sans niveau d’instruction (73 %) ont moins bénéficié
que les autres de soins prénatals au cours de la grossesse de leur dernier-né. Par contre, cette proportion
dépasse 87 % chez les femmes ayant un niveau d’instruction primaire et 98 % lorsque la mère a un niveau
d’instruction secondaire 2nd cycle ou supérieur.

13
Les injections à l’anatoxine antitétanique (VAT) sont faites aux femmes enceintes pour prévenir
le tétanos néonatal, une des causes les plus importantes de mortalité néonatale. Pour assurer la protection
du nouveau-né, la mère doit recevoir au minimum deux injections antitétaniques pendant la grossesse ou,
au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la
dernière naissance vivante) ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq
années ayant précédé la dernière naissance vivante) ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été
effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance vivante) ou encore, au moins, cinq
injections à n'importe quel moment avant la dernière naissance vivante.

Le tableau 6 montre que la couverture vaccinale des femmes enceintes contre le tétanos est
relativement élevée : près des trois quarts des femmes (74 %) ont reçu les injections antitétaniques
requises pour prévenir le tétanos néonatal. Par ailleurs, les nouveau-nés des mères résidant en milieu rural
(76 %) sont plus fréquemment protégés que ceux des mères résidant en milieu urbain (72 %). Par rapport
aux départements, on note des écarts non moins importants de couverture en VAT ; celle-ci atteint ou
dépasse 74 % dans tous les départements, à l’exception de Pointe-Noire (65 %). Les départements du
Niari (80 %) et du Pool (81 %) demeurent les mieux couverts en VAT. La proportion de nouveau-nés
protégés contre le tétanos néonatal augmente avec le niveau d’instruction de la mère. Ces proportions
passent de 66 % quand la mère est sans niveau d’instruction à 77 % quand elle a atteint au moins le
niveau secondaire 2nd cycle.

Comme on l’a déjà mentionné, pour toutes les naissances survenues au cours des cinq dernières
années, on a demandé où la mère avait accouché et qui l’avait assistée à ce moment-là. Les résultats de
l’EDSC-II révèlent que plus de neuf naissances sur dix (92 %) ont eu lieu dans un établissement de santé,
contre 86 % en 2005 (Graphique 4). Le pourcentage de naissances survenues dans un établissement de
santé varie légèrement avec l’âge et oscille entre 90 % et 92 %. Il se dégage un écart non négligeable
entre le milieu urbain (97%) et le milieu rural (82%) même si le niveau de couverture reste très élevé.

Les différences entre départements sont très importantes. Le pourcentage de naissances ayant eu
lieu dans un établissement de santé est inférieur à 75% dans les départements de la Lékoumou (71 %) et
du Niari (74 %) alors qu’il dépasse 99 % à Brazzaville. Enfin, les proportions de naissances qui ont eu
lieu dans un établissement de santé varient positivement et de façon significative avec le niveau
d’instruction : de 73 % chez les femmes sans niveau d’instruction, le pourcentage passe à 86 % chez les
femmes de niveau primaire, à 96 % chez celles ayant un niveau secondaire 1er cycle, et à 99 % chez les
mères de niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus.

14
En ce qui concerne l’assistance à l’accouchement, on observe qu’environ 92 % des femmes ont
bénéficié de l’assistance d’un personnel de santé formé lors de l’accouchement : cette proportion a
augmenté depuis 2005 date à laquelle elle était estimée à 82 % (Graphique 4). L’assistance à
l’accouchement par du personnel de santé formé présente les mêmes variations selon les caractéristiques
sociodémographiques que celles observées pour l’accouchement en formation sanitaire.

3.7 Vaccination des enfants

Dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV) mis en œuvre par le Ministère de la
Santé et de la Population et conformément aux recommandations de l’OMS, un enfant est considéré
comme complètement vacciné s’il a reçu le vaccin du BCG contre la tuberculose, trois doses de DTCoq1
contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, trois doses du vaccin contre la polio et le vaccin contre la
rougeole. D’après le calendrier vaccinal, toutes ces vaccinations doivent avoir été administrées à l’enfant
au cours de sa première année.

Lors de l’EDSC-II, les informations sur la vaccination ont été recueillies de deux manières : soit
elles étaient relevées à partir des carnets de vaccination (ce qui permet d’établir avec justesse la
couverture vaccinale ainsi que le calendrier des vaccinations), soit enregistrées à partir des réponses
données par la mère lorsque le carnet de l’enfant n’était pas disponible. Les résultats présentés ici ne
concernent que les enfants de 12-23 mois, âges auxquels ils devraient avoir reçu tous les vaccins du PEV.
Il apparaît au tableau 7 que pour 57 % des enfants de 12-23 mois, un carnet de vaccination a été montré à
l’enquêtrice.

D’après les carnets de vaccination ou les déclarations des mères, 46 % d’enfants de 12-23 mois
ont été complètement vaccinés et 4 % n’ont reçu aucun vaccin. Les autres (51 %) ont été partiellement
vaccinés. De manière spécifique, 94 % des enfants ont reçu le BCG ; dans 89 % des cas, les enfants ont
reçu la première dose de DTCoq ; dans 87 % des cas, ils ont reçu la première dose de polio et 75 % des
enfants de 12-23 mois ont été vaccinés contre la rougeole. La dose de Polio 0 (à la naissance) a été reçue
par près de huit enfants sur dix (77 %).

Pour le DTCoq et surtout la Polio, les déperditions sont importantes entre la première et la
troisième dose. De 89 % pour la première dose de DTCoq, la couverture tombe à 83 % pour la deuxième
et à 72 % pour la troisième, soit un taux de déperdition de 19 %. En ce qui concerne la Polio, les
pourcentages respectifs sont 87 %, 77 % et 57 %, soit un taux de déperdition très élevé de 34 %.

La couverture vaccinale complète varie énormément d’un département à un autre. Dans deux
départements, Niari (63 %) et Pointe-Noire (60 %), plus de six enfants de 12-23 mois sur dix ont été
complètement vaccinés. À l’opposé, dans le département des Plateaux, seulement 14 % des enfants de 12-
23 mois ont reçu une vaccination complète. C’est aussi dans ce département et celui de la Likouala que
l’on trouve les proportions les plus élevées d’enfants de 12-23 mois n’ayant reçu aucun vaccin
(respectivement 12 % et 13 %). L’instruction de la mère a aussi un effet positif sur la vaccination des
enfants, principalement lorsque la mère a, au moins, atteint le niveau secondaire 1er cycle : il y a très peu
de différence quand la mère est sans instruction ou lorsqu’elle a un niveau primaire (respectivement 41 %
et 40 %), mais le taux de couverture vaccinale complète passe à 49 % chez les enfants dont la mère a un
niveau secondaire 1er cycle, et à 52 % chez ceux dont la mère a au moins un niveau secondaire 2nd cycle.

1
Il faut noter que les enfants qui, d’après le carnet de vaccination ou les déclarations de la mère, avaient reçu des
doses de Pentacoq ont été comptabilisés ici comme ayant reçu les doses correspondantes de DTCoq.

15
Tableau 7. Vaccination des enfants

Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins à n'importe quel moment avant l'enquête par source d'information (selon le carnet de
vaccination ou les déclarations de la mère), et pourcentage pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l'enquêtrice, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Pourcentage
ayant
DTCoq 1 Polio présenté un
Caractéristique Tous les Aucun carnet de Effectif
sociodémographique BCG 1 2 3 02 1 2 3 Rougeole vaccins3 vaccin vaccination d'enfants
Sexe
Masculin 94,5 90,4 84,4 72,3 79,5 87,5 76,6 57,6 74,5 47,5 3,0 58,4 831
Féminin 93,4 88,2 81,1 71,4 73,7 86,4 78,3 56,8 75,3 43,6 4,3 56,0 847

Milieu de résidence
Urbain 97,4 94,4 89,3 79,9 81,2 86,9 78,4 58,5 83,6 49,3 1,7 63,9 1 022
Rural 88,6 81,2 72,4 59,3 69,3 87,0 76,0 55,3 61,3 39,7 6,7 46,6 656

Département
Kouilou 91,0 91,3 83,6 65,0 54,4 96,3 83,8 59,9 70,3 39,0 2,6 42,2 52
Niari 98,5 95,9 91,7 82,8 86,9 91,5 88,2 76,9 80,5 62,7 1,5 65,4 100
Lékoumou 92,1 83,5 72,9 64,0 75,9 89,1 78,0 61,5 63,1 49,1 5,7 46,8 41
Bouenza 90,8 80,1 75,0 61,1 73,8 85,9 73,4 56,3 51,1 41,8 8,3 51,4 187
Pool 91,8 86,2 83,2 78,3 87,1 89,8 82,6 66,4 79,5 59,8 4,7 69,7 107
Plateaux 72,8 60,2 47,0 27,7 45,9 80,8 65,3 35,7 41,9 14,2 11,8 25,4 68
Cuvette 96,0 89,1 76,9 64,7 76,7 84,0 75,3 57,2 75,4 43,4 3,0 52,1 67
Cuvette-Ouest 91,6 81,8 64,9 44,5 59,6 88,8 75,6 47,0 64,2 25,7 2,1 37,1 24
Sangha 93,5 69,6 62,4 48,9 68,0 88,9 77,9 44,3 52,0 31,6 2,7 37,2 27
Likouala 78,4 73,5 62,6 49,6 62,4 79,5 66,8 47,3 57,0 32,9 13,2 43,8 92
Brazzaville 96,6 94,0 87,0 79,3 80,2 81,3 72,2 49,0 81,3 37,7 2,3 57,3 512
Pointe-Noire 98,9 97,3 93,4 81,5 80,6 94,3 86,0 67,4 88,7 60,2 0,1 69,1 403

Niveau
d'instruction
Aucun 86,1 76,5 69,1 59,6 63,5 76,5 66,1 51,9 57,8 40,6 10,1 50,2 131
Primaire 90,3 84,4 75,7 62,9 68,7 89,3 77,2 56,5 64,8 39,6 5,4 52,0 552
Secondaire 1er
cycle 96,5 93,4 87,4 78,6 82,6 86,9 78,5 57,8 79,8 48,7 2,1 58,3 745
Secondaire 2nd
cycle ou plus 98,6 94,3 91,3 77,9 82,9 87,2 80,6 60,1 91,5 51,6 1,0 68,7 250

Ensemble 93,9 89,3 82,7 71,9 76,5 86,9 77,4 57,2 74,9 45,5 3,6 57,2 1 678
1
DTCoq ou Pentacoq.
2
Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance
3
BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq (ou Pentacoq) et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance).

3.8 Prévalence et traitement des maladies de l’enfance

Les Infections Respiratoires Aiguës (IRA), la fièvre et la déshydratation induite par des diarrhées
sévères constituent les principales causes de décès d’enfants dans la plupart des pays en développement.
Une attention médicale prompte et appropriée, chaque fois qu’un enfant présente ces symptômes est
cruciale et déterminante dans la réduction de la mortalité infantile. Pour obtenir les informations sur la
prévalence et le traitement des maladies des enfants de moins de 5 ans, on a demandé aux mères si, dans
les deux semaines ayant précédé l’enquête, l’enfant avait souffert de la toux avec une respiration courte et
rapide (symptôme d’une infection respiratoire aiguë) et/ou de la fièvre et s’il avait eu de la diarrhée ; de
plus, dans chaque cas, on a demandé ce qui avait été fait pour traiter l’enfant.

Dans l’ensemble, 5 % des enfants ont présenté des symptômes d’IRA (Graphique 5). Parmi les
enfants qui ont eu une IRA au cours des deux semaines avant l’enquête, un traitement médical a été
recherché auprès d’un professionnel de santé pour 52 % d’entre eux (Tableau 8). Les enfants de moins de
12 mois, ceux de sexe féminin et ceux du milieu urbain, en particulier de Pointe-Noire, sont ceux pour
lesquels on a le plus fréquemment recherché des soins.

16
Tableau 8. Traitement des infections respiratoires aiguës, de la fièvre et de la diarrhée

Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu des symptômes d'Infections Respiratoires Aiguës (IRA) au cours des deux semaines ayant précédé
l'enquête, pourcentage pour lesquels on a recherché un traitement dans un établissement de santé ou auprès d'un prestataire de santé; parmi les enfants
de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, pourcentage pour lesquels on a recherché un
traitement dans un établissement de santé ou auprès d'un prestataire de santé ; parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont souffert de diarrhée au
cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, pourcentage pour lesquels on a recherché un traitement dans un établissement de santé ou auprès
d'un prestataire de santé, pourcentage qui ont reçu une solution préparée à partir de sachets de Sels de Réhydratation Orale (SRO) et pourcentage qui
ont été traité avec n'importe quel type de Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo
2011-2012

Enfants avec des symptômes Enfants avec la fièvre Enfants avec la diarrhée
d'IRA1
Pourcentage pour Pourcentage pour
lesquels un lesquels un Pourcentage à
Pourcentage pour traitement a été traitement a été qui on a donné
lesquels un recherché auprès recherché auprès une solution à Pourcenta
traitement a été d'un d'un partir de sachets ge ayant
recherché auprès établissement/ Effectif établissement/ de Sels de été traité Effectif
Caractéristique d'un établissement/ Effectif avec prestataire de avec la prestataire de Réhydratation avec une avec la
sociodémographique prestataire de santé2 IRA santé2 fièvre santé 2
Orale (SRO) TRO3 diarrhée
Groupe d'âges en
mois
<6 60,0 44 59,6 161 40,3 18,0 18,0 73
6-11 63,0 57 49,0 291 45,0 36,8 38,1 225
12-23 52,8 99 47,7 504 33,0 38,2 40,9 571
24-35 52,1 83 43,6 387 35,8 37,0 37,4 299
36-47 37,6 72 45,3 343 35,9 22,4 28,2 188
48-59 (52,5) 24 39,4 238 38,8 38,1 39,2 120

Sexe
Masculin 46,7 171 48,7 918 39,9 35,9 37,8 753
Féminin 56,6 207 44,7 1 007 33,2 33,5 35,9 721

Milieu de résidence
Urbain 57,3 230 49,7 1 221 38,8 38,2 40,8 1 016
Rural 44,0 149 41,3 704 31,9 27,0 28,1 459

Département
Kouilou 41,4 19 41,3 96 28,8 26,2 26,2 41
Niari (24,6) 20 36,0 66 15,9 23,3 24,1 90
Lékoumou 32,1 15 41,3 52 24,2 10,8 10,8 38
Bouenza * 26 27,3 133 17,7 25,9 27,3 92
Pool * 7 51,4 71 41,3 33,4 34,3 54
Plateaux (38,6) 16 37,8 105 36,5 19,0 20,8 55
Cuvette 45,9 21 41,2 86 27,4 27,3 27,3 55
Cuvette-Ouest (47,7) 11 48,2 38 28,7 29,9 29,9 25
Sangha * 2 43,3 29 47,7 40,4 43,3 21
Likouala 60,7 40 47,0 151 45,4 33,6 36,7 82
Brazzaville * 54 46,8 580 40,2 49,7 52,5 469
Pointe-Noire 67,3 146 56,3 518 41,5 29,3 31,9 453

Niveau d'instruction
de la mère
Aucun (31,0) 26 34,7 106 29,8 24,1 26,4 74
Primaire 45,9 120 41,5 590 29,1 27,9 32,8 414
Secondaire 1er cycle 52,5 183 46,7 902 36,1 32,4 33,4 705
Secondaire 2nd cycle
ou plus (76,5) 49 59,4 327 50,8 53,4 54,5 281

Ensemble 52,1 378 46,6 1 925 36,6 34,7 36,9 1 475


1
Les symptômes d'IRA (toux accompagnée d'une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou à des
difficultés respiratoires associés à des problèmes de congestion dans la poitrine) sont considérés comme des indicateurs de la pneumonie.
2
Non compris les pharmacies, les vendeurs ambulants, et les boutiques.
3
Comprend les sachets de Sel de Réhydratation Orale (SRO) et les solutions maison recommandées.
Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non
pondérés et qu’elle a été supprimée.

Dans l’ensemble, 25 % des enfants ont eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant
l’enquête (Graphique 5). Parmi ces enfants, un traitement médical a été recherché auprès d’un
professionnel de santé pour 47 % d’entre eux (Tableau 8). Les enfants du milieu rural (41 %), ceux de la
Bouenza (27 %), et ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (35 %) sont ceux pour lesquels on a
le moins fréquemment recherché des soins en cas de fièvre. Le sexe de l’enfant ne semble pas influencer
17
de façon importante la décision de recherche d’un traitement (49 % pour les garçons contre 45 % pour les
filles).

Par ailleurs, 19 % des enfants ont souffert de diarrhée au cours des deux dernières semaines avant
l’enquête (Graphique 5). Un traitement médical a été recherché auprès d’un service de santé pour
seulement 37 % de ces enfants (Tableau 8). Par ailleurs, 35 % des enfants malades ont reçu une solution
de Sel de Réhydratation Orale (SRO) et 37 % ont reçu une Thérapie de Réhydratation Orale (TRO, à
savoir soit une SRO, soit une solution maison sucrée salée). C’est en milieu urbain que la recherche de
traitement auprès d’un établissement de santé et le recours à la TRO sont les plus élevées :
respectivement, 39 % et 41 % contre 32 % et 28 % en milieu rural.

3.9 Indicateurs du paludisme

L’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement de la fièvre chez les enfants


par des antipaludéens, et la prise préventive d’antipaludéens par la femme enceinte constituent les moyens
les plus efficaces de lutte contre le paludisme.

Les données obtenues à l’EDSC-II permettent d’évaluer les proportions de ménages disposant de
moustiquaires, en particulier les Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action
(MILDA) et leur utilisation par les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Il ressort du tableau 9, qu’au Congo, plus de quatre ménages sur cinq possèdent, au moins, une
moustiquaire, qu’elle ait été traitée ou non (84 %). Cette proportion est plus élevée en milieu urbain
(86 %) qu’en milieu rural (80 %). En ce qui concerne les MILDA, la situation précédente est inversée :
40 % des ménages du milieu rural en possède au moins une, contre 19 % en milieu urbain. Dans
l’ensemble, 27 % des ménages possèdent au moins une moustiquaire de ce type.

La proportion d’enfants de moins de 5 ans ayant passé la nuit précédant l’enquête sous une
moustiquaire, quelle qu’elle soit, est de 81 % : elle varie de 84 % en milieu urbain à 77 % en milieu rural.
Étant donné que la possession de MILDA est encore limitée, la proportion d’enfants ayant dormi sous une
MILDA n’est que de 26 % (17 % en milieu urbain et 40 % en milieu rural). Par ailleurs, si on se limite
aux seuls enfants qui vivent dans un ménage possédant au moins une MILDA, on constate que seulement
75 % d’entre eux ont dormi sous ce type de moustiquaire la nuit ayant précédé l'enquête. Ce taux
d’utilisation des MILDA varie de 80 % en milieu rural à 69 % en milieu urbain.

18
Tableau 9. Indicateurs du paludisme

Possession et utilisation de moustiquaires, traitement préventif du paludisme au cours de la grossesse et traitement des enfants ayant de la fièvre avec des
antipaludéens, selon le milieu de résidence, Congo 2011-2012

Milieu de résidence
Urbain Rural Ensemble
Indicateur du paludisme Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif
Moustiquaires
Pourcentage de ménages possédant au moins une moustiquaire (imprégnée ou
non) 86,4 7 352 79,6 4 280 83,9 11 632
Pourcentage de ménages possédant au moins une Moustiquaire Imprégnée
d'Insecticide à Longue Durée d’Action (MILDA) 1 18,9 7 352 39,7 4 280 26,6 11 632
Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire
(imprégnée ou non) la nuit ayant précédé l'enquête 83,8 5 199 76,8 3 521 80,9 8 720
Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une MILDA la nuit
ayant précédé l'enquête 17,1 5 199 40,0 3 521 26,4 8 720
Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans dans les ménages ayant une MILDA
qui ont dormi sous une MILDA, la nuit ayant précédé l'enquête1 69,0 1 292 79,6 1 767 75,1 3 059
Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans ayant dormi sous une
moustiquaire (imprégnée ou non) la nuit ayant précédé l'enquête 81,4 724 73,2 398 78,5 1 123
Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans qui ont dormi sous une
MILDA la nuit ayant précédé l'enquête1 14,4 724 32,2 398 20,7 1 123
Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans dans les ménages ayant une
MILDA qui ont dormi sous une MILDA la nuit ayant précédé l'enquête 1 64,3 162 76,9 167 70,7 329

Traitement préventif du paludisme au cours de la grossesse


Pourcentage des dernière naissances survenues au cours des deux années ayant
précédé l'enquête pour lesquelles la mère a pris des antipaludéens à titre
préventif au cours de la grossesse 86,2 2 105 68,8 1 321 79,5 3 426
Pourcentage des dernière naissances survenues au cours des deux années ayant
précédé l'enquête pour lesquelles la mère a reçu un Traitement Préventif
Intermittent (TPI) au cours d'une visite prénatale2 22,6 2 105 21,4 1 321 22,2 3 426

Traitement de la fièvre
Pourcentage d'enfants avec de la fièvre au cours des 2 semaines ayant précédé
l'enquête 26,1 4 687 23,0 3 064 24,8 7 751

Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des 2


semaines ayant précédé l'enquête pourcentage de ceux qui ont pris :
Un antipaludéen quelconque 28,8 1 221 18,3 704 25,0 1 925
Combinaison Artésunate-Amodiaquine 19,3 1 221 5,3 704 14,2 1 925
Autre antipaludéen 10,3 1 221 13,1 704 11,3 1 925

Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des 2


semaines ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux qui ont pris le même
jour/jour suivant l'apparition de la fièvre :
Un antipaludéen quelconque 14,8 1 221 12,0 704 13,8 1 925
Combinaison Artesunate-Amodiaquine 9,3 1 221 3,0 704 7,0 1 925
Autre antipaludéen 5,9 1 221 9,0 704 7,0 1 925

1
Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d’Action (MILDA) est soit une moustiquaire pré-imprégnée permanente qui ne demande aucun
traitement.
2
Le Traitement Préventif Intermittent consiste à administrer, de manière préventive, deux doses de SP/Fansidar au cours des visites prénatales.

Quant aux femmes enceintes ayant passé la nuit précédant l’enquête sous une moustiquaire,
imprégnée ou non, c’est en milieu urbain que le taux est plus élevé (81 %) contre 73 % en milieu rural.
Dans l’ensemble, près de quatre femmes sur cinq ont dormi sous une moustiquaire (79 %). La proportion
de femmes enceintes ayant dormi sous une MILDA n’est que de 21 % (14 % en milieu urbain et 32 % en
milieu rural). Par ailleurs le taux d’utilisation des MILDA par les femmes enceintes, c’est-à-dire la
proportion de femmes enceintes vivant dans un ménage ayant une MILDA et ayant dormi sous ce type de
moustiquaire, est de 71 %. Cette proportion est plus importante en milieu rural qu’en milieu urbain
(respectivement 77 % et 64 %).

Pour réduire le paludisme pendant la grossesse, il est recommandé que les femmes enceintes non
seulement dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide mais aussi prennent, à titre préventif,
des antipaludéens pendant la grossesse. Au cours de l’EDSC-II, on a donc demandé à toutes les femmes
qui avaient eu une naissance pendant les cinq dernières années si, durant la grossesse la plus récente, elles
avaient pris des antipaludiques et, dans le cas d’une réponse positive, de quels antipaludéens il s’agissait.

19
Pour seulement 80 % des dernières naissances survenues au cours des deux années ayant précédé
l’enquête, la mère a pris, à titre préventif, des antipaludéens au cours de la grossesse : 86 % en milieu
urbain et 69 % en milieu rural. Par contre, la proportion de femmes ayant suivi, comme recommandé, un
Traitement Préventif Intermittent (TPI), à savoir deux doses de SP/Fansidar au cours des visites prénatale
n’est que de 22 % et ne présente que peu de variation selon le milieu de résidence (23 % en milieu urbain
et 21 % en milieu rural).

Pendant la collecte des données, on a également demandé aux mères si leurs enfants avaient eu de
la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête et, dans ce cas, quels antipaludéens avaient
été pris par cet enfant. Parmi les enfants de moins de cinq ans, un sur quatre (25 %) avait eu de la fièvre
dans les deux semaines précédentes. Cette proportion est légèrement plus importante en milieu urbain
(26 %) par rapport au milieu rural (23 %). Parmi ces enfants, un quart (25 %) a pris des antipaludéens,
dont la majorité une Combinaison d’Artésunate-Amodiaquine (14 %). La prise d’antipaludéens est plus
fréquente en milieu urbain qu’en milieu rural (29 % contre 18 %) et, en particulier la prise de
Combinaison d’Artésunate-Amodiaquine (19 % contre 5 %). Par ailleurs, on constate que seulement 14 %
des enfants avec la fièvre ont pris un antipaludéen quelconque le jour même ou le jour suivant l'apparition
de la fièvre.

3.10 Allaitement et alimentation de complément

Le lait maternel est la principale source de nutriments pour l’enfant. Pendant les six premiers
mois, l’allaitement exclusif, c’est-à-dire sans aucun autre ajout, est recommandé par l’OMS parce qu’il
transmet à l’enfant les anticorps de la mère et tous les éléments nutritifs nécessaires. En plus, le lait
maternel, étant stérile, il permet d’éviter la diarrhée et d’autres maladies. Par ailleurs, il est recommandé
qu’à partir de six mois, âge auquel l’allaitement maternel seul ne suffit plus pour garantir une croissance
optimale à l’enfant, on introduise dans son alimentation des aliments solides de complément. Le tableau
10 présente les données sur la pratique de l’allaitement des enfants de 0 à 23 mois, l’introduction des
aliments de complément et l’utilisation du biberon.

Tableau 10. Allaitement selon l'âge de l'enfant

Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de deux ans vivant avec leur mère par type d'allaitement, pourcentage actuellement allaités et
pourcentage de l'ensemble des enfants de moins de deux ans utilisant un biberon, selon l'âge en mois, Congo 2011-2012

Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de 2 ans vivant avec leur mère Effectif de
par type d'allaitement derniers- Effectif
Groupe Exclusive- Allaités et Allaités et Allaités Allaités et Pourcentage nés de Pourcenta d'enfants
d'âge en Non ment eau jus/liquides et autre aliments de actuellement moins de ge utilisant de moins
mois allaités allaités seulement non-lactés laits complément Total allaité 2 ans un biberon de 2 ans
0-1 3,7 34,0 42,9 0,0 12,9 6,5 100,0 96,3 209 12,4 214
2-3 3,2 22,4 44,8 1,0 6,7 21,9 100,0 96,8 280 10,4 281
4-5 7,7 10,5 17,2 0,9 9,7 53,9 100,0 92,3 337 15,1 350
6-8 4,6 1,2 6,2 0,2 1,6 86,3 100,0 95,4 513 12,7 517
9-11 13,4 0,1 2,3 0,4 1,0 82,9 100,0 86,6 377 12,2 379
12-17 38,0 0,1 1,0 0,3 0,0 60,7 100,0 62,0 837 5,6 871
18-23 78,7 0,0 0,1 0,0 0,0 21,2 100,0 21,3 713 5,6 807
0-3 3,4 27,4 44,0 0,5 9,4 15,3 100,0 96,6 489 11,3 496
0-5 5,2 20,5 33,1 0,7 9,5 31,0 100,0 94,8 826 12,8 846
6-9 6,8 1,0 5,5 0,3 1,4 85,1 100,0 93,2 633 13,3 638
12-15 24,4 0,1 1,3 0,4 0,1 73,8 100,0 75,6 547 6,5 564
12-23 56,7 0,0 0,6 0,2 0,0 42,5 100,0 43,3 1 550 5,6 1 678
20-23 83,0 0,0 0,0 0,0 0,0 17,0 100,0 17,0 434 5,7 512

Note: Les données sur l'allaitement se rapportent à une période de « 24 heures » (hier et la nuit dernière). Les enfants classés dans la catégorie «
Allaitement et eau seulement » ne reçoivent aucun complément liquide ou solide. Les catégories « Non allaités », « Allaités exclusivement », « Allaités et
eau seulement », « Jus/liquides non lactés », « Autre lait », et « Aliments de complément » (solides et semi solides) sont hiérarchiques et mutuellement
exclusives et la somme des pourcentages égale 100 %. Ainsi les enfants qui sont allaités et qui reçoivent des liquides non lactés et qui ne reçoivent pas
d'autre laits et qui ne reçoivent pas d'aliments de complément sont classés dans la catégorie « Liquides non lactés » même s'ils reçoivent également de
l'eau. Tout enfant qui reçoit des aliments de complément est classé dans cette catégorie tant qu'il est toujours allaité.

20
L’allaitement est une pratique quasi universelle au Congo et durant une période assez longue. En
effet, les résultats de l’enquête montrent que 95 % des enfants de moins de six mois sont allaités et, de
plus, 87 % des enfants de 9-11 mois le sont encore. Cependant, la recommandation selon laquelle l’enfant
doit être exclusivement allaité pendant les six premiers mois n’est pas bien suivie. En effet, dans le
groupe d’âges 0-5 mois, seulement un enfant sur cinq (21 %) n’a reçu que le lait maternel, c'est-à-dire
qu’il a été exclusivement allaité au sein. Dans 74 % des cas, les enfants ont déjà reçu autre chose en plus
d’être allaités, essentiellement de l’eau (33 %) ; 10% ont reçu d’autres laits et 31 % ont reçu des
suppléments solides ou semi-solides (Graphique 6). Par rapport aux recommandations internationales en
matière d’alimentation des jeunes enfants, l’introduction d’autres liquides ou suppléments a donc lieu à
un âge trop jeune. Les résultats montrent aussi que, à l’inverse, la recommandation relative à
l’introduction d’aliments solides de complément à partir de l’âge de six mois n’est pas encore
complètement suivie : en effet, seulement 85 % des enfants de 6 à 9 mois reçoivent, en plus du lait
maternel, des aliments de complément. Par ailleurs, une proportion non négligeable d’enfants sont nourris
avec un biberon (13 % des enfants de 0-5 mois).

3.11 État nutritionnel des enfants

Les enfants mal nourris courent un risque élevé de morbidité et de mortalité ; en outre, la
malnutrition affecte le développement mental de l’enfant. L’état nutritionnel des enfants est évalué sur la
base de mesures anthropométriques. Les mesures du poids et de la taille ont été enregistrées pour les
enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’EDSC-II. Ces données sur le poids et la taille
permettent de calculer les trois indices suivants : la taille par rapport à l’âge (taille-pour-âge), le poids par
rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l’âge (poids-pour-âge). Ces indices sont
exprimés en terme de nombre d’unités d’écart-type par rapport à la médiane des Normes OMS de la
croissance de l’enfant adoptées en 2006. Les enfants qui se situent à moins de deux écarts-types en
dessous de la médiane de la population de référence, sont considérés comme mal nourris, tandis que ceux
qui se situent à moins de trois écarts-types en dessous de la médiane sont considérés comme étant
sévèrement mal nourris. Le tableau 11 présente l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans selon
certaines caractéristiques sociodémographiques.

Les enfants dont la taille-pour-âge se situe en dessous de moins de deux écarts-types de la


médiane de la population de référence sont considérés comme accusant un retard de croissance. Un retard
de croissance est le signe d’une malnutrition chronique ; il reflète une situation qui est généralement la

21
conséquence d’une alimentation inadéquate et/ou de maladies survenues pendant une période
relativement longue ou qui se manifestent à plusieurs reprises (paludisme par exemple).

Tableau 11. État nutritionnel des enfants

Pourcentage des enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices anthropométriques de mesure de
l'état nutritionnel : la taille en fonction de l'âge, le poids en fonction de la taille et le poids en fonction de l'âge, selon certaines caractéristiques
sociodémographiques, Congo 2011-2012

Taille-pour-âge1 Poids-pour-taille Poids-pour-âge


Pourcen- Pourcen- Pourcen- Pourcen- Pourcen- Pourcen- Pourcen-
Pourcen-tage tage en tage en tage en tage au- tage en tage en tage au-
Caractéristique en dessous dessous de dessous de dessous de - dessus de dessous de dessous de dessus de Effectif
sociodémographique de -3 ET -2 ET2 -3 ET 2 ET2 +2 ET -3 ET -2 ET2 +2 ET d'enfants
Groupe d'âges en mois
<6 2,8 8,8 3,4 8,5 5,9 0,9 6,6 3,0 464
6-8 2,6 12,4 1,1 8,8 3,6 2,2 10,5 0,9 282
9-11 10,2 21,1 3,8 9,7 1,4 5,9 19,7 2,9 230
12-17 6,3 23,4 2,4 7,8 2,7 1,8 10,5 2,0 559
18-23 14,9 37,3 1,0 5,1 3,2 3,6 15,5 0,9 461
24-35 9,0 29,9 1,2 5,6 2,1 3,9 11,3 0,1 907
36-47 8,6 27,7 0,6 1,8 3,9 1,0 10,2 0,6 937
48-59 7,5 21,5 1,1 6,7 3,7 2,0 12,7 1,5 750

Sexe
Masculin 8,1 25,1 1,5 6,2 3,4 2,5 13,2 1,2 2 284
Féminin 7,9 23,7 1,6 5,6 3,3 2,3 9,9 1,2 2 307

Milieu de résidence
Urbain 5,9 20,3 1,5 6,0 3,6 1,7 8,9 1,4 2 726
Rural 11,0 30,4 1,6 5,8 2,9 3,4 15,5 1,0 1 865

Département
Kouilou 10,3 32,5 2,4 7,3 1,3 2,7 17,7 0,2 158
Niari 9,3 26,9 1,0 4,9 3,7 3,3 11,2 1,0 306
Lékoumou 16,3 38,6 1,4 6,3 5,9 4,6 19,3 1,3 103
Bouenza 7,9 22,8 4,6 12,4 1,6 3,0 15,2 1,1 538
Pool 8,6 28,5 2,4 7,8 3,9 3,4 14,6 0,6 339
Plateaux 13,0 36,1 2,2 7,3 2,8 5,1 19,1 0,5 184
Cuvette 8,4 24,0 0,8 2,0 2,3 0,6 8,6 0,3 173
Cuvette-Ouest 10,4 29,2 0,5 5,0 2,5 3,0 16,5 1,0 71
Sangha 16,2 35,4 0,6 2,5 7,2 1,6 10,6 0,8 88
Likouala 13,0 28,9 1,0 3,1 4,1 3,4 13,7 1,6 253
Brazzaville 4,7 18,9 1,1 5,7 3,9 1,3 7,0 1,9 1 220
Pointe-Noire 7,2 22,7 0,6 3,9 3,1 2,2 10,8 1,1 1 156

Niveau d'instruction de
la mère3
Aucun 11,7 26,8 2,6 6,0 2,6 3,6 13,2 0,4 311
Primaire 10,7 29,7 1,8 5,7 3,1 3,6 15,1 0,5 1 389
Secondaire 1er cycle 6,4 22,2 1,4 6,0 3,1 1,4 9,9 1,5 1 995
Secondaire 2nd cycle ou
plus 2,3 12,0 1,0 5,9 4,7 1,0 6,4 2,1 593

Interview de la mère
Mère interviewée 7,6 23,3 1,6 5,6 3,3 2,2 11,2 1,2 4 138
Mère non interviewée
mais vivant dans le
ménage 7,5 31,5 0,3 13,4 1,9 2,9 14,8 0,4 152
Mère non interviewée
et ne vivant pas dans
le ménage4 13,1 35,9 1,4 6,5 4,2 5,3 14,5 1,4 301

Ensemble 8,0 24,4 1,5 5,9 3,3 2,4 11,6 1,2 4 591

Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Chaque indice est exprimé en termes de
nombre d'unités d'écart-type (ET) par rapport à la médiane des Normes OMS de la croissance de l'enfant adoptées en 2006. Les indices présentés
dans ce tableau ne sont PAS comparables à ceux basés sur les normes NCHS/CDC/OMS de 1977 utilisées précédemment. Le tableau est basé sur les
enfants dont les dates de naissance (mois et année) et les mesures du poids et de la taille sont valables.
1
Les enfants de moins de 2 ans et de moins de 85 cm sont mesurés en position allongée; les autres enfants sont mesurés en position debout.
2
Y compris les enfants qui se situent en-dessous de -3 ET de la médiane des Normes OMS de la croissance de l'enfant.
3
Pour les femmes qui n'ont pas été interviewées, les informations proviennent du Questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n'a
pas été listée dans le Questionnaire Ménage.
4
Y compris les enfants dont la mère est décédée.

22
Dans l’ensemble, 24 % des enfants souffrent de malnutrition chronique dont près d’un tiers (8 %)
sous la forme sévère (Graphique 7). Le niveau du retard de croissance augmente rapidement avec l’âge :
de 9 % chez les enfants de moins de 6 mois, il passe à 21 % chez ceux de 9-11 mois, puis continue
d’augmenter pour atteindre un maximum de 37 % à 18-23 mois, pour décroitre ensuite légèrement. Les
enfants du milieu rural accusent plus fréquemment un retard de croissance que ceux du milieu urbain
(30 % contre 20 %). La prévalence de la malnutrition chronique varie d’un minimum de 19 % à
Brazzaville à un maximum de 39 % dans la Lékoumou. Par ailleurs, les résultats montrent que le niveau
de malnutrition chronique est nettement influencé par le niveau d’instruction de la mère : de 27 % chez
les enfants de mère sans instruction, et de 30 % parmi ceux dont la mère a un niveau primaire, la
proportion d’enfants atteints de malnutrition chronique passe à 22 % parmi les enfants dont la mère a un
niveau secondaire 1er cycle, et à 12 % chez ceux dont la mère a un niveau d’instruction secondaire 2nd
cycle ou plus.

Les enfants dont le poids-pour-taille est en dessous de moins de deux écarts-types de la médiane
de la population de référence sont atteints d’émaciation ou de maigreur. Cette forme de malnutrition aiguë
est la conséquence d’une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l’observation et elle
peut aussi être le résultat de maladies récentes, surtout la diarrhée. Les résultats montrent que 6 % des
enfants sont émaciés dont environ un tiers (2 %) sous la forme sévère (Graphique 7). Les résultats
indiquent que les enfants de moins de 12 mois ont les niveaux d’émaciation les plus élevés (9 % et plus).
Le niveau de malnutrition aiguë varie selon le département de résidence : en effet, dans la Bouenza, la
prévalence de la malnutrition aiguë atteint 12 % alors qu’elle n’est que de 3 % ou moins dans les
départements de la Likouala, de la Sangha et de la Cuvette.

Le surpoids et l’obésité concernent de plus en plus d’enfants dans les pays en développement, ce
qui pourrait constituer dans l’avenir un nouveau problème de santé publique. Le pourcentage d’enfants
dont le poids-pour-taille se situe au-dessus de deux écarts-types de la médiane de la population de
référence sont en situation de surpoids ou sont atteints d’obésité. Alors que 6 % des enfants souffrent
d’émaciation, à l’opposé, 3 % d’enfants sont trop gros. C’est dans les départements de la Lékoumou (6 %)
et de la Sangha (7 %) que la proportion d’enfants présentant un surpoids ou sont obèses est la plus élevée.

Les enfants dont le poids-pour-âge se situe en dessous de moins de deux écarts-types de la


médiane de la population de référence présentent une insuffisance pondérale. Cet indice reflète les deux
précédentes formes de malnutrition, chronique et aiguë. Au Congo, environ 12 % des enfants présentent
une insuffisance pondérale dont environ un sur cinq sous sa forme sévère (Graphique 7). L’insuffisance
pondérale est plus fréquente chez les garçons que chez les filles (13 % contre 10 %), et en milieu rural

23
qu’en milieu urbain (16 % contre 9 %). Enfin, il faut signaler que dans les départements de la Lékoumou
et des Plateaux, 19 % des enfants sont touchées par l’insuffisance pondérale.

3.12 Prévalence de l’anémie chez les femmes et les enfants

Un test d’hémoglobine a été inclus à l’EDSC-II afin d’estimer la prévalence de l’anémie. Dans un
ménage sélectionné sur deux, le test d’hémoglobine a été effectué auprès de toutes les femmes de 15-49
ans qui ont accepté volontairement de s’y prêter. De plus, tous les enfants de 6-59 mois de ces ménages
ont également été testés, à condition que l’un des parents ou l’adulte responsable ait autorisé le test. On a
prélevé une goutte de sang qui a été testée en utilisant le système HemoCue (photomètre et microcuvette)
et les résultats du test ont été immédiatement communiqués à ces personnes.

Tableau 12. Prévalence de l'anémie chez les enfants et les femmes

Pourcentage d'enfants de 6-59 mois et de femmes de 15-49 ans considérés comme étant atteints d'anémiés, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Caractéristique Pourcentage atteint Pourcentage atteint d'anémie


sociodémographique d'anémie Anémie légère Anémie modérée Anémie sévère Effectif
ENFANTS
Milieu de résidence
Urbain 67,9 32,4 35,0 0,5 2 429
Rural 65,1 32,1 31,3 1,7 1 660
Département
Kouilou 73,4 27,2 44,4 1,7 143
Niari 63,4 36,4 25,5 1,6 274
Lékoumou 58,7 29,9 28,3 0,6 95
Bouenza 67,8 31,9 33,7 2,2 485
Pool 59,4 33,4 25,6 0,4 296
Plateaux 63,7 35,5 27,7 0,5 171
Cuvette 68,3 32,5 34,6 1,2 149
Cuvette-Ouest 71,7 25,0 42,2 4,4 62
Sangha 59,9 27,2 30,1 2,6 85
Likouala 69,5 31,9 35,6 2,1 221
Brazzaville 61,3 32,1 28,8 0,4 1 077
Pointe-Noire 74,6 32,5 41,7 0,4 1 032
Ensemble 66,7 32,3 33,5 1,0 4 089
FEMMES
Milieu de résidence
Urbain 56,4 44,2 12,0 0,2 3 560
Rural 49,8 39,4 10,1 0,3 1 804
Département
Kouilou 61,3 44,8 16,1 0,4 151
Niari 50,8 40,0 10,8 0,0 299
Lékoumou 46,8 38,6 7,6 0,5 100
Bouenza 50,0 39,9 10,0 0,1 606
Pool 49,3 39,1 10,0 0,3 328
Plateaux 44,4 36,9 7,1 0,4 166
Cuvette 62,0 48,0 13,2 0,8 175
Cuvette-Ouest 58,1 39,8 17,9 0,4 67
Sangha 49,5 39,4 10,1 0,0 96
Likouala 47,4 36,0 11,0 0,4 225
Brazzaville 53,5 41,3 12,2 0,0 1 700
Pointe-Noire 59,6 48,0 11,1 0,5 1 451
Ensemble 54,2 42,6 11,3 0,3 5 364

Note: Le tableau est basé sur les enfants et les femmes qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. La
prévalence de l'anémie, basée sur le niveau d'hémoglobine, est ajustée en fonction du fait de fumer ou non (pour les femmes) en
utilisant les formules du CDC (CDC, 1998). Les femmes et les enfants sont considérés comme atteints d'anémie sévère si le
niveau d'hémoglobine est <7,0 g/dl et d'anémie modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl ; l'anémie est considérée
comme légère chez les femmes non enceintes si le niveau d'hémoglobine se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl ; chez les enfants et les
femmes enceintes, l'anémie est considérée come légère si le niveau d'hémoglobine se situe entre 10,0-10,9 g/dl.

Le tableau 12 présente les résultats sur la prévalence de l’anémie par niveau d’anémie pour les
enfants et les femmes. Au niveau national, 67 % des enfants de 6-59 mois sont anémiés : 32 % souffrent

24
d’anémie légère, 34 % souffrent d’anémie modérée, et 1 % d’anémie sévère. Les enfants des zones
urbaines (68 %) sont plus fréquemment atteints d’anémie que ceux des zones rurales (65 %). Par contre,
la prévalence de l’anémie sévère dans les zones rurales (2 %) est légèrement plus élevée que celle
observée dans les zones urbaines (moins de 1 %). C’est dans le département de la Cuvette-Ouest que la
prévalence de l’anémie sévère est la plus élevée (4 %).

En général, les femmes sont moins touchées par l’anémie que les enfants. Au niveau national,
54 % des femmes souffrent d’anémie : 43 % souffrent d’anémie légère, 11 % d’anémie modérée et moins
de 1 % d’anémie sévère. Comme pour les enfants, les femmes des zones urbaines (56 %) sont plus
fréquemment atteintes d’anémie que celles des zones rurales (50 %).

3.13 Connaissance du VIH/sida

Au cours de l’EDSC II, on a posé aux femmes et aux hommes une série de questions sur la
connaissance du VIH/sida, sur ses modes de transmission et de prévention ainsi que sur les
comportements sexuels.

A la lecture du tableau 13, on constate que, dans l’ensemble, pratiquement toutes les femmes
(99 %) et tous les hommes (plus de 99 %) ont déclaré avoir entendu parler du VIH/sida et ces proportions
ne varient que très peu selon les différentes caractéristiques sociodémographiques.

La majorité des femmes et des hommes savent, à la fois, que l’utilisation d’un condom à chaque
rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté
permettent d’éviter de contracter le virus (71 %) (Tableau 14) ; chez les hommes, cette proportion est plus
importante (79 %). Les hommes sont donc légèrement mieux informés que les femmes sur certains
moyens d’éviter l’infection. Cependant, il faut noter que ces niveaux de connaissance ont augmenté aussi
bien chez les femmes que chez les hommes depuis l’EDSC-I de 2005, passant respectivement de 65 % à
71 % et de 77 % à 79 %).

25
Tableau 13. Connaissance du sida

Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui ont entendu parler du sida, selon certaines
caractéristiques sociodémographiques Congo 2011-2012

Femme Homme
A entendu Effectif de A entendu Effectif
Caractéristique sociodémographique parler du sida femmes parler du sida d'hommes
Groupe d'âges
15-24 98,7 4 227 99,0 1 723
15-19 98,5 2 198 98,5 999
20-24 99,0 2 029 99,7 724
25-29 99,4 2 019 99,9 730
30-39 98,8 2 916 99,8 1 352
40-49 99,3 1 658 99,6 917

État matrimonial
Célibataire 98,9 2 804 99,2 2 047
A déjà eu des rapports sexuels 99,4 1 961 99,5 1 620
N'a jamais eu de rapports sexuels 97,8 843 97,7 426
En union 98,8 6 289 99,7 2 298
En rupture d'union 99,5 1 726 100,0 378

Milieu de résidence
Urbain 99,4 7 422 99,8 3 327
Rural 98,1 3 397 98,8 1 396

Département
Kouilou 99,8 263 100,0 108
Niari 99,4 587 99,3 239
Lékoumou 96,8 198 99,3 77
Bouenza 99,2 1 112 97,8 416
Pool 99,7 630 99,8 250
Plateaux 97,1 322 99,2 159
Cuvette 99,7 336 99,1 152
Cuvette-Ouest 95,0 144 97,5 61
Sangha 91,1 188 98,1 72
Likouala 97,3 430 100,0 168
Brazzaville 99,5 3 879 100,0 1 741
Pointe-Noire 99,0 2 730 99,4 1 279

Niveau d'instruction
Aucun 94,3 624 92,6 123
Primaire 97,7 2 575 98,7 756
Secondaire 1er cycle 99,6 5 387 99,7 2 110
Secondaire 2nd cycle ou plus 100,0 2 233 100,0 1 734

Ensemble 15-49 99,0 10 819 99,5 4 723

50-59 na na 100,0 422

Ensemble 15-59 na na 99,5 5 145

na: Non applicable

Le tableau 14 montre par ailleurs que la connaissance des moyens d’éviter le virus est fortement
liée au niveau d’instruction, cela tant chez les femmes que chez les hommes. Cependant, même chez les
femmes et chez les hommes ayant le niveau d’instruction le plus élevé, le niveau de connaissance des
deux moyens de prévention est loin d’être universel (respectivement 75 % et 83 %). On constate aussi que
les femmes et les hommes du milieu urbain connaissent un peu plus fréquemment ces deux méthodes de
prévention que ceux du rural (respectivement 72 % contre 69 % et 89 % contre 87 %). Au niveau
départemental, ce sont les femmes et les hommes du Kouilou qui sont les moins bien informés
(respectivement 47 % et 51 %), suivis des femmes de la Lékoumou (48 %).

26
Tableau 14. Connaissance des moyens de prévention du VIH

Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, ont déclaré que l'on pouvait réduire les risques de
contracter le virus du sida en utilisant des condoms à chaque rapport sexuel, et en se limitant à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté et qui n'a pas
d'autres partenaires, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Pourcentage de femmes ayant déclaré que le risque de Pourcentage d'hommes ayant déclaré que le risque de
contracter de VIH pouvait être réduit en : contracter de VIH pouvait être réduit en :
Utilisant des Utilisant des
condoms et en condoms et en
Limitant les limitant les Limitant les limitant les
rapports rapports rapports rapports
sexuels à un sexuels à un sexuels à un sexuels à un
Caractéristique Utilisant des seul partenaire seul partenaire Effectif de Utilisant des seul partenaire seul partenaire Effectif
sociodémographique condoms1 non infecté2 non infecté12 femmes condoms1 non infecté2 non infecté12 d'hommes
Groupe d'âges
15-24 76,2 81,8 68,1 4 227 87,3 86,4 78,1 1 723
15-19 74,1 79,3 66,2 2 198 84,8 83,8 74,6 999
20-24 78,5 84,5 70,1 2 029 90,6 89,9 82,9 724
25-29 77,7 85,8 71,1 2 019 88,3 87,0 80,0 730
30-39 81,5 85,9 74,7 2 916 85,3 90,1 78,8 1 352
40-49 77,9 84,9 70,7 1 658 87,5 90,2 81,4 917

État matrimonial
Célibataire 75,5 81,3 67,3 2 804 86,4 86,1 77,6 2 047
A déjà eu des rapports
sexuels 79,4 83,8 70,6 1 961 88,3 87,4 79,4 1 620
N'a jamais eu de
rapports sexuels 66,5 75,3 59,8 843 79,1 80,9 70,6 426
En union 78,8 85,6 72,0 6 289 87,1 90,3 80,9 2 298
En rupture d'union 80,0 83,5 71,9 1 726 88,8 87,7 78,2 378

Milieu de résidence
Urbain 79,6 84,9 71,9 7 422 88,6 88,7 80,1 3 327
Rural 75,1 82,4 68,5 3 397 82,9 87,2 77,3 1 396

Département
Kouilou 55,5 77,0 47,0 263 54,1 92,3 51,3 108
Niari 85,3 87,9 80,9 587 85,7 88,8 77,3 239
Lékoumou 60,1 68,2 48,1 198 93,2 92,7 88,8 77
Bouenza 82,9 85,0 76,9 1 112 89,1 90,1 82,8 416
Pool 81,3 85,4 73,3 630 81,6 79,2 71,7 250
Plateaux 70,2 77,4 60,7 322 80,6 81,7 70,0 159
Cuvette 63,9 78,2 56,8 336 85,9 88,0 82,2 152
Cuvette-Ouest 73,4 76,9 65,0 144 74,8 90,2 72,8 61
Sangha 80,0 82,9 76,3 188 83,1 82,2 80,1 72
Likouala 76,4 90,0 74,4 430 94,4 95,3 94,4 168
Brazzaville 77,3 83,8 69,4 3 879 87,3 88,2 78,1 1 741
Pointe-Noire 81,7 86,1 73,8 2 730 90,1 89,0 82,4 1 279

Niveau d'instruction
Aucun 64,5 72,9 58,8 624 66,2 70,7 62,4 123
Primaire 73,8 80,0 66,2 2 575 82,7 86,4 75,2 756
Secondaire 1er cycle 79,4 85,9 72,5 5 387 86,9 88,1 78,5 2 110
Secondaire 2nd cycle ou
plus 84,2 87,8 75,4 2 233 90,2 90,6 83,1 1 734

Ensemble 15-49 78,2 84,1 70,8 10 819 86,9 88,3 79,3 4 723

50-59 na na na na 86,8 90,3 80,8 422

Ensemble 15-59 na na na na 86,9 88,4 79,4 5 145

na = Non applicable
1
En utilisant un condom à chaque rapport sexuel
2
Partenaire sexuel qui n'a pas d'autres partenaires sexuels

3.14 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom

Le multipartenariat dans les rapports sexuels accroît le risque de contracter le VIH. Ce risque est
d’autant plus important que l’utilisation du condom comme moyen de prévention est faible. Au regard du
tableau 15.1, on constate que 4 % des femmes de 15-49 ans ont déclaré avoir eu au moins 2 partenaires

27
sexuels au cours des 12 derniers mois : cette proportion a baissé par rapport à l’Enquête de
Séroprévalence et sur les Indicateurs du Sida du Congo (ESISC-I) de 2009 (7 %). Comparativement aux
femmes en union (2 %), les femmes en rupture d’union (8 %) et les femmes célibataires (6 %) ont eu plus
fréquemment des partenaires multiples au cours des 12 derniers mois. Ce comportement est sensiblement
le même en milieu urbain qu’en milieu rural (4 % contre 3 %) et il est d’autant plus fréquent que le niveau
d’instruction augmente, passant de 1 % chez les femmes sans instruction à 4 % chez celles ayant atteint le
niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Au niveau départemental, ce comportement varie d’un minimum de
moins de 1 % dans le Pool à un maximum de 8 % dans la Sangha.

Tableau 15.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois: Femmes

Parmi toutes les femmes de 15-49 ans, pourcentage qui ont eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire au cours des 12 derniers mois;
parmi les femmes ayant eu plus d'un partenaire sexuel aux cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant déclaré l'utilisation d'un condom lors
des derniers rapports sexuels; et nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie pour les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels,
selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Parmi toutes les femmes : Parmi les femmes ayant eu 2 Parmi les femmes ayant déjà eu des
partenaires sexuels ou plus au cours rapports sexuels1:
des 12 derniers mois :
Pourcentage ayant
eu 2 partenaires Pourcentage ayant
sexuels ou plus au déclaré l'utilisation d'un Nombre moyen de
Caractéristique cours des 12 Effectif de condom au cours des Effectif de partenaires sexuels Effectif de
sociodémographique derniers mois femmes derniers rapports sexuels femmes sur la durée de vie femmes
Groupe d'âges
15-24 4,4 4 227 44,9 188 3,2 3 379
15-19 3,4 2 198 45,5 74 2,4 1 406
20-24 5,6 2 029 44,5 114 3,7 1 974
25-29 4,9 2 019 34,1 99 4,4 1 988
30-39 2,9 2 916 28,8 86 4,5 2 842
40-49 1,1 1 658 (47,2) 18 4,2 1 599

État matrimonial
Célibataire 5,6 2 804 51,1 156 3,6 1 939
En union 1,6 6 289 13,4 101 3,8 6 183
En rupture d'union 7,7 1 726 43,5 133 5,0 1 687

Milieu de résidence
Urbain 3,8 7 422 44,0 286 4,0 6 663
Rural 3,1 3 397 24,5 106 3,9 3 146

Département
Kouilou 2,0 263 * 5 3,5 254
Niari 4,7 587 (47,1) 28 4,8 547
Lékoumou 4,6 198 (66,8) 9 5,2 185
Bouenza 4,8 1 112 (27,7) 53 3,8 1 015
Pool 0,5 630 * 3 3,2 592
Plateaux 3,2 322 * 10 3,7 297
Cuvette 2,8 336 * 9 4,5 299
Cuvette-Ouest 4,4 144 (13,3) 6 4,5 135
Sangha 8,0 188 27,2 15 5,5 172
Likouala 2,5 430 * 11 4,1 395
Brazzaville 3,1 3 879 (43,7) 119 3,6 3 433
Pointe-Noire 4,4 2 730 44,4 121 4,3 2 486

Niveau d'instruction
Aucun 1,1 624 * 7 3,2 596
Primaire 3,4 2 575 25,8 87 3,9 2 378
Secondaire 1er cycle 3,8 5 387 35,0 204 4,1 4 823
Secondaire 2nd cycle ou
plus 4,2 2 233 59,8 94 3,9 2 011

Ensemble 3,6 10 819 38,7 391 4,0 9 809


1
Les femmes qui n'ont pas fourni une réponse numérique ne sont pas prises en compte dans le calcul de la moyenne.
Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas
non pondérés et qu’elle a été supprimée.

Parmi les femmes ayant eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, 39 % ont
déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours de leurs derniers rapports sexuels. Cette proportion est en

28
nette augmentation par rapport aux résultats de l’ESISC-I (29 %). C’est parmi les femmes qui ont eu le
plus fréquemment des partenaires multiples que la proportion des femmes ayant utilisé un condom est
aussi la plus élevée : 51 % chez les célibataires et 44 % chez les femmes en rupture d’union (contre 13 %
chez les femmes en union), 44 % en urbain (contre 25 % en rural) et 60 % chez les femmes de niveau
secondaire 2nd cycle ou plus (contre 24 % chez celles n’ayant aucun niveau).

Les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu, en moyenne, 4,0 partenaires
sexuels au cours de leur vie. Les femmes ayant déclaré avoir eu le plus de partenaires sexuels sont celles
en rupture d’union (5,0), celles de la Sangha (5,5), de la Lékoumou (5,2) et du Niari (4,8).

Tableau 15.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois: Hommes

Parmi tous les hommes de 15-49 ans, pourcentage qui ont eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire au cours des 12 derniers mois;
parmi les hommes ayant eu plus d'une partenaire sexuelle aux cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant déclaré l'utilisation d'un condom
lors des derniers rapports sexuels; Nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie pour les hommes ayant déjà eu des rapports
sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2011-2012

Parmi tous les hommes : Parmi les hommes ayant eu 2 Parmi les hommes ayant déjà eu
partenaires sexuelles ou plus au des rapports sexuels1:
cours des 12 derniers mois :
Pourcentage ayant Pourcentage ayant
eu 2 partenaires déclaré l'utilisation Nombre moyen
sexuelles ou plus au d'un condom au de partenaires
Caractéristique cours des 12 Effectif cours des derniers Effectif sexuelles sur la Effectif
sociodémographique derniers mois d'hommes rapports sexuels d'hommes durée de vie d'hommes
Groupe d'âges
15-24 27,3 1 723 51,2 470 7,4 1 298
15-19 19,7 999 56,0 197 5,0 630
20-24 37,7 724 47,8 273 9,7 668
25-29 39,4 730 36,8 287 13,7 692
30-39 39,9 1 352 28,0 539 17,0 1 272
40-49 34,1 917 17,8 312 18,7 835

État matrimonial
Célibataire 28,4 2 047 49,8 581 9,5 1 592
En union 37,9 2 298 21,3 872 15,6 2 151
En rupture d'union 41,1 378 50,0 155 21,6 355

Milieu de résidence
Urbain 34,3 3 327 38,0 1 141 13,0 2 863
Rural 33,5 1 396 25,6 467 15,5 1 235

Département
Kouilou 34,1 108 15,7 37 22,2 99
Niari 35,1 239 50,7 84 12,7 214
Lékoumou 19,1 77 34,6 15 12,9 67
Bouenza 33,9 416 33,7 141 12,4 371
Pool 35,3 250 20,6 88 17,1 232
Plateaux 34,3 159 27,3 55 14,0 148
Cuvette 35,8 152 29,7 55 16,2 131
Cuvette-Ouest 38,1 61 37,8 23 15,4 53
Sangha 43,2 72 23,1 31 13,6 33
Likouala 35,7 168 23,8 60 15,6 154
Brazzaville 29,9 1 741 33,6 521 13,0 1 452
Pointe-Noire 39,0 1 279 39,5 499 13,4 1 143

Niveau d'instruction
Aucun 10,4 123 32,0 13 8,6 93
Primaire 33,9 756 25,5 256 13,2 650
Secondaire 1er cycle 33,9 2 110 31,8 715 13,8 1 803
Secondaire 2nd cycle ou plus 36,0 1 734 41,0 624 14,3 1 552

Ensemble 15-49 34,1 4 723 34,4 1 609 13,8 4 098

50-59 30,0 422 19,6 127 23,3 362

Ensemble 15-59 33,7 5 145 33,3 1 735 14,5 4 460


1
Les hommes qui n'ont pas fourni une réponse numérique ne sont pas pris en compte dans le calcul de la moyenne.

29
Le tableau 15.2 présente les mêmes résultats pour les hommes. On constate que 34 % d’hommes
de 15-49 ans ont déclaré avoir eu au moins 2 partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois : cette
proportion a augmenté par rapport à l’ESISC-I de 2009 (29 %). Comparativement aux hommes
célibataires (28 %), les hommes en rupture d’union (41 %) et les hommes en union (38 %) ont eu plus
fréquemment des partenaires multiples au cours des 12 derniers mois. Comme chez les femmes, ce
comportement est d’autant plus fréquent que le niveau d’instruction augmente, passant de 10 % chez les
hommes sans instruction à 36 % chez ceux ayant atteint le niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Au niveau
départemental, ce comportement varie d’un minimum de 19 % dans la Lékoumou à un maximum de 43 %
dans la Sangha.

Parmi les hommes de 15-49 ans ayant eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers
mois, 34 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de leurs derniers rapports sexuels. Cette
proportion est en nette augmentation par rapport aux résultats de l’ESISC-I (28 %). L’utilisation du
condom est plus importante chez les hommes en rupture d’union (50 %) et chez les célibataires (50 %)
que chez les hommes en union (21 %), et le condom est plus fréquemment utilisé en milieu urbain (38 %)
qu’en milieu rural (26 %). Au niveau départemental, le Niari (51 %) occupe le premier rang dans
l’utilisation du condom tandis que le Kouilou vient en dernière position (16 %). Par rapport au niveau
d’instruction, les hommes ayant le niveau le plus élevé sont ceux qui utilisent le plus fréquemment le
condom (41 % contre 26 % chez ceux de niveau primaire).

Les hommes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu, en moyenne,
14,5 partenaires sexuels au cours de leur vie. Les hommes ayant déclaré avoir eu le plus de partenaires
sexuels sont ceux en rupture d’union (21,6), ceux du Kouilou (22,2) suivis de ceux du Pool (17,1), ceux
du niveau secondaire 2nd cycle ou plus (14,3) et ceux du niveau secondaire 1er cycle (13,8).

30

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