Médée
personnage de la mythologie grecque
Pour les articles homonymes, voir
Médée (homonymie).
Médée
Jason et Médée, sarcophage romain de la fin
du er siècle, Palazzo Altemps (Rome)
Sexe Féminin
Activité Héroïne grecque
Œuvres Argonautiques (Apollonios de
Rhodes)
Argonautiques (Valerius Flaccus)
Argonautiques orphiques
Famille Éétès (père)
Idyie (mère)
Affiliation Argonautes
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Personnage de la mythologie grecque,
Médée (en géorgien : მედეა / Medea, en
grec ancien Μήδεια / Mếdeia, en latin
Medea) est la fille d'Éétès (roi de
Colchide) et d'Idyie (la plus jeune des
Océanides).
Elle joue un rôle déterminant dans le
mythe des Argonautes et est
responsable du parricide de Pélias.
Étymologie
Le nom de Médée est issu du verbe grec
μήδομαι / mêdomai « méditer », lié à la
racine médique -med : comprendre,
concevoir[1].
Pour le médecin philosophe Michael
Maier, Médée représente ainsi « la raison
au conseil excellent »[2] ou « l'intellect
agent »[3]. De plus, la racine indo-
européenne *med-, *mēd- s'applique à la
médecine en latin, en avestique et en
celtique (dans le nom du dieu médecin
irlandais Airmed). C'est pourquoi Maier
attribue à Médée, magicienne, l'art des
médicaments ou poisons[4],[5].
Le mythe
Médée (à gauche) avec deux Péliades. Copie d'un
relief de la période autour de 420 av. J.-C. dans la
collection des Antiquités (Antikensammlung) de
Berlin
La version commune du mythe
(Euripide, Apollonios)
…
Dans sa version classique, issue
notamment de la tragédie d'Euripide et d'
Apollonios de Rhodes, la légende de
Médée, particulièrement sombre, est
constituée d'une succession de meurtres
ponctuée d'une série de fuites à travers
la Grèce[6].
Arrivée des Argonautes en Colchide …
L'histoire de Médée débute avec l'arrivée
des Argonautes en Colchide, menés par
Jason, venus chercher la Toison d'or afin
de récupérer son trône usurpé par son
oncle Pélias, Roi d'Iolcos. La Toison est
détenue par le roi de Colchide, Éétès,
père de Médée et frère de Circé, qui
accepte de la lui remettre à condition que
Jason accomplisse trois tâches :
dompter deux énormes taureaux aux
sabots et aux cornes d'airain, crachant du
feu par les naseaux ; forcer les deux
bêtes à labourer un champ à l'aide d'une
charrue ; enfin, semer un sac de dents de
dragons dans les sillons qui ainsi
germeront et donneront naissance à une
armée de guerriers d'une puissance
phénoménale. Éétès n'a en réalité pas la
moindre intention de céder son trésor et
pense envoyer Jason à une mort certaine
en lui fixant ces épreuves
insurmontables.
Mais Médée, sa fille, est tombée
follement amoureuse de Jason. Elle le
retrouve en cachette et lui propose de
mettre ses pouvoirs de magicienne à son
service pour l'aider. Face aux soupçons
de Jason, Médée lui avoue qu'elle l'aime
et fixe comme condition qu'il l'emmène
avec lui et l'épouse. Séduit, le héros
accepte et parvient ainsi accomplir les
tâches qui lui ont été fixées. Il dompte
ainsi les taureaux après avoir été rendu
invincible grâce à une pommade fournie
par Médée. Après avoir labouré le champ
et fait jaillir de terre l'armée de guerriers,
il jette une pierre au milieu de ces
derniers, sur les conseils de Médée, pour
qu'ils croient être attaqué par leurs
propres compagnons et s'entretuent
jusqu'au dernier.
Jason réclame maintenant son dû à
Éétès. Mais celui-ci, furieux, non
seulement refuse de donner la Toison
d'or à Jason mais le menace de mort.
Jason, Médée et les Argonautes
s'emparent de la Toison d'or et fuient
donc la Colchide. Médée a emmené avec
elle en otage Absyrtos, son frère cadet
(ou demi-frère suivant les versions).
Éétès se lance à leur poursuite avec sa
flotte. Médée favorise alors la fuite des
Argonautes en tuant et dépeçant
Absyrtos, son propre frère. Possédée par
une passion meurtrière, elle le découpe
en morceaux qu'elle sème derrière elle,
retardant ainsi les poursuivants qui
s'arrêtent à chaque fois pour récupérer
les bouts de sa dépouille et offrir à
l'héritier du trône une sépulture digne[7].
Jason, Médée et les Argonautes sèment
ainsi leurs poursuivants et regagnent
Iolcos.
Retour à Iolcos …
De retour à Iolcos, Jason constate que
Pélias a profité de son absence pour tuer
son père et se débarrasser de sa famille.
Fou de rage, il demande à Médée de
l'aider à se venger. Celle-ci va alors
trouver les quatre filles de Pélias et se
fait passer pour une envoyée d'Artémis
(la déesse de la chasse, mais aussi de la
nature sauvage, de la lune et de
l’accouchement), chargée d'offrir une
nouvelle jeunesse à leur vieux père. Face
à l'incrédulité des jeunes filles, la
magicienne prépare un chaudron d'eau
bouillante, y jette des herbes magiques,
et se fait apporter un vieux bélier qu'elle
égorge et découpe en morceaux jetés
ensuite dans la marmite. Quelques
instants plus tard surgit de l'eau
bouillonnante un tout jeune agneau.
Médée remet ensuite aux filles
émerveillées de Pélias les herbes
magiques en leur disant de faire la même
chose avec leur père. Celles-ci se rendent
dans les appartements de leur père, à qui
elles soumettent l'idée de Médée. Pélias,
horrifié par la proposition et furieux que
ses filles soient aussi naïves, les chasse
sans ménagement, malgré leur
insistance. Aveuglées par leur désir de
faire rajeunir leur père, elles le ceinturent,
l'immobilisent puis l'égorgent. Elles
démembrent ensuite son corps avant de
jeter les morceaux dans l'eau bouillante
mêlée d'herbes magiques. Pélias ne
ressort bien sûr jamais de ce bouillon et
ses filles sont maudites par les Érinyes,
déesses de la vengeance, pour ce
parricide.
Séjour à Corinthe …
Médée, peinture murale romaine, v. 70-79, Galleria
Nazionale di Capodimonte (Naples)
Médée est dénoncée par les filles de
Pélias, Jason et elle sont bannis d'Iolcos
par Acaste, le fils de Pélias. Ils se
réfugient alors à Corinthe, où ils sont
accueillis par le roi Créon. Jason et
Médée vivent paisiblement quelques
années, protégés par le roi. Ils ont
ensemble deux garçons : Merméros et
Phérès.
Hélas, un jour Jason tombe amoureux de
la fille de Créon, Créuse. Le roi, n'ayant
pas d'héritier, accepte volontiers cette
union, se réjouissant que le beau et fort
Jason devienne son successeur. Jason
répudie alors Médée et épouse Créuse en
secondes noces.
Médée est anéantie : l'homme pour
l'amour duquel elle a tué son frère, trahi
son père, son pays, son peuple, celui
qu'elle a toujours suivi par passion, a fini
par se débarrasser d'elle. De plus, rejetée
depuis toujours par les Corinthiens parce
qu'elle était étrangère, elle est chassée
sans ménagement de la ville avec ses
deux enfants. Folle de rage et de douleur,
Médée se venge en tuant sa rivale : elle
offre à Créuse une tunique magique qui,
à peine enfilée, s'enflamme, brûlant sa
porteuse ainsi que son père, puis
incendie le palais royal. Possédée par
une folie meurtrière ou furor en latin et
malgré les tentatives de sa nourrice,
Médée atteint une folie meurtrière si
grande qu'elle dépasse l'humanité. Elle se
livre au pire crime, l'infanticide, en
poignardant Merméros et Phérès, les
enfants qu'elle avait eus avec Jason, se
vengeant de sa trahison, juste après
s'être éloignée du palais en flammes.
Fuite vers Athènes puis retour en
Colchide …
Menacée de mort par les Corinthiens,
Médée trouve refuge auprès d'Égée, roi
d'Athènes. Ce dernier désire ardemment
un fils et accepte de l'épouser après que
Médée lui a promis de lui donner un
héritier. Un enfant, Médos, naîtra
effectivement peu après, pour qui Médée
espère un destin royal.
Cependant, l'arrivée de Thésée, fils
d'Égée, à Athènes bouleverse ses plans.
Après plusieurs tentatives infructueuses
pour l'écarter, Médée réussit à
convaincre son époux que Thésée est un
imposteur et qu'il faut l'empoisonner.
Toutefois, le drame est évité de justesse :
Égée reconnait au dernier moment son
fils à son épée et aux sandales qu'il lui
avait léguées. Déjouée, Médée s'empare
alors du trésor d'Athènes, dérobant une
grande quantité de diamants. Dans sa
fuite sur son char de feu tiré par des
cobras, elle laisse échapper la moitié de
ce trésor royal.
Médée et son fils Médos se dirigent alors
vers la Colchide dont le trône est alors
occupé par Persès, qui avait détrôné son
frère Éétès après la fuite des Argonautes.
Elle le tue et restitue le pouvoir à son
père Éétès[8]. La fin de la vie de Médée
est peu connue, car la version d'Euripide
ne précise rien pour sa mort ni pour la fin
de sa vie.
Variantes du mythe …
Mort de Médée et fin de ses aventures …
Chez Hésiode, les quatre grands-
parents de Médée sont des divinités.
Médée est donc elle aussi une
immortelle[9]. Euripide semble la traiter
comme une femme humaine et donc
mortelle, malgré une scène finale
s'apparentant à une apothéose
maléfique. Chez Apollonius, Médée est
aussi humaine et mortelle malgré une
ascendance partiellement divine.
Les dernières étapes de la vie de
Médée sont également sujettes à de
nombreuses variantes. Hérodote lui
connaît ainsi une autre fin : après avoir
fui Athènes sur son char volant en
compagnie de son fils Médos, Médée
s'installe sur le plateau iranien parmi
un peuple appelé les Aryens, qui prend
alors le nom de Mèdes en référence à
Médée[10]. Chez Diodore de Sicile[11],
Médée n'a pas d'enfant à Athènes et,
après la découverte de son complot
contre Thésée, Égée la fait
raccompagner par une armée jusque
dans un pays de son choix. Elle choisit
la Phénicie, d'où elle s'éloigne ensuite
en Asie où elle épouse un roi illustre
qui lui donne un fils, Médos, qui hérite
du trône de son père et donne à son
peuple le nom de Mèdes.
Rapports avec Jason et les
Argonautes …
Couple formé avec Jason. La paternité
de Médos est sujette à débats selon
les auteurs. Le premier à le mentionner
est en effet Hésiode [12] et pour lui
Médos est le fils de Médée et Jason.
Les sources imputant la paternité de
Médos à Égée ou à un roi arien sont
toutes ultérieures à Euripide. Plus
généralement, ni Hésiode ni Pindare ni
aucun auteur antérieur à Euripide ne
signale que le couple formé par Médée
et Jason se serait séparé, ou que
Médée aurait eu des enfants avec
d'autres hommes (cf. point ci-dessous
sur l'absence d'infanticide dans les
plus anciennes versions du mythe).
Chez Hésiode, l'histoire de Médée et
Jason s'achève d'ailleurs à Iolcos, où
ils parviennent à chasser Pélias et à
reconquérir le trône.
Rôle dans l'expédition des
Argonautes. Hésiode ne donne pas
d'importance particulière à Médée
dans la quête de la Toison d'Or. Son
rôle dans l'expédition des Argonautes
devient toutefois majeur dès les
Pythiques de Pindare (quatrième
Pythique, datant de -462)[13]. Il ne
semble pas qu'il soit question du
meurtre d'Apsyrtos chez les premiers
auteurs à avoir évoqué l'expédition des
Argonautes.
Absence d'infanticide dans les
premières versions du mythe …
Médée tue l'un de ses enfants (Louvre)
Il semble que les premières variantes du
mythe n'aient pas toutes été aussi
négatives pour le personnage de Médée.
La plus ancienne mention d'un séjour de
Médée à Corinthe se trouve dans les
fragments des Corinthiaques d'Eumelos
de Corinthe. Dès cette occurrence,
l'épisode corinthien connaît une fin
funeste, avec la mort des enfants de
Médée et Jason, sans que Médée soit
une meurtrière pour autant. Chez
Eumélos, Hélios a offert le trône de
Corinthe à son fils Éétès. Médée, alors
reine de Iolcos avec Jason, est appelée
par les Corinthiens pour gouverner
directement la ville à la place des légats
de Colchide, avec l'accord d'Éétès. Il ne
semble pas y avoir de différend entre
celui-ci et Jason, qui est couronné roi de
Corinthe avec sa femme. C'est dans le
temple d'Héra à Corinthe que les deux
enfants de Jason et Médée trouvent la
mort, au cours d'un sortilège lancé par
leur mère pour leur faire partager
l'immortalité qu'elle tient de son
ascendance divine. La mort accidentelle
de leurs enfants entraîne la séparation de
Médée et Jason, qui retourne à Iolcos[14].
Créophylos de Samos, contemporain
d'Homère et d'Eumélos, attribue à Médée
le meurtre de Créon, mais d'après lui
l'assassinat des enfants du couple est le
fait de partisans du roi de Corinthe[15].
Une version similaire mentionnant
l'assassinat des enfants de Médée par
des Corinthiens est également signalée
par le philologue grec tardif
Parménisque. Selon lui, les Corinthiens
se seraient soulevés contre Médée par
refus de subir la domination d'une
femme magicienne étrangère et auraient
systématiquement massacré les
quatorze enfants de la reine, qui avaient
trouvé refuge au temple d'Héra. La
déesse, en conséquence, aurait puni la
Cité par une épidémie de peste. Depuis
cette époque, chaque année, sept filles et
sept garçons de l'aristocratie
corinthienne devaient servir dans ce
temple pour y mener des cérémonies
expiatoires[16]. Le rite aurait perduré
jusqu'en -146, avec la défaite de la Ligue
achéenne et la prise de Corinthe par
Rome[17]. Il semble en effet que le culte
d'Héra dans L'Héraion de Perachora ait
compris des cérémonies expiatoires pour
les enfants de Médée, sans que celle-ci
soit accusée du meurtre pour autant[18].
Deux autres poètes eux aussi antérieurs
à Euripide, Ibycos et Simonide de Céos,
présentent également Médée sous un
jour beaucoup plus favorable. Selon eux,
après sa mort, la magicienne est même
accueillie aux Champs Élysées ou aux
Îles des Bienheureux, où elle devient
l'épouse d'Achille[19].
Sur un cratère à volutes apulien du
Peintre de Darius (ca. 340 av. J.-C. - 320
av. J.-C.), on relève une variante du mythe
selon laquelle Médée se serait rendue à
Éleusis. Sur ce cratère aujourd'hui au
musée de l'Université de Princeton,
Médée se trouve dans le temple
d'Éleusis, comme l'atteste l'inscription
ΕΛΕΥΣΙΣ ΤΟ ΙΕΡΟΝ. L'interprétation du
vase par Arthur Dale Trendall laisse
penser qu'il se rattache à la tradition
mythologique dans laquelle Médée
n'aurait pas tué ses enfants.
Pour Jean Haudry, le meurtre des
enfants par leur mère reflète une légende
antérieure transmise par Pausanias, qui
la tenait d'Eumélos : initialement, Médée
aurait tenté d'immortaliser ses enfants à
leur naissance en les déposant dans le
temple d'Héra à Corinthe. Mais, cette
tentative aurait échoué, peut-être, du fait
de Zeus auquel Médée s'était refusée, et
Jason se serait séparée d'elle en raison
de cet échec. C'est probablement à
Eumélos que nous devons la fin de
l’histoire, localisée à Corinthe[5].
Interprétations
La vengeance meurtrière de Médée a
donné naissance au complexe de Médée.
Christa Wolf …
La romancière et essayiste allemande
Christa Wolf se réfère à des sources
antérieures aux textes classiques, et
décharge le personnage de tout meurtre.
Médée est une femme libre et étrangère,
qu'on accuse d'être une magicienne dès
que sa présence dérange.
La reine muette Mérope révèle à Médée
le meurtre fondateur de la cité. Le caveau
mortuaire caché contient un squelette
d'enfant, celui d'Iphinoé, la première fille
de Créon et Mérope, tuée sur l'ordre de
Créon, qui redoutait son arrivée à la tête
de la cité.
Cette révélation brise le silence, le faux
oubli, la peur. La peste s'empare de la
ville. Le peuple cherche un coupable et le
trouve dans l'étrangère, vite bannie par
Créon, et qui doit laisser ses enfants. Elle
les confie, furieusement, à la déesse
Héra, dans son temple. Le peuple les
lapide, et accuse Médée de les avoir
tués[20].
Évocations artistiques
Médée, par Frederick Sandys, (1868)
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différents items.
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constituer une base de données, et
privilégie un contenu encyclopédique à
la recherche de l'exhaustivité.
Infanticide, fratricide et régicide, le
personnage de Médée a inspiré de très
nombreux artistes, dans tous les
domaines et à toutes les époques.
Chorégraphies …
Cave of The Heart par Martha Graham,
1946.
Medea de José Granero pour le Ballet
Nacional de España, musique de
Manolo Sanlucar, 1984 au Teatro de la
Zarzuela de Madrid
Le Songe de Médée, ballet d'Angelin
Preljocaj, musique de Mauro Lanza,
2005 à l'Opéra de Paris.
Littérature …
Médée, par Eugène Delacroix (1862)
The Legend of Good Women, récit de
Geoffrey Chaucer, écrit vers 1385.
La Mère Médée, nouvelle de Jean-
Pierre Camus, dans son recueil « Les
Spectacles d'horreur » (1630).
Medea, nouvelle de Paul Heyse, écrite
en 1890.
Médée, de Léon Daudet (1935).
Médée, de Jean Anouilh (1947).
Medea de Robinson Jeffers (1948).
La Lionne, de Yukio Mishima (1948).
Médée : voix, roman de Christa Wolf,
écrit en 1996.
Die Frau vom Meer, de Doris Gercke
(2000).
Médée, la Colchidienne de Marie
Goudot (2002).
Mein und dein Herz : Medeia, de Nino
Haratischwili (2007).
Médée et ses enfants, de Lioudmila
Oulitskaïa.
Medea, de Pascal Quignard.
Les Héros De L'Olympe: Le Héros Perdu
de Rick Riordan (2010) (Médée y
apparaît pour la première fois au
chapitre 26).
« Percy Jackson et les héros grecs »
de Rick Riordan
L’Obscure Clarté de l’air, de David Vann
(2017).
Théâtre …
Médée, tragédie grecque d'Euripide
(431 av. J.-C.).
Médée, tragédie grecque de Carcinos
le Jeune (380/360 av. J.-C.), version
inhabituelle où Médée n'a pas tué ses
enfants.
Médée, tragédie romaine de Sénèque
( er siècle).
Médée, tragédie d'Hosidius Geta, sous
forme de centon virgilien.
Médée, tragédie baroque française de
La Péruse, créée en 1556.
Médée, tragédie française de Corneille,
créée en 1635.
Médée, tragédie française d'Hilaire de
Longepierre, créée en 1694 et parodiée
au Théâtre-Italien sous le titre La
Méchante Femme, malgré un demi-
succès.
Médée, tragédie française de Jean-
Marie-Bernard Clément, créée en 1779,
tombée à la création.
Medea, troisième partie de la trilogie
théâtrale Das goldene Vlies (« La
Toison d'or ») de Franz Grillparzer,
créée en 1821.
Médée, tragédie en trois actes de
Catulle Mendès, créée en 1898 au
théâtre de la Renaissance par Sarah
Bernhardt.
Medea, pièce de Hans Henny Jahnn,
créée en 1926.
Médée, pièce de Jean Anouilh, créée
en 1953.
Medea, adaptation de la tragédie de
Sénèque par Jean Vauthier, jouée en
1967 avec Maria Casarès.
Medeamaterial, œuvre théâtrale de
Heiner Müller, créée en 1974.
Medea, pièce de Franca Rame et Dario
Fo, créée en 1979.
Médée, pièce de Max Rouquette créée
en 1989, traduite de l'occitan par
l'auteur en 1992.
Medea Stimmen (Médée Voix), texte de
Christa Wolf, (1997).
Manhattan Medea de Dea Loher
(1999).
Matériau-Médée, d'après Heiner Müller,
mise en scène Isabelle Pousseur, 2001,
Bruxelles.
Médée Kali, Laurent Gaudé, 2003.
Médée-concert, mise en scène de
Mathieu Boisset, 2007.
Médée endeuillée, Sylvain Grandhay,
2010.
Mamma Medea, Tom Lanoye, 2011,
Bruxelles.
Medealand, Sara Stridsberg, 2011.
Beaux-arts …
Vision de Médée est une huile sur toile
de William Turner, datant de 1828
conservée à la Tate Britain à
Londres[21]
Médée furieuse est un tableau de
Delacroix de 1862 conservé au Musée
du Louvre à Paris[22], une esquisse de
1838 se trouve au Palais des Beaux-
Arts de Lille[23].
Medea, tableau de Anselm Feuerbach
(1879).
Médée, affiche d'Alfons Mucha pour la
pièce de Catulle Mendès (1898).
Médée, sculpture de Paul Gasq marbre
(1893-1896) Paris- Jardin des
Tuileries.
Médée dans la peinture
Vision de Médée
William Turner, 1828
Tate Britain, Londres
Médée furieuse
Eugène Delacroix, 1862
Musée du Louvre, Paris
Medea (1879)
Anselm Feuerbach
Neue Pinakothek, Munich
Musique classique …
Médée, tragédie lyrique de Marc-
Antoine Charpentier, livret de Thomas
Corneille, créée en 1693 ; elle n'a pas
e
été reprise au siècle, car ce fut un
échec ; elle a en revanche été
enregistrée deux fois par William
Christie (chez Harmonia Mundi avec
Jill Feldman, chez Erato avec Lorraine
Hunt-Lieberson) et une fois par Hervé
Niquet (DVD chez Armide, version de
concert, avec Stéphanie d'Oustrac).
Médée et Jason, tragédie lyrique de
François-Joseph Salomon, livret de
l'abbé Pellegrin, créée en 1713. À
l'inverse de la tragédie lyrique de Marc-
Antoine Charpentier, l'œuvre eut un
certain succès et fut reprise quatre
e
fois au . Elle a également été
parodiée au Théâtre-Italien par
Biancolelli, Riccoboni et Romagnesi en
1727, par Carolet en 1737 et par Valois
d'Orville en 1749 (sous le titre La
Femme jalouse).
Médée, cinquième cantate du premier
livre de Louis-Nicolas Clérambault,
publiée en 1710, pour voix seule et
instruments (dessus et continuo).
Médée, cantate à voix seule et
symphonie de Nicolas Bernier, date de
publication inconnue.
Jason et Médée, cantate pour soprano,
basse et basse continue de Philippe
Courbois (1710)
Médée, pièce du Troisième livre de
pièces de clavecin de Jacques Duphly
publié en 1756.
Médée, ballet tragi-pantomime de
Jean-Joseph Rodolphe, chorégraphie
de Jean-Georges Noverre, créé en
1762 ; repris par le même chorégraphe
avec une musique de Louis Garnier en
1776 ; un ballet parodique a aussi été
écrit par Jean-Étienne Despréaux et
représenté en 1780 à la cour.
Medea, mélodrame de Georg Benda,
créé en 1784.
Medea, opéra de Felice Alessandri,
créé à Paris en 1791
Medea in Corinta, opéra de Giovanni
Simone Mayr, livret de Felice Romani,
créé en 1813 ; cet opéra a été
enregistré sur le vif avec Leyla Gencer
dans le rôle-titre, mais le disque édité
chez Myto est désormais introuvable.
Médée, opéra de Luigi Cherubini, livret
de François-Benoît Hoffmann, créé
dans sa version française le 13 mars
1797. Il existe également une version
italienne de cet opéra, sous le titre de
Medea, reprise avec grand succès par
Maria Callas.
Medea, opéra de Saverio Mercadante,
créé en 1851.
Médée, opéra de Zdeněk Fibich,
inachevé en 1865.
Médée, suite d’orchestre Op.47 de
Vincent d’Indy en 1898
Médée, opéra de Darius Milhaud, créé
en 1939.
Medea, ballet op. 23, de Samuel
Barber, créé en 1946 (Medea Suite for
Orchestra créée en 1947 et Medea's
Dance of Vengeance, op. 23a, créée en
1955).
Medea (1967), musique de scène de
Iannis Xenakis sur des textes de
Sénèque, pour un chœur d'hommes et
cymbales, et cinq musiciens.
Freispruch für Medea, opéra de Rolf
Liebermann.
Médée, opéra de Gavin Bryars (1984).
Medea, opéra de Gordon Kerry, créé en
1990-1992.
Medea, opéra de Mikis Theodorakis,
créé en 1991.
Medeamaterial, opéra de Pascal
Dusapin sur un texte de Heiner Müller,
créé en 1992.
Midea (2), opéra d'Oscar Strasnoy sur
un livret d'Irina Possamai, créé en 2000
au Teatro Caio Melisso de Spolète.
Médée, opéra de Michèle Reverdy sur
un livret de Bernard Banoun et Kaï
Stephan Fritsch, d'après la Médée de
Christa Wolf composé de 1999 à 2001
et créé à l'Opéra de Lyon sous la
direction de Pascal Rophé le 23 janvier
2003.
Medea in Korinth, oratorio de Georg
Katzer, créé en 2002.
Musique moderne …
Medea, collectif Soundwalk,
composition audio, livre,
photographies et textes (2012).
Medea, chœur en langue corse du
groupe A Filetta, créé en 1997 pour une
pièce de théâtre de Jean-Yves
Lazennec. L'album Medea d'A Filetta
est paru en 2006 chez Naïve.
Medea, chanson du groupe allemand
Vland Stut.
My Medea, chanson de Vienna Teng.
Medea, chanson du groupe Khoma.
Medea, Album du groupe Ex Libris sorti
en 2014 racontant l'histoire de Médée
à travers une musique metal
progressif.
Cinéma …
Jason et les argonautes, film anglo-
américain réalisé par Don Chaffey,
sorti en 1963 avec Todd Armstrong et
Nancy Kovack.
Médée, film italien de Pasolini, avec
Maria Callas (1969).
Medea, téléfilm danois de Lars von
Trier, 1988.
Médée Miracle, film français de Tonino
De Bernardi, avec Isabelle Huppert
(2007).
Le personnage de Médée apparaît
dans la série Atlantis, produite par la
chaîne de télévision britannique BBC
One et diffusée à partir de 2013. La
magicienne est interprétée par Amy
Manson et joue un rôle important dans
la saison 2, diffusée en 2014 et 2015.
Bande dessinée …
Médée, série de Renot et Ersel (2009-).
Médée, série de Nancy Peña et
Blandine Le Callet (2013-).
Le personnage de Médée apparaît
dans le visual novel japonais Fate/stay
night et les animes Fate/Stay Night et
Fate/Stay Night Unlimited Blade Works.
Elle est un Servant de classe Caster.
Jason et la toison d’or, 3/3 Les
maléfices de Médée, scénario de
Clothilde Bruneau, dessins d’Alexandre
Jubran, (Glénat 2019) collection « la
sagesse des mythes » conçue et écrite
par Luc Ferry.
Jeux vidéo …
Dans l'extension Titan Quest: Immortal
Throne du jeu Titan Quest, le joueur
doit parler à la sorcière Médée pour
poursuivre sa quête. (2007)
Notes et références
1. étymologie du nom Médée .
2. (la) Michael Maier, Arcana
arcanissima, 1614, 285 p., p. 71.
3. (la) Michael Maier, Septimana
philosophica, 1620 (lire en ligne ),
Aenigma 287.
4. (la) Michael Maier, Arcana
arcanissima, 1614, 285 p., p. 267.
5. Jean Haudry, Les origines de la
légende argonautique ,
[Link], 2015
6. Arnaud Fabre, « La magie de
Médée : (1) Les origines mythiques
de la magie chez les Anciens »,
Profondeur de champs,
13 janvier 2014 (lire en ligne ,
consulté le 28 janvier 2018)
7. Cet épisode est considéré par les
folkloristes comme l'origine probable
du motif de la fuite magique, dans la
version où la magicienne sème des
obstacles derrière elle pour protéger
sa fuite et celle de son compagnon
(conte-type AT 313, motif D672
selon Stith Thompson). Voir (de) Die
magische Flucht - 313 .
8. Diodore de Sicile, Bibliothèque
historique [détail des éditions] [lire
en ligne ], IV, 56, 2.
9. Théogonie, 956-962.
10. Hérodote, Enquête, VII, 62.
11. Bibliothèque historique, IV, 55, 6-7.
12. Théogonie 992–1002.
13. Pindare, Pythiques 4, 211–250. Voir
le commentaire de Bruce Karl
Braswell, A Commentary on the
Fourth Pythian Ode of Pindar, Berlin,
1988, S. 293–345.
14. Pausanias 2,3,11. Voir Christine
Harrauer: Der korinthische
Kindermord. Eumelos und die
Folgen. In: Wiener Studien 112, 1999,
p. 5–28, not.: 8–15 ; Édouard Will,
Korinthiaka, Paris, 1955, p. 85 et
suiv., 88–90.
15. Scholie 264 à la Médée d'Euripide.
Voir Louis Séchan, « La Légende de
Médée », dans Revue des études
grecques, 40, 1927 [1] .
16. Christine Harrauer: Der korinthische
Kindermord. Eumelos und die
Folgen. In: Wiener Studien 112, 1999,
p. 5–28, ici : 15–17 ; Édouard Will,
Korinthiaka, Paris, 1955, p. 87, 95 f.
17. Pausanias 2,3,7.
18. Édouard Will: Korinthiaka. Paris
1955, p. 97–103 ; Sarah I. Johnston,
Corinthian Medea and the Cult of
Hera Akraia. In: James J. Clauss,
Sarah I. Johnston (éds.): Medea.
Essays on Medea in Myth, Literature,
Philosophy, and Art, Princeton, 1997,
p. 44–70.
19. Alain Moreau: Le mythe de Jason et
Médée. Paris 1994, p. 60.
20. Annie Defourmantelle, La femme et
le sacrifice, Denoël, 2007
(ISBN 978-2-207-254-127).
21. Turner, Tate Britain
22. Delacroix, Musée du Louvre
23. Delacroix, Lille
Sources …
Apollodore, Bibliothèque [détail des
éditions] [lire en ligne ] (I, 9, 23-28),
Épitome [détail des éditions] [lire en
ligne ] (I, 4 ; V, 5).
Apollonios de Rhodes, Argonautiques
[détail des éditions] [lire en ligne ] (III,
248).
Diodore de Sicile, Bibliothèque
historique [détail des éditions] [lire en
ligne ] (IV, 45, 3 ; IV, 53, 2 ; IV, 55, 7).
Euripide, Médée [détail des éditions]
[lire en ligne ] (passim).
Hésiode, Théogonie [détail des
éditions] [lire en ligne ] (v. 962).
Hygin, Fables [détail des éditions]
[(la) lire en ligne ] (XXV).
Ovide, Métamorphoses [détail des
éditions] [lire en ligne ] (VII, 1-424).
Pausanias, Description de la Grèce
[détail des éditions] [lire en ligne ] (II, 3,
8-9).
Pindare, Odes [détail des éditions] (lire
en ligne ) (Pythiques, IV, 9).
(Ovide, Les Héroïdes)
Bibliographie …
(en) Emma Griffiths, Medea, Routledge,
New York, 2005 (ISBN 0-415-30070-3).
Alain Moreau , Le Mythe de Jason et
Médée. Le Va-nu-pied et la Sorcière, Les
Belles Lettres, coll. « Vérité des
mythes », Paris, 1994
(ISBN 2-251-32420-8).
Louis Séchan, La légende de Médée,
Revue des Études Grecques, 40, 1927,
p.234-310
Voir aussi
Articles connexes …
Jason
Argonautes
Liens externes …
Orphée et Médée. Approche
comparative de deux gestes mythiques,
par Marie-Adélaïde Debray .
The Medea of the modern times
Médée , de Nancy Peña et Blandine Le
Callet (2013-)
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