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Guide d'Audit des Systèmes d'Information

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Guide d’audit du système d’information

Page 1 sur 51
Introduction......................................................................................................................................3
I. Les systèmes d’information : enjeux et risques........................................................................3
A. Le système d’information..................................................................................................3
B. Les principaux risques informatique..................................................................................4
II. Périmètre des audits des systèmes d’information..................................................................6
A. L’audit des SI à l’occasion de missions « généralistes »...................................................6
B. Les missions d’audit dont l’objet principal appartient au domaine des SI........................7
III. Orientation et planification de la mission..............................................................................8
A. La prise de connaissance de l’informatique dans l’entité..................................................8
B. Description du système d’information de l’entité..............................................................8
IV. Les techniques d’audit assistées par ordinateur...................................................................10
V. Approche thématique des principaux domaines d’audit des SI...........................................11
A. Audit de sécurité..............................................................................................................11
B. Audit des projets..............................................................................................................12
VI. Le contrôle interne en milieu informatique.........................................................................14
A. Les contrôles généraux et applicatifs des SI....................................................................15
B. Les contrôles généraux....................................................................................................15
C. Les contrôles applicatifs..................................................................................................16
VII. Les normes internationales de références............................................................................29
Annexe............................................................................................................................................31
Annexe 1. Fiche d’audit relative à la prise de connaissance de l’informatique de l’entité....32
Annexe 2. Fiche d’audit relative à la cartographie des applications......................................35
Annexe 3. Fiche d’audit relative à l’identification des processus à analyser.........................36
Annexe 4. Fiche d’audit relative à la sécurité informatique..................................................37
Annexe 5. Fiche d’audit relative au projet informatique.......................................................38
Annexe 6. Dictionnaire des expressions spécifiques.............................................................39
Annexe 7. Types de contrôles liés aux applications...............................................................47

Page 2 sur 51
Introduction
L’audit réalisé dans un environnement informatique peut poser aux auditeurs des
difficultés en termes de mise en œuvre en termes d’approche, de nature des contrôles à réaliser et
d’exploitation des résultats obtenus à l’issue de ces contrôles.

L’émergence des nouvelles technologies et l’information ainsi que la complexité croissante des
systèmes d’information automatisés a conduit la Cour à élaborer le présent guide. Il permet
d’orienter et de faciliter les travaux de l’auditeur en charge de l’audit des systèmes d’information
quel que soit le type de l’entité concernée. L’objectif du présent guide est d’apporter à l’auditeur
des solutions opérationnelles dans le cadre de la prise en compte de l’environnement
informatique dans son audit.

L’essentiel des travaux d’audit relatifs au système d’information ne nécessite pas de


connaissances très approfondies en informatique mais une bonne maîtrise des pratiques d’audit.

Ce guide s’adresse toutefois à des auditeurs a minima avertis, c’est-à-dire ayant suivi une session
de sensibilisation ou ayant déjà effectué une ou deux missions d’audit dans le domaine en
compagnie d’un auditeur spécialisé dans le domaine des SI. Le guide est complété par des fiches
d’audit figurant en Annexe, elles sont présentées selon l’ordre de présentation au travers du guide.

Ce document est une première version, des adaptations peuvent s’imposer pour le rendre
adéquat au système d’information de l’entité audité.

I. Les systèmes d’information : enjeux et risques

A. Le système d’information

1. Définition
Le système d’information représente l'ensemble des ressources humaines et matériels participant
à la collecte, au stockage, à la gestion, au traitement, au transport et à la communication de
l'information au sein de l'entité, il s’appuie souvent sur un système informatique.

Un SI est dit intégré quand toutes les applications communiquent entre elles de façon
automatique à l’aide d’interfaces. Ainsi, les informations ne sont saisies qu’une seule fois dans
les systèmes et les échanges de données font l’objet de contrôles d’intégrité automatiques.
L’action humaine, source potentielle d’erreurs ou de fraude, est donc très limitée.

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Un PGI (progiciel de gestion intégré) est la traduction en Français du terme ERP « Enterprise
Resource Planning » qui signifie « planification des ressources de l’entreprise ». C’est un
ensemble d’applications intégrées couvrant l’ensemble des activités de l’entité : gestion des
commandes, gestion des stocks, gestion de la comptabilité, gestion du budget, contrôle de
gestion, paie. Ces applications émanent d’un éditeur de logiciel unique. Chaque application est
appelé module.

2. Les facteurs clés d’un SI


Un SI idéal :

• est en adéquation avec la stratégie de l’organisation et les objectifs des métiers ;


• est en conformité avec les obligations légales ;
• est sécurisé ;
• est facile à utiliser ;
• est fiable ;
• est évolutif ;
• est pérenne ;
• est disponible ;
• est efficace.

Les principaux facteurs clefs d’un SI performant sont les suivants :

• une forte implication de la direction dans la gestion du SI. Elle doit notamment superviser
la gestion du SI par la mise en place des outils de pilotage suivants ;
o une politique de sécurité ;
o le respect de la législation en matière de système d’information ;
o un paramétrage correct des droits d’accès aux applications informatiques ;
o une bonne gestion des projets de développements informatiques ;
o la formation continue des utilisateurs et des équipes informatiques ;
o un contrat de maintenance
• la présence d’un SI intégré.

B. Les principaux risques informatique


Les principaux risques informatiques peuvent être regroupés en 3 domaines :

• les risques opérationnels (dysfonctionnement des applications, risques d’erreurs,


doublons, …) ;
• les risques financiers (les états financiers ou les comptes traduisent une situation erronée, ;

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• les risques légaux de non-conformité (gestion des licences, loi organique 12 janvier 2012
sur la protection des données, Décret 09-110 du 7 avril 2019 fixant les modalités et tenues
d’une comptabilité informatique …)

Les progiciels de gestion intégrés (PGI) constituent un cas particulier, porteurs d’avantages,
d’inconvénients et de risques spécifiques.

Les PGI (Entreprise Ressource Planning (ERP) en anglais) présentent l’avantage de couvrir
plusieurs domaines métiers d’une entité en une seule application par l’intermédiaire de modules.
Par exemple, le PGI le plus connu (« SAP », sur lequel repose CHORUS) intègre sous forme de
modules les principales fonctions suivantes :

• module FI (Financial) : comptabilité générale ;


• module CO (Controlling) : contrôle de gestion (comptabilité auxiliaire) ;
• module MM (Material Management) : achat et gestion des stocks ;
• module RE (Real Estate) : gestion immobilière.

Les principaux avantages des PGI sont les suivants :

• réduction des délais administratifs par une mise à jour en temps réel des données;
• saisie unique dans le SI de l’entité ;
• disponibilité immédiate de l’information ;
• la traçabilité des opérations est assurée, la piste d’audit est « garantie » en principe ;
• la réduction des coûts informatiques est parfois mise en avant, malgré un investissement
initial élevé.

En contrepartie, certaines exigences sont généralement imposées par la mise en place d’un PGI :

• mise en oeuvre rigoureuse et exigeante;


• revue de l’architecture technique pouvant conduire au remplacement des infrastructures
matérielles et réseaux ;
• une adéquation des processus et de l’organisation au PGI pouvant offrir une opportunité
de transformation si cette dernière est anticipée et pilotée ou a contrario constituer un
frein au projet si elle n’est pas souhaitée et assumée ;
• partage de l’information pouvant entraîner un rejet de la part de certains acteurs ;
• maîtrise globale de la solution dans le temps car des incidents peuvent bloquer toute
l’entité.

Les risques liés aux PGI sont les suivants :

• dérapage des projets (dans le temps et dans les coûts) compte tenu de la complexité et des
enjeux ;

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• les développements de programmes « spécifiques » éloignent l’outil du standard ce qui
entraîne des problèmes de maîtrise du PGI voire des problèmes en termes d’auditabilité
(altération possible de la piste d’audit) ;
• une inadaptation in fine du PGI à l’organisation dans le cas où la refonte des processus
n’a pas été préalablement conduite et portée par la direction générale ;
• utilisateurs insuffisamment formés qui rejettent l’application ;
• forte dépendance vis-à-vis du sous-traitant et insuffisance de transfert de compétence en
interne sur le PGI ;
• paramétrage des droits d’accès et des profils utilisateurs

II. Périmètre des audits des systèmes d’information


L’audit des SI peut soit constituer un sous-domaine d’un audit généraliste (organisation,
processus, régularité, etc.), soit être l’objet principal de la mission (application, projet, sécurité,
respect de la législation, etc.).

A. L’audit des SI à l’occasion de missions « généralistes »

1. L’audit d’une organisation


Les entités ou administrations utilisent quotidiennement l’informatique. Celle-ci peut prendre la
forme de simple bureautique, d’applications dédiées, les mettant, le cas échéant, en relation avec
leurs cocontractants ou usagers via l’Internet, voire de systèmes informatiques plus complexes.
Ces outils informatiques sont, désormais, indispensables au bon fonctionnement de l’entité. Ils
sont parfois au coeur de sa performance.

Pourtant, les entités n’en ont pas toujours conscience. Celles qui perçoivent l’importance de
l’informatique ne maîtrisent pas toujours les arcanes de son pilotage, de sa conduite et de sa
sécurité. Elles sont parfois peu ou mal organisées pour tirer le meilleur de ces ressources.

L’audit d’une entité doit donc désormais nécessairement inclure un audit de sa relation au fait
informatique et répondre aux questions suivantes :

• Comment définit-elle ses besoins fonctionnels ?


• Comment alloue-t-elle ses ressources humaines et financières en vue de les satisfaire ?
• S’est-elle organisée et a-t-elle mis en place les processus lui permettant de disposer d’une
informatique en phase avec ses besoins (alignement fonctionnel), réactive, sûre et
efficiente ?

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2. Les audits de processus
Les processus peuvent être très fortement dépendants des outils informatiques. Dans le meilleur
des cas, ils s’appuient sur un système informatique répondant à leurs besoins.

L’audit d’un processus doit donc inclure un audit des outils informatiques sur lesquels il s’appuie.
Cet audit doit inclure l’examen des données et informations manipulées au cours du déroulement
du processus, y compris celles provenant d’autres processus, des applications qui servent ou
automatisent tout ou partie des tâches ou procédures qui le composent, et des infrastructures
informatiques de traitement et communication qu’il utilise.

B. Les missions d’audit dont l’objet principal appartient au domaine


des SI

1. Les audits d’application


Une application est conçue, réalisée, paramétrée, administrée, entretenue et utilisée par des agents
appartenant ou non à l’organisation. Elle peut être utile à un ou plusieurs processus, leur être
parfaitement adaptée ou au contraire être une entrave à leur bon déroulement. Elle peut contribuer
à l’homogénéité où à la duplication, voire au désordre du système informatique. Elle peut donc
être une source de force ou de vulnérabilité – parfois les deux – pour l’entité.

L’audit d’une application informatique nécessite l’examen de la cohérence entre les logiciels et
les matériels qu’ils utilisent, de l’alignement stratégique du système informatique sur les objectifs
de l’organisation.

2. Les audits de projets informatiques


L’auditeur peut se retrouver face à un projet qui, au lieu de respecter la cohérence du système
d’information, contribue au contraire à l’hétérogénéité, voire au désordre du système
informatique.

L’auditeur doit donc examiner la qualité de l’expression, du recueil et de la traduction du besoin.


En effet, les recommandations émises au terme de l’audit ne peuvent faire abstraction de cet
environnement.

L’audit d’un projet, surtout s’il est suscité par une situation non satisfaisante, peut entraîner la
remise en cause :

• des modalités d’expression et de recueil des besoins métiers ;


• du processus d’arbitrage entre projets concurrents ;

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• de l’organisation de passation des marchés avec les maîtres d’oeuvres informatiques,
voire avec les assistances à maîtrise d’ouvrage ;
• de la gestion des processus au sein de l’entité, notamment du processus ayant suscité le
projet audité ;
• de l’organisation de ce processus ;
• de l’organisation de la gouvernance de la fonction informatique ; vvvv

III. Orientation et planification de la mission


Les spécificités de l’environnement informatique sont prises en compte dans les principales
étapes de la démarche d’audit, à savoir :

• La prise de connaissance de l’informatique dans l’entité


• L’établissement de la cartographie des applications

A. La prise de connaissance de l’informatique dans l’entité


La première étape de l’audit des systèmes d’information est la prise de connaissance de
l’organisation informatique et des systèmes d’information de l’organisation auditée. Elle consiste
à collecter des informations sur les systèmes et les processus informatiques de l’entité et à en
déduire leur incidence sur les procédures internes de fonctionnement.

Il s'agit notamment de connaître et d'apprécier :


• la structure organisationnelle chargé des systèmes d'informations et ses
composantes (entités, effectifs, équipements et ressources (matériels, applications,
et humaines),
• les missions, objectifs et finalités de la structure en charge de l'informatique et des
systèmes d'information,
• le plan informatique et/ou schéma directeur en vigueur,
• l'architecture informatique,
• la conformité aux exigences légales,
• la sécurité informatique.

La démarche d’audit de cette première étape est décrite en Annexe 1 – Fiche d’audit relative à la
prise de connaissance de l’informatique de l’entité.

La réalisation de cette étape permet à l’auditeur de comprendre l’environnement informatique de


l’entité audité ainsi que d’apprécier la maîtrise par l’entité du système d’information.

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B. Description du système d’information de l’entité
La deuxième étape consiste à dresser la cartographie des applications.

La description du système d’information de l’entité consiste à :

- Formaliser la cartographie des applications,


- Apprécier le degré de complexité du SI
- Identifier les processus à analyser

La réalisation d’une cartographie des applications permet de comprendre et de documenter les


composantes du SI. Elle permet en outre de mettre en évidence les risques potentiels liés à cette
architecture.

L’établissement de la cartographie du système d’information nécessite l’identification des


principales applications et interfaces et se termine par l’identification des processus à analyser.

Identification des principales applications informatiques

L’identification des applications informatiques concerne le recensement des applications qui


composent le système d’information de l’entité. Pour chacune d’elles, il est nécessaire de
connaître :

 Nom application
 Utilisateur
 Fonctionnalités
 hébergement sur des serveurs interne ou hébergement externalisé sur des serveurs
externes
 le type (développement interne, développement par un tiers, progiciel, fichier
bureautique)
 la date de mise en place,
 prestataire pour la maintenance
 la date de la dernière modification,
 date de fin d’utilisation prévue
 OS du serveur hébergeant l’application : UNIX, Windows, AS400...,
 Base de données : SQL server, …
 Projet dévolution
 les principales fonctionnalités,
 la nature des sorties,
 une estimation du volume traité
 criticité de l’application

Identification des principales interfaces

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L’identification des principales interfaces concerne les liens qui existent entre les différentes
applications. Ces liens peuvent être automatiques, semi-automatiques ou manuels. Pour chaque
interface identifiée, il est nécessaire de connaître :

 le type d’interface : automatique, semi-automatique, manuel,


 les applications en amont (source) / en aval (destination)
 le type des flux : ventes, stocks, clients…,
 le protocole d’échange de données
 la périodicité : quotidienne, hebdomadaire, mensuelle…,
 le déclenchement
 les données échangées
 les contrôles

Identification des principales interfaces

L’équipe de contrôle ne s’intéresse pas à tous les processus existant au sein de l’entité, mais
uniquement ceux « contribuant directement ou indirectement à la production des données
financières »

La cartographie est un outil clé pour l’environnement informatique de l’entité.

La démarche d’audit de cette étape est décrite en Annexe 2 – Fiche d’audit relative à la
cartographie des applications ainsi qu’en Annexe 3 – Fiche d’audit relative à l’identification des
processus à analyser.

IV. Les techniques d’audit assistées par ordinateur


Les étapes de la mise en oeuvre des techniques d'audit assistées par ordinateur sont :

1. Etape 1 : récupération des fichiers informatiques


Il convient de définir avec l’entité la nature des tests à réaliser sur la base de l’analyse de la
cartographie des applications. Il s’agit de :

 identifier les logiciels présentant un risque (enjeux importants, montants substancielles,


fonctions clés, etc …) ;
 définir les données nécessaires à exploiter,
 récupérer les fichiers nécessaires à la réalisation des tests informatiques utiles à l’audit.

Une première difficulté apparaît du fait de l’existence dans les entités de systèmes diversifiés et
de progiciels d’origine différente, qui ne gèrent pas le même type de données. La récupération

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des fichiers à un format et sur un support adaptés est une phase essentielle mais complexe,
compte tenu de la diversité des systèmes informatiques dans les entités (logiciels spécifiques,
progiciels, différences de technologie…). Le format des supports de données reçus est très varié.

2. Etape 2 : Validation des fichiers


Elle s’effectue notamment par rapprochement des fichiers reçus avec la comptabilité. Il s’agit de
vérifier, avant d’effectuer les tests, que les données reçues sont exhaustives et qu’elles n’ont subi
aucune modification lors de l’extraction.

3. Réalisation des tests


Le lancement des tests peuvent alors démarrer. Il est important que les tests réalisés soient
reproduits ultérieurement et que toutes les étapes intermédiaires soient sauvegardées. Ainsi,
l’existence d’un journal des tests effectués dans le logiciel d’audit sélectionné peut s’avérer utile
pour leur identification. Cette phase aboutit à la constitution d’un dossier contenant les
différentes étapes du cycle de réalisation et de validation.

4. Analyse et synthèse
La dernière phase consiste à analyser et à interpréter les résultats, qui sont alors consignés dans
un rapport de synthèse décrivant notamment les tests réalisés et les recommandations qui en
découlent.

V. Approche thématique des principaux domaines d’audit des


SI
Les thèmes précédents « orientation et planification de la mission » et « description du système
d’information de l’entité » sont tranverses. Les thèmes suivants doivent être considérées comme
venant en complément.

Il est important de noter qu’elles présentent des points de contrôle basiques à caractère illustratif
qui doivent être adaptés au contexte, aux enjeux et aux risques propres à l’audit réalisé. Ils ne
doivent pas ainsi être considérés comme exhaustifs ou nécessairement suffisants aux travaux
d’audit.

Ils sont, en outre, adaptés à des organisations et des cycles de développement classiques. Ainsi,
ils peuvent ne pas être totalement applicables et appropriés pour certains modes d’organisation.

Page 11 sur 51
A. Audit de sécurité
L'information est un actif précieux de l'entité. À ce titre, il faut la protéger contre la perte,
l'altération et la divulgation. Les systèmes qui la supportent doivent quant à eux être protégés
contre l'indisponibilité et l'intrusion.

L’étude de la fonction informatique donne une cartographie des risques sur les axes de vigilance
majeurs : Sécurité Physique des salles informatiques, Procédures de sauvegardes des applications
et des fichiers de travail, Plan de secours en cas de sinistre, Sécurité des accès aux données de
l’entité, Procédures du service informatique, Processus de gestion de projets informatiques.

L’obtention des documents suivant préalablement à l’intervention permettra à l’auditeur


d’apprécier la stratégie de sécurité informatique :

 politique de sécurité ;
 normes et standards en vigueur ;
 personnes et équipes impliquées dans l’exploitation du réseau et du parc micro
(administration, maintenance, sécurité, support utilisateur ; définition des
responsabilités) ;
 procédures appliquées ou prévues (mode dégradé) ;
 plans (de sauvegarde, d’archivage, de secours, de reprise, etc.) ;
 interlocuteurs pour l’audit (informatique et utilisateurs).

La démarche d’audit de sécurité est décrite en Error: Reference source not found Fiche d’audit
relative à la sécurité informatique.

B. Audit des projets


Un projet informatique produit généralement de nouvelles applications et/ou maintien des
applications existantes. Il peut aussi s’agir d’un renouvellement matériel majeur.

La conduite de projet est un ensemble de processus permettant de maîtriser la réalisation d’un


projet et de la mener à terme.

Cette maîtrise passe par un découpage du projet en processus, étapes, phases, activités et tâches.
Il est indispensable d’avoir une définition claire des entrées des processus, des phases et étapes,
des productions attendues et des conditions de passage d’une phase à l’autre. Le rôle et les
responsabilités des acteurs doivent être clairement définis.

La conduite d’un projet comprend les étapes suivantes :

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 Etude d’opportunité et l’expression des besoins : ce sont les deux premières phases d’un
projet. Elles font émerger les motivations et les raisons de la mise en oeuvre du projet.
L’étude d’opportunité est généralement suivie d’une étude d’impacts. Il s’agit d’analyser
les dysfonctionnements du système actuel pour, au final, disposer d’une description
unique et partagée par tous, de la description de l’ensemble des besoins à satisfaire
(évolutions de l’existant ou nouveaux besoins). Les différents scénarios de solution ainsi
que des fourchettes de coûts associés doivent être élaborés.
 La Planification : l’entité doit être en mesure d’évaluer, d’organiser et de planifier la
réalisation des travaux à venir. La mutualisation des ressources, tant au sein de la DSI que
pour les entités métiers, est devenue une nécessité. Il est nécessaire de contrôler si
l’organisation est en mesure de planifier de manière cohérente l’utilisation de ses
ressources.
 Les instances de pilotages : il existe différentes instances de pilotage qui peuvent être
mises en place pour accompagner un projet. Le choix des indicateurs et le formalisme du
reporting jouent un rôle important lors des prises de décision.
 Méthodes et outils : l’auditeur doit veiller à l’utilisation par l’équipe projet d’un cadre de
référence méthodologique. Les principales difficultés rencontrées sont le manque
d’homogénéité des livrables, la difficulté d’utilisation de la méthode et l’incompatibilité
des outils en place avec la méthode.
 Conception : le dossier de conception générale informatique définit les scénarios
d’évolution du système d’information avec :
o une description générale de la solution conceptuelle des flux/traitement et des
données ;
o une description générale de la solution organisationnelle ;
o une description générale de l’architecture technique de la solution (centralisé,
décentralisé, …) ;
o et une orientation générale des actions de conduite du changement et de mise en
oeuvre.
Il fournit les éléments nécessaires à la prise de décision en termes d’architecture, de
lotissement, de coûts, de risques et de délais.
 Développement, réalisation ou paramétrage : la phase de réalisation consiste à produire un
ensemble de codes exécutables (programmes) structuré et documenté correspondant aux
spécifications et respectant les dispositions du plan d’assurance qualité à partir du dossier
de spécifications détaillées et des normes et standards de production du logiciel.
Cette phase inclut le développement des interfaces internes et externes, la spécification
des tests et l’élaboration des scénarios de reprise des données.
On distingue deux cas de figure lors de la phase de réalisation : soit il existe déjà sur le
marché une solution répondant au besoin (progiciel) qu’il faut alors paramétrer, soit il faut
développer une solution sur mesure. Paramétrer consiste à adapter un progiciel au

Page 13 sur 51
contexte organisationnel et technique cible pour répondre aux besoins exprimés par les
utilisateurs.
 Tests et recettes : toute application informatique doit être testée avant de passer en
production, dans un premier temps par la maîtrise d’oeuvre, puis par la maîtrise d’ouvrage
(test utilisateur).
Une procédure formalisée encadre l’acceptation ou le rejet d’une livraison.
Un procès-verbal doit systématiquement être dressé en fin de recette (période de test).
La qualité de la reprise des données peut être incluse dans cette phase de test.
 Conduite du changement et mise en œuvre : Enjeu capital dans la réussite ou l’échec d’un
projet, le changement vécu par les organisations lors d’une évolution du système
d’information doit être maîtrisé et géré comme un processus à part entière. Il s’agit de
l’ensemble de moyens, ressources, méthodes pour transférer la connaissance de
l’application de l’équipe projet vers les utilisateurs et les exploitants de l’application. Ce
processus doit aboutir à une réelle appropriation du nouveau système d’information par
tous les utilisateurs dès la phase de démarrage. La démarche de conduite du
changement/mise en oeuvre est habituellement structurée en 6 phases :
o identification et évaluation des changements ;
o plan de communication ;
o plan de formation ;
o élaboration définitive de la documentation ;
o organisation du soutien ;
o dans les cas simples, la reprise des données peut être incluse dans cette phase.
 Documentation : pour que l’application soit pérenne et puisse évoluer, il est important de
produire de la documentation. Ces documents contribuent à la transmission du savoir pour
maintenir, faire évoluer et utiliser l’application.

La démarche d’audit de sécurité est décrite en Annexe 5Error: Reference source not found
Fiche d’audit relative au projet informatique.

VI. Le contrôle interne en milieu informatique


Les technologies de l'information peuvent potentiellement éliminer les risques liés à un système
manuel mais introduire leurs propres risques. En outre, étant donné la nature des activités
informatiques, ces risques peuvent également s'affecter les uns les autres :

 Pistes d'audit physiques remplacées par des pistes de données. Bon nombre de
documents physiques sont éliminés pour les audits et des contrôles doivent être utilisés
pour compenser.

Page 14 sur 51
 Défaillance matérielle/logicielle. La perte permanente de données, par exemple, en
raison de dommage environnemental, d'indisponibilités, de désorganisation ou de sinistre,
a un coût élevé.
 Erreurs systématiques. Les technologies de l'information réduisent les erreurs aléatoires,
notamment lors de la saisie des données, mais les systèmes automatisés peuvent
uniformément dupliquer les erreurs, par exemple, au moyen d'un code erroné.
 Moins de saisies humaines / moins de séparation des fonctions. De nombreux systèmes
informatiques réduisent les coûts du travail via l'automatisation. Les contrôles
d'atténuation incluent la vérification de la séparation des fonctions et la vérification par les
utilisateurs finaux de leur sortie à un niveau d'agrégation suffisamment faible pour
pouvoir détecter les problèmes.
 Autorisation d'accès. La capacité accrue d'accès à des informations sensibles à distance
augmente également le risque d'accès non autorisé.
 Autorisation de transactions automatisées. Les transactions qui exigeaient auparavant
une vérification et une autorisation peuvent être intégralement régulées par une
application informatique. L'assurance d'autorisation dépend des contrôles logiciels et de
l'intégrité du fichier maître.
 Actes volontairement dommageables. Les salariés/agents malhonnêtes ou mécontents
disposant de leur propre accès ainsi que des individus extérieurs motivés par le profit ou
la destruction peuvent provoquer des dommages significatifs pour une organisation. Les
collègues de confiance représentent le plus grand risque.

Les défis d'un audit des technologies de l'information consistent à identifier et évaluer
correctement le contrôle des risques liés aux technologies de l'information, un auditeur doit :

 Comprendre l'objectif d'un contrôle informatique, le type de contrôle dont il s'agit et ce à


quoi il est destiné.
 Évaluer l'importance du contrôle pour l'entité : les bénéfices qui reviennent à l'entité au
moyen du contrôle (par exemple, conformité légale ou avantage compétitif) et les
dommages que peut provoquer un contrôle faible ou inexistant.
 Identifier les individus ou postes responsables de l'exécution des différentes tâches.
 Équilibrer le risque posé par les exigences de création d'un contrôle.
 Implémenter un cadre de contrôle et un plan d'audit appropriés.

A. Les contrôles généraux et applicatifs des SI


On peut classifier les contrôles de manière à en comprendre les objectifs et à savoir
où ils s’insèrent au sein du système de contrôle interne. La compréhension de ces
classifications permet à l’auditeur de mieux connaître leur position au sein du
système de contrôle et de répondre aux questions cruciales, telles :
 les contrôles détectifs sont-ils adéquats pour identifier les erreurs qui
pourraient échapper aux contrôles préventifs ?

Page 15 sur 51
 Les contrôles correctifs sont-ils suffisants pour corriger les erreurs une fois
celles-ci détectées ?
Une classification courante des contrôles des SI, est de séparer les contrôles
généraux des contrôles applicatifs.

B. Les contrôles généraux


Les contrôles généraux (CGTI) s’appliquent à l’ensemble des composantes, processus et données
d’une organisation ou d’un environnement système. Sans se limiter à ces domaines, les contrôles
généraux incluent la gouvernance des SI, la gestion des risques, la gestion des ressources,
l’exploitation, le développement et la maintenance des applications, la gestion des utilisateurs, la
sécurité logique, la sécurité physique, la gestion des changements des systèmes, la sauvegarde et
la restauration de données, ou la continuité d’activité.

Certains contrôles généraux sont liés aux métiers (par exemple la séparation des fonctions ou
l’organisation de la gouvernance), alors que d’autres sont plus techniques (tels que les contrôles
des systèmes de logiciels, et les contrôles réseaux) et sont liés à l’infrastructure sous-jacente.

Les contrôles généraux sont revus par l’auditeur car ils sont la base de l’environnement de
contrôle des SI. Si les contrôles généraux sont peu fiables (par exemple le contrôle des accès et
des changements), l’auditeur devra modifier son approche des tests pour les zones impactées.

Les CGTI les plus courants sont les suivants :


• Contrôles d’accès logique à l’infrastructure, aux applications et aux données.
• Contrôles sur la gestion des changements dans les programmes.
• Contrôles de sécurité physique sur le centre de traitement informatique.
• Contrôles de sauvegarde et de restauration des systèmes et des données.
• Contrôles de l’exploitation.

La revue des CGTI a été exposée dans les premières parties de ce guide, la suite du
document se concentrera sur la revue des contrôles applicatifs.

C. Les contrôles applicatifs


Les contrôles applicatifs portent sur l’étendue des processus de l’organisation ou ses applications
et incluent les contrôles au niveau des entrées, des traitements et des sorties des applications. Il
s’agit, notamment, de la validation de données, de la séparation des tâches (par exemple : saisie et
autorisation d’une transaction), balance des totaux de contrôle, journalisation des transactions et
des rapports d’erreurs.

Le rôle d’un contrôle est primordial pour en évaluer la conception et l’efficacité. On peut
généralement différencier les contrôles préventifs, détectifs et correctifs.

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Les contrôles préventifs
Les contrôles préventifs permettent d’éviter la survenue d’erreurs, d’omissions ou d’incidents de
sécurité. Il s’agit, par exemple, de simples règles de validation des données dès leur saisie, qui
empêchent d’entrer des caractères alphabétiques dans des champs numériques, de
contrôles d’accès grâce auxquels les données sensibles ou les ressources système
deviennent inaccessibles aux individus non autorisés, ou encore de contrôles
techniques dynamiques et complexes tels que les logiciels antivirus, les pare-feux et
les systèmes anti-intrusion.

Les contrôles détectifs


Les contrôles détectifs visent à repérer les erreurs ou les incidents qui échappent
aux contrôles préventifs. Ainsi, un contrôle détectif peut identifier le nombre de
comptes inactifs ou les comptes qui ont été signalés comme devant faire l’objet
d’une surveillance pour déceler des activités suspectes.

Les contrôles détectifs peuvent aussi prendre la forme d’une surveillance ou


d’analyses visant à mettre au jour des activités ou des événements hors des limites
autorisées ou des schémas connus pour certaines données, pouvant être sujet à une
manipulation inadéquate. Pour les échanges de données sensibles, des contrôles
détectifs peuvent indiquer si un message est corrompu ou si l’identité de
l’expéditeur ne peut être authentifiée.

Les contrôles correctifs


Les contrôles correctifs ont pour but de corriger les erreurs, omissions ou incidents une fois ceux-
ci détectés. Il peut s’agir de la simple correction d’erreurs de saisie, de l’identification et la
suppression d’utilisateurs ou de logiciels non autorisés, dans un système ou un réseau, ou encore
de la reprise après un incident, une panne ou un sinistre.

Généralement, il est plus efficient de prévenir les erreurs ou de les détecter à un niveau aussi
proche

que possible de la source pour en simplifier la correction.

Les points de contrôle interne portant sur les applications veillent à ce que :
 Toutes les données saisies soient exactes, complètes, autorisées et correctes.
 Toutes les données soient traitées comme prévu.
 Toutes les données stockées soient exactes et complètes.
 Tous les résultats soient exacts et complets.
 Le traitement des données fasse l’objet de traces (logs) depuis la saisie
jusqu’au stockage et à la production de données de sortie.

L’examen des contrôles d’application constitue le domaine des auditeurs informatiques.


Cependant, ce type de contrôles représentant désormais une composante essentielle de la maîtrise
des activités, tous les auditeurs (internes/externes) devraient en faire une priorité.

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Différents types de contrôles courants devraient exister dans chaque application :

 Les contrôles des données d’entrée : ils servent essentiellement à vérifier


l’intégrité des
données saisies dans une application, qu’elles soient saisies directement par
les utilisateurs, à distance par un partenaire ou à travers une application
Web. Une vérification des entrées
permet de s’assurer qu’elles respectent les paramètres spécifiés.
 Les contrôles du traitement : ils procurent un moyen automatisé de s’assurer
que le traitement est complet, exact et autorisé.
 Les contrôles des données de sortie : ils portent sur ce qui est fait des
données. Ils doivent comparer les résultats obtenus aux résultats attendus, et
les vérifier par rapport à ce qui a été saisi.
 Les contrôles d’intégrité : ils peuvent s’appliquer de façon permanente sur les
données en cours de traitement et/ou stockées, afin de s’assurer qu’elles
restent cohérentes et exactes.
 La traçabilité : le fait de traiter l’historique des contrôles, ce qu’on appelle
souvent une piste d’audit, permet au management de suivre les transactions
depuis la source jusqu’au résultat final ou de remonter à partir des résultats
jusqu’aux transactions et les événements enregistrés qui les ont générés. Ces
contrôles doivent permettre de surveiller l’efficacité de l’ensemble des
contrôles et de déceler les erreurs le plus en amont possible.

1. Le plan d’audit
Les auditeurs doivent élaborer un plan pour chaque mission d’audit. Ce plan doit
mentionner les objectifs, l’étendue, les ressources et le programme de travail. Les
objectifs permettent à l’auditeur de déterminer si les contrôles applicatifs sont bien
conçus et fonctionnent efficacement, afin de gérer les risques afférant à la
communication financière, au respect de la réglementation et aux paramètres
opérationnels.
Les contrôles applicatifs ont pour objectifs de vérifier que :
• Les données d’entrée sont exactes, complètes, autorisées et correctes.
• Les données sont traitées conformément aux objectifs et dans un délai acceptable.
• Les données stockées sont exactes et complètes.
• Les données de sortie sont exactes et complètes.
• Les processus d’entrée, de stockage et de sortie des données sont archivés.

Nous proposons le plan d’audit suivant qui pourra être adapté en fonction de la
situation rencontrée :

Exemple de plan d'audit


Un examen des données propres à l’entité ainsi que l’étendue de l’audit détermineront les étapes de la
revue détaillé des activités suivantes.

Objectif 1 : Les données d’entrée sont exactes, complètes, autorisées et correctes.


Contrôles Activités liées à la revue

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Les contrôles portant sur les Se procurer les procédures de saisie des données, comprendre le processus
données d’entrée sont conçus et d’autorisation et de validation, déterminer s’il existe un processus d’examen et
fonctionnent efficacement de de validation et s’il a été communiqué aux utilisateurs chargés d’obtenir les
manière à veiller à ce que toutes autorisations correspondantes.
les transactions aient été
autorisées et validées avant la Vérifier que le propriétaire de l’application ou du processus veille à ce que
saisie des données. toutes les données soient autorisées avant leur saisie. Cette assurance peut
passer par la répartition des rôles et des responsabilités selon les fonctions de
chaque poste.

Se procurer une copie des niveaux d’autorisation et déterminer si quelqu’un a


été chargé de vérifier que les autorisations correspondantes sont toujours
respectées.
Les contrôles portant sur les Se procurer les procédures de saisie des données et vérifier que les individus
données d’entrée sont conçus et responsables de la saisie des données ont été formés à l’élaboration, à la saisie
fonctionnent efficacement de et au contrôle des données d’entrée.
manière à veiller à ce que toutes
les transactions saisies seront Déterminer si les routines d’édition sont intégrées dans l’application qui
traitées correctement et vérifie puis rejette les informations entrées qui ne satisfont pas à certains
intégralement. critères : dates incorrectes, caractères incorrects, longueurs de champ non
valides, données manquantes et entrées/numéros de transactions en double (la
liste n’est pas exhaustive).

Vérifier l’existence et le fonctionnement de contrôles manuels pour éviter les


saisies en double. Les contrôles manuels peuvent comporter la pré-
numérotation des documents source et l’apposition de la mention « entré »
après saisie.

Vérifier que les données ajoutées proviennent d’une source acceptable et soit
rapprochées de cette source à l’aide de totaux de contrôle, de nombres
d’enregistrements et d’autres techniques, comme les rapports de sources
indépendantes.

Déterminer si la séparation des fonctions est suffisante pour éviter que les
utilisateurs saisissent et autorisent des transactions.

Vérifier que la séparation des fonctions soit suffisante entre les individus qui
saisissent les données et ceux qui sont chargés du rapprochement et de la
vérification de l’exactitude et de l’exhaustivité des données de sortie.

Vérifier que des contrôles sont en place pour éviter les changements non
autorisés.

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Les contrôles portant sur les Se procurer les procédures de saisie des données pour le traitement des
données d’entrée sont conçus et transactions rejetées et la correction ultérieure des erreurs et vérifier que le
fonctionnent efficacement pour personnel responsable de la correction des erreurs et de la ressaisie des
veiller à ce que toutes les données a reçu la formation adéquate.
transactions rejetées aient été
identifiées et retraitées Vérifier qu’un mécanisme est en place permettant d’avertir le propriétaire du
correctement et intégralement. processus que des transactions ont été rejetées ou que des erreurs se sont
produites.

Vérifier que les éléments rejetés sont retraités correctement et dans les délais,
conformément aux procédures.
Les contrôles sont conçus et Se procurer les procédures et vérifier l’existence d’informations détaillées sur
fonctionnent efficacement pour la procédure d’autorisation des interfaces automatisées et sur les éléments
veiller à ce que les données déclenchant un traitement automatisé.
envoyées automatiquement
depuis un autre système soient Vérifier que les calendriers de traitement sont consignés dans un document et
traitées correctement et que les problèmes sont identifiés et corrigés rapidement.
intégralement.
Déterminer si les comptages des enregistrements de système à système et le
total des valeurs monétaires sont systématiquement vérifiés pour les interfaces
automatisées et si l’on empêche les éléments rejetés de s’afficher et si l’on les
a marqués en vue d’un suivi et d’un retraitement.

Vérifier que tous les fichiers et toutes les données créés pour être utilisés par
d’autres applications ou qui sont transférés à d’autres applications sont
protégés contre toute modification non autorisée pendant tout le processus de
transfert.
Les contrôles sont conçus et Confirmer que les données et programmes d’essais sont séparés de la
fonctionnent efficacement pour production.
faire en sorte que les bons
fichiers de données et bases de
données soient utilisés lors du
traitement.

Objectif 2 : Les données sont traitées conformément aux objectifs et dans un délai
acceptable.
Contrôles Activités liées à la revue
Les contrôles sur le traitement Vérifier que les données de sorties sont examinées ou rapprochées avec les
sont conçus et fonctionnent documents source pour en confirmer l’exhaustivité et l’exactitude, notamment
efficacement pour que toutes les par la vérification des totaux de contrôle.
transactions soient traitées
rapidement et durant la période Déterminer si l’application contient les routines, qui assurent que toutes les
comptable correspondante. opérations correctement saisies sont bien traitées et enregistrées comme prévu
pour la période comptable correspondante.

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Les contrôles sur le traitement Se procurer les procédures de traitement des transactions rejetées et de
sont conçus et fonctionnent correction des erreurs et déterminer si le personnel chargé de la correction des
efficacement pour que toutes les erreurs et de la ressaisie des données a reçu la formation adéquate.
transactions rejetées soient
identifiées et rapidement Vérifier qu’un mécanisme avertit le propriétaire du processus lorsque des
retraitées. transactions ont été rejetées ou que des erreurs sont survenues.

Vérifier que les éléments rejetés sont traités correctement et rapidement,


conformément aux procédures, et que les erreurs sont corrigées avant la
ressaisie dans le système.

Objectif 3 : Les données stockées sont exactes et complètes.

Contrôles Activités liées à la revue


Les contrôles d’accès logique Se procurer la configuration et les procédures d’utilisation des mots de passe
sont conçus et fonctionnent et vérifier la présence de critères obligatoires concernant les mots de passe, le
efficacement pour prévenir renouvellement des mots de passe, le verrouillage du compte et la réutilisation
l’accès, la modification ou la des mots de passe.
divulgation non autorisés de
données système. Vérifier que les dispositions décrites ci-dessus sont bien appliquées aux
applications examinées.

Vérifier que des contrôle d’accès à distance sont conçus et fonctionnent


efficacement.

Vérifier que les utilisateurs ne peuvent exécuter que des fonctions spécifiques,
conformément aux responsabilités inhérentes à leur poste (accès fondé sur les
rôles).

Vérifier que des numéros d’identification utilisateur uniques ont été attribués à
tous les utilisateurs, y compris les utilisateurs privilégiés, et que les comptes
utilisateurs et administrateurs ne sont pas partagés.

Vérifier que la création et la modification des comptes utilisateurs sont


dûment autorisées avant d’accorder ou de modifier l’accès. (Les utilisateurs
sont les utilisateurs privilégiés, les salariés, les sous-traitants, les fournisseurs
et les
intérimaires.)

Vérifier que l’accès est supprimé immédiatement après la fin du contrat de


travail.

Vérifier que le propriétaire de l’application veille à ce qu’un examen


semestriel des comptes utilisateurs et système est effectué pour confirmer que
l’accès aux données financières, applications et systèmes opérationnels
critiques est correct et à jour.
Les contrôles sont conçus et Vérifier que la création et la modification des comptes utilisateurs sont
fonctionnent efficacement pour dûment autorisées avant d’accorder ou de modifier l’accès. (Les utilisateurs

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veiller à ce que la sauvegarde des sont les utilisateurs privilégiés, les salariés, les sous-traitants, les fournisseurs
données soit rigoureuse, et les intérimaires.)
complète et rapide.
Vérifier que l’accès est supprimé immédiatement après la fin du contrat de
travail.

Vérifier que le propriétaire de l’application veille à ce qu’une


revue semestrielle des comptes utilisateurs et système est
effectuée pour confirmer que l’accès aux données financières,
applications et systèmes opérationnels critiques est correct et
à jour.

Les contrôles sont conçus et Vérifier que des mécanismes sont en place pour stocker des données hors-site
fonctionnent efficacement pour dans un lieu sécurisé et à environnement contrôlé.
veiller à ce que les données
soient physiquement stockées
dans un lieu sécurisé, hors-site et
à environnement contrôlé.

Objectif 4 : Les données de sortie sont exactes et complètes.

Contrôles Activités liées à la revue


Les contrôles sur les sorties sont Se procurer les procédures de sortie des données, comprendre le processus
conçus et fonctionnent d’examen et vérifier que les individus responsables de la saisie sont formés à
efficacement pour veiller à ce l’analyse et à la vérification des sorties de données.
que tous les résultats issus des
transactions soient complets S’assurer que les données de sortie sont examinées ou rapprochées avec les
et précis. documents source pour en vérifier l’exhaustivité et l’exactitude, y compris en
vérifiant les totaux de contrôle.

Les contrôles sur les sorties sont Examiner les procédures existantes sur les sorties de données et déterminer si
conçus et fonctionnent elles précisent quel personnel les reçoit et comment ces données sont
efficacement pour veiller à ce protégées lors de leur diffusion.
que tous résultats issus des
transactions soient diffusés au
personnel approprié et que les
informations sensibles et
confidentielles soie nt protégées
durant leur diffusion.

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Les contrôles sur les sorties de Vérifier qu’un rapport de sortie a été créé et que la date et l’heure du rapport
données sont conçus et correspondent bien au moment indiqué.
fonctionnent efficacement pour
veiller à ce qu’un rapport de Vérifier que le rapport couvre la période indiquée par un rapprochement avec
sortie soit créé au moment les documents source pour cette période.
indiqué et couvre la période
indiquée.

Objectif 5 : Les processus d’entrée, de stockage et de sortie des données sont archivés.

Contrôles Activités liées à la revue


Les contrôles sont conçus et Vérifier l’existence de pistes et journaux d’audit qui confirment que tous les
fonctionnent efficacement pour dossiers ont été traités et permettent de suivre la transaction de la saisie des
veiller à ce qu’une piste d’audit données à leur stockage et à leur sortie.
soit générée et actualisée pour
toutes les données relatives aux Vérifier l’existence de rapports d’audit qui retracent l’identification et le
transactions. retraitement des transactions rejetées.

Ces rapports doivent contenir une description claire de la transaction rejetée,


de la date et de l’heure indiquées

2. Contrôles applicatifs courants et propositions de tests


Les paragraphes qui suivent décrivent les contrôles applicatifs (cf. Annexe 7)
communs avec les tests proposés pour chaque contrôle.

1. Contrôles des entrées


Ces contrôles sont conçus pour apporter une assurance raisonnable que les données
reçues pour un traitement informatique sont dûment autorisées et converties dans
une forme assimilable par une machine, et que des données ne sont pas perdues,
supprimées, ajoutées, dupliquées ou indûment modifiées. Les contrôles des entrées
informatisés comprennent des procédures de vérification et de validation des
données telles que les chiffres clés, le nombre d’enregistrements, les totaux de
contrôle et les totaux financiers de contrôle, tandis que les routines d’édition
informatisées, conçues pour détecter les erreurs de données, regroupent des
contrôles de la validité des caractères, des contrôles des données manquantes, des
tests de séquence et des contrôles de vraisemblance.
Le tableau ci-après présente les contrôles des entrées et les tests préconisés.

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Contrôles des entrées et des accès
Ces contrôles permettent de vérifier que toutes les données d’entrée sont exactes, complètes et autorisées.
Domaine Contrôle Tests possibles
Vérification et • Contrôles de vraisemblance sur les • Tester des échantillons pour chaque scénario.
validation des valeurs financières. • Observer les tentatives d’entrer des données
données • Contrôles des formats et des incorrectes.
champs requis, écrans d’entrée • Déterminer qui peut passer outre les
standardisés. contrôles.
• Contrôles de séquence (p. ex. • S’ils sont gérés par tables, déterminer qui peut
éléments manquants), contrôle des altérer les modifications et les niveaux de
limites et chiffres clés. tolérance.
• Contre-vérification (certaines
politiques ne sont valides qu’avec
certains codes de table premium).
• Validations (p. ex. table en
mémoire et menu déroulant des
éléments valides).

Autorisation • Des droits d’autorisation (p. ex. • Procéder à des tests sur la base des droits
et agrément pour les dépenses, le paiement des d’accès
automatisés et créances ou les crédits au-delà d’un des utilisateurs.
contournement certain seuil) sont accordés à • Vérifier les privilèges d’accès pour chaque
(override) des utilisateurs sur la base de leurs fonction ou transaction sensible.
rôles et de leur besoin d’utiliser • Examiner les droits d’accès qui établissent et
l’application. modifient des limites configurables d’agrément
• Le pouvoir de passer outre (p. ex. ou d’autorisation.
l’autorisation de créances
d’un montant inhabituellement
élevé) est réservé à certains
utilisateurs, sur la base de leurs rôles
et de leur besoin d’utiliser
l’application.

Séparation • Les individus qui décident qui sont • Procéder à des tests sur la base des droits
automatisée des les fournisseurs agréés ne d’accès des utilisateurs.
fonctions et des peuvent pas engager de transactions • Examiner les droits d’accès qui établissent
droits d’accès d’achat. et modifient des rôles configurables ou des
• Les individus qui ont accès au structures de menu.
traitement des créances ne doivent
pas être en mesure de définir ou
d’amender une politique.

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Éléments en • Les superviseurs vérifient tous les • Examiner le résultat du classement
attente jours ou une fois par semaine les chronologique et la preuve des procédures
rapports chronologiques faisant d’examen par les superviseurs.
apparaître des nouveaux éléments • Cheminer dans un échantillon vers et depuis le
des politiques dont le traitement est rapport chronologique ou le fichier en attente.
incomplet.
• Les fichiers en attente pour
lesquels les informations disponibles
sont insuffisantes pour permettre un
traitement de la transaction.

Contrôles de la transmission des fichiers et des données


Ces contrôles permettent de vérifier que les fichiers et les transactions transmis en interne ou à l’extérieur
par voie électronique ont été envoyés par une source identifiée et traités exactement et complètement.

Domaine Contrôle Tests possibles


Contrôles des • Contrôle de l’exhaustivité et de la • Observer les rapports de transmission et
transmissions validité du contenu, y compris la d’erreur.
des fichiers date et l’heure, la taille des données, • Observer les paramètres de validité et
le volume des enregistrements et d’exhaustivité et les réglages.
l’authentification de la source. • Examiner les droits d’accès à la définition et à
la modification des paramètres configurables
pour le transfert de fichiers.

Contrôles des • Application de certains contrôles • Tester des échantillons pour chaque scénario
transmissions des entrées afin de valider les • Observer les tentatives d’entrer des données
des données données reçues (p. ex. principaux incorrectes.
champs, vraisemblance, etc.). • Déterminer qui peut passer outre les
contrôles.
• S’ils sont gérés par tables, déterminer qui peut
modifier les éditions et les niveaux de tolérance.

2. Contrôles du traitement
Ces contrôles sont conçus pour apporter une assurance raisonnable que le
traitement des données s’est déroulé comme prévu, sans omission ni double
décompte. Les contrôles du traitement sont en grande partie les mêmes que les
contrôles des entrées, particulièrement pour les systèmes de traitement en ligne, ou
en temps réel, mais sont appliqués pendant les phases de traitement. Ces contrôles
sont les totaux intermédiaires, les rapports des totaux de contrôle, les contrôles des
fichiers et des opérateurs, tels que les labels externes et internes, les journaux
système des opérations informatiques et les tests de vraisemblance.

Page 25 sur 51
Contrôles du traitement
Ces contrôles permettent de vérifier que les données d’entrée valides ont été traitées exactement et
complètement
Domaine Contrôle Tests possibles
Identification et • Les fichiers à traiter existent et • Examiner le processus de validation et le
validation sont complets. fonctionnement du test.
automatique
des fichiers
Fonctionnalité • Calculs spécifiques effectués sur • Comparer les valeurs d’entrée et de sortie
automatique et une ou plusieurs entrées et éléments pour tous les scénarios par cheminement et re-
calculs de données stockés qui produisent exécution.
d’autres éléments de données. • Examiner les contrôles de la maintenance des
• Utilisation des tables de données tables et déterminer qui peut modifier les
existantes (p. ex. fichiers maîtres ou éditions et les niveaux de tolérance.
données de référence telles que les
barèmes).

Pistes d’audit et • Suivi automatisé des changements • Examiner les rapports et les preuves des
contournement apportés aux données, attribuant le vérifications.
s / overrides changement à un utilisateur précis. • Examiner les droits de contourner les
• Suivi automatisé et mise en procédures normales.
évidence des contournements des
procédures normales.

Page 26 sur 51
Extraction, • La vraisemblance et l’exhaustivité • Examiner la conception de la routine
filtrage et des sorties des routines d’extraction d’extraction par rapport aux fichiers de données
communication sont contrôlées. utilisés.
des données • Allocation automatisée des • Examiner l’évaluation par les superviseurs du
transactions (p. ex. à des fins de résultat de la routine d’extraction pour vérifier
réassurance, d’autres processus qu’un examen régulier est effectué et s’il existe
actuariels ou l’allocation des fonds). des problèmes.
• Évaluation des données utilisées • Examiner le bien-fondé d’un échantillon
pour procéder aux estimations à des d’allocations.
fins de communication financière. • Examiner le processus d’évaluation de
l’exhaustivité et de la validité des données
extraites.

Équilibre à • Vérification automatique des • Inspecter les rapports d’erreur à l’interface.


l’interface données reçues depuis les systèmes • Inspecter les paramètres et les réglages de la
en amont (p. ex. données validité et de l’exhaustivité.
sur les paies, les créances, etc.) par • Examiner les droits d’accès au réglage et à la
les entrepôts de données ou les modification des paramètres configurables sur
grands livres. les interfaces.
• Vérification automatique de la • Examiner les preuves des rapports de
correspondance entre les soldes des correspondance, des vérifications et du
deux systèmes. En cas de non traitement des fichiers contenant des erreurs.
correspondance, un rapport
d’exception est généré et utilisé.

Fonctionnalité • Extraits de fichiers des listes de • Tester des échantillons de transactions sur ces
automatique et débiteurs afin de procurer à la listes afin de valider le bien-fondé du processus
classement direction des données sur les de classement chronologique.
chronologique transactions par ordre
chronologique.

Contrôles des • Comparaison de chaque • Examiner les droits d’accès au réglage et à la


doublons transaction aux transactions modification des paramètres configurables sur
précédemment enregistrées afin de les transactions ou les fichiers dupliqués.
mettre les champs en • Examiner le processus de manipulation des
correspondance. fichiers ou des transactions rejetés.
• Comparaison de chaque fichier
avec les dates, heures, tailles, etc.
attendus.

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3. Contrôles des sorties
Ces contrôles sont conçus pour apporter une assurance raisonnable que les
résultats du traitement sont exacts, et diffusés exclusivement au personnel habilité.
Il convient de comparer et de rapprocher les totaux de contrôle sortis pendant le
traitement, aux totaux de contrôle d’entrée et
intermédiaires produits en cours de traitement. Il convient de comparer les rapports
de modification générés par ordinateur pour les fichiers maîtres, aux documents
source originaux afin de vérifier que l’information est correcte.

Contrôles des sorties


Ces contrôles permettent de vérifier que les données de sortie sont complètes, exactes et diffusées à qui de
droit.
Domaine Contrôle Tests possibles
Report dans le • Tous les reports des transactions • Remonter jusqu’au grand livre général un
grand livre individuelles et synthétisées dans le échantillon de transactions synthétisées
général grand livre. d’entrée et du grand livre auxiliaire.
Report dans le • Tous les reports de transactions • Remonter jusqu’au grand livre auxiliaire
grand livre réussis dans le grand livre auxiliaire. un échantillon de transactions d’entrée.
auxiliaire

Contrôles des fichiers maîtres et des données de référence


Ces contrôles permettent de vérifier l’intégrité et l’exactitude des fichiers maîtres et des données
permanentes
Domaine Contrôle Tests possibles
Autorisation des • Droits d’accès aux mises à jour • Examiner les droits d’accès au réglage et à
mises à jour attribués aux utilisateurs seniors sur la modification des fichiers maîtres et des
la base de leurs rôles et de leur données de référence.
besoin d’utiliser l’application

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VII. Les normes internationales de références.
Les cadres de référence Contrôle interne et management des risques de l’entreprise du Committee
of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission (COSO) constituent des sources
d'information fréquemment consultées, mais ils ne sont pas spécifiquement axés sur les SI.
L’environnement de contrôle reposant sur le COSO devrait être complété par des objectifs de
contrôle des SI plus détaillés, qui permettront d’évaluer plus efficacement l’environnement de
contrôle des SI.

Il existe un certain nombre de possibilités à cet égard, les normes citées ci-après peuvent être
prises en considération :

1. Le CobiT (Control Objectives for Information and related Technology),


Initialement publié en 1994 par l’ISACA (Information Systems Audit and Control Association),
le CobiT est l’un des référentiels de contrôle et de gouvernance des SI couramment utilisé.

La version 5.0 du CobiT a été publiée en décembre 2013. Le CobiT n'a pas pour vocation de
concurrencer le COSO ou d'autres référentiels, il peut être utilisé pour les compléter en les
enrichissant avec des objectifs de contrôle des SI plus ciblés.

Un référentiel comme le CobiT propose une série d’objectifs de contrôle des SI communément
admis, qui aide l’auditeur à concevoir une politique d’évaluation et de gestion des risques liés aux
SI.

2. ISO 27001 – ISO 27001


L’Organisation internationale de normalisation (ISO) a édité une norme générique sur la sécurité
des SI reconnue à l’échelle internationale. Il s’agissait au départ d’une norme britannique (BS
7799), qui a été transformée en norme ISO et qui est désormais connue sous l’appellation ISO
27001 - Techniques de sécurité – Systèmes de gestion de la sécurité de l’information.

Elle présente les bonnes pratiques communément admises concernant la gestion de la sécurité des
SI et constitue un document de référence utile à partir duquel les auditeurs des SI peuvent mener
à bien leurs missions.

[Link]

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3. ISSAI 5310 – Directives sur le contrôle de la sécurité du système d'information dans les
institutions publiques - Seulement en anglais (Information System Security Review
Methodology)
Les directives sur le contrôle de la sécurité du système d'information (SSI) sont rédigées en 3
volumes :

 Le Volume I propose aux instituts supérieurs de contrôle (ISC) une méthode de révision
facile et manuelle du système d'information, en particulier lorsque les ressources sont
limitées ou si un contrôle plus détaillé n'est pas nécessaire.
 Le Volume 2 est une méthode plus sophistiquée fondée sur la valeur monétaire des
risques auxquels sont exposés les systèmes d'information. Elle adopte une perspective
allant « du sommet vers la base » en ce qui concerne l'information et de ce qu'elle
représente en termes de valeur pour l'institution, les risques, les risques de sécurité et elle
formule des recommandations.
 Le Volume 3 montre des méthodologies détaillées pour assurer la sécurité du système
d'information. Elles tentent de mesurer l'impact monétaire net des risques de sécurité et
des contre-mesures mises en place.

[Link]

4. Manuel de vérification informatique 2014 WGITA IDI


Le manuel de vérification informatique (IT Audit Handbook) est établit par le INTOSAI Working
Group on IT Audit (WGITA) et le INTOSAI Development Initiative (IDI), il a pour objectif
essentiel d'aider l'auditeur à planifier et à effectuer des audits informatiques.

Il fournit un outil de travail adapté aux ISC qui suit les principes généraux d'audit énoncés dans
les Normes Internationales pour les Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques
(ISSAI). Il peut compléter les cadres de référence prévus dans les autres modèles tels que le
modèle ISACA COBiT, celui de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) ou des
normes, des guides et des manuels de certaines ISC.

[Link]
audit-handbook

Un outil a été élaboré par M. Cardoso dans le cadre de l’activité A.2.2.4. Il est basé sur le IT
Audit Handbook et utilise l’environnement de Excel : à partir d’un questionnaire basé sur
l’évaluation des risques, cet outil propose des tests à réaliser par les auditeurs. L’outil a été remis
par M. Cardoso aux membres du groupes de travail de la Cour des comptes algérienne.

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Annexe

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Annexe 1. Fiche d’audit relative à la prise de connaissance de
l’informatique de l’entité

Préambule :

L’objectif de l’audit est d’évaluer la « maturité » informatique de l’Organisation et l’adéquation


du rôle, du positionnement et des objectifs de la DSI (Direction des services informatiques) avec
les enjeux de l’entité.

Les documents à demander sont :

• L'organigramme de la structure en charge des systèmes d'informations,


• Les fiches de fonctions des différents responsables des systèmes d'information,
• Les informations ayant trait aux objectifs, politiques et orientations en matière de
systèmes d'information et d'informatique,
• Les plans informatiques et schémas directeurs,
• L'architecture et la cartographie des systèmes d'information,
• La liste des équipements informatiques (matériels, logiciels, applications…),
• La charte informatique,
• Les procédures et politiques de sécurité informatique
• Budget informatique des trois dernières années ainsi que les budgets prévisionnels
• Une communication des projets en cours ou prévus
• Contrats conclus avec les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d’accès à
internet

Les personnes à rencontrer dans le cadre de l'audit de l'organisation informatique et systèmes


d'information sont :

• La direction de l’entité auditée,


• Les responsables informatiques et système d'information de l'organisation auditée,
• Un échantillon représentatif des utilisateurs et gestionnaires concernés (utilisateurs
clés représentatifs)

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Audit des système d'information Fiche nƒ: 1

Version : 1.0

Prise en Compte de l'environnement informatique Approuvé le : novembre 2016


Par :

Incidence sur la
Role et positionnement de l’informatique dans l’organisation
Réponses fiabilité du système Notation Commentaires
d’information
F M E
1. Rôle et positionnement de l’informatique dans l’entité
Quelle est la structure organisationnelle de la Direction des systèmes
d’information (DSI) de l’entité ?
A qui est rattachée la DSI ? Est-elle rattachée à la Direction générale ? (Évaluer
le degré d’implication et de maîtrise de la DG dans les systèmes d’information de
l’entité).
Existe-t-il des Comités « informatique » (stratégique, pilotage,..) regroupant les
différentes directions de l’entité en charge de recenser les besoins et les
opportunités, gérer les priorités et suivre les projets, évaluer le rôle et le poids de
ces comités.

2. Organisation et structure de la DSI


Vérifier l’existence d’une charte informatique ou de tout autre document
définissant le rôle et le périmètre de responsabilité de la DSI.
Si ce document n’existe pas, expliquer comment est défini le champ
d’intervention de la DSI.
Décrire brièvement les responsabilités, missions et attributions à la DSI.
Vérifier l’existence d’un organigramme à jour de la DSI.
Existe-il une définition des fonctions et des responsabilités pour chaque poste
figurant sur l’organigramme ?
Vérifier que l’ensemble des composantes d’une fonction informatique
(exploitation, la veille technologique, la sécurité informatique, le support
utilisateurs, l’administration des serveurs...) est convenablement définit dans la
charte informatique.
Quel est l’effectif alloué à la DSI ?
Cet effectif vous parait-il suffisant eu égard aux enjeux de l’informatique dans
l’entité ? (adéquation des effectifs aux besoins et aux enjeux)
Le personnel de la DSI possède-t-il les compétences techniques requises ?
Évaluer le caractère « raisonnable » du turn-over de la DSI (5 à 15% / an) et
évaluer la stabilité de l’équipe.
L’entité a-t-elle recours aux prestataires informatiques ? (nombre de
prestataires, degré de dépendance vis-à-vis des prestataires, fonctions
exercées)
Évaluer la dépendance de l’entité vis-à-vis d’une ou plusieurs personnes.
Les informaticiens sont-ils dispensés de préavis en cas de rupture brutale du
contrat de travail ?
Existe-il un plan de formation nominatif pour l’ensemble des informaticiens ?
L’effort de formation est-il adapté, suffisant et s’inscrit-il dans la durée ?
Existe-t-il des documentations utilisateurs et de gestion des différentes
applications informatiques ? Sont-elles diffusées ?

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3. Planification stratégique
Prendre connaissance du schéma directeur de l’entité et analyser le plan
informatique et la feuille de route du SI (analyse de la pertinence du plan et de
son alignement stratégique ; analyse de l’adéquation des compétences et des
ressources aux objectifs du plan)
Analyse des procédures de pilotage et de mise à jour du plan informatique :
analyse des dispositifs de pilotage et de suivi de la réalisation du plan ;
analyse du rôle des comités et des procédures de mise à jour du plan
(périodicité annuelle minimum).
Décrire (succintement) et analyser les objectifs à court et moyens termes

4. Budgets et coûts informatiques


Prendre connaissance du budget, est-il suffisamment détaillé ?
Comprend-il les budgets acquisitions de matériels et logiciels ?
Comprend-il les budgets de maintenance informatique ?
Établir des ratios et des éléments de comparaisons (ratio coûts/CA, ratio budget
informatique/budget global

5. Cadre législatif et réglementaire


Les exigences légales et réglementaires en vigueur sont-elles documentées au
niveau de l’entité ? (décret 09-110 du 7 avril 2009)
Certification du système d’information par un organisme externe (décret XXX)
Respect de la confidentialité des données

6. Importance de l’informatique dans l’entité


Quel est le degré d’incidence de l’informatique sur la production des informations
comptables et financières ? (fort, moyen, faible ou inexistant)
Décrire l’architecture fonctionnelle des systèmes d’information ?
Quels sont les domaines d’activité couverts par l’informatique ?
Quel est le degré d’automatisation ?
quels sont les traitements automatisés ? nombre de traitement automatisés
quels sont les traitements non automatisés ? (les procédures et les règles de
gestion sont-elles formalisées)
taille des systèmes, nombre d’opérations traitées).
Quelles sont les caractéristiques du système d’information (besoins de l’activité,
volume de transactions important, utilisation important de technologies (échanges
de données dématérialisés, Internet), exploitation en temps réel, génération
automatique d’opérations…)
Quel est le temps d’indisponibilité maximale tolérable ? (estimation)
Quel sont les impacts et conséquences (opérationnelles et financières) d’une
interruption du SI au-delà de la durée maximale tolérable ?

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Annexe 2. Fiche d’audit relative à la cartographie des applications

Travail à réaliser
Liste des applications

Type
Hébergem ent (lieu si
1- Développem ents internes Prestataire Date de fin d'utilisation prévue OS du serveur
hébergem ent en propre Hébergem ent Date de m ise en Date de la dernière Base de Nature des Criticité
Application Utilisateur Fonctionnalités 2- Développem ents par un tiers pour la (si applicable, sinon laisser la hébergeant Projet d'évolution Volum e traité
et/ou nom du tiers si (Local, externalisé) place m odification données sorties (1 à 5)
3- Progiciel m aintenance case vide) l'application
applicable)
4- Fichier bureautique
Exemple
500
Comptabilité générale Montée de version en v8.2 Etablissement
FINANCE + Contrôle de Gestion Salle Serveur Local Progiciel 11/04/2001 XX Informatique 31/10/2016 Window s Server 2003 SQL Server enregistrement 1
Comptabilité analytique en Janvier 2013 des comptes
s par jour
Applications financières critiques

Autres applications significatives

Liste des principales interfaces internes et externes

ID Source Destination Type de flux Protocole Périodicité Déclenchem ent Données échangées Contrôles

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Annexe 3. Fiche d’audit relative à l’identification des processus à analyser

Travaux à réaliser

Pour chacun des processus concourant directement ou indirectement à la production des données
financières, il est nécessaire de déterminer les applications qui participent aux traitements des données.
Cette détermination s’effectue à partir de la cartographie des applications.

Selon l’importance du rôle joué par les applications et les interfaces dans chaque processus, l’équipe de
contrôle sélectionne le ou les processus à analyser. La première étape prévoit une revue du concept de la
procédure (test de design) permettant de vérifier la cohérence du processus avec la couverture des
risques.

Suite à la revue du concept, l’auditeur pourra effectuer les contrôles de réalité et d’efficacité de
l’application du processus.

Résultat

Le résultat peut être formalisé sous forme du tableau suivant :

Appli. 1 Appli. 2 Appli. 3 Appli. 4 Appli. 5 Appli. 6 Appli. 7 Appli. 8


Processus 1 X X X
Processus 2 X X X
Processus 3 X X X
… X X X

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Annexe 4. Fiche d’audit relative à la sécurité informatique

Audit des système d'information Fiche nƒ: 1

Version : 1.0

Prise en Compte de l'environnement informatique Approuvé le : novembre 2016


Par :

Incidence sur la
fiabilité du système
Réponses Notation Commentaires
d’information
F M E
POLITIQUE DE SÉCURITÉ AU NIVEAU DE L'ENTITE
La politique de sécurité informatique (physique et logique) est-elle formalisée au
niveau de l’organisation ?
La structure en charge de l’informatique et des systèmes d’information a-t-elle
élaboré un document officiel ou charte sur la sécurité qui décline cette politique en
actions et procédures concrètes ?
La communication de la charte sur la sécurité se fait à tous les utilisateurs
Il existe un service dédiée à la gestion de la sécurité de l'information : un comité,
un responsable de la sécurité du système d'information
Il existe des procédures d'autorisation de nouveaux matériels ou logiciels.

SECURITE PHYSIQUE
Accès à la salle informatique
Dispositifs anti-incendie
Dispositifs contre les surtensions et coupures électriques
Autres dispositions de sécurité

SECURITE LOGIQUE
Sécurités du réseau
Sécurité des applications avec impact financier
Autres
Gestion des sauvegardes

PLAN DE SECOURS
Il existe un plan de secours défini et formalisé
Un matériel de secours est prévu
Un site de secours est prévu
Un test du plan de secours est réalisé au minimum annuellement
Un compte rendu des tests est formalisé
L'entité dispose d'un contrat de maintenance sur les serveurs

CONTRÔLE INTERNE DE LA FONCTION


INFORMATIQUE

GESTION DES CHANGEMENTS

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Annexe 5. Fiche d’audit relative au projet informatique

Audit des système d'information Fiche nƒ: 1

Version : 1.0

Audit des projets informatiques Approuvé le : novembre 2016


Par :

Commentaires
Objectifs et enjeux du projet

Étude d'opportunité et expression des besoins

Planification

Les instances de pilotage

M éthode et outils

Conception

Développement, réalisation ou paramétrage

Tests et recettes

Conduite du changement et mise en oeuvre

Documentation

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Annexe 6. Dictionnaire des expressions spécifiques

Ces définitions rapides doivent permettre aux auditeurs de vérifier qu’ils partagent avec les audités une
même compréhension de certaines notions spécifiques et complexes.

A. DICTIONNAIRE DES EXPRESSIONS SPECIFIQUES DES SI

a. GOUVERNANCE DU SI

La « Gouvernance des Systèmes d'Information » ou « Gouvernance informatique » désigne le dispositif


mis en place par une organisation pour contrôler et réguler son SI. À ce titre, la gouvernance du SI fait
partie intégrante de la gouvernance de l’organisation et consiste d'abord à fixer au SI des objectifs
découlant de la stratégie de l'organisation.

b. SCHEMA DIRECTEUR ET PLAN STRATEGIQUE INFORMATIQUE

Le schéma directeur est un plan stratégique destiné à piloter le développement de l'informatique dans
l'organisation, en cohérence avec sa stratégie générale.

Un schéma directeur informatique décrit le système informatique actuel et futur, dans une logique
d’objectifs et de services attendus. Il offre donc une vue globale de l’état présent du système, un
inventaire et une spécification des besoins et définit des orientations.

Il est approuvé par le plus haut niveau de l’organisation. Il doit faire l’objet d’arbitrages clairs portant sur
les finalités visées, les adaptations de processus opérationnels, les ressources humaines et financières
affectées et les étapes et le calendrier de réalisation.

Sa durée de vie est généralement comprise entre deux et six ans.

c. MAITRISE D’OUVRAGE (MOA) ET MAITRISE D’OEUVRE

La maîtrise d’ouvrage est le commanditaire du projet informatique. Il s’agit soit d’une direction métier, à
l’origine du besoin fonctionnel et sponsor du projet, soit (par exemple au ministère de la défense) d’une
direction générale spécialisée dans le co-pilotage (avec les directions fonctionnelles) et la conduite des
projets.

La MOA :

- constitue une équipe projet adaptée et disposant des moyens financiers, humains et techniques
nécessaires ;
- spécifie les besoins fonctionnels et établit le cahier des charges ;

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- définit les moyens et les contraintes (délais, coûts, qualité, ...) ;
- définit et fait vivre le portefeuille des risques du projet ;
- sélectionne la MOE et rédige ; notifie et pilote les marchés correspondants ;
- pilote la MOE par une comitologie adaptée aux enjeux et méthodes retenues (ex : AGILE) ;
- valide les solutions proposées par la MOE et suit leur réalisation ;
- réceptionne l’application conformément aux besoins exprimés ;
- administre l’application jusqu’à son retrait.

L’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMOA) soulage le travail de la MOA en la déchargeant des tâches de
pilotage de nature technique (assistance à la spécification, assistance à la sélection de la MOE et à la
contractualisation de la prestation, secrétariat de la comitologie, etc.). Les principaux défauts observés
sont :

- AMOA remplaçant dans les faits la MOA, ce qui conduit rapidement à un défaut de maîtrise du
projet par le commanditaire, avec toutes les dérives associées ;
- AMOA palliant les lacunes de l’équipe projet au lieu de l’assister ;
- AMOA mal sélectionnée et manquant d’indépendance vis-à-vis de la MOE, ce qui peut, par
exemple, avoir un impact sur le contenu de la spécification et la conduite de l’appel d’offres ;
- AMOA ne pouvant être remise en concurrence en raison de son emprise sur le projet.

La partie « études » de la direction informatique joue fréquemment le rôle de MOA déléguée. Ce


schéma, qui permet de faire piloter l’AMOA ou la MOE par des spécialistes des projets informatiques,
n’exonère pas la direction métier de ses responsabilités de MOA.

La maîtrise d’oeuvre est le garant technique du bon déroulement d’un projet.

La MOE :

- propose des solutions techniques sur la base des besoins, moyens et contraintes définis par la
MOA ;
- assure ou supervise le développement de l’application ;
- contrôle et teste le résultat (tests unitaires et tests d’intégration) ;
- livre l’application pour la recette puis, le cas échéant, l’exploite.

d. PROPRIETAIRE (BUSINESS OWNER) D’UNE APPLICATION OU DE


DONNEES

Un propriétaire d’application est chargé de veiller à la bonne adaptation d’une application ou d’un
portefeuille d’applications aux besoins du métier (notion d’alignement stratégique) et à son
environnement logiciel et matériel.

Il est, à ce titre, l’interlocuteur du responsable des processus et métiers utilisant l’application, de


l’urbaniste du système informatique, du gestionnaire des budgets informatiques (maintenance, évolution

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et nouveaux projets), du responsable de la sécurité informatique et du responsable des plans de
continuité et de reprise de l’activité de l’organisation.

Il est responsable vis-à-vis d’eux de la correcte prise en compte de l’ensemble de ces problématiques. Il
veille à ce que les utilisateurs bénéficient d’une formation et d’un soutien adéquats.

Cette fonction ne doit pas être confondue avec celle de responsable d’application(s), qui désigne
généralement celui qui, au sein de la DSI, est chargé de la gestion du portefeuille applicatif de
l’organisation.

Un propriétaire de données est responsable vis-à-vis de la direction, des processus opérationnels et des
utilisateurs de la qualité, de l’intégrité, de la sécurité et de la disponibilité d’un ensemble de données.
Notamment, il attribue et surveille les droits de création, de modification, de lecture et de suppression
des données. Il est également responsable, autant que possible, de l’unicité des donnés, c’est-à-dire de
leur non réplication, notamment locale, par les utilisateurs. Cette fonction de propriétaire de données est
d’autant plus importante que les données sont sensibles et transverses.

Un propriétaire d’application ou de données est un responsable opérationnel.

Au sein d’une organisation, chaque application et chaque donnée devrait avoir un propriétaire désigné, y
compris pour les applications et processus externalisés.

e. BASE DE DONNEES MAITRESSE

Lorsque des données sont partagées entre plusieurs acteurs (directions fonctionnelles, applications
informatiques, etc.) au sein d’une organisation, il faut mettre en place un dispositif visant à garantir
l’existence, pour chacune de ces données, d’une référence incontestable.

La base de données maîtresse est cette référence. Elle peut être dupliquée en des bases de données
réparties, créées pour répondre à un besoin de proximité géographique ou fonctionnelle. Par exemple, les
coordonnées clients ou la liste des agents identifiés dans le SI sont des informations sensibles utilisées
par de nombreuses applications : leur exactitude, leur mise à jour et surtout leur unicité doivent être
garanties.

L’une des tâches importantes d’un propriétaire de données est de veiller à la qualité des processus de
réplication entre les bases de données maîtresse et réparties.

f. POLITIQUE DE SECURITE

Elle couvre l'ensemble des orientations suivies par une entité en matière de sécurité. À la lumière des
résultats de l'analyse de risques, elle :

- définit le cadre d'utilisation des ressources du SI ;


- précise les rôles et responsabilités en la matière ;

Page 41 sur 51
- identifie les techniques de sécurisation à mettre en oeuvre dans les différents services de
l'organisation ;
- sensibilise les utilisateurs à la sécurité informatique.

La sécurité informatique résulte d’un compromis entre la protection des actifs numériques et
informatiques et la possibilité pour les utilisateurs de développer les usages légitimes qui leur sont
nécessaires. À ce titre, la politique de sécurité informatique relève de la responsabilité de la direction de
l'organisation concernée.

g. CHARTE D’UTILISATION

Une charte d’utilisation est un document validé par la direction générale de l’organisation, déclinant aux
utilisateurs la politique de sécurité du SI. Elle est obligatoirement signée par tous les utilisateurs des
ressources informatiques.

Elle peut être établie sur le modèle suivant :

- les modalités d’utilisation des moyens informatiques et de télécommunications mis à disposition.


Par exemple :
o le poste de travail ;
o les équipements nomades ;
o o l’espace de stockage individuel ;
o le réseau local ;
o internet ;
o la messagerie électronique ;
o le téléphone.
- les règles de sécurité auxquelles se conformer, ce qui peut inclure par exemple :
o les moyens d’authentification ;
o les modalités d’intervention du service de l’informatique interne ;
o signaler au service informatique interne toute violation ou tentative de violation suspectée
de son compte informatique et de manière générale tout dysfonctionnement ;
o de ne jamais confier son identifiant/mot de passe à un tiers ;
o de ne pas modifier les paramétrages du poste de travail ;
o de ne pas installer, copier, modifier, détruire des logiciels sans autorisation ;
o de verrouiller son ordinateur dès que l’on quitte son poste de travail ;
o de ne pas accéder, tenter d’accéder, ou supprimer des informations qui ne relèvent pas des
tâches incombant à l’utilisateur ;
o les modalités de copie de données sur un support externe.
- les conditions d’administration du SI et l’existence, le cas échéant, de systèmes automatiques de
filtrage ou de traçabilité ;
- les responsabilités et sanctions encourues en cas de non-respect de la charte.
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h. RECETTE

En informatique, la recette (ou test d'acceptation) est une phase du projet visant à assurer formellement
que le produit est conforme aux spécifications.

Elle s'inscrit dans les activités plus générales de qualification. Cette étape implique le déroulement
rigoureux de procédures de tests préalablement décrits, et l'identification de tout écart fonctionnel ou
technique. Dans ses phases de tests fonctionnels, elle nécessite une forte disponibilité des utilisateurs
(directions métiers).

Ce terme renvoie à des notions différentes dans les marchés : vérification de bon fonctionnement,
vérification de fonctionnement régulier, service fait. Dans le cas d’un marché informatique, les
parties doivent s’accorder sur la portée de ces expressions, ce qui peut nécessiter leur explicitation.

i. CONVENTION ET CONTRATS DE SERVICE (SLA / OLA)

Le contrat de service, appelé aussi convention de service, souvent désigné par l’acronyme anglais « SLA
(pour service level agreement) », est un document qui définit la requise entre un prestataire d’un
service informatique et les usagers de ce service, ou « clients ».

Un SLA est la formalisation d’un accord négocié entre deux parties. Il met donc par écrit un niveau de
service, exprimé par l’attente des parties sur le contenu des prestations, leurs modalités d'exécution,
les responsabilités des parties, et des garanties, notamment en termes de continuité ou de
rétablissement de service.

Par exemple, le SLA peut spécifier les niveaux de disponibilité ou de performance d’un service
informatique (matériel, y compris réseau, logiciel, soutien utilisateurs, délais d’intervention, etc.).

Tout engagement quantitatif doit être mesurable, effectivement mesuré, et faire l’objet d’un dialogue de
gestion.

j. PLAN DE CONTINUITE DE L’ACTIVITE ET PLAN DE REPRISE DE


L’ACTIVITE

Ces deux notions sont distinctes.

- Un Plan de Reprise d’Activités (PRA) est un ensemble de mesures qui permettraient à une
organisation de reprendre son activité après un sinistre, par exemple une panne qui paralyserait
son SI au-delà du supportable.
- Un Plan de Continuité d’Activité (PCA) est un ensemble de mesures qui permettraient à une
organisation de poursuivre son activité pendant un sinistre. La différence est notable car, dans ce

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dernier cas, l’activité ne cesse pas. L’organisation est donc contrainte, pour la totalité ou pour une
partie de son activité, de faire travailler différemment de son fonctionnement habituel.

Les PRA et PCA vont très au-delà de la seule informatique. Ils sont donc un dispositif clé de
l’organisation, qui conditionne sa capacité à agir en situation de crise interne ou externe, et doivent, à
ce titre, faire partie de sa stratégie de sécurité. Ils doivent toujours être en conditions opérationnelles,
ce qui implique de mettre en place une politique de tests réguliers.

En raison de la forte dépendance des organisations vis-à-vis de leur SI, les PCA et PRA doivent évoluer
de pair avec le SI. Ils peuvent ou non se décliner dans une notion connexe, limitée à l’informatique :
les plans de reprise informatique (PCI) ou de continuité informatique (PRI).

k. INFOGERANCE ET OUTSOURCING

L’infogérance consiste à déléguer à un ou plusieurs prestataire(s) informatique(s) tout ou partie de la


gestion de son système d’information. Les prestations correspondantes et le niveau de service attendu
sont formalisés dans un cadre contractuel ou par un marché.

Cela peut concerner des éléments d’infrastructure (mise en place et exploitation de serveurs ou de
systèmes de sauvegarde, supervision de services réseau ou de téléphonie…) et/ou des aspects
logiciels (développement, maintenance…).

En infogérance dite « totale », l'organisation confie l'intégralité de la gestion de son SI à une entreprise
tierce, de la conception à la maintenance, en passant par l’exploitation.

La sensibilité stratégique du SI et des actifs numériques, la qualité de la prestation et sa réversibilité sont


des éléments de décision essentiels.

Les mécanismes d’infogérance et d’outsourcing connaissent un fort regain d’actualité lié à l’émergence
du concept de cloud computing.

l. INFORMATIQUE EN NUAGE, OU CLOUD COMPUTING

L’informatique en nuage est une technologie qui consiste à s’appuyer sur les capacités des réseaux pour
mettre à la disposition des utilisateurs finaux un service, fourni par des logiciels et une infrastructure
informatique souvent distants.

Le plus souvent, ces utilisateurs n’ont pas connaissance de la localisation précise des matériels, logiciels
et données auxquels ils accèdent par l’intermédiaire d’un réseau public ou privé. Le service peut être
lui-même fourni par une entité publique, voire étatique (on parle alors parfois de « cloud souverain »)
ou par un opérateur privé.

L’informatique en nuage permet de concentrer des matériels techniques et des logiciels dans des
installations (« datacenters ») de plus grandes dimensions en nombre limité, ce qui évite de multiplier

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les installations locales, de petites dimensions et de standards matériels ou logiciels disparates. Cela
permet la concentration des ressources humaines compétentes, une économie d’échelle, facilite la
maintenance et améliore les sécurités physique et logique.

Il s’agit donc d’une disposition technique et organisationnelle, dont les conséquences juridiques et
opérationnelles doivent être examinées au cas par cas par les responsables opérationnels.
Notamment, les infrastructures informatiques (serveurs applicatifs et de bases de données) peuvent
être situées à l’étranger, ce qui pose des questions en matière de protection des informations
sensibles et de droit applicable, par exemple aux données personnelles.

L’utilisateur peut généralement bénéficier des niveaux de services suivants :

- le niveau IaaS (Infrastructure as a Service). Ce service consiste à offrir un accès à un parc


informatique mutualisé. Il permet donc l’accès à une infrastructure matérielle sur laquelle
l’usager peut installer ses machines virtuelles et leur environnement informatique d’exploitation.
C’est un service d’hébergement qui permet de mutualiser les équipements ;
- le niveau PaaS (Platform as a Service). Ce service met à disposition de l’usager des machines
virtuelles et leur environnement informatique d’exploitation dont l’usager n’a plus à assurer le
fonctionnement. L’usager installe sur ces machines virtuelles ses propres applications et ses
outils. C’est un service qui permet de mutualiser les systèmes informatiques ;
-  le niveau SaaS (Software as a Service). Dans ce type de service, les applications sont mises à
la disposition des usagers qui n’ont pas à se soucier de les installer, d’effectuer les mises à jour,
d’ajouter des patches de sécurité et d’assurer la disponibilité du service. L’établissement qui fait
appel à ce service n’achète plus de licence logicielle mais s’abonne à ce logiciel. L’application
est directement utilisable via le navigateur web.
- Le cloud computing peut donc aller du très basique au très complet (IaaS, PaaS, SaaS, etc., le
contenu précis de chacune de ces notions étant en débat). Les offres IaaS et PaaS s’adressent aux
services informatiques. Les offres SaaS s’adressent directement aux utilisateurs des applications.

m. DATACENTER
Un datacenter, ou « centre de traitement des données », est un lieu spécialisé contenant des
serveurs de gestion de base de données (SGBD), des serveurs de fichiers et des serveurs
applicatifs. Il peut être propre à une organisation, ou au contraire externalisé ou mutualisé
(logique de l’informatique en nuage).
Il offre généralement des niveaux de services graduels, allant de la seule fourniture de
l’environnement (le bénéficiaire amène ses propres serveurs) à l’administration complète d’un
ensemble applicatif. Il héberge généralement, et de plus en plus, les actifs les plus précieux d’une
organisation.
Ces centres se caractérisent normalement par un environnement (énergie, climatisation,
protection physique et logique, virtualisation, accès aux réseaux, outils d’administration et de

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supervision) très soigné, destiné à garantir un très haut niveau de disponibilité, d’intégrité et de
confidentialité. Il s’agit, avec la mutualisation entre tous les utilisateurs du coût financier et
humain d’un tel environnement, de leur principal atout. L’insertion d’un tel centre dans une
chaîne énergétique vertueuse doit aussi favoriser l’atteinte des objectifs environnementaux de
l’organisation (notion d’informatique verte, ou green computing).

Les deux principaux enjeux actuels sont leur localisation, pour des raisons de confidentialité et de
régime juridique, et la chasse aux multiples petits datacenters « historiques » (parfois un simple
PC dans un bureau), qui offrent généralement un environnement très éloigné des meilleures
pratiques.

n. MAINTENANCE APPLICATIVE OU CORRECTIVE, TMA, TME


La maintenance d’une application est une activité indispensable qui consiste à adapter en continu
une application à l’évolution de son environnement technique, logiciel et de sécurité. Un
renouvellement de matériel nécessite, en effet, le recours à de nouveaux pilotes, une modification
de pile logicielle (ensemble des outils informatiques qui permettent le fonctionnement de
l’application, par exemple le système d’exploitation) doit être prise en compte par les
applications et la découverte d’une faille de sécurité implique la mise en place d’une protection.

Généralement, cette maintenance coûte annuellement le cinquième du prix initial de


l’application. Sa bonne exécution est de la responsabilité du propriétaire de l’application. Son
suivi est le plus souvent confié à la DSI, généralement par la partie « études ». La maintenance
applicative est parfois désignée par les sigles MCO (maintien en condition opérationnelle) et
MCS (maintien en condition de sécurité).
La maintenance applicative diffère de la maintenance évolutive en ce que la première n’apporte
aucune évolution fonctionnelle. Au contraire, la seconde ajoute des fonctionnalités, généralement
de faible ampleur. Pour les évolutions fonctionnelles plus profondes, on parle davantage de
nouvelle version applicative, voire de nouveau projet.
La TMA, ou tierce maintenance applicative, consiste à externaliser la maintenance applicative
et/ou évolutive à un tiers.
La TME, ou tierce maintenance d’exploitation, consiste en supplément à externaliser tout ou
partie de l’infrastructure (y compris son évolution) et des fonctions d’administration et de support
aux utilisateurs.
Il existe un continuum entre l’externalisation de la maintenance applicative et l’externalisation
complète d’un processus, chaque situation constituant un cas d’espèce régi par des dispositions
contractuelles spécifiques.

Page 46 sur 51
Annexe 7. Types de contrôles liés aux applications

On distingue les types de contrôles applicatifs suivants :


1. Création et autorisation
2. Saisie et enregistrement des données
3. Traitement des données
4. Sortie des données (Output)
5. Interfaces

1. Création et autorisation

Les principaux objectifs relatifs à la création et à l’autorisation sont les suivants:

• minimiser les erreurs et les omissions


• identifier, documenter, communiquer et corriger les erreurs et les irrégularités dès leur apparition
• vérifier l’exactitude de la correction des erreurs par un service / une personne indépendante
• les opérations commerciales (transactions) ne sont effectuées que par des personnes habilitées et /
ou selon des procédures autorisées
• les personnes responsables de la saisie des transactions commerciales sont identifiées dans le
système
• les justificatifs de saisie délivrés sont exhaustifs et exacts et sont transmis en temps utile
• les justificatifs de saisie sont conservés pendant la période légale et sous la forme prescrite ou
peuvent être reconstitués par l’organisation.
 Les contrôles typiques concernant la création et l’autorisation sont les suivants:
• profils des compétences pour l’établissement de pièces comptables (par ex. règlement sur les
signatures) et mise en œuvre au travers un contrôle des autorisations par des systèmes de gestion
des accès
• séparation des fonctions de création et de validation de pièces comptables
• visa ou signature sur les justificatifs de saisie
• formulaires de saisie compréhensibles et utiles (par ex. avec des champs préimprimés)
• processus d’identification précoce et de traitement des erreurs et des irrégularités
• collecte systématique des pièces comptables (par ex. dans l’ordre chronologique à l’aide d’un
horodateur ou séquentiellement à l’aide d’un système de numérotation continue)
• micro filmage ou numérisation des justificatifs et conservation sur un support permettant de
reconstruire les informations originales dans les délais requis.

Page 47 sur 51
2. Saisie et enregistrement des données

Les principaux objectifs de la saisie et de l’enregistrement des données sont les suivants:

• seules des personnes habilitées (ou les processus autorisés) peuvent enregistrer des données
• l’exactitude, l’exhaustivité et la validité des champs importants (par ex. numéros de compte,
montants, code article) sont contrôlées dans les écrans ou programmes en amont du processus de
saisie
• les erreurs et les anomalies de saisie / d’enregistrement sont identifiées, documentées,
communiquées et corrigées en temps utile
• l’exactitude de la correction des erreurs est vérifiée par un service / une personne indépendante

Les contrôles typiques de saisie et d’enregistrement des données sont les suivants:

• profils des compétences pour la saisie / enregistrement des transactions et mise en oeuvre au
travers d’un contrôle des autorisations par des systèmes de gestion des accès
• masques de saisie compréhensibles et conviviaux avec des contrôles de format de données intégrés
(par ex. champs de date, données numériques, champs obligatoires, etc. et liste de valeurs
prédéfinies et récurrentes)
• contrôle automatique approfondi des valeurs saisies (par ex. dépassements de valeurs limites,
contrôle de plausibilité des contenus, synchronisation avec les données enregistrées)
• affichage des libellés de code complets après saisie du code (par ex. la désignation d’un article
s’affiche à la saisie du numéro d’article)
• comparaison des données saisies, c’est-à-dire comparaison des données à saisir avec les données
visibles à l’écran ou avec des journaux de saisie (compte tenu du coût, judicieux uniquement pour
les transactions critiques telles que les mutations de données de base notamment)
• totaux de contrôle par lots: nombre de documents (ex nombre de factures), somme de zones de
valeurs figurant sur les documents ou sommes numériques (montants, quantités), somme de
contrôle (condensat, hash, addition mathématique de numéros de documents, numéros de compte)
• contrôle de l’ordre d’apparition des pièces comptables numérotés en continue au sein d’un lot pour
identifier les numéros manquants ou les doublons de saisies
• comparaison des données saisies avec les valeurs enregistrées (par ex. postes ouverts avec des
opérations comptables nouvellement créées)
• saisie de contrôle (appelée également double saisie, contrôle des 4 yeux); saisie à double de valeurs
importantes par différentes personnes (géré par le système de gestion des accès) ou le cas échéant,
par une seule et même personne (par ex. lors de la saisie masquée d’un nouveau mot de passe)
• contrôle visuel des valeurs saisies généralement par une deuxième personne; convient pour les cas
critiques et un petit nombre de transactions
• processus d’identification précoce et de traitement d’erreurs et d’anomalies, les transactions
corrigées devant être à nouveaux entièrement vérifiées

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3. Traitement des données

Les principaux objectifs du traitement des données sont les suivants:

• l’exhaustivité, l’exactitude et la validité des traitements réalisés sont vérifiées selon une
procédure de routine; les erreurs de traitement sont identifiées au plus tôt, documentées et
corrigées en temps utile
• la correction de transactions erronées se déroule sans entraver inutilement le traitement des autres
transactions
• les calculs, totalisations, consolidations, analyses et affectations sont effectués correctement par
le programme
• la séparation des fonctions est assurée y compris pendant le traitement des données
• les transactions générées automatiquement par l’application (par ex. intérêts sur crédit
périodiques, commandes en cas de dépassement du seuil de sécurité des stocks) font l’objet des
mêmes contrôles d’exhaustivité, d’exactitude et de validité que les transactions isolées
• les décisions importantes reposant sur des calculs automatiques sont prises et vérifiées par des
personnes

Les contrôles typiques du traitement des données sont les suivants:

• un grand nombre des contrôles décrits précédemment pour la saisie et la création de données
peuvent être appliqués pour le traitement (par ex. comparaison des champs individuels, totaux de
contrôle par lots, contrôle de l’ordre d’apparition et comparaison de données, synchronisation
automatique du grand livre et des livres auxiliaires). Il est cependant important que les documents
et les totaux utilisés pour les contrôles correspondent aux résultats de fin de traitement
• rapprochement des données traitées dans le système avec des confirmations externes (par ex.
inventaires, confirmations de soldes bancaires et de soldes de comptes)
• garantie de l’intégrité du traitement grâce aux quatre objectifs de processus supérieurs: atomicité
(unité de travail non divisible, toutes les actions s’y rapportant sont effectuées avec succès ou
aucune d’entre elles ne l’est), consistance (lorsque la transaction n’atteint aucun statut final
stable, elle doit être réinitialisée dans le système ), isolation (le comportement d’une transaction
n’est pas influencé par d’autres transactions effectuées simultanément) et durabilité (à l’issue
d’une transaction, ses conséquences restent durables, y compris les changements en cas de pannes
de système). Ces contrôles sont souvent implémentés hors des applications (par ex. dans des
systèmes de base de données). Ceci doit toutefois être vérifié au cas par cas.

4. Sortie de données (output)

Les principaux objectifs de la sortie des données sont les suivants:

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• la sortie des données s’effectue en temps utile, au bon endroit et conformément aux procédures
définies
• l’exhaustivité et l’exactitude des informations éditées sont garanties par des procédures effectuées
de manière systématique sur des totaux de contrôle et un rapprochement avec les totaux de
contrôle correspondant du traitement
• le traitement, la conservation et la destruction d’output sont conformes aux exigences de la
protection des données et de sécurité (avant et après leur diffusion auprès des utilisateurs)
• les informations imprimées sont conservées conformément aux dispositions légales.

Les contrôles typiques de la sortie des données sont les suivants:

• les contrôles d’envoi et de réception règlent les modalités de communication des listes et autres
outputs (qui, quand, quoi, comment et en combien d’exemplaires)
• les systèmes de gestion des accès garantissent la traçabilité des accès des utilisateurs lors de
consultations à l’écran ou de commandes de listes en ligne
• les contrôles de numérotation et d’exhaustivité garantissent que la gestion, l’édition, la restitution,
la réception et la destruction (par ex. en cas de copie de contrôle) d’outputs critiques (par ex.
chèques, bons, obligations de caisse, etc.) s’effectuent conformément aux procédures
• l’exactitude et l’exhaustivité des impressions périodiques (par ex. traitement semestriel et annuel)
sont contrôlées au moyen des contrôles par échantillonnage.

5. Les interfaces

Les principaux objectifs relatifs aux interfaces sont les suivants:

• l’authenticité et l’intégrité des informations provenant de sources externes à l’organisation sont


contrôlées soigneusement avant d’entreprendre toute action potentiellement critique,
indépendamment du moyen de réception (téléphone, voicemail, papier, fax, e-mail, ou fichier)
• les informations sensibles sont protégées pendant leur transmission par des mesures appropriées
contre les accès non autorisés, les modifications ou les adressages erronées

Les contrôles typiques au niveau des interfaces sont les suivants:

• un grand nombre des contrôles présentés précédemment pour la saisie et l’enregistrement des
données peuvent également être utilisés pour le contrôle des interfaces (par ex. comparaison des
positions individuelles, totaux de contrôle de lots, contrôle de numérotation et comparaison de
données).
• authentification de chaque message à l’aide de procédures cryptographiques
• cryptage de chaque message (important) pour garantir :
o la confidentialité du contenu
o l’intégrité du contenu du message

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o l’identité de l’expéditeur.

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