3ème Journée Nano-Microfluidique 2026
3ème Journée Nano-Microfluidique 2026
Nano- Microfluidique
&
Microsystèmes fluidiques
Communications invitées
Programme
Photos en couverture :
2) Ejection de goutte en utilisant des ondes acoustiques de surface (Surface Acoustic Wave).
Les progrès technologiques thèmes déjà développés ou de
substantiels accomplis dans le projets émergeants de la nano-
domaine de la miniaturisation microfluidique allant de la
engendrent de véritables révolutions, modélisation, des matériaux, des
en particulier dans le domaine des micro-technologies et des
sciences du vivant et de leurs nanotechnologies jusqu’aux
applications à la santé, ainsi qu’en microsystèmes applicatifs simples
génie des procédés et en chimie. (composants) ou complexes
La nanofluidique est aussi un (microsystèmes intégrés et
domaine d’avenir pour de automatisés) pour la biologie, le
nombreuses applications nano- médical, la chimie, le génie des
systèmes dédiées aux sciences procédés...
chimiques, biologiques et des futurs La journée fera l’objet d’un bilan des
systèmes essentiels pour les sciences recherches faites en France et de
de la vie. présentations scientifiques
C’est l’une des clés de la complexité innovantes par des scientifiques de
des nano- systèmes combinant réputation internationale
fluides et solides pour plusieurs Les deux premières journées en
décennies. Décembre 2004 (au CNRS à Paris) et
Les objectifs de la journée sont de en Décembre 2005 (au LAAS à
rassembler les chercheurs et Toulouse) avaient réuni 160 et 150
ingénieurs du domaine et des personnes, chercheurs et ingénieurs
domaines d’application autour de de l’industrie.
Communications invitées
Victor SANCHEZ
Directeur Scientifique CNRS
Daniel HAUDEN
Directeur du programme
Anne-Marie GUE
Responsable du Réseau
Martin GIJS
Professeur à l’EPFL Suisse
Andrew GRIFFITHS
Professeur ISIS-ULP, Strasbourg
Howard.A STONE
Professeur à Harward University Mass USA
Jean-Jacques GAGNEPAIN
Directeur de la Technologie au MESR-
Président de l’ANR
PROGRAMME
à partir de 8 : 30
Accueil des participants
9 : 00 - 9 : 15
Ouverture de la journée Victor SANCHEZ
Directeur Scientifique
CNRS
9 : 15 - 10 : 00
Bilan des deux premières années et perspectives Daniel HAUDEN
Directeur du programme
10 : 00 - 10 : 20
Activités du Réseau « Microfluidique » Anne-Marie GUE
Directeur du Réseau
10 : 20 – 10 : 40
Pause Café - Posters
10 : 40 – 12 : 30
Présentation en 4 minutes de chaque poster des
projets labellisés en 2003 et en 2004
12 : 30 – 13 : 15
Session Posters (Hall de la poule)
13 : 00 – 14 : 30
Déjeuner (Hall de la poule)
14 : 40 – 15 : 20
Magnetic particules as mobile substrates on Martin GIJS
Microfluidic chips Professeur à l’EPFL
Suisse
15 : 20 – 16 : 00
Microgouttelettes comme microréacteurs en Andrew GRIFFITHS
systèmes microfluidiques pour le criblage haut Professeur ISIS-ULP,
débit (HTS) et évolution dirigée d’enzymes Strasbourg
16 : 00 – 16 : 40
Pause Café - Posters
16 : 40 – 17 : 20
New tools in the microfluidic toolbox :(I) colloidal Howard.A STONE
armor and (II) a cellular-scale differential Professeur à Harward
manometer. University Mass. USA
17 : 20 – 17 : 45
Conclusion de la journée Jean-Jacques GAGNEPAIN
Directeur de la
Technologie au MESR-
Président de l’ANR
PRÉSENTATION DES PROJETS
W Drain
Fig. 1 – En l’absence de laser, des gouttes sont formées dans un canal en croix. Une fois
le laser allumé, l’interface est stoppée durant plusieurs secondes.
1
L’idée est de produire un chauffage local de l’interface entre les fluides. Le montage
expérimental consiste d’un faisceau laser qui passe à travers un objectif de microscope
pour être focalisé sur une zone de moins que 5 µm, dans le plan central d’un microcanal
fabriqué par des méthodes de lithographie souple (PDMS). Au contact entre le laser et
la surface de la goutte, celle ci est chauffée, ce qui diminue sa tension de surface. Une
contrainte agit alors sur l’interface, bloquant ainsi son avancée, comme on le voit dans la
Fig. 1 : dans la géométrie devenue classique d’un canal en croix, nous formons des gouttes
d’eau dans de l’huile de façon régulière en l’absence de forçage laser. Une fois le laser
allumé, l’interface eau-huile est tenue en place durant une période qui peut durer plusieurs
secondes, en fonction de la puissance du laser.
Applications : Cette approche amène à des applications multiples, consistant chacune
à utiliser une géométrie précise des canaux, ainsi que le forçage laser, pour arriver à un
contrôle actif des déplacements de gouttes. Ainsi, des gouttes peuvent être triées ou divisées
de façon inégale mais contrôlée, comme le montre la figure 2.
Obstacle L1 L2
Laser off
Flow
t=0 t=0.4 s t=0.9 s
Laser on
Laser
t=0 t=0.3 s t=0.8 s
Fig. 2 – En l’absence de laser, des gouttes sont divisées en deux parties égales à une
bifurcation. Le rapport des gouttes formées peut être déterminé en variant la puissance du
laser.
D’autres applications sont actuellement envisagées pour intégrer les composantes avec
des techniques optiques plus fines. En effet, les actionneurs peuvent être parallélisés, e.g.
par des techniques holographiques, pour produire un lab-on-a-chip à gouttes entièrement
actionné par un seul laser.
2
Projet MI2F03-20
Micro-boucles diphasiques à pompage
capillaire
Micro-boucles diphasiques à pompage capillaire
[Link]
Ce projet a pour but la réalisation de prototypes de microboucle diphasique à pompage capillaire
(µBDPC) en s’appuyant sur l’amélioration des connaissances des écoulements diphasiques liquide
vapeur avec ou sans changement de phase en micro-canaux. Une µBDPC est un système de
refroidissement à changement de phase liquide –vapeur dont la circulation du liquide est pilotée par la
capillarité.
Le prototype réalisé dans le cadre du projet est présenté ci dessous
Photo du prototype du mini boucle en aluminium. L’évaporateur possède une surface d’environ 1cm2.
La zone capillaire(évaporateur) est constituée de canaux rectangulaires parallèles de 200µm de large.
La distance entre l’évaporateur et le condenseur est d’environ 15cm.
400
200
Ménisque
0
0 2 4 6 8 10 12 14
principal
F ré q u e n c e s (H z )
Liquide
Répartition spectrale
des oscillations du ménisque Etude de la vaporisation dans un tube de
(vaporisation) section carrée par thermographie IR
2.2 Volet système
Coté système, un modèle numérique basé sur une approche nodale a été développé en vue de définir le
design d’un premier prototype, [8]. L’influence de la géométrie de certains composants de la boucle,
du coefficient d’échange externe du condenseur, de la conductivité thermique du substrat a notamment
été étudiée. Cette étude montre en particulier qu’il faut limiter l’échange par conduction entre
l’évaporateur et le condenseur (ce qui écarte une solution tout silicium). Par ailleurs, des aspects plus
technologiques ont été abordés notamment en qui concerne les possibilités de gravure d’un matériau
peu conducteur comme le polyimide et les problèmes de remplissage initial du système (non
introduction de gaz incondensables) en adaptant des techniques mises au point dans le cadre des
études sur les microcaloducs. A signaler également l’exploration des possibilités de mesures locales de
température de paroi par AFM (Atomic Force Microscopy). Enfin un premier prototype appelé « mini
boucle » d’une longueur de transport de 15 centimètres a été dimensionné et réalisé (cf Photo de
l’introduction) et est en cours de test, [10].
[Link]
Coté microcanaux, les études en cours se concentrent sur des situations de vaporisation en canaux de
section carrée. Outre leurs intérêts propres (rôle des films de coin, stabilité des ménisques,..), ces
études doivent permettre de mieux caractériser les échanges à l’évaporateur, ce qui constitue un
élément clé pour le design des boucles. A l’échelle système, les études se concentrent sur les essais
avec le prototype de boucle réalisé. Les résultats obtenus devront permettre de proposer un prototype
#2 plus performant.
[Link] impliqués
CETHIL-UMR 5008 ; IMFT -UMR 5502 ; IUSTI-UMR 6595 ; LAAS – UPR 8001 ; Laboratoire
d’Energétique de L’UPS ; LGC - UMR 5503 ; LGET-UMR 5003
5.Références
1. Camassel, [Link], [Link], [Link] Nasrallah, Ions transport during evaporation in capillary
tubes of polygonal cross section. Chem. Eng. Sci., 60, 815-826, (2005).
2. Geoffroy S., [Link]é, [Link] et [Link], Quasi-static liquid–air drainage in narrow
channels with variations in the gap, J. of Coll. Int. Sci. in press
3. Médéric B., P. Lavieille, M. Miscevic, Void fraction invariance property of complete condensation
flow inside a capillary glass tube, Int. J. Multiphase Flow (accepté).
4. Médéric B., M. Miscevic, V. Platel, P. Lavieille, J.L. Joly, Experimental study of flow
characteristics during condensation in narrow channels: influence of diameter channel on structure
patterns, Superlattices and Microstructures, 35:573-586, 2004.
5. Piaud, B., Blanco, S., Fournier, R. and Clifton, M.J., Energy-conserving Lattice Boltzmann
Thermal model in two dimensions, Journal of Statistical Physics (accepté).
6. Amyot O., [Link], [Link]é, [Link], Capillarity driven interface motion in a flat
triangular minichannel, Proceedings of the 2nd International Conference on Microchannels and
Minichannels, p.405 - 411, Rochester, New – York, USA, 17 – 19 Juin, 2004
7. Coquard T., [Link], [Link], Evaporation in capillary tubes of square cross section,
Proceedings of HT2005, 2005 Summer ASME Heat Transfer Conference, July 17-22, 2005, San
Fancisco, CA, USA
8. Serin V., Lavieille P., Médéric B., Miscevic M., Prat M., Joly J.L., Analyses of micro capillary
pumped loop operating conditions for chip-level temperature control, 2ème Congrès Français de
Microfluidique, µFlu’04 - 14 -16 décembre 2004 – Toulouse
9. Serin V., Lavieille P., Miscevic M., Experimental Study of Capillary Pumping During
Vaporization in a Square Cross Section Microchannel, 3rd International Conference on
Microchannels and Minichannels, paper 75054, Toronto, Canada, 2005
10. Serin V., Etude expérimentale et modélisation d'une mini boucle diphasique à pompage capillaire,
Thèse de l'Université Paul Sabatier, soutenance prévue fin 2007
Nous pensions que ces systèmes auront un fonctionnement robuste, et possèderont une richesse de
comportements intéressante. Il pourront constituer des briques élémentaires, versatiles et compactes,
pour des systèmes intégrés.
Bilan :
- L’objectif O1 a été largement atteint. Le micromélangeur chaotique a été étudié, sa richesse
de comportement mise en evidence et comparée qualitativement à la théorie. Nous en avons
établi le diagramme de phase, et mis en evidence expérimentalement le phénomène de
resonance spatio-temporelle préduit numériquement et analytiquement. Cette mise en
evidence supposait un excellent controle des flux, ce que nous avons effectivement obtenu
grace à l’utilisation de vanes intégrées, suivant la technologie MSL (Multi Soft Layer
Technology).A ce jour, ce travail est le plus complet effectué sur les micromélangeurs
chaotiques
Une réaction chimique du second ordre a été introduite dans ce mélangeur, et étudiée très
qualitativement sans pouvoir dégager des concepts intéressants pour les réacteurs chimiques,.
Nous avons cependant réussi à déduire de ce travail un nouveau concept permettant d’extraire
plus rapidement des particules ou des analytes d’un mélange, en se basant sur le contraste des
coefficients de diffusion. Il s’agit d’une version “chaotique” du H Filter. Nous en avons fait
une démonstration expérimentale. Ces travaux sont décrits en détail dans la publication jointe.
Nous avons publié deux articles sur cette partie, l’un dans Proc Roy Soc A, et l’autre dans
Phys Rev E. A cela s’ajoutent diverses présentations dans des conférences internationales.
On a donc bien atteint l’objectif O1.
- L’objectif O2 n’a par contre pas été atteint. La mise en oeuvre expérimentale du système
s’est avérée plus ardue que prévu, dans un contexte où Biomis était encore dans une période
de mise en place, rendue encore un peu plus compliqué par le départ de [Link] Pioufle en 2004.
Des cellules expérimentales préliminaires ont par ailleurs montré un comportement décevant,
et ont laissé entrevoir des difficultés expérimentales : nécessité de bien maitriser les
traitements de surface (ce qui rend le prototypage rapide basé sur le PDMS inadapté),
problème crucial d’isolation des électrodes (l’isolant ne doit etre ni trop fin, ni trop épais),
complexité des phénomènes, et grande sensibilité à des phénomènes perturbateurs parasites,
comme l’électrolyse, les flux induits par différences de pression. Ainsi, C. Jullien, qui devait
prendre en charge plus particulièrement cette partie, a préféré, après quelques mois d’essais
infructueux, de se concentrer sur une collaboration avec le MMN, afin de faire progresser
plus rapidement le micromélangeur chaotique mécanique qui, lui, fonctionnait de manière
staisfaisante. Cela l’a amenée naturellement à être coauteur des articles publiés.
Travail théorique :
Spatio-temporal resonances in mixing of open viscous fluids F. Okkels, P. Tabeling [Link]. 92
(3), 038301 (2004)
Travaux expérimentaux :
Coordinateur : J.-L. Rocca (rocca@[Link]), Laboratoire des Sciences Analytiques, UMR 5180, Université
Lyon I, 43 boulevard du 11 novembre 1918, 69622 Villeurbanne.
Depuis quelques années, la miniaturisation des systèmes séparatifs constitue l’un des développements
majeurs de la chimie analytique. En effet, le domaine des sciences de la séparation est continuellement
en évolution pour répondre aux exigences des analyses de plus en plus complexes qui sont demandées
aujourd’hui. La miniaturisation s’est ainsi développée dans un premier temps comme une solution aux
coûts élevés de certains réactifs chimiques ou biochimiques hautement spécialisés, ou aux tailles
extrêmement réduites de certains échantillons, surtout dans le domaine biologique ou pharmaceutique.
Mais, il s’est avéré rapidement que la miniaturisation permettait également d’accroître les
performances des méthodes analytiques en terme de potentiel de séparation, de qualité de séparation,
de durée d’analyse et par conséquent de coût d’analyse.
Les applications envisagées dans ce projet concernent des échantillons biologiques qui sont des
matrices complexes. Outre le ou les analytes à déterminer qui sont souvent à l’état de traces, comme
les neurotransmetteurs cibles d’un médicament, d’autres espèces susceptibles d’interférer lors de la
mesure peuvent être présentes et ceci, parfois, à une forte concentration. Ainsi, la mise en œuvre d'une
étape de préconcentration spécifique est capitale. Pour que cette étape soit la plus sélective possible,
une approche bioanalytique introduisant des interactions spécifiques anticorps-antigène est privilégiée.
Une fois les composés cibles extraits, ils peuvent alors être orientés vers un canal de séparation, puis
détectés in-situ par des méthodes de spectrométrie UV ou de fluorescence.
La conception et le développement de ce système nécessite de concevoir la géométrie du système,
d'optimiser les techniques de gravure des réseaux de canaux, d'immobiliser des anticorps spécifiques
des différents analytes d'intérêt dans le but de les préconcentrer, de générer les phases stationnaires
adaptées aux différents problèmes de séparation, de mettre en place des systèmes de détection optique
et enfin, de traiter l'information. En outre, ces microsystèmes seront validés pour des applications
dans le domaine de la biologie et de la pharmacologie. En conséquence, ce projet multidisciplinaire
allie des compétences dans la chimie, la physique, la biologie et la pharmacie.
Projet MI2F03-27
Rhéologie de fluides complexes en
microcanaux
Rhéologie de fluides complexes en microcanaux
G. Degré1 , S. Lerouge2 , J.B. Fournier1 , H. Willaime1 , P. Tabeling1 , A. Ajdari1
1. Laboratoire Théorie et Microfluidique, UMR 7083, ESPCI, 10 rue Vauquelin, 75005 PARIS
2. Matière et Systèmes Complexes, Université Paris 7, 2 place Jussieu 75005 PARIS
1 Objectifs
Développer une nouvelle méthode de caractérisation des écoulements de fluides complexes basée
sur l’utilisation de microcanaux de géométrie contrôlée. Mise en oeuvre d’une méthodologie et une
instrumentation microfluidique pour la caractérisation des fluides non-newtoniens.
2 Résultats
2.1 Développement expérimental : Particle Image Velocimetry (PIV)
Après avoir étudié les relations débit-pression aux bornes de capillaires nous avons voulons
caractériser plus précisément l’écoulement de fluides complexes. Nous avons développé un système
expérimental de mesure de profils de vitesse basé sur une technique de PIV (Particle Image Ve-
locimetry) pour fournir des résultats complémentaires aux mesures rhéologiques macroscopiques
habituellement effectuées sur des rhéomètres. Du fait des dimensions typiques des systèmes mi-
crofluidiques, les gammes de cisaillement pouvant être explorées sont larges. De plus, l’utilisation
de matériaux transparents (verre, PDMS, ...) permet une observation directe de l’écoulement par
différents techniques optiques (PIV, biréfringence, ...).
6 X MS
Z M
Fig. 1 – a) Profis de vitesse pour une solution de POE (Mw = 5.106 g/mol, C = 7.5 g/L), à
27o C, pour différente chutes de pression, dans un microcanal verre-PDMS (1.55 cm de long et
18 ± .05 µm de profondeur). b) Courbe d’écoulement pour 6 solutions de POE à différentes masses
molaires et concentrations. Pour chaque solution, les données sont mesurées à partir de profils de
vitesse réalisés à différentes chutes de pression. Les carrés noirs sont des mesures macroscopiques
réalisées avec une géométrie de Couette.
Résultats :
– La forme non parabolique des profils traduit la non linéarité du fluide et les phénomènes de
glissement à l’interface verre-solution sont quantifiables.
– A partir de ces profils de vitesse on peut extraire la courbe d’écoulement σ = f (γ̇). La figure
1b présente plusieurs courbes d’écoulement obtenues avec des solutions de concentrations
1
et masses molaires différentes. La rhéologie non-linéaire est en bon accord avec des mesures
macroscopiques effectuées en géométrie de Couette sur plus de deux ordres de grandeur.
A B
IMPOSED FLOW RATE IMPOSED FLOW RATE
MACROSCOPIC RHEOLOGY
Fig. 2 – a) Profils de vitesse obtenus avec une solution de surfactants (CT AB/N aN O3 ) à pression
ou débit imposé. b) Courbes d’écoulement déduites des profils de vitesse. Le comportement global
décrit bien la forme de la courbe d’écoulement macroscopique. La position en ordonnées de la
courbe d’écoulement tirée du profil à débit imposé est arbitraire.
Résultats :
– On retrouve une structure en bande du profil de vitesse à débit imposé. Ce phénomène n’est
pas visible sur le profil à pression imposée car la gamme de cisaillement explorée se situe
dans la partie linéaire de la courbe d’écoulement.
– Un phénomène de glissement géant est visible aux interfaces solide-liquide.
– En appliquant la procédure décrite à la section précédente, on peut extraire la courbe d’écou-
lement du fluide qui met en évidence l’existence d’un plateau dont l’extension en terme de
cisaillement est en bon accord avec la courbe d’écoulement macroscopique (figure 2b).
– Différentes solutions de surfactants sont en cours d’étude (CTAB/NaSal et CTAB/NaNO3 ).
Pour chacune de ces solutions l’écoulement présente une structuration spatiale dans la lar-
geur du microcanal ainsi qu’une évolution dans le temps. Ces résultats sont à relier à des
observations similaires récemment effectuées en rhéophysique macroscopique.
3 Conclusions
– Validation du principe effectuée, démonstration de la possibilité d’obtenir des informations
complémentaires à la rhéologie macroscopique.
– Utilisation en cours pour l’étude de fluides mal compris
– Développement de dispositifs microfluidiques en verre, moins déformables à hautes pressions,
pour permettre l’étude de fluides très visqueux.
2
Projet MI2F03-28
Puces ADN: étalement de gouttes avec
évaporation et mécanismes réactionnels.
Modélisation Mathématique et numérique.
Puces ADN: étalement de gouttes avec évaporation et mécanismes
réactionnels. Modélisation Mathématique et numérique.
Laboratoires engagés dans le projet
-Laboratoire de Mathématiques Appliquées ICJ UMR
CNRS 5208. INSA de Lyon 20 avenue A. Einstein F-69620 Villeurbanne Cedex.
Laboratoire LEOM UMR
CNRS 5512. Ecole Centrale de Lyon 36 avenue de Collongue F-69134 Ecully Cedex.
Objectifs proposés :
La fabrication de biopuces exige de pouvoir fixer sur un substrat (lame de verre, silicium, etc.)
des concentrations de sondes de manière uniforme selon un réseau de plots bien définis (diamètre et
position). Un des procédés possibles de fabrication, permettant d’obtenir des puces de manière
relativement simple, consiste à projeter les gouttes contenant les sondes en solution sur un support
préalablement fonctionnalisé, afin que celles-ci puissent se fixer de manière localisée sur le substrat,
après évaporation de la solution. Ce procédé de fabrication, dénommé ex situ, parce que les sondes
sont préparées préalablement à la fabrication de la puce, est difficile à optimiser car il dépend de très
nombreux facteurs. En effet, comme le montre la figure ci-dessous :
• la forme des plots d’une puce dépend de nombreux facteurs : propriétés de mouillage du
solvant de projection, composition chimique des biomolécules sondes, état de surface du
substrat, mode de projection (volume), environnement (température, hygrométrie,…), etc.
• la figure géométrique du réseau peut être déformée par le mode de séchage des gouttes, qu’il
est difficile de contrôler.
Le LEOM a développé, depuis plusieurs années, un procédé ex situ caractérisé par une
(relativement) bonne reproductibilité en particulier en faisant le choix d’un mode de fixation des
sondes sur support solide par liaison chimique covalente ; les substrats étant fonctionnalisés par une
méthode de silanisation et d’activation très répétable, qui est d’ores et déjà à une échelle
préindustrielle. Pour améliorer encore ce procédé, il convenait de revenir à une recherche plus
fondamentale : il est bien connu en effet que la densité de fixation des sondes est liée au processus
d’évaporation du solvant. Notre objectif était d’étudier ce couplage en faisant un effort théorique
approfondi, puis de comparer les simulations avec la réalité expérimentale en développant un appareil
de mesure, un banc de nanomouillage, afin de fabriquer des gouttes des conditions physicochimiques
parfaitement contrôlées avec un volume de gouttes de l’ordre du nanolitre.
L’objectif final était de mieux comprendre le microréacteur chimique « goutte » afin d’améliorer
la qualité des puces : diamètre des plots, position, densité de greffage, etc…
2. Résultats scientifiques et techniques
Nous nous sommes intéressés au processus d’étalement de gouttes sur support solide couplant
évaporation et mécanismes réactionnels. En effet au fil des années, le LEOM en place une filière
technologique originale pour la fabrication et la validation de puces à oligonucléotides pour le
génotypage et le diagnostic qui est basé sur la projection de réactifs avec des microélectrovannes avec
une résolution de 5 nanolitres. Ce projet a pour objet d’étudier le réacteur chimique élémentaire
mis en œuvre pendant la fabrication des biopuces : la goutte de sondes sur un substrat.
Nous avons développé un premier dispositif expérimental appelé banc de nanomouillage. Par
rapport aux goniomètres « classiques » basé sur la mesure d’angles de contact de gouttes de l’ordre du
microlitre (déposées en général avec une seringue), le principe du banc de nanomouillage consiste à
projeter une goutte (4,5 à 100 nanolitres) avec une microélectrovanne en un point donné d’un substrat,
à enregistrer les angles de contact avec une caméra CCD, puis à procéder à une cartographie de
l’énergie de surface du substrat en déplaçant celui-ci par rapport aux moyens de microprojection et à
la caméra. La surface adressée est 50 x 20 mm avec une résolution de 300 µm à 1 mm (correspondant
au diamètre des gouttes et fonction aussi du liquide projeté et du substrat). Le dispositif expérimental
permet de suivre l’évolution des angles de contact en fonction du temps et de faire varier la
température du substrat par effet Peltier. Pour cartographier un substrat et/ou suivre l’évolution d’une
goutte, nous avons donc accès aux variables suivantes : coordonnées spatiales du point observé sur le
substrat, temps, température du substrat, volume des gouttes, nature du réactif projeté (il est possible
de mettre en place en parallèle plusieurs moyens de projection de façon à projeter différents solvants).
La figure 1 montre le suivi de l’évaporation d’une goutte de 4,5 nanolitre de PBS à différentes
salinités. Un modèle théorique, basé sur l’approximation de la lubrification permettant de
décrire l’étalement d’une goutte en présence d’évaporation en bonne concordance avec les
résultats expérimentaux, a été développé par l’ICJ. Les paramètres d’étalement et
d’évaporation ont été identifiés.
.
Figure 1 Evolution de l’angle de contact, de la hauteur et du diamètre d’une goutte projetée (volume initial 4,5
nanolitre) en fonction du temps pour différentes salinités en PBS (température du substrat : 40°C). Substrat
lame de microscope.
Dans le cadre de ce projet, notre objectif principal est d’étudier l’influence d’une onde acoustique de
surface sur une goutte d’eau. Nous pouvons décomposer l’étude des nanopompes à ondes acoustiques
en trois champs principaux d’investigation :Le but est de concevoir, réaliser et caractériser un micro-
dispositif à ondes acoustiques de Surface (Surface Acoustic Wave : SAW) capable d’engendrer le
déplacement de gouttes de liquides d’un volume variant du microlitre au nanolitre.
Le principe de génération de l’onde acoustique de surface s’appuie sur les propriétés piézoélectriques
du matériau. Le gradient de pression acoustique produit par le dispositif SAW est utilisé pour générer
un melange interne et un déplacement de goutte. Dans un premier temps, nous travaillons avec des
gouttes d’eau de quelques microlitres.
40 Vue de face
Vitesse des particules (mm/s)
35 0,5 mm
SAW
30
25
20
15
Vue de côté
10
0,5 mm
5
0
0 100 200 300 400 500 600 700
RF power (mW)
Puissance RF (mW)
SAW
250
Pas élém entaire m oyen (µm )
200
150
100
50
0
0 10 20 30 40 50 60 70
Largeur d 'im p ulsion (m s)
Si l’on considère une goutte de 2 µl ayant un angle de contact de 90°, son diamètre de contact
est d’environ 1 mm. Le pas minimum détectable est donc de l’ordre du centième du diamètre de la
goutte.
Conclusion
A travers ce projet nous avons étudié plus particulièrement la dynamique des gouttes d’eau sous
l’influence d’une onde acoustique de surface (Rayleigh). Plusieurs dispositifs ont été réalisés et la
manipulation de gouttes a été clairement démontrée. L’ensemble des paramètres liés à la mobilité a été
analysé en fonction des grandeurs expérimentales, viscosité, tension sur le dispositif, fréquence de
pulsation, volume de la goutte, afin de contrôler le déplacement de la goutte. L’aspect des
mouvements internes a été mis en évidence par imagerie de particules d’aluminium et décris
clairement les flux engendrés.
Projet MI2F03-44
Surfaces à propriétés de mouillage
optiquement contrôlables
SURFACES A PROPRIETES DE MOUILLAGE OPTIQUEMENT
CONTROLABLES
Coordonnateur du projet : Jean-François Bardeau
Résumé :
Dans le cadre de ce projet pluridisciplinaire, nos recherches ont nécessité de maîtriser la
synthèse de nouvelles molécules fonctionnelles, la modification et la fonctionnalisation des
surfaces et la caractérisation des propriétés de surface de systèmes auto-assemblés
fonctionnalisés d'épaisseurs nanométriques. Pour atteindre nos objectifs, nous avons fédéré les
compétences complémentaires de l'Unité de Chimie Organique Moléculaire et
Macromoléculaire (UCO2M, UMR 6011), du Laboratoire de Physique de l'Etat Condensé
(LPEC, UMR 6087) et du Laboratoire Polymères, Colloïde et Interfaces (PCI, UMR 6120). La
proximité des équipes de recherche sur le même site a bien évidemment été un atout dans le
fonctionnement global du projet au cours des deux années.
Dès le commencement du programme, nous avons défini 2 axes de recherche indépendants
que nous pouvions mener en parallèle. Ce choix stratégique, s'appuyant sur les spécificités de
chaque partenaire, a permis d'augmenter nos chances d'aboutir à la réalisation de surfaces
fonctionnalisées à propriétés de surfaces photo-contrôlables et de proposer des solutions
originales pour des applications potentielles.
Le premier axe de recherche, reposant essentiellement sur la complémentarité des
compétences entre le LPEC et PCI, a consisté à mettre en place plusieurs voies de préparation
pour permettre le greffage d’une couche moléculaire de chromophores sur la surface silicium.
Nous avons dans un premier temps étudié la possibilité de fonctionnaliser une monocouche
compacte et homogène de molécules d'OTS (octadécyltrichlorosilane) par plasma CO2 pour
permettre le post-greffage de molécules azoïques [1]. Une deuxième voie de préparation de
surface siliciée à mouillabilité photo-contrôlable a consisté à silaniser préalablement la surface
silicium par la molécule commerciale 3-(triéthoxysilil)propylisocyanate (TESPI) avant le
greffage d’un chromophore de type azobenzène (pour des raisons de stabilité des isomères dans
le temps) [2]. Dans cette deuxième étape, nous avons choisi de synthétiser un nouveau composé
azoïque (le 4-azobenzene-phénéthylalcool – ABOH) que nous avons greffé sur le silicium
préalablement silanisé (figure 1).
(a)
(b)
Angles de
contact 69°(±2) 62°(±2) 69°(±2) 7°
avec l’eau
Tableau 1 : Variation d'angle de contact sous irradiation.
Le second axe de recherche, reposant sur une collaboration étroite entre le LPEC et
l'UCO2M, a consisté à étudier la possibilité de synthétiser de nouvelles molécules
fonctionnelles permettant le greffage spécifique de molécules actives sur des surfaces. Nous
avons débuté nos travaux par la synthèse et la caractérisation de dérivés alkylsilanes ayant un
groupement vinyle terminal [3]. Nous avons ensuite caractérisé l’auto-assemblage de ces
molécules organiques à la surface de substrats adaptés de silicium notamment par réflectivité
de rayons X et avons étudié le greffage de molécules présentant des propriétés structurales
photo-contrôlables (notamment 4-aminoazobenzene) en mettant en place de nouvelles
conditions réactionnelles.
Nos différentes études, menées sur des surfaces siliciées, ont clairement démontré la
maîtrise de différentes voies d’élaboration de surfaces à mouillabilité photo-contrôlable. Nos
recherches actuelles visent à optimiser les différents paramètres permettant l’obtention de
variations de mouillabilité plus importantes que celles observées jusqu’ici (en modifiant en
particulier la structure du chromophore utilisé) et à étudier les transitions et les conditions
expérimentales (radiations optimales, puissance, etc…) permettant de contrôler la stabilité et la
réversibilité locale des propriétés de mouillage. Nous menons actuellement des études sur de
nouveaux types de molécules permettant d'envisager la réalisation d'architectures hybrides
organiques/inorganiques auto-assemblées de taille nanométrique à partir d'un greffage localisé
de molécules actives par l'intermédiaire d'une pointe AFM.
Références :
[1] Controlled modification of octadecyltrichlorosilane self-assembled monolayer by CO2 plasma
N. Delorme, J.-F. Bardeau, A. Bulou, F. Poncin-Epaillard
Thin Solid Films 496 (2006) 612 – 618.
[2] Azobenzene-Containing Monolayer with Photoswitchable wettability
N. Delorme, J.-F. Bardeau, A. Bulou and F. Poncin-Epaillard, Langmuir sous presse.
[3] Synthesis of model long-chain u-alkenyltrichlorosilanes and triethoxysilanes for the formation
of self-assembled monolayers
T. B. Nguyen, A.-S. Castanet, T.-H. Nguyen, K. P. P. Nguyen, J.-F. Bardeau, A. Gibaud and
J. Mortier, Tetrahedron 62 (2006) 647–651.
Projet MI2F03-45
Etude de transferts dans un microsystème :
Application à la détection des gaz
Etude de transferts dans un microsystème :
Application à la détection des gaz
Objectifs proposés
L’étude a été conduite autour d’un double objectif. Il s’est agit d’abord de mieux connaître
l’interaction entre un gaz et une paroi solide ainsi que l’influence que cette parois exerce sur la
dynamique des gaz en micro canaux. Il s’est agit aussi de concevoir et de réaliser un microsystème
destiné à la détection de polluants gazeux (O3 , CO ) présents dans le gaz qui traverse le conduit. Les
micro capteurs destinés à la détection sont des capteurs résistifs à base d’oxyde semi-conducteur
( WO3 ) insérés dans une paroi du canal. Leur fonctionnement nécessite un chauffage interne. Une
meilleure connaissance des interactions gaz/surface permet une optimisation de ce type de détection,
en fonction notamment de la température, de la nature de la surface et de la dynamique du gaz. Notre
démarche a donc relié étroitement les trois volets, théorique, numérique et expérimental.
L’étude a porté d’abord sur des micro conduits en silice, de diamètre (ou de hauteur) compris entre
5µ m et 50µ m , ce qui dans les conditions expérimentales considérées correspond à des nombres de
Knudsen (Kn) compris entre 7.0 ⋅10−3 et 0.3 . On a utilisé des écoulements de gaz non agressifs:
He, Ar , N 2 ainsi qu’un écoulement d’air qui constitue l’environnement dans lequel fonctionne le
microsystème en phase opérationnelle. On s’est intéressé à deux types d’écoulements: l’un généré par
un gradient de pression ( ∆p : 0.5 bar) dans des conditions isothermes, l’autre engendré par un
gradient de température ( ∆T : 300o C ) entretenu dans la paroi d’un conduit, long d’environ un
centimètre, alors que les pressions demeuraient identiques aux deux extrémités du canal (transpiration
thermique). Ces études ont concouru à la réalisation du démonstrateur final dont le but est la détection
de polluants dans l’environnement atmosphérique.
Nous avons montré comment les mouvements de l'embryon établissent les trajets
déterministes de certains vaisseaux, et la forme globale de l'animal, en particulier, la position
du cordon ombilical. Au départ l'embryon est un disque, comportant des rayons et des cercles
concentriques. Sous l'effet des mouvements internes au disque, la structure globale de
l'embryon est modifiée, et il adopte la forme en "tétrapode" bien connue. Ce tétrapode
possède un organe embyonnaire et un cordon ombilical, par construction.
Perspectives.
Les difficultés rencontrées pour l'introduction de la pointe de la micro-pompe dans les
tissus ont retardé la finalisation du projet in vivo. Les essais de pompage in vivo se sont avérés
peu concluants en raison d'une série de phénomènes. Plusieurs ont été surmontés, mais il reste
deux phénomènes majeurs qui ne permettent pas d'exploiter in vivo le dispositif pour l'instant.
Le premier phénomène concerne le retrait du tissu au fur et à mesure du pompage.
L'introduction de la pointe n'est pas suivi d'une cicatrisaion convenable et le flux liquide
s'échappe de l'orifice pratiqué dans le tissu, en refoulant le tissu vivant : l'embryon se détache
de la pointe. Le second phénomène réside dans la réversibilité du pompage : il faut que le
pompage soit parfaitement symétrique pour que l'embryon survive. Des essais sont en cours
qui devraient encore prendre quelques mois. Le déménagement du laboratoire de Vincent
Fleury est à l'origine de ces retards.
Projet MI2F04-04
Etude de l’effet électrorhéologique géant
par des microsystèmes fluidiques
Etude de l’effet électrorhéologique géant par des microsystèmes fluidiques
Jean-Numa FOULC 1 , Frédéric AYELA 2 , Quentin GUEGAN 1, Olivier TILLEMENT 3
1
Laboratoire d’Electrostatique et de Matériaux Diélectriques, CNRS, BP 166 - 38042 Grenoble Cedex 9
2
Centre de Recherches sur les Très Basses Températures, CNRS, BP 166 - 38042 Grenoble Cedex 9
3
Laboratoire de Physico-Chimie des Matériaux Luminescents, la Doua, 69622 Villeurbanne
4000 1
3500
0,8
3000
Contrainte (Pa)
2500 0,6
Volume (mL)
2000 E=0
0,4
1500
E = 4 kV/mm
1000
E = 3 kV/mm 0,2
E = 5 kV/mm
500
E = 2 kV/mm
0 0
0 5 10 15
0 0,2 0,4 0,6 Temps (mn)
Figure 1 Figure 2
Perspectives
Les perspectives scientifiques visent une meilleure compréhension des mécanismes de base de
l’effet ER géant (nanosuspensions) : nature de l’interaction entre particules et structuration de la
phase solide (effet de taille des particules, phénomènes interfaciaux…). Les perspectives de
valorisation concernent d’une part, l’élaboration de fluides ER très performants (contrainte seuil
> 100 kPa), densité de courant limitée (quelques 10 µA/cm2), faible viscosité en l’absence de
champ…) et d’autre part, l’utilisation de ces fluides pour le développement de nouveaux
dispositifs électrofluidiques (contrôle de l’écoulement) à échelle millimétrique ou micrométrique.
Références
[1] W. Wen, X. Huang, S. Yang, K. Lu and P. Sheng : The giant electrorheological effect in suspensions of
nanoparticles, Nature Materials 2, 727-730 (2003).
[2] C. Louis, R. Bazzi, [Link]-Gonzalez, W. Zheng, K. Lebbou, O. Tillement, B. Mercier, C. Dujardin and
P. Perriat : Synthesis and characterization of Gd2O3:Eu3+ phosphor nanoparticles by a sol-lyophilization
technique, Journal of Solid State Chemistry 173, 335-341 (2003).
[3] P. Atten, J.-N. Foulc and P. Gonon. : Role and nature of high field conduction of the suspending liquid in
electrorheological fluids, International Journal of Modern Physics B 16, 2662-2668 (2002).
[4] Bavière and F. Ayela : Micromachined strain gauges for the determination of liquid flow friction coefficients in
microchannels, Meas. Sci. Technol. 15, 377-383 (2004).
Projet MI2F04-06
Physico-Chimie et Microfluidique : mise en
œuvre de microreacteurs sous la forme
de gouttes
Physico-Chimie et Microfluidique : Mise en œuvre de microreacteurs sous la
forme de gouttes
Galder CRISTOBAL1, Annie COLIN1, Mathieu JOANICOT1, Laurent SERVANT2, Thierry COLIN3
1
Laboratoire du Futur (LOF, Laboratoire Mixte Rhodia-CNRS FRE 2771)
2
Laboratoire de Physico Chimie Moléculaire LPCM (UMR 5803 CNRS)
3
Laboratoire Mathématiques Appliquées de Bordeaux (UMR 5466 CNRS)
Notre projet a visé à développer des méthodes basées sur la microfluidique pour caractériser la
cinétique de réactions chimiques. Nous avons développé une approche originale reposant sur le couplage
d’un dispositif microfluidique dans lequel une réaction chimique a lieu, avec une méthode spectroscopique
permettant une détection locale et sélective des espèces réagissantes : la microscopie Raman Confocale
(MRC), qui permet l’enregistrement de spectres à l’échelle du microncube. Notre approche consiste à mettre
en contact les réactifs au sein de gouttes liquides de taille micrométrique, prenant naissance dans des fluides
en mouvement au sein des microcanaux (procédé d’émulsification). Ces gouttes, mobiles, jouent le rôle de
microréacteurs, dont on étudie la composition et l’évolution des concentrations en réactifs et produits dans le
temps, grâce à une mesure spectroscopique locale. Pour cela, une fois que les fluides en mouvement ont
atteint leur régime stationnaire, la composition des gouttes est analysée en fonction de leur distance à leur
lieu de formation, la variable d’espace étant transformée en variable temps par la stationnarité de
l’écoulement. Nous avons ainsi eu accès à des cinétiques très rapides de l’ordre d’un dizième de
milliseconde.
Ismagilov et al. ont démontré qu’il était possible de confiner des flux de solutions circulant initialement
dans un microcanal, à l’intérieur de goutelettes formées à l’issue d’un processus d’émulsification. En
s’arrangeant pour que les flux de liquide (réactifs) circulent sans être en contact, il est possible que les
réactifs ne se rencontrent et ne se mélangent qu’à partir du moment où la goutte se forme. Pour un débit
stationnaire donné de gouttes circulant à vitesse U, chaque position X dans le canal correspond à un temps
de résidence unique, caractéristique d’un instant t de l’évolution de la réaction chimique, donné par t=X/U.
D’autre part, la microscopie Raman confocale permet d’enregistrer des spectres Raman avec une résolution
spatiale liée à la longueur d’onde utilisée pour acquérir les spectres. Compte tenu du montage confocal et de
l’utilisation de lasers émettant dans le visible, il est possible d’enregistrer des spectres de volumes de l’ordre
du microncube.
Plusieurs expériences modèles ont été conduites en utilisant comme phases aqueuses des solutions
décimolaires de K4Fe(CN)6 et K3Fe(CN)6 qui présentent des spectres Raman intenses et distincts (Figure
1.1). Nous avons tout d’abord étudié l’influence du faisceau laser incident sur les gouttes et l’écoulement.
Nous avons mis en évidence la mesure quantitative des espèces dissoutes au sein des gouttes sur une grande
gamme de fréquences de production de gouttes, vitesses et tailles de goutte. Nous montrons la stabilité de
l’écoulement, ainsi que l’innocuité de l’irradiation laser sur la structure de l’écoulement (Figure 1.2).
Nous avons ensuite étudié le mélange de fluides au sein de gouttes abritant deux solutions aqueuses de
composition différentes (initialement très pauvrement mélangées) lorsque celles-ci se déplacent dans un
canal rectiligne sur plusieurs centimètres. Nous avons quantifié comment la convection interne dans les
gouttes favorise le mélange de réactifs en leur sein. Pour cela, nous avons crée des gouttes qui présentent,
lors de leur formation une moitié contenant une solution de K4Fe(CN)6 et une moitié contenant une solution
de K3Fe(CN)6 , ces deux fluides étant miscibles et non réactifs. Au cours de la progression des gouttes, deux
phénomènes affectent le mélange interne: d’une part la diffusion des molécules et d’autre part la convection
interne due au fort confinement des gouttes. Nous avons suivi par microspectroscopie Raman confocale,
l’évolution du mélange de deux solutions en diverses positions au sein du canal. Pour ceci, en une position y
donnée, nous avons enregistré des spectres le long d’une ligne perpendiculaire à l’écoulement y, en plusieurs
points équidistants (20 points équidistants, canal de 100 µm de large : un spectre tous les 5µm). Il nous a
alors été possible de reconstituer les profils de concentration des deux espèces Fe(CN)64+ et Fe(CN)63+ au
sein des gouttes à partir des intensités des raies Raman caractéristiques de chaque espèce, obtenues sur les
spectres enregistrés en chaque point de la ligne. La Figure 2.1 résume l’évolution des concentrations de
Fe(CN)64- et Fe(CN)63- dans les gouttes en fonction de leur position dans le canal. Les profils représentés par
des lignes continues sont obtenus théoriquement dans le cas d’un co-écoulement linéaire où le mélange
serait causé par la diffusion. Ces résultats démontrent qu’aux premiers instants postérieurs à la formation des
gouttes, le mélange au sein des gouttes se fait essentiellement par diffusion. Les profils théoriques obtenus
pour un co-écoulement linéaire et ceux mesurés dans les gouttes sont très comparables et presque identiques.
C’est à partir d’une certaine distance parcourue dans le canal que les deux profils deviennent sensiblement
différents: la convection interne aux gouttes influence et accélère fortement le mélange. Nous voyons qu’au
bout d’une distance d’environ 3cm (≈0.5s), le mélange des solutions est pratiquement homogène dans les
gouttes, ce qui est loin d’être le cas dans le cas du co-écoulement linéaire.
Figure 2: 1) Profils de concentration normalisés de Fe2(CN)64+ et Fe3(CN)63+ obtenus par microcopie Raman confocale, à
l’intérieur de gouttes, le long de directions transverses au sens de l’écoulement, en diverses position dans le
canal Les points noirs correspondent à la concentration de Fe(CN)64- et les ronds blancs à celle de
Fe(CN)63-. Les traits continus illustrent les profils de diffusions obtenus théoriquement dans le cadre d’un
co-écoulement.
2) Simulation d’un modèle hydrodynamique numérique 3-D qui couple le système de Stokes et l’équation
d’interdiffusion d’un fluide dans l’autre
Claude SAUTER1, Bernard LORBER1, Anne THEOBALD-DIETRICH1, Richard GIEGE1, Chantal KHAN-
MALEK2, Bernard GAUTHIER-MANUEL2, Gaël THUILIER2, Rosaria FERRIGNO3
1)
ARN - UPR 9002, IBMC - CNRS, Strasbourg ; 2) FEMTO-ST, Département LPMO, UMR 6174, Besançon ;
3)
LENAC, Université Claude Bernard, Lyon I.
Le premier système de cristallisation microfluidique est apparu sur le marché en 2003 (Hansen et
al., PNAS, 2002, 99, 16531-6). Il pousse la miniaturisation au-delà de ce qui était réalisable jusqu’ici
par les méthodes classiques et offre un degré de parallélisation élevé. Cependant, son utilisation se
cantonne essentiellement à l’industrie pharmaceutique du fait de son prix prohibitif.
Déroulement du projet.
La répartition des tâches au sein du projet a été la suivante: le LIPM et le FEMTO-ST ont
définis en commun le cahier des charges des dispositifs ; le FEMTO-ST a pris en charge la
réalisation des dispositifs sur des prismes de verre recouverts d’une couche chrome-or fournis
par le LIPM. Cette réalisation c’est déroulée en trois phases : la réalisation de la gravure de la
couche or-chrome par photolithographie ; le développement et l’évaluation de différentes
stratégies et la réalisation au final de la couche fluidique en technologie résine épaisse ;
l’assemblage des couches d’interface et biologiques par le LIPM et le test en imagerie SPR
des dispositifs par le LIPM et GODMAP. Ce dernier partenaire a participé aussi de manière
importante au développement bioinformatique associés au projet. Le LIPM a par ailleurs
assuré des travaux de simulation qui ont été une aide précieuse pour les choix technologiques
relatifs à la structure du dispositif et ont servi de référence aux expériences humides.
Assia Chouaia, Jacques Delairea, Serge Desportesa, Jean-Pierre Lefèvrea, Emilie Destandaua, Isabelle Leraya,
Rolland Hierlea, Marie-Caroline Julliena, Lionel Rousseaub, Patrick Poulichetb, Olivier Français c,
a
IFR d’Alembert - ENS Cachan, 61 Avenue du président Wilson, 94235 Cachan Cedex
b
Tél. : [Link].37 - Fax : [Link].54 - Email : [Link]@[Link] ELMI - Groupe ESIEE, Cité Descartes, BP
99, 2 Bd Blaise Pascal, 93162 Noisy Le Grand Cedex
Tel : (33) 01 45 92 60 91 Fax : (33) 01 45 92 66 - Email : [Link]@[Link]
c
CNAM - Physique (C 365) 2 rue Conté 75003 Paris
Tél. : [Link].37 - Fax : [Link].54 - Email : [Link]@[Link]
Introduction
Compte tenu de la demande croissante de capteurs pour l’analyse de cations métalliques dans
les secteurs environnementaux (Pb2+, Hg2+…), et pour le diagnostic médical (K+, Na+, Ca2+), la
conception et la synthèse de molécules capables de signaler la présence de ces cations suscitent
beaucoup d’intérêt. Pour de telles applications, les capteurs utilisant l’émission de fluorescence
présentent de sérieux avantages en termes de sensibilité, de sélectivité et de temps de réponse. Depuis
plusieurs années, de nombreux progrès ont été réalisés en micro et nanotechnologies. Les micro-
systèmes pour l’analyse totale (µ-TAS) se sont donc développés et apparaissent maintenant comme un
nouvel outil de la chimie analytique. Ces systèmes aux dimensions réduites présentent l’avantage de
consommer non seulement de faibles volumes d’échantillon, ce qui est important dans le cas
d’échantillons biologiques, mais aussi de faibles quantités de sonde fluorescente. Les temps et coûts
d’analyse sont ainsi réduits.
les travaux actuels ont permis de démontrer la faisabilité de la détection par fluorescence de la
complexation du potassium par une molécule sonde, le calix bodipy. Cette analyse est réalisée en
continu, dans un mélangeur passif (mélangeur à chevrons). En parallèle, et dans un souci de
miniaturiser davantage les microsystèmes, un mélangeur actif a été réalisé et testé. Les résultats
obtenus sont prometteurs en terme d’efficacité de mélange sur de courtes distances (100µm).
1) Détection du potassium
Formule du Calix-Bodipy
Ces travaux ont permis de démontrer l’utilisation de micro-systèmes analytiques en PDMS
pour la complexation et la quantification de K+ par le Calix-Bodipy dans des échantillons aqueux. Le
banc optique présente l’avantage de pouvoir exciter la fluorescence dans le canal par une LED dont le
coût est nettement inférieur à une diode laser et de pouvoir récupérer le signal d’émission avec un
faible rapport signal/bruit. Une courbe d’étalonnage de l’intensité de fluorescence en fonction de la
concentration en potassium injecté a été obtenue ; elle est en accord avec celle obtenue en cuve
2) Micromélangeur chaotique à actionnement thermique
La miniaturisation des systèmes faisant intervenir des liquides rend problématique l’obtention
de mélange. Les écoulements deviennent majoritairement laminaires et le mélange ne s’effectue que
par diffusion à l’interface entre les liquides. Une solution consiste à introduire des variations
géométriques des canaux, type chevrons, pour engendrer un mélange dit chaotique. Cette solution est
facile à implémenter et a donc dans un premier temps été retenue pour la détection du potassium.
Cependant, afin d’optimiser l’efficacité du mélange et notamment réduire les distances d’obtention du
mélange, un prototype de micromélangeur chaotique à actionnement thermique a été réalisé.
Sortie fluide
Microcanaux PDMS
Section 100 µm * 100 µm Eléments chauffants
Entrées des fluides Chrome/Or
Résistance 100 ohms
Zone de cisaillement
par activation thermique Support silicium
Principe :
Il est possible d’ajuster la fréquence de commande, la
écoulement écoulement durée et la puissance de chauffage afin de venir cisailler
laminaire chaotique l’écoulement, deux actionneurs thermiques utilisés en opposition
permettent de venir alternativement perturber l’écoulement.
sens écoulement
Conclusions
Ecoulement laminaire
Les travaux à venir concernent l’adaptation du microréacteur à la détection du plomb, de
l’aluminium dans les mélangeurs passifs, à partir de nouvelles molécules sondes.
Des développements sont en cours sur le mélangeur actif, notamment pour déterminer des
gammes d’utilisation de fréquence et optimiser son fonctionnement en fonction de la nature et du débit
des fluides, et de la nature du substrat. La caractérisation complète de l’efficacité du mélangeur se fera
par exploitation statistique des images et par microscopie confocale. Enfin, ce mélangeur sera utilisé
pour le dosage de métaux par détection par fluorescence.
Projet MI2F04-16
Des surfaces actives pour le déplacement de
fluides ou de micro-gouttes.
Des surfaces actives pour le déplacement de fluides ou de micro-gouttes.
P. Silberzan , A. Buguin, B. Ladoux, J. Malthête, P. Keller, M. H. Li
Laboratoire PCC, Institut Curie, 26 rue d’Ulm, 75248 Paris cédex 05
[Link]@[Link]
Nous avons repris le mode de fabrication des plots en élastomères de silicone (PDMS)
développé dans une étude où ils sont utilisés comme capteurs de force passifs. Ces plots sont
fabriqués par moulage suivant un protocole aujourd’hui classique permettant de reproduire les
motifs d’un « master » de Silicium usiné par RIE ou de résine épaisse SU8.
Pour actionner ces plots, nous avons mené de front les deux stratégies suggérées dans
l'introduction :
- d’une part en dopant du PDMS avec des colloïdes magnétiques : la difficulté majeure
réside ici dans la synthèse de surfactants spécifiques permettant une bonne dispersion des
colloïdes dans la matrice polymère. La finesse des structures rend cette étape nécessaire.
Toutefois, ces problèmes de démixtion ne sont pas complètement résolus et nous n’avons
pour le moment réussi à faire pénétrer les particules magnétiques que dans les structures
les plus grosses (diamètre > 10 µm). On obtient alors des piliers actionnables par un champ
magnétique par exemple en déplaçant un aimant permanent à proximité.
Références
O. du Roure, C. Dequidt, A. Richert, R. H. Austin, A. Buguin, P. Chavrier, P.
Silberzan & B. Ladoux, "Microfabricated arrays of elastomeric posts to study cellular
mechanics". Proceedings of S.P.I.E..5345, 26-34 (2004)
du Roure O., Saez A., Buguin A., Austin R. H., Chavrier P., Siberzan P., Ladoux B. :
Force mapping in epithelial cell migration, Proc Nat. Acad. Sci. USA 102, (2005), 2390
Buguin A., Chavrier P., Ladoux B., du Roure O., Saez A., Silberzan P. : Un substrat
de micropiliers pour étudier la migration cellulaire / An array of microfabricated pillars to
study cell migration, Médecine/Sciences 21, (2005), 765.
Patrick Keller, Axel Buguin, Min-Hui Li, Pascal Silberzan and Benoit Ladoux :
Micro-muscles: When artificial muscles made of nematic liquid crystal elastomers meet soft
lithography, J. Am. Chem. Soc. sous presse (2005)
Projet MI2F04-25
Analyse du transcriptome d’une seule
cellule à l’aide d’une puce microfluidique
Analyse du transcriptome d’une seule cellule
à l’aide d’une puce microfluidique
N. Bontoux1,2, Y. Chen1
L. Dauphinot , V. Studer2, M-C.Potier2, J. Rossier2
2
1
Laboratoire de Photonique et Nanostructures- CNRS, Route de Nozay, 91460 Marcoussis, France
2
Laboratoire de Neurobiologie et Diversité Cellulaire, ESPCI, 10 rue Vauquelin 75005 Paris, France.
Introduction :
Le but du projet est d’étudier le transcriptome de neurones uniques, c'est-à-dire l’ensemble des gènes
exprimés par un seul neurone dans des conditions physiologiques ou pathologiques données. Cette
étude permettra de mieux comprendre les interactions des différents types de neurones dans les
réseaux neuronaux et pourra amener à définir de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles [1,2,3].
Des protocoles biologiques ont récemment été développés pour l’analyse du transcriptome d'un
neurone unique [4] ou de très faibles quantités de matériel [5]. Par ailleurs, grâce au développement
des puces à ADN, il est aujourd’hui possible d’étudier l’expression de milliers de gènes en parallèle.
Cependant, les techniques actuelles ne permettent pas de mener ces études à l’échelle d’une cellule
unique sans amplifier de manière très importante le matériel de départ (l’information génétique est
contenue dans quelques picolitres).
Le développement des dispositifs microfluidiques ouvre, quant à lui, de nouvelles perspectives pour la
biologie. L’outil microfluidique permet de manipuler de très faibles volumes et ainsi de se placer à
l’échelle de la cellule unique. De plus, l’intégration de plusieurs entités réactionnelles et la
parallélisation des réactions sur une même puce microfluidique permet de réaliser plusieurs
expériences simultanément tout en réduisant les risques de contamination par du matériel exogène.
Nous avons effectué dans un dispositif microfluidique une des étapes clés du protocole d’analyse du
transcriptome : la reverse-transcription (RT) des ARNm en ADNc. Nous avons ainsi pu montrer qu’en
utilisant un dispositif microfluidique, toutes les tailles d’ARNm peuvent être reverse-transcrites alors
que seuls les ARNm courts sont reverse-transcrits lorsque la réaction est effectuée en tube.
Expériences :
Les dispositifs microfluidiques ont été fabriqués en poly(dimethylsiloxane), PDMS, par lithographie
molle [6] et ont été collés sur des lames de verre après exposition au plasma. Ces dispositifs sont
composés de deux niveaux de canaux : les canaux fluidiques sont en noir et les canaux de contrôle en
gris. Les canaux de contrôle, qui sont contrôlés par une source de pression, sont utilisés comme
vannes. Notre dispositif est un dispositif de type mélangeur [7]: quand les vannes 1, 2, 3, 4 et 5 sont
fermées, une actuation périodique des vannes 6, 7 et 8 induit un mouvement de pompage du liquide
dans l’anneau.
Pour chaque dispositif, le volume réactionnel était de 7nL (figure 1). La température dans le dispositif
était contrôlée à l’aide d’un thermocycleur à bloc plat.
D A 1
8
2
7 3
6
4 B
5
Les RT ont toutes été effectuées selon le protocole de TS-PCR [5], soit en tube 20mn à 37°C, soit dans
des dispositifs microfluidiques de type mélangeur. Nous avons utilisé une solution stock d’ARN total
purifié de cerveau de souris que nous avons diluée afin d’avoir 10pg d’ARN total dans notre volume
réactionnel : 10pg dans 7nL pour les RT effectuées dans un dispositif microfluidique et 10pg dans
10µL pour les RT effectuées en tube. Cette quantité d’ARN (10pg) est du même ordre de grandeur que
la quantité d’ARN contenue dans une cellule unique.
Les quantités d’ARN de départ étant très faibles, une étape d’amplification par PCR était nécessaire
pour pouvoir analyser les résultats. Après RT, les ADNc ont été récupérés hors du système
microfluidique par rinçage avec de l’eau puis amplifiés au cours de 40 cycles de TS-PCR [5], en tube
dans une machine PCR conventionnelle. Ils ont ensuite été séparés par électrophorèse sur gel
d’agarose (figure 3).
Figure2: Schéma d’une expérience effectuée dans
un dispositif microfluidique.
A. Remplissage du dispositif. Le dispositif est
maintenu à 1°C.
B. Réaction. Le dispositif est chauffé à 37°C. Le
mélange est effectué par pompage péristaltique
(vannes 6, 7, 8) dans l’anneau.
C. Le dispositif est refroidi à 1°C. L’anneau est
rincé avec 7µL d’eau RNAse free et l’échantillon
est collecté en D.
Résultats et discussion :
Comme le montre la figure 3, à l’échelle de la cellule unique (i.e. sur 10pg d’ARN total), seuls les
ARNm courts (taille inférieure à 700bp) sont reverse transcrits et amplifiés lorsque la RT est effectuée
en tube (ligne 3) alors que tous les ARNm (de 100bp à 6kb), peuvent être reverse transcrits et
amplifiés lorsque la RT est effectuée dans un dispositif microfluidique (ligne 4). Par ailleurs,
l’utilisation d’un dispositif microfluidique permet de réduire de manière importante le temps de
réaction (quelques minutes au lieu de plusieurs heures). Effectuer l’étape de RT dans un dispositif
microfluidique rend donc possible l’analyse du transcriptome à l’échelle de la cellule unique.
Conclusion :
L’utilisation de microsystèmes pour l’analyse de l’ARN, ou de l’ADN, présente de nombreux
avantages en terme de sensibilité, d’intégration, de réduction du temps et des coûts [8, 9, 10,11]. Nos
travaux démontrent que de tels dispositifs rendent aussi possible l’analyse du transcriptome à l’échelle
de la cellule unique. Nous souhaitons donc intégrer dans un dispositif microfluidique toutes les étapes
allant de l’extraction de l’ARN à l’analyse de l’expression des gènes. Ce dispositif pourra être un outil
très sensible d’analyse du transcriptome d’une cellule unique.
Références :
[1] B. Lambolez et al, Neuron 9 (1992).
[2] B. Cauli et al, PNAS 97 (2000).
[3] M.-C. Potier et al, « Microarrays for the Neurosciences : an essential guide.» MIT Press, 237-254 (2002).
[4] I. Tietjen et al, Neuron 38 (2003)
[5] L. Petalidis et al, Nucleic Acids Res. 31 (2003)
[6] M.A. Unger et al, Science 288 (2000)
[7] J. Liu et al, Electrophoresis 23 (2002)
[8] P.J. Obeid et al, Anal. Chem. 75 (2003)
[9] J. Liu et al, Anal. Chem. 75 (2003)
[10] E.T. Lagally et al, [Link]. 73 (2001)
[11] JW Hong et al, Nat. Biotechnol. 22 (2004)
Projet MI2F04-26
Micromélangeur à advection chaotique
Pour l’hybridation des biopuces
MICROMELANGEUR A ADVECTION CHAOTIQUE
POUR L’HYBRIDATION DES BIOPUCES
1. Objectifs du projet
Notre objectif est de résoudre l’un des problèmes clefs relatifs à la mise en oeuvre des puces à
ADN : la phase d'hybridation, qui constitue un verrou technologique. A l'heure actuelle, cette
opération est effectuée le plus souvent manuellement : typiquement, la solution contenant les cibles à
analyser est déposée en sandwich entre la puce et une lamelle de microscope. En l'absence d’agitation,
l'hybridation est gouvernée par le processus de diffusion moléculaire des cibles vers les sondes
disposées sur le substrat de la puce. Compte tenu des faibles valeurs du coefficient de diffusivité
moléculaire, le temps caractéristique d'hybridation est prohibitif. Dans le cas des faibles concentrations
de cibles, le temps nécessaire à la diffusion (des jours) excède largement le temps d’hybridation
« pratique » d’une biopuce (une heure à une nuit) : ce problème est connu des biologistes mais n’a pas
encore de solution pratique à un coût raisonnable.
Nous développons une méthode simple, peu coûteuse, compatible pour la 1ère génération avec
un format courant de puces à ADN (lame de microscope) qui permet d’assurer par construction que
toutes les molécules cibles sont en contact de manière équivalente avec l’ensemble des plots de la
puce. La stratégie choisie consiste à faire appel à un processus d’advection chaotique en procédant à
des phases d’étirement/repliement de fluide. La solution étudiée, constituée de composants discrets,
consiste à disposer plusieurs entrées et sorties de fluide avec des boucles de circulation actionnées par
des micropompes. Nous espérons ainsi améliorer l’homogénéité surfacique de la réponse des
puces (ce qui correspond au principe même d’une puce à ADN), accélérer l’hybridation et
accroître la sensibilité des dispositifs. Les protocoles d’hybridation seront ainsi fiabilisées.
2. Etude théorique, modélisation et validation expérimentale avec une maquette à l’échelle 1:10
Nous avons étudié un microréacteur fluidique « presque » plan, en milieu liquide, avec un
facteur de forme de 100 à 1000. Celui-ci présente un grand intérêt par rapport aux microcanaux et
gouttes : d’une part, même si le volume mis en œuvre est peu important, les pertes de charge sont
très faibles, ce qui constitue un facteur favorable au bon fonctionnement du dispositif et à sa
miniaturisation ; d’autre part, le principe du dispositif permettra d’assurer une totale compatibilité avec
le format lame de microscope. Aux échelles considérées, compte tenu des débits, l'écoulement est
laminaire de la classe des écoulements rampants (« creeping flows »). L'idée centrale est de chercher à
atteindre un régime dit d'advection chaotique (d'après H. Aref, J. Fluid Mech. 143, 1984). La solution
utilisée repose sur des écoulements de type « puits-sources » (cf. figure 1), obtenus par quatre trous
d’injection/extraction disposés sur la partie supérieure de la chambre d’hybridation. Un seul puits et
une seule source en opposition fonctionnent à chaque instant en « duo », les quatre puits/sources
(chaque trou pouvant devenir puits ou source) ne fonctionnant jamais tous en même temps. Dans un 1er
protocole où le mouvement du fluide est produit par des seringues, chaque trou est alternativement un
puits pendant une durée de temps de T/4, le trou en opposition jouant le rôle de source ; T est alors la
période caractéristique du protocole. Dans un 2ème protocole où le fluide est mis en mouvement par des
micropompes extérieures, deux trous jouent alternativement le rôle de puits pendant T/2, et les trous en
opposition le rôle de source. Les trajectoires de particules déterminées par simulation numérique ont
permis de mettre en évidence la plus grande efficacité du 2ème protocole. Ces résultats ont été
confirmés par une analyse expérimentale qualitative menée sur une maquette à l’échelle 10:1, qui
repose sur des visualisations par fluorescence induite par laser du mélange d'une goutte de rhodamine.
On montre ci-dessous un exemple de comparaison numérique-expérience particulièrement illustratif,
puisqu'il s'agit d'une valeur de période où, pour le 1er protocole, une zone régulière est présente et peut
être mise en évidence par les approches numériques et expérimentales. Ce travail a fait l’objet d’une
publication (F. Raynal et al, Physics of Fluids, 2004).
Figure 1 Principe du micromélangeur à advection chaotique. A gauche, protocole à 4 seringues ; à droite, protocole avec deux pompes.
Figure 2 Comparaison expérience (en haut) et simulation (en bas) avec des paramètres défavorables au mélange.
4. Conclusion
Le dispositif expérimental de la figure 4 a été testé avec succès : il a été montré de manière
qualitative que la réponse des puces est homogénéisée. Il nous reste à quantifier le gain en
homogénéité, ce qui nécessitera un effort expérimental important, dans la mesure où il faut analyser la
réponse aux forts et aux faibles signaux (fonction de la quantité de cibles) avec des puces à ADN
modèles parfaitement caractérisées par ailleurs. Par ailleurs, nous savons que pour accroître encore la
sensibilité du dispositif, il conviendrait de réduire le volume d’hybridation et donc de développer un
système microfluidique intégrant la puce à ADN, les micropompes et les canaux. Nous commençons à
étudier cette question pour des projets liés au diagnostic par puce à ADN : l’on pourrait alors
s’affranchir du format « lame de microscope » à condition d’envisager des microsystèmes jetables. De
manière générale l’intégration dans les systèmes microfluidiques de microréacteurs plans (en
complément des canaux) pourrait s’avérer judicieuse pour nombre d’applications (filtrage, marquage,
etc.).
Projet MI2F03-44
Surfaces à propriétés de mouillage
optiquement contrôlables
Dynamique de cellules et objets biomimétiques en géométrie confinée.
Pierre Bongrand , Annie Viallat
Adhésion et inflammation, U600 INSERM UMR 6212 -Luminy Marseille
Roberto Calemzuk,Thierry Livache, Brigitte Pépin-Donat, Emmanuel Suraniti
SPrAM, UMR 5819, CNRS, Université Joseph Fourier, CEA-Grenoble
Le projet vise à comprendre la dynamique (vitesses, forces, interaction aux parois de cellules
et de biocolloïdes artificiels (particules rigides, vésicules lipidiques) lors de leur mise en
mouvement par un écoulement ou un gradient d’adhésion dans des situations de confinement
d’intérêt physiologique ou biotechnogique. On étudie les modalités des interactions
moléculaires des objets avec les parois et le couplage entre propriétés d’adhésion et de
déformation des objets et contraintes externes induites par le confinement et l’écoulement. On
étudie le comportement de cellules et modèles cellulaires lors du passage dans des canaux
divergents ou convergents), lors de la traversée de constrictions et en présence d’obstacles.
Figure 3. lignes de courant du fluide au passage de constricitions imagées par les traces de passages
de billes de latex (2 microns) Les points lumineux sont des billes de 10µm, plus grosses, qui
adhèrent sur le PDMS.
Les travaux sur les cellules commencent à Marseille en janvier 2006, parallèlement avec les
travaux portant sur les vésicules. Il concerneront notamment le comportement dans des
géométries alvéolaires de globules blancs.
Perspectives La caractérisation des images obtenus par SPR des vésicules en adhésion spécifique
sera poursuivie sur les interactions nickel-histidine et ADN-ADN (hybridation). En particulier la
multiplicité des séquences disponibles dans les oligonucléotides d’ADN ouvre la possibilité de
fabriquer une puce à vésicules en utilisant la spécificité de l’hybridation pour l’adressage spatial.
Le passage ou blocage de cellules (leucocytes) et vésicules viscoélastiques dans des microcanaux
structurés modélisant les capillaires pulmonaires débute actuellement
Pour analyser avec précision les phénomènes actifs intracellulaires, nous associerons des
techniques d'imagerie de fluorescence utilisant les méthodes de marquage des cellules vivantes
(protéines de fusion GFP, sondes calciques).
Projet MI2F04-29
Ferrofluides pour le développement d'un
Lab-on-Chip dans le domaine du diagnostic
biomédical
Ferrofluides pour le développement d'un Lab-on-Chip dans le domaine du
diagnostic biomédical
[Link], J.-[Link], [Link], [Link], [Link], [Link], [Link]ère
MSC, UMR 7057, Université Paris 7
[Link], [Link], [Link], [Link], [Link]
LI2C, UMR 7612, Université Paris VI
[Link]
PCT, UMR 7083, ESPCI
Notre projet vise au développement d'un Lab-on-Chip utilisant les propriétés magnéto-optiques de
nanoparticules magnétiques pour la détection d'accrochage de type antigène-anticorps. Dans le cadre de ce
projet se posent de nombreux problèmes : en plus des aspects biophysique (accrochage d'antigènes sur les
nanoparticules) et chimique (synthèse des nanoparticules), nous avons développé des microcanaux avec
champ magnétique local intégré, et étudié l'écoulement de fluides miscibles sous champ magnétique, ce qui
ouvre d'autre part des pistes de recherche intéressantes.
(a)
i i
i ferro- (a) F∝grad h ferro- (b)
fluide fluide
i
8h
i
i eau eau
F∝grad h
(2) Au contraire à champ plus faible et plus fort débit, nous observons un raidissement du front de diffusion
sous champ magnétique. Pour caractériser cet effet nous avons déterminé une largeur caractéristique δ du
"cône de diffusion". La concentration en ferrofluide est obtenue via la loi de Beer-Lambert I = I 0e −κc qui relie
l'intensité lumineuse détectée I à la concentration c. La variation de la concentration selon la dimension
transverse est ajustée par une fonction erreur, ce qui conduit à la détermination d'une longueur
caractéristique δ. En régime diffusif δ ∝ Dz U avec D le coefficient de diffusion, z la direction de
l'écoulement, U la vitesse moyenne.
Or sous champ magnétique, nous avons observé que la largeur caractéristique δ varie comme (z/U) , avec
α
un exposant α qui dépend du champ H (fig.4). Lorsque H=0, l'exposant est égal à ½, puis diminue lorsque
l'intensité du champ augmente, ce qui traduit bien le raidissement du front de diffusion observé.
L'apparition d'un régime sous-diffusif pourrait être dû à un effet microscopique – sous champ magnétique le
coefficient de diffusion effectif deviendrait anisotrope – ou plus macroscopique – couplage du champ
magnétique avec l' "effet papillon" qui décrit la dépendance du cône de diffusion avec la hauteur du canal.
ferrofluide
H
eau
1. Objectifs.
Le silicium poreux (Si-poreux) est potentiellement intéressant en microfluidique du fait de sa morphologie ajustable (taille
des pores) en fonction de ses paramètres de fabrication, de sa très grande surface spécifique (jusqu’à 600 m2/cm3) et de la
possibilité de traiter sa surface (greffage moléculaire). L’objectif principal de ce projet est de réaliser une étude
microfluidique inédite sur des dispositifs intégrant du Si poreux en fonction de sa morphologie et de sa chimie de surface :
mesures de perméabilité et d’angles de contact. La validation expérimentale de modèles physiques d’écoulements pour des
micro-canaux ou des membranes nanostructurées doit permettre d’optimiser l’efficacité des laboratoires sur puce (débit,
géométrie, etc.). Le deuxième objectif est de montrer l’intérêt du silicium poreux pour les nano-bio-technologies en
fonctionnalisant la surface du Si poreux dans les micro-canaux pour permettre le greffage d’anticorps et réaliser des
dispositifs de tri/séparation par (électro)-chromatographie d’affinité. L’application visée est l’intégration du silicium poreux
pour le développement d’un Lab-on-a-Chip démonstrateur comportant une partie séparation et une partie détection optique
intégrée à la puce, ainsi que la validation de ce composant pour la séparation et la détection des quelques protéines modèles.
- Détermination de la perméabilité du silicium poreux par caractérisation microfluidique, avec une optimisation du banc de
mesure fluidique dans la gamme de mesure de quelques µL/h jusqu’à plusieurs dizaines de µL/h, en appliquant une pression
comprise entre 0 et 3,5 bars.
- Etude de l’impact de la nanostructuration du silicium sur l’interaction à l’interface «Si nanostructuré / fluide » et sur le
transport du fluide
Evolution du produit Q.η d’éthanol en fonction de la pression Evolution de l’angle de contact statique sur silicium poreux
appliquée à 2 membranes distinctes. La valeur expérimentale de et du produit débit x viscosité dynamique d’une solution
la perméabilité du silicium poreux est de l’ordre de 10-18 m2. contenant différentes proportions d’éthanol dans l’eau à
travers la membrane poreuse M1.
Silicium
2.3. Fonctionnalisation de poreux
La détection optique est directement intégrée sur la puce par création de guides d’onde
[2] Emeline Méry, Christophe Malhaire, Vladimir Lysenko et Daniel Barbier. Etude de la perméabilité du silicium poreux nanostructuré par mesures de micro écoulements liquides. Actes du Congrès
Français de Mécanique, 29 Août -2 Sept. 2005, Troyes (France).
[3] Emeline Méry. Intégration du silicium nano structuré dans les dispositifs micro fluidiques - Application aux Lab-On-A-Chip, Communication affichée, Ecole d’été CNRS : Microfluidics and Bionalysis, 4
– 16 Oct. 2004, Cargèse (Corse).
[4] [Link], Lab-on-Chip Microsystems for cancer diagnostics and for monitoring of cancer therapy, invited, submitted and accepted for a journal of Elsevier.
[5] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link], A novel concept of the integrated fluorescence detection system and its application in a lab-on-a-chip microdevice , Sensors and
Actuators B, (submitted).
[6] [Link], [Link], L.L. Boum, A. Bouchard, Y. Chevelot, S.K. Krawczyk, Integrated microfluidic-microoptical detection systems fabricated by dry etching of soda-lime glass», Sensors and
Actuators B, (submitted).
[7] [Link], [Link], [Link], [Link], A novel concept of the fabrication of lab-on-a-chip devices featuring integrated detection optics, Nanobiotechnology 3, 7-8 juin 2005, Nice,
([Link]).
[8] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link], The studies on the performance of the lab-on-a-chip devices featuring integrated optical detection system, Nanobiotechnology 3, 7-8 juin
Secrétariat :
Sandrine PYON
32 avenue de l’Observatoire
25044 Besançon Cedex
PIRmi2flu@[Link] / [Link]@[Link]
Tél. 03 81 85 39 97 / Fax. 03 81 85 39 98