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3ème Journée Nano-Microfluidique 2026

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3ème Journée

Nano- Microfluidique
&
Microsystèmes fluidiques

lundi 30 janvier 2006

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - 1, rue Descartes 75005 PARIS


W
Amphithéâtre POINCARÉ
Sommaire
Introduction

Communications invitées

Programme

Présentation des projets

Résumés des projets

Photos en couverture :

1) Nébulisation d’une goutte d’eau par l’intermédiaire d’une poutre en vibration.

2) Ejection de goutte en utilisant des ondes acoustiques de surface (Surface Acoustic Wave).
Les progrès technologiques thèmes déjà développés ou de
substantiels accomplis dans le projets émergeants de la nano-
domaine de la miniaturisation microfluidique allant de la
engendrent de véritables révolutions, modélisation, des matériaux, des
en particulier dans le domaine des micro-technologies et des
sciences du vivant et de leurs nanotechnologies jusqu’aux
applications à la santé, ainsi qu’en microsystèmes applicatifs simples
génie des procédés et en chimie. (composants) ou complexes
La nanofluidique est aussi un (microsystèmes intégrés et
domaine d’avenir pour de automatisés) pour la biologie, le
nombreuses applications nano- médical, la chimie, le génie des
systèmes dédiées aux sciences procédés...
chimiques, biologiques et des futurs La journée fera l’objet d’un bilan des
systèmes essentiels pour les sciences recherches faites en France et de
de la vie. présentations scientifiques
C’est l’une des clés de la complexité innovantes par des scientifiques de
des nano- systèmes combinant réputation internationale
fluides et solides pour plusieurs Les deux premières journées en
décennies. Décembre 2004 (au CNRS à Paris) et
Les objectifs de la journée sont de en Décembre 2005 (au LAAS à
rassembler les chercheurs et Toulouse) avaient réuni 160 et 150
ingénieurs du domaine et des personnes, chercheurs et ingénieurs
domaines d’application autour de de l’industrie.

Communications invitées

Victor SANCHEZ
Directeur Scientifique CNRS
Daniel HAUDEN
Directeur du programme
Anne-Marie GUE
Responsable du Réseau
Martin GIJS
Professeur à l’EPFL Suisse
Andrew GRIFFITHS
Professeur ISIS-ULP, Strasbourg
Howard.A STONE
Professeur à Harward University Mass USA
Jean-Jacques GAGNEPAIN
Directeur de la Technologie au MESR-
Président de l’ANR
PROGRAMME
à partir de 8 : 30
Accueil des participants

9 : 00 - 9 : 15
Ouverture de la journée Victor SANCHEZ
Directeur Scientifique
CNRS
9 : 15 - 10 : 00
Bilan des deux premières années et perspectives Daniel HAUDEN
Directeur du programme
10 : 00 - 10 : 20
Activités du Réseau « Microfluidique » Anne-Marie GUE
Directeur du Réseau
10 : 20 – 10 : 40
Pause Café - Posters

10 : 40 – 12 : 30
Présentation en 4 minutes de chaque poster des
projets labellisés en 2003 et en 2004

12 : 30 – 13 : 15
Session Posters (Hall de la poule)

13 : 00 – 14 : 30
Déjeuner (Hall de la poule)

14 : 40 – 15 : 20
Magnetic particules as mobile substrates on Martin GIJS
Microfluidic chips Professeur à l’EPFL
Suisse
15 : 20 – 16 : 00
Microgouttelettes comme microréacteurs en Andrew GRIFFITHS
systèmes microfluidiques pour le criblage haut Professeur ISIS-ULP,
débit (HTS) et évolution dirigée d’enzymes Strasbourg

16 : 00 – 16 : 40
Pause Café - Posters

16 : 40 – 17 : 20
New tools in the microfluidic toolbox :(I) colloidal Howard.A STONE
armor and (II) a cellular-scale differential Professeur à Harward
manometer. University Mass. USA

17 : 20 – 17 : 45
Conclusion de la journée Jean-Jacques GAGNEPAIN
Directeur de la
Technologie au MESR-
Président de l’ANR
PRÉSENTATION DES PROJETS

16 Projets soutenus en 2003 . . .

MI2F03-03 BUCHAILLOT [Link]@[Link]


Réseau micro et nano fluidique
tridimensionnel à contractions pariétales Lionel
séquentielles

MI2F03-06 BERTRAND [Link]@[Link]


Diagnostic biologique magnétique en canal
microfluidique Emanuel

MI2F03-07 Contrôle des écoulements microfluidiques BAROUD Charles baroud@[Link]


diphasiques et fabrication de micro-gouttes par
interaction laser-interface

MI2F03-09 BONN Daniel bonn@[Link]


Mélange par turbulence élastique en
microfluidique
MI2F03-18 VIOVY Jean- [Link]@[Link]
"Puces microfluidiques" à ADN et à protéines,
à base de substrats nanostructurés et auto- Louis
assemblés
MI2F03-20 PRAT Marc prat@[Link]
Micro-boucle diphasique à pompage capillaire

MI2F03-23 TABELING tabeling@[Link]


Micromélangeurs chaotiques
Patrick

MI2F03-26 ROCCA Jean- rocca@[Link]


Microsystèmes séparatifs
Louis

MI2F03-27 AJDARI Armand [Link]@[Link]


Rhéologie microfluidique de fluides complexes

MI2F03-28 Puces ADN : étalement de gouttes avec POUSIN Jérome [Link]@[Link]


évaporation et mécanismes réactionnels,
modélisation Mathématique et numérique

MI2F03-37 CHARLAIX [Link]@[Link]-


Nanobulles et glissement hydrodynamique :
Elisabeth [Link]
contrôle et étude par micro et nanorhéologie
MI2F03-38 ALNOT Patrick [Link]@[Link]
Nanopompes à ondes acoustiques de surface

MI2F03-41 Diffusion d'objets fonctionnalisés en milieux confinés; rôle URBACH urbach@[Link]


des polymères téthers et de la densité de pièges greffés Vladimir
sur les parois. Réalisation d'un microsystème permettant
la caractérisation d'interactions faibles de type ligand-
récepteur; intégration complète sur MEMS

MI2F03-44 BARDEAU Jean- [Link]@univ-


Surfaces à propriétés de mouillage
François [Link]
optiquement contrôlables
MI2F03-45 MEOLANS [Link]@[Link]-
Transferts dans un microsystème : application
J. Gilbert [Link]
à la détection des gaz
FLEURY Vincent [Link]@[Link]
MI2F03-46
Ingénierie de vaisseaux sanguins à l'aide de
pompes microfluidiques
1 1 Projets soutenus en 2004 . . .

MI2F04-04 Étude de l'effet électrorhéologique géant FOULC J.N. foulc@[Link]


par des microsystèmes fluidiques

MI2F04-06 Physico-Chimie et microfluidique : Mise en CRISTOBAL Galder cristobal@[Link]


œuvre de microréacteurs sous la forme de COLIN Annie colin@[Link]
gouttes

MI2F04-10 Développement d'un dispositif SAUTER Claude [Link]@[Link]


microfluidique adapté à la cristallisation
des macromolécules biologiques

MI2F04-12 Système micro-fluidique adressé pour POMPON Denis pompon@[Link]


puces à imagerie de plasmon de surface

MI2F04-15 Microréacteurs instrumentés pour DELAIRE Jacques jdelaire@[Link]


l'analyse par fluorescence

MI2F04-16 Des surfaces actives pour le déplacement SILBERZAN Pascal pascal,silberzan@[Link]


de fluides et de micro-gouttes

MI2F04-25 Analyse du transcriptome d'une seule ROSSIER Jean [Link]@[Link]


cellule à l'aide d'une puce microfluidique

MI2F04-26 Micromélangeur à advection chaotique CABRERA Michel [Link]@[Link]


pour l'hybridation des biopuces

MI2F04-28 Dynamique de cellules et objets VIALLAT Annie [Link]@[Link]


biomimétiques en géométrie confinée

MI2F04-29 Ferrofluides pour le développement d'un DEREC Caroline derec@[Link]


Lab-on-Chip dans le domaine diagnostic
biomé

MI2F04-38 Etude des propriétés du silicium poreux et KRAWCZYK Stanislas [Link]@[Link]


son intégration dans les canaux
microfluidiques des Lab-on-a-chip pour la
séparation des bio-molécules
RÉSUMÉS DES PROJETS
Projet MI2F03-03
Réseau micro et nano fluidique
tridimensionnel à contractions pariétales
séquentielles
Réseau micro et nano fluidique tridimensionnel à contractions pariétales
séquentielles

Matthieu Gaudet, Steve Arscott, Jean-Christophe Camart,


Lionel Buchaillot, Alain Merlen, Farzam Zoueshtiagh

Thématique de cette année de travail : Conception de microcanaux voûtés utilisant la


diffraction de Sommerfeld et une étude expérimental d’un écoulement diphasique dans
un tube capillaire

Le projet repose sur l’étude et la réalisation d’un réseau de micro-canalisations


tridimensionnel associé à un mode d’actionnement qui leur confère des propriétés adaptatives
et fonctionnelles. Ce projet original aussi bien au niveau de la structure du réseau des
canalisations, de leur dimension caractéristique ainsi qu’au niveau du mode de transport,
s’inscrit dans la perspective d’une miniaturisation des microsystèmes fluidiques.
Ce projet, qui fédère les compétences en microsystèmes et microfluidique du groupe
‘Microsystème Silicium’ et ‘Microsystème Microfluidique’ de l’IEMN et s’inscrit dans le
cadre d’une collaboration avec le LML pour les aspects caractérsation des écoulements.
Les travaux réalisés cette année ont permis la mise en place d’un procédé simple de
fabrication de microcanaux. Elle a été rendue possible par la compréhension et l’utilisation à
bon escient d’un phénomène de diffraction découvert par Sommerfeld au début du XXème
siècle. Il permet la réalisation, en une unique étape de photolithographie, de microcanaux en
résine SU-8 (murs + capot). Les microcanaux réalisés ont une section de 115×15µm² pour une
longueur de 2cm. Ils ont été testés en écoulement à des pressions supérieures à 8 bars.
Une étude ultérieure portant sur l’évolution du coefficient d’absorption d’une couche épaisse
de résine placée sous rayonnement UV de longueur d’onde 365 nm a permis la mise en place
d’un modèle d’exposition de la SU-8. Ce modèle fournit le temps d’exposition d’une
épaisseur de résine. Il rend également possible la formation de membranes d’épaisseur donnée
dans une couche définie de résine SU-8.
La géométrie du microcanal réalisé dans un premier temps est, grâce à cette deuxième étude,
entièrement adaptable en vue d’applications spécifiques.
Par ailleurs le LML a entrepris une série d’expérience afin de mettre au point une technique
de séparation binaire capable de séparer ou de trier rapidement et en continu les espèces d'un
mélange de macromolécules, de particules ou encore de cellules biologiques et ceci en
l'absence de tout type de membrane de filtration ou de dialyse. Le LML, en collaboration avec
l'équipe « séparation » du laboratoire de Physique et de Mécanique des Milieux Hétérogènes,
a tout récemment réussi à créer des agrégats de particules régulièrement espacés dans un canal
microfluidique. Ce résultat ouvre la voie à des méthodes de ségrégation particulaires avec la
mise au point par l'IEMN d'un micro-système d'extraction de particules. Un tel dispositif a des
perspectives d'applications considérable dans le domaine de la santé (séparation de cellules
biologiques, fabrication et dosage des médicaments, etc.).
Projet MI2F03-07
Contrôle de micro-gouttes par interaction
laser-interface
Contrôle de micro-gouttes par interaction
laser-interface
Charles Baroud et Patrick Huerre
LadHyX, Ecole Polytechnique, 91128 Palaiseau, Cedex
Régis Wunenburger et Jean-Pierre Delville
CPMOH, Université Bordeaux I, 33405 Talence Cedex

Objectifs : La formation et le contrôle des gouttes microfluidiques demeure un ver-


rou technologique important. Dans un microcanal, ce contrôle c’est fait jusqu’à présent de
manière passive, simplement en utilisant la géométrie de la canalisation. Certaines tech-
niques pour contrôler le mouvement des gouttes existent, mais elles répondent à un nombre
restreint des besoins, tout en nécessitant une microfabrication spécialisée. En revanche, un
bon contrôle ouvrirait la voie à de nombreuses applications où les gouttes constitueraient
des véhicules pour le transport des réactifs.
Notre approche consiste à utiliser un faisceau laser focalisé pour arriver à ce niveau
de contrôle individuel des gouttes durant leur trajet dans les microcanaux. Ceci consiste à
les bloquer, les aiguiller, activement contrôler leur division, ou les forcer à fusionner. Ces
opérations constitueraient les briques élémentaires d’un laboratoire sur puce basé sur les
micro-gouttelettes.

Oil (a) (b) 200 µm (c)


Laser off

W Drain

Oil t=0 t=0.08 s t=0.16 s


(d) (e) (f)
Laser on

Laser t=0 t=0.11−2.1 s t=2.26 s

Fig. 1 – En l’absence de laser, des gouttes sont formées dans un canal en croix. Une fois
le laser allumé, l’interface est stoppée durant plusieurs secondes.

1
L’idée est de produire un chauffage local de l’interface entre les fluides. Le montage
expérimental consiste d’un faisceau laser qui passe à travers un objectif de microscope
pour être focalisé sur une zone de moins que 5 µm, dans le plan central d’un microcanal
fabriqué par des méthodes de lithographie souple (PDMS). Au contact entre le laser et
la surface de la goutte, celle ci est chauffée, ce qui diminue sa tension de surface. Une
contrainte agit alors sur l’interface, bloquant ainsi son avancée, comme on le voit dans la
Fig. 1 : dans la géométrie devenue classique d’un canal en croix, nous formons des gouttes
d’eau dans de l’huile de façon régulière en l’absence de forçage laser. Une fois le laser
allumé, l’interface eau-huile est tenue en place durant une période qui peut durer plusieurs
secondes, en fonction de la puissance du laser.
Applications : Cette approche amène à des applications multiples, consistant chacune
à utiliser une géométrie précise des canaux, ainsi que le forçage laser, pour arriver à un
contrôle actif des déplacements de gouttes. Ainsi, des gouttes peuvent être triées ou divisées
de façon inégale mais contrôlée, comme le montre la figure 2.

Obstacle L1 L2
Laser off

Flow
t=0 t=0.4 s t=0.9 s
Laser on

Laser
t=0 t=0.3 s t=0.8 s

Fig. 2 – En l’absence de laser, des gouttes sont divisées en deux parties égales à une
bifurcation. Le rapport des gouttes formées peut être déterminé en variant la puissance du
laser.

D’autres applications sont actuellement envisagées pour intégrer les composantes avec
des techniques optiques plus fines. En effet, les actionneurs peuvent être parallélisés, e.g.
par des techniques holographiques, pour produire un lab-on-a-chip à gouttes entièrement
actionné par un seul laser.

Références : Ce travail a abouti au dépôt d’un brevet et à un article soumis :


– Demande de brevet Français : “Circuit microfluidique à composant actif”. C.N.
Baroud, J-P. Delville, R. Wunenburger, and P. Huerre, étendue à l’international.
Soumis juillet 2004.
– Controlling a microfluidic droplet’s life-cycle using laser-induced thermo-
capillarity, C.N. Baroud, J-P. Delville, & R. Wunenburger. Soumis, Décembre 2005.

2
Projet MI2F03-20
Micro-boucles diphasiques à pompage
capillaire
Micro-boucles diphasiques à pompage capillaire
[Link]
Ce projet a pour but la réalisation de prototypes de microboucle diphasique à pompage capillaire
(µBDPC) en s’appuyant sur l’amélioration des connaissances des écoulements diphasiques liquide
vapeur avec ou sans changement de phase en micro-canaux. Une µBDPC est un système de
refroidissement à changement de phase liquide –vapeur dont la circulation du liquide est pilotée par la
capillarité.
Le prototype réalisé dans le cadre du projet est présenté ci dessous

Photo du prototype du mini boucle en aluminium. L’évaporateur possède une surface d’environ 1cm2.
La zone capillaire(évaporateur) est constituée de canaux rectangulaires parallèles de 200µm de large.
La distance entre l’évaporateur et le condenseur est d’environ 15cm.

[Link] résultats obtenus


On peut distinguer deux volets : un volet études sur microcanaux et un volet système.
2.1Etudes sur microcanaux
Les canaux utilisés en microfluidique sont très souvent de section polygonale (triangulaire, carrée,
rectangulaire,..). La présence des coins y exacerbe l’importance des effets capillaires. Ceci a conduit à
étudier spécifiquement l’effet de ces coins dans plusieurs cas, invasion d’un canal à coin par un fluide
mouillant ou au contraire un fluide non mouillant, [2], [6], évaporation / vaporisation dans un tube
capillaire de section carrée, [1], [7],[9]. La condensation en microcanal a été également étudiée mais
principalement en canal de section circulaire, [3],[4]. Sur un plan plus fondamental, une approche
mésoscopique du changement de phase a été également entreprise [5].

Les photos ci dessous illustrent quelques uns de ces travaux.

Imbibition par les coins d’un fluide


mouillant Condensation
1200
Intensité des fluctuations (U.A)

1000 Films liquides


800
dans les coins
600

400

200
Ménisque
0
0 2 4 6 8 10 12 14
principal
F ré q u e n c e s (H z )

Liquide
Répartition spectrale
des oscillations du ménisque Etude de la vaporisation dans un tube de
(vaporisation) section carrée par thermographie IR
2.2 Volet système
Coté système, un modèle numérique basé sur une approche nodale a été développé en vue de définir le
design d’un premier prototype, [8]. L’influence de la géométrie de certains composants de la boucle,
du coefficient d’échange externe du condenseur, de la conductivité thermique du substrat a notamment
été étudiée. Cette étude montre en particulier qu’il faut limiter l’échange par conduction entre
l’évaporateur et le condenseur (ce qui écarte une solution tout silicium). Par ailleurs, des aspects plus
technologiques ont été abordés notamment en qui concerne les possibilités de gravure d’un matériau
peu conducteur comme le polyimide et les problèmes de remplissage initial du système (non
introduction de gaz incondensables) en adaptant des techniques mises au point dans le cadre des
études sur les microcaloducs. A signaler également l’exploration des possibilités de mesures locales de
température de paroi par AFM (Atomic Force Microscopy). Enfin un premier prototype appelé « mini
boucle » d’une longueur de transport de 15 centimètres a été dimensionné et réalisé (cf Photo de
l’introduction) et est en cours de test, [10].

[Link]
Coté microcanaux, les études en cours se concentrent sur des situations de vaporisation en canaux de
section carrée. Outre leurs intérêts propres (rôle des films de coin, stabilité des ménisques,..), ces
études doivent permettre de mieux caractériser les échanges à l’évaporateur, ce qui constitue un
élément clé pour le design des boucles. A l’échelle système, les études se concentrent sur les essais
avec le prototype de boucle réalisé. Les résultats obtenus devront permettre de proposer un prototype
#2 plus performant.

[Link] impliqués
CETHIL-UMR 5008 ; IMFT -UMR 5502 ; IUSTI-UMR 6595 ; LAAS – UPR 8001 ; Laboratoire
d’Energétique de L’UPS ; LGC - UMR 5503 ; LGET-UMR 5003

5.Références

1. Camassel, [Link], [Link], [Link] Nasrallah, Ions transport during evaporation in capillary
tubes of polygonal cross section. Chem. Eng. Sci., 60, 815-826, (2005).
2. Geoffroy S., [Link]é, [Link] et [Link], Quasi-static liquid–air drainage in narrow
channels with variations in the gap, J. of Coll. Int. Sci. in press
3. Médéric B., P. Lavieille, M. Miscevic, Void fraction invariance property of complete condensation
flow inside a capillary glass tube, Int. J. Multiphase Flow (accepté).
4. Médéric B., M. Miscevic, V. Platel, P. Lavieille, J.L. Joly, Experimental study of flow
characteristics during condensation in narrow channels: influence of diameter channel on structure
patterns, Superlattices and Microstructures, 35:573-586, 2004.
5. Piaud, B., Blanco, S., Fournier, R. and Clifton, M.J., Energy-conserving Lattice Boltzmann
Thermal model in two dimensions, Journal of Statistical Physics (accepté).
6. Amyot O., [Link], [Link]é, [Link], Capillarity driven interface motion in a flat
triangular minichannel, Proceedings of the 2nd International Conference on Microchannels and
Minichannels, p.405 - 411, Rochester, New – York, USA, 17 – 19 Juin, 2004
7. Coquard T., [Link], [Link], Evaporation in capillary tubes of square cross section,
Proceedings of HT2005, 2005 Summer ASME Heat Transfer Conference, July 17-22, 2005, San
Fancisco, CA, USA
8. Serin V., Lavieille P., Médéric B., Miscevic M., Prat M., Joly J.L., Analyses of micro capillary
pumped loop operating conditions for chip-level temperature control, 2ème Congrès Français de
Microfluidique, µFlu’04 - 14 -16 décembre 2004 – Toulouse
9. Serin V., Lavieille P., Miscevic M., Experimental Study of Capillary Pumping During
Vaporization in a Square Cross Section Microchannel, 3rd International Conference on
Microchannels and Minichannels, paper 75054, Toronto, Canada, 2005
10. Serin V., Etude expérimentale et modélisation d'une mini boucle diphasique à pompage capillaire,
Thèse de l'Université Paul Sabatier, soutenance prévue fin 2007

Contact : Marc PRAT, prat@[Link]


Projet MI2F03-23
Micromélangeurs chaotiques
Micromélangeurs chaotiques

Rappelons les objectifs et résultats scientifiques attendus de l’étude proposée :

Nous avions deux objectifs :

O1 - Progresser dans l’analyse, le contrôle, et l’intégration du mélangeur “en croix”,


O2 - Inventer un nouveau micromélangeur chaotique, basé sur l’électroosmose.

Nous pensions que ces systèmes auront un fonctionnement robuste, et possèderont une richesse de
comportements intéressante. Il pourront constituer des briques élémentaires, versatiles et compactes,
pour des systèmes intégrés.

Plus spécifiquement, nous attendions les résultats suivants :


1 -- Mise en œuvre expérimentale du mélangeur en croix, en PDMS, et en PDMS sur verre, sous une
forme intégrable (donc avec les actionneurs intégrés);
2 - Etude expérimentale des processus de mélange, avec traceurs passifs et réactions chimiques.
3 - Analyse et interprétation des phénomènes, s’appuyant sur les outils théoriques existants, dans les
domaines du chaos et de la dispersion de traceurs.
4 - Mise en œuvre des traitements de surface pour le micromélangeur électroosmotique
5 - Mise en œuvre expérimentale, et étude du micromélangeur électroosmotique.

Enfin, la forme des résultats attendus était des publications et démonstrateurs.

Bilan :
- L’objectif O1 a été largement atteint. Le micromélangeur chaotique a été étudié, sa richesse
de comportement mise en evidence et comparée qualitativement à la théorie. Nous en avons
établi le diagramme de phase, et mis en evidence expérimentalement le phénomène de
resonance spatio-temporelle préduit numériquement et analytiquement. Cette mise en
evidence supposait un excellent controle des flux, ce que nous avons effectivement obtenu
grace à l’utilisation de vanes intégrées, suivant la technologie MSL (Multi Soft Layer
Technology).A ce jour, ce travail est le plus complet effectué sur les micromélangeurs
chaotiques
Une réaction chimique du second ordre a été introduite dans ce mélangeur, et étudiée très
qualitativement sans pouvoir dégager des concepts intéressants pour les réacteurs chimiques,.
Nous avons cependant réussi à déduire de ce travail un nouveau concept permettant d’extraire
plus rapidement des particules ou des analytes d’un mélange, en se basant sur le contraste des
coefficients de diffusion. Il s’agit d’une version “chaotique” du H Filter. Nous en avons fait
une démonstration expérimentale. Ces travaux sont décrits en détail dans la publication jointe.
Nous avons publié deux articles sur cette partie, l’un dans Proc Roy Soc A, et l’autre dans
Phys Rev E. A cela s’ajoutent diverses présentations dans des conférences internationales.
On a donc bien atteint l’objectif O1.

- L’objectif O2 n’a par contre pas été atteint. La mise en oeuvre expérimentale du système
s’est avérée plus ardue que prévu, dans un contexte où Biomis était encore dans une période
de mise en place, rendue encore un peu plus compliqué par le départ de [Link] Pioufle en 2004.
Des cellules expérimentales préliminaires ont par ailleurs montré un comportement décevant,
et ont laissé entrevoir des difficultés expérimentales : nécessité de bien maitriser les
traitements de surface (ce qui rend le prototypage rapide basé sur le PDMS inadapté),
problème crucial d’isolation des électrodes (l’isolant ne doit etre ni trop fin, ni trop épais),
complexité des phénomènes, et grande sensibilité à des phénomènes perturbateurs parasites,
comme l’électrolyse, les flux induits par différences de pression. Ainsi, C. Jullien, qui devait
prendre en charge plus particulièrement cette partie, a préféré, après quelques mois d’essais
infructueux, de se concentrer sur une collaboration avec le MMN, afin de faire progresser
plus rapidement le micromélangeur chaotique mécanique qui, lui, fonctionnait de manière
staisfaisante. Cela l’a amenée naturellement à être coauteur des articles publiés.

Articles publiés relativement à l’étude :

Travail théorique :
Spatio-temporal resonances in mixing of open viscous fluids F. Okkels, P. Tabeling [Link]. 92
(3), 038301 (2004)

Travaux expérimentaux :

- Chaotic mixing in cross-channel micromixers P. Tabeling, M. Chabert, A. Dodge, C. Jullien, F.


Okkels Phil. Trans. R. Soc. Lond A (2004) 362, 987-1000
- Spatio temporal resonances in a microfluidic system A . Dodge, A. Hountandji, [Link],
P. Tabeling Phys. Rev E 72, 1 (2005)
Projet MI2F03-26
Développement de microsystèmes d’analyse
pour des applications biologiques et
pharmaceutiques.
Développement de microsystèmes d’analyse pour des applications
biologiques et pharmaceutiques.

Coordinateur : J.-L. Rocca (rocca@[Link]), Laboratoire des Sciences Analytiques, UMR 5180, Université
Lyon I, 43 boulevard du 11 novembre 1918, 69622 Villeurbanne.

Laboratoire des Sciences Analytiques, UMR 5180, Université Lyon I


Laboratoire Environnement et Chimie Analytique, UMR 7121, ESPCI, Paris
Laboratoire de Matériaux Catalytiques et Catalyse en Chimie Organique, UMR 5618, Ecole Nationale
Supérieure de Chimie, Montpellier
Laboratoire d'Electronique, Nanotechnologies, Capteurs, EA 3780, Université Lyon I
Laboratoire de Neuropharmacologie et Neurochimie, INSERM U512, Faculté de Pharmacie, Université Lyon I

Depuis quelques années, la miniaturisation des systèmes séparatifs constitue l’un des développements
majeurs de la chimie analytique. En effet, le domaine des sciences de la séparation est continuellement
en évolution pour répondre aux exigences des analyses de plus en plus complexes qui sont demandées
aujourd’hui. La miniaturisation s’est ainsi développée dans un premier temps comme une solution aux
coûts élevés de certains réactifs chimiques ou biochimiques hautement spécialisés, ou aux tailles
extrêmement réduites de certains échantillons, surtout dans le domaine biologique ou pharmaceutique.
Mais, il s’est avéré rapidement que la miniaturisation permettait également d’accroître les
performances des méthodes analytiques en terme de potentiel de séparation, de qualité de séparation,
de durée d’analyse et par conséquent de coût d’analyse.
Les applications envisagées dans ce projet concernent des échantillons biologiques qui sont des
matrices complexes. Outre le ou les analytes à déterminer qui sont souvent à l’état de traces, comme
les neurotransmetteurs cibles d’un médicament, d’autres espèces susceptibles d’interférer lors de la
mesure peuvent être présentes et ceci, parfois, à une forte concentration. Ainsi, la mise en œuvre d'une
étape de préconcentration spécifique est capitale. Pour que cette étape soit la plus sélective possible,
une approche bioanalytique introduisant des interactions spécifiques anticorps-antigène est privilégiée.
Une fois les composés cibles extraits, ils peuvent alors être orientés vers un canal de séparation, puis
détectés in-situ par des méthodes de spectrométrie UV ou de fluorescence.
La conception et le développement de ce système nécessite de concevoir la géométrie du système,
d'optimiser les techniques de gravure des réseaux de canaux, d'immobiliser des anticorps spécifiques
des différents analytes d'intérêt dans le but de les préconcentrer, de générer les phases stationnaires
adaptées aux différents problèmes de séparation, de mettre en place des systèmes de détection optique
et enfin, de traiter l'information. En outre, ces microsystèmes seront validés pour des applications
dans le domaine de la biologie et de la pharmacologie. En conséquence, ce projet multidisciplinaire
allie des compétences dans la chimie, la physique, la biologie et la pharmacie.
Projet MI2F03-27
Rhéologie de fluides complexes en
microcanaux
Rhéologie de fluides complexes en microcanaux
G. Degré1 , S. Lerouge2 , J.B. Fournier1 , H. Willaime1 , P. Tabeling1 , A. Ajdari1
1. Laboratoire Théorie et Microfluidique, UMR 7083, ESPCI, 10 rue Vauquelin, 75005 PARIS
2. Matière et Systèmes Complexes, Université Paris 7, 2 place Jussieu 75005 PARIS

1 Objectifs
Développer une nouvelle méthode de caractérisation des écoulements de fluides complexes basée
sur l’utilisation de microcanaux de géométrie contrôlée. Mise en oeuvre d’une méthodologie et une
instrumentation microfluidique pour la caractérisation des fluides non-newtoniens.

2 Résultats
2.1 Développement expérimental : Particle Image Velocimetry (PIV)
Après avoir étudié les relations débit-pression aux bornes de capillaires nous avons voulons
caractériser plus précisément l’écoulement de fluides complexes. Nous avons développé un système
expérimental de mesure de profils de vitesse basé sur une technique de PIV (Particle Image Ve-
locimetry) pour fournir des résultats complémentaires aux mesures rhéologiques macroscopiques
habituellement effectuées sur des rhéomètres. Du fait des dimensions typiques des systèmes mi-
crofluidiques, les gammes de cisaillement pouvant être explorées sont larges. De plus, l’utilisation
de matériaux transparents (verre, PDMS, ...) permet une observation directe de l’écoulement par
différents techniques optiques (PIV, biréfringence, ...).

2.2 Validation : fluides non linéaires modèles (solution de polymères)


Le fluide d’étude est une solution rhéofluidifiante de polymères (POE) en régime semi-dilué. La
figure 1a présente plusieurs profils de vitesse mesurés dans la profondeur d’un microcanal (épais-
seur 20 µm, largeur 200 µm, longueur 2 cm) pour différentes chutes de pression imposées et pour
un même fluide.

MBAR
 MBAR
  MBAR
 MBAR



6 X ›MS










   
Z ›M

Fig. 1 – a) Profis de vitesse pour une solution de POE (Mw = 5.106 g/mol, C = 7.5 g/L), à
27o C, pour différente chutes de pression, dans un microcanal verre-PDMS (1.55 cm de long et
18 ± .05 µm de profondeur). b) Courbe d’écoulement pour 6 solutions de POE à différentes masses
molaires et concentrations. Pour chaque solution, les données sont mesurées à partir de profils de
vitesse réalisés à différentes chutes de pression. Les carrés noirs sont des mesures macroscopiques
réalisées avec une géométrie de Couette.

Résultats :
– La forme non parabolique des profils traduit la non linéarité du fluide et les phénomènes de
glissement à l’interface verre-solution sont quantifiables.
– A partir de ces profils de vitesse on peut extraire la courbe d’écoulement σ = f (γ̇). La figure
1b présente plusieurs courbes d’écoulement obtenues avec des solutions de concentrations

1
et masses molaires différentes. La rhéologie non-linéaire est en bon accord avec des mesures
macroscopiques effectuées en géométrie de Couette sur plus de deux ordres de grandeur.

2.3 Etude de fluides mal compris : solutions de surfactants


Cette partie porte sur l’étude rhéologique d’une solution de surfactants (CT AB/N aN O3 ) en
régime semi-dilué. L’existence d’un plateau à contrainte imposée dans la courbe d’écoulement sug-
gère l’existence de bandes de cisaillement. L’écoulement de cette solution est réalisé soit à débit
imposé, soit à pression imposée dans un microcanal droit de section rectangulaire. Les profils de
vitesse typiques sont présentés sur la figure 2a.

A B
IMPOSED FLOW RATE IMPOSED FLOW RATE

MACROSCOPIC RHEOLOGY

IMPOSED PRESSURE DROP


IMPOSED PRESSURE DROP

Fig. 2 – a) Profils de vitesse obtenus avec une solution de surfactants (CT AB/N aN O3 ) à pression
ou débit imposé. b) Courbes d’écoulement déduites des profils de vitesse. Le comportement global
décrit bien la forme de la courbe d’écoulement macroscopique. La position en ordonnées de la
courbe d’écoulement tirée du profil à débit imposé est arbitraire.

Résultats :
– On retrouve une structure en bande du profil de vitesse à débit imposé. Ce phénomène n’est
pas visible sur le profil à pression imposée car la gamme de cisaillement explorée se situe
dans la partie linéaire de la courbe d’écoulement.
– Un phénomène de glissement géant est visible aux interfaces solide-liquide.
– En appliquant la procédure décrite à la section précédente, on peut extraire la courbe d’écou-
lement du fluide qui met en évidence l’existence d’un plateau dont l’extension en terme de
cisaillement est en bon accord avec la courbe d’écoulement macroscopique (figure 2b).
– Différentes solutions de surfactants sont en cours d’étude (CTAB/NaSal et CTAB/NaNO3 ).
Pour chacune de ces solutions l’écoulement présente une structuration spatiale dans la lar-
geur du microcanal ainsi qu’une évolution dans le temps. Ces résultats sont à relier à des
observations similaires récemment effectuées en rhéophysique macroscopique.

3 Conclusions
– Validation du principe effectuée, démonstration de la possibilité d’obtenir des informations
complémentaires à la rhéologie macroscopique.
– Utilisation en cours pour l’étude de fluides mal compris
– Développement de dispositifs microfluidiques en verre, moins déformables à hautes pressions,
pour permettre l’étude de fluides très visqueux.

2
Projet MI2F03-28
Puces ADN: étalement de gouttes avec
évaporation et mécanismes réactionnels.
Modélisation Mathématique et numérique.
Puces ADN: étalement de gouttes avec évaporation et mécanismes
réactionnels. Modélisation Mathématique et numérique.
Laboratoires engagés dans le projet
-Laboratoire de Mathématiques Appliquées ICJ UMR
CNRS 5208. INSA de Lyon 20 avenue A. Einstein F-69620 Villeurbanne Cedex.
Laboratoire LEOM UMR
CNRS 5512. Ecole Centrale de Lyon 36 avenue de Collongue F-69134 Ecully Cedex.

Objectifs proposés :

La fabrication de biopuces exige de pouvoir fixer sur un substrat (lame de verre, silicium, etc.)
des concentrations de sondes de manière uniforme selon un réseau de plots bien définis (diamètre et
position). Un des procédés possibles de fabrication, permettant d’obtenir des puces de manière
relativement simple, consiste à projeter les gouttes contenant les sondes en solution sur un support
préalablement fonctionnalisé, afin que celles-ci puissent se fixer de manière localisée sur le substrat,
après évaporation de la solution. Ce procédé de fabrication, dénommé ex situ, parce que les sondes
sont préparées préalablement à la fabrication de la puce, est difficile à optimiser car il dépend de très
nombreux facteurs. En effet, comme le montre la figure ci-dessous :
• la forme des plots d’une puce dépend de nombreux facteurs : propriétés de mouillage du
solvant de projection, composition chimique des biomolécules sondes, état de surface du
substrat, mode de projection (volume), environnement (température, hygrométrie,…), etc.
• la figure géométrique du réseau peut être déformée par le mode de séchage des gouttes, qu’il
est difficile de contrôler.

Le LEOM a développé, depuis plusieurs années, un procédé ex situ caractérisé par une
(relativement) bonne reproductibilité en particulier en faisant le choix d’un mode de fixation des
sondes sur support solide par liaison chimique covalente ; les substrats étant fonctionnalisés par une
méthode de silanisation et d’activation très répétable, qui est d’ores et déjà à une échelle
préindustrielle. Pour améliorer encore ce procédé, il convenait de revenir à une recherche plus
fondamentale : il est bien connu en effet que la densité de fixation des sondes est liée au processus
d’évaporation du solvant. Notre objectif était d’étudier ce couplage en faisant un effort théorique
approfondi, puis de comparer les simulations avec la réalité expérimentale en développant un appareil
de mesure, un banc de nanomouillage, afin de fabriquer des gouttes des conditions physicochimiques
parfaitement contrôlées avec un volume de gouttes de l’ordre du nanolitre.
L’objectif final était de mieux comprendre le microréacteur chimique « goutte » afin d’améliorer
la qualité des puces : diamètre des plots, position, densité de greffage, etc…
2. Résultats scientifiques et techniques

Développement d’un banc de cartographie de nanomouillage

Nous nous sommes intéressés au processus d’étalement de gouttes sur support solide couplant
évaporation et mécanismes réactionnels. En effet au fil des années, le LEOM en place une filière
technologique originale pour la fabrication et la validation de puces à oligonucléotides pour le
génotypage et le diagnostic qui est basé sur la projection de réactifs avec des microélectrovannes avec
une résolution de 5 nanolitres. Ce projet a pour objet d’étudier le réacteur chimique élémentaire
mis en œuvre pendant la fabrication des biopuces : la goutte de sondes sur un substrat.
Nous avons développé un premier dispositif expérimental appelé banc de nanomouillage. Par
rapport aux goniomètres « classiques » basé sur la mesure d’angles de contact de gouttes de l’ordre du
microlitre (déposées en général avec une seringue), le principe du banc de nanomouillage consiste à
projeter une goutte (4,5 à 100 nanolitres) avec une microélectrovanne en un point donné d’un substrat,
à enregistrer les angles de contact avec une caméra CCD, puis à procéder à une cartographie de
l’énergie de surface du substrat en déplaçant celui-ci par rapport aux moyens de microprojection et à
la caméra. La surface adressée est 50 x 20 mm avec une résolution de 300 µm à 1 mm (correspondant
au diamètre des gouttes et fonction aussi du liquide projeté et du substrat). Le dispositif expérimental
permet de suivre l’évolution des angles de contact en fonction du temps et de faire varier la
température du substrat par effet Peltier. Pour cartographier un substrat et/ou suivre l’évolution d’une
goutte, nous avons donc accès aux variables suivantes : coordonnées spatiales du point observé sur le
substrat, temps, température du substrat, volume des gouttes, nature du réactif projeté (il est possible
de mettre en place en parallèle plusieurs moyens de projection de façon à projeter différents solvants).

La figure 1 montre le suivi de l’évaporation d’une goutte de 4,5 nanolitre de PBS à différentes
salinités. Un modèle théorique, basé sur l’approximation de la lubrification permettant de
décrire l’étalement d’une goutte en présence d’évaporation en bonne concordance avec les
résultats expérimentaux, a été développé par l’ICJ. Les paramètres d’étalement et
d’évaporation ont été identifiés.

.
Figure 1 Evolution de l’angle de contact, de la hauteur et du diamètre d’une goutte projetée (volume initial 4,5
nanolitre) en fonction du temps pour différentes salinités en PBS (température du substrat : 40°C). Substrat
lame de microscope.

Développement d’un banc de cartographie de picomouillage

Pour améliorer la résolution de la cartographie, nous avons développé un deuxième dispositif


expérimental appelé banc de picomouillage (cf. figure 5), qui est basé sur le même principe que le
banc précédent, mais qui est doté de 6 moyens de projection piézoélectrique avec un volume de
projection de 3 picolitres, ce qui permet des substrats avec une résolution de l’ordre de 10 à 100 µm.
Projet MI2F03-38
Nanopompes à ondes acoustiques de surface
Nanopompes à ondes acoustiques de surface
P. Alnot, B. Assouar, L. Bouvot, O. Elmazria, J.K. Krüger, L. Le Brizoual, F. Sarry, D. Beyssen *
S. Alzuaga, J. Bennès, S. Ballandras, F. Bastien, W. Daniau, J.F. Manceau**
*LERUSL et LPMIA UMR 7040 Université Henri Poincaré Faculté des Sciences
Bvd des Aiguillettes BP 239 54506 Vandoeuvre les Nancy
** FEMTO-ST/LPMO UMR 6174
32 Av. de l’Observatoire 25044 Besançon
Contact: P. ALNOT e-mail [Link]@[Link] [Link]

Dans le cadre de ce projet, notre objectif principal est d’étudier l’influence d’une onde acoustique de
surface sur une goutte d’eau. Nous pouvons décomposer l’étude des nanopompes à ondes acoustiques
en trois champs principaux d’investigation :Le but est de concevoir, réaliser et caractériser un micro-
dispositif à ondes acoustiques de Surface (Surface Acoustic Wave : SAW) capable d’engendrer le
déplacement de gouttes de liquides d’un volume variant du microlitre au nanolitre.
Le principe de génération de l’onde acoustique de surface s’appuie sur les propriétés piézoélectriques
du matériau. Le gradient de pression acoustique produit par le dispositif SAW est utilisé pour générer
un melange interne et un déplacement de goutte. Dans un premier temps, nous travaillons avec des
gouttes d’eau de quelques microlitres.

Etude des propriétés de mélangeurs.


Nous avons expérimenté l’étude de la vitesse interne du fluide en fonction de la puissance
électrique délivrée par le générateur. En excitant les transducteurs avec une tension sinusoïdale à la
fréquence appropriée, la goutte ne se déplace pas mais est le siège d’un mélange interne. La vitesse du
mélange interne de la goutte est alors dépendante de la tension appliquée sur le transducteur. La
mesures de la vitesse des particules s’effectue dans la partie haute de la goutte et est reportée sur la
figure 1. Le mélange interne à la goutte est d’autant plus vigoureux que Pampli. est grande. La figure 2
illustre (vu de face et de coté) la trajectoire des particules d’aluminium dans la goutte.

40 Vue de face
Vitesse des particules (mm/s)

35 0,5 mm
SAW
30

25

20

15
Vue de côté
10
0,5 mm
5

0
0 100 200 300 400 500 600 700
RF power (mW)
Puissance RF (mW)
SAW

Figure 1 : Vitesse des particules


d’Aluminium dans la goutte d’eau en Figure 2 : Orientations des flux internes dans la goutte
fonction de la puissance électrique subissant l’onde acoustique de surface.
délivrée par le générateur.

Etude des propriétés du déplacement des gouttes.


Certaines applications en analyse biomédicale peuvent nécessiter un déplacement contrôlé de
produits afin de les transporter vers différents points de mesure ou de réactions. En modulant le signal
d’actionnement de la goutte par un créneau, il est possible d’obtenir un déplacement pas à pas de la
goutte à chaque impulsion. A fréquence constante, le pas élémentaire peut alors être contrôlé en
modifiant le rapport cyclique du créneau. Si on conserve une largeur de créneau constante, on peut
modifier la vitesse de la goutte en jouant sur la fréquence.
En conservant la fréquence de modulation constante nous avons mesuré le pas moyen parcouru
par une goutte de 0.4 µl en fonction de la largeur d’impulsion Pour cela nous avons mesuré le nombre
d’impulsions nécessaires à la goutte pour traverser une distance fixe. Nous avons donc considéré que
chaque impulsion produisait le même déplacement. La figure 3 montre un tracé quasiment linéaire et
montre que pour des largeurs d’impulsions de quelques dizaines de millisecondes la goutte atteint
quasi-instantanément le régime permanent.
300

250
Pas élém entaire m oyen (µm )

200

150

100

50

0
0 10 20 30 40 50 60 70
Largeur d 'im p ulsion (m s)

Figure 3 : Pas élémentaire d’une goutte en fonction de la durée de l’impulsion.

Si l’on considère une goutte de 2 µl ayant un angle de contact de 90°, son diamètre de contact
est d’environ 1 mm. Le pas minimum détectable est donc de l’ordre du centième du diamètre de la
goutte.

Conclusion
A travers ce projet nous avons étudié plus particulièrement la dynamique des gouttes d’eau sous
l’influence d’une onde acoustique de surface (Rayleigh). Plusieurs dispositifs ont été réalisés et la
manipulation de gouttes a été clairement démontrée. L’ensemble des paramètres liés à la mobilité a été
analysé en fonction des grandeurs expérimentales, viscosité, tension sur le dispositif, fréquence de
pulsation, volume de la goutte, afin de contrôler le déplacement de la goutte. L’aspect des
mouvements internes a été mis en évidence par imagerie de particules d’aluminium et décris
clairement les flux engendrés.
Projet MI2F03-44
Surfaces à propriétés de mouillage
optiquement contrôlables
SURFACES A PROPRIETES DE MOUILLAGE OPTIQUEMENT
CONTROLABLES
Coordonnateur du projet : Jean-François Bardeau

Résumé :
Dans le cadre de ce projet pluridisciplinaire, nos recherches ont nécessité de maîtriser la
synthèse de nouvelles molécules fonctionnelles, la modification et la fonctionnalisation des
surfaces et la caractérisation des propriétés de surface de systèmes auto-assemblés
fonctionnalisés d'épaisseurs nanométriques. Pour atteindre nos objectifs, nous avons fédéré les
compétences complémentaires de l'Unité de Chimie Organique Moléculaire et
Macromoléculaire (UCO2M, UMR 6011), du Laboratoire de Physique de l'Etat Condensé
(LPEC, UMR 6087) et du Laboratoire Polymères, Colloïde et Interfaces (PCI, UMR 6120). La
proximité des équipes de recherche sur le même site a bien évidemment été un atout dans le
fonctionnement global du projet au cours des deux années.
Dès le commencement du programme, nous avons défini 2 axes de recherche indépendants
que nous pouvions mener en parallèle. Ce choix stratégique, s'appuyant sur les spécificités de
chaque partenaire, a permis d'augmenter nos chances d'aboutir à la réalisation de surfaces
fonctionnalisées à propriétés de surfaces photo-contrôlables et de proposer des solutions
originales pour des applications potentielles.
Le premier axe de recherche, reposant essentiellement sur la complémentarité des
compétences entre le LPEC et PCI, a consisté à mettre en place plusieurs voies de préparation
pour permettre le greffage d’une couche moléculaire de chromophores sur la surface silicium.
Nous avons dans un premier temps étudié la possibilité de fonctionnaliser une monocouche
compacte et homogène de molécules d'OTS (octadécyltrichlorosilane) par plasma CO2 pour
permettre le post-greffage de molécules azoïques [1]. Une deuxième voie de préparation de
surface siliciée à mouillabilité photo-contrôlable a consisté à silaniser préalablement la surface
silicium par la molécule commerciale 3-(triéthoxysilil)propylisocyanate (TESPI) avant le
greffage d’un chromophore de type azobenzène (pour des raisons de stabilité des isomères dans
le temps) [2]. Dans cette deuxième étape, nous avons choisi de synthétiser un nouveau composé
azoïque (le 4-azobenzene-phénéthylalcool – ABOH) que nous avons greffé sur le silicium
préalablement silanisé (figure 1).

(a)
(b)

Fig. 1 : (a) Formules semi-développées de la molécule de 3-(triéthoxysylil)propylisocyanate


(TESPI) et (b) de la molécule de ABOH

La variation de la mouillabilité de la surface a été étudiée en fonction de la nature de


l'irradiation. Les études effectuées (avec de l'eau) sous les irradiations UV (325 nm) et visible
(442 nm) d'un laser He-Cd ont démontré le photocontrôle et la réversibilité des propriétés de
surface du système fonctionnalisé; une variation moyenne d'angle de contact de 7° a été
mesurée (Tableau 1).
Initialement Après 10min Après 24h
∆θeau
à 325 nm dans le noir

Angles de
contact 69°(±2) 62°(±2) 69°(±2) 7°
avec l’eau
Tableau 1 : Variation d'angle de contact sous irradiation.

Le second axe de recherche, reposant sur une collaboration étroite entre le LPEC et
l'UCO2M, a consisté à étudier la possibilité de synthétiser de nouvelles molécules
fonctionnelles permettant le greffage spécifique de molécules actives sur des surfaces. Nous
avons débuté nos travaux par la synthèse et la caractérisation de dérivés alkylsilanes ayant un
groupement vinyle terminal [3]. Nous avons ensuite caractérisé l’auto-assemblage de ces
molécules organiques à la surface de substrats adaptés de silicium notamment par réflectivité
de rayons X et avons étudié le greffage de molécules présentant des propriétés structurales
photo-contrôlables (notamment 4-aminoazobenzene) en mettant en place de nouvelles
conditions réactionnelles.

Nos différentes études, menées sur des surfaces siliciées, ont clairement démontré la
maîtrise de différentes voies d’élaboration de surfaces à mouillabilité photo-contrôlable. Nos
recherches actuelles visent à optimiser les différents paramètres permettant l’obtention de
variations de mouillabilité plus importantes que celles observées jusqu’ici (en modifiant en
particulier la structure du chromophore utilisé) et à étudier les transitions et les conditions
expérimentales (radiations optimales, puissance, etc…) permettant de contrôler la stabilité et la
réversibilité locale des propriétés de mouillage. Nous menons actuellement des études sur de
nouveaux types de molécules permettant d'envisager la réalisation d'architectures hybrides
organiques/inorganiques auto-assemblées de taille nanométrique à partir d'un greffage localisé
de molécules actives par l'intermédiaire d'une pointe AFM.

Références :
[1] Controlled modification of octadecyltrichlorosilane self-assembled monolayer by CO2 plasma
N. Delorme, J.-F. Bardeau, A. Bulou, F. Poncin-Epaillard
Thin Solid Films 496 (2006) 612 – 618.
[2] Azobenzene-Containing Monolayer with Photoswitchable wettability
N. Delorme, J.-F. Bardeau, A. Bulou and F. Poncin-Epaillard, Langmuir sous presse.
[3] Synthesis of model long-chain u-alkenyltrichlorosilanes and triethoxysilanes for the formation
of self-assembled monolayers
T. B. Nguyen, A.-S. Castanet, T.-H. Nguyen, K. P. P. Nguyen, J.-F. Bardeau, A. Gibaud and
J. Mortier, Tetrahedron 62 (2006) 647–651.
Projet MI2F03-45
Etude de transferts dans un microsystème :
Application à la détection des gaz
Etude de transferts dans un microsystème :
Application à la détection des gaz

Laboratoires engagés dans le projet :


• Département Milieux Hors d’Equilibre – IUSTI UMR-CNRS 6595,
Technopôle de Château-Gombert, 5 rue [Link], 13453 Marseille, Cedex 13

• Laboratoire Matériaux et Microélectronique de Provence – L2MP UMR CNRS 6137


FST, Campus de St. Jérôme, Service 152, 13397 Marseille, Cedex 20

Objectifs proposés

L’étude a été conduite autour d’un double objectif. Il s’est agit d’abord de mieux connaître
l’interaction entre un gaz et une paroi solide ainsi que l’influence que cette parois exerce sur la
dynamique des gaz en micro canaux. Il s’est agit aussi de concevoir et de réaliser un microsystème
destiné à la détection de polluants gazeux (O3 , CO ) présents dans le gaz qui traverse le conduit. Les
micro capteurs destinés à la détection sont des capteurs résistifs à base d’oxyde semi-conducteur
( WO3 ) insérés dans une paroi du canal. Leur fonctionnement nécessite un chauffage interne. Une
meilleure connaissance des interactions gaz/surface permet une optimisation de ce type de détection,
en fonction notamment de la température, de la nature de la surface et de la dynamique du gaz. Notre
démarche a donc relié étroitement les trois volets, théorique, numérique et expérimental.

Le domaine physique de l’étude

L’étude a porté d’abord sur des micro conduits en silice, de diamètre (ou de hauteur) compris entre
5µ m et 50µ m , ce qui dans les conditions expérimentales considérées correspond à des nombres de
Knudsen (Kn) compris entre 7.0 ⋅10−3 et 0.3 . On a utilisé des écoulements de gaz non agressifs:
He, Ar , N 2 ainsi qu’un écoulement d’air qui constitue l’environnement dans lequel fonctionne le
microsystème en phase opérationnelle. On s’est intéressé à deux types d’écoulements: l’un généré par
un gradient de pression ( ∆p : 0.5 bar) dans des conditions isothermes, l’autre engendré par un
gradient de température ( ∆T : 300o C ) entretenu dans la paroi d’un conduit, long d’environ un
centimètre, alors que les pressions demeuraient identiques aux deux extrémités du canal (transpiration
thermique). Ces études ont concouru à la réalisation du démonstrateur final dont le but est la détection
de polluants dans l’environnement atmosphérique.

Les bases de l’étude et le principe de fonctionnement

Dans la gamme de Kn où l’on travaille (écoulements modérément raréfiés) on peut modéliser


l’écoulement à l’aide d’équations «continues» du premier ordre suivant le nombre de Knudsen
(Navier-Stokes) ou d’équations incluant des termes de second ordre (équations QGD).
Le domaine d’étude impose aussi l’utilisation de conditions limites «non classiques», c'est à dire des
conditions de glissement de vitesse et de saut de température à la paroi, basées sur l’interaction des
molécules gazeuses avec la surface solide.
La couche sensible de trioxyde de tungstène utilisée pour la détection des centres polluants est un semi
conducteur de type N dont les lacunes en atomes d’oxygène jouent le rôle de donneurs. Ces lacunes
ont un rôle central dans la détection puisqu’elles sont liées à la densité électronique : quand une
molécule d’ozone est détectée la chimisorption d’un ion O − , adsorbé dans un «état piège de surface»,
fait diminuer la conductance de la surface sensible. On détecte ainsi une variation de signal électrique
reliée au taux de pollution.
Enfin l’utilisation du phénomène de transpiration thermique en micro fluidique permet de déclencher
l’écoulement dans le microsystème (via l’augmentation de la vitesse de glissement) en utilisant le
gradient de température créé pour le chauffage du détecteur, sans recourir à un système onéreux et
compliqué de micro pompes ou de gaz vecteurs.

Les différentes étapes et les différentes parties du projet

1. L’étude des écoulements isothermes nous a permis de développer et de tester la modélisation et le


dispositif expérimental dans un domaine où des résultats existaient déjà; elle nous a conduits aussi à
quelques conclusions nouvelles, sur l’importance de la loi de réflexion utilisée à la paroi et sur les
valeurs expérimentales des coefficients d’accommodation des gaz. Nous avons d’ailleurs construit de
nouvelles lois de réflexion moins schématiques que la loi de Maxwell-Smoluchowski à partir
desquelles des conditions de paroi plus générales, comportant plusieurs coefficients d’accommodation
ont été obtenues.
Sur le plan expérimental la campagne de mesures de débits « isothermes » a comporté deux parties.
Dans une premier partie on a comparé les résultats d’une méthode nouvelle (basée sur la mesure de
très faibles variations de pression) aux résultats donnés par une technique de mesure de débit déjà
éprouvée (enregistrement du déplacement d’une goutte de liquide à l’aide d’une camera numérique).
Ensuite, on a étendu le domaine de mesures vers les faibles débits en utilisant la nouvelle méthode
expérimentale préalablement validée.
2. L’étude des écoulements déclenchés par gradient thermique nous a permis ensuite d’élaborer un
modèle comportant des aspects nouveaux, notamment une formulation analytique approchée des
paramètres macroscopiques du gaz et du débit massique dans les écoulements pilotés par « thermal
creep effect ». Nous sommes ainsi maintenant à même de modéliser entièrement et simplement
l’écoulement dans le microsystème détecteur.
Au préalable, l’estimation de la puissance électrique consommée (150 mW) et la prévision de débits
mesurables pour le microsystème en phase opérationnelle ( 3.6 ⋅10−12 kg /s) avaient permis de conclure
à la faisabilité d’un microsystème étalonné et de passer à la fabrication du démonstrateur.
La dernière phase de l’étude expérimentale est réalisée dans une maquette au moins partiellement
instrumentée, dont la version finale doit fonctionner comme système détecteur de la pollution par
l’ozone.
3. La réalisation du dispositif final
Parallèlement au déroulement des travaux que nous venons d’exposer, on a mis au point en différentes
étapes, une maquette complètement instrumentée (démonstrateur), utilisant la mise en oeuvre de
technologies innovantes dans le domaine de la micro électronique.
Projet MI2F03-46
Ingénierie de vaisseaux sanguins à l’aide de
pompes microfluidiques.
Ingénierie de vaisseaux sanguins à l’aide de pompes microfluidiques.
Vincent Fleury Thi-Hanh Nguyen Jean-Christophe Galas,
Laboratoire GMCM Mathieu Unbekandt Anne Pépin, Vincent Studer, Y. Chen
Université de Rennes 1 Yves Lassailly LPN,
Campus de Beaulieu Damien Garrot Route de Nozay, 91460 Marcoussis
35042 Rennes cedex Khalid Lalil
Laboratoire PMC
Ecole Polytechnique
91128 Palaiseau Cedex
Anne Eichmann,
Ferdinand Le Noble
Laboratoire de Médecine Expérimentale, Collège de France
11 Place Marcellin Berthelot 75231 Pris cedex 05

Nous présentons l'état d'avancement du projet de modification ou création de vaisseaux


sanguins à l'aide de pompes micro-fluidiques. Les progrès dans la direction des objectifs
initiaux touchent d'une part à la compréhension fine du mécanisme d'établissement des
vaisseaux sanguins sous l'effet des forces mécaniques, d'autre part à la fabrication d'un
module de pompage microfluidique, enfin à l'étude des polymères activés optiquement.
Cependant, l'objectif final que nous nous étions fixé n'a pas encore été atteint en raison
notamment du déménagement du laboratoire de Vincent Fleury à l'Université de Rennes, et de
difficultés propres au système biologique. L'objectif final reste la réalisation artificielle de
vaisseaux sanguins et des approches alternatives sont en cours d'exploration. Les travaux
menés jusqu'ici rendent de plus en plus certaine la perspective de modifier les vaisseaux à
l'aide d'instruments micromécaniques, la principale difficulté est le maintien de la pompe in
situ.

* Fabrication de la micropompe (cette partie a été effectuée principalement par le LPN,


en relation avec le PMC pour l'élaboration des schémas de principe)
La fabrication des moules consiste à structurer par lithographie classique UV des
motifs en résine sur un wafer de silicium.
Les moules des canaux de contrôle (cf. paragraphe suivant) sont obtenus en
structurant un dépôt de 50 µm d’une résine épaisse, notamment la MicroChem SU8 50. De la
même manière, les moules des canaux fluidiques (cf. paragraphe suivant) sont obtenus en
structurant des motifs dans un dépôt de 10 µm de résine Shipley SPR220. Afin d’obtenir des
canaux arrondis nécessaires au bon fonctionnement du dispositif final, un fluage de la résine
est effectué (15 min à 160°C).
Le dispositif décrit consiste donc en deux niveaux de canaux. A l’intersection d’un
canal du niveau supérieur (canal de contrôle) et d’un canal du niveau inférieur (canal
fluidique), se trouve une membrane. En appliquant une pression dans le canal de contrôle, il
est possible de fermer le canal fluidique en dessous par déformation de cette membrane.
Ainsi, trois vannes adjacentes pilotées indépendamment et actionnées l’une après l’autre
permettent donc de réaliser une pompe péristaltique.
Afin d’avoir sur le dispositif une « tête » de pompe, nous avons à une extrémité du
canal fluidique percé le PDMS à l’aide d’une pipette en verre (figure 1.). Une fois le canal
fluidique rempli (canal en rouge et pipette ), la pompe pilotée par ordinateur permet de créer
une alternance flux/reflux à l’extrémité de la pipette.
Figure 1. Schémas et
photographie du dispositif.

* Parmi les résultats concernant les vaisseaux réels, nous comptons.

L'élucidation du mécanisme de flambage élasto-plastique à l'origine de la formation


de certains vaisseaux. Nous avons montré que les vaisseaux se forment par plis pendant le
battement (modèle animal : Aurelia Aurita), et que les cellules colonisent les plis, pour
former des vaisseaux qui épousent exactement le pli. Ces modèles confortent l'ambition de
réaliser des vaisseaux par des moyens micro-mécaniques.

Nous avons observé et modélisé l'élasticité des bifurcations microfluidiques, comme


celle des vaisseaux sanguins réels. Nous avons montré que les jonctions fonctionnent comme
"sphincter" au niveau des capillaires. Lorsqu'une jonction entre tuyaux est molle, et
adaptative, l'écoulement provoque un étranglement lorsqu'il se divise, et une ouverture,
lorsqu'il se rejoint. C'est ainsi que de nombreux petits vaisseaux collatéraux des plus gros se
ferment.

Figure 2 "Effet sphincter" à une jonction molle auto-adaptative.

Nous avons montré comment les mouvements de l'embryon établissent les trajets
déterministes de certains vaisseaux, et la forme globale de l'animal, en particulier, la position
du cordon ombilical. Au départ l'embryon est un disque, comportant des rayons et des cercles
concentriques. Sous l'effet des mouvements internes au disque, la structure globale de
l'embryon est modifiée, et il adopte la forme en "tétrapode" bien connue. Ce tétrapode
possède un organe embyonnaire et un cordon ombilical, par construction.

Enfin, nous avons expliqué un des phénomènes les plus importants de la


vasculogenèse : le basculement de l'architecture vasculaire d'une organisation cis-cis (artère et
veines en série) vers une organisation cis-trans (artères et veins en parallèle). Une fois de
plus, cette "métamorphose" des vaisseaux sanguins est due au champ de contrainte, et à son
évolution au cours de la croissance. Ces modifications dynamiques des vasculatures sont
également une des difficultés de l'ingéniérie in vivo.
* Du côté des polymères activés optiquement.
Deux types de matériaux ont été élaborés, l'un à partir d'un procédé sol-gel conduisant
à une matrice 3D de silice sur laquelle sont greffés des molécules de la famille des
azobenzènes, l'autre à partir de greffage de molécules actives sur des matrices polymères de
PMMA. Une technique de microscopie en champ proche a été développée afin de pouvoir
suivre la migration de matière à l'échelle du nanomètre, tout en projetant un réseau
d'interférences lumineuses produisant la migration du matériau à l'échelle moléculaire. Le
taux d'inscription ("gravure" en relief) est trois fois plus efficace dans la matrice en PMMA.
La cinétique de variation de volume sous éclairement a été étudiée finement.
L'évolution en fonction du temps de l'amplitude a donné une saturation à environ 70 nm au
bout de 1000h d'exposition, dans le meilleur des cas. La cinétique fait aussi apparaître un
régime rapide de déformation aux temps très courts (quelques secondes, indépendant de la
polarisation).

Perspectives.
Les difficultés rencontrées pour l'introduction de la pointe de la micro-pompe dans les
tissus ont retardé la finalisation du projet in vivo. Les essais de pompage in vivo se sont avérés
peu concluants en raison d'une série de phénomènes. Plusieurs ont été surmontés, mais il reste
deux phénomènes majeurs qui ne permettent pas d'exploiter in vivo le dispositif pour l'instant.
Le premier phénomène concerne le retrait du tissu au fur et à mesure du pompage.
L'introduction de la pointe n'est pas suivi d'une cicatrisaion convenable et le flux liquide
s'échappe de l'orifice pratiqué dans le tissu, en refoulant le tissu vivant : l'embryon se détache
de la pointe. Le second phénomène réside dans la réversibilité du pompage : il faut que le
pompage soit parfaitement symétrique pour que l'embryon survive. Des essais sont en cours
qui devraient encore prendre quelques mois. Le déménagement du laboratoire de Vincent
Fleury est à l'origine de ces retards.
Projet MI2F04-04
Etude de l’effet électrorhéologique géant
par des microsystèmes fluidiques
Etude de l’effet électrorhéologique géant par des microsystèmes fluidiques
Jean-Numa FOULC 1 , Frédéric AYELA 2 , Quentin GUEGAN 1, Olivier TILLEMENT 3
1
Laboratoire d’Electrostatique et de Matériaux Diélectriques, CNRS, BP 166 - 38042 Grenoble Cedex 9
2
Centre de Recherches sur les Très Basses Températures, CNRS, BP 166 - 38042 Grenoble Cedex 9
3
Laboratoire de Physico-Chimie des Matériaux Luminescents, la Doua, 69622 Villeurbanne

Cadre et objectifs du projet


Un fluide électrorhéologique (ER) est un matériau électroactif dont il est possible de faire
fortement varier les propriétés mécaniques (viscosité, seuil d’écoulement…) sous l’effet d’un
champ électrique. Il est constitué classiquement par des particules de taille microscopique en
suspension dans un liquide isolant. Lorsque ce fluide est soumis à un champ électrique, les
particules s’attirent pour former des fibres reliant les électrodes dans la direction du champ. Plus
généralement, l’état de structuration des particules (présence de fibres épaisses ou tendance à la
formation de zones à forte concentration en particules) dépend de l’intensité du champ électrique
appliqué et de la sollicitation mécanique imposée au fluide. Cette structuration des particules
conduit à une profonde modification des propriétés rhéologiques du fluide, qui peut prendre
l’apparence d’un gel solide ou celle d’un liquide à viscosité variable. L’état « solide » est
caractérisé par la contrainte mécanique maximale qu’il peut supporter. La valeur de cette
contrainte seuil, fonction du champ électrique, est la caractéristique de base qui définit la
performance d’un fluide ER. Les applications envisagées des fluides ER dans le domaine des
transmissions mécaniques (contrôle de vitesse ou de couple) restent limitées en raison de
l’insuffisance de la valeur de la contrainte seuil. Toutefois, la mise en œuvre récente d’une
nouvelle classe de fluides ER à base de nanoparticules a montré qu’il était possible d’augmenter
fortement la valeur de la contrainte seuil [1]. Cette avancée considérable (augmentation de la
contrainte seuil dans un rapport > 20) a créé un vif regain d’intérêt pour l’étude des fluides ER.
Le projet de recherche que nous avons lancé en 2004 avec le soutien du PIR Microfluidique vise
à mieux comprendre les mécanismes physiques à l’origine du renforcement de l’effet ER des
nanosuspensions (effet de taille, comportement des matériaux…), d’étudier l’évolution de la
structuration des nanoparticules à petite échelle (quelques dizaines de microns) et enfin
d’élaborer des fluides ER très performants. Pour ces raisons, nous avons mis en place un groupe
de recherche pluridisciplinaire associant des compétences en électrorhéologie (LEMD) en
synthèse de nanoparticules fonctionnalisées (LPCML) et en fabrication de microsystèmes
fluidiques (CRTBT /Nanofab).

Etat d’avancement du projet


1) Elaboration des nanoparticules et des nanofluides ER
Nous avons commencé par utiliser des nanoparticules dont le LPCML maîtrisait bien la synthèse
et pouvait disposer en quantité suffisante [2]. Cette première approche nous a aussi permis de
constituer une base de données de résultats expérimentaux (caractérisations électriques et
rhéologiques des fluides ER). Deux types de produits ont été testés et caractérisés :
nanoparticules d’oxyde d’yttrium (taille 600 nm) dans une huile silicone (Rhodorsil 47V10) et
nanoparticules d’oxyde de gadolinium enrobé d’oxyde de silice (3 tailles : 100, 200 et 300 nm)
dans une huile silicone (Wacker AS 4). Pour ce deuxième produit, nous présentons un
rhéogramme du fluide (particules de 200 nm, fraction volumique de la phase solide environ 20
%). Le résultat obtenu (cf. Figure 1) fait apparaître une valeur de contrainte seuil modeste (τS ~
3,5 kPa, pour E = 4 kV/mm). La densité de courant mesurée est elle aussi assez réduite (j ~ 1
µA/cm2) ce qui est conforme aux prédictions du modèle de conduction qui met en avant le lien
étroit entre les propriétés de conduction des matériaux et la valeur de la contrainte seuil [3].
2) Réalisation d’un microsystème ER
La mise en œuvre d’un microsystème fluidique [4] est destinée à caractériser de faibles quantités
de fluide ER (~ ml) et d’étudier les effets d’échelle des constituants (particules et liquide). Le
microsystème ER que nous avons réalisé comprend un microcanal étanche (résine SU8-2015 sur
substrat en pyrex), des électrodes avec connexions extérieures (application du champ électrique)
et une connectique hydraulique (écoulement du fluide dans le microcanal). Un montage
expérimental associe un pousse-seringue délivrant à débit constant le fluide ER à travers deux
circuits en dérivation : le microcanal étanche (microsystème ER) et un capillaire. La résistance à
l’écoulement du microcanal, en l’absence du champ électrique, est proche de celle du capillaire.
Nous avons effectué un test permettant de vérifier le fonctionnement en tout-ou-rien du
microsystème ER. La mesure de débit du fluide ER (nanoparticules de 200 nm dans de l’huile
silicone) en sortie du capillaire, en l’absence ou en présence d’un champ électrique, a confirmé le
fonctionnement attendu du microsystème : le débit dans le capillaire passe de 50 % à 100 % du
débit pousse-seringue lorsque le champ électrique E passe de 0 à 5 kV/mm (cf. Figure 2).

4000 1

3500
0,8
3000
Contrainte (Pa)

2500 0,6
Volume (mL)

2000 E=0

0,4
1500
E = 4 kV/mm
1000
E = 3 kV/mm 0,2
E = 5 kV/mm
500
E = 2 kV/mm
0 0
0 5 10 15
0 0,2 0,4 0,6 Temps (mn)

Gradient de vitesse (s-1)

Figure 1 Figure 2
Perspectives
Les perspectives scientifiques visent une meilleure compréhension des mécanismes de base de
l’effet ER géant (nanosuspensions) : nature de l’interaction entre particules et structuration de la
phase solide (effet de taille des particules, phénomènes interfaciaux…). Les perspectives de
valorisation concernent d’une part, l’élaboration de fluides ER très performants (contrainte seuil
> 100 kPa), densité de courant limitée (quelques 10 µA/cm2), faible viscosité en l’absence de
champ…) et d’autre part, l’utilisation de ces fluides pour le développement de nouveaux
dispositifs électrofluidiques (contrôle de l’écoulement) à échelle millimétrique ou micrométrique.

Références
[1] W. Wen, X. Huang, S. Yang, K. Lu and P. Sheng : The giant electrorheological effect in suspensions of
nanoparticles, Nature Materials 2, 727-730 (2003).
[2] C. Louis, R. Bazzi, [Link]-Gonzalez, W. Zheng, K. Lebbou, O. Tillement, B. Mercier, C. Dujardin and
P. Perriat : Synthesis and characterization of Gd2O3:Eu3+ phosphor nanoparticles by a sol-lyophilization
technique, Journal of Solid State Chemistry 173, 335-341 (2003).
[3] P. Atten, J.-N. Foulc and P. Gonon. : Role and nature of high field conduction of the suspending liquid in
electrorheological fluids, International Journal of Modern Physics B 16, 2662-2668 (2002).
[4] Bavière and F. Ayela : Micromachined strain gauges for the determination of liquid flow friction coefficients in
microchannels, Meas. Sci. Technol. 15, 377-383 (2004).
Projet MI2F04-06
Physico-Chimie et Microfluidique : mise en
œuvre de microreacteurs sous la forme
de gouttes
Physico-Chimie et Microfluidique : Mise en œuvre de microreacteurs sous la
forme de gouttes
Galder CRISTOBAL1, Annie COLIN1, Mathieu JOANICOT1, Laurent SERVANT2, Thierry COLIN3
1
Laboratoire du Futur (LOF, Laboratoire Mixte Rhodia-CNRS FRE 2771)
2
Laboratoire de Physico Chimie Moléculaire LPCM (UMR 5803 CNRS)
3
Laboratoire Mathématiques Appliquées de Bordeaux (UMR 5466 CNRS)

Notre projet a visé à développer des méthodes basées sur la microfluidique pour caractériser la
cinétique de réactions chimiques. Nous avons développé une approche originale reposant sur le couplage
d’un dispositif microfluidique dans lequel une réaction chimique a lieu, avec une méthode spectroscopique
permettant une détection locale et sélective des espèces réagissantes : la microscopie Raman Confocale
(MRC), qui permet l’enregistrement de spectres à l’échelle du microncube. Notre approche consiste à mettre
en contact les réactifs au sein de gouttes liquides de taille micrométrique, prenant naissance dans des fluides
en mouvement au sein des microcanaux (procédé d’émulsification). Ces gouttes, mobiles, jouent le rôle de
microréacteurs, dont on étudie la composition et l’évolution des concentrations en réactifs et produits dans le
temps, grâce à une mesure spectroscopique locale. Pour cela, une fois que les fluides en mouvement ont
atteint leur régime stationnaire, la composition des gouttes est analysée en fonction de leur distance à leur
lieu de formation, la variable d’espace étant transformée en variable temps par la stationnarité de
l’écoulement. Nous avons ainsi eu accès à des cinétiques très rapides de l’ordre d’un dizième de
milliseconde.
Ismagilov et al. ont démontré qu’il était possible de confiner des flux de solutions circulant initialement
dans un microcanal, à l’intérieur de goutelettes formées à l’issue d’un processus d’émulsification. En
s’arrangeant pour que les flux de liquide (réactifs) circulent sans être en contact, il est possible que les
réactifs ne se rencontrent et ne se mélangent qu’à partir du moment où la goutte se forme. Pour un débit
stationnaire donné de gouttes circulant à vitesse U, chaque position X dans le canal correspond à un temps
de résidence unique, caractéristique d’un instant t de l’évolution de la réaction chimique, donné par t=X/U.
D’autre part, la microscopie Raman confocale permet d’enregistrer des spectres Raman avec une résolution
spatiale liée à la longueur d’onde utilisée pour acquérir les spectres. Compte tenu du montage confocal et de
l’utilisation de lasers émettant dans le visible, il est possible d’enregistrer des spectres de volumes de l’ordre
du microncube.

Figure 1: 1) Spectres Raman de solutions décimolaires de K4Fe2(CN)6 et K3Fe3(CN)6 .


2) Dépendance du rapport d’intensités Iwater/Ioil en fonction du rapport des longueurs caractéristiques lwater/loil pour
deux séries de valeurs de débits d’huile différents. Nous observons un comportement linéaire du rapport
d’intensités par rapport au rapport des longueurs.

Plusieurs expériences modèles ont été conduites en utilisant comme phases aqueuses des solutions
décimolaires de K4Fe(CN)6 et K3Fe(CN)6 qui présentent des spectres Raman intenses et distincts (Figure
1.1). Nous avons tout d’abord étudié l’influence du faisceau laser incident sur les gouttes et l’écoulement.
Nous avons mis en évidence la mesure quantitative des espèces dissoutes au sein des gouttes sur une grande
gamme de fréquences de production de gouttes, vitesses et tailles de goutte. Nous montrons la stabilité de
l’écoulement, ainsi que l’innocuité de l’irradiation laser sur la structure de l’écoulement (Figure 1.2).
Nous avons ensuite étudié le mélange de fluides au sein de gouttes abritant deux solutions aqueuses de
composition différentes (initialement très pauvrement mélangées) lorsque celles-ci se déplacent dans un
canal rectiligne sur plusieurs centimètres. Nous avons quantifié comment la convection interne dans les
gouttes favorise le mélange de réactifs en leur sein. Pour cela, nous avons crée des gouttes qui présentent,
lors de leur formation une moitié contenant une solution de K4Fe(CN)6 et une moitié contenant une solution
de K3Fe(CN)6 , ces deux fluides étant miscibles et non réactifs. Au cours de la progression des gouttes, deux
phénomènes affectent le mélange interne: d’une part la diffusion des molécules et d’autre part la convection
interne due au fort confinement des gouttes. Nous avons suivi par microspectroscopie Raman confocale,
l’évolution du mélange de deux solutions en diverses positions au sein du canal. Pour ceci, en une position y
donnée, nous avons enregistré des spectres le long d’une ligne perpendiculaire à l’écoulement y, en plusieurs
points équidistants (20 points équidistants, canal de 100 µm de large : un spectre tous les 5µm). Il nous a
alors été possible de reconstituer les profils de concentration des deux espèces Fe(CN)64+ et Fe(CN)63+ au
sein des gouttes à partir des intensités des raies Raman caractéristiques de chaque espèce, obtenues sur les
spectres enregistrés en chaque point de la ligne. La Figure 2.1 résume l’évolution des concentrations de
Fe(CN)64- et Fe(CN)63- dans les gouttes en fonction de leur position dans le canal. Les profils représentés par
des lignes continues sont obtenus théoriquement dans le cas d’un co-écoulement linéaire où le mélange
serait causé par la diffusion. Ces résultats démontrent qu’aux premiers instants postérieurs à la formation des
gouttes, le mélange au sein des gouttes se fait essentiellement par diffusion. Les profils théoriques obtenus
pour un co-écoulement linéaire et ceux mesurés dans les gouttes sont très comparables et presque identiques.
C’est à partir d’une certaine distance parcourue dans le canal que les deux profils deviennent sensiblement
différents: la convection interne aux gouttes influence et accélère fortement le mélange. Nous voyons qu’au
bout d’une distance d’environ 3cm (≈0.5s), le mélange des solutions est pratiquement homogène dans les
gouttes, ce qui est loin d’être le cas dans le cas du co-écoulement linéaire.

Figure 2: 1) Profils de concentration normalisés de Fe2(CN)64+ et Fe3(CN)63+ obtenus par microcopie Raman confocale, à
l’intérieur de gouttes, le long de directions transverses au sens de l’écoulement, en diverses position dans le
canal Les points noirs correspondent à la concentration de Fe(CN)64- et les ronds blancs à celle de
Fe(CN)63-. Les traits continus illustrent les profils de diffusions obtenus théoriquement dans le cadre d’un
co-écoulement.
2) Simulation d’un modèle hydrodynamique numérique 3-D qui couple le système de Stokes et l’équation
d’interdiffusion d’un fluide dans l’autre

D’autre part le Laboratoire de Mathématiques Appliquées de Bordeaux a consacré ses travaux au


développement de modèles hydrodynamiques numériques 3-D qui couplent le système de Stokes et
l’équation d’interdiffusion d’un fluide dans l’autre. Ces systèmes ont été simplifiés par une étude
asymptotique de type Heele-Shaw conduisant à des modèles moyennés 2-D autorisant des temps de calcul
plus faibles. Les deux grandes classes de modèles sont obtenues en considérant des vitesses moyennes
volumiques ou massiques, ce qui conduit à des systèmes d’équations sensiblement différents. Les courbes
typiques que l’on obtient pour le mélange sont données à la Figure 2.2 précédente. La valeur –1 correspond
à un des fluides, la valeur 1 à l’autre, les valeurs intermédiaires à la zone de mélange. L’entrée se fait par la
gauche, les tailles sont sans dimension et il s’agit d’une capture d’image à un temps donné en régime
transitoire de l’écoulement.
Projet MI2F04-10
Développement d'un dispositif
microfluidique pour la cristallisation de
macromolécules biologiques
Développement d'un dispositif microfluidique pour la cristallisation de
macromolécules biologiques

Claude SAUTER1, Bernard LORBER1, Anne THEOBALD-DIETRICH1, Richard GIEGE1, Chantal KHAN-
MALEK2, Bernard GAUTHIER-MANUEL2, Gaël THUILIER2, Rosaria FERRIGNO3
1)
ARN - UPR 9002, IBMC - CNRS, Strasbourg ; 2) FEMTO-ST, Département LPMO, UMR 6174, Besançon ;
3)
LENAC, Université Claude Bernard, Lyon I.

L'obtention de cristaux macromoléculaires de qualité constitue un obstacle majeur en biologie


structurale lorsqu'on étudie la structure tridimensionnelle de biomolécules par diffraction des rayons
X. La recherche de conditions de cristallisation passe en général par le criblage de 100 à 1000
combinaisons de paramètres dont la nature et la concentration de l‘agent cristallisant (sels, alcools,
polymères), le pH, la température, etc… Par les méthodes conventionnelles, le test de chacune de
ces combinaisons nécessite quelques microlitres d’échantillon et le matériel biologique devient
rapidement un facteur limitant.

Avec l’explosion de la génomique structurale et l’augmentation croissante du besoin en cristaux,


chaque étape du processus conduisant de la molécule cible à sa structure 3D (voir le scénario ci-
dessus) a été reconsidérée sous l’angle de la miniaturisation et de l’automatisation. Des efforts
considérables ont été investis au niveau de la cristallisation pour tenter de faire sauter ce goulot
d’étranglement. Les robots de cristallisation actuels utilisent les méthodes classiques (diffusion de
vapeur ou « batch ») et apportent un gain d'échelle et de productivité incontestables, mais à un coût
élevé.

Le premier système de cristallisation microfluidique est apparu sur le marché en 2003 (Hansen et
al., PNAS, 2002, 99, 16531-6). Il pousse la miniaturisation au-delà de ce qui était réalisable jusqu’ici
par les méthodes classiques et offre un degré de parallélisation élevé. Cependant, son utilisation se
cantonne essentiellement à l’industrie pharmaceutique du fait de son prix prohibitif.

Ce projet pluridisciplinaire a pour objectif de concevoir et de


valider un dispositif microfluidique dédié à la recherche et à
l’optimisation des conditions de cristallisation de protéines,
d’acides nucléiques et de complexes associant ces biomolécules.
De par sa conception, ce dispositif doit être peu coûteux,
d'utilisation simple et suffisamment évolutif pour répondre aux
besoins d’études structurales appliquées et de cristallogenèse
fondamentale. Il doit en outre permettre l'observation des cristaux
par microscopie et leur analyse in situ par diffraction des rayons
X.
Un premier prototype a d'ores-et-déjà démontré la faisabilité du concept de départ et des cristaux
de différentes macromolécules (protéines, virus) ont été générés à l'intérieur de canaux
microfluidiques (ci-dessus, des cristaux de thaumatine, une protéine sucrée de 22 kDa). La
réalisation d'un second prototype et la recherche de partenaires industriels sont en cours.
Projet MI2F04-12
Micro-fluidique adressée pour puces à
imagerie de plasmon de surface
Micro-fluidique adressée pour puces à imagerie de plasmon de surface
Laboratoire d’ingénierie des Protéines Membranaires (LIPM). Centre de Génétique Moléculaire, 91190 Gif-sur-
Yvette. Responsable Dr. Denis POMPON
Plateforme GODMAP, Gif-sur-Yvette. Responsable Lawrence AGGERBECK
FEMTO-ST, LPMO Besançon. Responsable Chantal Khan Malek

Rappel des objectifs du projet.


Le projet visait à développer un volet micro-fluidique au sein d’un projet plus large visant à
la réalisation de puces permettant l’analyse à haut débit, en temps réel, de manière
quantitative et sans marquage préalable d’interactions entre composants biologiques variés :
protéines, acides nucléiques, ligands et leurs modulations par des facteurs externes en
particulier des candidats médicament. L’objectif plus spécifique était le dessin d’un
microsystème fluidique permettant d’organiser des cellules de détection SPR de très faible
volume (inférieur au nanolitre) en chapelets constitués de détecteurs individuels reliés par des
microcanaux. Une telle organisation est particulièrement adaptée aux applications en
protéomique. Une seconde partie du projet visait à rendre ces micro canaux adressables par
des systèmes de micro vannes, qui autoriserait, entre autres l’auto assemblage, in situ sur la
puces, des composantes biologiques . Ceci conduirait à des puces facilement régénérables,
utilisables pour la découverte de médicaments (protéomique à haut débit) ou pour le
diagnostic. La détection d’interaction est effectuée par imagerie de résonance de plasmon de
surface sur des surfaces verre/ chrome/ or /couche support/auto assemblages biologiques, les
assemblages biologiques étant issus de technologies recombinantes, en particulier
combinatoires. L’introduction d’une technologie micro-fluidique dans l’imagerie répond à
deux besoins : (i) l’optimisation des mécanismes de reconnaissance et de la sensibilité par
réduction des volumes et accroissement des mécanismes de transfert de masse ; (ii) le
multiplexage du dispositif, l’imagerie autorisant l’étude de centaines voir de milliers d’objets
en parallèles, il s’avère souvent intéressant de décomposer la surface active en groupes de
capteurs indépendants (par exemple mesure et référence, ou canaux d’expérience multiples)

Déroulement du projet.
La répartition des tâches au sein du projet a été la suivante: le LIPM et le FEMTO-ST ont
définis en commun le cahier des charges des dispositifs ; le FEMTO-ST a pris en charge la
réalisation des dispositifs sur des prismes de verre recouverts d’une couche chrome-or fournis
par le LIPM. Cette réalisation c’est déroulée en trois phases : la réalisation de la gravure de la
couche or-chrome par photolithographie ; le développement et l’évaluation de différentes
stratégies et la réalisation au final de la couche fluidique en technologie résine épaisse ;
l’assemblage des couches d’interface et biologiques par le LIPM et le test en imagerie SPR
des dispositifs par le LIPM et GODMAP. Ce dernier partenaire a participé aussi de manière
importante au développement bioinformatique associés au projet. Le LIPM a par ailleurs
assuré des travaux de simulation qui ont été une aide précieuse pour les choix technologiques
relatifs à la structure du dispositif et ont servi de référence aux expériences humides.

Principaux résultats scientifiques et technologiques acquis durant le projet.


Rappels des défis technologiques.
L’une des difficultés du projet était la construction d’un dispositif micro-fluidique sur un
support hybride fragile, la couche de détection étant extrêmement sensible à toute
contamination et imposant de sévères contraintes de matériaux et de conditions de
fabrication. Par ailleurs l’intégrité de la couche biologique exige le maintien d’un
environnement aqueux non–agressif durant une partie importante des phases de fabrication.
Choix stratégiques effectués et étapes menées pour la construction des dispositifs.
Micro structuration de la surface sensible en chrome-or afin d’individualiser les spots de
détection. Afin de laisser ouverte la technologie de couplage des protéines cibles à la matrice
au travers d’un copolymère conducteur à base de polypyrrole qui implique une electro
polymérisation, tous les spots sont reliés entre eux et à deux plots de masse par une ligne d’or
centrée dans les canaux et de géométrie calculée pour offrir une conductivité constante entre
un spot quelconque et les plots de masse. Ceci est obtenu en structurant un prisme recouvert
d’une couche de chrome-or par une étape de photolithographie suivie d’une attaque chimique
de la couche d’or en dehors des zones masquées. De nombreuses étapes d’optimisation et de
contrôle ont été nécessaires avant d’obtenir un résultat satisfaisant (compatibilité avec le
principe de détection et les contraintes biologiques)
Microstructuration des canaux : Deux possibilités ont été explorées pour la réalisation des
canaux : le PDMS ou la résine épaisse. La réalisation indépendante de la couche PDMS et de
la micro structuration chrome-or posait le problème du réalignement et du collage à échelle du
micron des deux structures dont une déformable. Le choix s’est donc porté sur une approche
de photolithographie à deux niveaux avec alignement du deuxième niveau par rapport au
premier. Une difficulté majeure est apparue pour adapter les technologies de
photolithographie normalement appliquées sur des substrats larges, plans et circulaires à des
substrats de petite taille, lourds, épais et de forme rectangulaire (prismes).
Assemblage de la couche d’interface et de la couche biologique et mise en oeuvre : Les
difficultés qui devaient être résolues étaient de plusieurs ordres : (i) l’auto assemblage de la
couche d’interface et de la couche biologique dans des conditions qui soit à la fois compatible
avec l’intégrité des couches micro structurées et des couches biologiques ; (ii) le spotting de
nombreux composants biologiques distincts (généralement anticorps) de manière ciblée sur
les microstructures ; (iii) les méthodes de mises en œuvre expérimentales des dispositifs et
l’analyse de quantité considérables de donnés (4 GO /h d’expérience).
Principaux résultats obtenus
(i) Des microstructures comprenant un minimum de 240 détecteurs SPR groupés en
grappes fluidiques ont été réalisées.
(ii) La compétence fonctionnelle des microstructures pour la détection d’événements
biologiques a été démontrée en condition macrofluidique. La discrimination
spatiale et temporelle des interactions biologiques testées a été démontrée.
(iii) Des simulations ont été menées pour prédire les comportements de réponse
biologiques et fluidiques des dispositifs en conditions microfluidiques ont été
réalisées et seront prochainement confrontées aux comportements microfluidiques
réels des dispositifs.
Perspectives scientifiques & techniques et de valorisation
Les technologies développées de micro structuration en chapelets de cellules offrent de grandes
potentialités (en particulier gamme dynamique) en matière de quantification d’interaction
protéine - protéine et sont donc susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’aspect protéomique
de différents projets de recherche nationaux et européen en cours. Cependant l’aspect adressage
par micro vannes des canaux n’a pas encore pu être développé au niveau souhaité, du fait de la
complexité des problèmes préalables qui ont du être résolus, mais cet aspect reste un objectif
pour le futur.
Projet MI2F04-15
Microréacteurs instrumentés pour l’analyse
par fluorescence
Microréacteurs instrumentés pour l’analyse par fluorescence

Assia Chouaia, Jacques Delairea, Serge Desportesa, Jean-Pierre Lefèvrea, Emilie Destandaua, Isabelle Leraya,
Rolland Hierlea, Marie-Caroline Julliena, Lionel Rousseaub, Patrick Poulichetb, Olivier Français c,
a
IFR d’Alembert - ENS Cachan, 61 Avenue du président Wilson, 94235 Cachan Cedex
b
Tél. : [Link].37 - Fax : [Link].54 - Email : [Link]@[Link] ELMI - Groupe ESIEE, Cité Descartes, BP
99, 2 Bd Blaise Pascal, 93162 Noisy Le Grand Cedex
Tel : (33) 01 45 92 60 91 Fax : (33) 01 45 92 66 - Email : [Link]@[Link]
c
CNAM - Physique (C 365) 2 rue Conté 75003 Paris
Tél. : [Link].37 - Fax : [Link].54 - Email : [Link]@[Link]

Introduction

Compte tenu de la demande croissante de capteurs pour l’analyse de cations métalliques dans
les secteurs environnementaux (Pb2+, Hg2+…), et pour le diagnostic médical (K+, Na+, Ca2+), la
conception et la synthèse de molécules capables de signaler la présence de ces cations suscitent
beaucoup d’intérêt. Pour de telles applications, les capteurs utilisant l’émission de fluorescence
présentent de sérieux avantages en termes de sensibilité, de sélectivité et de temps de réponse. Depuis
plusieurs années, de nombreux progrès ont été réalisés en micro et nanotechnologies. Les micro-
systèmes pour l’analyse totale (µ-TAS) se sont donc développés et apparaissent maintenant comme un
nouvel outil de la chimie analytique. Ces systèmes aux dimensions réduites présentent l’avantage de
consommer non seulement de faibles volumes d’échantillon, ce qui est important dans le cas
d’échantillons biologiques, mais aussi de faibles quantités de sonde fluorescente. Les temps et coûts
d’analyse sont ainsi réduits.
les travaux actuels ont permis de démontrer la faisabilité de la détection par fluorescence de la
complexation du potassium par une molécule sonde, le calix bodipy. Cette analyse est réalisée en
continu, dans un mélangeur passif (mélangeur à chevrons). En parallèle, et dans un souci de
miniaturiser davantage les microsystèmes, un mélangeur actif a été réalisé et testé. Les résultats
obtenus sont prometteurs en terme d’efficacité de mélange sur de courtes distances (100µm).

1) Détection du potassium

Le Calix–Bodipy a été synthétisé au sein de l’équipe de recherche du Pr. B. Valeur, afin de


complexer sélectivement le potassium. En effet, le dosage sélectif du potassium en présence d’un large
excès de sodium s’avère essentiel dans le diagnostic médical ; les concentrations en K+ et Na+ étant
respectivement de 5 et 165 mM dans les milieux physiologiques.
Les études en solution menées par fluorimétrie ont montré de bonnes propriétés de complexation et de
sélectivité du Calix-Bodipy vis-à-vis de K+ et ainsi la possibilité de quantifier entre 0,5 et 5 mM de K+
en présence d’environ 40 mM de Na+. La complexation du potassium par le calix-bodipy en milieu
H2O (HClO4 10-4 M)/acétonitrile (10:90 v/v) provoque ainsi une diminution de l’émission de
fluorescence
O
N F
O O
F N O B
N
B N O O F
N
F N
O
O

Formule du Calix-Bodipy
Ces travaux ont permis de démontrer l’utilisation de micro-systèmes analytiques en PDMS
pour la complexation et la quantification de K+ par le Calix-Bodipy dans des échantillons aqueux. Le
banc optique présente l’avantage de pouvoir exciter la fluorescence dans le canal par une LED dont le
coût est nettement inférieur à une diode laser et de pouvoir récupérer le signal d’émission avec un
faible rapport signal/bruit. Une courbe d’étalonnage de l’intensité de fluorescence en fonction de la
concentration en potassium injecté a été obtenue ; elle est en accord avec celle obtenue en cuve
2) Micromélangeur chaotique à actionnement thermique

La miniaturisation des systèmes faisant intervenir des liquides rend problématique l’obtention
de mélange. Les écoulements deviennent majoritairement laminaires et le mélange ne s’effectue que
par diffusion à l’interface entre les liquides. Une solution consiste à introduire des variations
géométriques des canaux, type chevrons, pour engendrer un mélange dit chaotique. Cette solution est
facile à implémenter et a donc dans un premier temps été retenue pour la détection du potassium.
Cependant, afin d’optimiser l’efficacité du mélange et notamment réduire les distances d’obtention du
mélange, un prototype de micromélangeur chaotique à actionnement thermique a été réalisé.

Le micromélangeur étudié se présente comme suit :

Sortie fluide

Microcanaux PDMS
Section 100 µm * 100 µm Eléments chauffants
Entrées des fluides Chrome/Or
Résistance 100 ohms
Zone de cisaillement
par activation thermique Support silicium

Principe :
Il est possible d’ajuster la fréquence de commande, la
écoulement écoulement durée et la puissance de chauffage afin de venir cisailler
laminaire chaotique l’écoulement, deux actionneurs thermiques utilisés en opposition
permettent de venir alternativement perturber l’écoulement.
sens écoulement

Conclusions
Ecoulement laminaire
Les travaux à venir concernent l’adaptation du microréacteur à la détection du plomb, de
l’aluminium dans les mélangeurs passifs, à partir de nouvelles molécules sondes.
Des développements sont en cours sur le mélangeur actif, notamment pour déterminer des
gammes d’utilisation de fréquence et optimiser son fonctionnement en fonction de la nature et du débit
des fluides, et de la nature du substrat. La caractérisation complète de l’efficacité du mélangeur se fera
par exploitation statistique des images et par microscopie confocale. Enfin, ce mélangeur sera utilisé
pour le dosage de métaux par détection par fluorescence.
Projet MI2F04-16
Des surfaces actives pour le déplacement de
fluides ou de micro-gouttes.
Des surfaces actives pour le déplacement de fluides ou de micro-gouttes.
P. Silberzan , A. Buguin, B. Ladoux, J. Malthête, P. Keller, M. H. Li
Laboratoire PCC, Institut Curie, 26 rue d’Ulm, 75248 Paris cédex 05
[Link]@[Link]

Parmi les solutions proposées aujourd’hui pour l’analyse de micro-échantillons dans


des systèmes intégrés de type « lab on a chip », une difficulté majeure est souvent de contrôler
l’acheminement des réactifs dans ces structures confinées.
Une solution séduisante consiste à faire voyager les liquides en question sur des
surfaces actives constituées de plots fabriqués en élastomère chargé de colloïdes magnétiques
ou constitué d’un élastomère thermo- ou photo-stimulable.

Nous avons repris le mode de fabrication des plots en élastomères de silicone (PDMS)
développé dans une étude où ils sont utilisés comme capteurs de force passifs. Ces plots sont
fabriqués par moulage suivant un protocole aujourd’hui classique permettant de reproduire les
motifs d’un « master » de Silicium usiné par RIE ou de résine épaisse SU8.

Gravure profonde du Silicium et plots en élastomère de PDMS obtenus par moulage

Piliers de diamètre 20 µm obtenus par moulage de structures en résine SU8

Pour actionner ces plots, nous avons mené de front les deux stratégies suggérées dans
l'introduction :
- d’une part en dopant du PDMS avec des colloïdes magnétiques : la difficulté majeure
réside ici dans la synthèse de surfactants spécifiques permettant une bonne dispersion des
colloïdes dans la matrice polymère. La finesse des structures rend cette étape nécessaire.
Toutefois, ces problèmes de démixtion ne sont pas complètement résolus et nous n’avons
pour le moment réussi à faire pénétrer les particules magnétiques que dans les structures
les plus grosses (diamètre > 10 µm). On obtient alors des piliers actionnables par un champ
magnétique par exemple en déplaçant un aimant permanent à proximité.

Mouvement de précession des plots obtenu en déplaçant un aimant à proximité

- d’autre part en utilisant directement un élastomère thermo-déformable : depuis plusieurs


années la synthèse de ce type de polymère (des muscles artificiels) constitue une des
activités importantes du groupe des chimistes de l’Institut Curie. Ces polymères, à base
de cristaux liquides nématiques présentent des taux de déformations atteignant jusqu’à
40% à la transition nématique/isotrope. La mise en forme se fait par moulage/contre-
moulage en prenant soin d’orienter les chaînes par un champ magnétique fort. Le
mouvement des plots est alors déclenché en franchissant la transition
nématique/isotrope en jouant sur la température.

110°C 115°C 130°C


Contraction de piliers (diamètre 2 µm) en polymère cristal liquide coupés au ras de la surface lors de la
transition nématique/isotrope (à T=120°C). La barre mesure 10 µm.

Dans l’avenir, nous comptons poursuivre le développement de la dispersion des


particules magnétiques dans les élastomères y compris en nous orientant vers d’autres
polymères (polyuréthanes par exemple). En ce qui concerne les muscles artificiels, nous
chercherons à adapter notre stratégie vers les composés photo-actionnables.

Références
O. du Roure, C. Dequidt, A. Richert, R. H. Austin, A. Buguin, P. Chavrier, P.
Silberzan & B. Ladoux, "Microfabricated arrays of elastomeric posts to study cellular
mechanics". Proceedings of S.P.I.E..5345, 26-34 (2004)
du Roure O., Saez A., Buguin A., Austin R. H., Chavrier P., Siberzan P., Ladoux B. :
Force mapping in epithelial cell migration, Proc Nat. Acad. Sci. USA 102, (2005), 2390
Buguin A., Chavrier P., Ladoux B., du Roure O., Saez A., Silberzan P. : Un substrat
de micropiliers pour étudier la migration cellulaire / An array of microfabricated pillars to
study cell migration, Médecine/Sciences 21, (2005), 765.
Patrick Keller, Axel Buguin, Min-Hui Li, Pascal Silberzan and Benoit Ladoux :
Micro-muscles: When artificial muscles made of nematic liquid crystal elastomers meet soft
lithography, J. Am. Chem. Soc. sous presse (2005)
Projet MI2F04-25
Analyse du transcriptome d’une seule
cellule à l’aide d’une puce microfluidique
Analyse du transcriptome d’une seule cellule
à l’aide d’une puce microfluidique
N. Bontoux1,2, Y. Chen1
L. Dauphinot , V. Studer2, M-C.Potier2, J. Rossier2
2
1
Laboratoire de Photonique et Nanostructures- CNRS, Route de Nozay, 91460 Marcoussis, France
2
Laboratoire de Neurobiologie et Diversité Cellulaire, ESPCI, 10 rue Vauquelin 75005 Paris, France.

Introduction :
Le but du projet est d’étudier le transcriptome de neurones uniques, c'est-à-dire l’ensemble des gènes
exprimés par un seul neurone dans des conditions physiologiques ou pathologiques données. Cette
étude permettra de mieux comprendre les interactions des différents types de neurones dans les
réseaux neuronaux et pourra amener à définir de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles [1,2,3].
Des protocoles biologiques ont récemment été développés pour l’analyse du transcriptome d'un
neurone unique [4] ou de très faibles quantités de matériel [5]. Par ailleurs, grâce au développement
des puces à ADN, il est aujourd’hui possible d’étudier l’expression de milliers de gènes en parallèle.
Cependant, les techniques actuelles ne permettent pas de mener ces études à l’échelle d’une cellule
unique sans amplifier de manière très importante le matériel de départ (l’information génétique est
contenue dans quelques picolitres).
Le développement des dispositifs microfluidiques ouvre, quant à lui, de nouvelles perspectives pour la
biologie. L’outil microfluidique permet de manipuler de très faibles volumes et ainsi de se placer à
l’échelle de la cellule unique. De plus, l’intégration de plusieurs entités réactionnelles et la
parallélisation des réactions sur une même puce microfluidique permet de réaliser plusieurs
expériences simultanément tout en réduisant les risques de contamination par du matériel exogène.
Nous avons effectué dans un dispositif microfluidique une des étapes clés du protocole d’analyse du
transcriptome : la reverse-transcription (RT) des ARNm en ADNc. Nous avons ainsi pu montrer qu’en
utilisant un dispositif microfluidique, toutes les tailles d’ARNm peuvent être reverse-transcrites alors
que seuls les ARNm courts sont reverse-transcrits lorsque la réaction est effectuée en tube.

Expériences :
Les dispositifs microfluidiques ont été fabriqués en poly(dimethylsiloxane), PDMS, par lithographie
molle [6] et ont été collés sur des lames de verre après exposition au plasma. Ces dispositifs sont
composés de deux niveaux de canaux : les canaux fluidiques sont en noir et les canaux de contrôle en
gris. Les canaux de contrôle, qui sont contrôlés par une source de pression, sont utilisés comme
vannes. Notre dispositif est un dispositif de type mélangeur [7]: quand les vannes 1, 2, 3, 4 et 5 sont
fermées, une actuation périodique des vannes 6, 7 et 8 induit un mouvement de pompage du liquide
dans l’anneau.
Pour chaque dispositif, le volume réactionnel était de 7nL (figure 1). La température dans le dispositif
était contrôlée à l’aide d’un thermocycleur à bloc plat.

D A 1
8
2

7 3
6
4 B
5

Figure 1 : Schéma des dispositifs microfluidiques utilisés.


En gris, canaux de contrôle ; en noir, canaux fluidiques. Les canaux fluidiques ont une largeur de
100µm et une hauteur de 10µm ; les canaux de contrôle ont une largeur de 100µm et une hauteur de
20µm.
Le volume réactionnel est le volume du dispositif isolé lorsque les vannes 1, 2, 3, 4 et 5 sont fermées,
comme montré sur l’agrandissement (volume compris dans le rectangle gris foncé).

Les RT ont toutes été effectuées selon le protocole de TS-PCR [5], soit en tube 20mn à 37°C, soit dans
des dispositifs microfluidiques de type mélangeur. Nous avons utilisé une solution stock d’ARN total
purifié de cerveau de souris que nous avons diluée afin d’avoir 10pg d’ARN total dans notre volume
réactionnel : 10pg dans 7nL pour les RT effectuées dans un dispositif microfluidique et 10pg dans
10µL pour les RT effectuées en tube. Cette quantité d’ARN (10pg) est du même ordre de grandeur que
la quantité d’ARN contenue dans une cellule unique.
Les quantités d’ARN de départ étant très faibles, une étape d’amplification par PCR était nécessaire
pour pouvoir analyser les résultats. Après RT, les ADNc ont été récupérés hors du système
microfluidique par rinçage avec de l’eau puis amplifiés au cours de 40 cycles de TS-PCR [5], en tube
dans une machine PCR conventionnelle. Ils ont ensuite été séparés par électrophorèse sur gel
d’agarose (figure 3).
Figure2: Schéma d’une expérience effectuée dans
un dispositif microfluidique.
A. Remplissage du dispositif. Le dispositif est
maintenu à 1°C.
B. Réaction. Le dispositif est chauffé à 37°C. Le
mélange est effectué par pompage péristaltique
(vannes 6, 7, 8) dans l’anneau.
C. Le dispositif est refroidi à 1°C. L’anneau est
rincé avec 7µL d’eau RNAse free et l’échantillon
est collecté en D.

Résultats et discussion :
Comme le montre la figure 3, à l’échelle de la cellule unique (i.e. sur 10pg d’ARN total), seuls les
ARNm courts (taille inférieure à 700bp) sont reverse transcrits et amplifiés lorsque la RT est effectuée
en tube (ligne 3) alors que tous les ARNm (de 100bp à 6kb), peuvent être reverse transcrits et
amplifiés lorsque la RT est effectuée dans un dispositif microfluidique (ligne 4). Par ailleurs,
l’utilisation d’un dispositif microfluidique permet de réduire de manière importante le temps de
réaction (quelques minutes au lieu de plusieurs heures). Effectuer l’étape de RT dans un dispositif
microfluidique rend donc possible l’analyse du transcriptome à l’échelle de la cellule unique.

1 2 3 4 5 Figure 3: Séparation par électrophorèse sur gel d’agarose 1% des


4kB produits de RT-PCR après 40 cycles de TS-PCR à partir de 10pg
2kB d’ARN total
1 100bp DNA ladder
700bp 2 Lambda-Hind III DNA ladder
3 RT faite en tube, 20min à 37°C
4 RT faite dans le dispositif mélangeur, 20min à 37°C
5 contrôle négatif de PCR

Conclusion :
L’utilisation de microsystèmes pour l’analyse de l’ARN, ou de l’ADN, présente de nombreux
avantages en terme de sensibilité, d’intégration, de réduction du temps et des coûts [8, 9, 10,11]. Nos
travaux démontrent que de tels dispositifs rendent aussi possible l’analyse du transcriptome à l’échelle
de la cellule unique. Nous souhaitons donc intégrer dans un dispositif microfluidique toutes les étapes
allant de l’extraction de l’ARN à l’analyse de l’expression des gènes. Ce dispositif pourra être un outil
très sensible d’analyse du transcriptome d’une cellule unique.
Références :
[1] B. Lambolez et al, Neuron 9 (1992).
[2] B. Cauli et al, PNAS 97 (2000).
[3] M.-C. Potier et al, « Microarrays for the Neurosciences : an essential guide.» MIT Press, 237-254 (2002).
[4] I. Tietjen et al, Neuron 38 (2003)
[5] L. Petalidis et al, Nucleic Acids Res. 31 (2003)
[6] M.A. Unger et al, Science 288 (2000)
[7] J. Liu et al, Electrophoresis 23 (2002)
[8] P.J. Obeid et al, Anal. Chem. 75 (2003)
[9] J. Liu et al, Anal. Chem. 75 (2003)
[10] E.T. Lagally et al, [Link]. 73 (2001)
[11] JW Hong et al, Nat. Biotechnol. 22 (2004)
Projet MI2F04-26
Micromélangeur à advection chaotique
Pour l’hybridation des biopuces
MICROMELANGEUR A ADVECTION CHAOTIQUE
POUR L’HYBRIDATION DES BIOPUCES

E. FRADIER1, A. BEUF2, B. HANNES1, M. BELLIS3, J. POUSIN4, F. PLAZA2, F. RAYNAL2,


P. CARRIERE2 et M. CABRERA1 (Tél : 04 72 18 62 39 - Fax 04 78 33 15 77 - [Link]@[Link])
1
Laboratoire d’Électronique, Optoélectronique et Microsystèmes (LEOM UMR 5512) - 2Laboratoire de Mécanique des
Fluides et d’Acoustique (LMFA UMR 5509) - 3Centre de Recherches en Biochimie Macromoléculaire (CRBM FRE2593) -
4
Laboratoire Mathématiques Appliquées de Lyon (MAPLY UMR 5585)

1. Objectifs du projet
Notre objectif est de résoudre l’un des problèmes clefs relatifs à la mise en oeuvre des puces à
ADN : la phase d'hybridation, qui constitue un verrou technologique. A l'heure actuelle, cette
opération est effectuée le plus souvent manuellement : typiquement, la solution contenant les cibles à
analyser est déposée en sandwich entre la puce et une lamelle de microscope. En l'absence d’agitation,
l'hybridation est gouvernée par le processus de diffusion moléculaire des cibles vers les sondes
disposées sur le substrat de la puce. Compte tenu des faibles valeurs du coefficient de diffusivité
moléculaire, le temps caractéristique d'hybridation est prohibitif. Dans le cas des faibles concentrations
de cibles, le temps nécessaire à la diffusion (des jours) excède largement le temps d’hybridation
« pratique » d’une biopuce (une heure à une nuit) : ce problème est connu des biologistes mais n’a pas
encore de solution pratique à un coût raisonnable.
Nous développons une méthode simple, peu coûteuse, compatible pour la 1ère génération avec
un format courant de puces à ADN (lame de microscope) qui permet d’assurer par construction que
toutes les molécules cibles sont en contact de manière équivalente avec l’ensemble des plots de la
puce. La stratégie choisie consiste à faire appel à un processus d’advection chaotique en procédant à
des phases d’étirement/repliement de fluide. La solution étudiée, constituée de composants discrets,
consiste à disposer plusieurs entrées et sorties de fluide avec des boucles de circulation actionnées par
des micropompes. Nous espérons ainsi améliorer l’homogénéité surfacique de la réponse des
puces (ce qui correspond au principe même d’une puce à ADN), accélérer l’hybridation et
accroître la sensibilité des dispositifs. Les protocoles d’hybridation seront ainsi fiabilisées.
2. Etude théorique, modélisation et validation expérimentale avec une maquette à l’échelle 1:10
Nous avons étudié un microréacteur fluidique « presque » plan, en milieu liquide, avec un
facteur de forme de 100 à 1000. Celui-ci présente un grand intérêt par rapport aux microcanaux et
gouttes : d’une part, même si le volume mis en œuvre est peu important, les pertes de charge sont
très faibles, ce qui constitue un facteur favorable au bon fonctionnement du dispositif et à sa
miniaturisation ; d’autre part, le principe du dispositif permettra d’assurer une totale compatibilité avec
le format lame de microscope. Aux échelles considérées, compte tenu des débits, l'écoulement est
laminaire de la classe des écoulements rampants (« creeping flows »). L'idée centrale est de chercher à
atteindre un régime dit d'advection chaotique (d'après H. Aref, J. Fluid Mech. 143, 1984). La solution
utilisée repose sur des écoulements de type « puits-sources » (cf. figure 1), obtenus par quatre trous
d’injection/extraction disposés sur la partie supérieure de la chambre d’hybridation. Un seul puits et
une seule source en opposition fonctionnent à chaque instant en « duo », les quatre puits/sources
(chaque trou pouvant devenir puits ou source) ne fonctionnant jamais tous en même temps. Dans un 1er
protocole où le mouvement du fluide est produit par des seringues, chaque trou est alternativement un
puits pendant une durée de temps de T/4, le trou en opposition jouant le rôle de source ; T est alors la
période caractéristique du protocole. Dans un 2ème protocole où le fluide est mis en mouvement par des
micropompes extérieures, deux trous jouent alternativement le rôle de puits pendant T/2, et les trous en
opposition le rôle de source. Les trajectoires de particules déterminées par simulation numérique ont
permis de mettre en évidence la plus grande efficacité du 2ème protocole. Ces résultats ont été
confirmés par une analyse expérimentale qualitative menée sur une maquette à l’échelle 10:1, qui
repose sur des visualisations par fluorescence induite par laser du mélange d'une goutte de rhodamine.
On montre ci-dessous un exemple de comparaison numérique-expérience particulièrement illustratif,
puisqu'il s'agit d'une valeur de période où, pour le 1er protocole, une zone régulière est présente et peut
être mise en évidence par les approches numériques et expérimentales. Ce travail a fait l’objet d’une
publication (F. Raynal et al, Physics of Fluids, 2004).
Figure 1 Principe du micromélangeur à advection chaotique. A gauche, protocole à 4 seringues ; à droite, protocole avec deux pompes.

Figure 2 Comparaison expérience (en haut) et simulation (en bas) avec des paramètres défavorables au mélange.

3. Système d’hybridation au format lame de microscope avec mélangeur à pompes externes


Le principe choisi est schématisé à la figure 3, tandis que la figure 4 montre une vue du
dispositif expérimental, qui est relativement complexe puisqu’il faut d’adresser différents fluides
(produit de décontamination, tampons, solution de lavage, éventuellement solution dénaturante) pour
procéder à l’hybridation effective d’une puce. Le volume interne du dispositif est de l’ordre de 600 µl.

Figure 3 Système d’hybridation complet avec (1) au centre la


cellule d’hybridation contenant la puce à ADN avec le
micromélangeur à advection chaotique, (2) à droite les réactifs
nécessaires à l’hybridation de la puce (tampons, produit de Figure 4 Vue du dispositif expérimental complet avec au
décontamination, solution de lavage), qui sont sélectionnés par premier plan la cellule d’hybridation et la puce au format lame
les microélectrovanes V6 à V9 et adressés vers la cellule par la de microscope. La chambre d’hybridation est obtenue par
pompe 2, (3) à gauche la sortie de la cellule d’hybridation fermeture d’un couvercle (muni d’un joint jetable) sur la puce.
dirigée vers une poubelle.

4. Conclusion
Le dispositif expérimental de la figure 4 a été testé avec succès : il a été montré de manière
qualitative que la réponse des puces est homogénéisée. Il nous reste à quantifier le gain en
homogénéité, ce qui nécessitera un effort expérimental important, dans la mesure où il faut analyser la
réponse aux forts et aux faibles signaux (fonction de la quantité de cibles) avec des puces à ADN
modèles parfaitement caractérisées par ailleurs. Par ailleurs, nous savons que pour accroître encore la
sensibilité du dispositif, il conviendrait de réduire le volume d’hybridation et donc de développer un
système microfluidique intégrant la puce à ADN, les micropompes et les canaux. Nous commençons à
étudier cette question pour des projets liés au diagnostic par puce à ADN : l’on pourrait alors
s’affranchir du format « lame de microscope » à condition d’envisager des microsystèmes jetables. De
manière générale l’intégration dans les systèmes microfluidiques de microréacteurs plans (en
complément des canaux) pourrait s’avérer judicieuse pour nombre d’applications (filtrage, marquage,
etc.).
Projet MI2F03-44
Surfaces à propriétés de mouillage
optiquement contrôlables
Dynamique de cellules et objets biomimétiques en géométrie confinée.
Pierre Bongrand , Annie Viallat
Adhésion et inflammation, U600 INSERM UMR 6212 -Luminy Marseille
Roberto Calemzuk,Thierry Livache, Brigitte Pépin-Donat, Emmanuel Suraniti
SPrAM, UMR 5819, CNRS, Université Joseph Fourier, CEA-Grenoble

Le projet vise à comprendre la dynamique (vitesses, forces, interaction aux parois de cellules
et de biocolloïdes artificiels (particules rigides, vésicules lipidiques) lors de leur mise en
mouvement par un écoulement ou un gradient d’adhésion dans des situations de confinement
d’intérêt physiologique ou biotechnogique. On étudie les modalités des interactions
moléculaires des objets avec les parois et le couplage entre propriétés d’adhésion et de
déformation des objets et contraintes externes induites par le confinement et l’écoulement. On
étudie le comportement de cellules et modèles cellulaires lors du passage dans des canaux
divergents ou convergents), lors de la traversée de constrictions et en présence d’obstacles.

Les activités se développent suivant 2 axes


1) La caractérisation par imagerie de résonance de plasmons de surface (SPR) de l’adhésion de
vésicules lipidiques sur des surfaces d’or modifiées. La réponse SPR de couches lipidiques à
proximité d’une surface est mal connue. Parallèlement au travail directement mené sur des
vésicules lipidiques géantes, qui constituent les objets modèles d’étude pour la microfluidique,
nous avons préalablement caractérisé le signal observé par imagerie SPR lorsqu’une monocouche
lipidique approche une surface hydrophobe (dépôt d’or modifié par une monocouche d’
alcanethiol). Nous avons étudié des petites vésicules unilamellaires (nanométriques) (coll.
[Link], Université Sao Paulo) et des vésicules géantes (micrométriques).
Une première étude de faisabilité a montré qu’on pouvait visualiser la sédimentation de vésicules
lipidiques géantes sur des surfaces dorées modifiées par de la BSA ou de la poly-L-lysine et sur
un réseau de plots obtenu par électropolymérisation de pyrrole modifié (puce à oligosaccharides).

figure 1A : l’expérience suivie pour un angle choisi de manière à observer dans


les meilleures conditions les évènements sur les plots. B : zoom sur la partie
encadrée ; les liposomes sont en blanc sur le plot, en noir sur l’or. C : le même
endroit, mais l’angle de travail est cette fois adapté pour l’or : les vésicules y
apparaissent en gris clair. D : la disparition des vésicules suivie grâce aux images
différentielles.

Notre dispositif SPR a permis de résoudre l’événement d’adhésion


d’une vésicule individuelle. Nous avons pu observer (voir figure 2) l’étalement d’un film
moléculaire circulaire centré sur le point adhésion initial des vé[Link] comportement est
uniquement observable sur une surface fortement hydrophobe (alcanethiol sur or).
Figure 2 : Observation SPRi de l’étalement de vésicules sur surface hydrophobe.

L’évolution temporelle du rayon du disque suit une loi en racine


carrée du temps.
2) la mise au point de dispositifs microfluidiques adaptés à l’étude des vésicules géantes (objets
fragiles) : microlithographie douce à base de moulage PDMS (collaboration LETI) et régulation
des fluides par contrôle de la pression. Nous profitons actuellement d’une collaboration avec le
DEAS Harvard) sur la microfluidique (thèse en codirection). Nous avons ensuite visualisé le
comportement de vésicules et de billes de gel à la traversée de constrictions.
Les canaux de taille variable présentent des constrictions au milieu. La longueur des constrictions
et le rapport largeur canal/largeur des constrictions a été varié. La hauteur des canaux était de 25
et 50 microns.
Nous avons suivi la migration et la déformation de plusieurs types d’objets dans
les canaux réalisés :billes de latex, billes de gel, vésicules.
L’utilisation d’une caméra rapide permet de visualiser le trajet de petites billes
rigides.

Figure 3. lignes de courant du fluide au passage de constricitions imagées par les traces de passages
de billes de latex (2 microns) Les points lumineux sont des billes de 10µm, plus grosses, qui
adhèrent sur le PDMS.

De grandes billes de gel sont injectées dans les


circuits de microfluidique sous flux
Fig. 4 : Déformation d'une bille de gel dans un
étranglement (100 µm / 60 µm). Déplacement de la
gauche vers la droite. Elle se déforme, traverse
l'étranglement (2 mm de long), puis reprend sa forme
initiale dans le canal.

Des vésicules lipidiques géantes se déforment .au


passage de rétrécissements, de manière similaire à ce
qui est observé sur des globules rouges (Fig. 5)

Figure 5 : entrée d’une vésicule dans un rétrécissement (flux de


gauche à droite). La forme stationnaire est atteinte en 1,2 s.

Les travaux sur les cellules commencent à Marseille en janvier 2006, parallèlement avec les
travaux portant sur les vésicules. Il concerneront notamment le comportement dans des
géométries alvéolaires de globules blancs.

Perspectives La caractérisation des images obtenus par SPR des vésicules en adhésion spécifique
sera poursuivie sur les interactions nickel-histidine et ADN-ADN (hybridation). En particulier la
multiplicité des séquences disponibles dans les oligonucléotides d’ADN ouvre la possibilité de
fabriquer une puce à vésicules en utilisant la spécificité de l’hybridation pour l’adressage spatial.
Le passage ou blocage de cellules (leucocytes) et vésicules viscoélastiques dans des microcanaux
structurés modélisant les capillaires pulmonaires débute actuellement
Pour analyser avec précision les phénomènes actifs intracellulaires, nous associerons des
techniques d'imagerie de fluorescence utilisant les méthodes de marquage des cellules vivantes
(protéines de fusion GFP, sondes calciques).
Projet MI2F04-29
Ferrofluides pour le développement d'un
Lab-on-Chip dans le domaine du diagnostic
biomédical
Ferrofluides pour le développement d'un Lab-on-Chip dans le domaine du
diagnostic biomédical
[Link], J.-[Link], [Link], [Link], [Link], [Link], [Link]ère
MSC, UMR 7057, Université Paris 7
[Link], [Link], [Link], [Link], [Link]
LI2C, UMR 7612, Université Paris VI
[Link]
PCT, UMR 7083, ESPCI

Notre projet vise au développement d'un Lab-on-Chip utilisant les propriétés magnéto-optiques de
nanoparticules magnétiques pour la détection d'accrochage de type antigène-anticorps. Dans le cadre de ce
projet se posent de nombreux problèmes : en plus des aspects biophysique (accrochage d'antigènes sur les
nanoparticules) et chimique (synthèse des nanoparticules), nous avons développé des microcanaux avec
champ magnétique local intégré, et étudié l'écoulement de fluides miscibles sous champ magnétique, ce qui
ouvre d'autre part des pistes de recherche intéressantes.

Synthèse des nanoparticules magnétiques


Le ferrofluide utilisé ici est composé de nanoparticules d'oxyde de fer, de diamètre ~10nm, en solution à la
fraction volumique de 10.45% dans l'eau. Des molécules de citrate en solution s'adsorbent à la surface des
particules et assurent la stabilité du système.
Il a également été synthétisé des particules de latex magnétiques : billes de polystyrène de 2 µm contenant
34,5% en volume de maghémite.
Enfin les expériences de suivi d'accrochage anticorps-antigène ont été effectuées avec des nanoparticules
de maghémite anioniques, thiolatées avec l'acide dimercaptosuccinique (ADMS).

Mise au point des microcanaux avec champ magnétique local intégré


Les microcanaux (largeur≈300µm) sont réalisés par photogravure à partir de matériel pour circuits imprimés
(plaque de cuivre de 100µm recouvert d'une résine photosensible). Le moule obtenu joue ici lui-même le rôle
de microcanal : l'idée est de faire circuler du courant électrique dans le cuivre, le fluide étant ainsi soumis, le
plus localement possible, à un champ magnétique induit (fig.1).
Il est possible de faire circuler un courant jusqu'à quelques ampères, produisant ainsi dans le canal un
champ magnétique de l'ordre de quelques mT. Ce champ est fortement localisé dans le microcanal.
Nous avons vérifié expérimentalement que l'intensité du champ est suffisante pour agir sur différents types
d'objets magnétiques micrométriques (gouttes de ferrofluide en solution, latex magnétiques), ainsi que sur du
ferrofluide à fraction volumique φ=10,45% (voir fig.2) : dans le cas d'un écoulement laminaire eau/ferrofluide,
lorsque le courant circule d'un seul côté du microcanal, à l'interface le ferrofluide est soumis à un fort gradient
de champ magnétique. Suivant la direction de ce gradient, il peut être utilisé pour stabiliser l'écoulement malgré
les effets de diffusion, ou au contraire fortement accélérer le mélange entre ferrofluide et eau.

(a)

i i
i ferro- (a) F∝grad h ferro- (b)
fluide fluide
i
8h
i
i eau eau
F∝grad h

fig.2 : Le gradient de champ magnétique permet


i i (a) de stabiliser l'écoulement laminaire eau-ferrofluide
ou (b) de forcer le mélange.
fig.1 : Champ magnétique local h créé par le
passage du courant électrique i dans le cuivre.
Régime d'instabilités / Régime sous-diffusif sous champ extérieur homogène
Le circuit a été plongé à l'intérieur d'un champ magnétique homogène créé par une bobine extérieure, et
nous avons observé comment le mélange eau / ferrofluide sous écoulement est perturbé par le champ
magnétique.
(1) A fort champ et faible débit, il apparaît une instabilité, en général près de l'entrée du canal, et qui est
rapidement "détruite" sous l'effet de l'écoulement (fig.3).
Ceci est à mettre en parallèle avec les expériences que nous avons effectuées en cellule de Hele-Shaw, afin
de mettre en évidence l'apparition d'une instabilité magnéto-convective entre fluides miscibles
(eau/ferrofluide).

(2) Au contraire à champ plus faible et plus fort débit, nous observons un raidissement du front de diffusion
sous champ magnétique. Pour caractériser cet effet nous avons déterminé une largeur caractéristique δ du
"cône de diffusion". La concentration en ferrofluide est obtenue via la loi de Beer-Lambert I = I 0e −κc qui relie
l'intensité lumineuse détectée I à la concentration c. La variation de la concentration selon la dimension
transverse est ajustée par une fonction erreur, ce qui conduit à la détermination d'une longueur
caractéristique δ. En régime diffusif δ ∝ Dz U avec D le coefficient de diffusion, z la direction de
l'écoulement, U la vitesse moyenne.
Or sous champ magnétique, nous avons observé que la largeur caractéristique δ varie comme (z/U) , avec
α
un exposant α qui dépend du champ H (fig.4). Lorsque H=0, l'exposant est égal à ½, puis diminue lorsque
l'intensité du champ augmente, ce qui traduit bien le raidissement du front de diffusion observé.
L'apparition d'un régime sous-diffusif pourrait être dû à un effet microscopique – sous champ magnétique le
coefficient de diffusion effectif deviendrait anisotrope – ou plus macroscopique – couplage du champ
magnétique avec l' "effet papillon" qui décrit la dépendance du cône de diffusion avec la hauteur du canal.

ferrofluide
H 

eau

fig.3 : régime d'instabilités


intensité I(A) ∝ champ H
(débit = 0.5 µl/min).
fig.4 : régime sous-diffusif (débit = 5µl/min) :
diminution de l'exposant α avec le champ.

Suivi de réactions d'accrochage Anticorps-Antigène par biréfringence optique


Les essais sur le suivi de réaction anticorps-antigènes par biréfringence ont été faites sur des nanoparticules
de maghémite anioniques, thiolatées avec l’acide dimercaptosuccinique (ADMS). A partir de ces
nanoparticules « nues », nous avons testé la faisabilité de suivre une réaction anticorps-antigènes ou une
réaction enzymatique clivant l’anticorps après adsorption non spécifique de ce dernier à la surface des
particules ADMS.
Tant dans le suivi de l'accrochage de l'antigène sur ces particules (ADMS-BSA-Anticorps) que dans le suivi
de la réaction enzymatique (enzyme papaine, qui clive l'anticorps en fragments Fab et Fc), nous nous
heurtons encore à des problèmes importants de stabilité. Le problème ne vient pas du système de détection
mais des nanoparticules utilisées. Il semble plus approprié d’utiliser soit des nanoparticules anioniques mais
à la surface desquelles l’anticorps est accroché par liaison covalente, soit des nanoparticules recouvertes de
polymères tels que le dextran, à la surface desquelles encore une fois les anticorps sont couplés de façon
covalente.
Projet MI2F04-38
Etude des propriétés du silicium poreux
et de son intégration dans les canaux
microfluidiques des Lab-on-a-Chip
pour la séparation de biomolécules
Etude des propriétés du silicium poreux
et de son intégration dans les canaux microfluidiques des Lab-on-a-Chip
pour la séparation de biomolécules

Laboratoire d'Electronique, Optoélectronique et Microsystèmes (LEOM)


UMR CNRS/ECL n° 5512 - Ecole Centrale de Lyon, 69134 ECULLY cedex
Coordonnateur : Stanislas KRAWCZYK (Dr. CNRS)
Participants : S. Krawczyk, R. Mazurczyk, J. Vieillard

Laboratoire de Physique de la Matière (LPM)


UMR CNRS/INSA de Lyon n°5511, INSA de Lyon, VILLEURBANNE,
Responsable scientifique : Christophe MALHAIRE (MdC)
Participants : C. Malhaire D. Barbier, V. Lysenko, E. Méry

Laboratoire d'Analyse des Systèmes Organiques Complexes (LASOC)


UPRES EA 3233, Université de Rouen, 27000 EVREUX
Responsable scientifique : Paul-Louis DESBENE (Pr.)
Participants : P.-L. Desbène, A. Desbène, C. Morin

1. Objectifs.

Le silicium poreux (Si-poreux) est potentiellement intéressant en microfluidique du fait de sa morphologie ajustable (taille
des pores) en fonction de ses paramètres de fabrication, de sa très grande surface spécifique (jusqu’à 600 m2/cm3) et de la
possibilité de traiter sa surface (greffage moléculaire). L’objectif principal de ce projet est de réaliser une étude
microfluidique inédite sur des dispositifs intégrant du Si poreux en fonction de sa morphologie et de sa chimie de surface :
mesures de perméabilité et d’angles de contact. La validation expérimentale de modèles physiques d’écoulements pour des
micro-canaux ou des membranes nanostructurées doit permettre d’optimiser l’efficacité des laboratoires sur puce (débit,
géométrie, etc.). Le deuxième objectif est de montrer l’intérêt du silicium poreux pour les nano-bio-technologies en
fonctionnalisant la surface du Si poreux dans les micro-canaux pour permettre le greffage d’anticorps et réaliser des
dispositifs de tri/séparation par (électro)-chromatographie d’affinité. L’application visée est l’intégration du silicium poreux
pour le développement d’un Lab-on-a-Chip démonstrateur comportant une partie séparation et une partie détection optique
intégrée à la puce, ainsi que la validation de ce composant pour la séparation et la détection des quelques protéines modèles.

2. Bilan des résultats 2004-2005.

2.1. Conception et réalisation de dispositifs de test.


Des dispositifs destinés à l’étude microfluidique du silicium poreux et à
ses applications pour le tri/séparation de biomolécules ont été développés
par le LPM. Ils ont été réalisés en salle blanche par les techniques
classiques des microtechnologies : oxydation, photolithographie, gravures
chimiques et électrochimiques, collage anodique, etc.

2.2. Etude microfluidique de membranes poreuses.

- Détermination de la perméabilité du silicium poreux par caractérisation microfluidique, avec une optimisation du banc de
mesure fluidique dans la gamme de mesure de quelques µL/h jusqu’à plusieurs dizaines de µL/h, en appliquant une pression
comprise entre 0 et 3,5 bars.
- Etude de l’impact de la nanostructuration du silicium sur l’interaction à l’interface «Si nanostructuré / fluide » et sur le
transport du fluide
Evolution du produit Q.η d’éthanol en fonction de la pression Evolution de l’angle de contact statique sur silicium poreux
appliquée à 2 membranes distinctes. La valeur expérimentale de et du produit débit x viscosité dynamique d’une solution
la perméabilité du silicium poreux est de l’ordre de 10-18 m2. contenant différentes proportions d’éthanol dans l’eau à
travers la membrane poreuse M1.
Silicium
2.3. Fonctionnalisation de poreux

la surface du silicium poreux. Oxydation Si-H


Si-OH

Si-O-Si-Cx-NH2 Si-O-Si-CH3 Si-O-C18 Si–C10 Si–C18 Si-Cx-NH2


Si-O-Cx-SH
Si-O-Cx-C2H2O
Séparation chromatographique
et électrochromatographie par
Séparation chromatographique par affinité - « phase inverse »
Greffage de molécules biologiques
Séparation par électrophorèse/
Chromatographie en phase normale

2.4. Etude des Lab-on-a-Chip.

La détection optique est directement intégrée sur la puce par création de guides d’onde

Electrophérogramme obtenu par une séparation sur


un Lab-on-a-Chip en verre (représenté ci-contre),
pour 10µmol/L de streptavidine marquée avec CY3.
Champ électrique appliqué : 230V/c : longueur de
séparation : 5cm ; le courant max dans cette
séparation est 30µA.

Des dispositifs microfluidiques intégrants du poreux sont également testés en


parallèle sur une électrophorèse capillaire du LASOC. Ci-contre, la cartouche
dans laquelle le micro-canal porosifié est inséré pour les tests.
3. Listes des publications et colloques ∆V
[1] Emeline Méry. Fluid Permeability of Porous Silicon Nanostructures. Communication orale : Material Research Society Fall Meeting, Symposium M - Material aspect of fuel cells, 29 Nov. – 3 Déc. 2004,
Boston (USA).

[2] Emeline Méry, Christophe Malhaire, Vladimir Lysenko et Daniel Barbier. Etude de la perméabilité du silicium poreux nanostructuré par mesures de micro écoulements liquides. Actes du Congrès
Français de Mécanique, 29 Août -2 Sept. 2005, Troyes (France).

[3] Emeline Méry. Intégration du silicium nano structuré dans les dispositifs micro fluidiques - Application aux Lab-On-A-Chip, Communication affichée, Ecole d’été CNRS : Microfluidics and Bionalysis, 4
– 16 Oct. 2004, Cargèse (Corse).

[4] [Link], Lab-on-Chip Microsystems for cancer diagnostics and for monitoring of cancer therapy, invited, submitted and accepted for a journal of Elsevier.
[5] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link], A novel concept of the integrated fluorescence detection system and its application in a lab-on-a-chip microdevice , Sensors and

Actuators B, (submitted).
[6] [Link], [Link], L.L. Boum, A. Bouchard, Y. Chevelot, S.K. Krawczyk, Integrated microfluidic-microoptical detection systems fabricated by dry etching of soda-lime glass», Sensors and

Actuators B, (submitted).
[7] [Link], [Link], [Link], [Link], A novel concept of the fabrication of lab-on-a-chip devices featuring integrated detection optics, Nanobiotechnology 3, 7-8 juin 2005, Nice,

([Link]).
[8] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link], The studies on the performance of the lab-on-a-chip devices featuring integrated optical detection system, Nanobiotechnology 3, 7-8 juin

2005, Nice, ([Link]).


[9] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link], A novel concept of the integrated fluorescence detection system and its application in a lab-on-a-chip microdevices, Eurosensors XIX,

11-14 September 2005, BARCELONA Barcelona (Espagne). ([Link]).


Programme Interdisciplinaire de Recherche
« Microfluidique et Microsystèmes
fluidiques »

Secrétariat :

Sandrine PYON
32 avenue de l’Observatoire
25044 Besançon Cedex
PIRmi2flu@[Link] / [Link]@[Link]
Tél. 03 81 85 39 97 / Fax. 03 81 85 39 98

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