0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues11 pages

Identité Culturelle Africaine en Musique Moderne

Transféré par

koudoudou36
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues11 pages

Identité Culturelle Africaine en Musique Moderne

Transféré par

koudoudou36
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE)

Volume 10, Issue 2, February 2023, PP 9-19


ISSN 2349-0373 (Print) & ISSN 2349-0381 (Online)
[Link]
[Link]

Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique


Moderne Africaine : cas du Burkina Faso
Dr Gérard YAOGO, LOUGUE Djakaridja, Doctorant
Université Joseph KI-ZERBO

*Corresponding Author: Dr Gérard YAOGO, Université Joseph KI-ZERBO

Résumé: Les peuples africains sont fortement attachés à leur culture, à leur tradition, en un mot à leur
civilisation et ce, depuis les temps immémoriaux. Mais depuis l’avènement de la colonisation, la culture
africaine a failli subir un génocide, sommes-nous tenté de dire. L’avènement colonial n’a pas été sans
conséquences fâcheuses pour la culture africaine dans son ensemble. Les langues, les habitudes, les us et
coutumes ont tous été relégués au second plan dans le quotidien des Africains. Dans le même ordre d’idées,
la musique africaine traditionnelle a été marginalisée au profit de celle dite moderne inspirée des habitudes
occidentales. Dès lors, c’est la musique moderne qui s’installe en gros plan dans le quotidien des peuples
africains quels qu’ils soient. Qu’à cela ne tienne, nous remarquons de nos jours, la survivance ou la
renaissance de la culture africaine dans la musique moderne africaine. Les artistes musiciens, qui sont des
ambassadeurs de la culture africaine dans le monde, font ressurgir avec force la culture de leur continent.
Cet article vise à montrer que la culture africaine survit et renaît à travers la musique moderne. Cette culture
fait preuve de résilience en dépit de toutes les tentatives de génocide dont elle fut l’objet pendant de
nombreuses années.
Mots-clés: artistes musiciens ; musique moderne ; culture africaine ; musique moderne burkinabè

INTRODUCTION
Un peuple sans culture est un peuple égaré, a-t-on coutume de dire. Et pour paraphraser Laurent
BADO homme de lettres et de culture burkinabè, nous dirons qu’un peuple qui a perdu sa culture a du
même coup perdu son âme. Les peuples africains ont quasiment subi la tentative de génocide de leur
culture de la part des colonisateurs. En effet, les actions posées par les colons ne laissaient aucune
chance de survie de la culture africaine. En rappel, les langues qui étaient censées véhiculer la culture
africaine avaient été reléguées au second plan, donc interdites dans les affaires officielles des pays
africains. Ce sont les langues des puissances colonisatrices qui étaient devenues les langues officielles
dans ces pays africains. Les autres pans de la culture africaine avaient subi le même sort. Les langues
africaines et partant la culture de ce continent étaient menacées d’extinction. Ce qu’il faut noter est
que même si les Africains parlaient les langues européennes et épousaient leur civilisation, ils ne
l’avaient point choisi et avaient toujours voulu s’exprimer à travers leurs cultures respectives. Dans
cette quête de la renaissance africaine, les artistes musiciens ne resteront pas en marge. Un bon
nombre d’entre eux a montré la voix à travers leur art. c’est ainsi que nous pouvons enregistrer des
éléments de l’identité culturelle africaine dans la musique africaine moderne. Ce travail s’articule
autour de la question suivante : quels sont les éléments témoins de la culture africaine dans la musique
africaine moderne ? Nous partons de l’hypothèse selon laquelle il est des éléments témoins de
l’identité culturelle africaine dans la musique moderne africaine. L’objectif reste naturellement la
recherche de ces éléments témoins de l’identité culturelle africaine dans la musique moderne
africaine. Notons que nous intéresserons-nous au cas particulier du Burkina Faso. Notre travail est
bâti autour des points suivants : le cadre théorique et méthodologique, la justification du choix du
sujet et des artistes, l’identification et l’analyse des éléments culturels africains et la conclusion.
0.1. Le Cadre Théorique
Notre travail s’inscrit dans le cadre théorique de la stylistique dans le sens large du terme. Etant donné
que nous allions à la recherche des éléments culturels africains dans la musique moderne africaine,
International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 9
Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

nous avons été amenés à analyser certains concepts comme les genres musicaux, les langues, les
danses et les instruments musicaux entre autres. Dans ce travail, ce sont les éléments culturels
africains présents dans la musique africaine, mieux burkinabè qui retient notre attention. Pour réaliser
ce travail, nous sommes-nous référé aux travaux de certains hommes de lettres et de cultures. Nous
citerons entre autres BELINGA (1965), BEMBA (2003), BULU (2003), DAKOUO (2002), GARBA
(2003), KABORE et KABORET (2004), OYUMBE (2003), LUKUNGA (2003), OUEDRAOGO
(1996). Nous tenterons de décrypter certains concepts clés de notre travail comme :
Le warba : c’est un genre musical originaire du pays des hommes intègres. C’est un genre musical
originaire du plateau mossi c’est-à-dire qu’il est un patrimoine culturel du peuple moaga qui est très
majoritaire au Burkina Faso en terme numérique. C’est aussi une danse omniprésente dans les
réjouissances populaires et même dans les cérémonies funèbres. Elle accompagne ce peuple dans tous
les événements de la vie terrestre.
Le moore : c’est une langue parlée au Burkina Faso, au Ghana, en Côte d’Ivoire, par une ethnie
appelée les Moose. C’est la langue la plus parlée au pays des Hommes intègres, car enregistrant plus
de locuteurs en dehors des locuteurs naturels pour dire les héritiers de cette langue. C’est aujourd’hui
une langue d’enseignement, tout comme le jula et le fulfulde, dans certaines écoles (les écoles
bilingues) et dans certaines filières universitaires comme les lettres et la linguistique.
Letambour/bendre : c’est un instrument musical traditionnel très sollicité chez les Moose. C’est un
instrument qui aurait une dimension sacrée au Burkina Faso. Il est omniprésent dans les cours royales.
Il est utilisé pour les offices du chef. Il y a tout un clan spécialisé qui est habilité à jouer de cet
instrument. Seuls les initiés sont autorisés à le manier. C’est un instrument de la famille des
membranophones
Le kunde/kwende : c’est un instrument musical traditionnel burkinabè. C’est ce qu’il convient
d’appeler guitare traditionnelle. Il est omniprésent dans la musique traditionnelle burkinabè, il est
l’instrument principal. Il est de la famille des cordophones.
Le tambour d’aisselle : c’est un instrument musical présent aussi dans l’univers de la musique
traditionnelle du Burkina Faso. Il est très usité chez les Moose dans les grands événements. Il est joué
par un clan initié à propos, il est plus ou moins sacré. C’est un membranophone tout comme le
tambour ou bendre
Les castagnettes en fer : c’est un type d’instrument traditionnel utilisé dans la musique traditionnelle
burkinabè. Il relève de la famille des idiophones.
Après la phase théorique, nous avons présenté le cadre méthodologique de ce travail.
0.2. Le Cadre Méthodologique
Comme démarche méthodologique, nous avons d’emblée identifié les artistes musiciens dont les
chansons font partie intégrante du corpus d’étude, ensuite, nous avons procédé à la transcription des
chansons qui font l’objet de notre travail (même si cela semble avoir de notre point de vue une
moindre importance). En outre, il nous a semblé pertinent de rechercher les éléments témoins de
l’identité culturelle africaine dans les chansons modernes avant de procéder à leur analyse sous
l’angle de la stylistique musicale.
1. JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET ET DES ARTISTES
A ce niveau, il nous revient de justifier le choix du sujet mais aussi celui des artistes dont les chansons
participent à la formation du corpus d’étude. Nous justifierons le choix des artistes après avoir justifié
le choix du sujet d’étude.
1.1. Justification du Choix du Sujet
Comment justifier d’un tel sujet ? il faut dire que le choix du sujet tient d’un constat fait chez les
artistes musiciens africains et mieux, burkinabè de l’ancienne génération et de la nouvelle génération
de la chanson à tendance moderne. Ce constat révèle que dans la musique dite moderne que ces
artistes prétendent faire, il ressort que cette musique a un socle africain. Dit autrement, la musique
moderne faite par les artistes musiciens africains et burkinabè aurait un fondement africain à plusieurs

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 10


Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

égards. Nous sommes tenté de les qualifier de musique moderne africanisée, de musique moderne à la
sauce africaine, ou de musique moderne par défaut. C’est cette incohérence ou cette inadéquation qui
nous aurait poussé à en savoir plus sur cette question non moins essentielle. Nous partons du principe
qu’il y a une musique traditionnelle africaine qui est faite avec les éléments culturels africains purs
comme la langue, l’environnement, les instruments musicaux, les genres musicaux spécifiques au
continent africain entre autres et une musique moderne africaine inspirée de la culture occidentale
exclusivement. Dans cette musique, ce sont les éléments culturels occidentaux qui devraient être mis
en valeur, de la conception à la réalisation. Mais nous constatons qu’il n’en est pas ainsi. La musique
moderne africaine, si nous pouvons nous le permettre, nous la qualifierons de musique hybride ou
mixte étant donné qu’elle se trouve à cheval entre les deux espaces culturels. Qui sont les artistes
évoluant dans ce registre musical et dont les chansons sont à l’honneur dans ce travail de recherche ?
1.2. Justification du Choix des Artistes
Pour évoquer cette question primordiale, essentielle et d’intérêt certain, nous sommes-nous référé à
des artistes aussi bien de la première génération que de la nouvelle génération de la musique moderne
burkinabè. Nous avons porté notre choix sur deux artistes burkinabè de renom. D’une part, le choix a
été porté sur une icône, un baobab, une sommité de la musique moderne burkinabè de la génération
1970 en la personne de Jean-Claude BAMOGO dit Man avec son titre mythique Panaki
Panazoechanté en langue moore et qui est devenu un hymne au Faso. D’autre part, nous sommes-nous
intéressé à l’artiste Floby un monument, un prodige de la musique moderne burkinabè de la
génération présente, avec son titre Mi amor chanté en plusieurs langues. Qui sont en réalité ces deux
artistes à l’honneur ?
1.2.1. La Bio-discographie de feu Jean-Claude BAMOGO dit Man
Nous avons d’une part évoqué les éléments biographiques de l’artiste et d’autre part, les éléments
discographiques.
 La Biographie de Feu Jean-Claude BAMOGO

Né en 1948 à Samba dans la province du Passoré au Burkina Faso, Jean-Claude BAMOGO alias Man
est de l’ethnie moaga, l’ethnie majoritaire au pays. A l’état civil, il répond au nom de Wend
Sinyelembé BAMOGO. Sa carrière musicale débuta en 1969 en Côte d’Ivoire. C’est un artiste qui a
collaboré avec plusieurs groupes de renom comme l’Harmonie voltaïque, l’Afro-soul system, le Super
Volta, le CVD, le Komen Moogo, l’orchestre de la police nationale entre autres, avant de fonder son
propre groupe. Ce fut un artiste qui évoluait dans les genres musicaux comme le funk, le Soul, la
rumba congolaise, les rythmes moose tels que le warba, le wiire et le baongo. En un mot, il était un
artiste de variétés. Man fut un artiste burkinabè qui a connu un succès élogieux dans sa carrière
musicale. Avec son titre et album Panaki Panazoe, il a atteint des sommets jamais égalés auparavant.
Ce titre fétiche a été repris par d’autres artistes de la jeune génération notamment Faso Kombat,
l’orchestre de lapolice nationale, les petits chanteurs au poings levés et récemment par Gildas. Ce titre
a également fait l’objet d’une étude par Albert Patoin Ouédraogo et a fait l’objet d’une mention
spéciale dans le livre mythique de Maitre Pacéré Titinga à savoir la Bendrologie. Il nous a quittés le
14 mars 2013. Quelles sont les grandes lignes de la carrière musicale de ce monument ?
International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 11
Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

 La Discographie de L’artiste
 1973 : un disque 45T
 1975 : deux disques 45T
 1986 : cassette, Panaki-Panazoe mix1
 2005 : Album, Panaki-Panazoe mix2
Notons que Jean-Claude Bamogo a eu plusieurs collaborations avec beaucoup d’artistes nationaux et a
participé à la vie de nombreux musicaux.
1.2.2. La Bio-discographie de Floby
Comme chez Jean-Claude BAMOGO, nous avons dans un premier temps présenté la biographie de
Floby et dans un second temps, sa discographie.
 La Biographie de Floby

Floby, à l’état civil Florent BELEMGNEGRE, est un artiste musicien burkinabè très adulé des
mélomanes burkinabè et même au-delà des frontières du pays. Il fit une entrée fracassante dans la
galaxie musicale du Faso le 30 juin 2006 avec l’album baptisé Mam soré qui signifie« mon chemin
ouma voie », avec le titre emblématique Rosine, et emprunte le registre musical de son père spirituel
YONI1. Depuis ce temps, il ne fait que gravir les échelons pour être aujourd’hui l’artiste le plus
populaire de la musique moderne burkinabè et meilleur de sa génération. Floby est, de nos jours, un
artiste très influent et qui compte beaucoup pour le Burkina Faso. C’est une voix qui s’impose et il est
pour les jeunes, une référence sur le plan musical. Floby, du fait qu’il soit l’un des artistes musiciens
les plus cotés de la musique moderne burkinabè, nous aura motivé à travailler sur ce qui fait la
particularité de ses chansons notamment l’usage des proverbes. Qu’on le veuille ou non, Floby est,
aujourd’hui, une virtuose, un monument de la musique burkinabè. Comment se présente sa
discographie ?
 La Discographie de L’artiste
La carrière musicale de Foby se résume ainsi qu’il suit:
 Les Albums
2006: Mam Sooré ; 2009 : Wuilgui Maam ; 2012 : Wend’mi ; 2015 : M’pengda Wendé ;
2018: Wakato ; 2021 : Wend’so
 Les Maxi
 2014: Be Positif EP

1
Artiste musicien burkinabè ayant marqué d’une pierre blanche son arrivée sur la scène musicale du Burkina
Faso en 2004 par le biais de son album titré Nonglem, avec un style assez particulier.
International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 12
Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

 Les Singles
2016: Tu me connais ; 2020 : Coronavirus et je cours
 Les Featurings
2006 : Floby feat Yoni : Nabasga ; 2015 : Floby feat Ali Spydi : lokido ; 2015 : Floby feat TACH
NOIR : Lanbokor ; 2016 : Floby feat Arafat : Danse un peu ; 2016 : Mousbill feat floby :
Yitotofan ; 2017 : Floby feat IBA ONE : Rouler ; 2017 : Pamika feat Floby : Bass toub
gomin ; 2018 : Floby feat Mink’s : Toucher le plafond ; 2019 : Floby feat Fusion FL :
weekend ; 2021 : Floby feat Miss Tanya : Sugar Daddy
 Les Distinctions
2009: Disque d’or ; 2010 : Kundé d’oraux Faso Music Awards ; 2019 : Kunde d’or 2019
aux Faso Music Awards
Notons que Floby est l’artistele plus titréaux kunde avec 12 titres. Il a aussi remporté le SIKA d’or au
Bénin devant 13 pays en compétition. Nous avons juste cité quelques récompenses reçues dans sa
carrière. Tout compte fait, Floby s’affiche tel un artiste incontournable de la musique moderne
burkinabè.
2. IDENTIFICATION ET ANALYSE DES ELEMENTS CULTURELS AFRICAINS
Nous avons dans un premier temps identifié les éléments culturels africains dans la musique moderne
africaine burkinabè et dans un second temps, nous les avons analysés. Intéressons-nous tout d’abord à
la recherche de ces éléments culturels africains.
2.1. Identification des Eléments Culturels Africains
En ce qui concerne les éléments culturels africains présents dans les chansons des deux artistes
burkinabè, nous en avons enregistré un bon nombre. Pour une question d’organisation, nous avons
énuméré quelques rubriques que nous avons soumis aux deux chansons pour une question d’équité.
Nous avons entre autres:
Titre1: Panaki-Panazoe de Jean-Claude BAMOGO
 Le genre musical : le warba
 Les danses : le warba, le kigba, le zaoré principalement
 Les langues : le moore
 Les instruments musicaux : le tambour ou bendre, les castagnettes en fer ou kεma, le tambour
d’aisselle ou lυnga
 La parenté à plaisanterie : moose/samo
 Les devises : éloges à plusieurs chefs de cantons
 Les cris identitaires de réjouissances : propres aux Moose
 La mise en scène
 Tenue : traditionnelle africaine/le lЧili peende
 Cadre de réalisation du clip : résidence du Moogho naaba Baoogo
Titre2: Mi amor de Floby
 Le genre musical : warba
 Les danses : warba
 Les langues : moore
 Les instruments musicaux : castagnettes en fer ou kεma, le tambour ou bendre, le tambour
d’aisselle ou lυnga, le kunde ou guitare traditionnelle

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 13


Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

 Les devises : éloges à certaines chefferies et grands royaumes du pays


 Les cris identitaires de réjouissance : propres aux Moose
 La mise en scène
 Tenue : traditionnelle africaine
 Cadre de réalisation du clip : dans un village burkinabè
2.2. Analyse des Eléments Culturels Africains en Présence
Nous analyserons les éléments répertoriés les uns après les autres dans l’ordre préétabli dans le point
mentionné plus haut.
2.2.1. Le Genre Musical: Warba
Dans les deux chansons, le genre musical mis en valeur est du terroir burkinabè. Comme déjà
mentionné, le warba est un style musical propre à l’Afrique. Ce style musical est pratiqué par les
Moose, peuple majoritaire au Burkina Faso en termes numérique. Dans les deux chansons, les artistes
ont eu recours à ce genre musical, bien qu’ils soient dans l’univers de la musique moderne. Ils se sont
servis de ce rythme du terroir pour s’exprimer artistiquement. Cela, de notre point de vue, marque une
volonté manifeste de valoriser la culture africaine et burkinabè, à travers la musique moderne. Qu’en
est-il de la danse, cet autre élément culturel africain
2.2.2. Les danses: le Warba, le Kigba, le Zaoré Principalement
Comme nous l’avons déjà fait savoir, le warba est un genre musical et du même coup le nom de la
danse qu’on exécute en fonction du rythme. Naturellement, la danse warba ne saurait être une option.
Elle s’impose à coup sûr. C’est tout logiquement que Jean-Claude BAMOGO et Floby tous deux
artistes burkinabè ont mis à l’honneur cette danse identitaire africaine et burkinabè, à travers leurs
chansons respectives que sont Panaki-Panazoe et Mi amor. C’est un élément de l’identité culturelle
africaine à ne pas né[Link] warba se veut le point commun entre les deux clips. Cependant le clip
de la chanson Panaki-Panazoe était plus riche en pas de danse. En effet, à côté de la danse principale
le warba, d’autres pas de danse ont été esquissés à l’honneur de la culture africaine et précisément
burkinabè. Nous avons pu observer des pas de danse du kigba qui est aussi une danse de réjouissance
populaire pratiquée le plus souvent par les femmes. C’est une danse qui se fait dans un cercle et en
grand groupe. Le nom kigba a été donné à cette danse en référence à la partie du corps mis en branle
pendant l’exécution de ce pas de danse. Le terme « kigba » signifie « fesse » en langue moore. Pour
exécuter cette danse, les danseuses doivent se cogner les fesses. Par-là, danseuses se mesurent par
l’endurance et la forme physique. Quiconque n’est pas physiquement bien en forme pourrait mordre la
poussière en rivalisant avec plus forte qu’elle. Il y a eu aussi des pas de danse du zaoré dans ce clip.
C’est une danse propre à une ethnie de l’Est du Burkina Faso appelée les Zaose, une danse identitaire
qui se laisse aisément appréciée tant elle est exécutée avec classe et fierté. C’est une danse au cours de
laquelle le buste, la partie supérieure du corps est très sollicitée. Nous avons aussi pu remarquer des
pas de danse du gulmu2. C’est une danse voisine du zaoré quand on tient compte de la partie du corps
mis en branle. En un mot, par le biais de ces deux chansons, la culture burkinabè a été hissé plus haut,
non pas par des artistes se réclamant de la musique traditionnelle burkinabè, mais par ceux qui se
réclament de la tendance musicale moderne. La culture africaine se serait imposée avec autorité dans
l’expression artistique de ces derniers qui se ressourcent dans cette culture qui est la leur. Ils
embouchent alors la même trompette que l’homme de lettres et de culture burkinabè maître Titinga
Pacéré qui stipule que l’arbre doit honorer ses racines s’il veut porter beaucoup de fruits. Quelle
remarque du point de vue linguistique en lien avec la culture africaine et burkinabè ?
2.2.3. Les Langues: Moore
Dans le titre Panaki-Panazoe de Jean-Claude BAMOGO, c’est exclusivement la langue moore qui est
exclusivement utilisée comme langue d’expression et de communication. Cependant, dans le second
titre c’est-à-dire Mi Amor de Floby, le moore reste une langue seconde car l’artiste s’est exprimé dans

2
Royaume gourmantché, le territoire occupé par ce peuple avec pour référence Fada-Ngourma qui est vu
comme la capitale.
International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 14
Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

d’autres langues notamment occidentales telles que le français, l’espagnol. A partir du titre Mi amor,
on ne s’attendait pas à entendre ou à percevoir des mots de la langue moore dans cette chanson. Mais
l’auteur, très attaché à sa culture n’a pu s’empêcher de se servir de sa langue maternelle pour traduire
ses sentiments à l’égard de sa bien-aimée. Comme le dit-on, quiconque perd sa langue perd sa culture.
Les deux artistes, pour rassurer les leurs, ont fait montre d’une maîtrise de leur langue maternelle –
notons que les deux ont pour langue maternelle le moore –. A travers cette langue, il n’est plus à
douter que la musique de ces derniers, bien qu’elle soit de la tendance moderne, a une coloration
africaine et burkinabè. Qu’en est-il des instruments musicaux mis à l’honneur dans ces deux
chansons ?
2.2.4. Les Instruments Musicaux
Dans les deux chansons, les instruments musicaux traditionnels n’ont pas été marginalisés. Des
instruments des non moins importants dans la société burkinabè ont été utilisés pour la réalisation de
ces deux [Link] avons les castagnettes en fer ou kεma, le tambour ou bendre, le tambour
d’aisselle ou lυnga, et le kunde/kwende ou guitare traditionnelle africaine. Pour mieux nous
familiariser avec ces instruments, nous avons jugé bon de les représenter en images. Cela permet de
les identifier plus nettement parmi tant d’autres.
 Les Castagnettes en fer/kεma

 Le Tambour/Bendre

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 15


Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

 Le Tambour D’aisselle/lυnga

 Le Kunde/kwende

Dans l’orchestration des deux chansons, nous retrouvons les mêmes instruments musicaux à
l’exception du kunde ou guitare traditionnelle qui est utilisée chez Floby et non chez Jean-Claude
BAMOGO. Nous remarquons que les deux artistes qui ne sont pas de la même époque ont tout de
même la vision qui reste de faire revivre la culture africaine d’une manière ou d’une autre. Qu’en est-
il de devises dans ces deux chansons ?
2.2.5. Les Devises de Certains Chefs de Canton du Burkina Faso
Un fait marquantà ne pas ignorer dans ces chansons de la musique moderne est le recours aux devises
ou nom de guerre de certains chefs de canton et/ou de certains royaumes qui ont fait la renommée du
pays des Hommes intègres. Le fait d’évoquer ces noms de guerre de ces chefs est une manière pour
ces artistes de leur rendre un vibrant hommage. Nous avons retenu quelques devises dans le cadre de
ce travail. Nous avons par exemple:
 De la Chanson Panaki-Panazoe
 wayugi pãang tõt saabo ;
 Kãa-gilig tõt waabo ;
 rãsem pυig lelengo ;
 kong tιιg nviind wềnde ;
 nambi kõ beleg biiga ;
 tenkυdog zug soaba tigre ;
 moog zug soaba bõogo ;
 kug-pεεl naaba sapilem ;
 Zorog naaba sãnem ;
 Kombisir naaba buluga ;
 Sapone naaba paadre

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 16


Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

 De la Chanson Mi amor
 Wayugi pang tồt saab kamba,
 Kãnekãg sor bãgnề kamba ;
 Pυg-yoodr kõ kelem kiim miig wo,
 Bãlembãt yãmb kuilig kamb wo
Ces devises sont un élément important de la culture africaine et burkinabè. En effet, les griots
panégyriques ont l’habitude de célébrer les chefs en rappelant les hauts faits de leurs ancêtres. Ce pan
de la culture africaine et burkinabè est bien visible à travers les chansons de ces deux baobabs de la
musique burkinabè. Nous avons là deux vaillants défenseurs de la tradition africaine qui se battent
corps et âme pour revaloriser l’Afrique et son riche patrimoine culturel qui a échappé bel à un
génocide pendant la période coloniale.
2.2.6. Les Cris Identitaires de Réjouissance : Propres Aux Moose
En écoutant ces chansons, il est un fait culturel qui pourrait paraître anodin, mais qui revêt une
importance non négligeable, pour peu que l’on ait une connaissance de la culture de certains peuples
africains notamment burkinabè. Ces deux chansons laissent entendre un type de cri, non pas de
détresse mais plutôt de liesse. Il s’agit d’un cri assez strident teinté d’une certaine gaité du type
« kilililililililili……. ». D’une manière générale, c’est dans les circonstances de joie que ce type de cri
s’invite au bonheur de tous. Pendant les réjouissances, les mariages, les baptêmes, les événements
heureux de tous genres, l’on peut entendre ce cri qui amplifie la joie, augmente la bonne humeur et
rend l’ambiance infernale. C’est ce qui est donné à voir dans ces deux chansons où la joie était à son
paroxysme. Qu’en est-il de la mise ne scène de ces deux chansons ?
2.2.7. La Mise en Scène
Pour ce qui est de la mise en scène de ces deux chansons, chaque artiste serait parti de son imaginaire
pour valoriser la culture burkinabè et par ricochet celle africaine. Ce qui nous aura marqué
pertinemment, c’est le choix des éléments culturels identitaires africains pour meubler ces clips
respectifs. Examinons tour à tour chaque chanson et intéressons-nous aux éléments culturels mis en
scène dans les clips.
 Dans le clip de Panaki-Panazoe de JCBG3
 Tenue: traditionnelle africaine/le luili peendé,
 Cadre de réalisation du clip : résidence du Moogho naaba Baoogo, garant des traditions
chez les Moose
 Dans le clip de Mi Amor de Floby
 Tenue: traditionnelle africaine d’origine burkinabè
 Cadre de réalisation du clip: un village burkinabè
Pour la mise en scène de ces deux tubes, nous pouvons remarquer une certaine similitude d’une part
dans le choix vestimentaire et d’autre part dans le choix du lieu du clip.
- Du Choix Vestimentaire
D’un point de vue vestimentaire, nous pouvons remarquer que les acteurs des clips sont tous vêtus
d’habits traditionnels africains et mieux, burkinabè. Dans le titre Panaki-Panazoe, les danseurs étaient
en LЧili-peende, une tenue traditionnelle que les Moose aiment arborer, surtout les femmes. Certains
portaient le gãng-la-pεεlga, un autre type de pagnes traditionnels africains burkinabè. Cette tenue est
portée aussi bien par les hommes que par les femmes. Dans le clip deMi Amor, c’est aussi la tenue
traditionnelle africaine et burkinabè qui est mise en valeur par les acteurs de la scène, les danseurs. Le
gãng-la-pεεlga y avait une place de choix car tous les acteurs en portaient fièrement. Que nous inspire
le choix du lieu du clip ?

3
Abréviation de Jean-Claude BAMOGO
International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 17
Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

- Du Choix du Lieu du Clip


Quant au choix du lieu pour la réalisation du clip des deux chansons, chaque artiste aura fait un choix
qu’il juge adéquat en fonction du message à passer. Jean-Claude BAMOGO a choisi, lui, la résidence
du Moogho naaba Baoogo, le chef suprême des Moose, l’actuel garant des traditions des Moose, pour
réaliser son clip. Cela en dit long sur ses intentions de montrer au monde entier combien il est fier de
sa culture. En fait, le titre Panaki-Panazoe est un hymne à la tradition burkinabè surtout moaga via la
musique moderne. L’artiste aura décidé d’exporter la musique burkinabè via la musique moderne qui
devient du coup le véhicule de la culture africaine. Quant à Floby, il a choisi un village burkinabè
pour réaliser son clip. Cela convient avec la thématique qu’il aborde puisqu’il y est question d’un
amoureux qui va à la rencontre de son âme sœur. Ce fond d’écran, fait de cases rondes coiffées de
chaume, des murs en terre battue, des hangars faits de paille, met en valeur la culture burkinabè et
rappelle la vie au village, dans les confins de l’Afrique authentique. Le choix de l’arrière-plan opéré
par les deux artistes témoigne bien de la résilience de la culture africaine en général et burkinabè face
à la culture occidentale.
3. BILAN DE L’ANALYSE
En termes de bilan, il est à retenir que l’hypothèse qui fonde la raison d’être de cet article est vérifiée
sous prétexte que la musique moderne africaine réalisée sous nos tropiques reste dépendante de la
culture de ses auteurs. Les Africains ont hérité malgré eux de la musique moderne occidentale qui leur
fut imposée par les puissances colonisatrices d’alors. Ils ont appris à faire de la musique moderne par
décalcomanie au départ. Mais très vite le besoin de se sentir eux-mêmes les a ramenés vers leur
culture. Ils ont alors introduit des éléments culturels africains dans leur musique dite moderne pour
mieux être à l’aise. En un mot, la musique moderne africaine est hybride, car tient compte de la
culture importée et de celle authentique africaine. C’est une musique à cheval entre la tradition
africaine et celle occidentale.
CONCLUSION
Somme toute, il ressort de ce travail que la musique moderne africaine l’est juste par quelques
éléments culturels occidentaux et non à l’absolu. Les Africains se sont appropriés la musique moderne
à leur façon. Ils y introduisent des éléments culturels africains afin de se sentir plus dans leur peau,
dans leur biotope, dans leur univers. La musique moderne africaine n’est pas l’égale de la musique
moderne occidentale qui se fait absolument et exclusivement avec l’arsenal de la culture occidentale.
En parlant de musique moderne africaine ou burkinabè, il y faut y mettre un bémol étant donné
qu’elle est rarement moderne à l’absolu. Si l’on analyse de plus près, il ne serait pas exclu que l’on
puisse trouver des éléments culturels africains quand bien même l’on se retrouve plongé dans
l’univers de la musique dite moderne. L’hypothèse selon laquelle la musique moderne africaine et
burkinabè n’est pas absolument inspirée de la culture occidentale et aurait un fondement culturel
endogène est confirmée au regard de l’analyse qui a permis de déceler des éléments culturels africains
et burkinabè qui composent avec ceux occidentaux pour donner la musique à tendance moderne. En
un mot, la musique moderne burkinabè et africaine repose en grande partie sur des éléments culturels
burkinabè et africains. La musique moderne africaine est une musique hybride, métissée, mixte tout
comme le peuple africain de nos jours qui a perdu ses repères au cours del’histoire. L’Africain
d’aujourd’hui n’est ni Blanc ni Noir mais un peuple hybride culturellement. C’est en toute logique
que son expression artistique ait les mêmes stigmates. L’Afrique peut-elle s’affirmer sans sa culture
authentique ?
REFERENCES
BELINGA Eno S.M (1965), Littérature et musique en Afrique noire, Paris, Cujas, 255P
BEMBA Sylvain (2003), « Echanges et mélanges ou étude des influences subies et exercées
par la musique congolaise moderne » in Itinéraires et convergences des musiques traditionnelles et modernes
d’Afrique, FESPAM, Kinshasa.
BULU Léon Tsambu (2003), « Tradition et modernité musicales africaines : Les lieux de
rupture entre leurs œkoumènes scéniques », in Itinéraires et convergences des musiques traditionnelles et
modernes d’Afrique FESPAM, Kinshasa.
DAKOUO Yves (2002), « Modalisation musicale et écriture littéraire », parue in Cahiers du
CERSLESHS n°19, pp.115-133.

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 18


Les Eléments de L’identité Culturelle Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina
Faso

GARBA Mahaman (2003), « Divergences et convergences des musiques traditionnelles et


modernes dans la culture nigérienne » in Itinéraires et convergences des musiques traditionnelles et modernes
d’Afrique, FESPAM, Kinshasa.
KABORE Oger et KABORET F. Auguste (2004), Histoire de la musique moderne du Burkina
Faso, Ouagadougou, EDIPAD internationale.
ONYUMBE Tsonga, « Musiques traditionnelle et moderne : A propos des rythmes et des
instruments en République Démocratique du Congo (1950-2002) » in Itinéraires etconvergences des musiques
traditionnelles et modernes d’Afrique » FESPAM, Kinshasa.
OUEDRAOGO Albert (1996), « Les instruments de musique moaga : Aspects artistique, esthétique et histoire »
in cahiers du CERLESHS, n°13.
AUTHORS’ BIOGRAPHY
Dr Gérard YAOGO, est né le 31 janvier 1983 à Tiougouau Burkina Faso.
Inscrit à l’école, il décrocha tour à tour le CEP (certificat d’Etudes Primaires) en
1996, le BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle) en 2000 et le Baccalauréat en
2004 série A4. Il rejoignit l’université Joseph KI-ZERBO pour son cursus
universitaire. Il obtiendra,successivement, le DEUG (Diplôme d’Etudes
Universitaires Générales) en 2006, la Licence en 2007, la Maîtrise en 2012, le
D.E.A (Diplôme d’Etudes Approfondies) en 2016 et le Doctorat en 2021, en
sciences du langage, avec comme spécialité la stylistique. Dr YAOGO est spécialiste de la musique
burkinabè. Il est auteur de plusieurs ouvrages comme Dans l’univers du Slam publié aux Editions
Universitaires Européennes, Au cœur dubilinguisme publié aux éditions Generis Publishing et articles
scientifiques. Dr YAOGO était précédemment professeur de français des lycées et collèges du
Burkina Faso.
M. Djakaridja LOUGUE, est né le 23 mars 1994 à Daoukro en république de
Côte d’Ivoire. En 2005 il obtint son Certificat d’études primaires (CEP). Il entre
cette même année au lycée Moderne de Daoukrooù il décrochera son BEPC en
2009. En 2012, il est admis au baccalauréat, série A2. Ainsi, il choisit de s’inscrire
à l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou, précisément à l’Unité de
formation de recherche en Lettres, Arts et communication. Il obtient
successivement le DEUG II (Diplôme d’Études Universitaires Générales) en 2016,
la Licence en 2017. Il est titulaire d’un CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de
l’Enseignement du Secondaire) depuis 2019 et soutient son mémoire de master en 2021, option
Études culturelles Africaines. Il est inscrit depuis 2022 à l’école doctorale Lettres, Sciences humaines
et Communication (LESHCO) de l’Université Joseph KI-ZERBO et affilié notamment au
Laboratoire, Littérature, espace et sociétés (LLES). Ses travaux ont porté jusque-là sur l’approche des
signes de scarification chez les Winien.

Citation: Dr Gérard YAOGO & LOUGUE Djakaridja, Doctorant. "Les Eléments de L’identité Culturelle
Africaine dans la Musique Moderne Africaine : cas du Burkina Faso” International Journal of Humanities
Social Sciences and Education (IJHSSE), vol 10, no. 2, 2023, pp. 9-19. DOI: [Link]
0381.1002002.
Copyright: © 2023 Authors. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative
Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium,
provided the original author and source are credited.

International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE) Page | 19

Vous aimerez peut-être aussi