Utilisation du Partogramme en Accouchement
Utilisation du Partogramme en Accouchement
1
En général, les niveaux de connaissances, des compétences et des mises en œuvre
sont très bas.
Dans la région Atsinanana, plus particulièrement, au service Gynécologie
Obstétrique Hopital-Be Toamasina. L’utilisation du partogramme devant le
déroulement de l’accouchement est faible, cela nous invite à choisir comme thème
de notre recherche : « IMPACTS D’UTILISATION DU PARTOGRAMME
CHEZ UNE FEMME EN TRAVAIL : GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE
HOPITAL-BE TOAMASINA EN 2023».
La question centrale que nous posons : Comment les sages-femmes utilisent-elles
le partogramme dans leur pratique quotidienne et dans l’état actuel de choses ? et
comment se passe les accouchements ?
Nous posons l’hypothèse comme :
Les sages-femmes ont du mal à l’emploi du partogramme pour les raisons suivantes :
elles le considèrent comme activité supplémentaire, de plus, leurs responsabilités
sont trop nombreuses diverses activités si bien qu’elles n’ont pas assez de temps pour
prendre en compte le partogramme.
Nous proposons les objectifs suivants :
1) Objectif général :
Réduire le taux de la mortalité et de la morbidité maternelle et infantile.
2) Objectifs spécifiques :
- Evaluer la fréquence de l’utilisation du partogramme durant l’année 2023;
- Identifier les lacunes ou les difficultés de l’accouchement dus au non
d’utilisation du partogramme ;
- Identifier les avantages dus à l’utilisation du partogramme pour la sage-femme
lorsqu’elle travaille correctement dans son service ;
- Proposer des suggestions à propos des résultats obtenus.
Dans notre recherche, nous allons voir l’introduction suivie des généralités, ensuite la
méthodologie de recherche et les résultats, après les commentaires et les discussions
puis les suggestions et en fin la conclusion clôt notre travail.
2
A. GENERALITES
I. QUELQUES DEFINITIONS :
I.1. Partogramme :
Le partogramme est un instrument destiné à la surveillance et à la conduite du
travail. Il sert à enregistrer toutes les observations faites par la femme en travail, à
surveiller l’état de la mère et de fœtus.
I.3. Travail :
Le travail est une série de contraction rythmique, involontaire ou médicalement
induite de l’utérus qui entraine un effacement (amincissement et raccourcissement)
et une dilatation du col utérin. [3]
I.4. Femme en travail :
Pour reconnaitre qu’une femme est en travail :
Il est caractérisé par les signes suivants :
- Apparition de contraction utérine ;
- La perte de bouchons muqueux ;
- Le début d’ouverture de col ;
- Formation de la poche des eaux ou rupture spontanée. [4]
I.5. Consultation prénatale focalisée :
Ce sont les soins axés sur les objectifs, centrés sur les clients à temps, simple
bénéfique, respectueux et sans risque destiné aux femmes enceintes.
3
Ces soins offerts aux femmes enceintes par un prestataire qualifié qui met un accent
sur la santé générale, la préparation d’un accouchement, la préparation de la
survenue des complications qui peuvent survenir au cours de la grossesse, le travail,
l’accouchement et le post partum. [5]
- Ces recherches se basant sur près de 10000 dossiers ont permis d’évaluer les
modifications cervicales en fonction du travail : c’est le cardiographique.
C’était pour lui une manière simple, objective et reproductive d’évaluer la
progression du travail. [8]
De son travail, il a ainsi divisé le travail en deux phases :
II.1. La phase de latence :
Au cours de laquelle, le col s’efface et se dilate jusqu’à 3 cm, la durée moyenne
est de 8 à10 heures chez la primipare et 6 à 8 heures chez la multipare.
II.2. La phase active :
- La phase active est caractérisée par l’accélération de la dilatation du col de 4 cm
à 10 cm, à laquelle suit une période de décélération ou inertie qui précède
l’expulsion. En moyenne, elle dure 5 heures pour le primipare et 2 heures pour la
4
multipare. La phase active est caractérisée par l’accélération de la dilatation du
col qui précède l’expulsion du fœtus.
Cette phase se divise en deux périodes :
- Une phase d’accélération où la vitesse de la dilatation est maximale ;
- Une phase de décélération qui précède la dilatation complète. [9]
Le ralentissement pourrait être un artefact lié au monde de présentation et
particulier à la présentation postérieure. Si la phase de décélération existe, il y a
une anomalie du travail.
En effet, HENDRICKS rejoint FRIEDMAN sur l’importance du diagramme du
travail. La vitesse normale de la dilatation doit toujours être supérieure à 1cm par
heure chez la primipare et 1,5cm chez la multipare.
En 1960, l’obstétricien Français MICHEL Lancôme ajoute au cardiographe les
éléments de surveillance maternelle et fœtale : c’est ainsi qu’il prend le nom de
« diagramme d’accouchement ». [10]
5
- on note la couleur du liquide amniotique (clair ou teinté du sang ou
méconium).
IV.3. L’état de la mère :
Sur l’état de la mère, on observe :
- Tous les paramètres : tension artérielle, fréquence respiratoire, pulsation et
la température ;
- L’urine : le volume d’urine, normalement, la quantité d’urine est de 30 ml
par heure ;
- La protéine et l’acétone ;
- Médicament et injection intraveineuse ;
- Administration d’ocytocine. [12]
V. METHODES D’UTILISATION ET PRINCIPES :
Noter qu’il convient de la ramener à l’échelle avant de l’utiliser.
Les informations à consigner sur le partogramme sont les suivants :
V.1. Renseignements concernant la parturiente :
- Nom et prénoms ;
- Age ;
- Gestité et parité ;
- Numero d’enregistrement ;
- Date et heure d’admission ;
- Heure de rupture des membranes.
V.2. Rythme cardiaque fœtal :
Toutes les demi-heures.
V.3. Liquide amniotique :
Couleur de liquide amniotique à chaque toucher vaginal, inscrire en outre :
- Si les membranes sont intactes : I
- Si les membranes sont rompues : R
- Si les membranes sont rompues et que le liquide amniotique est clair : C
- Si les membranes sont rompues et que le liquide amniotique est méconium : M
- Si les membranes sont rompues et le liquide amniotique est teinté du sang : B
6
V.4. Modelage de la tête :
- Si les os du crane sont normales : 0
- Si les os du crane sont opposées : 1
- Si les os du crane se chevauchent mais que le chevauchement est réductible : 2
- S’ils se chevauchent mais le chevauchement est irréductible : 3
V.5. Dilatation du col utérin :
Evaluer à chaque toucher vaginal et marquer d’une croix (x), commencer le
tracé de la courbe du partogramme à 4 cm de dilatation et la première dilatation
toujours atteint la ligne d’alerte :
- Si moins de 20 secondes: …
- Si entre 20 à 40 secondes : ///
- Si plus de 40 secondes : contenu plein (schéma noir).
V.9. Ocytocine :
En cas d’utilisation de ce médicament, noter à toutes les 30mn la quantité
d’ocytocine administrée par volume de liquide perfusé, en goutte par mn.
7
V.10. Médicaments :
Noter tout apport médicamenteux utilisé au moment du travail.
V.11. Paramètres :
Il faut surveiller :
- Fréquence cardiaque : à toutes les 30 mn et marquer d’un point ;
- Fréquence respiratoire : à toutes les 30 mn ;
- Tension artérielle : à toutes les 4 heures et indiquer avec des flèches ;
- Température : à toutes les 2 heures ;
- Urine : noter à chaque miction la quantité de protéine, d’acétone et le
volume d’urine (normalement le volume d’urine est 30ml/h). [13]
8
VI.4. Support d’enseignement et des recherches cliniques :
Le partogramme est un support d’enseignement pour les formations initiales à
l’institut paramédical. Son analyse rétrospective présente un véritable caractère
pédagogique ;
Il fournit également des nombreuses données qui facilitent la recherche clinique et
constitue un support pour l’évaluation des pratiques professionnelles. En effet, la
bonne tenue du partogramme est un indicateur performant de la qualité de la prise
en charge maternelle, comme nous le développerons plus tard. [14]
9
VIII. REGLE D’OR POUR L’INTERPRETATION DU PARTOGRAMME :
- En phase active la dilatation progresse d’au moins 1cm par heure ;
- Lorsque les croix de la dilatation sont sur la ligne d’alerte ou à gauche de
celle-ci : la dilatation progresse normalement ;
- Lorsque les croix de la dilatation sont dans la zone 2, attention vous devez
réévaluer votre parturiente (les 4 « P »), car danger imminent ;
- Lorsque les croix sont sur la ligne d’action ou dans la zone 3, le danger est là,
une action doit être prise en urgence ;
- La dilatation du col est importante mais n’est pas le seul élément du
partogramme, tenez compte des autres paramètres et menez une action dès qu’il y
a une anomalie ;
- La dilatation stationnaire est le reflet d’une anomalie que l’on doit rechercher
et prendre en charge : ce n’est pas une cause mais une conséquence ;
- L’évaluation des « 4P »permet de trouver la cause des dystocies. [15]
VIII.1. Les 4P :
- Le Passager, un mobile représenté par le fœtus ;
- La puissance contractile, une forte motrice représentée par les contractions
utérines ; les contractions libèrent la force pour dilater le col et pousser vers le bas
la partie fœtale qui se présente ;
- Le Passage, constituant des obstacles à franchir représentés par le col utérin et
le bassin ;
- Psychisme, explication et soutien empathique continus à la parturiente. [15]
10
X. LES COMPLICATIONS DE L’ACCOUCHEMENT DUES AU NON
D’UTILISATION DU PARTOGRAMME :
- Travail prolongé ;
- Disproportion foeto-pelvienne ;
- Fatigue maternelle ;
- Souffrance fœtale. [17]
11
- RAM possible si les membranes sont encore intactes et observations du
travail pendant une courte durée avant le transfert ;
- A l’hôpital : RAM si les membranes sont intactes, puis poursuivre les
observations de routine.
XIII.3. Quand la courbe de la dilatation atteint ou dépasse la ligne
d’action :
Il faut prendre tout de suite une mesure adéquate pour sauver la mère et le fœtus :
- Bilan complet ;
- Envisager une perfusion veineuse, la pose d’une sonde vésicale et une
analgésie par voie injectable.
XIII.4. Trois éventualités pour l’issue de l’accouchement :
- Accouchement par césarienne en cas de souffrance fœtale et dystocie ;
- Augmentation de l’ocytocine en perfusion intraveineuse en absence de
contre-indication ;
- Traitement de soutien : réconfort, maternage et soutient moral si les
progrès sont satisfaites et si la dilatation est de 1cm par heure ou plus :
. Réexaminer (pour le cas de poursuite du travail) : toucher vaginal au
bout de 3 heures puis au bout de 2 heures et à nouveau au bout de 2 heures.
. Pendant la perfusion d’ocytocine 10 UI, il faut toujours vérifier le
rythme cardiaque fœtal au moins toutes les demi-heures et l’évolution de la
contraction utérine. [21]
XIII.5. Rôles des sages-femmes :
Les sages-femmes jouent un rôle crucial dans l’utilisation du partogramme.
Alors, les rôles de sages-femmes face à l’utilisation du partogramme :
- Remplir et mettre à jour le partogramme : la sage-femme est responsable de
remplir et de mettre à jour régulièrement le partogramme pour enregistrer les
données importantes, telles que les contractions utérines, la dilation cervicale, la
fréquence cardiaque fœtal ;
- Interpréter les données du partogramme : elles doivent être capables
d’interpréter correctement les données du partogramme pour surveiller l’évolution
du travail et l’accouchement, détecter tous les signes de complications et prendre
12
les mesures adéquates nécessaires ;
- Prendre des décisions en fonction des données du partogramme : elle doit
être en mesure de prendre des décisions cliniques basées sur les données du
partogramme, telles que la nécessité d’accélérer le travail, de déclencher
l’accouchement ou de recourir à une césarienne en cas de complications ;
- Communiquer efficacement avec l’équipe médicale : elle doit communiquer
efficacement avec les autres membres de l’équipe médicale y compris le médecin
pour partager les informations importantes du partogramme et coordonner les
soins de la parturiente ;
- La sage-femme doit être en mesure de prendre toutes responsabilités lors
d’un accouchement et de prodiguer les soins nécessaires au nouveau-né et au
nourrisson ;
- Mettre en place des mesures de soins préventives dans le but de maintenir
la santé de la femme et nouveau-né :
. Le renseignement d’ordre général concernant la patiente (nom, âge,
adresse) ;
. L’histoire de la grossesse (parité, âge de la grossesse, complication) ;
. Les complications obstétricales antérieures qui méritent d’être
mentionnées (césarienne, hémorragie) ;
. Le motif et l’heure du transfert ;
. Les traitements reçus ;
. Donner les soins pré transfert ;
. Faire accompagner les dossiers du malade (carnet de santé de la mère,
FSSMN (fiche de surveillance de la santé de la mère et du nouveau-né) ;
- Soyez toujours gentil devant la parturiente et leur famille.
13
B. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
1. Cadre de l’étude :
Notre étude a été effectuée au sein de Centre Hospitalier Universitaire
Analakininina Toamasina (CHUAT).
I.1. Description du lieu de service :
- La ville de Toamasina se trouve environ 360 km de la capitale d’Antananarivo,
elle est le premier grand Port de Madagascar (Port International) et le chef-lieu de
région Atsinanana, elle a un climat chaud et humide. Le CHUAT est implanté dans
la partie Nord-Est de la ville de Toamasina. Il s’étend sur superficie de huit (08)
hectares et limité au Nord par la Rue Courberai, à l’Est par le Boulevard Joffre et
au Sud par le terrain Militaire avec de grand bâtiment clôturé ;
- Dès 1903 jusqu’à l’indépendance : l’Hôpital Colonial puis l’Hôpital Militaire ;
- À partir de l’indépendance : Hôpital Principal de Toamasina (HPT);
- En 1994 : Centre Hospitalier Régional de Toamasina (CHRT) et leur statut a été
porté par les décrets n°94-354 du 31 mai 1994 avec l’arrêter d’application au
Centre Hospitalier Régionaux de Toamasina et Toliara, n°2843/94-SAN/FIN du 29
Juin 1994 ;’
- En 2003 : Centre Hospitalier de Référence Provincial de Toamasina (CHRPT);
- En 2005 : Centre Hospitalier de Référence Régional Antsinanana (CHRRA);
- En 2007 : Centre Hospitalier de Universitaire de Toamasina (CHUT), rattaché à
la faculté de Médecine de Majunga et placé sous tutelle de la direction général de
Centre Hospitalier Universitaire de Madagascar au niveau du Ministère de la Santé
Publique, porté par l’arrêter interministériel n°15262/2007 du 12 septembre 2007
fixent la liste des Centres Hospitaliers Universitaires de Madagascar ;
- En 2015 : Centre Hospitalier Universitaire Analakininina Toamasina (CHUAT) ;
- Pendant cette période jusqu’à ce jour, cet établissement est connu sous une
dénomination populaire dite « Hopitaly Be ».
I.1. Service Gynécologie Obstétricale :
Notre recherche s’est déroulée dans l’unité de service Gynécologie Obstétrique
(GOB) CHUAT.
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Ce service accueillie les femmes présentant d’une pathologie obstétricale et
accouchement, il se trouve au-dessus de service ATU (Accueil Triage et Urgence)
et service chirurgie 34.
I.2. Les ressources humaines de ce service :
Les ressources humaines de ce service sont composées de :
- 04 Médecins, dont 02 gynécologues ;
- 07 Infirmier(es) de bloc dont 03 titulaires et 04 bénévoles ;
- 08 Anesthésistes dont 04 titulaires et 04 bénévoles ;
- 25 Sages-femmes dont 21 titulaires et 04 bénévoles ;
- 04 Techniciens de surface dont 02 titulaires et 02 bénévoles ;
- 01 Secrétaire ;
- 03 Personnels d’appui.
II. Type de l’étude :
Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive basée sur les dossiers des femmes
accouchées en 2023.
III. Période étudiée :
Notre étude s’étend du mois de janvier 2023 jusqu’au mois de décembre 2023.
IV. Durée de l’étude :
Notre étude dure 8 mois, allant du mois de mars 2024 jusqu’au mois de novembre
2024.
V. Population étudiée :
Notre étude a été menée pour les accouchées qui étaient admises au service
Gynécologie Obstétrique CHUAT en 2023.
- Critère d’inclusion : tous les dossiers des femmes accouchées suivies par
le partogramme correctement rempli au service Gynécologie Obstétrique
CHUAT en 2023
- Critère d’exclusion : tous les dossiers des femmes accouchées qui n’ont
pas un protocole d’accouchement suivies par le partogramme en 2023.
VI. Mode d’échantillonnage :
L’échantillon se fait de façon exhaustive.
15
VII. Taille de l’échantillon :
Le nombre de dossiers étudiés est 2062, les accouchées suivies par le
partogramme est de 350.
VIII. Variables étudiées :
VIII.1. Variables dépendantes :
Prévalence ;
Tranche d’âge ;
Parité ;
Utilisation du partogramme ;
Terme de l’accouchement ;
Type d’accouchement ;
Etat du nouveau-né à la naissance ;
Mode de sortie.
16
XIII. Calcul statistique :
- Pourcentage
17
C. RESULTATS
1. Fréquence des femmes accouchées surveillées par le partogramme :
Le taux de prévalence des femmes accouchées surveillées par le partogramme
au service GOB CHUAT en 2023 est présenté dans l’encadré I qui suit :
Encadré I : Prévalence brute
18
2. Répartition des femmes accouchées surveillées par le partogramme selon la
tranche d’âge.
49%
33%
19
4. Répartition des femmes accouchées surveillées par le partogramme selon la
situation matrimoniale.
20
5. Répartition des femmes accouchées surveillées par de partogramme selon le
type de l’accouchement.
2% 5%
39% 54%
21
6. Répartition des femmes accouchées selon le nombre de CPN faite.
4%
11%
15% 46%
23%
22
7. Répartition des femmes accouchées en utilisant le partogramme selon la
parité.
Tableau I : Répartition des accouchées selon la parité.
____________________________________________________________________
Parité Effectif Pourcentage (%)
____________________________________________________________________
Primipare 138 39,4
Multipare 192 54,85
Grande multipare 20 5,71
Total 350 100
___________________________________________________________________
Source : dossiers des accouchées au service GOB CHUAT en 2023.
Ce tableau I nous montre que sur 350 femmes accouchées, 138 sur 350 (soit :
39,42%) primipares, 192 sur 350 (soit : 54,85%) multipares, et 20 sur 350 (soit :
5,71%) grandes multipares.
23
8. Répartition des accouchées selon le terme de l’accouchement.
Tableau II : Répartition des accouchées selon le terme de grossesse.
____________________________________________________________________
Terme de grossesse Effectif Pourcentage (%)
____________________________________________________________________
Prématuré 40 11,42
A terme 236 67,43
Près du terme 74 21,15
Total 350 100
___________________________________________________________________
24
9. Répartition des accouchées selon l’utilisation du partogramme.
Tableau III : Répartition des accouchées selon l’utilisation du partogramme
____________________________________________________________________
Utilisation du partogramme Effectif Pourcentage (%)
____________________________________________________________________
Accouchées suivies par le partogramme 350 16,98
Accouchées ne suivies pas le partogramme 1712 83,02
Total 2062 100
____________________________________________________________________
Source : dossiers des accouchées au service GOB CHUAT en 2023.
Ce tableau nous montre que les accouchées ne suivies pas le partogramme durant le
travail sont nombreuses, soit : 83,02% (1712 cas sur 2062), mais sur 2062 femmes
accouchées seulement 350 accouchées sont surveillées par le partogramme durant le
travail, soit : 16,98% (350 cas sur 2062).
25
10. Répartition selon l’état à la naissance du nouveau-né.
26
11. Répartition des accouchées selon le mode de sortie.
27
D. COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
Encadré, la prévalence, notre recherche au service GOB CHUAT nous montre que
les femmes accouchées surveillées par de partogramme sont 350 (soit : 31,50%) en
2023.
Selon l’OMS, la surveillance chez une femme en travail permet de prendre une
action pour sauver la vie de la mère et du bébé et aussi pour faciliter la prise de
mesure en cas de problème. [1]
Figure 1, selon la tranche d’âge, notre étude sur terrain à propos de l’utilisation du
partogramme par les femmes accouchées au service nous montre que la tranche
d’âge moins de 20 ans sont fréquentes, soit : 48% par rapport aux autres tranches
d’âge.
Dans notre recherche documentaire, selon l’OMS toutes les femmes en travail
devraient être suivies obligatoirement et strictement surtout les parturientes moins de
20 ans parce qu’elles sont des femmes à risque afin de réduire le taux de mortalité
durant le travail et après l’accouchement. [10]
Tableau I : ce tableau décrit le nombre de multipare tient le nombre plus élevé 192
sur 350 parturientes, soit : 54,85% par rapport au primipare 138 sur 350, soit :
39,42% et c’est de l’effectif faible chez la grande multipare 20 sur 350, soit : 5,71%
Donc, l’utilisation de partogramme doit être pour les parturientes toutes entières,
sans exception, ni de classification.
Mais dans notre étude documentaire, l’écrivain LURIES LEVYR dit que, dans le
pays sous développé, le partogramme est utilisé beaucoup sur la primipare plus de
50%. [12]
Tableau II, selon le terme, on remarque que la plupart des accouchées a eu une
grossesse à terme, soit : 66,74% (236 accouchées sur 350), ensuite près du terme, soit
: 21,14% (74 accouchées sur 350) et enfin, prématuré, soit : 11,42% (40 accouchées
sur 350). Donc, l’utilisation de partogramme doit être à toutes les parturientes toutes
entières, sans exception, ni de classification, ni à terme, ni prématuré, ni près du
terme pour prévenir l’apparition du travail prolongé et aussi pour faciliter à prendre
une mesure pour éviter l’apparition de complications éventuelles, parce qu’aucune
28
femme ou bébé ne doit pas mourir en donnant la vie.
Mais dans notre étude documentaire, l’écrivain LURIES LEVYR a dit que, dans le
pays sous développé, le personnel responsable à la maternité considère que le
partogramme est une activité supplémentaire à cause de diverses activités. [14]
Tableau III, selon l’utilisation du partogramme, Ce tableau nous montre que les
accouchées ne suivies pas le partogramme durant le travail sont nombreuses, soit :
83,02% (1712 cas sur 2062), mais sur 2062 femmes accouchées, seulement 350
accouchées sont surveillées par le partogramme durant le travail, soit : 16,98% (350
cas sur 2062).
Notre recherche documentaire, selon l’OMS, le partogramme est un outil
d’aide à la décision et à la communication pour les professionnels, il est aussi un
document médico – légal pour les personnels responsables au service maternité.
Alors, le partogramme est très important pour les femmes enceintes en travail pour
réduire le taux de la mortalité maternelle et infantile. [15]
Figure 3, selon la situation familiale, notre recherche sur les dossiers des accouchées
montre que les 22,85% des femmes sont mariées, alors que 77,14% ne sont pas
mariées.
Notre recherche documentaire ne met pas l’accent sur la situation matrimoniale, mais
en pratique, systématique et obligatoire l’utilisation du partogramme durant le travail
pour faciliter une mesure à prendre en cas de problèmes éventuels. [17]
29
Selon notre recherche documentaire, l’auteur Docteur KENEMERY. PC qui a trouvé
un taux de fréquentation plus de 50% des femmes enceintes qui n’ont pas fait de
CPN durant la grossesse, surtout dans les pays sous-développés. [20]
Figure 6, selon l’état du bébé à la naissance, on voit que la majorité du nouveau-né
né vigoureux est nombreuse, soit : 60% (210 cas sur 350), mais par contre, le
nouveau-né étonné, soit : 29% (100 cas sur 350), asphyxié, soit : 10% (38 cas
sur 350), décédé, soit : 1% (2 cas sur 350).
Cela signifie que le pronostic fœtal est inversement proportionnel à la durée
d’expulsion. Alors si les femmes en travail arrivent à temps à l’hôpital et les
personnels techniques responsables utilisent systématiquement le partogramme en
suivant le déroulement du travail, les complications éventuelles n’apparaissent plus,
selon l’OMS. [21]
Figure 7, selon le mode de sortie, cette figure nous montre que les accouchées
suivies par le partogramme sorties vivantes sont nombreuses, soit : 99,55% (349 sur
350), mais sorties décédées, soit : 0,45% (1 sur 350).
Notre recherche documentaire, selon la Maternité Sans Risque (MSR), les femmes en
travail arrivent à temps à l’hôpital, les accidents ou les incidents n’arrivent plus.
Aucune femme ou un bébé ne devrait pas perdre sa vie, mais que le bonheur soit au
rendez-vous ! [24]
30
E. SUGGESTIONS
31
grossesse chez les primipares qui ignorent le plus souvent ce qui peut les
attendre pendant le travail ;
Il devrait être travaillé ensemble une collaboration avec les autorités par la
sensibilisation des femmes enceintes au niveau de Fokontany ;
Aux prestataires des centres périphériques : éviter le retard de la prise de
décision de référence et référer au moment opportun, ce qui pourrait
améliorer le pronostic materno-fœtal ;
Utiliser correctement et systématique le partogramme chez toutes les femmes
admises sans exceptionnelle au service maternité déclarée qu’en travail ;
Organiser les campagnes de sensibilisation des femmes enceintes à
l’importance de la surveillance de grossesse et à l’accouchement assisté ;
Sensibiliser et convaincre à tous les moyens les femmes enceintes à aller
accoucher à l’hôpital si en travail.
3. Aux populations :
Un niveau d’encourager les femmes enceintes à venir à la consultation
prénatale et toujours dans les centres de santé ;
Persuader les accoucheuses traditionnelles d’orienter les femmes enceintes
en travail vers le centre de santé ;
Conseiller les à aller vite à l’hôpital en cas de problèmes de santé mais non
pas prendre une automédication.
32
CONCLUSION
Le partogramme reflète une photo de tout ce qui touche à l’état de santé de la mère et
du fœtus durant le travail. Alors, il est un système d’alerte précoce pour toutes
anomalies dans l’évolution du travail. Il enregistre tous les détails nécessaires
concernant la progression du travail, l’état de la santé de la mère et du fœtus :
- Pour la progression du travail : surveillance de la dilatation du col, descente
et rotation de la tête du fœtus ;
- Pour la mère : surveillance des contractions utérines, de paramètres et de
l’urine ;
- Pour le fœtus : surveillance de rythme cardiaque fœtal, de la quantité et
couleur de la liquide amniotique.
Au terme de notre étude rétrospective, cas-témoins portant sur les accouchées suivies
par le partogramme, nous avons vu une prévalence : 16,97% (350 sur 2062).
Cependant en améliorant la qualité de tenus du partogramme par le remplissage et
une bonne interprétation. On doit assurer un accouchement de bonne qualité pour le
bien de mère-enfant et le plus important pour prévenir l’hémorragie post partum et
aussi pour réduire le taux de mortalité maternelle et infantile.
33
34