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Philosophie du travail et de la liberté

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Références

Simondon (technique - liberté)


Du mode d'existence des objets techniques

Simondon remarque que nous n'utilisons les machines que pour ce qu'elles
produisent sans chercher à nous intéresser à leur fonctionnement. Cette
ignorance engendre de la peur, qui renforce à son tour l'ignorance car
nous nous détournons alors des machines.

Aristote (art - temps)


La Poétique

Aristote affirme que c'est par l'imitation que l'on apprend, et c'est comme
si la nature nous poussait à nous améliorer en nous faisant aimer les
imitations.

La Physique

En effet, quand du changement se produit dans notre esprit, soit que nous
changeons de pensée, soit que nous percevons du changement dans les
choses extérieures, alors nous avons l’idée d’une succession entre un
avant et un après

Références 1
Platon (travail - bonheur - science - vérité)
La République

Platon s'interroge sur ce qui fait que les êtres humains vivent ensemble au
sein de sociétés organisées, d'États. Il s'avère que le travail d'une
personne n'est pas suffisant pour répondre à tous ses besoins. Cela
implique l'échange et l'entraide ; ce n'est que par une grande quantité de
travail que nous pouvons vivre.

Gorgias

Platon présente la théorie de Calliclès, pour qui le bonheur repose sur


l'hédonisme extrême.

Ménon

Platon cherche à distinguer l’opinion vrai de la connaissance scientifique.


Le plupart de nos idées comme nous l’avons vu relève nos opinions et c’est
un avantage car nous n’avons pas à les prouver seulement si elle parvienne
à la vérité c’est un peu par hasard, au contraire la science repose sur un
enchaînement de démonstration elle part d’un premier élément simple
indémontrable purement vrai et en déduit plusieurs étapes qui sont aussi
vraies que la première.

Marx (travail - liberté)


Le Capital

Références 2
Marx remarque que le travailleur n'a que sa force de travail pour vivre. Il la
vend contre un salaire et devient prolétaire. Celui qui achète sa force de
travail est le bourgeois, qui possède les moyens de production.

Descartes (travail - technique -


conscience)
Discours de la méthode

Descartes observe qu'à partir de la physique et de la connaissance des lois


de la nature, on peut trouver une technique globale qui permettrait de faire
en sorte que la nature produise à notre place.

Descartes cherche à fonder une science certaine. Il remarque qu’il ne peut


pas la fonder sur ce qui provient des sens, qui nous trompent trop souvent.
De plus, il se peut très bien que nous vivions dans un rêve bien fait. Pour se
sortir de ce doute, Descartes va l’utiliser comme méthode, et renforcer ce
doute pour le rendre hyperbolique. Il ne s’agit pas de se raccrocher à ce
qui pourrait être certain, mais de douter de tout, y compris de ce qui
semble le plus certain : les vérités mathématiques. Alors, si même en cela
je me trompe, pour penser faux, il faut être une chose qui pense. Ainsi :
« Je pense donc je suis » (Ego cogito sum). Donc, la conscience constitue
ce que je suis fondamentalement.

Hegel (technique - liberté - art - langage)


Principes de la philosophie du droit

Références 3
Hegel affirme que l'être humain n'est pas spontanément tout ce qu'il
pourrait être. Il doit passer par une activité de formation théorique et
pratique : le Bildung. C'est par ce travail de production que l'être humain va
se libérer en devenant qui il veut être. En réalisant cela, l'homme va
produire un grand nombre d'objets qui vont témoigner qu'il s'est libéré,
mais aussi le signaler aux autres : c'est la Kultur.

L’Esthétique

Hegel étudie la force des symboles dans l'interprétation. Ceux-ci n'ont pas
un lien arbitraire avec l'idée qu'ils expriment, mais un réel lien avec elle : le
renard est réellement rusé.

Hegel remarque que l'œuvre d'art repose sur les apparences. Alors s'il y a
des apparences, c'est que quelque chose nous apparaît.

L’Encyclopédie des sciences philosophiques

Hegel analyse la manière dont le langage permet la pensée. Pour lui, le


langage donne une forme objective à la pensée. Ainsi, l'ineffable n'est pas
quelque chose de supérieur, mais simplement une pensée mal formulée.

Locke (travail - conscience)


Le Traité du gouvernement civil

Références 4
Locke remarque que les choses commencent à nous appartenir lorsqu'on
les modifie par notre travail : on les rend ainsi exploitables et on y appose
notre marque.

Essais sur l’entendement humain

Locke remarque que nous avons une perception de chacune de nos


perceptions : lorsque nous sentons, nous savons que nous sentons ;
lorsque nous pensons, nous avons une connaissance de notre pensée.

Stravinsky (art - liberté)


La Poétique musicale

Stravinsky observe que pour créer une œuvre, l'artiste peut d'abord
éprouver l'angoisse de la page blanche, c'est-à-dire être paralysé par une
trop grande liberté.

Leopardi (art - langage - science - vérité)


Zibaldone

Leopardi observe que les langues sont composées de mots et de termes.


Ces derniers sont utilisés avant tout dans les sciences : ils sont précis et
rigoureux. Les mots, au contraire, sont assez flous et inexacts, et c'est ce
qui fait leur force : en les utilisant, on fait apparaître toute une quantité de
nouvelles images, on stimule l'imagination et on peut ainsi faire de l'art.

Références 5
Spinoza (bonheur)
L’Éthique

refuse les règles formulées par les ascètes. Pour lui, la condamnation des
plaisirs repose avant tout sur l'envie de ceux qui ne parviennent pas à être
heureux. La divinité est d'autant plus parfaite que sa créature est épanouie.
Il nous faut donc saisir les satisfactions qui arrivent au hasard, d'autant
plus que nous avons différents sens à satisfaire. Ces règles sont d'autant
moins utiles que nous faisons déjà cela au quotidien.

Pour Spinoza, le libre arbitre n’existe pas, car nous sommes avant tout mus
par le conatus, la recherche spontanée de l’utile et de l’agréable.

Pascal (bonheur - temps)


Ses Pensées

Pascal étudie le rôle des plaisirs face à l'ennui. Il observe que sans
divertissement, sans activité qui empêche de penser, même le roi, même la
personne qui a tout, fera l'expérience de la misère humaine. L'ennui donne
le temps de penser et, pour Pascal, cela revient à faire l'expérience de la
misère humaine.

Vilfredo Pareto (bonheur)


Le Manuel d’économie politique

Références 6
Vilfredo remarque que le plaisir n'est pas une grandeur homogène et qu'il
varie d'un individu à l'autre. De plus, obtenir un plaisir exclut souvent
d'autres plaisirs.

Épicure (bonheur - justice)


Lettre à Ménécée

distingue les désirs naturels nécessaires des désirs vains. Il faut privilégier
les premiers, car ils permettent d'atteindre l'aponie (absence de souffrance
du corps) et l'ataraxie (tranquillité de l'âme).

Maximes capitales

Épicure affirme qu’il n’y a pas de justice, c’est-à-dire qu’elle n’existe pas
indépendamment des hommes. La justice est créée par les sociétés en
fonction de leurs intérêts, liés à leur culture ou aux particularités du pays.
De même, l’injustice n’est pas mauvaise en elle-même ; c’est le fait d’en
commettre une qui provoque du mal chez son auteur, par la sanction

Rousseau (bonheur)
La Nouvelle Héloïse

Rousseau remarque que le manque, présent dans le désir, permet à


l'imagination de s'épanouir. Lorsqu'on obtient enfin l'objet du désir, il ne
satisfait pas pleinement car il fait cesser l'imagination.

Références 7
Durkheim (justice)
De la division du travail social

Durkheim remarque que les lois ont pour but avant tout de favoriser la
sociabilisation. Ainsi, elles garantissent la cohésion sociale

Kant (justice - temps)


Les fondements de la métaphysique des mœurs

Il observe en effet qu’un grand nombre de nos actions cache une


motivation égoïste. La morale conséquentialiste accepte cette motivation,
en affirmant qu’une action est bonne si ses effets sont bons.

Critique de la faculté de juger

Pour lui, le temps, tout comme l’espace, est une dimension dans laquelle
les objets, et leurs changements, prennent place.

Levinas (justice)
Éthique et Infini

Références 8
Levinas observe que l’on peut retrouver le commandement divin « Tu ne
tueras point » à partir de l’apparition du visage de l’autre. Le visage permet
cela, car on y trouve un écart infini : c’est toute une personne qui se
manifeste dans le visage

Rawls (justice)
La théorie de la justice

Rawls identifie les critères qui permettent la désobéissance civile :

Elle doit être publique, sinon elle serait semblable au délit ou au crime,
qui se font en secret.

Non violente, sinon elle serait elle-même digne d’être rejetée.

Consciente, sinon il ne s’agit pas réellement d’une désobéissance.

Elle doit viser un aspect précis de la loi et être faite pour améliorer
celle-ci, sinon on parlerait de rébellion.

Elle doit être l’expression de la majorité, ce qui lui permet d’être


représentative et démocratique.

Enfin, elle doit viser l’amélioration et l’apaisement des relations dans la


société.

Hume (conscience)
Traité de la nature humaine

Hume remarque que nous avons des impressions qui sont à l’origine de nos
idées, selon la théorie empiriste.

Références 9
Sartre (conscience - temps)
L’Être et le Néant

Sartre remarque que nos activités qui relèvent du pour-soi collent à nous,
elles sont indissociables du sujet, et en ce sens on ne peut pas nettement y
accéder. Il faut pour cela les objectiver, les rendre objets pour notre
perception. C’est le rôle d’autrui, car c’est seulement dans son regard que
j’apparais comme un objet

Sartre remarque que le passé n’existe qu’en fonction d’un projet futur :
l’être humain fondamentalement libre, est capable de faire des choix dans
l’absolu, de se projeter vers l’avenir.

Freud (conscience)
Métapsychologique

Freud remarque en effet que de nombreuses causes de nos activités et de


nos pensées restent inconnues. Cela ne vaut pas seulement pour les
phénomènes spectaculaires que sont les lapsus ou les actes manqués,
mais aussi pour la plupart de nos idées, qui nous viennent spontanément.
C’est comme si une partie de notre esprit agissait dans l’ombre de la
conscience et ne nous révélait que ses résultats. Il faut donc faire
l’hypothèse de l’inconscient, qui est à l’origine de la plupart de nos
actions.

Références 10
Canguilhem (science)
La connaissance de la vie

“le monde est un grand livre écrit en langage


mathématique dont les caractères sont des carrés et des
cercles” - Galilée, L’Essayeur

Canguilhem prend en compte ce systématisme qui place les


mathématiques au centre du système des sciences. Il s’agit donc d’une
attitude “impérialiste” qui tend à étendre les explications mathématiques à
l’ensemble de la connaissance.

Karl Popper (science - vérité)


Conjectures et réfutations

Karl Popper remarque qu’en aucun cas l’expérience scientifique ne peut


montrer qu’une théorie est vraie pour toujours. Le rôle de l’expérience est
avant tout de pousser une théorie jusqu’à ses limites, de chercher par tous
les moyens à la rendre invalide.

La société ouverte et ses ennemis

Popper remarque que cette capacité des théories scientifiques à être


fausses est le critère qui garantit leur réelle nature scientifique.

Références 11
Wittgenstein (vérité)
De la certitude

il affirme que l'on ne peut vérifier une proposition qu'à l'intérieur d'un
système logique qui précise les règles de vérification. Le système est le «
milieu vital » des arguments, car c'est de lui qu'ils tirent toute valeur de
fausseté ou de vérité.

Nietzsche (temps)
Le Gai savoir

Il suggère une expérience de pensée consistant à imaginer que l’on


revivrait sa vie éternellement et que chaque instant, normalement unique et
fugace, reviendrait sans cesse.

Bergson (temps)
La Pensée et le mouvant

Il présente le temps comme une « durée réelle » qui est différente de la


façon dont l’homme perçoit la durée. Celle-ci est pensée comme la
succession de portions distinctes du temps. Or, pour Bergson, il est
impossible de décomposer la durée réelle en différents intervalles de
temps.

Références 12
Einstein (temps)
La Théorie de la relativité restreinte et générale

deux phénomènes qui sont simultanés pour une personne ne le sont pas
pour une autre. Le temps dépend donc d’un référentiel.

Références 13

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