Journal de bord #3 Salma Belkadi
RES101-Méthodes d’apprentissage appliquées Adnane Hrioua
Journal de bord #3
1. Professeur (contexte académique)
Le Droit désigne, en son sens de droit objectif, un ensemble de règles visant à organiser la
conduite de l’homme en société et dont le respect est assuré par la puissance publique. Le
droit objectif reconnaît et protège des droits subjectifs, prérogatives attribuées à des
individus, qui leur permettent de jouir d’une chose, d’une valeur ou d’exiger d’autrui une
prestation. Comme le montre Durkheim, sociologue français, le Droit n’est autre chose que
cette organisation sociale dans ce qu’elle a de plus stable.
Au regard des définitions juridiques usuelles, le Droit prévoit d’encadrer l’ensemble des
rapports de la société et organise une sanction pour tout manquement et suggère une
stabilité des sociétés. Il y aurait donc une approche binaire, à savoir le cadre et la réponse à
toute sortie de ce cadre. Pour autant, cette analyse est insuffisante pour définir
convenablement la notion de Droit, bien que ces deux éléments en soient des composantes
à part entière. Il convient de distinguer un élément important, souvent négligé, à savoir
l’évolution du contenu du Droit, ce dernier peut être mouvant selon les besoins ou les
croyances d’une société donnée à un instant donné. Si les objectifs du Droit reste identique,
il faut avoir à l’esprit que son contenu, lui, évolue au gré des besoins. Cette mouvance
touche tant le droit naturel, influencé par les perceptions morales, que le droit positif, qui
s’adapte aux réalités politiques et sociales. Le Droit, par essence, est dynamique et doit
constamment évoluer pour répondre aux transformations sociales.
2. Adulte non spécialisé informé
Journal de bord #3 Salma Belkadi
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Pour expliquer la notion de Droit, partons de l’idée que l’humanité passe d’un état de nature
à un état de civilisation. En effet, l’émergence de la société s’accompagne de l’apparition du
Droit. Dès que plusieurs individus vivent ensemble, un besoin d’organiser leurs
comportements se fait sentir. Ces règles de conduite, diverses et éparses, forment un tout :
le Droit. Cela se démontre par contrario : Robinson sur son île n’a nullement besoin de Droit.
Il n’a ni voisins, ni partenaires, ni adversaires avec qui interagir ou négocier. Il est libre de ses
actions, et seul son jugement personnel ou sa morale lui dicte ce qu’il doit ou ne doit pas
faire. Si Robinson décide de bâtir une maison, de cultiver des terres ou de pêcher, personne
ne pourra lui dire qu’il a dépassé ses droits ou qu’il doit partager ses récoltes. Sa solitude fait
que la notion de Droit n’a tout simplement pas de sens dans son cas. Maintenant, imaginons
qu’un autre naufragé arrive sur l’île. Dès cet instant, tout change pour Robinson. L’autre
individu représente une altérité qui impose des limites à sa liberté totale. Si les deux
hommes décident de cohabiter, il faudra établir des règles : qui cultivent quelles terres ? Qui
a droit à quel espace ? Que faire en cas de conflit ?
Donc le Droit ne réside pas dans la conscience individuelle, mais dans les relations sociales
qu’il régule. C’est précisément dans la gestion de ces rapports que le Droit intervient : il
définit des droits pour les individus – voici ce que vous pouvez faire – et impose des devoirs
et responsabilités – voici ce que vous devez faire en contrepartie. Il faut aussi souligner le
principe de mouvance de Droit, le contenu de Droit évolue reflétant les transformations des
perceptions sociales et des besoins collectifs.
3. Enfant de 5 ans
Journal de bord #3 Salma Belkadi
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Pour comprendre la notion de Droit, procédons par une métaphore. Imaginons un bateau
qui vogue sur la mer. Ce bateau, c’est notre société, et nous sommes tous à bord, du plus
petit au plus grand. Le Droit, c’est le capitaine de ce navire.
Le capitaine “Droit” veille à ce que nous arrivions tous à bon port, et pour cela, il doit
garantir la paix à bord. Il impose donc des règles qui veillent à ce que personne ne prenne
trop de place, et à ce que chacun ait assez de nourriture et d’eau. Il s’assure aussi que tout le
monde puisse dormir tranquillement dans sa cabine, sans craindre d’être dérangé. Il
sanctionne également ceux qui désobéissent à ces règles, non par méchanceté mais pour le
bien de l’équipage.
Grâce à ces règles, nous évitons les secousses, et le bateau avance droit. Parfois, des
problèmes et des désaccords éclatent à bord, mais qui va résoudre ces conflits ? Là, le
capitaine intervient. Le capitaine “Droit“ est là pour calmer les choses et trouver des
solutions justes, afin que le voyage puisse continuer paisiblement.
Mais le capitaine ne peut à lui seul garantir cette stabilité. À quoi bon établir des règles si les
passagers ne les suivent pas ? Nous sommes donc tous, d’une certaine manière, les gardiens
de ce bateau, capitaine et passagers à la fois. En respectant les règles, nous aidons le
capitaine à bien diriger le navire tout en bénéficiant d’avantages (sécurité des possessions,
accès aux ressources telles que la nourriture et l’eau, le respect de sa personne …)