EPIGRAPHE
« Percevoir c’est bien mais prévenir les recettes c’est mieux »
Chitochine (2015)
DEDICACE
Je dédie ce travail à toutes ces personnes qui n’ont pas hésité de me prêter main forte
à chaque fois que j’avais besoin de leur appui, tant physique, moral et spirituel.
A vous mes très chers parents : Jeannine Kalenga kyabuta et mon père Lenge
nday felly pour votre accompagnement jusqu’ici.
A mon grand Erasme Mwila pour les conseils, apports et j’en passe.
REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail qui sanctionne la fin de notre cycle de graduat, l’honneur est
pour nous de vous présenter nos gratitudes pour le parachèvement de notre formation
durant ces trois années ainsi qu’à l’élaboration de cette thématique scientifique.
Nous tenons à remercier l’Assistant David Banza yamuzeka pour avoir assuré la
Direction de ce travail de fin de cycle. En dépit de ses lourdes tâches et multiples
occupations, vos sages conseils et remarques ont fait de nous un véritable scientifique.
Nos reconnaissances également en vers le corps professoral de l’institut supérieur de
commerce ISC LUBUMBASHI en sigle, qui contre vent et marré n’a cessé de faire
preuve de professionnalisme et d’un sens moral au zénith en vue de nous rendre utile
dans la société et compétitif sur le marché d’emploi.
A vous mes frères, sœurs et amis : Trésor kyabuta, Elysée kaboza, Christian kitwa,
Arlette kalenga , Frère Jean mbuyi , Hubert nday, Thierry mbuyu, Idriss Kabamba,
Heritier Nday ainsi que Dan Kyoni.
A vous mes camarades : Prince kaleng, Idriss twite, Trésor Booba Mardochée nduwa,
Charles, pacifique et j’en passe.
LISTE DES TABLEAUX
4. GRILLE DE LECTURE (REVUE DE LITERATURE.........................3
TABLEAU 2 : environnement interne avec SWOT.......................................19
TABLEAU 3 : ENVIRONNEMENT EXTERNE AVEC PESTEL..............20
Tableau 4 : recettes douanières en 2018 en CDF............................................22
TABLEAU 5 : RECETTES DOUANIERES EN CDF EN 2019...................24
Tableau 6 : Recettes douanières en CDF en 2020...........................................26
Tableau7 : Recettes douanières en 2021 en CDF............................................27
Tableau 8 : Recettes douanières de 2019 à 2021 en CDF...............................29
Tableau 9 : Recettes douanière en % de 2019 à 2022....................................31
LISTE DES FIGURES
FUGURE 2 RECETTES DOUANIERES A LA DGDA KATANHA.............................................23
Figure 3 : recettes douanières en 2017..............................................................................................25
Figure 4 : recettes douanières en CDF..............................................................................................27
Figure 5 : recettes douanières en CDF en 2020................................................................................28
Figure 6 : recettes douanières de 2020 à 2021..................................................................................30
Figure 7 : Recettes douanières en CDF de 2019 à 2022...................................................................32
NOTE DE SYNTHESE
Notre étude porte sur le dédouanement des marchandises et la
mobilisation des recettes douanières. Cas de la DGDA/Katanga, pour
entreprendre cette étude nous sommes partis de l’observation selon
laquelle qu’il y a une inefficacité des recettes douanières suite au non
accomplissement de toutes les formalités des procédures douanières par
le service de la douane, ce non accomplissement se remarque par
l’absence de l’ordre de transite dans le processus douanier.
L’hypothèse retenue était que les facteurs qui expliquent la faiblesse des
procédures de dédouanement des marchandises sur la mobilisation des
recettes douanières serait d’ordre contextuel et contingent c’est-à-dire ces
facteurs sont endogènes et exogènes : l’esprit de fraude au sein de service
douanier, l’inefficacité des recettes douanières, l’absence des certaines
formalités de dédouanement, la présence des agents non formés aux
procédures douanières, faible salaire des agents de la DGDA, le
phénomène intouchable et la décision politique qui influence le mode de
gestion des régies financières en RDC.
Pour atteindre notre objectif, nous avons recouru à l’approche
quantitative et qualitative avec les entretiens semi directifs et à la
recherche documentaire. L’analyse des contenus et le diagramme de
PARETO nous ont aidés à analyser les données. Du point de vue
méthodologique, cette étude se limite l’approche quantitative et
qualitative avec les entretiens semi directifs et à la recherche
documentaire. Nous estimons que d’autres recherches plus approfondies
peuvent enrichir nos résultats en faisant les études longitudinales.
MOTS CLES : Procédure, Dédouanement, Douane, Maximisation et
Recettes douanières
INTRODUCTION
1.1PRESENTATION DU SUJET
Le sujet que nous traitons porte sur L’impact de la douane congolaise dans les
finances publique et le développement socio-économique : la douane joue un rôle
crucial dans le développement socio-économique en République Démocratiques
du Congo en ce sens qu’il assure le contrôle de tout mouvement a la frontière
d’importation tout comme celui de l’exportation qui sont conformes aux
règlements douanière en vigueur, l’identification des marchandises importé ou
exporté pour vérifier la conformité aux déclarations en douanes et au
règlementations en vigueur ; aux opérations du développement socio-économique,
notamment en identifiant tout entré de la marchandise dans le pays tel que la
vigilance de tout flux en vue de faire une analyse de son impact de le finance
pulque.
• INTERET DU SUJET
L’intérêt que nous portons à ce sujet revêt à trois niveau :
• 1. Intérêt personnel
Ayant opté pour la formation a l’institut de commerce Lubumbashi, option
douane et accises, il nous permet d’élargir et d’assurer nos connaissance les notions
sur le droit de consommation en général et en particulier sur l’impact de la douane
congolaise.
1.2.2 Intérêt scientifique
L’étude que nous allons devoir mener nous intéresse en ce qu’elle porte sur le
domaine de notre formation, en plus nous allons montrer l’importance de la douane
congolaise dans les finances des dépenses de l’Etat.
1.2.3 Intérêt managérial
L’objectif poursuivi par le présent travail de recherche est de montrer aux
acteurs politiques, Economiques et scientifique l’importance de la douane et son
impact dans les finances des dépenses de l’Etat. Il apparaitra aussi comme un outil
d’information pour le public congolais
1.3 L’OBJECTIF POURSUIVI
C’est ainsi que la réalisation de ce travail nécessite les objectifs ci-après ;
• L’analyser le niveau du dédouanement a la DGDA/Haut-Katanga
• De montré son l’impact dans les finances des dépenses ;
• D’identifier les forces et faiblesse de régie financières pour faciliter
l’impact de la douanes congolaise dans les finances publiques
• CHOIX DU SUJET
Choisir un sujet n’est l’œuvre du hasard mais un sentiment d’attachement a un thème
de recherche. Nous nous rattachons a la pensé de mulumbati(1980) qui dit que le
choix d’un sujet est conditionné par plusieurs facteurs tel : la formation ; la
motivation personnel ou la socialisation
1.5. ETAT DE LA QUESTION
Il s’agit dans cette partie de situer notre étude par rapport à d’autres recherches
menées antérieurement sur la même matière, ceci dans le souci de faire ressortir ce
qui nous démarque d’elles. Rare sont des investigations qui se font actuellement sur
un terrain non encore exploré. [1]
En effet, nous ne pouvons pas prétendre être le premier chercheur en matière
de la douane congolaise sur les finances publiques et le développement socio-
économique, certains auteurs en ont aussi parlé sous d’autres angles. Contrairement
aux travaux Consultés, nos prédécesseurs ont abordé le même sujet mais cependant la
différence réside au niveau des provinces « Kalemie, Equateur, »Mais nous c’est la
province du sud Kivu, c’est ca donc la démarcation de notre travail par rapport a leur
travaux. Nous avons ainsi consulté les travaux scientifiques des auteurs suivants :
Mwehu Mazuya alda (mémoire ISC 2018), dans la problématique de la fraude
douanière et son incidence sur la maximisation des recettes à la DGDA », estime dans
son résultat qu’il existe plusieurs mécanismes utilisés par la DGDA pour la
maximisation des recettes en évitant la fraude et l’écoulement des recettes, tel que la
sécurisation de frontière en vue de bien lutter contre la fraude, la vérification
documentaire des marchandises et la prévention des infractions. Si nous mettons en
marche quelque mécanisme utilisés par la DGDA il est possible d’éviter la fraude tout
en maximisant les recettes.
Mulapa Kiboko Mireille (Mémoire ISC 2010) dans, « la lutte contre la fraude
douanière et la mobilisation des recettes à la DGDA » Vu la problématique du sujet,
l’auteur conclu en estimant que la fraude douanière est un manque à gagner dans la
mobilisation des recettes douanière, ainsi donc l’état est obligé de mettre en œuvre
tous les mécanismes possible pour arrêter ce fléau ; entre autre le renforcement de la
sécurité au frontière mais aussi rendre meilleur et viable les conditions de travail des
agent en le motivant d’avantage.
Mbokolo Dj’andima (2015) ; « Droit Congolais des services publics », Il dit que la
fraude douanière constitue une pratique qui fait échapper une partie de revenus au à
l’import et export. Les dispositions sécuritaires rigoureuses dans la perception de ces
recettes, cet écart sera comblé.
1.6 GRILLE DE LUTTERATURE
Joeshn Elam KODORO DASEWA, dans son mémoire intitulé : «Impact de la douane
sur les finances publiques et le développement socio-économique national : bilan et
perspectives, cas de la province douanière de l’Equateur de 2006 à 2009», l’auteur a
voulu faire comprendre qu’ Il est admis que l’Office des Douanes et Accises par ses
performances mobilisées toutes les années depuis l’année 2005, cela implique que la
douane nationale à travers la province douanière de l’Equateur, notre cadre d’étude, a
mobilisé par rapport à sa potentialité contributive les moyens pour financer les
dépenses publiques et a contribué ainsi dans les budgets de l’Etat, les finances
publiques et le développement socio - économique national.[2]
Sur le plan individuel, les recettes réalisées par la DGDA jouent un grand rôle dans le
financement de besoins de l’Etat car sans la douane l’Etat ne peut rien réaliser, la
douane c’est le grand pourvoyeur de recettes de l’Etat congolais.
Edouard KIZA EMENGELE, dans son mémoire intitulé : l’impact des recettes
douanières sur le développement socio-économique : cas de la DGDA Kalemie de
2008 en 2010 ; qui a abouti à une conclusion démontrant que la Direction Générale
des Douanes et Accises peut aussi compter à la sous-direction douanière de
Tanganyika en ce qui concerne les atteintes d’assignation budgétaires car cette sous-
direction a montré de quoi elle était capable lors de ses réalisations.[3]ce dernier
souligne que sans les exonération la douane de Kalemie pourrait maximiser
d’avantage les recettes
Notre particularité scientifique au fait que nous basons nos analyses sur un cas d’une
régie financière dont la mission principale serait de maximiser fréquemment les
recettes, mais aussi d’analyser son impact sur le plan socio-économique de la
province. Nous voulons donc chercher à vérifier la place qu’occupe la douane
congolaise sur le plan de la couverture de dépenses publiques.
1.6.1 LECTURE EMPERIQUE
Léonard KITCHINJI, dans son mémoire intitulé : «L’impact des recette face a la
nation congolaise», l’auteur décrit toutes les dépense que l’Etat congolais fait face
avec et montre l’importance capital de la douane dans l’exécution de ces
dépense ;d’où pour l’auteur il faut prioriser les entreprise nationale. Il insiste sur le
fonctionnement des barrière tarifaire et non tarifaire . les politiques douanières pour
la mobilisation des recettes.[4]
Sur le plan personnel, nous voulons lancer un rappel aux cadres futures, de services
publics qu’il est impérieux de réaliser et maximiser les recettes assignées par le
gouvernement en vue de permettre à l’Etat de réaliser ses objectifs.
Kisimba Kalasa (2016), dans son travail de fin de cycle intitulé L’évasion fiscale et
son impact sur la maximisation des recettes fiscales montre qu’un système fiscal d’un
pays doit être obligatoire c’est-à-dire fondé sur le sous-bassement des lois, de
règlement, des procédures et des pratiques administratives relatives à l’impôt, Le
recouvrement de l’impôt constitue très certainement un moyen sur de contraindre les
contribuables à s’acquitter de leur devoir civique
Banza Samona (2015), dans son travail de fin de cycle intitulé Etude descriptive de la
fraude et de l’évasion fiscale sur le système fiscal congolais dans une Régie financière
montre que La fiscalité doit être comprise comme un fait politique comme une chose
de l’homme, il est en effet lie si intimement lie à l’évolution de la société Le citoyen
moderne considère l’impôt comme une institution matérielle indispensable pour le
dveloppement d’un pays.
Ilunga Mitochondrie (2020),dans son travail intitulé L'impact de la douane congolais
sur le revenu publique Cet auteur c'est préoccupé de la question de départ suivante:
quel est l'influence de la Douane congolaise sur le revenu ?
Après le parcours de sa revue de littérature en cherchant des objectifs explications
théorique et empiriques sur la question et incluant les approches théoriques qui cadre
avec l'objet de son travail.
1.6.2 LECTURE THEORIQUE
Guy MAYAYILA, dans son TFC intitulé : «La contribution des recettes fiscales
mobilisée par la DGDA dans le finance des dépenses de l’état». Dans ce travail
l’auteur insiste sur les recettes perçue par la douane au compte de différents régies
financières (DGRAD, DGI) dans le cadre du guiche unique. Il montre que l’Etat est
capable en tout pour réaliser ses objectifs, l’Etat doit collaborer avec l’operateur
économique pour bien fonctionner.[5] De notre part nous voulons montrer que sans
impôts et taxes nous n’aurions pas un gouvernement et un Etat organisé, il n’y aurait
aucune école, aucun hôpital, aucune route, aucune police, aucun militaire,… car c’est
grâce à l’impôt et taxe que tous ces besoins sont réalisées.
Nom de Titre de l’ouvrage Idées clés Observation
l’auteur et et de l’article
l’année
Asakura H Histoire de la Le développement Le développement
douane et des tarifs économique est aussi économique est
(2023)
douaniers une mutation également repérable
sectorielle repérable par des indicateurs
par des coefficients : sociaux : nombre de
part du secteur médecins par habitant,
industriel, capital taux d'alphabétisation,
employé par nombre d'étudiants,
travailleur, valeur brevets déposés.
ajoutée par salarié,...
Beer J et Droit douanier, éd. Les expressions La différence entre
Tremeau H, Economica, Paris économie du croissance
(2015) développement, économique et
sociologie du développement social
développement, est mal perçue dans le
désignent les travaux grand public. Le bien-
des économistes ou être social doit être
des sociologues distingué de la
centrés sur la question production
de savoir pourquoi économique.
certains pays sont
développés et d'autres
ne les sont pas.
Bret Bernard, Le Tiers – monde, La création, la Le bureau de douane
croissance, suppression, le est placé sous
(2016)
développement, fonctionnement, les l’autorité d’un chef de
inégalités, Paris, compétences ainsi que bureau de douane
Ellipses, (3e les heures d’ouverture désigné par la décision
édition et de fermeture des du Directeur General
bureaux de douane. des douanes.
Chambas G, Afrique au sud du La douane intervient Quand une
Sahara : Mobiliser en fin de processus marchandise nationale
(2015)
des ressources d’importation d’une est sortie vers un pays
fiscales pour le marchandise tierce sur tiers nous parlerons
développement, éd. le territoire douanier d’exploitation tandis
Economique ou encore en début de qu’une marchandise
processus tierce qui entre dans le
d’exploitation d’une territoire douanier
marchandise nationale indiquant
vers un pays tiers. l’importation,
constituent la prise en
charge de la
marchandise au niveau
national.
Kasindi Symphorien, la La déclaration des L’article 112 du code
législation fiscale marchandises est des douanes stipule
(2016)
et douanière l’acte fait dans la que « toutes les
congolaise, forme prescrite par la marchandises
Kinshasa, douane par lequel les importées ou exportées
intéressés indiquent le doivent faire l’objet
régime douanier à d’une déclaration de
assigner aux marchandises leur
marchandises et assignant un régime
communiquent les douanier ».
éléments dont la
douane.
Perroux L’économie du Prévenir les autorités Indiquer également
François, XXe siècle, presses compétentes sur les aux autorités
universités de impôts dont la hauteur compétentes, les
(2018). Grenoble, ou l’espèce est de impôts dont le niveau
nature à compromettre ne protège pas à
le développement suffisance les
économique ou à entreprises nationales
stimuler la fraude de la concurrence
étrangères
Rostow W, Les étapes de la Dans le cadre de la C’est ainsi que la
croissance protection de douane frappe des taux
(2019)
économique, Paris, l’industrie locale élevés et des surtaxes
le Seuil existante, la DGDA a pour maximiser les
un rôle économique recettes douanières a
important à jouer. la DGDA/Katanga
Ulbrich Finances Toute administration C’est ainsi que les
(2019) publiques, PUB, douanière de par le procédures douanières
Bruxelles monde se voit confier sont, dans la plupart
la mission de collecte des pays,
des données informatisées pour
statistiques relatives faciliter une collecte et
au commerce extérieur un traitement rapide et
tant pour l’importation fiable de
que pour l’exportation. l’information.
7. PROBLEME ET HYPOTHESE
0.7.1 Problème de l’étude
La gestion optimale de toute entreprise exige la mise sur pied d’une
organisation dans laquelle les attributions sont formellement définies puis confié aux
différents services.
La direction des douanes et accises (DGDA) est l’une des régies financières de l’Etat
congolais. La mission confiée à la douane est avant tout fiscale, celle-ci sert à
renflouer le trésor public en percevant les droits et taxes à l’occasion de l’importation,
de l’exportation et de la production locale de certains produits désignés par le
législateur.
En effet, le passage de l’Etat gendarme à l’Etat providence a engendré un
élargissement des missions et une augmentation des dépenses de l’Etat. Face à
l’accroissement des missions classiques et à l’émergence d’autres missions, il s’est
avéré nécessaire de changer ce qui peut être changé dans les structures de ressource en
vue de l’équilibre budgétaire recherché par les finances publiques. La conséquence
logique de cette structure de ressource est l’institution de nombreux nouveaux impôts
et aussi le recours à d’autres moyens additionnels de la couverture des dépenses
publiques toujours grandissante. C’est pour dire que le développement d’un Etat
conduit à la création des conditions de vie dignes assurant à l’homme toutes
possibilités d’épanouissement. Ceci justifie l’utilité et l’importance de la fiscalité qui
est indispensable pour toute société moderne.[6]
Par ailleurs, la notion du pays et surtout ceux en voie de développement ne peuvent se
passer de la fiscalité pour assurer leur économie. Aussi dit-on que la fiscalité reste la
colonne vertébrale de finances publiques étant donné qu’elle constitue une des
principales sources de financement de Politique de l’Etat.
Dans tout Etat, eu égard à l’accroissement des tâches dévolues à celui-ci, la fiscalité
est considérée comme un instrument d’interventionnisme dans le marasme politico-
socio-économique. C’est pourquoi dans les pays en voie de développement, l’Etat est
souvent considéré comme un Etat fiscal à cause de l’improductivité de son économie.
Ce dernier étant donc celui qui ne compte grandement que sur la fiscalité pour faire
face à ses dépenses.
De toute évidence, l’impôt est un élément générateur des recettes fiscales des
Etats. Ces recettes vont être prioritairement affectées au financement des dépenses
publiques. Cependant les recettes générées par l’impôt ne suffissent pas à couvrir
l’intégralité des dépenses publiques. C’est pourquoi, l’Etat utilise d’autres sources des
financements. L’Etat fait très souvent recours à l’emprunt interne ou externe. Il peut
aussi pour les pays les plus pauvres mobiliser des dons externes ; la planche a billet et
bien d’autres ressources non fiscales ; notamment les revenus domaniaux ; les
revenus tirés de certaines exploitations et participations dans des entreprise.
En somme, l’impôt étant un prélèvement opéré unilatéralement et sans contrepartie
directe par la puissance publique, en vue de l’accomplissement de ses missions
régaliennes et d’autre part de la régulation de la vie économico-sociale,
l’accomplissement des missions de l’Etat tient compte aux moyens d’action dont il
dispose. Parmi ces moyens, nous avons ceux-là qui proviennent de l’importation,
l’exportation des marchandises et aussi de la production locale pour faire face à ses
dépenses.
Etant donné que la douane semble porter l’objet de notre étude, nous nous intéressons
ici sur le cas de la province douanière du Haut-Katanga dans les finances publiques et
le développement socio-économique.
Eu égard à ce qui précède, les questions suivantes nous viennent à l’esprit :
• Est-ce que sans la douane, l’Etat congolais parviendra-t-il à couvrir ses
dépenses ?
• Est-ce que la DGDA/Haut-Katanga contribue significativement aux
finances publiques et au développement socio-économique de la province
• Quel est l’impact des recettes de la DGDA/Haut-Katanga sur le social de
la population Haut-Katangaise ?
0.7.2 Hypothèse de l’étude
Selon Raymond QUIVY et Luc CAMPENHOUND[7], l’hypothèse est une
réponse provisoire à une question posée. Elle tend à formuler une relation entre les
faits observés significatifs, à sélectionner les faits observés en leur donnant une
signification qui, une fois vérifiés constituera l’élément du début de la théorie(2) et de
LANDSHERE(1979)[8] dit que: l’hypothèse expérimentale est une affirmation
provisoire concernant la relation entre deux ou plusieurs variables.
Ainsi dans le contexte précis de notre travail, nous avons proposé les réponses
suivantes:
La mobilisation et la maximisation des recettes de la douane permettent à l’Etat de
financer des projets sur le plan national. Nous pensons que sans la douane, l’Etat
congolais aurait des retombées négatives étant donné que la douane constitue l’une
des principales sources des recettes budgétaires pour l’Etat congolais compte tenu de
sa contribution importante actuellement estimée à 40% du budget national
. La DGDA contribue significativement car la mobilisation et la maximisation des
recettes dans la province du Haut-Katanga permettent à l’Etat d’actionner ou de
finance des projets et dont les premiers bénéficiaires de la population du Haut
Katangaise
La perception des droits et taxes sur les marchandises traversant les frontières
nationales et les produits fabriqués localement permettent à l’Etat de réaliser ses
objectifs sur tout le plan et dont la population Haut-Katangaise figure parmi les
premiers bénéficiaires.
L’hypothèse d’un travail scientifique est une proposition de réponses à la question de
départ et tend à formuler une relation entre les faits significatifs et aide à sélectionner
les faits significatifs qui constituent un élément possible de théorie.
1.7.3 Modele théorique explicatif
Pour bien aborder notre travail, nous pouvons nous fixer des modèles et techniques
auxquelles nous ferons l’objet d’étude en vue d’atteindre notre objectif.
1.8 METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE
Les methodes sont définis comme un ensemble de procédés ou moyens organisés
rationnellement par un chercheur pour arriver à un résultat escompté par rapport à un
domaine donné. [9]
Une recherche scientifique demande le choix d’une approche méthodologique pour
guider l’analyse de données, les interpréter selon un système.
8.1 METHODE DE L’ETUDE
Pour Sem Mbimbi pascal(2017), la methode est la methodes est la demarche logigues
d’une science
Pour ce faire, toute étude scientifique tire ses bases dans les méthodes comme piliers
de toute recherche. Voici quelques méthodes auxquelles va se borner notre travail :
8.1.1. Méthode analytique
Elle nous a permis d’analyser les différentes données récoltées dans des archives de la
DGDA, institution publique de notre recherche. Elle est en plus une méthode qui nous
facilitera à examiner et exploiter le travail abattu par cette institution.
8.1.2 Méthode statistique
Celle-ci nous servira à mener une nette comparaison entre les différents effets,
mécanismes d’application et les recettes générées par la douane dans la finance
publique.
8.2.1 Les Techniques de l’etude
Les techniques sont définies comme étant un ensemble des moyens ou procédés mis
en œuvre dans le domaine scientifique donné et grâce auxquels les chercheurs ou les
érudits aboutissent à des résultats escomptés dans leurs travaux. Les techniques sont
des procédés rigoureux bien définis transmissible et susceptible d’être appliqués à
nouveau dans les mêmes conditions adaptées au grevé des problèmes et phénomènes
en cause.[10]
8.2 .1 La technique documentaire
Cette technique consiste à la consultation des ouvrages et autres documents comme
les TFC, mémoires, journaux officiels, revues, sites internet,...afin d’obtenir des
données bien structurées.
8.2.2 Technique d’interview
L’interview direct est celle dont les questions visent directement ce que les sujets
enquêté pensent, ressentent, désirent, savent, font ou sont.[11]
Cette technique nous a servi à accéder à certaines informations nécessaires suite à
l’entretien que nous aurons à mener avec certains responsables de la Direction
Générale de Douanes et Accise/ Haut-Katanga.
• Technique d'observation
L’observation directe est cette forme d’observation qui porte directement sur les faits
sociaux étudiés, qu’il s’agisse des individus, des groupes d’individus, des institutions,
etc.[12]
Cette technique nous a facilité d’opérer sur des terrains et même procéder à des
vérifications de certaines informations afin de déceler les réalités de faits.
[Link] DE L’ETUDE
Il est très évident de délimiter le sujet dans le temps et dans l’espace pour éviter un
sujet de recherche vague. La délimitation dans le temps et dans l’espace de tout travail
scientifique s’avère indispensable
Dans le temps, notre étude est menée sur 3ans, soit de 2021 à 2024
9.2. DELIMITATION DANS L’ESPACE
Dans l’espace, notre étude a comme site de recherche la DGDA/ HAUT-KATANGA
(Direction Générale des Douanes et Accises /Haut-Katanga situé sur l’avenue
Lumumba prêt de marché M’zée Laurent Désiré Kabila.
9.2 DELIMITATION DANS LE TEMPS
Notre étude a porté sur les années 2020 2024 cela du fait que le phénomène sous
études peut être appliqué cette période a été plus utile pour nous elle couvre en grande
partie le manque de développement socio-économique
10. STRUCTURE DU TRAVAIL
Mise à part l’introduction et la conclusion, nos démarches sont condensées dans 3
chapitres :
• 1 : Définition des concepts opératoires et considération théorique sur la
douane.
• 2 : Présentation du cadre de recherche : DGDA HAUT/KATANGA
• 3 : Présentation de données basé sur Impact de la douane congolaise dans
la finance publique et le développement socio-économique.
CHAPITRE1 : CADRE CONCEPTUELS ET THEORIQUE
Dans ce chapitre, nous avons procédé à la définition des concepts opératoires, dans
lesquels nous auront les concepts de base, les concepts connexes, les cadre théoriques
et le d’analyse de notre étude.
• DEFINITION DES CONCEPTS OPERATOIRES
Il importe dans l’élaboration d’un travail scientifique que les concepts de base
soient définis afin d’amener le chercheur éventuel à savoir l’idéal de la
recherche, c’est-à-dire des définitions des concepts qui ont le sens de
l’objectif poursuivi. Définir un concept, c’est lui attribuer une signification ou
un contexte bien précis afin d’éviter toute confusion. Pour mieux appréhender
la pensée développée dans ce travail, il est nécessaire que certains concepts
soient explicités :
• Déclaration
Selon Kitopi (2015), la procédure douanière : c’est l’ensemble des processus que
l’opérateur économique doit accomplir pour la traversée de sa marchandise.
Le commissionnaire agrée en douane communément appelé transitaire, est celui
habileté à accomplir pour autrui les formalités douanières. Il procède donc au
dédouanement de la marchandise en lui attribuant un régime douanier suivant la
situation juridique prévue par la loi douanière s’appliquant sur les marchandises à
importer ou exporter.
A ce titre, il se substitue au client et répond de toutes les pénalités devant
l’administration douanière. Cependant ne peuvent être dédouanées toutes
marchandises non prohibées à l’importation, c’est-à-dire dont l’introduction sur le
territoire national n’est pas interdite ; et ce dans les bureaux de douane, ouvert à cet
effet. Le dédouanement d’une marchandise consiste à accomplir auprès des services
de douane toutes les formalités réglementaires permettant de disposer de celle-ci.
• Maximisation
Nove et les maitrise les esprits d’un groupe pour un avantage communautaire
« JACQUES SARAF ». C’est l’ensemble des méthodes indiciaires qui permettent aux
individus de pouvoir mettre les idées ensemble dans le but de participer au
développement communautaire « BARILARI, 1997 ». Selon RUSTOW (2015), les
recettes : sont les totales des sommes d’argents reçus. Elles sont aussi le bureau d’un
receveur des impôts ou se fait se fait la centralisation des impôts. Par déduction nous
pouvons définir le terme « recette » comme étant le total des sommes d’argents
perçues par la douane pour le compte de l’Etat (trésor public) à savoir :
• Les droits et taxes à l’importation ;
• Les droits et taxes à l’exportation ;
• Les recettes d’entrepôt ;
• Les autres perceptions
• CADRE THEORIQUE
Toute étude mérite d’être analysée pour concrétiser un objectif poursuivi. C’est ainsi
que pour notre travail nous allons devoir faire recours à la théorie de la douane de
KIBALA IBWBE(2013), théorie de dédouanement de RUSTOW .W (2016) et celle
de l’Etat de Perroux (2015).
Théorie de la douane de KIbala Ibwebe (2013)
La douane est une administration ou organisme public chargé d’appliquer la
législation douanière et de percevoir les droits et taxes sur les marchandises à
l’importation et à l’exportation. Elle est également chargée d’appliquer d’autres lois et
règlements relatifs à l’importation et à l’exportation. Le bureau de douane est lieu ou
vont être déposé déclarations en douane. Ces bureaux reçoivent également des
documents autres que des déclarations en douane, documents intéressant les
réglementations que la douane est en charge de faire appliquer. On distingue
Différents types de bureaux principaux, qui ont la vocation d’exercer toutes les
missions dévolues à l’administration des douanes et les bureaux de contrôle qui
dépendent du bureau principal et qui ne sont là que pour exercer une partie de
missions. La création, la suppression, le fonctionnement, les compétences ainsi que
les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de douane font l’objet des
décisions du directeur général des douanes, prises en charge tenant compte
notamment des nécessités du commerce. Le bureau de douane est placé sous l’autorité
d’un chef de bureau de douane désigné par la décision du directeur général des
douanes. Le directeur général des douanes est habilité à négocier directement avec
les responsables des administrations douanières des pays voisins aux afin
d’harmoniser les compétences et les heures d’ouverture des bureaux de douane
situés part et d’autres d’une frontière commune et d’organiser des contrôle communs.
La douane a l’obligation de faire apposer sur la façade de chaque bureau, en un
endroit très apparent, un tableau portant : « Douanes de la République Démocratique
du Congo». L’objectif de cette indication est de permettre à faire formalités
douanières qui ne peuvent s’accomplir que dans les bureaux de douane, sauf
l’exception déterminée par l’arrêté ministériel de finance.
Théorie de dédouanement de Rustow (2016)
C’est l’introduction des marchandises sur le territoire Douanier en provenance de
l’extérieur. Avec la libéralisation du commerce, les importateurs sont libres
d’importer les marchandises à l’exception de ceux qui sont prohibées ou soumises à
des mesures restrictives. Suite à l’opération d’importation, les marchandises sont
soumises à un régime douanier dès leurs arrivées sur le territoire douanier.
Les premières constituent « la conduite en douane » des marchandises, tandis que le
secondes relatives à la prise en charge régulière des marchandises par l’administration
des douanes, constituent « la mise en douane ». Cette dernière se matérialise par le
dépôt d’une déclaration sommaire, qui est suivie par une déclaration en détail
assignant aux marchandises un régime douanier définitif, et fournissant entre autres :
indications, tous les éléments quantitatifs et qualitatifs nécessaires au calcul des
droits et taxes notamment : (l’origine, la valeur et l’espèce). Les formalités de
conduite et de mise douane des marchandises à l’importation sont régies par les
dispositions des articles 64, à 73 du code des douanes ; et à l’exportation, celles de
l’article 76 du code des douanes.
Théorie du budget de l’Etat de Perroux (2015)
Le budget a fait l’objet de plusieurs définitions dans le temps. Chaque définition du
budget a reflété le régime public de l’époque et le rôle du budget dans la vie
administrative, économique et sociale de la nation.
Le budget est un instrument, outil mis à la disposition du gouvernement pour réaliser
ses objectifs de développement socioéconomique, il sert à être utilisé pour fournir les
recettes et dépenses nécessaires pour atteindre les objectifs socioéconomiques de
développement du pays. D’après Lubaya Kutatanyi, le budget est un acte de
prévention des recettes et des dépenses, dans une loi de finance, dans un budget on
trouve les recettes et les dépenses nous envoie à des données budgétaires qu’on fait
l’objet de vérification, évaluation, le budget est une traduction d’un certain nombre de
biens collectifs.
D’autre part, Ulbricht (2016), argumente que le budget général de l’Etat est composé
de deux parties inter reliées, les recettes et les dépenses, la relation entre recettes et
dépenses signifie que les recettes sont dégagées pour répondre aux besoins de
dépenses, cette dépense est d’abord au niveau de l’évaluation.
1.3. CADRE D’ANALYSE
Notre étude nous allons faire recours à la théorie contextuelle
Et la théorie Toute étude mérite d’être analysée pour atteindre un objectif poursuivi
c’est ainsi que pour de contingence.
1.3.1. THEORIE CONTEXTUALISTE
La perspective contextualise propose un cadre général d’analyse du changement se
structurant autour de trois pôles : le contenu, le contexte et le processus (Sem, 2013).
Le contexte a deux dimensions : la première dimension est interne (éléments
organisationnels, structurels, culturels, stratégique, mode de management…). Cet
environnement peut être analysé par le modèle SWOT (force, faiblesses, opportunités
et, menaces). La deuxième dimension est externe (environnement économique,
socioculturel, politique, légal, écologique, technologique). Cet environnement peut
être analysé par le modèle PESTEL. Le contenu qui concerne les domaines subissant
des changements et des transformations. Il est question du « quoi » du changement.
Le principe de base de cette approche, c’est l’interaction qu’elle admet entre trois
aspects du changement. Le contexte n’est pas seulement une barrière à l’action mais
essentiellement impliquée dans sa production. C’est à partir des liens entre contenu et
contexte du changement que l’on peut inférer les processus du changement qui opère
ainsi que leurs multiples temporalités. L’approche contextualise, notre étude nous a
permis de comprendre comment le contexte, l’environnement interne et externe
influencent les entreprises évoluant dans le secteur industriel. L’analyse contextualise,
dans notre étude, nous a été utile de comprendre les procédures de déclaration des
marchandises et mobilisations des recettes douanières.
1.3.2. THEORIE DE CONTINGENCE
Les différentes formes de pressions environnementales notamment : technologique,
politique, économique, sociale, écologique, légale, commerciale, concurrentielle. Les
idées maitresses du modèle contingent sont les suivantes : ( Merton R.T, 1965) : les
organisations sont des systèmes ouverts qui ont besoin d’être soigneusement
administrées si on veut répondre aux besoins internes, les équilibrer et les adapter à
l’environnement et à ses modifications ; il n’existe pas une seule façon d’organiser le
travail, tout dépend du type de tache ou du type d’environnement auquel on a à faire,
les dirigeants doivent avant tout arriver à opérer les bons ajustements entre les
diverses composantes internes et le contexte dans lequel opère contingence d’une
organisation : l’âge et la taille : l’ancienneté d’une structure et sa taille , influencent
son degré de complexité et son formalisme, le système technique est l’ensemble des
précédés utilisés pour fabriquer des biens et services, un environnement complexe,
nécessite une structures de type organique et le pouvoir est en général organisé surtout
dans les régies financières
CHAPITRE 2 : CHAMP EMPIRIQUE
Dans ce chapitre, on a eu à présenter l’historique de la DGDA qui est la direction
générale des douanes et accises. Les éléments stratégiques de la DGDA (mission,
vision, objectif), la structure organisationnelle, l’organigramme, et l’analyse de
l’environnement interne et externe de l’entreprise en question (le contexte interne
SWOT et le contexte externe PESTEL).
2 .1. HISTORIQUE DE LA DGDA
La direction générale des douanes et accises en sigle « DGDA » a son siège social
Kinshasa / Gombe. La DGDA Katanga est située au numéro 1 sur l’avenue Lumumba
dans la commune de Lubumbashi, ville de Lubumbashi. La DGDA héritée de
l’ancienne OFIDA est un établissement doté de la personnalité juridique
contrairement à sa devancière créée par l’ordanance79 --- 114 du 15/05/1979 qui avait
une organisation proche de celle des entreprises, un conseil d’administration, un
comité de gestion et un collège des commissaires aux comptes. La DGDA a une
structure plus souple, similaire à celle de la DGDI.
En 2009 suivant le décret 09 /43 du 03 décembre 2009, la douane redeviendra une
direction au sein du ministère de finance qui sera désormais appelée Direction
Général de douane et accises en sigle « DGDA ».
2.1.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE ET JURIDIQUE
La DGDA est située sur l’avenue Lumumba au N° 34 en face du bâtiment Sinaï, la
DGDA à la forme des administrations fiscales centralisées. Le 13 Mars 2003 :
promulgation de la loi n 002/03 du 13 Mars 2003 instituant un nouveau tarif des
droits et taxes à l’importation et à l’exportation.
Le personnel de la DGDA est régi par un règlement d’administration spécifique en
tenant compte des droits et avantages acquis. Le contrôle hiérarchique sur le
personnel s’exerce sous la forme du pouvoir d’instruction. Il se traduit par l’émission
d’ordres de services de la DGDA. Le contrôle hiérarchique sur les actes s’exerce,
selon les cas par voie d’avis préalable, d’annulation, de reformation et des
substitutions des décisions prises par les autorités de la DGDA.
2.2. ELEMENTS STRATEGIQUES
Ce point consiste à déterminer la valeur de la DGDA, sa mission, sa vision ainsi que
son objectif.
2.2.1 VALEUR DE LA DGDA
Parallèlement à ses activités fiscales et économiques qui constituent l’essentiel de sa
fonction, la douane exerce un certain nombre de missions qui lui ont été confiées au
cours de l’histoire en raison de sa présence permanente à la frontière et de l’efficacité
de ses techniques d’intervention .
2.2.2 MISSION DE LA DGDA
Elle a pour mission : la perception des droits et taxes et redevance à caractère
douanier et fiscal présent et à venir qui sont dus du fait de l’importation ou
l’exportation des marchandises de toute nature , soit du fait de leur transit ou de leur
séjour en entrepôt douanier , la perception du droit d’accise et de consommation
présent et avenir, la classification des marchandises, la détermination de la valeur en
douane des marchandises à l’importation et l’exportation ;le contrôle des prix.
2.2.3 VISION DE LA DGDA
En s’interrogeant sur la finalité des composantes économiques de cette mission, nous
pouvons être tentés d’ouvrir un débat. En effet, à l’intérieur de ce domaine particulier
de ses activités, la doctrine offre également un double visage, protectionniste ou
libéral selon les circonstances. Nous citons : surveillance des échanges extérieurs et
promotion des échanges extérieurs.
2.2.4 L’OBJECTIF DE LA DGDA
Outre la perception des recettes douanières proprement dites, la douane est en effet
chargée du recouvrement de toutes les impositions fiscales ou parafiscales frappant
les marchandises à l’importation ou à l’exportation, ainsi que les marchandises
nationales consommées sur le territoire national et à la perception de certaines taxes
fiscales en régime intérieur.
2.3. ORGANISATION FONCTIONNELLE DE LA DGDA/KATANGA
L’exercice financier commence le 1er Janvier et se clôture le 31 Décembre de chaque
année. Pour la perception des droits, taxes et redevance à caractère douanier et fiscal,
pour la perception des droits d’accises et pour le budget propre à la Direction
Générale des Douanes et Accises, il sera tenu suivant la réglementation en vigueur ,
une comptabilité dans chacun des cas.
2.2.1 BUDGET DE LA DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET
ACCISES
Le budget propre de la DGDA est subdivisé en budget de fonctionnement, budget
d’investissement et le budget de trésorerie. Il est élaboré et soumis au ministre ayant
les finances dans les attributions pour son approbation dans le cadre de la loi
budgétaire. En son volet « recettes » une dotation budgétaire de l’Etat. Le produit des
redevances administratives et informatiques ainsi que d’autres rémunérations pour
services rendus , les 40 % du produit des amendes contentieuses , les ressources
notamment les loyers des baux consentis à des tiers toute autre redevance pouvant être
instituée par la loi en son volet « dépense » : les charges du personnel , les charges de
fonctionnement des services, les charges d’amortissement.
Le budget d’investissement comprend : En recettes : les dotations et subventions
d’équipement de l’Etat ainsi que les bonus de l’exercice antérieur, 10 % du produit
des amandes contentieuses et les aides extérieures dans le cadre de
l’assistance technique bilatérale ou multilatérale.
2.3.1. FONCTIONNEMENT DU GUICHET UNIQUE
[Link]. But du guichet unique
Le guichet unique a pour but : d’assurer une circulation plus rapide et plus efficace
des documents et règles les différents intervenants de réduire sensiblement des coûts
et les délais dans l’accouchement des formalités administratives qu’elles soient ordre
privé (interentreprises) ou d’ordre public (relation, informationnelles entre les
opérateurs économiques et l’administration ou services publics) et de maximiser les
recettes des intervenants.
2 .3.1.2. Fonctionnement
Le guichet unique tient compte de disposition du contrat de vérification avant
embarquement des marchandises importées signées entre la société d’inspection.
Avant embarquement BIVAC et la République Démocratique du Congo représentées
par la direction Générale des Douanes et Accises en sigle « DGDA » et l’office
Congolais de contrôle en sigle « OCC », le guichet unique au bureau de douane se
fonctionnalise sur les procédures applicables à qui concerne les marchandises :
Destinées à l’exportation, destinées à) d’autres bureau de douane et produites
localement et soumises aux droits des consommations d’accises.
2.5. ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT
La théorie contextuel est une organisationnelle qui est adaptée à l’étude des sujets en
mutation dans un environnement changeant dont le contrôle est inefficace
(Pettigrwewi 1985, évoqué par Pascal Sem Mbimbi). Cette théorie consiste à rendre
compte des interactions qui se produisent entre un contenu de gestion « le quoi » les
contextes internes et externes dans lesquels il est mis en œuvre « le pourquoi » et les
processus de déploiement « le comment »Brouwers ; 1997 et 1995 cité par Pascal
Sem Mbimbi, 2013).
ORGANIGRAMME DE LA DGDA/KATANGA
Source : cadre organique de la DGDA
2.5.1. ANALYSE INTERNE (SWOT)
SWOT signifie (force, faiblesse, opportunité et menace), pour cette analyse nous
présentons ce tableau dans la matière ci-après.
TABLEAU 2 : environnement interne avec SWOT
FORCES OPPORTUNITES
• Autonomie de la gestion • Augmentation des frontières et
décentralisation. agrandissement de la ville de
• Modernisation de la perception Lubumbashi.
de droit et taxe douanière avec le • Migration.
système du guichet unique. • La croissance démographique.
• Le logiciel SIDONIA WORD. • La création ou l’augmentation des
• Le logiciel SIDONIA++. entreprises, société et autres
• Le paiement régulier de salaire activités de commerce.
des agents. • La bonne gouvernance.
• Elargissement du champ • La monnaie et le taux d’inflation.
d’application permettant de • L’investissement extérieur.
maximiser les recettes • L’importation et l’exportation.
douanières.
FAIBLESSES MENACES
• Insuffisance dans • Le système fiscal congolais qui est
l’indentification des
déclaratif.
contribuables.
• Insuffisance du personnel. • Manque de culture fiscale de
• Manque de formation des
certains contribuables.
agents.
• Manque de stratégie • Faible revenu de la population.
convenable pour la
• Le changement du positionnement
vulgarisation et la
sensibilisation et la des marchandises déclarées par le
sensibilisation les lois fiscale.
déclarant.
• Le refus de paiement de droit et
taxe douanière par le contribuable.
Source : élaboré par nous-même partant des informations recueillies à la DGDA.
2.5.1. L’ENVIRONNEMENT EXTERNE (PESTEL)
PESTEL signifie (politique, historique, économique, social, culturelle, technologique,
écologique et légal). Pour ce faire nous présentons cette matrice dans ce tableau :
TABLEAU 3 : ENVIRONNEMENT EXTERNE AVEC PESTEL
N° TYPE TYPES DE SITUATION DE
D’ENVIRONEMENT L’ENVIRONEMENT
EXTERNE
• L’instabilité politique
• Le processus électoral
1 Politique • La Politique monétaire faible
• La politique fiscale faible
• La politique européenne élevée avec
leurs intérêts personnels.
• Le manque de croissance économique
• Le taux d’intérêt très élevé
2 Economique • Le taux d’inflation très élevé
• Le pouvoir d’achat faible.
• Le niveau faible de l’éducation
• Le mode et le style de vie de la
population
3 Socio-culturel • La faible santé de la population
• Nous avons les activités qui ne
nécessitent pas de communication faible
• Manque de communication dans la
musique congolaise
• Manque d’amélioration dans les arts.
• La découverture des ressources des
Technologique retenus
4 • Les aides publiques et les innovations
• Les transferts de la technologie
• La technologie de pointe.
Ecologique • La météo et le climat
5 • Les énergies propres et recyclages
• La règlementation
• La production qui ne pas effective.
• Les propriétés industrielles
• Les normes de l’Etat
6 La législation • Les droits des contrats
• Et les droits du travail.
CHAPITRE 3 : RESULTAT DE L’ETUDE
Etant une institution financière, la DGDA/KATANGA a pour rôle, la réalisation ou
mobilisation des recettes douanières. La DGDA/KATANGA a mis à notre portée les
prévisions et les recettes réalisées. Ce chapitre est constitué de la présentation des
données, du traitement et d’interprétation de données.
3.1. PRESENTATION DES DONNEES
Les recettes douanières sont l’ensemble des droits et taxes perçus par les services de
douanes pour le compte de l’Etat. Elles sont considérées également comme le niveau
d’entrées des deniers publics dans le trésor public. Elles donc considérées comme
apport pécuniaire de la douane dans le budget de l’Etat. C’est cette procédure qui
consiste à renflouer le Trésor public, pour arriver à mobiliser et maximiser les recettes
dans l’administration douanière en vue booster la caisse du Trésor public, la douane
passe par plusieurs étapes qui vont du fait générateur, de l’évaluation des droits et
taxes jusqu’au paiement des dettes douanières. Etant donné que le service de
perception douanière n’est pas singulier, il importe nécessairement de rappeler ci-
dessous les différentes étapes qui nous amènent à atteindre le niveau de la recette
réalisée par la Direction Générale des Douanes et Accises.
Dans le cadre de réformes fiscales en RDC, il a plu aux législateurs Congolais
d’instaurer le dédouanement des produits laitiers dans le système fiscal dans la mesure
où la reconstruction du pays après une longue période de la dictature et des moyens
financiers moins importants. Contrairement au passé où le pays reconnaissait
massivement les effets qui ont été catastrophiques, la tendance actuelle du
développement est au mieux recourir aux ressources internes dont l’impôt indirect
considéré comme la ressource la plus sûre par le financier moderne. Pour ce faire,
nous présentons les données chiffrées récoltées à la DGDA/KATANGA de la manière
suivante :
Tableau 4 : recettes douanières en 2020 en CDF
Mois Assignation Réalisation Ecart
Janvier 10.735.936 18.664.161 7.928.225
Février 12.047.089 20.744.360 8.697.271
Mars 14.100.133 16.131.392 2.031.259
Avril 16.975.481 29.003.310 12.027.829
Mai 18.791.191 30.279.623 28.400.432
Juin 20.405.577 20.370.623 34.954
Juillet 22.817.079 15.431.670 7.385.409
Aout 21.565.963 23.233.833 -1667.870
Septembre 25.173.955 10.551.726 -14.622.229
Octobre 24.685.306 18.239.700 -6.445.605
Novembre 26.418.358 33.719.170 7.300.812
Décembre 30.795.120 18.076.017 -12.719.103
Total 244.511.188 254.445.585 9.934.397
Source : la RGDA /Katanga, service de recouvrement
La lecture faite de ces tableaux fait état d’un dépassement de 9.934.397 FC entre la
réalisation et les assignations budgétaires de 2020 qui se chiffrent respectivement de
254.445.585 FC et 244.511.188 FC soit un taux de réalisation de 104% à cause des
nouvelles méthodes de contrôle que la DGDA/Katanga a mis en place pour lutter
contre la fraude et canaliser les recettes douanières vers le trésor public
FUGURE 2 RECETTES DOUANIERES A LA DGDA KATANHA
Commentaire :
La lecture faite de ces deux tableaux fait état d’un dépassement de 4%
entre les réalisations et les assignations budgétaires de 2020 qui se
chiffrent respectivement de 104% et 100% soit un taux des assignations.
TABLEAU 5 : RECETTES DOUANIERES EN CDF EN 2020
Mois Assignations en Réalisations en Ecart
CDF CDF
Janvier 9.837.900 12.238.140 -2.400.240
Février 13.518.932 17.669.385 -4.150.453
Mars 18.003.533 33.056.310 -15.052.777
Avril 24.172.936 41.050.526 16.877.590
Mai 26.013.141 36.993.620 -10.980.479
Juin 30.183.574 49.324.722 19.141.148
Juillet 31.197.344 32.399.770 -1.202.426
Aout 35.368.735 61.643.442 36.542.024
Septembre 40.452.953 71.910.759 -21.190.489
Octobre 46.183.195 62.070.780 5.887.585
Novembre 52.188.977 66.536.141 14.347.164
Décembre 51.019.086 36.919.450 5.654.675
TOTAL 378.140.306 521.813.045 14.367.739
Source : DGDA /Katanga, Bureau de taxation et contrôle
Comme l’indique le tableau ci –dessus, durant l’année 2020 les recettes
sont de l’ordre de 521.813.045 FC a été perçus comme droits et taxes à
l’importation et exportation. Le pique a été atteint au mois de septembre
avec plus 71.910.759 FC de recettes grâce au mécanisme de lutte contre
la fraude à la DGDA/Katanga. Au cours de l’année 2021, les réalisations
étaient de 521.813.045 FC et les assignations de 378.140.306 FC, donc
un dépassement de 14.367.739 FC. Par rapport à l’année 2021 ou les
recettes étaient de 254.445.585 FC, il se dégage un écart positif de
267.367.460 FC
Figure 3 : recettes douanières en 2021
Source : Elaboré sur base des recettes des produits laitiers importés en
2022
Commentaire :
Nous constatons que sur 100% des prévisions des recettes douanières en
2022, la DGDA/Katanga a réalisé un taux de 138% une bonne affaires
pour cette régie financière qui augmente un écart positif d’un taux de
38% qui expliquent la faiblesse de la procédure douanière sur la
maximisation des recettes douanières
Tableau 6 : Recettes douanières en CDF en 2022
Mois Assignations en Réalisations en Ecarts
CDF CDF
Janvier 35.712.377 36.088.940 4.765.786
Février 30.019.157 34.923.020 8.765.897
Mars 32.869.931 106.168.070 8.876.549
Avril 38.509.178 69.205.581 8.876.549
Mai 40.413.818 53.174.804 2.654.009
Juin 44.461.135 37.791.930 1.760.009
Juillet 43.231.742 41.956.223 ,14 4.432.890
Aout 46.991.879 60.676.023,22 1.435.324
Septembre 47.478.336 39.659.982,72 5.343.213
Octobre 49.934.571 33.531.977,32 67.876.657
Novembre 48.783.453 50.737.861,90 12.564.786
Décembre 51.181.339 69.997.616,98 7.321.564
Total 509.586.916 633.912.030,3 124.325.114,3
FC
Source : DGDA/Katanga, Bureau de recouvrement
Durant l’année 2022, 633.912.030,3 FC ont été perçus comme recettes
des droits et taxes douanières, contre 509.586.916 FC (assignations), il se
dégage une augmentation de 124.325.114,3 FC. Par rapport à l’année
2018 ou les recettes étaient de 521.813.045 FC, il y a eu un écart positif
de 112.098.985,3 FC.
Figure 4 : recettes douanières en CDF 2023
Source : Elaboré sur base des recettes douanières en 2017
Commentaire : les recettes douanières à la DGDA/Katanga remontent à
124% suite aux mécanismes de lutte contre la fraude que le service anti-
fraude de la DGDA/Katanga.
Tableau7 : Recettes douanières en 2023 en CDF
Rubrique Prévisions Réalisations Ecart
Janvier 45.676.543 235.469 45.441.074
Février 78.087.634 908.756 77.178.878
Mars 657.865 1.235.432 -577.567
Avril 7.860.986 789.854 7.071.132
Mai 4.564.367,30 980.123 3.584.244,3
Juin 6.754.987 3.246.578 3.508.409
Juillet 45.327.689 7.653.456 37.674.233
Aout 5.643.879 768.543 4.875.336
Septembre 569.874 3.425.674 -2.855.800
Octobre 4.325.686 6.573.246 -2.247.560
Novembre 890.123 6.897.324 -6.007.201
Décembre 54.231 2.343.564 -2.343.509,769
Total 200.413.864,3 35.058.019 165.355.845,3
Source : la DGDA/Katanga, service de recouvrement
Nous constatons que la DGDA/Katanga est confrontée à des écarts de
165.355.845,3 pour les réalisations des 35.058.019,200.413.864 ,3 aux
prévisions soit une inefficacité dans les réalisations des recettes
douanières à cause de l’incivisme fiscal et la fraude accompagnée de
l’évasion fiscale. Cette année les redevables ont développé le moyen de
contourner au payement des droits des douanes en 2020 ce qui dégage
une inefficacité des recettes, il faudra que cette régie financière instaure
un mécanisme qui lui permettra de faire face à cette éventualité car les
prévisions dépassent largement les réalisations.
Figure 5 : recettes douanières en CDF en 2023
Source : nous-même à l’aide des données 2023
Commentaire
Nous constatons que la DGDA/Katanga est confronté à des écarts de
165.355.845,3 pour les réalisations des 35.058.019 et [Link] des
prévisions de soit une inefficacité dans les réalisations des recettes
douanières a la DGDA/Katanga suite à l’incivisme fiscal et la fraude
accompagnée de l’évasion fiscale. Cette année les contribuables ont
développé le moyen de contourner au payement des taxes liées à la
faiblesse dans la procédure douanière a mis en œuvre en 2019 ce qui
dégage une inefficacité des recettes, il faudra que cette régie financière
instaure de nouveaux mécanismes qui lui permettront de faire face cette
éventualité car les prévisions dépassent largement les réalisations.
3.2. ANALYSE DES DONNEES
Pour atteindre notre objectif, nous allons devoir présenter le tableau
synoptique des prévisions et des réalisations des recettes douanières à la
DGDA/Katanga pour ressortir la faiblesse de la procédure douanière sur
la maximisation des recettes douanières pour une période allant de 2020 à
2023.
Tableau 8 : Recettes douanières de 2020 à 2023 en CDF
Année Prévisions en Réalisations en Ecarts en CDF
CDF CDF
2017 244.511.188 254.445.585 +9.934.397
2018 378.140.306 521.813.045 +267.367.460
2019 509.586.916 633.912.030,3 +124.325.114,3
2020 200.413.864,3 35.058.019 -165.355.845,3
Source : Elaboré sur base de tableau des recettes des produits réalisés à la
DGDA
Commentaire :
Il ressort de ce tableau que les assignations budgétaires de ces quatre
années retenues dans notre étude se lèvent à [Link] FC contre de
[Link],3 FC il y a eu un écart positif de 277.932.250,3 FC, avec
un taux d’exécution pour ces quatre années successives de 124,5% ceci
implique que durant les années sous examens, la DGDA/Katanga a
contribué effectivement dans l’exécution de contrat programme assigné à
la douane par le gouvernement Congolais.
Figure 6 : recettes douanières de 2020 à 2023
Source : nous-même à l’aide de tableau de synthèse douanière en
pourcentage.
Commentaire :
Nous constatons que la DGDA/Katanga réalise le montant de prévisions
de 244 511 188, de réalisation 254 445 585 et les écarts de 9.934 .397
pour l’année 2020 et 2023 la DGDA/Katanga prévoit pour l’année 2021
un montant de 378 140 306 pour une réalisation de 521 818 045 ce qui
dégage un écart positif de 14 367 739 mais l’année 2022 la
DGDA/Katanga engage une prévision de 509.586.916, pour une
réalisation de 633.912.030,3 et un écart de +124.325.114,3 et une surprise
pour l’année 2023 qui n’a pas atteint son objectif en réalisant un montant
de 35.058.019 pour une prévision de 200.413.864,3 et un écart de -
165.355.845,3.
3.2.1. ANALYSE DES RECETTES DOUANIERES A LA
DGDA/KATANGA EXPRIMEES EN POURCENTAGE
Par la formule suivante nous ressortirons la part des recettes douanière à
la DGDA/Katanga :
• 1ère année 2020 : la prévision était de 244.511.188 et la réalisation
était de 254.445.585 équivaut = 104%
• Année 2021 : la prévision était de 378.140.306 et la réalisation était
de 521.813.045 équivaut = 138%
• Année 2022 : la prévision était de 509.586.916 et la réalisation était
de 633.912.030,3 équivaut = 124%
• Année 2023 : la prévision était de 200.413.864,3 et la réalisation
était de 35.058.019 équivaut = 17,49%
Tableau 9 : Recettes douanière en % de 2020 à 2023
Nature 2020 2021 2022 2023
d’impôt
PREVISION 100 100% 100% 100%
REALISAT 104% 138% 124% 17,49%
ECART 4% 38% 24% 82,51%
Source : nous-même au moyen de ce tableau de synthèses de
recettes à la DGDA/Kan
Tanga.
Commentaire :
Nous constatons que la DGDA/Katanga a eu à réaliser un montant
de prévisions de 244 511 188, de réalisation 254 445 585 et les
écarts de 9.934.397 pour l’année 2020 ; et l’année 2021 la
DGDA/Katanga prévoit pour l’année 2022 un montant de
378 140 306 pour une réalisation de 521 818 045 ce qui dégage un
écart positif de 14 367 739 mais l’année 2023 la DGDA/Katanga
engage une prévision de 509.586.916, pour une réalisation de
633.912.030,3 et un écart de +124.325.114,3 et une surprise pour
l’année 2023 qui n’a pas atteint son objectif en réalisant un
montant de 35.058.019 pour une prévision de 200.413.864,3 et un
écart de -165.355.845,3.
Figure 7 : Recettes douanières en CDF de 2020 à 2023
Source : nous-même à l’aide de tableau de synthèses douanières en
pourcentage.
Commentaire
Nous constatons que la DGDA/Katanga réalise montant de
prévisions de 244 511 188, de réalisation 254 445 585 et les écarts
de 9.934.397 pour l’année 2020 ; et l’année 2021 la
DGDA/Katanga prévoit pour l’année 2021 un montant de
378 140 306 pour une réalisation de 521 818 045 ce qui dégage un
écart positif de 14 367 739 mais l’année 2022 la DGDA/Katanga
engage une prévision de 509.586.916, pour une réalisation de
633.912.030,3 et un écart de +124.325.114,3 et une surprise pour
l’année 2023 qui n’a pas atteint son objectif en réalisant un
montant de 35.058.019 pour une prévision de 200.413.864,3 et un
écart de -165.355.845,3
3.3. DISCUSSION DES RESUTATS
Sur base de revue de littérature, nous pouvons essayer de faire la
discussion après enquête, en sommes les résultats démontrent que
la DGDA/Katanga réalise un montant de prévisions de
244 511 188, de réalisation 254 445 585 et les écarts de 9.934.397
pour l’année 2020 ; et celle de 2021 la DGDA/Katanga prévoit
pour l’année 2021 un montant de 378 140 306 pour une réalisation
de 521 818 045 ce qui dégage un écart positif de 14 367 739 mais
l’année 2022 la DGDA/Katanga engage une prévision de
509.586.916, pour une réalisation de 633.912.030,3 et un écart de
+124.325.114,3 et une surprise pour l’année 2023 qui n’a pas
atteints son objectif en réalisant un montant de 35.058.019 pour
une prévision de 200.413.864,3 et un écart de -165.355.845,3 par
rapport aux contrats de performance la DGDA/Katanga n’a pas
atteint son objectif.
Telle nous pousse à rapprocher les idées de certains auteurs, à titre
illustratif : Marc F (2015), dans son mémoire intitulé : le
dédouanement des véhicules usagés au guichet automobile sous le
régime D3 par la voie maritime dit que le dédouanement au stricte
étroit du terme, est généralement défini comme l’action de faire
sortir une marchandise à la douane en s’acquittant des droits et
taxes, ensuite l’enlèvement des marchandises pour maximiser les
recettes douanière mais cela ne pas le cas, parmi les causes nous
pouvons citer : l’esprit de fraude au sein de service douanier,
l’inefficacité des recettes douanière, l’évasion fiscale , la non
accomplissement de certaines formalités douanières et j’en passe.
3.4. SUGGESTIONS ET RECOMMENDATIONS
3.4.1. CRITIQUES
La direction générale des douanes et accises est une régie
financière de haute taille en RDC et en province du haut-Katanga
en particulier parce qu’elle reste un grand pourvoyeur du
développement socio-économique du pays. Mais elle doit tirer
beaucoup d’attention dans ses mécanismes de lutte contre
l’inefficacité des recettes, bien que la brigade douanière contrôle
l’espace douanier et la conduite en douane physique, le service de
l’anti-fraude qui est chargé de lutter contre la fraude douanière et
de garder la bonne conduite en douane, le nouveau système de
codification et de tarification des marchandises qui a pour objectif
principal de lutter contre la fraude, dans le but de maximiser les
recettes du trésor public.
3.4.2. RECOMMANDATIONS
Nous recommandons aux agents de la DGDA/ haut-Katanga
-D’éduquer fiscalement les opérations économiques, ceci signifie
que l’incivisme fiscal se manifeste par la fraude, l’évasion fiscale
et la corruption, donc le civisme fiscal est l’accomplissement
volontaire par les redevables de leurs obligations fiscales. Il se
traduit par le remplissage des déclarations fiscales, leur dépôt dans
délai ainsi que le paiement spontané de l’impôt dû.
-D’être également bien éduqué sur le plan fiscal de façon
suffisante, ceci veut dire agents de l’administration fiscale qui est
la DGDA/Katanga doivent aussi acquérir des notions solides en
vertu de la fiscalité, pour bien faire face aux principes de
performance dans le but de renflouer la caisse de l’Etat pour
survenir aux différentes difficultés de la population.
CONCLUSION GENERALE
Notre étude porte sur la procédure de dédouanement et
maximisation de recettes douanières. Cas de la DGDA/Katanga,
pour entreprendre cette étude nous sommes partis de l’observation
selon laquelle qu’il y a une inefficacité des recettes douanières
suite au non accomplissement des quelques-unes des formalités de
dédouanement par le service de la douane, ce non accomplissement
se remarque par l’absence de l’ordre de transite dans les processus
de dédouanement, voilà pourquoi notre question de départ était
celle de savoir : pourquoi les procédures de dédouanements ne
permettent pas à la DGDA/Katanga de maximiser les recettes
douanières ?
Après avoir parcouru la revue de littérature, en cherchant les
différentes explications théoriques et empiriques à notre question
de recherche nous avons eu à formuler notre problème en ces
termes : Quels sont les facteurs expliquant la faiblesse des
procédures de dédouanement sur la maximisation des recettes
de la DGDA/Katanga ?
L’hypothèse retenue était que les facteurs qui expliquent la
faiblesse des procédures de dédouanement sur la maximisation des
recettes douanières seraient d’ordre contextuel et contingent c’est-
à-dire ces facteurs sont endogènes : l’esprit de fraude au sein de
service douanier, l’inefficacité des recettes douanières, le non
accomplissement de certaines formalités liées au dédouanement, la
présence des agents non formés aux procédures de dédouanements
l’incompétence de certains commissionnaire en douane, faible
salaire des agents de la DGDA, le trafic d’influence ainsi que la
décision politique qui influence la gestion des régies financières en
RDC.
Pour atteindre notre objectif, nous avons reconnu à l’approche
qualitative et quantitative, avec les entretiens semi directes et
recherches documentaire, l’analyse de contenu et le diagramme de
PARETO nous ont permis à analyser les données. Les résultats de
cette étude montrent que les facteurs qui expliquent la faiblesse de
la procédure de dédouanement sur la maximisation des recettes
douanières ne résultent pas forcément d’un défaut d’allocation de
facteurs de production, mais de l’inefficacité x selon la théorie
développée par LEIBESTIN ; 1978, les facteurs qui expliquent la
faiblesse des procédures de dédouanement sur la maximisation des
recettes douanières, il est question de l’esprit de fraude au sein de
service douanier, l’inefficacité des recettes douanières, l’absence
de certaines formalités de dédouanement, la présence des agents
non formés aux procédures douanières, maigre salaire des agents
de la DGDA, le phénomène intouchable et la décision politique qui
influence la décision de gestion des régies financières en RDC. Ces
résultats certifient nos hypothèses. Néanmoins cette étude présente
quelques limites qui ouvrent les perspectives dans les jours à
venir :
-Du point de vue méthodologique, cette étude se limite à
l’approche quantitative et l’approche qualitative avec les entretiens
semi directifs et la recherche documentaire. Nous estimons que
d’autres recherches plus approfondies peuvent enrichir nos
résultats en faisant les études longitudinales.
-Du point de vue de l’analyse, cette étude a utilisé l’analyse de
contenu et le diagramme de PARETO et d’autres chercheurs
peuvent l’enrichir en utilisant la chaîne de valeur portée pour
l’efficacité de la procédure douanière sur la maximisation des
recettes douanières.
BIBLIOGRAPHIE
• OUVRAGES
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RDC, harmattan
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• Clémentine D. (2017), La procédure de dédouanement à
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export édition dunod, Lubumbashi, édition de l’UNILU.
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Kinshasa
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pays du tiers monde, édition médiaspaul, Kinshasa.
• Marc f (2015), Le dédouanement des véhicules usagés au guichet
unique automobile
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économiques et gestion UNILU-Print
• Symphorien Kasindi Yemba (2016), La législation fiscale et
douanière Congolaise, Kinshasa.
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sciences, Paris édition Nathan.
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le seuil 1963.
• Ulbrich (2009), Finances publiques et recettes du budget de l’Etat,
2009, PUB, Bruxelles.
• Bindungwa, (2008) Comment élaborer un travail de fin de cycle,
médiaspaul, Kinshasa.
[Link] DOCUMENTS
1. Beitone, Hemdane (2016), dans « le dictionnaire des
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2. Dictionnaire la rousse illustré 2017.
3. Le dictionnaire de poche la rousse, 2010.
III. MEMOIRES
• Kasindi Symphorien (2016), la législation fiscale et douanière
Congolaise, mémoire UNIKIN.
• Lucien Mulanza (2012), procédure de la déclaration douanière et
maximisation des recettes douanières, mémoire UNILU/Eco.
• Ngoy Kalumba Augustin (2017), l’impact du contrôle fiscal dans la
maximisation des recettes douanières, mémoire, ISC/Kisangani.
[Link] DE COURS
• Mwania Wakosa josé (2017), cours de finances publiques, G3
Eco
• Nkwanda Muzinga, (2016), cours d’initiation à la recherche
scientifique, G3, Droit/UNILU, 3 ème édition
• Kalunga, (2012), cours de rédaction des mémoires en droit,
Guide pratique, G2 droit, L’shi.