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Gestion des rejets de lixiviation minière

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TABLE DES MATIÈRES

CHAP I. Introduction sur la lixiviation

CHAP II. Analyse des rejets de lixiviation

2.1 Résidus
solides……………………………………………………………………………………………
……………………

2.2 Effluents
liquides……………………………………………………………………………………………
……………….

CHAP III. Optimisation des paramètres de lixiviation pour le


traitement du rejet

CHAP IV. Méthodes de gestion des rejets

4.1 Neutralisation
chimique…………………………………………………………………………………………
……….

4.2 Séparation solide-


liquide……………………………………………………………………………………………
….

4.3 Traitement des


effluents…………………………………………………………………………………………
………

4.4 Stockage
sécurisé…………………………………………………………………………………………
…………………

4.5 Valorisation des


résidus……………………………………………………………………………………………
…….

CHAP V. Recommandations techniques

CHAP VI. Impacts environnementaux

6.1
Eaux………………………………………………………………………………………………
……………………………….
6.2
Sols………………………………………………………………………………………………
……………………………….

6.3
Air…………………………………………………………………………………………………
……………………………….

6.4
Biodiversité………………………………………………………………………………………
……………………………

6.5 Risques à long


terme………………………………………………………………………………………………
…….

CHAP VII. Conclusion

Bibliographie

Introduction introduction générale


Ce chapitre a pour but de donner une synthèse théorique et bibliographique
sur la caractérisation, du point de vue environnemental, des matériaux
solides d’origine minière. L’accent est mis particulièrement sur les minerais
sulfurés et le devenir des métaux lourd qui sont considérés comme
principaux polluants contenus dans ces rejets, avant même de parler des ces
rejet nous devons d’abord connaitre son origine la lixiviation.

La lixiviation est une technique hydrométallurgique largement utilisée pour


extraire les métaux à partir de minerais. Dans le cas des minerais sulfurés
contenant du cuivre (Cu) et du zinc (Zn), le procédé implique généralement
l’utilisation d’un agent lixiviant acide, tel que l’acide sulfurique (H₂SO₄), pour
solubiliser les métaux.

Cependant, ce procédé génère des rejets solides et liquides qui peuvent


contenir des substances toxiques ou polluantes. La gestion de ces rejets est
donc un enjeu majeur, tant sur le plan environnemental que technique. Une
mauvaise gestion peut entraîner la contamination des sols, des eaux
souterraines et des écosystèmes.

Les opérateurs miniers doivent prévoir un plan de gestion du rejet, et même


à l’étape de préfaisabilité pour des nouveaux projets. Ce plan inclut la
gestion des résidus
Miniers qui, dans certains cas, peuvent être générateurs d’acide.

La gestion responsable de ces résidus générateurs d’acide est importante


pour prévenir la contamination de l’environnement par du drainage minier
acide (DMA) chargé en métaux dissous. Plusieurs méthodes de contrôle du
DMA, consistant pour la plupart à placer une barrière à l’eau et/ou à
l’oxygène, peuvent être appliquées pour la protection de l’environnement
(e.g.). Ces approches sont cependant souvent coûteuses à implanter. Une
nouvelle approche intégrée a récemment été proposée ; elle permet de gérer
les rejets de concentrateur générateurs d’acide.

CHAPITRE I. Lixiviation oxydante en milieu sulfate

La lixiviation en milieu sulfate est souvent gênée par les produits de réaction
qui se forment à la surface des minéraux. Ces produits forment un écran à la
diffusion des réactifs et produits de réaction et finissent parfois par passiver
totalement les minéraux lixiviés (Kitobo, 2010).

Même dans ces conditions sous haute pression d’oxygène ou en présence du


fer ferrique, la solubilisation reste encore lente. Cette lenteur s’explique par
le fait que les minerais ou concentrés sulfurés forment, lors de la lixiviation
des composés intermédiaires et libèrent le soufre élémentaire.
Ce dernier inhibe l’action oxydante des ions Fe 3+ ou de l’oxygène et les
empêchent ainsi d’entrer en contact avec la surface du minerai non encore
lixivier et ralentit les réactions de lixiviation (I.

Mutombo, 1998).

L’exemple de la chalcopyrite illustre clairement cet aspect en lixiviation en


tas :

 Le fer de CuFeS2 entre en solution avant le cuivre et laisse


derrière lui une couche passive métastable de CuS 2 ;

 La mise en solution du cuivre contenu dans le CuS 2 laisse


une couche cohérente de soufre ;

Toutes ces couches inhibent la lixiviation, d’où la très lente vitesse de


lixiviation observée de la chalcopyrite. Plusieurs agents lixiviants contenant
des chlorures, des nitrates, des amines et sulfates ont été expérimentés,
mais c’est la lixiviation en milieu sulfate qui est la plus utilisée puisqu’étant
moins corrosive, moins coûteuse et facilitant les opérations ultérieures (SX et
Electrowining).

La lixiviation oxydante est menée à des températures et pressions


faibles lorsqu’on utilise l’ion Fe3+comme oxydant et à des températures
et pressions élevées dans le cas de l’O2.

La sphalérite ( Blende) et les sulfures secondaires de cuivre se lixivient avec


des cinétiques appréciables mais par contre, la chalcopyrite se lixivie
difficilement. Dans les procédés tels que le procédé Placer, les cinétiques
élevées sont obtenues en autoclave sous de fortes pressions d’O 2 et des
températures pouvant atteindre 220-230°C.

Chimiquement, l’oxydation à une température inférieure à la


température de fusion du soufre se réalise avec dépôt de soufre
élémentaire (Hackl et al., 1995 ; Dreisinger et al., 1995 ; Rodriguez et
al., 2003 ; Dreisinger, 2006 ; McDonald et Muir, 2007).

Lors de la lixiviation, les réactions secondaires caractérisées par


l’hydrolyse de sulfate ferrique avec précipitation d’hématite, de jarosite,
ou de sulfate ferrique basique sont observées (Hackl et al., 1995 ;
McDonald et Muir, 2007).

Fe2(SO4)3+ 3H2O →2Fe2O3+ 3H2SO4 (II.1)


3Fe2(SO4)3+ 14H2O →2(H3O)Fe3(SO4)2(OH)6+5H2SO4
(II.2)

Fe2(SO4)3+ 2H2O →2Fe(OH)SO4+ H2SO4 (II.3)

Plusieurs travaux indiquent que l’usage des milieux plus acides (pH inférieurs
à 2) limite la formation de ces sels et ceux de Rajko et al. (2003) et de
Mac Donald et Muir (2007) ont démontré la limitation des précipités de fer
par l’introduction en solution de petites quantités d’ions Cl - ou NO3-. Ces
ions ont aussi un effet catalytique important sur les réactions
d’oxydation à basse température. Par ailleurs, les travaux d’autres
auteurs (Metha et Murr, 1983 ; Natarajan cité par Wiertz, 1997 ;
Romero et al., 2003 ; Rodriguez et al., 2003) ont montré que la
présence d’ions Ag+et Hg2+ en solution avait un effet catalytique sur la
lixiviation de la chalcopyrite et de la sphalérite.

Cet effet est expliqué par la précipitation de sulfures de ces ions à la


surface du minéral traité suivie de la formation de couples galvaniques
entre Ag2S ou HgS et le minéral qui modifient les propriétés semi-
conductrices de la couche de passivation à la surface du minéral. Ils ont
aussi montré que la présence de pyrite favorise la dissolution des sulfures
par formation de couple galvanique pyrite-minéral sulfuré (Olivier,P,).

Ces réactions d’oxydation du fer, lorsqu’elles se poursuivent dans les rejets


miniers exposés à l’air et à l’eau, peuvent conduire à la formation d’acide
sulfirique et à la libération de metau lourds, un phénomène connu sous le
nom de drainage acide minier ( DMA). Cette problematique sera abordée
plus en détail dans le chapitre suivant de notre travail.

Chapitre II : Analyse des rejets de lixiviation


2.1 Résidus solides

Les résidus solides générés au cours de la lixiviation sont constitués de


matériaux qui ne réagissent pas avec le lixiviant ou qui précipitent en raison
des conditions physico-chimiques du procédé. Leur composition et leur
comportement influencent directement la gestion environnementale des
rejets et la récupération des métaux résiduels.

a) Gangue minérale

La gangue minérale représente la fraction inerte du minerai, généralement


composée de silicates (quartz, feldspaths), d’oxydes métalliques (Fe₂O₃,
Al₂O₃) et de carbonates (CaCO₃, MgCO₃). Bien que ces composants ne
participent pas directement à la lixiviation, ils peuvent interagir avec les
réactifs ou adsorber certains métaux, modifiant ainsi la composition finale
des effluents. Leur granulométrie et leur porosité influencent également la
filtration et la décantation des résidus.

b) Minéraux non lixiviés

Certains minéraux métalliques présents dans le minerai ne sont que


partiellement attaqués ou restent inchangés en raison de leur faible
réactivité ou de la passivation de leur surface. Parmi les plus courants
figurent :

 La chalcopyrite (CuFeS₂), dont la dissolution est lente en milieu acide


sans oxydant fort.

 La bornite (Cu₅FeS₄), qui peut être partiellement lixiviée selon les


conditions opératoires.

 La sphalérite (ZnS), souvent résistante à la lixiviation sans activation


préalable.

Ces minéraux non lixiviés peuvent être retrouvés dans les résidus solides et
représentent une perte potentielle de métal si aucune valorisation
secondaire n’est envisagée.

c) Précipités secondaires : La jarosite

Un précipité secondaire fréquent dans les rejets acides est la jarosite, de


formule KFe₃(SO₄)₂(OH)₆. Elle se forme par hydrolyse du fer ferrique (Fe³⁺) en
présence de sulfates et de cations monovalents (K⁺, Na⁺, NH₄⁺), dans des
conditions acides (pH < 2.5) et à température élevée (80–100 °C). La jarosite
joue un rôle important dans la stabilisation des rejets :
 Elle immobilise le fer, évitant sa redissolution dans les effluents.

 Elle peut incorporer des métaux lourds tels que le plomb (Pb), l’argent
(Ag) ou l’arsenic (As), réduisant leur mobilité.

 Elle forme un précipité dense, facilitant la filtration et la décantation


des boues.

Cependant, la stabilité de la jarosite dépend du pH et des conditions de


stockage. Une re-solubilisation est possible en milieu neutre ou basique, ce
qui nécessite une gestion rigoureuse.

Référence : Dutrizac, J.E., & Jambor, J.L. (2000). Jarosite and related minerals.
Reviews in Mineralogy and Geochemistry, Vol. 40, pp. 405–452.

d) Risques et valorisation

Les résidus solides peuvent contenir des traces de métaux lourds en faible
concentration, ce qui impose une caractérisation chimique et minéralogique
avant leur stockage ou valorisation. En fonction de leur composition, ils
peuvent être :

 Stabilisés et utilisés comme matériaux de construction ou de remblai.

 Intégrés dans des barrières passives pour la rétention des lixiviats.

 Soumis à des traitements secondaires pour récupérer les métaux


résiduels.

2.2 Effluents liquides

Les effluents liquides issus de la lixiviation constituent une phase critique


dans la gestion des rejets hydrométallurgiques. Ils correspondent aux
solutions résiduelles contenant les éléments dissous du minerai après
extraction, et présentent une composition chimique complexe, souvent
corrosive et potentiellement toxique. Leur traitement est indispensable avant
tout rejet dans l’environnement ou recyclage dans le circuit de lixiviation.

a) Composition chimique

Les effluents liquides sont principalement constitués d’ions métalliques


dissous tels que Cu²⁺, Zn²⁺, Fe³⁺, Mn²⁺ et Cd²⁺, issus de la solubilisation des
minéraux métalliques. Ils contiennent également des sulfates (SO₄²⁻),
générés par l’oxydation des sulfures et l’utilisation d’acide sulfurique comme
lixiviant. Une acidité résiduelle importante est généralement observée, avec
un pH souvent inférieur à 3, conférant aux effluents un caractère corrosif et
dangereux pour les infrastructures et les milieux naturels.

La présence d’autres contaminants tels que les nitrates, l’ammoniac, la silice


colloïdale ou des agents complexants dépend du procédé utilisé et peut
accentuer la complexité du traitement.

b) Facteurs influençant la composition

La composition des effluents liquides varie en fonction de plusieurs


paramètres :

 La nature du minerai (oxydé, sulfuré, siliceux)

 Le type de réactif chimique utilisé (H₂SO₄, HCl, NH₄OH, etc.)

 Les conditions opératoires (température, durée de lixiviation, rapport


solide/liquide)

 La présence éventuelle de micro-organismes dans les procédés


biologiques

Selon Torma (1987), les procédés biohydrométallurgiques, tels que ceux


impliquant Thiobacillus ferrooxidans, permettent d’accélérer l’oxydation des
sulfures métalliques, favorisant la libération des ions métalliques dans les
effluents. Ces procédés biologiques influencent fortement la composition
finale des solutions lixiviées.

c) Propriétés physico-chimiques

Les effluents présentent généralement les caractéristiques suivantes :

 Un pH acide (1 à 3), favorisant la solubilité des métaux mais


augmentant la corrosivité

 Une conductivité élevée (> 1000 µS/cm), indiquant une forte teneur en
ions dissous

 Une turbidité importante, liée à la présence de particules fines et


colloïdes

 Une charge organique variable (DCO/DBO), selon les additifs utilisés

 Des concentrations métalliques allant de quelques mg/L à plusieurs g/L


Ces propriétés rendent les effluents difficiles à traiter et nécessitent une
approche intégrée pour leur gestion.

d) Risques environnementaux

Les effluents liquides non traités peuvent entraîner :

 La contamination des eaux souterraines et de surface

 Une toxicité aiguë ou chronique pour la faune et la flore aquatique

 La corrosion des infrastructures de transport et de stockage

 La formation de précipités secondaires (ex. jarosite), pouvant interférer


avec les traitements

e) Traitement et valorisation

Avant tout rejet ou réutilisation, les effluents doivent subir un traitement


adapté :

 Neutralisation : par ajout de chaux ou de bases pour précipiter les


métaux et ajuster le pH

 Filtration et décantation : pour éliminer les particules solides

 Traitement par membranes : telles que l’osmose inverse ou la


nanofiltration pour une purification avancée

 Épuration biologique : utilisant des bactéries pour dégrader les


matières organiques

 Recyclage : dans le circuit de lixiviation, permettant une optimisation


des réactifs et une réduction des volumes de rejets

Les technologies modernes intègrent des procédés hybrides, combinant


électrocoagulation, adsorption et filtration biologique, afin d’améliorer
l’efficacité du traitement tout en minimisant l’impact environnemental.

Référence : Torma, A.E. (1987). Biohydrometallurgy. Noyes Publications.

CHAP III. Optimisation des paramètres de lixiviation pour le


traitement du rejet
Définition et contrôle des paramètres opérationnels

L'optimisation des paramètres de lixiviation pour le traitement des rejets


issus des minerais sulfurés de cuivre et de zinc repose sur la définition
précise et le contrôle rigoureux de plusieurs paramètres opérationnels. Parmi
ceux-ci, la température, le pH, le temps de contact et la concentration des
réactifs jouent des rôles déterminants dans l'efficacité du processus de
lixiviation. En effet, chaque élément doit être adapté au type de minerai
traité et aux métaux ciblés pour maximiser la récupération tout en
minimisant les impacts environnementaux. Le contrôle de la température est
un facteur clé dans la lixiviation des minerais sulfurés. Une augmentation de
la température favorise généralement la dissolution des métaux, notamment
dans le cas de la chalcopyrite et des sulfures de zinc. Des études ont
démontré que des températures plus élevées entraînent non seulement une
amélioration des taux de récupération, mais peuvent aussi réduire la durée
du processus de lixiviation [1] (ML Noyer). Cependant, il est essentiel de
déterminer une température optimale, au-delà de laquelle des réactions
secondaires indésirables peuvent être favorisées, comme la formation de
composés insolubles qui nuisent à la qualité des métaux récupérés. Ce
phénomène souligne l'importance d'une approche intégrée reliant la
thermodynamique, la cinétique et les conditions opératoires. Le pH est un
autre paramètre crucial dans la lixiviation acide des minerais sulfurés. La
solubilité des ions métalliques dans la solution dépend fortement du pH, ce
qui influence la vitesse de dissolution des sulfures. Un pH trop faible peut
favoriser la formation de produits secondaires qui réduisent la récupération
des métaux, tandis qu'un pH trop élevé peut inhiber la dissolution des
sulfates. Il est donc nécessaire de trouver un équilibre optimal, souvent
déterminé par des essais expérimentaux, pour garantir une efficacité
maximale durant le processus de lixiviation [2] (M Zouadi). De plus, le
contrôle du pH peut également impacter la gestion des résidus, car certains
métaux lourds peuvent précipiter à des valeurs de pH spécifiques,
nécessitant ainsi une attention particulière aux processus de traitement des
effluents. Le temps de contact entre le minerai et la solution de lixiviation est
également déterminant. Des études ont montré que des temps de contact
prolongés peuvent améliorer les rendements d'extraction, mais ils doivent
être optimisés par rapport à d'autres paramètres, tels que l'agitation et la
température [1] (ML Noyer). Une agitation adéquate favorise le contact entre
la solution et le solide, réduisant ainsi le temps nécessaire pour atteindre
l'équilibre de dissolution. Il est donc essentiel de concevoir des systèmes de
lixiviation qui permettent un contrôle précis de ces conditions
opérationnelles pour maximiser l'efficacité du processus. En ce qui concerne
la concentration des réactifs, elle doit être ajustée en fonction de la nature
du minerai et de la composition chimique souhaitée dans le produit final. Par
exemple, dans le cas de la lixiviation des sulfures de cuivre, une
concentration élevée en acide sulfurique peut améliorer la vitesse de
dissolution, mais peut également entraîner une solubilisation excessive de
métaux indésirables. Les travaux de Noyer (1997) soulignent l'importance de
cette concentration dans le cadre des opérations de lixiviation en tas, où des
ajustements précis sont souvent nécessaires en fonction des conditions
géologiques spécifiques [1] (ML Noyer). La compréhension des interactions
chimiques entre les réactifs et les minéraux constituents est donc cruciale
pour établir des protocoles de lixiviation adaptés et durables. Un autre
aspect à considérer est l'impact environnemental des paramètres
opérationnels choisis. Les résidus issus de la lixiviation peuvent contenir
divers métaux lourds et contaminants, ce qui pose des défis significatifs en
matière de gestion des déchets. En intégrant des approches d'optimisation
des paramètres de lixiviation avec une gestion efficace des résidus, il est
possible de réduire l'empreinte écologique des opérations minières. Des
méthodes telles que la précipitation sélective des contaminants ou la
neutralisation des effluents acides peuvent être intégrées dans le processus
pour minimiser les risques environnementaux [3] (CE Marcato). Cela
nécessite une évaluation approfondie des comportements chimiques des
résidus en relation avec les conditions de traitement. 12 Enfin, l'innovation
dans le domaine des procédés de lixiviation, comme l'utilisation de
méthodes biologiques de bio-leaching, pourrait également transformer les
pratiques actuelles. Les micro-organismes peuvent faciliter la dissolution des
métaux tout en réduisant l'utilisation de réactifs chimiques, ce qui représente
un avantage significatif en termes de durabilité [4] (ResearchGate). Les
études thermodynamiques peuvent alors être appliquées pour évaluer
l'efficacité de ces méthodes, en fournissant des informations précieuses sur
la solubilité des métaux en présence de ces agents biologiques, et en
contribuant ainsi à une compréhension plus profonde des mécanismes de
lixiviation. Ainsi, la définition et le contrôle des paramètres opérationnels
dans le cadre de la lixiviation des minerais sulfurés de cuivre et de zinc sont
essentiels pour optimiser le procédé d'extraction tout en garantissant une
gestion appropriée des impacts environnementaux. La prise en compte de
ces paramètres, ainsi que leur interaction avec les aspects
thermodynamiques et cinétiques, offre une opportunité d’amélioration
continue des processus de lixiviation, en promouvant une exploitation
minière durable.
Influence de la température et du pH sur le procédé

La température et le pH sont deux paramètres essentiels qui influencent


directement l'efficacité du processus de lixiviation des minerais sulfurés de
cuivre et de zinc. Leur impact doit être examiné avec soin, car une
compréhension approfondie de leurs interactions peut conduire à une
optimisation significative des rendements de récupération des métaux, tout
en garantissant une gestion adéquate des résidus générés. L'élévation de la
température dans le processus de lixiviation a un effet positif sur la solubilité
des métaux. En effet, des températures plus élevées favorisent la dissolution
des sulfures, comme la chalcopyrite pour le cuivre et les sulfures de zinc,
augmentant ainsi les taux d'extraction. Dans ce contexte, il a été démontré
que des températures supérieures à 60°C peuvent réduire significativement
le temps nécessaire pour atteindre l'équilibre de dissolution, améliorant ainsi
les rendements opérationnels [1] (ML Noyer). Toutefois, il est crucial d'établir
une température optimale, car un excès de chaleur peut favoriser des
réactions secondaires indésirables. Par exemple, à des températures trop
élevées, des composés insolubles peuvent se former, ce qui nuit à la qualité
des métaux récupérés et complique le traitement des résidus [1] (ML Noyer).
Une approche intégrée qui combine l'expertise en thermodynamique et en
cinétique est donc nécessaire pour déterminer cette température optimale,
permettant ainsi d'éviter les effets néfastes liés à une gestion inadéquate
des températures. Le pH, d'autre part, joue un rôle tout aussi déterminant
dans la lixiviation des minerais sulfurés. La solubilité des ions métalliques est
intimement liée à la valeur du pH de la solution de lixiviation. Un pH acide
est généralement requis pour favoriser la dissolution des sulfures, mais les
valeurs de pH trop faibles peuvent entraîner la formation de produits
secondaires qui nuisent à la récupération des métaux [2] (M Zouadi). Par
conséquent, il est nécessaire de maintenir un équilibre optimal du pH. Des
études ont montré qu'un pH d'environ 1 à 2 est souvent idéal pour
maximiser l'extraction des métaux tout en minimisant la précipitation des
contaminants indésirables [2] (M Zouadi). En effet, à des pH plus élevés, la
dissolution des sulfates peut être inhibée, ce qui constitue un obstacle
supplémentaire à l'extraction efficace des métaux. De plus, le contrôle du pH
est crucial pour la gestion des résidus, car certains métaux lourds peuvent
précipiter à des valeurs spécifiques, rendant leur séparation et leur
traitement plus complexes. 13 Il est également pertinent de noter que la
synergie entre la température et le pH peut engendrer des résultats variés
dans le cadre de la lixiviation. Par exemple, une température élevée
combinée à un pH acide peut favoriser une dissolution plus rapide et plus
complète des métaux, tandis qu'une combinaison de températures plus
basses et de pH neutres peut ralentir le processus, entraînant des temps de
traitement prolongés [1] (ML Noyer). Ainsi, une optimisation systématique
des deux paramètres est nécessaire pour atteindre des niveaux de
récupération maximaux tout en tenant compte des limitations
opérationnelles. En parallèle, le temps de contact entre le minerai et la
solution de lixiviation est un facteur qui doit être pris en considération. Bien
que des temps de contact prolongés puissent améliorer les rendements
d'extraction, il est essentiel de les optimiser en fonction des autres
paramètres, notamment l'agitation, qui favorise le contact entre la solution
et le solide. Une agitation adéquate peut considérablement réduire le temps
nécessaire pour atteindre l'équilibre de dissolution, renforçant ainsi
l'importance d'une conception de système de lixiviation qui intègre des
contrôles précis sur ces conditions opérationnelles [1] (ML Noyer). La
concentration des réactifs, elle aussi, doit être ajustée en fonction de la
nature du minerai et des métaux à récupérer. Par exemple, une
concentration élevée d'acide sulfurique peut améliorer la vitesse de
dissolution des sulfures de cuivre, mais si elle n'est pas correctement
contrôlée, cela peut entraîner la solubilisation excessive de métaux
indésirables, compromettant ainsi la qualité des produits finaux [1] (ML
Noyer). De cette manière, les interconnexions entre la température, le pH et
la concentration des réactifs soulignent l'importance d'une approche
systématique qui considère tous les facteurs en jeu. En outre, l'impact
environnemental des pratiques de lixiviation ne doit pas être sous-estimé. La
gestion des résidus issus de la lixiviation est un défi majeur en raison de la
présence potentielle de métaux lourds et d'autres contaminants. Par
conséquent, une stratégie d'optimisation des paramètres de lixiviation doit
également inclure des mesures de gestion des déchets, telles que la
précipitation sélective des contaminants ou la neutralisation des effluents
acides [3] (CE Marcato). Ces techniques peuvent contribuer à réduire
l'empreinte écologique des opérations de lixiviation tout en maintenant une
efficacité opérationnelle optimale. Enfin, les avancées technologiques, telles
que l'utilisation de méthodes biologiques comme le bio-leaching, ouvrent de
nouvelles perspectives pour l'optimisation des processus de lixiviation. Ces
méthodes exploitent l'activité de micro-organismes pour faciliter la
dissolution des métaux, réduisant ainsi la dépendance aux réactifs chimiques
et contribuant à une exploitation plus durable des ressources naturelles [4]
(ResearchGate). La thermodynamique joue un rôle crucial dans l'évaluation
de ces méthodes, en fournissant des données essentielles sur la solubilité
des métaux en présence de ces agents biologiques. En conclusion,
l'influence de la température et du pH sur le processus de lixiviation des
minerais sulfurés de cuivre et de zinc est indéniable. Une compréhension
approfondie de ces paramètres et de leurs interactions est essentielle pour
optimiser les processus d'extraction, minimiser les impacts
environnementaux associés et garantir une gestion adéquate des résidus. En
intégrant des approches innovantes et durables, il est possible d'améliorer
continuellement les pratiques de lixiviation, tout en répondant aux défis
contemporains liés à l'exploitation minière.

Cinétique de lixiviation et dosage des réactifs

La cinétique de lixiviation et le dosage des réactifs s'avèrent cruciaux dans


le processus d'optimisation du traitement des minerais sulfurés de cuivre et
de zinc. L'efficacité du processus de lixiviation ne dépend pas uniquement
des conditions environnementales telles que la température et le pH, mais
aussi de la manière dont les réactifs sont dosés et utilisés au cours de
l'opération. En effet, un dosage approprié des réactifs peut considérablement
influencer la vitesse de dissolution des métaux et, par conséquent, le
rendement en métaux récupérés. La cinétique de lixiviation, qui fait
référence à la vitesse à laquelle les métaux sont extraits du minerai par la
solution de lixiviation, est directement liée à plusieurs facteurs, notamment
la concentration de l'acide, la surface de contact entre le solide et la solution,
ainsi que les réactions qui se produisent à la surface du minerai. Des études
ont montré que l'augmentation de la concentration d'acide sulfurique dans la
solution de lixiviation peut accélérer le processus de dissolution,
particulièrement pour les sulfures de cuivre et de zinc. Cependant, il est
impératif de contrôler cette concentration; un excès peut engendrer des
réactions non souhaitées, comme la formation de complexes insolubles qui
nuisent à la récupération effective des métaux [1] (ML Noyer). Par
conséquent, une approche équilibrée est nécessaire pour déterminer la
concentration optimale des réactifs. Un autre aspect essentiel à considérer
est la surface de contact entre le minerai et la solution de lixiviation. Une
taille de particule adéquate peut favoriser une plus grande surface
d'interaction, ce qui accélère la dissolution. La fragmentation du minerai, par
exemple par des méthodes mécaniques, peut améliorer la cinétique de
lixiviation en augmentant la surface disponible pour la réaction avec les
réactifs [2] (M Zouadi). De plus, l'agitation de la solution joue un rôle
primordial. Une agitation adéquate permet de minimiser la formation de
couches de réactifs non réagi à la surface du solide, facilitant ainsi un
contact plus direct avec le minerai et améliorant les taux de dissolution. Le
temps de contact est également un paramètre de cinétique critique. Bien
que des temps de contact prolongés puissent, en théorie, accroître les
rendements d'extraction, il est essentiel de les optimiser en fonction des
autres variables opérationnelles. Des recherches ont montré que des temps
de contact trop longs peuvent conduire à des réactions secondaires
indésirables, comme la précipitation de contaminants, rendant la
récupération des métaux plus complexe et affectant la pureté des produits
finaux [1] (ML Noyer). Ainsi, un équilibre entre un temps de contact suffisant
et la prévention d’effets néfastes doit être soigneusement étudié. Un autre
paramètre important en lien avec la cinétique de lixiviation est l'effet de la
température. Comme mentionné précédemment, des températures élevées
peuvent favoriser la dissolution des métaux, mais elles doivent être
considérées en corrélation avec le dosage des réactifs et le pH. À des
températures plus élevées, la solubilité des sulfures augmente, mais cela
peut aussi accroître la vitesse de dégradation des réactifs, ce qui peut
influencer négativement l'efficacité globale du processus si les réactifs ne
sont pas dosés correctement. En effet, une température trop élevée
combinée à un dosage excessif d'acide sulfurique peut entraîner des pertes
de réactifs par évaporation ou décomposition, affectant la rentabilité de
l'opération [1] (ML Noyer). En outre, la nature du minerai joue un rôle capital
dans le choix des réactifs et leur dosage. Les minerais contenant différents
types de minéraux sulfurés peuvent nécessiter des approches spécifiques en
termes de réactifs. Par exemple, la chalcopyrite, un minerai courant de
cuivre, peut nécessiter des approches de lixiviation distinctes par rapport à
d'autres sulfures, comme la sphalerite pour le zinc. Cette diversité exige une
étude approfondie des propriétés physico-chimiques des minerais afin
d'ajuster le dosage des réactifs et les conditions de lixiviation en
conséquence [3] (CE Marcato). En intégrant ces connaissances, il devient
possible d'optimiser les rendements d'extraction, tout en réduisant les
impacts environnementaux associés à la lixiviation. 15 La gestion des
résidus, qui découle inévitablement de l'opération de lixiviation, nécessite
également une attention particulière. Le choix des réactifs et leur dosage
peuvent influencer la nature des résidus générés. Par exemple, des résidus
chargés de métaux lourds nécessitent des stratégies de gestion spécifiques
pour éviter la contamination des eaux souterraines. L'approche de
précipitation sélective des contaminants ou de neutralisation des effluents
acides peut être envisagée pour atténuer ces impacts [4] (ResearchGate).
Ainsi, intégrer une perspective environnementale dans le dosage des réactifs
et la cinétique de lixiviation est essentiel pour garantir une exploitation
durable des ressources. Enfin, l'évolution des technologies, notamment
l'utilisation de méthodes biologiques, ouvre des perspectives innovantes
pour l'optimisation des processus de lixiviation. Le bio-leaching, qui utilise
des micro-organismes pour faciliter la dissolution des métaux, représente
une alternative prometteuse. Cette méthode peut potentiellement réduire la
dépendance aux réactifs chimiques conventionnels, offrant ainsi une solution
plus durable pour l'extraction des métaux des minerais sulfurés [4]
(ResearchGate). Néanmoins, la compréhension de la cinétique de ces
processus biologiques est tout aussi cruciale pour assurer leur efficacité et
leur intégration dans les systèmes de lixiviation existants. En conclusion, la
cinétique de lixiviation et le dosage des réactifs sont des éléments
déterminants dans l'optimisation des processus de lixiviation des minerais
sulfurés de cuivre et de zinc. Il est essentiel de prendre en compte une
multitude de facteurs, tels que la concentration des réactifs, le temps de
contact, la surface de contact, ainsi que les spécificités du minerai.
L'interconnexion entre ces éléments souligne la nécessité d'une approche
systémique, intégrant des considérations techniques et environnementales,
pour garantir des rendements d'extraction optimaux tout en minimisant les
impacts négatifs associés à la lixiviation.

Techniques de surveillance en temps réel

La surveillance en temps réel des paramètres de lixiviation est devenue un


élément clé dans l'optimisation du traitement des minerais sulfurés de cuivre
et de zinc. Elle permet d'ajuster les conditions opératoires de manière
dynamique en fonction des variations constatées durant le processus,
rendant ainsi l'ensemble du système plus réactif et efficient. Cette approche
repose sur l'intégration de technologies avancées pour le suivi de différents
indicateurs tels que le pH, la concentration des réactifs, la température, ainsi
que les taux de récupération des métaux. Au cœurde ces techniques de
surveillance, l'utilisation de capteurs et de systèmes de contrôle
automatique joue un rôle fondamental. Ces dispositifs permettent de
recueillir des données en continu, essentielles pour la gestion des opérations
de lixiviation. Par exemple, des capteurs de pH, placés dans les réacteurs de
lixiviation, peuvent fournir des informations instantanées sur l'acidité de la
solution, ce qui influence directement la solubilité des métaux et, par
conséquent, le rendement d'extraction. En corrélant ces données avec la
concentration des réactifs, il devient possible d'ajuster en temps réel le
dosage d'acide sulfurique, évitant ainsi les erreurs qui pourraient entraîner
des pertes de réactifs ou des réactions indésirables [1] (ML Noyer). En
parallèle, l'importance de la surveillance de la température ne saurait être
sous-estimée. Des équipements modernes permettent de mesurer en
continu la température au sein des tas de lixiviation ou des réacteurs.
Comme mentionné précédemment, une température trop élevée peut
dégrader les réactifs, tandis qu'une température trop basse peut ralentir la
dissolution des métaux [2] (M Zouadi). Grâce à la collecte de données en
temps réel, les opérateurs peuvent ajuster la température, par exemple, en
utilisant des systèmes de chauffage ou de refroidissement, afin d'optimiser
les conditions de lixiviation. 16 Un autre aspect crucial de la surveillance en
temps réel est l'analyse des résultats de récupération des métaux. En
intégrant des méthodes d'analyse en ligne, il est possible de déterminer
instantanément la concentration des métaux dissous dans la solution de
lixiviation. Cela permet non seulement de suivre l'efficacité du processus,
mais aussi de réagir rapidement en cas de baisse de performance. Par
exemple, si les taux de cuivre ou de zinc récupérés chutent, cela peut
indiquer des problèmes liés à la diffusion des réactifs ou à la saturation de la
solution [3] (CE Marcato). En s'appuyant sur ces données, les opérateurs
peuvent alors prendre des décisions éclairées pour adapter les conditions de
lixiviation, comme augmenter le temps de contact ou modifier l'agitation de
la solution, afin de maximiser les rendements. L'introduction de méthodes de
modélisation prédictive, couplées à la surveillance en temps réel, offre
également des perspectives intéressantes. En utilisant des algorithmes de
machine learning, il est possible d'analyser les données historiques et
d'identifier des tendances ou des anomalies. Ces modèles peuvent prévoir
les performances futures du processus de lixiviation en fonction des
conditions initiales et des ajustements effectués, rendant la gestion des
opérations plus proactive [4] (ResearchGate). Cela permet non seulement
d'anticiper les problèmes, mais aussi de planifier des stratégies
d'optimisation à long terme. Un aspect important de la surveillance en temps
réel est son impact sur la gestion des résidus générés par le processus. Les
résidus issus de la lixiviation peuvent contenir des métaux lourds et d'autres
contaminants, rendant leur gestion critique pour limiter les effets
environnementaux. Grâce à des systèmes de surveillance intégrés, il est
possible de suivre la composition des résidus en temps réel, ce qui permet
d'adapter les procédés de traitement et de minimiser les risques associés à
leur stockage ou leur élimination [1] (ML Noyer). Par exemple, en surveillant
la concentration de contaminants, des actions peuvent être mises en place
pour précipiter certains éléments avant que les résidus ne soient rejetés,
réduisant ainsi le risque de contamination des eaux environnantes. En
conclusion, les techniques de surveillance en temps réel constituent un atout
majeur pour l'optimisation des paramètres de lixiviation dans le traitement
des minerais sulfurés de cuivre et de zinc. En intégrant des technologies
avancées permettant une collecte de données instantanée et des analyses
prédictives, il est possible de maximiser les rendements métallurgiques tout
en minimisant les impacts environnementaux. L'interconnexion entre la
surveillance en temps réel et les autres aspects du processus de lixiviation
souligne la nécessité d'une approche intégrée, où chaque paramètre est
ajusté de manière synergique pour atteindre un équilibre optimal. Ainsi, la
mise en place de ces techniques de surveillance s'avère impérative pour
garantir une exploitation efficace et responsable des ressources minérales.

Contrôle et réduction des rejets sulfuriques

Le contrôle et la réduction des rejets sulfuriques sont des enjeux


fondamentaux dans l'optimisation des processus de lixiviation pour le
traitement des minerais sulfurés, tels que ceux contenant du cuivre et du
zinc. Les rejets sulfuriques résultent principalement de l'utilisation d'acide
sulfurique comme réactif dans les opérations de lixiviation, où la dissolution
des métaux est favorisée par l'acidité de la solution. Cependant, la gestion
de ces rejets est cruciale tant pour la performance économique de
l'exploitation que pour la protection de l'environnement. L'optimisation des
paramètres de lixiviation doit donc s'accompagner de stratégies efficaces
pour contrôler et réduire ces rejets. 17 Dans un premier temps, il est
essentiel de comprendre la formation des rejets sulfuriques au cours du
processus de lixiviation. En effet, l'acide sulfurique utilisé, bien
qu'indispensable pour la solubilisation des métaux, génère des ions sulfate
qui peuvent devenir problématiques lorsqu'ils sont présents en
concentrations élevées dans les résidus. Une gestion appropriée de ces ions
est vitale pour prévenir la contamination des eaux souterraines et des
écosystèmes environnants. L'intégration de technologies de surveillance en
temps réel, telles que des capteurs de sulfate, peut permettre de suivre la
concentration de ces ions dans les solutions de lixiviation. Cela offre la
possibilité de moduler les apports en acide sulfurique en fonction de
l'évolution des concentrations, réduisant ainsi les quantités de sulfate
rejetées [1] (ML Noyer). En outre, la mise en place de méthodes de
traitement des effluents est une autre approche permettant de minimiser les
rejets sulfuriques. Des procédés comme la précipitation chimique des
sulfates peuvent être envisagés. En intégrant des agents réducteurs, comme
le carbonate de calcium, il est possible de précipiter les ions sulfate sous
forme de sulfate de calcium, qui peut alors être récupéré et réutilisé dans
d'autres applications industrielles. Par ailleurs, le recours à des processus
biologiques, tels que la réduction biologique des sulfates, a également
montré des promesses. Certaines souches bactériennes sont capables de
transformer les ions sulfate en sulfure, une forme moins soluble, ce qui
permet de réduire la concentration en sulfate dans les effluents [2] (M
Zouadi). L'optimisation des conditions opératoires de lixiviation joue
également un rôle clé dans la réduction des rejets sulfuriques. Par exemple,
le contrôle du pH est déterminant, car des valeurs trop acides favorisent la
dissolution des minéraux sulfurés tout en augmentant la concentration en
sulfate dans les résidus. Ainsi, l'ajustement du pH à des niveaux optimaux
peut non seulement améliorer l'extraction des métaux, mais également
diminuer les risques de formation de rejets excessifs. L'application de
techniques de modélisation prédictive permet d'anticiper les variations de la
composition des solutions en fonction des ajustements de pH, offrant aux
opérateurs la possibilité d'optimiser en continu les paramètres de lixiviation
[3] (CE Marcato). Un aspect essentiel à considérer est l'impact
environnemental des rejets sulfuriques, qui peut engendrer des phénomènes
de pollution des sols et des eaux. En ce sens, la gestion des résidus et des
effluents en fin de cycle est primordiale. Les systèmes de gestion intégrés,
qui prennent en compte à la fois la récupération des métaux et le traitement
des contaminants, permettent d'élaborer des stratégies d'atténuation des
impacts environnementaux. Par exemple, le développement de matériaux de
couverture pour les tas de lixiviation peut réduire les lixiviats générés par les
précipitations, minimisant ainsi la libération de sulfates dans l'environnement
[4] (ResearchGate). Il convient également de mentionner l'importance d'une
approche multidisciplinaire pour le contrôle et la réduction des rejets
sulfuriques. La collaboration entre ingénieurs, chimistes, biologistes et
environnementalistes est essentielle pour concevoir des processus de
lixiviation intégrant des solutions à faible impact environnemental. Par
ailleurs, les retours d'expérience issus de projets pilotes permettent d'affiner
les stratégies de gestion des rejets sulfuriques en mettant en lumière les
réussites et les échecs rencontrés lors de l'implémentation des technologies.
Ainsi, le contrôle et la réduction des rejets sulfuriques dans le cadre de la
lixiviation des minerais sulfurés sont des défis complexes mais essentiels, qui
nécessitent une optimisation continue des procédés ainsi qu'une
sensibilisation accrue aux implications environnementales. Les technologies
de surveillance en temps réel, les méthodes de traitement des effluents et
l'ajustement des paramètres opératoires constituent des leviers majeurs
pour atteindre cet objectif. En intégrant ces différentes approches, il est
possible de poursuivre une exploitation minière plus durable, alliant efficacité
économique et protection de l'environnement.

Sources et références :

1. ML Noyer (1997). Caractéristiques physico-chimiques des opérations de


lixiviation en tas de minerai dfor Etude bibliographique.
[Link]

2. M Zouadi (2004). Analyse du procédé SX-EW pour l'extraction du cuivre:


conception d'une unité pilote et réconciliation de données. [Link]
[Link]/eng/services/services-libraries/theses/Pages/[Link]?
idNumber=55473891

3. CE Marcato (2007). Origine, devenir et impact du cuivre et du zinc des


lisiers porcins. [Link]

4. ResearchGate (2024). Figure 6 : Schéma d'une exploitation à ciel ouvert en


fosse (Source :.... [Link] [Link]/figure/Schema-dune-
exploitation-a-ciel-ouvert-en-fosse-Source-http-ticriuniv-lorrainefr_fig26_316
273832

Chapitre IV : Méthodes de gestion des rejets

Objectifs spécifiques dans la gestion des rejets

La gestion des rejets issus de la lixiviation des minerais sulfurés de cuivre et


de zinc constitue un enjeu primordial tant sur le plan environnemental
qu'économique. Dans un contexte où les activités minières sont de plus en
plus scrutinées en raison de leurs impacts sur l'écosystème, il devient crucial
de définir des objectifs spécifiques en matière de gestion des rejets. Ces
objectifs visent non seulement à minimiser les effets néfastes des résidus
générés sur l'environnement, mais aussi à garantir la durabilité des
processus d'extraction et de traitement au sein de l'industrie métallurgique.
Tout d'abord, il est essentiel de mettre en œuvre des pratiques de gestion
des rejets qui permettent de réduire la contamination des sols et des eaux.
Les résidus issus de la lixiviation contiennent souvent des métaux lourds et
d'autres éléments toxiques qui, s'ils ne sont pas correctement gérés,
peuvent provoquer des nuisances écologiques. Par conséquent, un des
objectifs spécifiques doit être d'établir des protocoles de surveillance et de
nettoyage des sites miniers, en s'appuyant sur les résultats d'études
précédentes qui montrent que des stratégies de gestion appropriées peuvent
significativement réduire le comportement de lixiviation des éléments traces
métalliques et métalloïdes [3] (M Lemay). Cette approche proactive
contribue à minimiser la dispersion de polluants dans l'environnement. De
plus, l'optimisation des processus de lixiviation représente un autre objectif
clé dans la gestion des rejets. En intégrant des technologies avancées et
durables, telles que la bio-lixiviation, il est possible d'extraire les métaux de
manière plus écologique, tout en limitant l'utilisation de produits chimiques
nocifs. Des recherches menées en Ouganda ont démontré les avantages de
cette méthode, qui pourrait réduire les impacts environnementaux tout en
permettant une extraction efficace des métaux [4] (ResearchGate).
L'adoption de tels procédés respectueux de l'environnement s'inscrit dans un
cadre de responsabilité sociale et de durabilité, ce qui est devenu une
exigence pour les acteurs de l'industrie. Par ailleurs, le lien entre la gestion
des rejets et le cadre réglementaire est fondamental. La mise en conformité
avec des normes telles que l'ISO 14001 constitue un objectif stratégique
pour les entreprises évoluant dans le secteur de la métallurgie. En intégrant
ces normes dans leurs systèmes de management environnemental, les
usines peuvent non seulement répondre aux exigences légales, mais
également démontrer leur engagement envers une gestion responsable des
ressources naturelles [6] (ResearchGate). Une telle démarche permet de
renforcer la transparence vis-à-vis des parties prenantes et favorise la
confiance du public envers l'industrie. En outre, il est vital de favoriser une
approche de gestion intégrée qui prenne en compte l'ensemble du cycle de
vie des produits miniers. Cela implique d'anticiper et d'évaluer les impacts
environnementaux dès la phase de conception des projets miniers, en
intégrant des critères de durabilité dans la planification. Les études sur les
impacts environnementaux des approvisionnements en minerais
stratégiques soulignent que les entreprises doivent adopter une vision
holistique qui intègre les aspects environnementaux, sociaux et
économiques de leurs activités [1] (M Barber). Ainsi, des objectifs spécifiques
tels que la réduction des déchets, l'augmentation du recyclage des
matériaux et la réhabilitation des sites miniers doivent être clairement
définis et suivis. 2 En conclusion, les objectifs spécifiques dans la gestion des
rejets issus de la lixiviation des minerais sulfurés de cuivre et de zinc sont
multiples et interconnectés. Ils nécessitent une approche systématique qui
combine l'optimisation des procédés, l'application de normes
environnementales strictes et une gestion intégrée des impacts
environnementaux. La réussite de ces objectifs est cruciale pour garantir la
pérennité de l'industrie métallurgique tout en préservant les écosystèmes et
en répondant aux attentes des parties prenantes en matière de durabilité et
de responsabilité sociale. Les efforts déployés dans ce sens permettront de
construire un cadre de production plus respectueux de l'environnement, en
accord avec les exigences d'un monde en mutation. Sources et
références :

1. M Barber (2023). Étude des risques environnementaux, socio-sociétaux et


juridiques des approvisionnements en minerais stratégiques pour les
transitions énergétique et numérique. [Link]

2. CE Marcato (2007). Origine, devenir et impact du cuivre et du zinc des


lisiers porcins. [Link]

3. M Lemay (2020). Etude de l'impact de différents scénarios de gestion à


terre des sédiments fluviaux sur le comportement à la lixiviation des
éléments traces métalliques et métalloïdes. [Link]
03051547/

4. ResearchGate (2018). Figure 32 : Bio-lixiviation pour traiter le minerai de


cuivre en.... [Link] [Link]/figure/Bio-lixiviation-pour-traiter-
le-minerai-de-cuivre-en-Ouganda-Source_fig16_316273832

5. ResearchGate (2018). Figure 22 : Cellules de flottation de l'ancienne usine


de traitement de.... [Link] [Link]/figure/Cellules-de-
flottation-de-lancienne-usine-de-traitement-de-la-mine-dor-du-Bourneix_fig34
_316273832

6. ResearchGate (2020). (PDF) Intérêt environnemental de l'application de la


norme ISO 14001 (SME) au sein des usines en Algérie USINE ALZINC DE
GHAZAOUET. [Link]
3_Interet_environnemental_de_l'application_de_la_norme_ISO_14001_SME_au
_sein_des_usines_en_Algerie_ USINE_ALZINC_DE_GHAZAOUET

4.1 Neutralisation chimique

La neutralisation est généralement la première étape du traitement des


effluents acides. Elle vise à augmenter le pH des solutions afin de précipiter
les métaux dissous sous forme d’hydroxydes ou de carbonates, facilitant
ainsi leur séparation.

Les réactifs les plus couramment utilisés sont :

 La chaux éteinte (Ca(OH)₂), très efficace pour neutraliser l’acidité et


précipiter les métaux lourds.

 Le carbonate de calcium (CaCO₃), utilisé pour des neutralisations


plus douces, notamment lorsque l’on souhaite limiter la formation de
boues.

Les réactions typiques de précipitation sont les suivantes :

Ces hydroxydes métalliques sont insolubles dans l’eau et peuvent être


séparés par décantation ou filtration. La neutralisation permet également de
réduire la corrosivité des effluents et de préparer les solutions pour les
étapes de traitement suivantes.

Référence : Ritcey, G.M. (2006). Tailings Management. Elsevier.

4.2 Séparation solide-liquide

Une fois les métaux précipités, il est nécessaire de séparer les phases solides
et liquides afin de réduire le volume des rejets et de préparer les résidus
pour le stockage ou la valorisation.

Les principales techniques utilisées sont :

 La décantation gravitaire, adaptée aux boues lourdes et aux


bassins de grande capacité.

 La filtration sous vide ou sous pression, efficace pour les


suspensions fines et les effluents concentrés.

 L’épaississement, qui permet de concentrer les boues avant leur


traitement ou leur confinement.

Ces opérations sont essentielles pour garantir l’efficacité des traitements en


aval et limiter les risques de dispersion des contaminants.

Référence : Wills, B.A., & Finch, J. (2016). Mineral Processing Technology.


Butterworth-Heinemann.
4.3 Traitement des effluents métalliques

Lorsque des métaux restent en solution après la neutralisation, des


techniques spécifiques sont mises en œuvre pour les récupérer ou les
éliminer.

a) Précipitation sélective (sulfuration)

L’ajout de sulfure de sodium (Na₂S) permet de précipiter les métaux sous


forme de sulfures insolubles :
…………………………………………………………………….Cette méthode est
particulièrement efficace pour les métaux tels que le cuivre, le zinc, le
cadmium et le plomb.

b) Cémentation

La cémentation repose sur l’ajout d’un métal plus réducteur (ex. Zn ou Fe)
pour précipiter un métal plus noble :
………………………………………………………………..Ce procédé est utilisé pour
la récupération du cuivre, de l’argent ou de l’or.

c) Extraction par solvant

Cette technique consiste à utiliser des solvants organiques spécifiques (ex.


LIX, D2EHPA) pour extraire les métaux de la solution. Elle offre une grande
sélectivité et permet une récupération efficace des métaux stratégiques.

Référence : Gupta, C.K., & Mukherjee, T.K. (1990). Hydrometallurgy in


Extraction Processes. CRC Press.

4.4 Stockage sécurisé des résidus

Les résidus solides issus des traitements doivent être stockés de manière à
éviter toute contamination des milieux environnants. Plusieurs méthodes de
confinement sont utilisées :

 Bassins de décantation doublés, équipés de membranes


imperméables pour prévenir les infiltrations.

 Stockage en pâte, qui consiste à réduire la teneur en eau des boues


afin de limiter leur mobilité.
 Enfouissement contrôlé, avec surveillance géotechnique et
chimique pour garantir la stabilité à long terme.

Ces dispositifs doivent être conçus selon les normes environnementales en


vigueur et faire l’objet d’un suivi régulier.

Référence : Lottermoser, B.G. (2010). Mine Wastes: Characterization,


Treatment and Environmental Impacts. Springer.

4.5 Valorisation des résidus

Dans une optique de développement durable, certains résidus peuvent être


valorisés afin de réduire leur impact environnemental et de récupérer des
ressources utiles.

Les principales voies de valorisation sont :

 L’utilisation en génie civil, notamment comme remblais, briques ou


matériaux de stabilisation des sols.

 Le traitement secondaire, par flottation ou lixiviation


complémentaire, permettant de récupérer les métaux résiduels
présents dans les boues.

Ces approches nécessitent une caractérisation préalable des résidus et une


évaluation de leur compatibilité environnementale.

Référence : Johnson, D.B., & Hallberg, K.B. (2005). Acid mine drainage
remediation options. Science of the Total Environment.

Chapitre V : Recommandations techniques

L’optimisation des procédés de lixiviation et la gestion efficace des rejets


nécessitent une approche intégrée fondée sur des paramètres physico-
chimiques rigoureusement contrôlés. Les recommandations suivantes visent
à améliorer la performance métallurgique tout en minimisant les impacts
environnementaux, en particulier dans le cadre de la lixiviation du zinc et du
comportement du fer.

5.1. Maintien d’un pH optimal entre 2 et 3

Le pH joue un rôle déterminant dans la solubilité des espèces métalliques.


Pour le zinc, un pH compris entre 2 et 3 permet une mise en solution efficace
sous forme de Zn²⁺, tout en limitant la précipitation du fer ferrique (Fe³⁺)
sous forme de jarosite ou d’hydroxydes. Ce contrôle du pH favorise :

 Une lixiviation maximale du zinc.

 Une stabilité accrue des solutions.

 Une réduction des pertes métalliques par précipitation indésirable.

Ce réglage doit être effectué en continu à l’aide de capteurs de pH et de


systèmes de régulation automatisés.

5.2. Contrôle du potentiel redox pour éviter la passivation

La passivation des surfaces minérales, notamment des sulfures métalliques,


peut inhiber la lixiviation en formant des couches protectrices d’oxydes ou
de sulfures insolubles. Le contrôle du potentiel redox permet :

 De maintenir un environnement oxydant favorable à la dissolution des


sulfures.

 D’éviter la formation de couches passivantes sur les particules


minérales.

 De favoriser la régénération du Fe³⁺ à partir du Fe²⁺.

Ce paramètre peut être ajusté par l’introduction d’agents oxydants (air, O₂,
MnO₂) ou par électro-oxydation.

5.3. Mise en place d’un circuit de régénération du Fe³⁺

Le fer ferrique est un oxydant essentiel dans les procédés de lixiviation des
sulfures. Sa régénération continue est nécessaire pour maintenir l’efficacité
du processus. Un circuit de régénération du Fe³⁺ permet :

 De recycler le fer dissous sous forme active.

 De limiter la consommation de réactifs oxydants.

 De stabiliser les équilibres redox dans le système.

Ce circuit peut inclure des réacteurs d’oxydation, des colonnes de


recirculation, et des systèmes de contrôle automatisés.

5.4. Utilisation des diagrammes de Pourbaix


Les diagrammes de Pourbaix (E-pH) sont des outils thermodynamiques
permettant de prédire les formes chimiques stables des métaux en fonction
du pH et du potentiel redox. Leur utilisation permet :

 D’identifier les conditions de stabilité des espèces métalliques.

 De prévenir la formation de phases indésirables.

 D’optimiser les conditions de lixiviation et de précipitation.

Ces diagrammes doivent être intégrés dans les logiciels de simulation de


procédé et utilisés comme base pour le dimensionnement des unités de
traitement.

Ces recommandations techniques constituent des leviers stratégiques pour


améliorer la sélectivité, le rendement et la durabilité des procédés
hydrométallurgiques. Leur mise en œuvre nécessite une instrumentation
adaptée, une surveillance continue, et une modélisation rigoureuse des
équilibres chimiques.

Référence : Dreisinger, D. (2006). Hydrometallurgical process development.


CIM Bulletin.

Chapitre VI : Impacts environnementaux

Les procédés de lixiviation, bien qu’efficaces pour l’extraction des métaux,


génèrent des rejets susceptibles d’altérer durablement les milieux naturels.
Ces impacts environnementaux concernent principalement les
compartiments eau, sol, air, biodiversité, et présentent des risques à long
terme. Une analyse systémique de ces effets est essentielle pour orienter les
stratégies de gestion et de remédiation.

6.1 Impacts sur les eaux

Les effluents liquides issus de la lixiviation sont généralement acides et


riches en ions métalliques dissous (Cu²⁺, Zn²⁺, Cd²⁺, Fe³⁺). Leur rejet dans les
milieux aquatiques entraîne :

 Acidification des cours d’eau et des nappes phréatiques,


perturbant les équilibres biologiques et chimiques.

 Mobilisation accrue des métaux lourds, augmentant leur


biodisponibilité et leur toxicité.
 Bioaccumulation dans les organismes aquatiques, avec des
effets délétères sur la chaîne trophique et la santé humaine.

Ces phénomènes réduisent la capacité d’autoépuration des milieux


aquatiques et compromettent leur usage domestique ou agricole.

6.2 Impacts sur les sols

Les résidus solides et les infiltrations d’effluents peuvent affecter la qualité


des sols de manière significative :

 Stérilisation des sols, due à l’acidité et à la présence de métaux


toxiques, inhibant l’activité microbienne et la croissance végétale.

 Migration latérale et verticale des métaux, contaminant les


horizons profonds et les nappes phréatiques.

 Altération des propriétés physico-chimiques du sol, réduisant sa


capacité de rétention d’eau, sa porosité et sa fertilité.

Ces effets compromettent les fonctions écologiques du sol et limitent son


potentiel de réhabilitation.

6.3 Impacts sur l’air

Les procédés de traitement et de stockage des résidus peuvent générer des


émissions atmosphériques nuisibles :

 Émissions de dioxyde de soufre (SO₂), contribuant à la formation


de pluies acides et à la dégradation des écosystèmes terrestres.

 Émissions d’hydrogène sulfuré (H₂S), gaz toxique et corrosif,


dangereux même à faible concentration.

 Dispersion de particules fines, contenant des métaux ou des


composés acides, affectant la qualité de l’air et la santé respiratoire
des populations riveraines.

La surveillance de ces émissions est indispensable pour prévenir les risques


sanitaires et environnementaux.

6.4 Impacts sur la biodiversité

Les rejets miniers ont des effets directs et indirects sur la biodiversité locale :

 Destruction des habitats naturels, par l’occupation des sols et la


modification du paysage.
 Toxicité des métaux et des acides, affectant la reproduction, la
croissance et la survie des espèces sensibles.

 Fragmentation écologique, limitant la dispersion des espèces et


perturbant les équilibres écosystémiques.

Ces impacts peuvent entraîner la disparition locale d’espèces et une


réduction de la résilience écologique.

6.5 Risques à long terme

Les effets des rejets de lixiviation peuvent se prolonger bien au-delà de la


durée d’exploitation du site :

 Drainage minier acide (DMA) :

Un Drainage minier acide (DMA) est un écoulement d’eaux acides qui


apparait sur certains sites miniers

Pour l’exploitation minière, la roche est broyée ce qui

Augmenter les surfaces d’échange entre les minéraux,

L’oxygène et l’eau et favorise ainsi le phénomène de DMA

Origine et mécanismes de formation : Les roches exploitées dans la


mine contiennent des composés soufrés : les sulfures. Ces sulfures s’oxydent
lentement au contact de l’air et de l’eau. Cette oxydation produit de l'acide
sulfurique, à l’origine de l’acidité du DMA qui contient également des métaux
et métalloïdes (Fe, Al, Mn, Zn, Co, Ni, As)
Impacts liés aux DMA : Les DMA ont un impact sur les milieux naturels : •
Les rejets acides sont généralement des poisons, car ils contiennent des
métaux lourds et des métalloïdes (arsenic) ; • De plus presque aucune
espèce ne survit en milieu acide (pH inférieurs à 5)

Les DMA ont également un impact sur les paysages : ils sont
responsables des dépôts de couleur rouille et sont en partie responsables de
l’absence de végétation sur les dépôts miniers

A Abbaretz ? Le DMA est riche en fer, aluminium, manganèse, zinc, nickel,


cobalt et arsenic. Le DMA présente un pH de l’ordre de 2,7 (très acide) dans
la lagune.  Il est donc nécessaire de traiter ces eaux : la DREAL a missionné
le BRGM/DPSM pour mettre au point une station de traitement

Traitement des DMA : Vers un traitement Les DMA sont des phénomènes
qui durent longtemps : plusieurs dizaines à centaines d’années selon la
quantité de sulfures présents dans les terrils. Les traitements dits « passifs »,
conçus sur le modèle des processus naturels ([Link]. lagunes à roseaux), sont
à privilégier. Lac de la mine Ils sont moins coûteux, plus faciles à mettre en
œuvre et à gérer. Ils sont aussi moins agressifs pour l’environnement que les
traitements chimiques dits « actifs ». Les traitements passifs sont à adapter
à chaque site présentant un DMA
A Abbaretz ? Une phase de tests est nécessaire pour vérifier : • la faisabilité
technique (dimension, matériaux, etc.) ; • et l’efficacité du traitement pour :
• diminuer les concentrations en polluants ; • diminuer l’acidité.

 Contamination chronique des milieux, avec des métaux et


métalloïdes actifs sur le long terme.

 Réversibilité limitée des impacts, rendant la restauration des


milieux coûteuse et parfois techniquement difficile.

Ces risques exigent une planification rigoureuse des mesures de


confinement, de surveillance et de réhabilitation post-exploitation.
Conclusion générale

La lixiviation est une technique hydrométallurgique incontournable pour


l’extraction des métaux à partir de minerais complexes. Toutefois, elle
génère des rejets solides et liquides dont la gestion constitue un défi majeur
sur les plans technique, environnemental et réglementaire. Ce rapport a
permis d’analyser en profondeur la nature des résidus issus de la lixiviation,
les méthodes de traitement disponibles, les paramètres influents sur leur
comportement, ainsi que les impacts environnementaux associés.

Les résidus solides, composés de gangue minérale, de minéraux non lixiviés


et de précipités secondaires tels que la jarosite, nécessitent une
caractérisation chimique et minéralogique rigoureuse avant toute opération
de stockage ou de valorisation. Les effluents liquides, quant à eux,
présentent une acidité résiduelle élevée et une forte teneur en métaux
dissous, ce qui impose des traitements spécifiques tels que la neutralisation,
la précipitation sélective, la cémentation ou l’extraction par solvant.

L’efficacité de ces traitements dépend étroitement de plusieurs paramètres


physico-chimiques, notamment le pH, la température, la granulométrie, la
concentration en Fe³⁺ et le temps de contact. La maîtrise de ces facteurs,
associée à l’utilisation d’outils analytiques comme les diagrammes de
Pourbaix, permet d’optimiser les conditions de lixiviation tout en limitant la
formation de sous-produits indésirables.

Sur le plan environnemental, les rejets de lixiviation peuvent affecter


durablement les eaux, les sols, l’air et la biodiversité, avec des risques à long
terme tels que le drainage minier acide et la contamination persistante. Ces
impacts soulignent la nécessité d’intégrer des stratégies de confinement, de
surveillance et de remédiation dès la conception des procédés.

En conclusion, une gestion responsable et scientifiquement fondée des rejets


de lixiviation est indispensable pour concilier performance métallurgique et
durabilité environnementale. Les recommandations techniques formulées
dans ce rapport offrent des pistes concrètes pour améliorer les pratiques
industrielles et réduire l’empreinte écologique des opérations minières.

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