0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues8 pages

Résolution d'équations non-linéaires

Transféré par

emerybrad4
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues8 pages

Résolution d'équations non-linéaires

Transféré par

emerybrad4
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Méthodes numériques Cours 2eme année licence

Chapitre 2
Résolution des équations non-linéaires
1. Introduction :
Dans la pratique, la plupart des problèmes se ramenant a la résolution d’une équation
de la forme f ( x)  0

La résolution de cette équation dépend de la classe à laquelle appartient la fonction f


( f est un polynôme de degré n  3 ou l’expression f est complexe).

Les méthodes classiques de résolution ne permettent pas de résoudre de tels


problèmes, on fait donc appel aux techniques des méthodes numériques. Les méthodes
proposées sont : la méthode de la bissection, approximations successives et de
Newton-Raphson.

2. Localisation des racines :

La plupart des méthodes numériques nécessite la détermination d’un intervalle  a, b


contenant une seule racine dite racine séparée  de f ( x)  0

 Méthode de séparation :
 L’étude de variation de f , puis l’utilisation du théorème de la valeur
intermédiaire.
 La réécriture de f sous forme f1 ( x)  f 2 ( x) puis la recherche des points
d’intersection entre f1 et f 2
Exemple :
f ( x)  e x sin x  1
Remarque :
On suppose que f est continue et que la racine  est localisée (séparée) dans
un intervalle  a, b
3. Les méthodes utilisées :
3.1. Méthode de dichotomie (bissection) :
Le but de cette méthode est de construire une suite d’intervalle de plus en plus petites
contenants une racine séparée de f ( x)  0 .

4
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

 Principe de la méthode :

La méthode de dichotomie est basée sur le théorème de la valeur intermédiaire

Soit f ( x)  0 ,  une racines séparée de f ( x) dans  a, b .

a0  b0
1) On pose  a, b   a0 , b0  , on divise  a0 , b0  en deux on obtient c0 
2

Si f (a0 ). f (c0 ) 0 Alors I1   a1 , b1    a0 , c0  si non I1  c0 , b0 

an  bn
et ainsi de suite on construit la suite d’intervalles I n   an , bn  et donc cn 
2

Si f (an ). f (cn ) 0 Alors I n1   an , cn  Sinon I n1  cn , bn 

On prend comme approximation de  la valeur cn en utilisant n itérations. Plus loin,


on verra comment déterminer le nombre d’itération nécessaire n en se donnant une
erreur d’approximation  telle que cn    

 Test d’arrêt :
bn  an b0  a0
bn1  an1   n1
2 2

b0  a0
D’où  est racine de f ( x)  0 cn   
2n1

Remarque :

Si on désire de calculer le nombre d’itération suffisante n pour approcher  à  , on


procède comme suit :

b a 
ln  0 0 
b0  a0 2 
cn      n 
2n1 ln 2

5
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

b a 
ln  0 0 
2 
Il suffit de prendre n  1
ln 2

Exemple :

Soit la fonction f ( x)  x  0, 2sin x  0,5

Calculer la valeur approchée par la méthode de bissection avec   0,5.101 dans  0, 2

Solution :

On calcule le nombre d’itérations suffisants

b a   20 
ln  0 0  ln 
2  2.0,5.101 
n   n   n  4,32  n=5
ln 2 ln 2

n an bn cn f (an ) f (cn )
0 0 2 1 - +
1 0 1 0 ,5 - -
2 0 ,5 1 0,75 - +
3 0,5 0,75 0,625 - +
4 0,5 0,625 0 ,5625 - -
5 0 ,5625 0,625 0,59375 - -

3.2. Méthode du point fixe (approximations successives).

Soit g une fonction définie et continue sur un intervalle  a, b , le point qui vérifie
X  g ( X ) est dit point fixe de la fonction g avec X   a, b .

 Principe de la méthode :

Le principe de cette méthode consiste à transformer l’équation f ( x)  0 sous la forme


X  g ( X ) , pour chercher le point fixe X de la fonction g (x) on crée la suite

xn1  g ( xn )  n  0,1, 2,... avec une valeur initiale x0 donnée

La Méthode des approximations successives utilise une procédure itérative simple

On démarre de x0 , on calcule x1  g ( x0 ) ensuite x2  g ( x1 ) ,……, xn1  g ( xn )

6
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

Le problème principal est de savoir si la suite des mesures x1 , x2 ,...., xn1 converge
vers la solution X de g ( X )

Exemple : Ecrire l’équation f ( x)  0 sous la forme x  g ( x) si f ( x)  ln x  x2  2

On peut écrire x  g1 ( x)  ln x  x2  2  x

2
x  g 2 ( x)  e x
2

x  g3 ( x)  ln x  2

Pour pouvoir choisir la forme de g adéquate pour le calcul, un critère de convergence


de cette méthode doit être vérifié.

 Critère de convergence

Soit g une fonction dérivable définie sur l’intervalle  a, b tel que

g '( x)  k  1 x   a, b

Le processus itératif xn1  g ( xn )  n  0,1, 2,... converge indépendamment de la


valeur de x0 vers l’unique point fixe X de g ( X )

Si plusieurs formes de g vérifient cette condition, on aura plusieurs valeurs de k .

On choisit celle avec la valeur minimale de k . En pratique, la valeur de k est :

k  max xa,b g '( x)

 Critère d’arrêt

On peut arrêter les calcules lorsque la différence absolue entre deux itérations
successives est inférieure à une certaine précision  donnée.

xn1  xn  

Ou bien on calcule le nombre d’itérations n suffisantes pour avoir une valeur


approchée de  a  prés avec même principe que la dichotomie

kn
D’où si  est racine de f ( x)  0 xn    x1  x0  
1 k

7
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

  1  k  
ln  
 1  k   x1  x0 
k 
n
n
x1  x0 ln k

On obtient :

  1  k  
ln  
 x1  x0 
n 1
ln k

Exemple : trouver la première racine de l’équation f ( x)  x2  3e x  12 qui appartient


a 1, 2 avec une précision   0, 01

On écrit cette fonction sous la forme x  g ( x) . On peut écrire :

x  x2  3e x  12  x  g1 ( x)

x  12  3e x  g2 ( x)

 12  x 2 
x  ln    g3 ( x)
 3 

Vérifions la condition de convergence pour la fonction g3 ( x)

k  max xa,b g '( x)

2 x
k3  max x1,2 g3 '( x)  max x1,2 On a g3 '(1)  0,181 et g3 '(2)  0,5
12  x 2

Donc k3  max x1,2 g3 '( x)  0,5  1 cette forme converge.

 12  x 2 
Donc on écrit : xn1  g3 ( xn )  ln   (n  0,1, 2,....)
 3 

La valeur initiale x0  1,5 (le milieu de l’intervalle donné)

 12  x0 2 
n0 x1  g3 ( x0 )  ln    1,179
 3 

8
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

On calcule x1  x0  0,321  0,01

 12  x12 
n 1 x2  g3 ( x1 )  ln    1, 263
 3 

On calcule x2  x1  0,084  0,01

 12  x2 2 
n2 x3  g3 ( x2 )  ln    1, 244
 3 

On calcule x3  x2  0,019  0,01

 12  x32 
n3 x4  g3 ( x3 )  ln    1, 248
 3 

On calcule x4  x3  0,009  0,01 , la solution est x3  1, 244

3.3. Méthode de Newton-Raphson :

On s’interesse à trouver la racine  de l’équation non-linéaire f ( x)  0 sur  a, b ou


f est deux fois dérivable sur  a, b .

Soit  racine exacte de l’équation f ( x)  0 . si est continue et dérivable au voisinage


de  alors le développement en série de Taylor autour de x0 s’écrit :

f ' ( x0 ) f '' ( x0 )
f ( x)  f ( x0 )  ( x  x0 )  ( x  x0 ) 2  .........
1! 2!

Donc on peut écrire f ( x)  f ( x0 )  f ' ( x0 )( x  x0 )  R

On pose x  

f ( )  f ( x0 )  f ' ( x0 )(  x0 )  R  0

f ( x0 )
  x0   R1
f ' ( x0 )

En ignorant R1 on obtient

9
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

f ( x0 )
x1  x0 
f ' ( x0 )

De la même manière on trouve une nouvelle valeur x2

f ( x1 )
x2  x1 
f ' ( x1 )

Ainsi on obtient la relation suivante :

 x0 donné

 f (x )
 xk  xk 1  ' k 1
 f ( xk 1 )

 Interprétation géométrique

D’après l’équation de la tangente à la courbe de f au point ( x0 , f ( x0 ) ) donnée par

y  f ' ( x0 )( x  x0 )  f ( x0 )

Dans la figure 1 et 2 on prend x0  b . le point x1 constitue une première


approximation de  alors

f ( xk 1 )
xk  xk 1  k  1, n
f ' ( xk 1 )

Remarque : on constate que le choix de la condition initial x0 peut influencer sur la


convergence de la méthode.

10
Méthodes numériques Cours 2eme année licence

Figure 2 : Schéma convergente Figure 3 : Schéma divergente

 Les conditions convergence de la méthode de Newton :

Soit  a, b un intervalle telle que :

1) f (a). f (b) 0    a, b

2) f ' ( x)  0
3) f '' ( x)  0 et gardent des signes constants

D’après 1,2 et 3 la méthode de Newton-Raphson est applicable

Le choix de x0

Si f ( x0 ). f '' ( x0 ) 0 alors x0  b sinon x0  a


Donc la suit xk définie par
f ( xk 1 )
xk  xk 1  k  1, n Converge vers l’unique solution de f ( x)  0
f ' ( xk 1 )

 Evaluation de l’erreur :

Supposons que la méthode converge vers l’unique solution de f ( x)  0


On a l’estimation d’erreurs suivant :

M
xn    xn  xn1  
2

2m
Ou M  supa,b f '' ( x) et m  infa ,b f ' ( x)

11

Vous aimerez peut-être aussi