Propriétés des paraboles et efforts internes
Propriétés des paraboles et efforts internes
"Il ne suffit pas d'étudier toutes les théories de résistance et tous les
modes de calcul. Il est nécessaire d'absorber tous les détails et toutes
les expérimentations, jusqu'à ce qu'ils deviennent familier, par une
solution formelle naturelle et intuitive, avec tous les phénomènes de
l'effort et de la déformation"
Eduardo Torroja
Torroja E., Les structures architecturales - Leur conception - Leur réalisation',
Eyrolles, Paris, 1969.
p. 226
41 PROPRIÉTÉS D’UNE PARABOLE
Dans ce module, nous allons devoir tracer des paraboles. Rappelons donc leurs caractéristiques graphiques principales.
Une parabole est une fonction du second degré qui a comme caractéristiques :
41.2 UN SOMMET.
-b
Le sommet d’une parabole se situe toujours au point d’abscisse x =
2a
-b
Cette abscisse x = correspond aussi à l'axe de symétrie de la parabole. C'est donc un repère important pour la tracer.
2a
Ils se situent en
- b + √∆
x=
2a
et
- b - √∆
x=
2a
avec D = b2 – 4. a. c
Ces propriétés sont présentée splus en détails dans les annexes du cours.
p. 227
42 PROPRIÉTÉS GRAPHIQUES DES MNT
Rappel mathématique : on définit la variation df de la fonction f(x) comme étant la
f(x)
variation que subit f(x) entre ses valeurs en x et x+dx : df = f(x+dx) – f(x).
f(x)
Nous allons ici chercher à systématiser le dessin des diagrammes (ou
f(x+dx) graphiques) de T et M en fonction des charges appliquées.
f(x) Pour ce faire, nous allons étudier l’influence des charges ponctuelles, puis des
charges réparties dans le graphe de T et M.
x Dans ce qui suit, nous supposerons donc que nous connaissons les valeurs de T et
0 x x+dx M en un point x, et cherchons à connaître les valeurs de T et M au delà de x, après
l’introduction de la charge ponctuelle ou de la charge répartie.
42.1 RELATIONS ENTRE LES CHARGES RÉPARTIES, LES EFFORTS TRANCHANTS ET LES MOMENTS FLÉCHISSANTS.
Certaines relations générales peuvent être déduites pour toute poutre sollicitée par des charges réparties. Ces relations pourront
servir ensuite à déterminer plus facilement la répartition des efforts tranchants et des moments fléchissants le long de la poutre.
La figure ci-contre illustre une partie d'une poutre chargée, dont on a isolé un
élément. La charge w correspond à une force par unité de longueur de la poutre. À la
position x, on a dessiné dans leur sens positif l'effort tranchant T et le moment
T fléchissant M qui agissent sur l'élément.
Sur le côté opposé de l'élément, repéré par la coordonnée x + dx, ces quantités sont
aussi dessinées dans leur sens positif, et elles sont désignées par les notations T +
T+dT dT, M + dM, puisque T et M varient en fonction de x.
La charge appliquée w peut être considérée comme invariable le long de cet élément, puisque c'est une longueur infinitésimale et
que l'effet de la variation de la charge w est minime à la limite face à l'effet de la charge totale.
L'équilibre de l'élément suppose que la somme des forces verticales est nulle. Donc nous avons
T - w dx - (T + dT) = 0 , donc,
dT
w=-
dx
L'équation ci-dessus nous indique que la pente du diagramme des efforts tranchants doit être partout égale à la valeur
négative de la charge appliquée.113
L'équilibre de l'élément de la figure ci-dessus exige aussi que la somme des moments soit nulle. En additionnant les moments par
rapport à un pôle situé sur le bord gauche de l'élément étudié, nous obtenons114
dx
- M(x) - w dx - (T(x) + dT) dx + (M(x) + dM) = 0
2
(dx)2
Les deux M(x) s'annulent, et les termes w. et [Link] peuvent être négligés puisqu'il s'agit de différentiels d'ordre plus élevé que
2
les autres. Il ne reste plus que
dM
T=
dx
Cette relation traduit le fait que l'effort tranchant en tout point est égal à la pente de la courbe des moments.115
113 Cette équation est vraie de part et d'autre d'une charge concentrée, mais non au point d'application de la charge concentrée, du fait qu'il existe
à cet emplacement une discontinuité provoquée par une variation abrupte de l'effort tranchant (voir ci-après).
114 Notons que si on additionnait les moments par rapport à un pôle situé sur le bord droit de l'élément étudié, on obtiendrait le même résultat.
115 Cette équation est vraie de part et d'autre d'un couple concentré, mais pas au point d'application du couple, puisqu'à cet emplacement il existe
une discontinuité dans la fonction M(x) causée par le changement abrupt du moment (voir ci-après).
p. 228
Nous constatons d'après ces deux équations que la dépendance entre T et x est à un degré plus élevé que la dépendance entre w
et x.
De même, la dépendance entre M et x est à un degré plus élevé que celle entre T et x. Ainsi, pour une poutre chargée par w = kx,
une fonction du premier degré de x, l'effort tranchant sera une fonction du second degré de x, et le moment fléchissant, une fonction
du troisième degré de x.
d²M
Ces deux équations peuvent être combinées pour obtenir = -w
dx²
Donc, si w est une fonction connue de x, le moment M peut être déterminé par une double intégration, à la condition de bien
respecter chaque fois les limites d'intégration. Cette méthode n'est valable que si w est une fonction continue de x.
2. Le fait que T soit la dérivée de M est valable pour toute charge répartie. Nous pourrons donc l’appliquer, même si la
charge répartie est nulle. Dans ce cas, puisque w=-dT/dx=0, cela signifie que T=constante !
Le même raisonnement peut-être tenu pour un couple (ou moment) extérieur Mext appliqué sur la poutre en un point donné.
T(x) Si on prend comme pôle le point (x+dx), on écrit l’quilibre de rotation :
M(x)
M M(x+dx)
Σ M = 0 = +M(x+dx) +Mext -M(x) – T(x).dx = +M(x)+dM +Mext -M(x) – T(x).dx
X donc, dM = Tdx - Mext
Ceci reflète bien que la discontinuité se produira alors dans le diagramme des moments, et
T(x+dx)
qu’elle vaudra la valeur négative du moment extérieur appliqué.
116 Il importe ici de bien se rappeler que T est la dérivée de M, donc de l'importance du signe de T, et surtout de la variation du signe de T. Une
discontinuité dans le graphe de T n’entraînant pas de variation de signe de T (comme dans le dernier schéma) provoquera donc un point
d’inflexion dans le graphe de M. Si la discontinuité entraîne un changement de signe de T, en passant d'un T positif à un T négatif, cela
entraînera un maximum (ou un minimum) dans le graphe de M, ce qui du point de vue des efforts internes nous donnera une section fortement
sollicitée en flexion.
p. 229
43 EXERCICES RÉSOLUS
43.1.1 Exercice 1 – Expressions des efforts dans une coupe
Déterminer l’expression du moment fléchissant dans la seconde
coupe type de cette poutre, sachant que :
F1 = 150 daN
F2 = 200 daN
q = 50 daN/m
a = 1,5 m
b = 2,5 m
c=2m
Etape 3 : Utiliser les conditions d’équilibre pour déterminer les réactions aux appuis.
Σ Fx = 0
ó RAx = 0
RAx étant nul, on ne la considèrera plus dans le reste du calcul.
Σ Fy = 0
ó - F1 + RAy - R + RBy - F2 = 0
ó - 150 daN + RAy - 300 daN + RBy - 200 daN = 0
ó RAy + RBy - 650 daN = 0
ó RAy + RBy = 650 daN
Rappel : Le moment d‘une force est nul si le pôle de rotation est compris dans sa ligne d’action.
p. 230
Etape 4 : Déterminer les coupes nécessaires à la résolution de l’exercice.
On fait une coupe à chaque fois qu’on rencontre une nouvelle action.
• Coupe 1 : Entre le début de la poutre (= la force F1 et le début de la charge) et
la réaction RAy
• Coupe 2 : Entre la réaction RAy et la réaction RBy
• Coupe 3 : Entre la réaction RBy et la fin de la poutre (= la force F2 et la fin de la
charge).
p. 231
43.1.2 Exercice 2 - Equations des efforts dans une coupe
Déterminer l’expression de l’effort tranchant et le moment
fléchissant dans la 2ème coupe de la poutre, sachant que :
F = 4 kN
q = 2 kN/m
a=1m
b=5m
Etape 3 : Utiliser les conditions d’équilibre pour déterminer les réactions de l’encastrement.
Σ Fx = 0
ó RAx = 0
RAx étant nul, on ne la considèrera plus dans le reste du calcul.
Σ Fy = 0
ó RAy - F - R - F = 0
ó RAy - 4 kN - 12 kN - 4 kN = 0
ó RAy - 20 kN = 0
ó RAy = 20 kN
Rappel : Le moment d‘une force est nul si le pôle de rotation est compris dans sa ligne d’action
Prenons le point A comme pôle de rotation.
Les réactions RAx et RAy passent par ce point. Ce qui rend leur moment nul.
Le moment MA est déjà un moment :
• Ils n’a pas besoin d’être multiplié par son bras de levier.
• Le fait que MA s’applique sur le pôle de rotation A n’annule pas son moment.
Σ MA = 0
ó MA - (F) (a) - (R) (d) - (F) (a + b) = 0
ó MA - (4 kN) (1 m) - (12 kN) (3 m) - (4 kN) (1 m + 5 m) = 0
ó MA - 4 kN*m - 36 kN*m - (4 kN) (6 m) = 0
ó MA - 40 kN*m - 24 kN*m = 0
ó MA - 64 kN*m = 0
ó MA = 64 kN*m
A l’endroit de la coupe (le point X), on exprime le fait que les deux tronçons de poutre sont encastrés entre eux: on rajoute l’effort
Tranchant T et le Moment fléchissant M.
Réactions de liaisons:
Etape 1 : Dessiner le DCL de la poutre, et remplacer l’encastrement par ses réactions.
Σ Fy = 0
ó RAy - R + F = 0
ó RAy - 270 daN + 100 daN = 0
ó RAy - 170 daN = 0
ó RAy = 170 daN
Rappel : Le moment d‘une force est nul si le pôle de rotation est compris dans sa ligne d’action.
Σ MA = 0
ó MA - (R) (d) + (F) (a + b + c) = 0
ó MA - (270 daN) (4 m) + (100 daN) (4 m + 2 m + 3 m) = 0
ó MA - 1080 daN*m + (100 daN) (9 m) = 0
ó MA - 1080 daN*m + 900 daN*m = 0
ó MA - 180 daN*m = 0
ó MA = 180 daN*m
Maintenant qu’on coupe à l’intérieur de la charge q, on peut remarquer que sa longueur et sa hauteur (qui correspond à l’intensité de
la charge) ne sont plus les mêmes. L’intensité de la charge varie donc en fonction de la longueur x.
p. 234
• Le grand triangle est la charge complète :
o Hauteur q.
o Base a + b.
q' x
=
q a+b
q' x
ó =
90 4+2
(90) (x)
ó q’ =
6
ó q’ = 15 x
Σ MX = 0
ó MA - (RAy) (x) + (R’) (d’) + M = 0
x
ó 180 - (170) (x) + (7,5 x²) ( 3 ) + M = 0
ó 180 - 170 x + 2,5 x³ + M = 0
ó M = - 2,5 x³ + 170 x - 180
Vérification : (M)’ = (- 2,5 x³ + 170 x - 180)’ = (- 2,5) (3) (x²) + 170 = - 7,5 x² + 170 = T
Coupe A :
Etape 9 : Déterminer l’intensité de T et M dans la coupe A.
La coupe A s’effectue en x = 4 m
ðT = 50 daN
ðM = 340 daN*m
p. 235
43.1.4 Exercice 2 - Diagrammes des MNT pour une poutre soumise à une charge répartie.
Dessiner les diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissants de la
poutre.
Déterminer également l’intensité et la position de son moment fléchissant maximum,
sachant que :
F = 600 daN
q = 3 kN/m
a=2m
b=1m
Etape 2 : Tracer le DCL, et remplacer les appuis par les réactions qui leur correspondent.
Etape 4 : Utiliser les conditions d’équilibre pour déterminer les réactions aux appuis.
Σ Fx = 0
ó RAx = 0
RAx étant nul, on ne la considèrera plus dans le reste du calcul.
Σ Fy = 0
ó RAy + RBy - R - F = 0
ó RAy + RBy - 900 daN - 600 daN = 0
ó RAy + RBy - 1500 daN = 0
ó RAy + RBy = 1500 daN
Rappel : Le moment d‘une force est nul si le pôle de rotation est compris dans sa ligne d’action.
p. 236
Le signe « - » indique que la réaction est orientée dans l’autre sens que celui dessiné au départ (vers le bas). Deux choix s’offrent
alors à nous pour le reste de l’exercice :
• Garder l’orientation de RAy comme choisie au départ et utiliser le RAy obtenu (- 550 daN) dans tous les prochains calculs.
C’est plus rapide, et plus abstrait. Cela conviendra mieux aux étudiants habitués, mais ce peut être source d’erreur,
notamment quand on devra calculer le moment de la force…
• Changer le sens de RAy pour l’orienter vers le bas sur les prochains schémas et utiliser la valeur positive de RAy (550 daN),
correspondant bien à une intensité (le sens physique étant donné par le sens de la flèche sur la DCL). C’est la meilleure
option, plus en accord avec le sens physique des choses.
On peut à présent commencer à déterminer les efforts internes.
p. 237
A l’endroit de la coupe (le point X), on exprime le fait que les deux tronçons de
poutre sont encastrés entre eux: on rajoute l’effort Tranchant T et le Moment
fléchissant M.
Maintenant qu’on coupe à l’intérieur de la charge répartie, on peut remarquer que sa longueur n’est plus la même. Elle varie en fonction
de la longueur x. L’intensité et la position de sa résultante varie donc également en fonction de la longueur x.
ó R’ = (300) (x - 2)
ó R’ = 300 x - 600
x-a
ð d' =
2
x-2
ó d’ =
2
x
ó d’ = - 1
2
On peut remarquer que lorsqu’on coupe dans la même charge répartie (coupes 2 et 3), l’intensité et la position de sa résultante restent
équivalentes.
p. 238
Etape 13 : Utiliser les conditions d’équilibre pour déterminer les équations de T et M.
Σ Fy = 0
ó RAy - R’ + RBy - T = 0
ó - 550 - (300 x - 600) + 2050 - T = 0
ó 1500 - 300 x + 600 - T = 0
ó - 300 x + 2100 - T = 0
ó T = - 300 x + 2100
La charge répartie est à nouveau complète. On récupère donc les valeurs de R et d du début :
ð R = 900 daN
ð d = 3,5 m
ð
Etape 15 : Utiliser les conditions d’équilibre pour déterminer les équations de T et M.
Σ Fy = 0
ó RAy + RBy - R - F - T = 0
ó - 550 + 2050 - 900 - 600 - T = 0
óT=0
Diagrammes de T et M :
Etape 16 : Dessiner les diagrammes de T et M.
Il vaut mieux noter un récapitulatif de toutes les données trouvées au cours de l’exercice :
• Les réactions des appuis.
• L’intensité et la position de la résultante de la charge répartie.
• Les équations de T et M.
En effet, il est très facile de confondre les valeurs quand on doit revenir chercher celle dont on a besoin.
p. 239
Vérification :
• M = 0 aux 2 bouts de la poutre (en x = 0 m et 5
m < x < 6 m). Un porte-à-faux sans action est un
bout de poutre tiré sur la longueur.
• Pour un même x (en x = 2 m, x = 3 m et x = 5
m), M obtient toujours une même intensité.
• Une force ponctuelle s’applique en x = 3 m et x
= 5 m, T obtient 2 intensités différentes.
• Aucune force ponctuelle (une charge répartie
n’est pas une force ponctuelle) ne s’applique en
x = 2 m, T obtient une même intensité.
Dans ce module, la charge répartie présente dans les coupes 2 (2 m < x < 3 m) et 3 (3 m < x < 5 m) donne une équation quadratique117
pour les M. Le graphique qui lui correspond est une parabole, qui a comme caractéristiques :
• Une concavité :
Les charges réparties appliquées sur les poutres sont en général orientées vers le bas. Ce qui doit donner une parabole
concave.
• Un sommet.
-b
Le sommet d’une parabole se situe toujours au point d’abscisse x =
2a
-b
Cette abscisse x = correspond aussi à l'axe de symétrie de la parabole. C'est donc un repère important pour la tracer.
2a
Donc, pour :
• Coupe 2 : 2 < x < 3, M = - 150 x² + 50 x – 600, donc le maximum pour cette première parabole se situe en
-b - 50
x= = = 0,17.
2a 2.(-150)
Le sommet correspondra à une valeur de M = - 150.0,17² + 50.0,17 – 600 = -596.
Ce point est situé hors de l’intervalle qui nous concerne (2 < x < 3), mais il nous permettra de tracer la parabole.
Les autres tracés sont constitués de lignes droites. Il suffit donc de relier leurs
points trouvés.
On place les points trouvés dans les graphes de T et M.
On finalise les graphes en traçant des verticales entre la ligne du graphique et
l’axe x.
La concavité des 2 paraboles forme donc une pointe dans le graphe des M, en x
=3m
Le graphe des M indique que :
• Mmax = - 1800 daN*m
• En x = 3 m
p. 241
43.1.5 Exemple résolu 5 – Charge répartie et porte-à-faux
Considérons la poutre bi-appuyée ci-contre, soumise à l'action de la force répartie.
q On demande de déterminer les diagrammes MNT des efforts intérieurs à la poutre.
A B C D
q A. Étude de l’équilibre global de la poutre chargée.
La poutre est en équilibre sous l’action de la charge répartie et des réactions à
A B C D l’appui et au rouleau.
100 kg/m
RBx
Les conditions d’équilibres de la poutre Σ FX, Σ FY, Σ M traitent de forces
A
RBy 100 kg/m RCy
D appliquées. Il convient donc de déterminer la résultante de la charge répartie
appliquée à toute la poutre pour ensuite exprimer les conditions d’équilibre.
RBx
A D
RBy RCy
600 kg La force résultante correspondant à cette force repartie de 100kg/m appliquée
RBx
sur 6m aura son point d’application au milieu de la poutre (x=3m) et 600kg
A
RBy RCy
D d’intensité (100kg/m x 6m).
600 kg
100 kg/m
RBx
100 kg/m B. Etude des efforts intérieurs induits.
A Mx D
RBy RCy Coupons à présent la poutre en deux parties afin d’étudier l’équilibre du
x Nx
A
100 kg/m Tx
fragment soumis au cas de charge le plus simple118.
Mx
A
A xx
MxNx 600 kg Par méthode, nous placerons notre première coupe proche de l’extrémité
A
RBx Tx Nx
D
gauche de la poutre (x=0) et la déplacerons successivement vers l’extrémité
x
RBy
Mx
RCy droite.
A
Nx 100 kg/m
L’exercice présent nous enseigne que nous avons ici 3 coupes types
A 200 kg 400 kg D correspondant à 3 DCL types dont l’étude de l’équilibre donnera 3 fois 3
équations d’équilibre.
100 kg/m
Nous aurons ainsi :
A 200 kg 400 kg D
100 kg/m
Mx
A x Nx
Tx
Mx
A x
Nx
118 Nous savons que les efforts MNT représentent l’action d’un fragment sur l’autre. Le principe de l’A/R nous enseigne que ces MNT seront de
même ligne d’action, intensité et sens opposé si nous étudions l’action du fragment gauche sur le droit. C’est pourquoi le choix de l’étude de l’un
ou l’autre des fragments importe peu. Le choix des signes arbitraire positif est fait pour que les diagrammes soient les mêmes quelque soit le
fragment étudié.
p. 242
Coupe 1 : 0 < x < 1
100 kg/m
Mx Le DCL du fragment gauche fait apparaître 2 forces ponctuelles (TX, NX) un
A x Nx moment d’encastrement MX et une charge répartie. Celle-ci doit être
Tx remplacée par sa résultante, afin de pouvoir appliquer les équations
Mx d’équilibre.
A x
Nx
x.100 kg Tx On a ainsi le DCL équivalent.
Les conditions d’équilibre s’écrivent :
T(x) 0 x B Σ FX = 0 = NX
Σ FY = 0 = - x . 100 - T
x.100 → T = -100. x
qui est l’expression d’une droite
M(x) 0 x B
A x Nx
200 kg
Tx Coupe 2 : 1 < x < 4
A x
Mx Σ FX = 0 = NX
Nx Σ FY = 0 = - x . 100 – T + 200
200 kg
x.100 kg Tx → T = -100 x + 200
Σ MX = 0 =MX + x/2 . x . 100 – (x-1). 200
0 x C
→ MX = - 50 x2 + 200 x - 200
T(x) B
x.100 - 200
M(x) B C
0 x
x.100 - 600
T(x) 0 B
C x D
M(x) B C
0 x D
50
200
p. 243
43.1.6 Exemple résolu 5 – Charges réparties et ponctuelles
Tracez les diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissants
pour la poutre chargée et déterminez le moment maximal M ainsi que sa
position x mesurée à partir de l'extrémité gauche.
Solution
Les réactions aux appuis sont faciles à déterminer en considérant les
résultantes des charges réparties, appliquées sur le D.C.L. d'ensemble de la
poutre.
Le premier intervalle de la poutre que l'on analyse est le D.C.L. d'une section
de la poutre qui est définie pour 0< x < 2m. Une somme des forces verticales
et une somme des moments par rapport à la section droite donnent
Σ Fy = 0
T = 1,23 - 0,25x2
Σ MX = 0
T M + (0,25x2) x/3 - 1,23x =0 M = 1,23x - 0,0833x3
Ces valeurs pour T et pour M sont vraies pour tout x dans l'intervalle 0< x <
2m, et on les a représentées sur les diagrammes des efforts tranchants et
des moments fléchissants (figures ci-contre)).
T
Ces valeurs pour T et M sont représentées sur les diagrammes des efforts
tranchants et des moments fléchissants pour l'intervalle 2 < x < 4 m.
Ces valeurs de T et M sont tracées sur les diagrammes des efforts et des
moments pour l'intervalle 4 < x < 5 m.
p. 244
45 CAS COMPLETS
45.1 TRANSFORMATION - SUPPRESSION D’UN MUR
Dans le cadre de la rénovation d’une habitation, on désire réunir deux
pièces contiguës selon le plan ci-contre.
RESOLUTION
p. 245
De même avec la poutre 2, on a donc deux forces ponctuelles sur le
mur à abattre qui sont les réactions d’appuis des poutres 1 et 2 :
119 Une bonne façon de le vérifier la valeur de T et M en extrémité de poutre est d'étudier l'équilibre d'un infime fragment droit de la poutre, comme
nous l'avons déjà vérifié plusieurs fois.
p. 246
45.2 EXTENSION D’UNE HABITATION
Dans le cadre d’une extension d’une habitation120, évaluez les efforts
intérieurs à une solive type du plancher inférieur de cette annexe en
sachant que :
p. 248
Partie 2 – Détermination des MNT de cette solive
On obtient ainsi:
-277kg.m
8.x-310
-305kg.m
Mmax = 251kg.m
-93.x²+437x-262
-186.x+1338
509kg 186 kg/m 464kg
-186.x+445
T M
954kg 893kg
-40
-186.x-509
-93.x²+1338x-4234
-93.x²-509.x
-93.x²+445x-572
-310
-339
p. 249
1 EXERCICES RÉSOLUS
p. 250
poutre
poutre
poutre
poutre
Tableau
colonne
colonne
colonne
colonne
2.3 COUVERTURE DE GARAGE À AUTOCARS
On demande de déterminer les diagrammes d'efforts intérieurs
aux poutres transversales basses de type IPE 300 de la
couverture du garage à autocars ci-contre, situé rue Théodore
Verhaegen à Saitn-Gilles.
poutre IPE300
poutre IPE300
poutrelle HEB140
poutrelle HEB140
poutre IPE300
poutre IPE300
poutre IPE300
poutre IPE300
poutre IPE300
p. 251
MEZZANINE
Dans le cadre d'un projet de rénovation d'une habitation, vous avez à
réaliser la structure d'une mezzanine en bois de 3m par 4m.
Revêtement
solive La structure sera constituée de solives en bois (de poids volumique
Poutre
Mur 800kg/m³), de 50 cm d'entre-axes, et recouverte d'un revêtement en
bois (poids surfacique du panneau: 20kg/m²).
Mur
Mur
p. 252
0,3 kg/cm
3 A OPTIMISATION
RBx
RBy R Cy
D D'UNE POUTRE
0,3 kg/cm
0,3 kg/cm
-0,15.x²
Tx
Mx
Σ FY = 0 = - x . 0,3 – T
x → T = -0,3. x
Mx 0,3 kg/cm
xTx Mx
A
x 9Mxkg
x
Σ MX = 0 =M + x / 2 . x . 0,3
x.0,3 Tx Tx
→ M = - 0,15 x2
x.0,3 Tx
Mx
A x
9 kg
T(x) 0
0
x
x
B
B 0,3.x Tx
Coupe 2 : d < x < 60-d
T(x)
-0,3.x
-0,3.x 0,3 kg/cm
Mx
-0,3.x + 9
Σ FY = 0 = - x .0,3 – T + 0,3 .60 / 2
T(x) 0A B x
M(x) 00
M(x)
9 kg
x xB B Tx
→ T = -0,3. x + 9
-0,3.x
-0,15.x²
-0,15.x²
A -0,15.x² + 18.x - 9.d x
Mx
Σ MX = 0 =M + x / 2 . x . 0,3 – (x - d) 9
9 kg
Tx
→ M = - 0,15 x2 + 9 . x – 9 .d
0,3.x
Mx
A x
9 kg
-0,3.x +9
0,3.x Tx
T(x) 0 B
-0,3.x
M(x) 0 B -0,3.x + 9
T(x) 0 B
121 pour une même poutre et un même matériau.
-0,15.x²
-0,3.x
-0,15.x² + 18.x - 9.d
p. 253
Mx
x
x.0,3 Tx
0 x B
T(x)
-0,3.x
M(x) 0 x B
Mx
A x
9 kg 9 kg
A
0,3 kg/cm
x
Mx
Tx
Σ FY = 0 = - x . 0,3 – T + 9 + 9
→ T = -0,3. x + 18
9 kg
Tx
Mx
A x
9 kg
0,3.x Tx
Mx
A x
Σ MX = 0 =M + x / 2 . x . 0,3 – (x - d) 9 – (x – (60 - d) ) . 9
-0,3.x + 9
T(x) 0 B
-0,3.x
9 kg 9 kg
0,3.x Tx → M = - 0,15 x2 + 18 x – 540
-0,15.x² + 18.x - 9.d
-0,3.x + 9 -0,3.x + 18
T(x) 0 B
M(x) 0 B
-0,3.x
-0,15.x²
Mx
A x
9 kg 9 kg
Tx
Mx
A x
9 kg 9 kg
0,3.x Tx
M(x) 0 B
-0,3.x + 9 -0,3.x + 18
T(x) 0 B
-0,3.x
-0,15.x²
-0,15.x² + 18.x - 540
-0,15.x² + 18.x - 9.d
Nous vérifions que :
1. dT / dx = -q et que dM / dx = T
M(x) 0 B 2. aucun moment n'étant appliqué ponctuellement, le graphe de M
-0,15.x²
-0,15.x² + 18.x - 540
sera continu.
Nous le vérifions :
• en x = d
pour la coupe 1 : M = -0,15 d²
pour la coupe 2 : M = -0,15 d² + 9d – 9d
• en x = 60-d
pour la coupe 2 : M = -0,15 (60-d)² + 9(60-d) -9d
M = -0,15 (60-d)² -18d + 540
pour la coupe 3 : M = -0,15 (60-d)² + 18(60-d) - 540
X1 X2
d =0
d =5
d = 10
d = 15
d = 20
d = 25
X1 X2
d = 30
p. 254
On se rend compte que le moment maximal minimal dans toute la poutre,
correspond à la configuration où les valeurs absolues des moments sont
égales : IM1I = IM2I
On peut donc écrire pour la distance didéal correspondant:
pour M1, on est dans la coupe 1, donc, IM1I = 0,15 didéal ²
pour M2, on est dans la coupe 2, donc IM2I = - 0,15. 30² + 9.30 – [Link]éal
donc, 0,15 didéal ² = - 0,15. 30² + 9.30 – [Link]éal
ou 0,15 didéal ² + [Link]éal – 135 = 0 , équation de second degré en didéal
Δ = 9² - 4. 0,15 . (-135) = 162
On peut donc, en ces deux points, assimiler la liaison entre les 2 tronçons de
la poutre à un rouleau! (L'action du tronçon gauche sur le tronçon droit se
limitant à un effort T)
C'est ainsi que sont conçus de nombreux ponts dits "Cantilever" (ou
"Gerber")
p. 255