Introduction à la logique câblée en automatisme
Introduction à la logique câblée en automatisme
Support de cours
Thomas Fromentèze
Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
Introduction
Dans ce premier cours sur l’automatisme, on étudie les éléments fondamentaux rencontrés
dans les systèmes automatisés de production et de fabrication. Nos premiers objectifs sont les
suivants :
— Découvrir l’architecture générale des systèmes automatisés.
— Apprendre à câbler de premiers éléments électriques servant au contrôle et à la sécurité.
— Maı̂triser les bases de l’algèbre binaire pour faciliter l’étude de circuits logiques.
Ces efforts sont motivés par la nécessité de développer des systèmes automatisés permet-
tant de réaliser des séries de tâches successives. Ces machines sont essentiellement développées
pour le secteur industriel afin de remplacer des actions humaines pour des tâches mécanisables,
permettant une production continue, plus fiable et souvent plus rapide. En contrepartie, l’inves-
tissement initial nécessaire au développement de telles machines est très important. Il faut de
plus avoir recours à du personnel qualifié, capable d’assurer la maintenance de tels équipements.
En première année de BUT, on simplifie l’étude de ces systèmes en ne considérant que des
éléments fonctionnant selon la logique du Tout ou Rien (TOR), c’est à dire que chaque élément
ne peut être que dans deux états possibles. Par exemple :
— Un moteur est activé ou éteint, on ne contrôle pas sa vitesse.
— Un vérin est complètement rentré ou sorti, il ne prend pas de position intermédiaire.
— Un capteur est soit activé, soit désactivé.
Chaque élément est alors associé à un état : 1 (activé, vrai, haut) ou 0 (éteint, faux, bas).
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Matière d’œuvre
Préactionneurs
Opérateur Interface Utilisateur Automate programmable Actionneurs
ou Pupitre
Capteurs
Pour faciliter la compréhension de ce schéma et donner des exemples plus concrets de com-
posants, un exemple basique est donné dans la figure suivante.
Automate
Pupitre Préactionneur : Actionneur :
Programmable
Distributeur Vérin
Industriel
Capteur
On s’intéresse en premier lieu aux notions de logique câblée, laissant pour l’instant de côté
les circuits logiques programmables qui sont plus récents. Ces notions seront abordées lors d’une
prochaine unité d’enseignement avec l’utilisation des API.
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2 Logique câblée
Lampe 1 Lampe 2
r v b
On remarque aussi que la lampe s’allume quand le contact est fermé, soit L = c. On peut
alors écrire une table de vérité, qui sera évidente dans un cas si simple :
c L
Ce tableau permet de faire le lien entre tous les états possibles des
0 0
capteurs (les variables) et ceux de l’actionneur du circuit.
1 1
Dans tous les schémas techniques vus en automatisme, tous les éléments sont représentés
dans leur état de repos.
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On s’intéresse maintenant aux circuits logiques élémentaires qui permettront ensuite d’en
élaborer de plus complexes :
Ce montage de deux contacts en série s’appelle une porte ET. La relation entre l’état de
la lampe L et ceux des contacts a et b s’écrit de la façon suivante :
L=a·b
a
Avec deux contacts NO dans ce problème, a b L
on dénombre toujours quatre situations à 0 0
analyser. 0 1
b
Pile L 1 0
La table de vérité suivante est à remplir. 1 1
Ce montage de deux contacts en parallèle s’appelle une porte OU. La relation entre l’état
de la lampe L et ceux des contacts a et b s’écrit de la façon suivante :
L=a+b
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
a · b = ā + b̄ a + b = ā · b̄
On peut grâce à cette notation avoir une meilleure vue d’ensemble de toutes les relations
entre capteurs et actionneurs.
a b̄ S1
e f
S3
S1 =
S2 =
S3 =
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a b M
0 0 0 a M
0 1 1
1 0 1 b
1 1 1
Dans ce tableau, on remarque que la sortie M est activée si l’on ferme le contact a OU le
contact b, donc les contacts sont montés en parallèle. Il ne semble pas nécessaire d’avoir recours
à des inversions de valeur pour que cette logique soit valable, donc les contacts sont ouverts au
repos (NO).
1 0 0 1 1
1 0 1 0 0
a b c d
1 0 1 1 1
1 1 0 0 1
1 1 0 1 1 Dans un exemple avec 4 variables indépendantes, il y a
1 1 1 0 0 24 = 16 configurations possibles pour ce circuit.
1 1 1 1 1
Il est nécessaire de maı̂triser des outils permettant de transformer nos tables de vérité en
circuits équivalents.
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
Pour passer d’un code à l’autre et contrairement au binaire naturel, il n’est toujours nécessaire
de changer qu’un seul digit :
— de 3 à 4 : 0010 → 0110
— de 5 à 6 : 0111 → 0101
On peut alors remplir notre premier tableau de Karnaugh pour trouver le câblage de notre
boı̂te noire :
a b c d N
0 0 0 0 0
ab
0 0 0 1 0 N
0 0 1 0 0 00 01 11 10
0 0 1 1 0
0 1 0 0 1 00 0 1 1 1
0 1 0 1 1
0 1 1 0 0
01 0 1 1 1
0 1 1 1 1
1 0 0 0 1 cd
1 0 0 1 1 11 0 1 1 1
1 0 1 0 0
1 0 1 1 1 10 0 0 0 0
1 1 0 0 1
1 1 0 1 1
1 1 1 0 0
1 1 1 1 1
Nous ne sommes pas plus avancés pour l’instant parce que ce tableau nous permet seulement
de présenter les mêmes informations sous une forme différente. La prochaine étape consiste à
grouper les cas où notre sortie est activée (N = 1) en suivant les règles suivantes :
— On souhaite que l’ensemble des ”1” soit compris dans au moins un groupe.
— Les groupes doivent être aussi grands que possible et de forme rectangulaire.
— Le nombre de ”1” dans chaque groupe doit obligatoirement être une puissance de 2
(1,2,4,8,16).
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
ab α β
N
00 01 11 10
On peut faire 4 groupes de 4 ”1” pour
00 0 1 1 1 sélectionner l’ensemble des cas où N est ac-
tivée. On ne peut pas faire ici de groupes de
6 ou 9 éléments parce que ce ne sont pas des
01 0 1 1 1
puissances de 2.
cd
11 0 1 1 1
Chaque groupe représente une façon d’activer
la sortie N : α = 1 OU β = 1 OU γ = 1 OU
10 0 0 0 0 δ = 1 OU une combinaison des 4.
γ δ
Il faut maintenant exprimer chaque groupe en fonction de la valeur des variables les compo-
sant. On rappelle que l’objectif est de transformer un cahier des charges, exprimé sous la forme
d’une table de vérité, en câblage de 4 boutons permettant l’activation d’un moteur. On étudie
la démarche pour un des groupes et le même raisonnement sera appliqué aux autres.
Groupe α : on repère les variables qui valent toujours la même valeur dans le groupe rouge :
— a vaut 0 ou 1.
— b vaut toujours 1.
— c vaut toujours 0.
— d vaut 0 ou 1.
Seules b et c ne changent pas de valeur dans ce groupe. En
reprenant notre problème initial, cela signifie que l’on a N
En appliquant une logique similaire aux trois autres groupes, on trouve l’expression suivante
(à redémontrer chez soi ) :
b · c̄ + |{z}
N = |{z} a · c̄ + |{z}
b · d + |{z}
a·d
α β γ δ
N = c̄ · (b + a) + d · (a + b)
N = (a + b) · (c̄ + d)
On arrive enfin à une expression compacte que l’on peut traduire sous forme de circuit
équivalent :
10
Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
a c̄
N
b d
On a vu que les tableaux de Karnaugh utilisent le code de Gray pour passer d’un état
à un autre. Les propriétés du binaire réfléchi permettent d’identifier les variables n’impac-
tant pas l’activation des sorties sur chaque groupe, facilitant ainsi la réduction des expressions
booléennes.
ab
P
00 01 11 10 Cette continuité permet d’obtenir une propriété
un peu surprenante : les côtés gauche et droite
00 1 0 0 1 du tableau se retrouvent confondus, de même
que les côtés haut et bas. En remplissant le ta-
bleau de façon à faire coı̈ncider ces limites, on
01 0 0 0 0 retrouve alors la forme d’un tore.
cd
11 0 0 0 0
10 1 0 0 1
ab
P
00 01 11 10
On peut donc réaliser des groupes qui dépassent
les bords du tableau, tant qu’ils restent continus
si l’on prend en compte ces nouvelles conditions 00 1 0 0 1
aux limites.
01 0 0 0 0
cd
11 0 0 0 0
10 1 0 0 1
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
3 Du combinatoire au séquentiel
3.1 Logique combinatoire
Entrées Sorties
... ...
3.3 Chronogrammes
On conclut ce cours avec la notion de chronogrammes, qui permet d’avoir une représentation
graphique de l’évolution des états d’une machine. Pour faciliter la compréhension, on analyse
un circuit logique connu formant une porte OU de sortie P définie telle que P = a + b. a et b
sont ici définis par l’état de boutons poussoirs normalement ouverts.
t
b
t
P
Suivant la logique de la porte OU, la sortie P est activée lorsqu’au moins une des entrées
est vraie.
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Cours - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
Dans le cas d’une machine séquentielle, au moins une des entrées doit correspondre à une
sortie retardée. On représente maintenant la vitesse d’horloge dans les chronogrammes à l’aide
de pointillés.
Entrées Sorties
On se limite ici à l’étude de machines
séquentielles synchrones. Dans cet exemple
a
illustratif, la sortie est définie telle que :
S t = (a + S t−1 ) · b
b S t = (a + S t−1 ) · b St
On choisit arbitrairement des combinaisons de
valeurs sur les entrées a et b en fonction du
S t−1 temps. La valeur de la variable de sortie S t ne
peut être déterminée que si l’on connaı̂t la va-
leur de cette dernière à l’instant précédent S t−1 .
t
b
t
S t−1
copie retardée
t d’un coup
St d’horloge
t
t
Pour cet exemple, la sortie S est activée si b est activée à l’instant t ET si a OU la sortie
à l’instant précédent S t−1 est activée.
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TD1 - Bases d’automatisme - Introduction à la logique câblée S1
a S1 a S6
b̄
ā S2
c
ā b S3 ā c S7
b
ā S4
ā c S8
b
b d¯
ā b S5
e
c
1. R1 = a + b + c · d¯
2. R2 = a · b · c + a · b · c̄
¯
3. R3 = (a + b̄) · (c + d)
4. R4 = a · b · c + ā · b · c + a · b̄ · c + ā · b̄ · c
5. R5 = a · b · c
6. R6 = ā · b · (c + d) · (ē + f )
3 Tables de vérité
On souhaite enfin déterminer des tables de vérité pour différentes expressions booléennes.
1
TD2 - Bases d’automatisme - Tableaux de Karnaugh S1
1 0 0 1 0 11
1 0 1 0 0
10
1 0 1 1 0
1 1 0 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 0 0
1 1 1 1 1 A l’aide des méthodes vues en cours, déterminer l’expression
booléenne simplifiée de S.
3 Approfondissements
Simplifier les expressions booléennes suivantes à l’aide de tableaux de Karnaugh, en remplissant
des tables de vérités intermédiaires si nécessaire.
1. R1 = a · b · c̄ + ā · b̄ · c + a · b̄ · c̄ + a · b̄ · c
2. R2 = ā · b̄ · c · d¯ + ā · b · c̄ · d + a · b̄ · c · d¯ + ā · b̄ · c̄ · d¯ + a · b · c̄ · d + ā · b · c · d + a · b̄ · c̄ · d¯
¯
3. R3 = ā· b̄·c̄· d+ā· ¯
b̄·c̄·d+ā· b̄·c·d+ā· b̄·c· d+a·b·c̄·d+a·b·c·d+a· b̄·c̄·d+a· b̄·c·d+a· b̄·c· d¯
4. R4 = ā · b̄ · c̄ · d¯ + ā · b̄ · c · d¯ + a · b · c̄ · d¯ + a · b · c · d¯ + a · b̄ · c̄ · d¯ + a · b̄ · c · d¯
5. R5 = (ā · b + a · b + a · b̄) · (c · d¯ + c̄ · d)
¯ + (ā · b + a · b) · (c · d)
¯
1
TD3 - Bases d’automatisme - Robot suiveur de ligne S1
Capteur a
Capteur b
Capteur c
Moteur A Moteur B
Microcontrôleur Arduino
1. Déterminer les tables de vérité associées aux moteurs A et B en fonction de l’état des
capteurs a, b et c. On considère que les capteurs renvoient la valeur 0 en présence de la
ligne noire, 1 sinon. Un moteur a l’état 1 tourne et n’est pas alimenté à l’état 0. On
utilisera la notation × pour l’état d’un moteur dans les combinaisons des tables de vérité
qui semblent impossibles.
2. En déduire les expressions booléennes simplifiées de A et B. Les états × n’étant jamais
rencontrés en pratique, on peut les utiliser pour former de plus grands groupes dans les
tableaux de Karnaugh.
3. Proposer un schéma de câblage du système, en repérant les capteurs, le préactionneur,
les actionneurs et la partie programmable.
1
Ingénierie des systèmes cyber-physiques
Thomas Fromentèze
TP1 - R1.10 - Electricité - Electrotechnique - Partie 3 : Bases d’automatisme S1
Le TP dure 4h et un compte rendu par groupe est à rendre sur feuille en fin de séance.
Objectifs
Vous devez dans le cadre de ce TP prouver que vous avez acquis les compétences relatives aux câblages de
circuits logiques. Vous allez ainsi être amené(e)s à convertir des expressions logiques en circuits équivalents.
Réciproquement, vous devez aussi être en mesure de convertir un cahier des charges transmis par un client en
expression booléenne aussi simple que possible que vous transformerez ensuite en circuit logique. Vous serez
enfin amenés à réaliser des vérifications expérimentales des solutions proposées.
L’ensemble des montages réalisés pendant le TP devra faire l’objet sur vos rapports de schémas
électriques et de commentaires (des plus simples aux plus complexes).
1 Vérifications
On réalise une première série de câblages pour vérifier le bon fonctionnement des mallettes de TP. Ces dernières
ayant été réalisées partiellement à partir d’éléments recyclés, l’identification et la maintenance des fonctions de
cette platine font partie des compétences évaluées.
3. Réaliser successivement un montage des expressions R1 = c·d et R2 = c+d puis déterminer expérimentalement
les tables de vérité dans ces deux cas.
Déterminer dans chaque cas la table de vérité, le tableau de Karnaugh et le câblage logique associés à ces
expressions booléennes :
1. S1 = ā · b̄ · c̄ · d¯ + ā · b · c̄ · d¯ + ā · b̄ · c · d¯ + ā · b · c · d¯ + a · b · c̄ · d + a · b · c · d + a · b̄ · c̄ · d + a · b̄ · c · d
2. S2 = ā · b̄ · c̄ · d¯+ a · b̄ · c̄ · d¯+ ā · b̄ · c̄ · d + a · b̄ · c̄ · d + ā · b̄ · c · d + ā · b · c · d + a · b · c · d + ā · b̄ · c · d¯+ ā · b · c · d¯+ a · b · c · d¯
3. S3 = ā · b · c̄ · d + ā · b̄ · c · d + a · b̄ · c · d + ā · b̄ · c · d¯ + ā · b · c · d¯ + a · b · c · d¯ + a · b̄ · c · d¯
3 Validation expérimentale
On souhaite maintenant réaliser les câblages des expressions précédentes S1 , S2 et S3 . Dans chaque cas,
l’ensemble des combinaisons de la table de vérité doit être vérifié.
2
TP1 - R1.10 - Electricité - Electrotechnique - Partie 3 : Bases d’automatisme S1
• Pour simplifier les câblages internes, les entrées sont activées par défaut et passent à zéro lorsqu’elles sont
reliées à un état bas (0V). On parle alors de montage pull-up que nous étudierons plus tard dans votre formation.
La logique de câblage est donc inversée par rapport à ce que vous avez rencontré jusqu’alors.
• Pour vous simplifier la tâche, le code inverse l’état des entrées mesurées. Tout se passe alors sur le papier
comme si vous aviez alimenté les boutons puis les entrées par un état haut (3.3V) permettant d’activer ces
dernières.
• Pour harmoniser les notations, on impose de brancher les boutons tels que a → i1 , b → i2 , c → i3 et d → i4 .
• En cas d’erreur de câblage entraı̂nant un court-circuit, l’Arduino n’est plus alimenté et l’exercice est perdu.
Suite à un premier malus sur la note de TP, il faudra tout reprendre à zéro avec un nouvel exercice généré
aléatoirement au redémarrage de la mallette.
Je dispose d’un moyen de vérifier sur mon téléphone la table de vérité communiquée par votre
mallette. Pendant que je consulte cette dernière, le microcontrôleur se met en pause et il n’est
plus possible de tester des combinaisons.
2. Déterminer ensuite le nombre d’exercices qu’il est possible de rencontrer dans cette partie du TP.
3. Proposer un câblage sur feuille puis sur la mallette permettant d’interroger la table de vérité générée à la
mise sous tension de la mallette.
4. Déterminer la table de vérité expérimentalement.