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Évolution du vitrail aux XVII et XVIII siècles

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LE VITRAIL
St-Patrice, St-Vincent), St-Saens, Sablé, Samblancé, St-Saulge, Sens, Serqui-
gny, Sézanne, Souzai, Spézet, Stival, Suévres, Thieffrim, Thorville, Torvil-
liers, Toul, Tourch, Tours (Cathédrale, Notre-Dame-la-Riche), Triel, Troyes
(Cathédrale St-Jean, Ste-Madeleine, St-Nicolas, St-Nizier, St-Pantaleon,
St-Martin-ès-Vignes), Valmont, Vendeuvre, Vendôme, Verneuil, Vézelise,
Vienne (St-Maurice), Vic-le-Comte, Villefranche-sur-Saône, Villequier, Villy-
en-Auxois, Villy-le-Maréchal, Vincennes (Château), St-Wandrille, West-
Capelle.
CHAPITRE VI
LES XVII ET XVIII SIÈCLES
Il n'est pas douteux que si le xvr siècle s'était peu soucié
du caractère monumental des vitraux, et parfois de leur
valeur éducative au point de vue religieux, il n'en avait pas
moins marqué, esthétiquement et matériellement, un remar-
quable épanouissement. Les artistes, malgré leur appétit
forcené de progrès, leur fièvre trépidante et insatisfaite
d'invention, avaient gardé, en partie, les traditions ou pro-
cédés dont une pratique de cinq siècles avait démontré
l'excellence. S'ils s'étaient contentés de mettre à profit ce
splendide héritage en l'amplifiant par leurs propres con-
quêtes, leur carrière eût été superbe.
Abus de l'émail. Mais il se laissèrent hypnotiser par
certains rites nouveaux dont ils ne soupçonnaient pas la
malfaisance et ce fut le désastre. L'usage des émaux vitri-
fiables, pratiqué pendant plusieurs lustres au xvr siècle,
n'avait eu, tant que limité à des usages restreints, que des
avantages; il devint un poison mortel sitôt qu'il fut géné-
ralisé et employé en grand.
Diminution ou disparition des plombs constructifs, raré-
faction ou abandon des verres colorés à la verrerie, déco-
loration générale des ouvrages, abâtardissement des cartons,
faible condition matérielle, toutes ces tares découlèrent
presque immédiatement de l'extension, aux travaux essen-
tiels, de ce procédé qui n'était admissible que comme artifice
de finition.

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