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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DE COMMECE DE
BUKAVU
ISC BUKAVU
COURS DES TECHNIQUES DOUANIERES ET ACCISIENNES
Christophe MUSHOTA CENTWALI
Inspecteur des Douanes et Accises
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TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
1. Objectifs
2. Organisation fiscale générale
3. Missions de la Douane
4. Définitions de certains concepts
Chapitre I. ORGANISATION DE LA DEGDA
I.1. Organisation
I.2. Textes légaux et réglementaires importants
I.3. Les Opérations douanières
I.4. Les différents modes de transport des marchandises
I.5. Formalités de dédouanement proprement dites
I.6. Les différents régimes douaniers
I.7. Les différentes législations
Chapitre II. LA REGLEMENTATION DE CHANGE
III.1. L’opération de change
III.2. Le taux de change
III.3. La balance de paiement
III.4. Les risques financiers
III.5. L’évaluation de la normalisation internationale
III.6. Les dispositions clés de la nouvelle réglementation
III.7. Les innovations de la nouvelle réglementation de change
III.8. Les différents régimes d’import et d’export
III.9. Les déclarations modèles IB et EB
III.10. Le paiement de l’OCC
III.11. L’exigibilité du rapatriement des devises
Chap. III. LES MESURES DE RESTRICTION
III.1. Définitions de concepts
III.2. Quelques cas de restrictions à l’importation
III.3. La contrefaçon
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IV. LA VALEUR EN DOUANE
IV.1. Définition
IV.2. Ajustement
IV.3. Calcul de la valeur en douane
V. AUTRES ASPECTS
IV.1. Les règles générales pour l’interprétation du Tarif
IV.2. Les Pouvoirs des agents des douanes
IV.3. Le contentieux Douanier
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INTRODUCTION
1. Objectifs du cours
Le présent cours poursuit principalement un certain nombre d’objectifs :
Informer les étudiants qui ont choisi d’étudier dans cette filière de
formation combien porteuse au temps moderne tant sur les techniques
douanières et accisiennes telles qu’appliquées en République
Démocratique du Congo ;
Familiariser les étudiants sur l’utilisation des textes légaux et
réglementaires qui régissent l’action de l’administration de douanes ;
Apporter aux étudiants un outil technique pour un renforcement de la
sécurité et la défense du territoire national à travers le respect des règles
pour les importations, exportations ou les transits des marchandises qui
touchent à la sécurité nationale ;
Attirer l’attention des étudiants sur le caractère régulier du payement fait
à l’extérieur par la réglementation du change, des opérations
d’importation, d’exportation et d’autres opérations du commerce
extérieur ;
Donner aux étudiants des informations sur la procédure douanière
2. Organisation fiscale générale
Selon l’histoire de l’Administration fiscale à travers le monde entier, la
Douane a toujours été chargée de la perception des droits et taxes à
l’importation ou à l’exportation des marchandises, de l’application des
mesures de contrôle du commerce extérieur et des changes ainsi que de
la lutte contre la fraude, jouant ainsi le rôle d’instrument d’alimentation
du Trésor public et de protection de l’économie nationale pour le
développement des activités de production.
Au fils du temps, ce double rôle d’alimentation du Trésor public et de
protection de l’économie s’est poursuivi et consolidé. La fiscalité
douanière s’est au fur et à mesure adaptée à chaque type d’économie
pour chaque pays.
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Ainsi, les missions qui sont dévolues à l’administration douanière se sont
accrues dans un contexte de libération du commerce marqué
essentiellement par l’avènement de l’économie de marché.
Pour ce faire, il est important de souligner que d’une part, la
mondialisation et la globalisation des échanges et d’autre part le
développement des technologies de l’information et de la communication
ainsi que la prise en charge des concepts de sureté et de sécurité des
échanges ont influencé progressivement l’adaptation des moyens et du
renforcement des capacités des ressources matérielles et humaines de
toute administration douanière moderne.
Globalement, la plupart des pays ont une fiscalité unique, c’est-à-dire que
le Service fiscal national dépend d’une seule autorité administrative
nationale et s’occupe :
1. Des impôts réels qui sont notamment l’impôt foncier, l’impôt sur les
véhicules, l’impôt sur la superficie des concessions minière et
hydrocarbures ;
2. Des impôts cédulaires sur les revenus composés essentiellement de
l’impôt sur les revenus locatifs, l’impôt sur les revenus immobiliers, l’impôt
sur les bénéfices et profits ;
3. De la TVA ;
4. Des droits de douane à l’importation et à l’exportation ;
5. Des droits d’accises ;
6. Des taxes et redevances (Recettes non fiscales).
Dans certains pays comme la France, le Gabon, la Belgique, etc., l’on parle
alors de la Direction Générale des Douanes et des droits Indirects. Dans
d’autres, on pale de l’Autorité fiscale. C’est notamment les USA, le
Rwanda, la Tanzanie, le Royaume Uni, l’Ougandaise, la Hollande, etc.
S’agissant de notre pays, la République Démocratique du Congo,
l’Administration fiscale est subdivisée en trois services autonomes. Il s’agit
de :
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1. Direction Générale des Impôts (DGI) qui s’occupe des impôts réels, des
impôts cédulaires sur les revenus et de la TVA;
2. Direction des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de
participation (DGRAD) qui s’occupe des taxes et redevances (Recettes non
fiscales) ;
3. Direction Générale des douanes et Accises (DGDA) qui s’occupe des
droits de douane à l’importation et à l’exportation ainsi que des droits
d’accises.
Du point de vue fiscale, ces trois administrations ou régies financières se
partagent, chacune en ce qui la concerne, la gestion des régimes des
entreprises publiques, le régime de droit commun, le régime du code des
investissements et de la fiscalité des missions diplomatiques et
consulaires.
3. Missions de la Douane
Selon l’historique de l’Administration des douanes à travers le monde
entier, la Douane a toujours été chargée de la perception des droits et
taxes à l’importation ou à l’exportation des marchandises, de l’application
des mesures de contrôle du commerce extérieur et des changes ainsi que
de la lutte contre la fraude, jouant alors le rôle d’instrument d’alimentation
du trésor public et de protection de l’économie nationale pour le
développement des activités de production.
Au fils du temps, ce double rôle d’alimentation du trésor public et de
protection de l’économie s’est poursuivi et consolidé et la fiscalité
douanière s’est au fur et à mesure adaptée à chaque type d’économie
pour chaque pays. Ainsi, les missions qui sont dévolues à l’administration
douanière se sont accrues dans un contexte de libération du commerce
marqué essentiellement par l’avènement de l’économie de marché.
Pour ce faire, il est important de souligner que d’une part, la
mondialisation et la globalisation des échanges et d’autre part le
développement des technologies de l’information et de la communication
ainsi que la prise en charge des concepts de sureté et de sécurité des
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échanges ont influencé progressivement l’adaptation des moyens et un
renforcement des capacités des ressources matérielles et humaines de
toute administration douanière moderne.
En effet, l’administration douanière accomplit trois missions à savoir
fiscale, économique et missions de concours.
La mission fiscale est basée essentiellement sur la perception des droits
et taxes pour le compte du Trésor public sur les marchandises faisant
l’objet du commerce international ou d’une fabrication locale qualifiée
d’accise par la loi portant code des accises en République Démocratique
du Congo.
L’exécution de cette première mission passe par le contrôle des
marchandises en trafic international et qui franchissent la frontière
nationale ainsi que par la liquidation des recettes douanières et d’accises.
Il s’agit de la perception des droits de douanes inscrits aux tarifs
douaniers, de la TVA et des taxes ainsi que d’autres prélèvements pour le
compte d’autres administrations. C’est autant dire qu’à côté des droits de
porte, la douane s’est vue confier la liquidation d’autres taxes pour le
compte d’autres administrations publiques.
La mission économique ou statistique est essentiellement basée sur
la protection de l’espace économique et la collecte des statistiques du
commerce international et de la production locale.
En effet, en assurant la surveillance des échanges extérieurs, la douane
assure en même temps une mission de protection de l’économie
nationale. Pour cela, les marchandises qui franchissent la frontière sont
assujetties à des droits et taxes dont les taux sont modulés de manière à
rendre les produits locaux compétitifs. Elle veille également au respect
des pratiques commerciales loyales en luttant contre le dumping par
exemple.
Par l’élaboration des statistiques, l’administration des douanes permet aux
opérateurs économiques de procéder à des études de marché et aux
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pouvoirs publics de disposer d’informations précises sur le commerce
extérieur.
En facilitant les échanges, l’administration douanière contribue ainsi au
dynamisme de l’activité économique nationale. Il s’agit de faire bénéficier
aux opérateurs économiques des avantages liés aux régimes douaniers
économiques ou aux régimes particuliers.
Disons en conclusion que la mission économique de l’administration
douanière se fait en une trilogie portant sur la protection de l’économie
nationale, les informations statistiques et sur l’impulsion de l’activité
économique par le biais de mécanismes de suspension de droits
Les missions de concours ou missions par ordre
De par sa présence aux frontières terrestres, maritimes, aériennes,
lacustres et fluviales, la Douane remplit des nombreuses missions
centrées sur la lutte contre la fraude, quels que soient les domaines où
elle exerce sa compétence.
Il s’agit de garantie de la loyauté des échanges ; la protection de santé
publique (lutte contre les stupéfiants) ; la lutte contre le blanchiment
d’argent ; la contrefaçon ; la pollution maritime avec des déchets
toxiques ; etc.
En effet, par son action elle protège notre écologie contre les effets
pervers qui détruisent notre environnement en maintenant une harmonie
au sein de notre « écosystème ».
Ainsi, d’importants services de l’Etat tels que l’agriculture,
l’environnement, la santé, l’hygiène, qui devraient en principe œuvrer à
la frontière à côté de la Douane au regard des missions que leurs
confèrent les textes qui les créent, ont cédé certaines de leurs missions à
la Douane de par sa présence permanente à la frontière.
Par ailleurs, parallèlement aux activités fiscales, économiques ou
statistiques, la douane peut apporter son concours à d’autres
administrations publiques entre autres:
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- Le ministère de l’économie,
- Le ministère de la santé publique,
- Le ministère de l’environnement,
- Le ministère de l’intérieur,
- Le ministère du commerce extérieur et régional,
- Le ministère de la culture,
- Le ministère de l’industrie,
- Le ministère de petites, moyennes entreprises et artisanat,
- Le ministère des mines,
- Le ministère des postes et télécommunication,
- La banque centrale,
- L’office congolais de contrôle,
- Le ministère de l’Energie,
- Le service national de renseignements,
- Etc.
Dès lors, les textes indicateurs proviennent de ces divers services pour
lesquels l’administration douanière accomplit un certain nombre des
missions de secours.
En République Démocratique du Congo, l’importation de certaines
marchandises telles que les produits chimiques, les œuvres d’arts, les
billets de Banque, les produits pharmaceutiques, les objets piratés et tant
d’autres constituent des particularités que l’on considère dans la pratique
comme étant le champ d’application de la déclaration de la législation
connexe car en plus des documents d’importation et la déclaration de
marchandises, l’importateur doit exhiber d’autres autorisations,
attestations ou documents délivrés par le service ad hoc liés à la
particularité de la marchandise importée.
Et ce conformément aux lois et autres documents légaux et
réglementaires en vigueur.
Pour ce qui concerne les missions de concours, l’on distingue la mission
d’assistance, la mission de facilitation et la mission de sécurisation.
La mission d’assistance en faveur d’autres services
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En effet, l’administration douanière peut exécuter beaucoup de taches en
faveur d’un certain nombre d’administrations publiques. C’est
notamment :
Liquider la TVA et percevoir toutes les autres taxes que devraient
percevoir les autres administrations non autorisées d’œuvrer dans les
frontières ;
Faire respecter les règles de circulation et de la commercialisation de
certains produits pharmaceutiques ou issus du règne végétal ou animal
(Police sanitaire et de salubrité, lutte contre le trafic illicite des organes) ;
Lutter contre les déchets et les produits dangereux (Police
phytosanitaire) ;
Protéger la propriété industrielle par la lutte contre les pratiques
commerciales déloyales, la contrefaçon, les fausses marques de fabrique,
…;
Promouvoir l’industrie par la facilitation des échanges extérieurs,
notamment grâce aux régimes économiques et spéciaux ;
Concourir au même titre que d’autres administrations à la lutte contre le
blanchissement des revenus illicites, à la protection des espèces menacés
d’extinction, à la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants ;
Lutter contre la pornographie et la pédophilie grâce à l’interdiction de
l’importation de films pornographiques et de toutes publications
obscènes ;
Protéger la propriété littéraire et artistique ;
Veiller au respect des règles de qualité, de conditionnement, de la
métrologie et du marquage,
Apporter un concours au service de sécurité nationale grâce au contrôle
du mouvement des marchandises prohibées comme les armes et les
munitions.
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Bien évidement nous allons analyser quelques protocoles d’accords que la
Direction Général des Douanes et Accises a signé avec les différents
services de l’Etat en vue soit de contrôler un certain nombre des
documents à la frontière lors des importations, exportations ou transit des
marchandises en République Démocratique du Congo, soit de percevoir
pour leurs comptes certaines taxes dues lors des opérations précitées.
La mission de facilitation
Ici, cette mission implique la facilitation de la chaine logistique
internationale par la simplification des procédures douanières. La
simplification concerne aussi bien les documents exigés pour le
dédouanement des biens que les procédures appliquées par les agents
des Douanes.
Il s’agit d’une option “gagnant-gagnant” pour non seulement les états, les
consommateurs mais aussi pour les entreprises. Cette mission de
facilitation est actuellement soutenue par les technologies de l’information
et l’accord de Bali.
En effet, la 9ème Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du
Commerce tenue en décembre 2013 à Bali en Indonésie a donné
naissance à un accord sur la facilitation des échanges qui vise à accélérer
le mouvement, la mainlevée et le dédouanement des marchandises. D’où
l’appui à la mission de l’administration douanière chargée du processus de
dédouanement.
La mission de sécurisation
L’administration des douanes s’occupe aussi de la sécurisation de la
chaine logistique internationale et de la lutte contre la criminalité
transnationale organisée.
En effet, le rôle protecteur d’un Etat s’exerce aux frontières non seulement
en terme militaire mais surtout en terme économique ; et ce pour protéger
l’emploi et le commerce intérieur.
Par ailleurs, le commerce international qui s’impose pour le
développement du pays a également besoin d’une structure étatique
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capable de réguler tous les flux en protégeant tout ce qu’il faut protéger.
Et cette structure est bel et bien l’administration douanière.
Par le fait que la douane peut taxer les marchandises importées ou
exportées, peut interdire l’entrée des marchandises prohibées et doit
impérativement vérifier si les lois et règlements divers applicables à ces
marchandises sont respectés, elle participe à la sécurisation du territoire
ainsi que des citoyens consommateurs.
4. Définitions de quelques concepts
La technique
Selon le petit Larousse illustré1, la technique est un ensemble des
procédés et des méthodes d’un métier, d’une industrie. La technique est
aussi définie comme étant un ensemble des applications de la science
dans le domaine de la production.
La technique douanière et accienne
La technique douanière est l'ensemble des connaissances et des pratiques
nécessaires pour comprendre et appliquer les règles de la douane, en
particulier lors des échanges internationaux de marchandises. Elle englobe
donc la classification des marchandises, le calcul des droits de douane et
d’accises, les différentes procédures de dédouanement, ainsi que les
régimes douaniers applicables.
Elle vise à faciliter les échanges commerciaux tout en respectant les lois et
règlements en vigueur dans un pays quant aux importations, aux exportations et
aux accises.
La procédure douanière
Elle désigne le traitement appliqué par l’administration douanière d’une
partie aux marchandises qui sont soumises à la législation douanière de
cette dernière. La procédure de dédouanement consiste donc à attribuer
aux marchandises le régime.
La règlementation douanière
Elle désigne l’ensemble des dispositions législatives et administratives
relatives à l’importation, à l’exportation, à la circulation ou au stockage
des marchandises spécifiquement confiées à l’administration.
Les règles d’origine
1
Le Petit Larousse Illustré, 2007, p.995
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Ce sont des critères permettant de déterminer le pays d’origine d’un
produit. Elles sont importantes du fait que les droits et restrictions
applicables dépendent dans bien des cas de la provenance des produits
importés.
Les règles d'origine sont par ailleurs utilisées:
- aux fins de l'application de mesures ou d'instruments de politique
commerciale tels que les droits antidumping et les mesures de
sauvegarde;
- aux fins de déterminer si les produits importés doivent bénéficier du
traitement de la nation la plus favorisée (NPF) ou d'un traitement
préférentiel;
- à des fins statistiques;
- aux fins de l'application de prescriptions d'étiquetage et de marquage; et
- aux fins des marchés publics.
Les règles d'origine peuvent être classées en règles d'origine non préférentielles et
règles d'origine préférentielles. Les règles d'origine non préférentielles sont celles
principalement conçues pour garantir le traitement le plus favorisé (NPF) au sein de
l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
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Chapitre I. ORGANISATION DE LA DIRECTION GENERALE DES
DOUANES ET ACCISES
I.1. Organisation
Au terme du décret n° 011/06 du 25 janvier 2011 portant institution du
cadre organique de la Direction Générale des Douanes et Accises, la
structure et les attributions des services de cette dernière sont fixées aux
annexes 1, 2, 3, 4 et 5 dudit décret.
La structure comprend :
- Une administration centrale ayant des directions et des services
centraux ainsi qu’une brigade de douane ;
- Des directions et inspections provinciales ainsi que des bureaux de
douane ;
- Des représentations de la douane à l’étranger.
L’administration centrale comprend les directions et services suivant :
Bureau de Coordination ;
Direction des Ressources Humaines ;
Direction de Réglementation et Facilitation ;
Direction de la Brigade et Lutte contre la fraude ;
Direction du Tarif et Règles d’origine ;
Direction de la Valeur ;
Direction des Huiles Minérales ;
Direction des Autres Produits d’Accises ;
Direction des Recettes du Trésor ;
Directions des Finances Internes ;
Direction des Equipements et Logistique ;
Direction des Statistiques, Documentation et Etudes Economiques ;
Direction des Affaires Juridiques et Contentieuses ;
Direction des Systèmes et Technologies d’information ;
Direction de l’Audit Interne et
Direction de Réformes et Modernisation.
Les subdivisions de la Direction Générale des Douanes et Accises à travers
le pays sont au nombre de 15. Il ya donc les dix anciennes provinces, deux
Provinces douanières dans la capitale Kinshasa notamment Kin aéro et Kin
ville et les provinces démembrées. Les provinces douanières du pays
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portent les noms de provinces politiques ou administratives ou encore
territoriales.
I.2. Textes légaux et réglementaires importants
Pour exercer les missions de l’administration douanière, les Cadres et
Agents de la DGDA utilisent principalement les textes légaux et
réglementaires suivants :
- Le Code des Douanes,
- Le des Accises,
- Le tarif des Droits et Taxes à l’import-export,
- Le Système harmonisé,
- Les Ordonnances-Lois, Décrets, Arrêtés ministériels,
- Les Décisions,
- Les protocoles,
- Etc.
I.3. Les opérations douanières
Lorsque vous amenez une marchandise sur le territoire de la République
Démocratique du Congo, il y a tout d’abord quelques opérations
préalables au dédouanement à accomplir auprès de la douane congolaise.
Ces opérations se rapportent à la conduite en douane, à la prise en charge
et au placement éventuel de la marchandise en dépôt temporaire.
En pratique, dans un port, le simple fait que la marchandise arrive dans
l’enceinte portuaire revient à dire qu’elle se trouve dans l’enceinte du
bureau. Il en va de même dans les aéroports et dans les gares. La
présence physique dans l’enceinte du bureau concerne essentiellement le
vecteur routier puisque la marchandise devra se trouver sur le parking du
bureau.
Les opérations douanières sont généralement au nombre de trois. Il s’agit
de la conduite en douane, la prise en charge et le dédouanement. Il peut y
avoir de sous opérations comme le dépôt de douane, la vérification,
l’acceptation, le contrôle a posteriori, etc.
La conduite en douane consiste à acheminer les marchandises
importées, réimportées destinées à être exportées ou réimportées vers un
bureau de douane compétent pour être soumises au contrôle douanier.
Elle se fait en vertu des textes légaux et réglementaires et toute
marchandise faisant l’objet d’un échange avec les pays tiers doit être
conduite en douane pour se voir attribuer un régime douanier. C’est-à-
dire que cette formalité de conduite en douane s’impose au transporteur
de toute marchandise en trafic international qui entre sur le territoire de la
République Démocratique du Congo, quel que soit le mode de transport
utilisé : maritime, terrestre ou aérien.
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Lors de la conduite en douane, l’importateur ou l’exportateur ainsi que la
marchandise concernée doivent être identifiés par le service douanier
compétent.
A l’importation, la conduite en douane consiste pour le transporteur à
acheminer la marchandise importée vers le bureau de douane le plus
proche de la frontière congolaise, en empruntant la voie légale.
En effet, toutes les marchandises transportées doivent être inscrites sur le
Manifeste du moyen de transport. Dès l’arrivée au bureau des douanes, le
transporteur (capitaine du navire, conducteur du véhicule, commandant
d’aéronef, etc.) doit déposer (manuellement ou électroniquement) à la
douane la déclaration de chargement (manifeste) dûment signé avec, en
annexe, les titres de transport des marchandises transportées. Le non-
respect de cette obligation constitue une importation en contrebande
(donc irrégulière).
La prise en charge consiste à l’enregistrement de la marchandise
concernée par le service douanier compétent. L’enregistrement concerne
beaucoup d’éléments, notamment l’espèce tarifaire, l’origine et/ou la
provenance, le poids, le volume, le nombre, l’unité statistique, etc.
Dès que le moyen de transport entre sur le territoire de la République
Démocratique du Congo, le transporteur a l’obligation de remettre à la
douane le manifeste (déclaration de chargement) et de lui présenter les
marchandises transportées.
Une fois la marchandise importée est placée sous sujétion douanière (sous
contrôle de la douane) et que la déclaration de chargement est déposée
par le transporteur et enregistrée par le bureau de douane, il y a prise en
charge de la marchandise.
La marchandise sera également prise en charge physiquement dans
l’enceinte du bureau de douane qui l’a accueillie. Une telle marchandise
peut, dès lors, être déclarée.
Les marchandises présentées au bureau de douane sans qu’elles ne soient
reprises sur une déclaration de chargement doivent également être
présentées à la douane. Elles seront également prises en charge.
La déclaration de chargement est l’un des éléments des formalités
douanières qui permettront d’établir la déclaration en douane.
La déclaration de chargement à déposer à la douane est tributaire du
mode de transport des marchandises utilisé : transport maritime, transport
aérien ou transport terrestre.
Dépôt Temporaire
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En République Démocratique du Congo, les Magasins et Aires de
dédouanement (MAD) sont destinés à recevoir, après leur prise en charge,
les marchandises importées (ou à exporter) en attendant la souscription
de la déclaration.
En effet, une marchandise prise en charge par la douane doit faire l’objet
d’une déclaration douanière, dans un délai de 3 jours francs (non compris
les dimanches et jours fériés), lui assignant un régime douanier.
Cependant, afin de répondre aux besoins des opérateurs (attente des
documents nécessaires au dédouanement, transactions commerciales en
cours, etc.) ou en attendant la souscription de la déclaration en douane,
ladite marchandise peut être constituée en dépôt temporaire en Magasin
ou Aire de dédouanement.
D’une manière générale, l’admission des marchandises dans les MAD est
subordonnée au dépôt, au bureau de douane, d’une déclaration sommaire
de mise en dépôt temporaire par l’une des personnes ci-après :
Le transeporteur ou son représentant ;
Le propriétaire, le destinataire ou l’expéditeur des marchandises ;
L’exploitant du Magasin ou Aire de dédouanement.
Sur le plan pratique, toutes les marchandises peuvent être placées en
MAD à l’exclusion :
Des marchandises prohibées à titre absolu à l’entrée du territoire
douanier ;
Des marchandises extraites d’entrepôt, celles-ci devant à leur sortie
d’entrepôt recevoir un régime douanier effectif ;
Des marchandises susceptibles de constituer un danger pour les
personnes ou les autres marchandises.
La durée du séjour des marchandises en MAD est limitée à :
15 jours à compter de la date de dépôt de la déclaration sommaire de
mise en dépôt temporaire pour les marchandises qui arrivent par voie
maritime, fluviale ou lacustre ; et
5 jours à compter de la date de dépôt de la déclaration sommaire de mise
en dépôt temporaire pour les marchandises acheminées par voies
aérienne et terrestre.
Toutefois, lorsque les circonstances le justifient, le bureau de douane peut
fixer un délai plus court ou autoriser des prolongations des délais visés ci-
dessus. En pratique, l’autorisation de la prolongation n’est possible que si
une demande de l’exploitant ou de son représentant, est présentée au
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plus tard la veille du jour d’expiration de la durée maximale de séjour
autorisée.
A l’expiration du délai légal de séjour en dépôt temporaire, la marchandise
qui n’a pas fait l’objet du dédouanement sera constituée en dépôt d’office.
La marchandise en dépôt d’office non enlevée dans un délai maximum de
deux mois est susceptible de faire l’objet d’une vente aux enchères
publiques.
I.4. Les différents modes de transport des marchandises
Transport maritime : le manifeste de cargaison maritime
Le manifeste de cargaison maritime (ou cargo manifeste) est un document
de transport maritime qui reprend les informations présentes dans les
connaissements maritimes ou le bill of lading.
Le cargo manifeste renferme donc les éléments constitutifs de la
déclaration de chargement par voie maritime. En effet, toutes les
marchandises arrivant par mer, destinées ou non à être déchargées,
doivent être inscrites sur la déclaration de chargement du navire dans
lequel doivent être repris :
Les détails des marchandises (poids, nombre d’articles, marques et
numéro) ; et
Les informations du moyen de transport (nom du navire, nationalité du
navire, le nom du capitaine, port de chargement, les numéros des
conteneurs, les marques et numéros des colis, le nombre et nature des
colis, la description des marchandises, le poids brut, les numéros de
connaissement, etc.).
En pratique, il faut distinguer le manifeste de cargaison maritime qui sert
de déclaration de chargement (déclaration sommaire), et le
connaissement maritime qui est le contrat de transport, également appelé
Bill of Lading (B/L).
Transport aérien : le manifeste de cargaison aérien
Le manifeste de cargaison aérien (appelé couramment Air cargo
manifeste) est un document de transport qui reprend les informations
présentes dans les lettres de transport aérien (LTA).
L’Air cargo manifeste constitue donc la déclaration de chargement pour
les marchandises transportées par voie aérienne.
Le commandant de l’aéronef (capitaine de bord) signe le manifeste de
cargaison dans lequel sont repris les détails de la marchandise
(propriétaire de la marchandise, poids, nombre d’articles, marques et
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numéro) et du moyen de transport (aéroport de chargement et de
déchargement).
En pratique, on distingue le manifeste de cargaison aérienne qui sert de
déclaration sommaire (déclaration de chargement), et la lettre de
transport aérien – LTA (lettre de transport aérien) qui sert de contrat de
transport et qui est également appelé Air Way Bill – AWB en anglais.
Transport terrestre
Dès son arrivée au bureau de douane, le conducteur du véhicule
transportant des marchandises doit remettre à la douane la déclaration de
chargement, avec en annexe, les documents commerciaux qui, suivant les
usages, accompagnent les marchandises, ainsi que, le cas échéant, les
documents douaniers délivrés par le bureau de douane du pays voisin
(article 97 du code des douanes).
Le conducteur signe la déclaration de chargement dans lequel sont repris
les détails de la marchandise (propriétaire de la marchandise, poids,
nombre d’articles, marques et numéro) et du moyen de transport
(aéroport de chargement et de déchargement).
Pour les marchandises transportées par voie ferrée, le document faisant
office de document de transport est la lettre de voiture internationale
(LVI).
I.5. Formalités de dédouanement proprement dites
Quant au dédouanement, il s’agit de l’opération de formalités douanières
d’importation ou d’exportation des marchandises. Les formalités peuvent
concerner également les produits de la fabrication locale ou les TIC.
Certains auteurs comme Arlette COMBES LEBOURG2, soutiennent que le
dédouanement consiste à conduire et présenter les marchandises dans un
bureau de douane, déposer une déclaration en détail accompagnée des
documents requis et acquitter les droits et taxes exigibles, uniquement
dans le cas de marchandises importées.
Déclaration en douane
Toutes les marchandises qui entrent ou qui sortent du territoire de la
République Démocratique du Congo doivent faire l’objet d’une déclaration
douanière leur assignant un régime douanier (Article 112 du code des
douanes).
L’exemption des droits et taxes sur une marchandise, à l’importation ou à
l’exportation, ne dispense pas de cette obligation de dépôt de déclaration.
La déclaration en douane est un acte juridique par lequel le déclarant :
Manifeste la volonté d’assigner un régime douanier à une marchandise
importée ou exportée ; et fournit toutes les indications nécessaires pour
2
Arlette COMBES LEBOURG, Les opérations douanières, Editions ESKA, Paris, 1996, p. 29.
21
permettre l’identification de la marchandise et l’application des mesures
dont le service des Douanes vérifie l’exécution.
En République Démocratique du Congo, la déclaration douanière doit être
faite en utilisant un procédé électronique, sauf dans des bureaux non
encore informatisés.
En effet, la déclaration des marchandises est un Document
Administratif Unique (DAU) dématérialisé permettant d’attribuer un
régime douanier à une marchandise. Celui-ci est la destination
douanière à attribuer à une marchandise (exemple : mise à la
consommation, admission temporaire, perfectionnement actif, transit,…).
Pour les colis de faible valeur commerciale importés, lorsque les conditions
déterminées par la douane sont remplies, on utilise les déclarations
simplifiées (déclaration simplifiée à l’importation.
Dépôt et enregistrement de la déclaration
Dans le cadre du dédouanement, l’opérateur économique doit déposer sa
déclaration auprès du bureau de douane détenteur de sa marchandise et
compétent pour l’opération douanière envisagée.
La déclaration douanière doit être déposée dans les trois jours francs (non
compris les dimanches et jours fériés) après l’arrivée des marchandises au
bureau de douane ou dans les lieux désignés par la douane.
Le dépôt de la déclaration de marchandises doit être effectué le jour
ouvrable et pendant les heures d’ouverture du bureau. Toutefois, à la
demande de l’intéressé et pour des raisons jugées valables par le bureau
de douane, la déclaration peut être déposée en dehors des jours ouvrables
et/ou des heures d’ouverture du bureau.
Le dépôt de la déclaration de marchandises en dehors des jours ouvrables
(lorsqu’il est autorisé par la douane) peut donner lieu au paiement d’une
redevance.
En ce qui concerne particulièrement les voyageurs, en règle générale, un
voyageur, petit commerçant ou non, a également l’obligation de déclarer
les marchandises qu’il transporte et qui ont été achetées dans un pays
tiers.
Par dérogation à cette règle, il est autorisé à s’affranchir de cette formalité
de déclaration si les marchandises importées n’ont pas un caractère
commercial et sont destinées à un usage personnel. La déclaration de
marchandises reconnue recevable est immédiatement enregistrée.
En République Démocratique du Congo, un opérateur économique qui
veut souscrire une déclaration douanière doit, au préalable, obtenir un
Numéro d’Identification Fiscal (NIF) auprès des services de la Direction
Générale des Impôts.
22
Dans certaines conditions, la déclaration de marchandise peut être
déposée avant l’arrivée de marchandises dans les installations douanières
au bureau ou dans les lieux désignés par la douane.
Toute fausse déclaration en douane ou absence de déclaration entraîne
l’ouverture d’un contentieux douanier à l’égard du contrevenant.
Personnes habilitées à souscrire la déclaration
La déclaration de marchandises doit être faite par :
La personne ayant droit à disposer de la marchandise (propriétaire ou
destinataire de la marchandise), ou Un commissionnaire en douane agréé
(personne morale).
En République Démocratique du Congo, le commissionnaire en douane est
un opérateur du commerce extérieur (personne morale) habilité ou agréé
à déposer auprès des autorités douanières des déclarations des
marchandises.
En pratique, il agit à travers ses représentants ou ses agents (personnes
physiques) appelés couramment déclarants et qui doivent également être
agrées par la douane. L’agrément d’un commissionnaire en douane est
accordé et, le cas échéant, retiré à titre temporaire ou définitif, par le
Directeur Général des Douanes.
Eléments déclaratifs
La déclaration de marchandises à faire à la douane doit contenir toutes les
indications nécessaires pour l’application de la législation douanière et
pour l’établissement des statistiques du commerce extérieur. Le déclarant
doit donc remplir correctement toutes les cases de la déclaration.
En pratique, pour déterminer le traitement douanier à réserver aux
marchandises – c’est-à- dire les droits et taxes à payer et les mesures de
politique douanière applicables auxdites marchandises, le déclarant doit,
outre le régime douanier à assigner, fournir toutes les informations sur sa
marchandise, notamment sur l’espèce tarifaire, la valeur en douane,
l’origine et la provenance de la marchandise.
Espèce tarifaire (dénomination de la marchandise)
23
Lors de l’établissement de la déclaration en douane, le déclarant doit
indiquer la désignation tarifaire de la marchandise ou l’espèce tarifaire
correspondante.
En effet, l’espèce tarifaire d’une marchandise est la dénomination qui lui
attribuée, selon les règles en vigueur, dans le Tarif douanier de la
République Démocratique du Congo.
La République Démocratique du Congo dispose, à ce jour, d’un Tarif
douanier aligné sur le Système Harmonisé 2022. Ce Tarif a deux volets, à
savoir :
Le Tarif des droits et taxes à l’importation ; et
Le Tarif des droits et taxes à l’exportation.
La Nomenclature de ces tarifs des droits et taxes à l’importation et à
l’exportation est basée sur le Système Harmonisée (SH) de l’Organisation
Mondiale des Douanes (OMD). Elle est à huit (8) chiffres.
Le classement de la marchandise dans le Tarif douanier est fondamental,
car c’est sur lui que repose la détermination des taux de droits de douane
applicables à la marchandise à l’entrée ou à la sortie du pays, mais aussi
les éventuelles mesures de politique commerciale ou douanière du pays.
Si un opérateur économique cherche à connaître le code tarifaire de la
marchandise qu’il souhaite importer ou exporter, il peut solliciter auprès
de la douane congolaise un Renseignement Tarifaire Contraignant (RTC)
devant lui indiquer le classement tarifaire idoine de sa marchandise.
24
Origine et Provenance de la marchandise
Lors de l’établissement de la déclaration douanière le déclarant doit
également indiquer l’origine et la provenance de la marchandise.
L’origine d’une marchandise est un pays ou un groupe de pays dans
laquelle elle a été produite ou fabriquée. C’est la nationalité économique
de ladite marchandise.
En République Démocratique du Congo, les éléments relatifs à l’origine
des marchandises importées ou à exporter sont définis aux articles 55 à
59 du code des douanes.
Un opérateur économique qui a des difficultés pour déterminer l’origine
d’une marchandise qu’il envisage importer ou exporter peut solliciter le
Renseignement Contraignant sur l’Origine (RCO) à la douane.
La notion de provenance d’une marchandise est à distinguer de la notion
d’origine. En effet la provenance renvoie au dernier pays à partir duquel
les marchandises ont été expédiées à destination de la République
Démocratique du Congo.
Examen de la déclaration de marchandises
Dès que la déclaration est enregistrée, le bureau de douane peut
procéder, suivant le résultat de la sélectivité automatique, au contrôle
documentaire (portant sur la déclaration et les pièces jointes) et/ou à la
visite (vérification physique) de toute ou d’une partie de la marchandise
déclarée.
En effet, une fois la déclaration est enregistrée, le système de
dédouanement informatisé de la douane (SYDONIA) procédera à une
sélection automatique (sélectivité) suivant les profiles ou critères des
risques qui y sont préenregistrés.
Ainsi, suivant le degré de risque relevé, le système orientera la
déclaration dans un des quatre circuits ci-après:
Le circuit vert : pas de risque, aucun contrôle n’est requis. La déclaration
fera l’objet directement de la liquidation ;
Le circuit bleu : risque faible, la marchandise doit être libérée pour être
soumise à un contrôle différé ;
Le circuit jaune : le contrôle documentaire est requis dans l’immédiat. Si
aucune irrégularité n’est relevée à l’issue de ce contrôle, la déclaration
sera orientée au circuit vert ;
25
Le circuit rouge : risque élevé, la vérification documentaire et la visite de
la marchandise est obligatoire. A l’issue du contrôle, si aucune irrégularité
n’a été constatée, la déclaration sera rédigée au circuit vert.
La vérification de la marchandise s’effectue dans le bureau de douane ou
dans tout lieu où la marchandise a été placée sur autorisation de la
douane, en présence du déclarant.
Mais lorsque le déclarant ne se présente pas, le bureau de douane peut
requérir la présence d’un représentant du concessionnaire des
installations ou du transporteur des marchandises.
Lors de ce contrôle, le vérificateur de la douane peut exiger au déclarant
de lui présenter d’autres documents (le contrat de vente s’il existe, la
facture originale, etc.) en vue de s’assurer de l’exactitude des
énonciations de la déclaration de la marchandise. Il peut aussi prélever
des échantillons en vue de leur analyse ou d’un contrôle approfondi.
Au terme de l’examen de la déclaration et/ou de la visite (vérification
physique), le vérificateur remplira le « certificat de visite » dans le
SYDONIA avec mention de la date, de l’heure et du lieu de la vérification.
Dans certains cas, la déclaration de la marchandise pourra aussi faire
l’objet d’un contrôle a posteriori (contrôle ex post) bien après l’enlèvement
de la marchandise des installations douanières. En République
Démocratique du Congo, le contrôle a posteriori de déclaration de
marchandises est fait dans les trois ans à compter de la déclaration de
marchandises.
Liquidation et paiement des droits et taxes
La liquidation est le calcul du montant des droits et taxes exigibles. En
principe, la liquidation des droits et taxes est effectuée d’après les
résultats de l’examen de la déclaration et de la visite éventuelle de la
marchandise.
Le Tarif des droits et taxes applicable est celui en vigueur à la date
d’enregistrement de marchandises. Le receveur communique
immédiatement au déclarant le montant des droits et taxes liquidés à
travers le bulletin de liquidation.
Après émission du bulletin de liquidation, le déclarant peut, dès lors,
procéder à l’acquittement des droits et taxes ainsi calculés dans le compte
du receveur auprès d’une banque agréée. Le préposé de la banque
délivrera automatiquement une quittance électronique SYDONIA comme
preuve de paiement.
La législation douanière congolaise prévoit aussi la possibilité pour le
déclarant de déposer une caution ou garantie au titre de crédit
d’enlèvement, renouvelable chaque année, couvrant :
26
Le paiement des droits et taxes exigibles ; et
Le paiement des pénalités éventuelles.
Main levée des marchandises
A l’issue du processus de dédouanement, le receveur de douanes délivre
au déclarant le Bon à enlever de la marchandise. Celui-ci est un acte par
lequel l’administration des douanes autorise l’enlèvement des
marchandises placées sous sa surveillance, aux fins prévues par le régime
douanier sous lequel elles sont placées.
La mainlevée des marchandises signifie que les services des douanes
autorisent à ce que les marchandises importées puissent quitter les
installations douanières. La douane accorde ainsi aux marchandises le
bénéfice du régime douanier sollicité.
I.6. Les différents régimes douaniers en RDC
Les régimes douaniers sont l’ensemble des règles qui régissent les
différents statuts que peuvent avoir les marchandises déclarées en
douane. Un régime douanier confère donc un statut juridique à une
marchandise à l’issue de son dédouanement.
Au regard de la loi douanière, les marchandises peuvent à tout moment,
aux conditions fixées, recevoir toute destination douanière quelles que
soient leur nature, leur quantité, leur origine, leur provenance ou leur
destination. Conformément à l’article 112 du Code des douanes, toutes
les marchandises importées ou exportées doivent faire l’objet d’une
déclaration de marchandises leur assignant un régime douanier.
Cette destination peut être temporaire ou définitive. Dans ce cas, les
régimes sont dits suspensifs ou définitifs.
Ainsi, la catégorisation des régimes douaniers prévus dans le Code des
douanes de la République Démocratique du Congo est la suivante :
Les régimes définitifs
Le régime de mise à la consommation
Le régime de l’exportation définitive.
Les régimes suspensifs ou économiques
Un régime douanier économique permet d’importer des marchandises
étrangères (c’est-à-dire en provenance d’un pays tiers) en suspension
partielle ou totale des droits et taxes dus.
27
Le régime de l’entrepôt de douane ;
Le régime de l’admission temporaire ;
Le régime de perfectionnement actif ;
Le régime de perfectionnement passif ;
Le régime de transformation de marchandises destinées à la
consommation ;
Le transit ;
Le régime de réimportation en l’état ;
Le régime du transbordement ;
Le régime du transport par cabotage
Ces régimes économiques ont un objectif commun : favoriser le
développement des activités des opérateurs économiques nationaux en
leur donnant les meilleures capacités concurrentielles sur le marché
international.
Ces régimes sont accordés sur demande de l’intéressé. Une autorisation
est délivrée par l’administration des douanes congolaise tout en fixant les
conditions d’utilisation du régime et sa durée.
Il convient de noter que pour certains régimes économiques, des mesures
sont prises pour sauvegarder l’intérêt du trésor public, notamment la
Douane peut exiger la caution pour garantir les droits et taxes suspendus.
Le régime de mise la Consommation
La mise à la consommation est le régime douanier qui permet aux
marchandises importées d’être mises en libre circulation dans le territoire
douanier de la République Démocratique du Congo après paiement des
droits et taxes à l’importation éventuellement exigibles et
accomplissement de toutes les formalités douanières nécessaires.
Le régime d’exportation à titre définitif
L’exportation à titre définitif est le régime douanier applicable aux
marchandises en libre circulation qui quittent le territoire douanier et qui
sont destinées à demeurer définitivement en dehors de celui-ci.
Le régime de l’exportation suppose l’application de toutes les formalités
douanières de sortie, y compris, lorsqu’il y a lieu, l’application des
exigences des législations connexes (CITES, etc.)
Tous ces différents régimes présentent aux opérateurs économiques les
avantages suivants :
28
L’adaptation du régime aux besoins et capacités de l’entreprise ;
La suspension totale ou partielle des droits et taxes de douane et,
L’application différée des droits et taxes jusqu’au jour de la mise à la
consommation.
I.7. Les Différentes législations
La Législation douanière
La législation douanière est un ensemble des prescriptions législatives et
réglementaires concernant l’importation, l’exportation, l’acheminement ou
le stockage des marchandises que la douane est expressément chargée
d’appliquer et des réglementations éventuellement arrêtées par la douane
en vertu des pouvoirs qui lui ont été attribuées par la loi.
Elle comprend des dispositions sur :
Les attributions, prérogatives et responsabilités des administrations des
douanes, ainsi que les droits et obligations des usagers ;
Les divers régimes douaniers ainsi que les conditions et formalités
relatives à leur application ;
Les éléments en rapport avec l’application des droits et taxes à
l’importation ou à l’exportation ;
La nature et les conséquences juridiques des infractions douanières ;
Les diverses voies de recours.
La Législation des accises
3
Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, la législation des
accises a connu une évolution assez remarquable caractérisée par des
modifications consécutives et répétées de différents textes législatifs et
réglementaires édictés en la matière.
Ces modifications ont été motivées par plusieurs facteurs notamment :
3
Honoré MAZWAN KELUNGA, Législation des accises en République Démocratique du Congo : Etat des lieux et
principales innovations, Kongo Editions, 2022, p. 13.
29
La nécessité d’adapter la législation en vigueur aux dispositions
constitutionnelles ;
La prise en compte de l’évolution politique, sociale et économique du
pays ;
Les impératifs budgétaires, à savoir, le souci d’optimiser le rendement des
droits d’accises afin de doter le gouvernement des ressources nécessaires
pour le financement de son programme économique ;
La nécessité de corriger les incohérences et erreurs matérielles contenues
dans la législation ;
La nécessité d’actualiser la législation des accises pour répondre aux
impératifs liés au progrès technologique et aux préoccupations sanitaires
et environnementales, impliquant la taxation de certains produits en vue
de protéger les consommateurs et l’environnement ;
La nécessité de redéfinir certains éléments fondamentaux de l’impôt
accisien tel que le fait générateur, le moment de l’exigibilité des droits et
les modalités de paiement ;
La promotion de l’activité économique et l’accroissement de la
compétitivité de la production locale ;
La simplification des procédures et la réduction de leur cout, notamment
par la généralisation de la dématérialisation ;
La prévention de la fraude, notamment par la facilitation.
L’ordonnance-Loi n° 18/002 du 13 mars 2018 portant Code des accises en
République Démocratique du Congo précise en son article 3 que des
marchandises fabriquées en République Démocratique du Congo ou
importées ainsi que des services fournis sur le territoire national sont
assujettis aux droits d’accises.
Il y a actuellement 76 produits soumis aux droits d’accise en République
Démocratique du Congo.
Le fait générateur d’imposition aux droits d’accises est :
30
La cession sur le territoire de la République des marchandises désignées à
l’article 3 du Code des accises ;
La fourniture sur le territoire de la République des services désignés à
l’article du Code des accises ;
La mise à la consommation, conformément au Code des douanes national,
des marchandises importées désignées à l’article 3 du présent Code.
Concrètement c’est au moment de l’enregistrement de la déclaration de
marchandise concernée (cfr article 301 du Code des douanes).
Au sens du Code des accises, on entend par cession des marchandises, le
transfert de propriété, à titre onéreux ou non, quel que soit le moment du
paiement ou de la livraison.
En République Démocratique du Congo, les bases d’imposition aux droits
d’accises sont :
Le prix de vente hors taxe pour les marchandises cédées ou les services
fournis;
La valeur en douane (valeur CAF) majorée des droits de douane pour les
marchandises importées (hormis produits pétroliers);
Le prix moyen frontière fiscal pour les produits pétroliers. Celui-ci est le
prix moyen frontière affecté d’un coefficient d’alignement. Il est fixé par
Arrêté conjoint des Ministres de l’Economie et des Finances.
Les Législations connexes
Point n’est besoin de rappeler ici que la législation connexe fait corps avec
la législation Douanière par le fait que ces deux textes ont un support
commun c’est les marchandises qui franchissent les frontières de la
République Démocratique du Congo à l’importation comme à
l’exportation.
En Douane, une législation est dite connexe lorsqu’elle est non
seulement liée étroitement à la législation douanière en vigueur
(Ordonnance Loi n° 10/002 portant Code des Douanes et ses mesures
d’application) mais elle est appliquée par la Douane de façon
concomitante avec cette dernière en exigeant en plus des documents
habituels utilisés lors d’une importation.
Il s’agit également de la présentation d’autres autorisations, attestations
ou documents délivrés sur base des textes spécifiques réglementaires,
31
proposés par les services compétents qui chargent la Douane du contrôle
de tous ces documents.
Le recueil de textes réglementaires issus de différents services forme un
ensemble des lois spécifiques qui demeurent étroitement liées à la
législation Douanière et que l’on désigne sous le nom de « législations
connexes ».
Il s’agit de l’ensemble des législations particulières appliquées aux
marchandises en dehors de la législation douanière qui sont désignées
sous le nom de « législations connexes ».
Ces législations sont ainsi connexes du fait qu’elles sont étroitement liées
à la législation Douanière. A l’instar de la législation Douanière, ces
dernières s’intéressent aux mouvements des marchandises en trafic
international. Elles sont appliquées par la Douane à l’occasion de
l’accomplissement des formalités Douanières.
Le caractère connexe de ces législations découle ainsi des deux éléments
fondamentaux à savoir:
Ces législations s’intéressent aux mouvements des marchandises faisant
l’objet du commerce international ;
Elles sont appliquées par l’administration douanière lors de
l’accomplissement des formalités douanières.
En définitive, les législations connexes sont définies comme étant un
ensemble des textes juridiques poursuivant diverses finalités, lesquels
textes sont confiés à l’administration des Douanes et accises pour exercer
un certain nombre des contrôles sur les marchandises dans un domaine
bien défini par le législateur pour le compte des autres services de l’Etat à
l’occasion de leurs franchissement des frontières.
Selon André MONGA NUMBI, le terme « législations connexes» désigne
l’ensemble des dispositions légales et réglementaires des autres services
de l’Etat que l’administration douanière fait respecter lors de
l’accomplissement des opérations douanières compte tenu de sa présence
permanente aux frontières.
32
Un service connexe : c’est tout service de l’Etat Congolais qui partage le
même support de travail avec la Direction Générale des Douanes et
Accises à l’occurrence la marchandise qui franchit la frontière nationale.
Il sied de signaler que par rapport à cette définition que ce service ait
confié son texte à la Douane ou non, il demeure comme tel un service
connexe.
Nous pouvons citer quelques cas des services connexes à la Douane mais
dont les textes n’ont jamais été confiés à la Douane pour son application :
SCTP ex ONATRA, OCC, etc. Toutes fois si ces services décident
aujourd’hui de confier leurs textes à la Douane pour les appliquer à leurs
places, ces textes feront d’office partie de l’ensemble des législations
connexes que la Douane applique.
Il est important de souligner que depuis la création du guichet unique,
toutes les taxes connexes légales doivent être perçues par la Direction
Générale des Douanes et Accises. En principe l’Office Congolais de
Contrôle ne devrait plus percevoir dans ses propres bureaux.
Une perception connexe : toutes perceptions faites soit par un service
connexe à l’instar de l’Office Congolais de Contrôle par exemple, soit par
la Douane pour le compte d’un service connexe Fonds de Promotion de
l’Industrie par exemple. La procédure de la perception lorsqu’elle est faite
par la Direction Générale des Douanes et Accises sera développé dans
l’étude des quelques protocoles d’accords signés entre Direction Générale
des Douanes et Accises et les services connexes.
Quelques protocoles signés entre la DGDA et d’autres Services
Un protocole d’accord est un arrangement ou une convention qui lie deux
ou plusieurs personnes.
Il y a d’abord l’exposé de motif : Ce que vous voulez faire dans le
protocole, présenter d’abord les deux services et dire ces services sont
représentés par qui, car ce sont les deux représentants qui engagent le
service. Ensuite, répartir les tâches en donnant les textes et les deux
parties doivent se mettre d’accord sur ce qu’on fera.
33
Ex : Si le FPI signe un protocole d’accord, il donnera ses textes à la
Direction Générale des Douanes et Accises afin que cette dernière puisse
agir en son nom et pour son compte.
L’objet et les différents textes qui lient les deux services doivent faire
l’exposé de motif.
Chaque partie a ses responsabilités et dans le cadre de notre exemples, ils
doivent signifier ce que la douane fera et ce qu’elle bénéficiera.
La Direction Générale des Douanes et Accises compte à ce jour plus de 26
textes qu’elle signait dans le cadre de la législation connexe. Les annexes
du protocole font partie intégrante du protocole.
Deux missions de la Direction Générale des Douanes et Accises vis-à-vis
des services connexes :
- Percevoir les droits et taxes,
- Contrôler les documents requis à l’importation ou à l’exportation.
L’autorisation et le droit d’assurer ces deux missions sont conférés à la
Direction Générale des Douanes et Accises par les articles 351, 352 et
353 de l’Ordonnance n° 020 portant code des Douanes.
L’exposé de motif, présentation des services et champ d’application sont
trois éléments ou caractéristiques d’un protocole d’accord (parties).
En effet, les protocoles d’accord ci-après ont été signés:
1. Protocole entre la DGDA et le FPI.
2. Protocole avec la SCPT (Société Congolaise de Poste et
Télécommunication) signé le 23/04/2014
3. Protocole avec le FONER crée le 07/07/2005, protocole signé le
15/03/2012
4. Protocole avec la DGRAD, 20$ pour personne physique à l’importation,
50$ pour personne morale à l’importation, ce protocole était signé le
30/07/1999
5. Protocole avec la BCC signé le 05/04/2011
6. Protocole avec la SONAS signé le 24/11/2005
34
7. Protocole entre la DGDA et l’ANAPI
8. Protocole entre DGDA et l’OGEFREM (1992)
Protocole entre la DGDA et le FPI
1èrePartie : Présentation de deux parties
2ePartie : Exposé de motif qui comprend deux parties : les textes
juridiques qui créent les parties et les modalités déterminant ce que les
parties vont faire. Il est dit dans le protocole que la DGDA a droit à une
rétrocession de 3%. Le FPI donne une quittance (RQ) à la douane pour lui
permettre de percevoir pour son compte. Dans chaque protocole, il y a des
annexes, dans le cadre de FPI, il y en a trois annexes.
Remarques : 3e Partie : le Champ d’application : Les textes juridiques
créant le Fonds pour la Promotion de l’Industrie (FPI) fixent la taxe pour la
promotion de l’Industrie (TPI) à 2% du CIF+DD.
Cette taxe de la promotion de l’industrie a été créée par l’ordonnance-Loi
n° 089-031 du 07 août 1989. Elle concerne toute marchandise importée en
République Démocratique du Congo.
Ex : 1. Cif = 1.222.100 Fc
DDI (taux →10%)
DDI= 1.222.100 x 10% = 12.2210 Fc
FPI = 2% (Cif + DDI)
= 2% (1.222.100 + 12.2210 = 1344.310 Fc
FPI = 26.886 Fc, Rétrocession 3% = 806 Fc
Donc FPI = (Cif + DD) x 2%
Protocole d’accord avec la SCPT (Poste)
La convention de Kyoto révisée, le code de demande sont des textes qui
ont poussés les deux administrations à signer le protocole d’accord.
Ce que la poste doit faire dans le protocole :
35
La poste s’engage à mettre à la disposition de la douane des locaux pour
le contrôle des colis postaux
Les colis postaux a deux catégories :
Les Sacs ou colis verts (les courriers, lettres, marchandise sans valeur
commerciale)
Les Sacs rouges (marchandises qu’on doit taxée)
Les engagements de la poste
La poste s’engage à donner librement accès aux agents de douane dans
leurs installations (Art 48 code)
Pour que les douaniers puissent rechercher s’il y a des marchandises
litigieuses. Dans la salle de tri, le douanier est là pour chercher les
infractions mais il ne faut pas ouvrir des correspondances privées.
Remettre à la douane l’ensemble des documents d’accompagnement des
marchandises. Ce document s’appelle CN22 ou CN23, ce terme vient
d’Union Postale Universelle et est repris à la convention de kyoto Art 87-
102.
Le CN22 ou CN23 doit renseigner :
Le nom de l’expéditeur
Le nom de destinataire
Pays d’origine
Valeur de la marchandise et le nombre de colis
La quantité et poids
Dès lors qu’on dépose le CN22 ou CN23, le douanier au plus 8heures pour
se prononcer c’est-à-dire pour décider sur la prise en charge physique de
la marchandise Art 265.
Différence entre les colis postaux et envoie de la postaux, lettres.
Les envois de poste aux lettres sont des correspondances
36
Les Colis postaux sont tous les colis qu’on envoie par la voie de poste
Arrêté Ministériel Art 83.
A la fin de chaque mois, la poste doit déposer une déclaration
récapitulative pour l’apurement de toutes les opérations effectuées.
Percevoir les droits et taxes Art 266
C’est en vertu de cette disposition que la douane avait signé le protocole
d’accord avec la poste.
Remettre à la douane une déclaration globale Art 267
Remettre à la douane les relevés des envois postaux des marchandises
abandonnées.
Les engagements de la douane
Rassurer à la poste à respecter les engagements de la convention de
kyoto.
Limiter le contrôle au minimum nécessaire Art 15
Mettre à la disposition de la poste les instruments à temps réel pour le
travail (tarif, code des douanes….)
Les engagements de deux parties
Assurer la formation de leurs agents
Répondre les actes de leurs engagements
Arrangements d’un cadre de concertation
Le litige doit être régler à l’amiable
Les procédures de dédouanement des colis postaux
Les obligations des parties Art 48, 49, 264, 265, 266 et 267 du code des
douanes.
Les colis postaux doivent être dédouanés d’une façon simple. En
simplifiant, il faut s’assurer que vous êtes dans la légalité ou dans la
procédure.
37
L’import et l’export des marchandises dans les envois postaux sont
autorisés.
La douane désigne au service postal les marchandises qui doit faire l’objet
d’un contrôle.
La douane ne devrait pas exiger en règle générale des envois postaux
(carte postale et lettres, matériels pour les aveugles ….)
Les envois en transit ne font pas l’objet d’un contrôle douanier, il n’ya pas
des formalités douanières.
La douane prévoit les dispositions aussi simple et paisible pour le
dédouanement des envois postaux. Cependant, pour la rétrocession, le
problème n’est pas encore débattu.
Protocole d’accord entre la DGDA et le FONER
Ici on parle de redevance et non taxe
Par ailleurs, pour parler de l’impôt, on voit cinq caractéristiques :
L’impôt est perçu à titre définitif
L’impôt sert à financer les personnes publiques
L’impôt perçu sur une valeur pécuniaire
L’impôt est effectué par voie d’autorité
L’impôt est sans contre partie
Tandis que la taxe est liée à la prestation de service.
Le montant de la taxe n’est pas toujours proportionnel au service rendu
(c’est-à-dire) on paie la taxe même si on n’a pas bénéficié d’un service
quelconque.
La redevance par contre, il faut qu’il y est nécessairement un service
rendu, un usage préalable, pas de service, pas de redevance.
Matières imposables dans le protocole
Les carburants terrestres et lubrifiants importés mise en consommation
38
Les charges à l’essieu de véhicule importées plus de 3,5 tonnes.
Le droit de cage sur les véhicules immatriculés avec les plaques
étrangères.
Ces redevances sont constatées, liquidées, ordonnancées et perçus par la
douane ou même au moment que les taux de perceptions de droits et
taxes.
Pour les fabriquant : 0,25 $ / litre
Pour les carburants : 0,10$ / litre
Le taux à utiliser est le taux qui est dans la structure des prix posté par le
ministère de l’économie ayant les produits pétroliers dans ses attributions
et en monnaie locale.
Pour les véhicules : les véhicules ne peuvent payer qu’à partir de plus de 5
tonnes donc › 3,5 tonnes
2 essieux = 185 $ (10 roues)
3 essieux = 270 $ (semi-remorque et 2 essieux 3 tonnes = 340$
L’essieu est un ensemble de pièces supportant les roues d’un véhicule à
ses extrémités disposées transversalement sous le véhicule.
Les droits de péages : Pour la 1ère mise en circulation, le véhicule importé
ne paie pas le péage. Ainsi, Véhicule légers 20$, Camion 100$ et
Remorque 200$
Les exonérations de la redevance du FONER doivent être exprimées par le
FONER lui-même. Les fonds recouvrés par la douane sont directement
versés à la Banque et les preuves de paiement sont présentées à la
douane. Pour les bureaux de douane qui ne sont pas informatisés, la
redevance du FONER est perçue par le receveur de la douane. Il faut
souligner que le véhicule qui paie le péage doit être immatriculé étranger.
39
En cas de contentieux, la douane bénéficie de 20% des amandes si le
protocole a perçu des règlements, s’il y en a pas, on fait recours à la
législation douanière, 1% de la rétrocession
Les engagements de la douane
Elle doit garantir la perception effectuée de la redevance FONER
Elle doit présenter chaque jour les relevés, rapport journalier de
perception au plus tard 48 heures au préposé du FONER.
Fournir mensuellement les données statistiques des véhicules dont le
poids 3,5 tonnes ou plus pour lesquels une redevance FONER a été perçu.
Fournir mensuellement les données statistiques des véhicules
immatriculés étrangers
Fournir à la fin de chaque mois les relevés des encaissements pour le
compte de FONER.
Les engagements du FONER
Mettre à la disposition de la douane les documents pour la perception
(note de perception)
Communiquer à la DGDA le nom préposé
Payer la rétribution mensuelle à la douane suivant le terme de protocole
qui est d’1%.
Payer le jeton de présence pour le comité de suivi (FONER-DGDA)
Les engagements communs
Echange des informations entre les deux parties
Tenir mensuellement des réunions aux administrations centrales pour la
gestion des comptes.
Au niveau des provinces, c’est chaque mois et au niveau central ou
national, c’est après trois mois.
40
Les missions doivent être organisées d’une manière mixte.
Autres dispositions
Le protocole d’accord et les annexes font partie du protocole (les
règlements d’ordre intérieurs)
Il y a un comité de suivi d’évaluation du protocole composé de 14
membres répartis en 7 pour la DGDA et 7 pour le FONER. Le
fonctionnement de ce comité est dicté par le règlement d’ordre intérieur.
On n’est plus membre lorsqu’on perd la qualité.
Le premier niveau du comité est appelé plénière qui a 14 membres et le
deuxième s’appelle Bureau qui 4 membres.
Quand le protocole est signé, le DG doit prendre une instruction pour
accompagner et mettre en œuvre le protocole.
Les produits pétroliers bénéficient de paiement décadaire lorsqu’ils sont
importés en droiture (c’est-à-dire) dont leurs entreposages sont contrôlés
par la douane notamment par le biais de SEP CONGO est une agence en
douane ayant obtenu le privilège de déclarer les produits pétroliers. On
dépose la déclaration et le paiement se fait après dix jours. Mais les
produits douaniers ne peuvent pas bénéficier de paiement décadaire.
Protocole d’accord entre la DGDA et LA DGRAD
Le protocole entre la DGDA alors OFIDA et la DGRAD a été Signé le 30 juin
1999. Dans ce protocole, il a été convenu la perception des recettes non
fiscales, c’est-à-dire toute importation qui comprend la souscription d’une
licence, les frais pour cette souscription restent à l’administration car ce
sont des frais administratifs. La non souscription conduit aux pénalités qui
sont payées à la DGRAD.
Au départ lorsqu’une personne physique importait une marchandise elle
payait 30$ et la personne morale payait 50$.
Le non-paiement ou souscription de l’autorisation conduit au non
enregistrement de la déclaration de l’importateur concerné.
41
Le comité de suivi est constitué par les agents de la DGDA et de la
DGRAD. Ils doivent suivre en effet les taxes suivantes:
Taxe sur la licence d’importation valable et exigible pour plusieurs
opérations.
Taxe sur les produits pharmaceutiques
Taxe d’insectisation, érotisation de navire ou aéronefs, désinsectisation.
Taxe sur la redevance d’un certificat sanitaire
Taxe sur exportation des produits pharmaceutiques et phytosanitaire
Taxe sur la redevance de l’importation des matériels et équipements de
télécommunication délivrée par l’ANR.
Taxe pour l’obtention de no NIF à l’importation et l’exportation délivrée par
la DGI
Taxe sur la licence d’importation
La taxe pour exportation des mitrailles est de mille (1000$) pour les
personnes physiques et mille cinq cent (1500$) pour les personnes
morales. Cette taxe est payée annuellement.
Pour l’importation des friperies, il faut avoir l’autorisation de fumigation,
s’il n’y a pas de certificat, la pénalité sera de 0,025$/kg perçu par la DGDA
pour le compte de la DGRAD.
La finalité de tous ces protocoles est qu’ils sont appliqués sur base des
instructions du Directeur Général de la Direction Général des
Douanes et Accises.
Pour les matériels de télécommunication, il faut l’autorisation de l’Agence
Nationale des Renseignements. A l’importation on paie 3% de la valeur
CIF.
Pour l’obtention de no NIF à l’import et export (DGI), la taxe annuelle à
payer pour personne physique est de 125$ et de 250$ pour la personne
morale.
42
Pour les aéronefs, la taxe est de 1500$ pour ceux de moins de 20 tonnes
et 2000$ pour plus de 20 tonnes par pièce.
Importation de médicaments, produits pharmaceutiques et
phytopharmaceutiques, le taux est de 2% de la valeur CIF.
Pour percevoir les frais connexes, le receveur doit utiliser le coût de
change de veille du paiement. C’est-à-dire si on paie aujourd’hui, on
paiera au taux d’hier.
Pour ce qui est des documents pour la perception des taxes ; dans le
bureau informatisé tout se fait automatiquement et le receveur donne le
bulletin de liquidation tandis que dans le bureau non informatisé le
receveur donne la quittance.
Le receveur avant de valider la déclaration doit attendre le signal de la
banque pour la confirmation en cas de pénalité, 60% vont dans le compte
du trésor : 40% →D’autres services (DGRAD, DGDA, CE et Comité de suivi).
Ces 40% sont en effet répartis entre ces autres services suivant la clef de
répartition suivante: 15% DGRAD, 10%→DGDA, 10% CE et 5% comité de
suivi.
Les produits que la DGDA perçoit pour la DGRAD
Produits pharmaceutiques, phytopharmaceutiques, vétérinaires, autres
produits et matériels de laboratoire, produits cosmétiques et sanitaires.
Taxe sur la délivrance d’un certificat sanitaire à l’importation des
aéronefs, les ventricules d’occasion et friperies
Taxe sur les matériels de télécommunication à l’importation et exportation
qui est égale à 3% de la valeur CIF (taux d’importation)
A l’exportation 1% de la valeur CIF (FOB).
EXEMPLES
1) Importation de 24 TOURAYA radio satellite valeur Fob/ pièce 242,3 Euro
Fret représente le 4% de Fob total, l’Assurance 2% du fret payé)
43
TD : Entant que receveur, calculer la taxe DGRAD à percevoir lors de
l’importation.
2). L’exportation de même quantité en utilisant les mêmes données.
Entant que receveur calculer la taxe DGRAD par rapport à cette
importation. Taux pour le Cours de Change = 1020 Fc
Solution
a). A l’importation
24 pièces
Fob/unitaire = 242,3 EU
Fob/Total = 242,3 x 24 = 5815,2 EU
Fret = 4% du Fob total = 5.815,2 x 4% = 232,608 EU
L’Assurance = 2% du fret = 232,608 x 2% = 4,652 EU
CIF = 5815,2 + 232,608 + 4,652 = 6052,46 EU
→ 6052,46 x 1020 = 6173.509 Fc
Taxe sur la DGRAD = 6173.509 x 3% = 185.205 Fc
b). A l’exportation
La valeur CIF à l’exportation est la valeur FOB
FOB = 5815, 2 x 1020 = 5.931504 Fc
Taxes DGRAD = 5.931504 x 1% = 59315 Fc
Taxes sur les aéronefs : ‹ 20 t = 1500 $
› 20 t = 2500 $
Taxes sur les friperies = 225 Fc/ tonnes
Taxes sur les véhicules d’occasion 95 FC/véhicule
Taxes sur les produits pharmaceutiques, sanitaires et autres 2 % de la
valeur CIF
Documents pour percevoir la taxe DGRAD
44
Note de perception
Timbres fiscaux et des voies bancaires
Mode de paiement
L’Etat peut percevoir par voie bancaire ou par les timbres fiscaux.
Comment comptabiliser les taxes
Il faut distinguer les droits de douane et les autres taxes de la DGRAD ou
connexes
Ordonnancer et recouvrer c’est-à-dire liquider et payer. Il faut chaque jour
présenter la comptabilité des ordonnancés et des ordonnancés et
recouvrés et à la fin de chaque mois faire la comptabilité finale.
En cas de litige entre le receveur et l’opérateur dans le cadre de dépôt
d’un chèque sans provision, la DGRAD informe la douane que son compte
n’est pas crédité pour que le receveur constate l’infraction qu’il devra
réprimer conformément à la loi et à tout autre texte légal ou
règlementaire.
En cas d’une erreur matérielle, le receveur établit une note
complémentaire en annexant la première note qui est fausse (erreur
causée par la douane). Si c’est le déclarant qui commet l’erreur matérielle,
il écrit à la DGRAD et laisse une copie à la douane.
Contrôle
Le contrôle sera organisé d’une manière mixte. C’est supporté soit par la
douane, soit par la DGRAD.
L’infraction est établie lorsqu’elle est consommée.
On constate une infraction en établissant un P.V. d’infraction en matière
des amandes.
60% trésor
40% DGDA dont : 10% commerce extérieur
10% DGDA
45
15 % propriétaire (DGRAD)
5% comité de suivi
10% de la DGDA : 3% bureau recette perception
2% province
3% division des recettes douanières (DG)
2% caisse sociale (DG)
Protocole d’accord entre la DGDA et la banque centrale.
C’est dans le cadre de la règlementation de change que la DGDA perçoit la
redevancepour le compte de la Banque Centrale en vertu du mandat
donné à la DGDA de percevoir en son nom et pour son compte.
Base d’imposition
L’importation sans l’achat de devise
Le contrôle de charge : il faut qu’il y ait transaction de deux ou plusieurs
monnaies, donc c’est la réglementation de cette transaction.
Exportation sans rapatriement de devises
L’importation et exportation sans document de couverture
Le taux de la redevance est de 0,002 ou 2 0/00 de la valeur CIF à
l’importation comme à l’exportation.
Exonérations : - les marchandises en transit, importation temporaire,
exportation et importation pour le compte du trésor ou la banque centrale,
importation pour le compte des missions diplomatiques ou organismes de
Nations Unies.
Il y a une quittance spéciale appelée quittance spéciale (support de
perception utilisé dans le bureau manuel) et le bulletin de liquidation dans
le bureau informatique.
La Direction Générale des Douanes et Accises a la charge de liquider,
contrôler, ordonnancer et recouvrer la redevance et remettre au déclarant
le document original.
46
Chaque mois, la Direction Générale des Douanes et Accises verse les
montants perçus au compte de la BCC et retient 4,5% à la source dont 3%
pour la DGDA et 1,5% pour le comité de suivi.
Le comité de suivi est composé de 18 membres, 9 pour la DGDA et 9 pour
la BCC désignés par les Directeurs Généraux de deux parties.
Le comité de suivi
Composé des experts ayant participé à l’élaboration du protocole.
Comment percevoir la redevance :
Sont exemptés de cette perception, les marchandises en trafic frontalier,
les marchandises en transit et importation temporaire. Cette redevance
doit être constatée au même moment que les droits et taxes de la DGDA.
La Banque Centrale du Congo a fait ce qu’on appelle la règlementation de
charge qui dit que dans une disposition, la détention de la monnaie
étrangère pour les opérateurs est libre tandis que la détention de la
monnaie nationale pour un étranger qui arrive en RDC n’est pas libre.
On ne peut pas entrer ou sortir avec de l’argent dépassant le montant
maximal de 10.000 $, il faut déclarer cet argent pour que la Banque
Centrale du Congo puisse bien faire le contrôle monétaire.
La sortie de la monnaie étrangère au-delà de 10.000$ doit avoir
l’autorisation de la Banque Centrale du Congo.
Exception : cas de soins médicaux à l’étranger, si là où la personne va, il
n’existe pas une banque, la personne peut voyager avec l’argent en main
avec l’autorisation de la Banque Centrale du Congo.
Exonérations de l’importation ou exportation sans paiement de la
redevance, lorsque cela est fait par la Banque Centrale du Congo et les
organismes internationaux.
IB = importation des biens (licence à l’import)
EB = exportation des biens (licence à l’export)
Modèle de la déclaration pour la licence : IB et EB.
47
La validité de la licence IB est d’une année mais qui peut être prolongée.
La prolongation doit être de 6 mois pour EB.
Dans la licence, on met toutes les rubriques, si l’opérateur ne connaît pas
la rubrique tarifaire de la marchandise qu’il va importer, on met dans la
déclaration IB globale avec 4 chiffres de la position tarifaire.
A l’exception du trafic frontalier, toute importation ou exportation des
biens nécessite une licence. Dans le commerce, il y a des marchandises
qu’on fabrique qu’après avoir signé un contrat. Si la durée de l’achat et de
la livraison dépassera une année, l’importateur souscripteur de la licence
demandera à sa banque de prolonger le délai de la validité de la licence
en brandissant le contrat de vente ; alors la BCC lui accordera une licence
spéciale.
Pour la déclaration d’exportation EB, la validité est de 3 mois et prolongée
de 3 mois. Toute autre prolongation sera soumise à l’autorisation de la
BCC.
L’apurement de la licence à l’importation comme à l’export est fait de la
même manière par la déclaration modèle IM4 ou autre.
L’apurement doit aussi tenir compte du contrat de vente du fournisseur.
La devise est une monnaie ayant cour légale chez nous. La BCC a la liste
de toutes les monnaies qui ont cour légale en RDC.
Les exportations qui demandent l’autorisation de Banque Centrale
du Congo
Les billets de banque
Les pièces de monnaie
Les armes, minutions,
Etc.
IB temporaire : (importation temporaire de la marchandise)
EB temporaire : (exportation temporaire de la marchandise)
48
En effet, toute importation sans achat des devises donne naissance à
licence appelée et codifiée Licence d’importation des biens sans achat
des devises (IB SAD).
Il est interdit de faire des importations fractionnées pour contourner la
licence. Mais si on fait l’importation fractionnée, on doit calculer le
montant total de la valeur de la marchandise et commencer à constater
les apurements.
Pour ce qui concerne les services :
IS (importation des services) 1 an de validité
ES (exportation des services) 3 mois de validité même procédure avec les
biens
Pour les messageries (agences de transfert), elles ne paient pas la
redevance mais sont contrôlés par la Banque Centrale du Congo. Elles ont
un montant ou quota qu’elles ne peuvent pas dépasser.
Protocole d’accord entre la DGDA et la SONAS
Les lois n°s 73-01 du 05 janvier 1973, 74- 18 de septembre 1979 du 10
juillet 1974 et 73-009 du 05 janvier 1973 ainsi que de l’arrêté
interdépartemental du 18 septembre 1979 autorisent la SONAS à
bénéficier d’une prime d’assurance relative aux véhicules automoteurs
terrestres et aux marchandises à l’importation et à l’exportation.
En date du 04 novembre 2005, un protocole d’accord a été signé entre la
DGDA et la SONAS pour percevoir la prime d’assurance sur les véhicules
auto terrestre importés et pour les marchandises exportées et importées
au nom et pour le compte de la SONAS.
Cette assurance a une validité de 30 jours. La SONAS doit mettre à la
disposition de la douane les timbres et la police d’assurance pour la
perception de la prime d’assurance, cet argent est versé dans une banque
commerciale. Il y a l’avenant qui dit que la prime est perçue par trajet.
Le fait générateur de cette prime c’est l’importation de véhicule terrestre.
Jusqu’aujourd’hui, la douane ne perçoit que la prime d’assurance pour les
49
véhicules terrestres, pour les marchandises importées et exportées et la
douane ne perçoit encore rien. La prime d’assurance que la douane
perçoit a un caractère obligatoire du fait de l’importation de véhicules auto
terrestre.
La SONAS doit offrir à la douane le tarif de calculer la prime d’assurance.
La DGDA bénéficie d’une rétribution de 10%.
Protocole entre la DGDA et l’ANAPI
Créée dans la série des réformes convenues avec les partenaires au
développement dont la Banque mondiale, l’Agence Nationale pour la
Promotion des Investissements, ANAPI, est un établissement public à
caractère technique, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie de
gestion. Elle est placée sous la tutelle du ministère ayant le Plan dans ses
attributions.
Conformément aux textes qui la régissent, à savoir la loi n°004/2002 du
21 février 2002 portant Code des investissements et le décret du Premier
ministre n°09/33 du 08 août 2009 portant statuts, organisation et
fonctionnement de l’ANAPI, la mission fondamentale de ce service public
est la promotion de l’image positive de la République démocratique du
Congo.
L’ANAPI se charge d’œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires, de
promouvoir les investissements publics et privés en République
Démocratique du Congo, de recevoir et d’analyser les projets
d’investissement à agréer dans le cadre du Code des investissements ainsi
que les projets d’investissements régis par les Lois particulières, de
décider de l’agrément de ceux relevant du Code des investissements et
d’émettre des avis techniques sur les autres.
A ce titre, l’ANAPI est chargée notamment :
D’assurer en permanence un plaidoyer en vue de l’amélioration du climat
des affaires et des investissements et de jouer, en cette matière, le rôle de
conseil du gouvernement central et des gouvernements provinciaux;
50
De travailler à la promotion d’une image positive de la République
démocratique du Congo comme pays d’investissements et d’opportunités
pour les investisseurs;
D’identifier et de promouvoir, auprès des investisseurs nationaux et
internationaux, les opportunités spécifiques d’investissement en
République démocratique du Congo;
D’assurer, aux investisseurs qui décident d’établir ou d’étendre leurs
activités économiques sur le territoire congolais, un accompagnement qui
facilite et accélère les procédures administratives nécessaires à la
réalisation des investissements et à la création d’entreprises dans les
meilleures conditions de délai et de transparence.
Après tous les autres services publics habilités à prélever des taxes et
impôts sur les produits entrants et sortants de la République démocratique
du Congo, la Direction Générales des Douanes et Accises a signé, le
vendredi 5 juin 2017, un protocole d’accord avec l’ANAPI (Agence
Nationale pour la Promotion des Investissements).
Ce protocole d’accord qui lie désormais la Direction Générale des Douanes
et Accises à l’ANAPI porte essentiellement sur la rétrocession à l’ANAPI de
5% des frais perçus au dédouanement des marchandises par la DGDA au
titre de la Taxe de promotion de l’industrie.
Aux termes de cet accord, la Direction Générale des Douanes et Accises a
désormais le mandat de percevoir et de verser au compte bancaire de
l’ANAPI la quotité de 5% qui lui revient au titre de la Taxe de promotion de
l’industrie. En contrepartie, la DGDA est rétribuée par l’ANAPI suivant les
termes fixés dans l’accord. Celui-ci prévoit également la mise en place
d’une commission paritaire DGDA-ANAPI pour en assurer le suivi et
garantir l’exécution. Assurer le recouvrement régulier des fonds auprès de
la DGDA, des entrepôts publics de type B et autre débiteurs de la
juridiction ;
Protocole entre la DGDA et l’OGEFREM
51
En accord avec la DGDA, l'OGEFREM peut soumettre certaines entreprises
au régime de perception directe.
Toute marchandise à caractère commercial, exportée ou importée par air,
route, chemin de fer ou toute autre voie après avoir emprunté ou devant
emprunter la mer à partir d'un port Africain et dédouanée dans un bureau
frontière ou intérieur est soumise à la commission OGEFREM à moins qu'il
ne soit prouvé que la dite marchandise n'a pas emprunté ou n'aura pas à
emprunter la voie maritime.
Le taux de la commission de 0,59% est à appliquer directement sur la
valeur CIF ou FOB de la marchandise importée ou exportée. Il importe en
effet de calculer d’abord cette valeur qui en est la base de calcul avant d’y
appliquer ce pourcentage pour déterminer la commission OGEFREM.
52
Chapitre II. LA REGLEMENTATION DE CHANGE
Lorsque les transactions commerciales doivent s’effectuer entre les agents
économiques appartenant à des nations différentes, le règlement des
opérations fait intervenir deux monnaies qui doivent être transformées
l’une dans l’autre.
Ainsi, apparaît le problème de change. Le change peut se définir comme
une action qui consiste à changer une valeur monétaire ou une monnaie
contre une autre et ce en valeur équivalente du point de vue du pouvoir
d’achat.
Dans ce domaine, l’Etat doit jouer un rôle prépondérant qui consiste à
assurer un contrôle régulier dans le but d’équilibrer l’offre et la demande
des devises sur le marché de change.
Le change en matière monétaire est différent de l’échange qui est une
opération de passage (dans les deux sens) au sein d’une même monnaie
consistant à traduire un billet de banque en offrant l’équivalence en petite
coupures ou pièces qu’on appelle «contrepartie» ou «retour». Les deux
opérations facilitent les transactions commerciales et bancaires.
II.1. L’Opération de change
Elle consiste à se procurer dans un pays donné contre la monnaie de ce
pays des moyens de règlement valable.
C’est donc une opération qui consiste à changer la monnaie de son pays
contre celle du pays étranger à un certain taux qui est le taux de change.
II.2. Le taux de change
C’est le prix auquel s’achète en monnaie d’un pays une suite de monnaie
étrangère. Le taux de change indique le nombre variable des monnaies
étrangères que l’on peut obtenir par une unité de monnaie nationale.
Généralement variable en République Démocratique du Congo, le taux de
change ou cours de change est un élément capital dans la détermination
de la valeur en Douane d’une marchandise en monnaie nationale à partir
des éléments constitutifs de cette valeur exprimée en monnaie étrangère.
53
Outre, l’application correcte du cours de change éditée par la Banque
Centrale du Congo dans le cadre des législations connexes,
l’administration douanière est chargée d’exécuter certaines dispositions
de la Réglementation du change relatives aux exportations et aux
importations des biens.
Notamment, les opérations d’importations de certains produits sont
soumises à l’accord préalable des services publics compétents notamment
:
Les pièces de monnaie ;
Les billets de Banque ;
Les matériels d’occasion destinés à l’investissement ;
Etc.
Cfr l’ordonnance Loi n° 67/272 du 23 juin 1967, relative aux pouvoirs
règlementaires de la Banque Centrale du Congo en matière de change,
telle que modifiée et complétée par l’Ordonnance-Loi n° 87-043 du 15
septembre 1987.
Cependant, la République Démocratique du CONGO a par le biais du
Gouverneur de la Banque Centrale du Congo actualisé la réglementation
du change en 2014.
Cette actualisation a été motivée par les raisons suivantes:
L’engagement pris par le Gouvernement dans le cadre de la participation
aux regroupements régionaux, principalement la SADC ;
L’informatisation du suivi des opérations de change conduisant à la
dématérialisation des déclarations de change et l’interconnexion
informatique des partenaires en ce qui concerne la suppression des
documents de change ;
L’importance des transactions financières inter frontières, en particulier
les provinces de l’Est du pays ;
La nécessité de promouvoir la bancarisation de l’économie ;
54
Les déterminants des taux de change
Naturellement, c’est la loi de l’offre et de la demande qui détermine les
taux de change au comptant. Cependant, l’équilibre n’est pas indépendant
de certains facteurs économiques et financiers. On peut citer le taux
d’inflation, les soldes de balances des paiements et le niveau relatif des
taux d’intérêt.
Pour parler du taux d’inflation et le taux de change, Gustave Cassel parle
de la théorie de la parité des pouvoirs d’achat (PPA). Il s’agit de la relation
entre la différence des taux d’inflation des taux de deux pays et l’évolution
du taux de change de leurs monnaies sur le marché des changes.
Prenons pour exemple le cas du Rwanda et de la RDCONGO qui produisent
tous deux le même bien, dans les mêmes conditions.
Si le prix de ce bien au Rwanda et en RDCONGO sont respectivement de
100.000FC et de 75.000 FRW, il y a lieu d’en déduire qu’en l’absence
d’entrave à la circulation des biens et sous l’absence de coûts de
transport, 100.000 FC=75.000 FRW.
D’où FC/FRW : 100000/75.000=1,3333
Les taux d’intérêt et le taux de change
A court terme, la variation des taux d’intérêt entraine, toutes choses
restant égales par ailleurs, une fluctuation des taux de change au
comptant. Le mécanisme est simple : Supposons que pour des raisons de
politique intérieur, les Etats-Unis soient amenés à remonter les taux
d’intérêt.
Cette hausse incite les investisseurs internationaux à liquider les actifs
libellés dans des devises autres que le dollar pour acheter des titres en
dollars, qui deviennent plus rémunérateurs.
II.3. La balance des paiements et le taux de change
La balance des paiements recense de façon exhaustive les transactions
économiques entre un pays et le reste du monde. Une balance
commerciale qui est la partie haute de la balance des paiements
55
déficitaire devrait, si elle n’est pas compensée par des investissements
étrangers importants dans le pays, provoquer une dégradation du taux de
change.
Une extérieure grandissante exerce une pression à la baisse du taux de
change de la monnaie nationale.
II.4. Les risques financiers
Les risques financiers auxquels les entreprises et les autres agents
économiques doivent faire face dans l’exercice quotidien de leurs activités
sont multiples et considérables, elles émanent tous des changements
inattendus des variables financiers notamment le taux d’intérêts, le taux
de change, le prix des matières premières, les crédits clients, etc., qui ont
un impact sur les facteurs de compétitivité et des résultats des
entreprises.
Le risque de change
Le risque de change se définit comme le préjudice financier lié à la
variation d’un cours de devise par rapport à la monnaie de référence
utilisée par un opérateur économique. Pour l’entreprise, ce risque apparait
dès lors qu’elle réalise une opération de quelque nature que ce soit, tels
que l’achat, la vente, le prêt, l’emprunt,.., dans une devise autre que sa
monnaie nationale ou de compte et qu’elle risque de voir le règlement se
réaliser à un cours différent par rapport à celui de l’engagement initial.
L’exposition de l’entreprise aux risques de change peut provenir de
différentes situations ou activités.
Le risque de change peut être lié aux activités économiques, aux
opérations financières ou aux investissements réalisés à l’étranger.
S’agissant des activités économiques, il faut dire toute entreprise qui
réalise des opérations libellées en devises est soumise aux risques de
change.
C’est le cas par exemple des ventes à l’exportation facturées en devises,
des achats à l’importation facturées en devises, de la soumission à un
appel d’offre établi en devises.
56
Pour les risques liés aux opérations financières, une entreprise qui
emprunte ou prête en une divise étrangère ou investit dans un portefeuille
de titres côtés sur des places étrangères est exposée aux risques de
changes.
S’agissant enfin des risques de changes liés aux investissements réalisés à
l’étranger, il y a lieu de souligner que les investissements peuvent prendre
la forme de filiale, de succursale, de localisation partielle ou
d’établissement implanté à l’étranger.
Les risques de change pour ces investissements sont de deux sortes et
portent sur les flux financiers provenant de la filiale (paiement des
dividendes et de redevances), sur la conversion dans les comptes
consolidés des actifs nets de ces entités à la date de clôture des comptes
(dans la mesure où c’est le taux de clôture qui est retenu pour la
conversion).
Généralement, le risque de change se manifeste sur le compte des
résultats et sur le bilan de l’entreprise extravertie.
Le risque de taux d’intérêts
Le risque de taux d’intérêts est un risque qui fait courir au porteur d’une
créance ou d’une dette à taux fixe ou variable, l’évolution ultérieure des
taux. De façon générale, le risque de taux résulte des changements dans
le temps, des niveaux des taux d’intérêts la variation des taux d’intérêt
affecte la valeur de certains éléments d’actif (placements) et du passif (les
dettes) actuel ou futur, ainsi que les produits et les charges
correspondantes.
Le risque se traduit par un excédent de coût (frais financiers et moins-
value) soit par un déficit des revenus provenant d’un manque à gagner sur
les produits financiers ou les plus-values non réalisées.
Le risque de taux d’intérêt se manifeste de deux façons notamment :
Un risque d’exploitation affectant le compte résultat,
Un risque de bilan affectant la valeur patrimoniale de l’entreprise
Le risque de contrepartie
57
En finance internationale, le risque de contrepartie (appelé aussi le risque
de crédit) résulte du non-respect des obligations contractuelles par une
des parties engagées dans une opération commerciale ou financière.
Ainsi pour un créancier, ce risque résulte soit de l’incapacité de l’emprunt
d’honorer partiellement ou totalement ces dettes à l’échéance(le risque de
défaut de paiement) soit du remboursement tardif (le risque de
règlement).
Ce risque est lié essentiellement à la relation « préteur-emprunteur » et
nécessite de la part du préteur la mise en place des moyens permettant
d’apprécier la solvabilité de la contrepartie avec laquelle il traite.
On peut distinguer deux types de contrepartie selon la qualité de la partie
défaillante. Il ya le risque de contrepartie lié à la défaillance d’un
opérateur économique privé (entreprise privé, banque, etc.), c’est ce que
l’on appelle risque de signature. Puis le risque de contrepartie lié à la
défaillance d’un Etat ou de son système bancaire, ce risque fait partie de
ce que l’on appelle risque pays ou risque système.
Le risque de liquidité
Il se traduit par l’impossibilité de se dessaisir d’un emploi (prêt, créance,
placement) ou de trouver une ressource (emprunt, dette, financement)
sans supporter une dette importante.
Pour l’entreprise le fait de ne pas disposer à l’échéance des fonds
nécessaires pour honorer ses engagements, elle se trouve devant un
risque de liquidité dont les conséquences sont notamment l’obtention des
ressources à des prix excessifs, l’obligation de céder parfois des actifs à
des contions défavorables et l’obligation d’abandonner, de réduire, de
différer certains investissements prévus et l’impossibilité de saisir les
opportunités qui peuvent se présenter pour l’entreprise.
Ce risque peut être évité par une politique de diversification des sources
de financement, une présence constante sur les marchés financiers et
surtout par la conservation et l’amélioration de l’image de l’entreprise sur
les marchés.
58
Le risque sur les titres financiers (risque de portefeuille)
Ce risque est celui qui fait courir aux détenteurs d’un portefeuille de titre
l’évolution ultérieure des cours de bourse. L’exposition d’un portefeuille de
titre à une évolution défavorable des cours dépend essentiellement des
facteurs suivants :
- Caractéristique des titres détenus,
- Diversification du portefeuille,
- L’horizon de détention des titres,
- Stratégie retenue par l’entreprise (arbitrage, spéculation)
Le risque pays
Ce risque est lié à la probabilité du non-paiement (créances par les
débiteurs résidant dans un pays « jugé à risque ». Sont déclarés qualifiés à
risque, les pays en situation de guerre déclarée ou imminente, les pays en
situation politique ou économique délicate ou encore des pays victimes de
catastrophes naturelles.
II.5. L’évolution de la normalisation internationale.
La nouvelle réglementation de change en RDCONGO consacre la
libéralisation des opérations de change. La détention des monnaies
étrangères est donc libre. Il en est le cas pour les voyageurs résidents et
non-résidents qui sont libres de détenir des moyens de paiement en
monnaies étrangères à l’entrée du territoire national. Cependant le
montant à détenir ne doit pas dépasser dix mille dollars américains.
Les transactions sur le territoire national s’expriment et se dénouent en
monnaie nationale. Elles peuvent également être libellées et se dénouer
en monnaies étrangères suivant l’accord des parties.
Par ailleurs, les prestations se rapportant aux opérations conclues entre
résidents sont fixées et payées exclusivement en monnaie nationale. Il
s’agit de:
Les loyers des baux d’Immeubles à usage d’habitation ;
59
Les crédits à court terme octroyés aux ménages par les établissements de
crédit ;
Les frais scolaires et académiques ;
Les frais ayant trait aux soins de santé, à la consommation d’eau et
d’électricité à usage domestique ;
Les impôts, taxes, redevances, droits et autres paiements de quelque
nature que ce soit dus à l’Etat, aux Provinces ou aux entités Territoriales
Décentralisées ainsi que les prix des imprimés et autres documents
délivrés sur le territoire national par l’Administration et les entreprises de
prestation des services du portefeuille de l’Etat.
II.6. Les dispositions clés de la nouvelle réglementation
La nouvelle réglementation du change République Démocratique du
Congo a comme dispositions clés les éléments suivants:
La détention des monnaies étrangères en République Démocratique du
Congo est libre ;
La circulation concomitante de la monnaie nationale et des devises
étrangères cotées par la Banque centrale du Congo ;
La détention par les voyageurs résidents et non-résidents des moyens de
paiement en monnaies étrangères, à la l’entrée comme à la sortie du
territoire national, est libre.
II.7. Les innovations de la nouvelle réglementation de change
Elles portent essentiellement sur les éléments suivants:
L’obligation de recourir à une banque agréée pour toute transaction égale
ou supérieure à dix mille dollars américains (10.000$), à l’exception de
celles se dénouant dans les localités dépourvues de banques,
conformément à la loi portant lutte contre le blanchiment des capitaux et
le financement du terrorisme ;
L’obligation faite aux autorités habilitées à certifier les différents actes
justifiant les transactions d’une valeur égale ou supérieure à dix mille
dollars américains, d’exiger la preuve de leurs domiciliations en banque ;
L’obligation faite aux établissements de crédit de n’octroyer aux ménages
des crédits à court terme qu’ne franc congolais ;
60
La fixation et l’acquittement des redevances, impôts et autres taxes dues
à l’Etat exclusivement en monnaie nationale ;
Le changement d’appellation de la Redevance de contrôle de change
(RCC) en Redevance de suivi de change (RSC), dicté par la libération du
secteur de change et l’abandon du contrôle strict de change effectué autre
fois par la Banque Centrale du Congo auprès des autres banques ;
Le non remboursement de la Redevance de suivi de change sauf en cas
d’erreur matérielle ;
L’introduction des opérations du négoce international en référence au 6 ème
manuel de la Balance de paiement et dans l’objectif d’améliorer le climat
des affaires ;
L’obligation pour la Direction Générale des Douanes et Accises de
communiquer à la Banque Centrale du Congo, dans le cadre des biens en
transit, le poste douanier et les dates d’entrée et de sortie, la durée du
transit ainsi que la déclaration des transactions par le résident intervenant
dans les opérations de transit auprès d’une banque agréée ;
Les opérations de change initiées dans le cadres des accords
internationaux se dénouent conformément aux dispositions de la présente
réglementation du change ;
L’ immatriculation préalable auprès de la Banque Centrale du Congo
désormais limitée aux entités de traitement et de transformation des
substances minérales ainsi qu’aux comptoirs d’achat et de vente des
substances minérales, précieuses et semi-précieuses, avant leur agrément
auprès du ministère des mines ;
L’instauration de la perception de la Redevance de suivi de change par les
banques agréées sur tout retrait, à partir d’une carte bancaire, d’un
distributeur automatique de billets(BAB) et/ou d’un terminal de paiement
électronique (TPE) situés à l’étranger ;
La possibilité pour un opérateur économique de solliciter la modification
de sa déclaration validée pour importation ou exportation, par simple
présentation d’une facture pro-forma actualisée ;
L’obligation faite aux autorités politico-administratives de ne faire des
dons et des libéralités sur le territoire national qu’en monnaie nationale,
quel qu’en soit le bénéficiaire ;
La validité de document de change est désormais fonction des jours
calendriers et non des mois. Ainsi, la validité d’un document de change est
de 360 jours calendriers, à partir de sa validation, pour les déclarations
d’importation des biens et des services.
Cette validité est de 90 jours calendriers, à partir de sa validation, pour les
déclarations d’exportation des biens et des services et celles de transfert
des revenus et capitaux ;
La prorogation comme la remise en force des documents de change
observe le même principe ;
61
Toutefois, la validité d’une déclaration couvrant une opération justifiée par
un contrat commercial, peut correspondre à celle dudit contrat, après avis
favorable de la Banque Centrale. C’est le cas d’un préfinancement des
biens dont le contrat renseigne un délai supérieur à celui de la validité du
document de change ;
La banque intervenante est solidairement tenue, avec le donneur d’ordre
ou le bénéficiaire dans une transaction, de veiller au bon dénouement de
l’opération conformément aux prescrits de la présente Réglementation du
change ;
Le Document de change validé par une banque peut, à la demande du
souscripteur, être transféré à une autre banque pour raison de paiement
ou de clôture de l’opération. Mais lorsque le paiement est régi par les
Règles et usages uniformes relatives au crédit documentaire en vigueur, le
transfert n’est pas autorisé ;
Pour les importations sans achat des devises et les exportations sans
rapatriement des devises, le prélèvement de cette Redevance intervient
lors de la validation du document de change.
II.8. Les différents régimes d’import et d’export
Pour ce qui est du rapatriement, nous avons quatre régimes à savoir:
Le régime de droit commun applicable à l’exportation de tout produit
marchand de la République Démocratique du Congo ;
Le régime spécifique applicable à l’exportation de l’or et du diamant de
production artisanale ;
Le régime conventionnel applicable aux sociétés qui ont signé une
convention particulière avec l’Etat congolais ;
Le régime particulier applicable aux produits exportés en consignation.
S’agissant du paiement des importations de biens, à part les clauses du
contrat, trois régimes sont d’application. Il s’agit entre autre de:
Le régime commun applicable à toute importation dont le paiement est
autorisé sur présentation des documents douaniers et l’attestation de
vérification ;
Le régime particulier de paiement avant embarquement, à
l’embarquement et à l’arrivée dont le paiement oblige au donneur d’ordre
de s’engager à présenter les documents requis dans le délai
règlementaire ;
Le régime d’exception du paiement avant la fabrication du bien dont le
paiement oblige au donneur d’ordre de s’engager à présenter les
documents requis dans le délai règlementaire ainsi que la garantie de
restitution.
II.9. Les déclarations modèles IB et EB
Pour l’importation urgente des biens de même position tarifaire, dont les
caractéristiques ne sont pas connues au moment de la validation du
62
document de change, les opérateurs économiques peuvent utiliser la
déclaration d’importation des biens modèle « IB formule globale » établie
sur base des prévisions annuelles estimées et non accompagnée des
factures pro-forma.
En effet, la déclaration modèle « IB » formule globale doit renseigner dans
la case réservée au tarif douanier, le chapitre relatif aux positions
tarifaires des biens à importer.
En cas d’importation de plusieurs biens appartenant aux différents
chapitres, l’importateur est tenu de souscrire une déclaration modèle
« IB » formule globale par chapitre.
Les champs réservés aux pays d’origine et de provenance des
marchandises et ceux réservés au nom et à l’adresse du fournisseur
doivent être remplis à la souscription.
L’obligation de souscrire un document de change pour toute transaction
sur les biens, dans l’objectif d’intercepter les données nécessaires à
l’élaboration de la Balance des paiements. A l’exception des biens
importés dont la valeur en douane est inférieure à 2500$.
Quant aux exportations, quel qu’en soit la valeur en douane du bien, la
souscription d’un document de change est obligatoire.
Une déclaration modèle « EB » ou modèle « IB » peut couvrir l’exportation
ou l’importation des biens de positions tarifaires différentes à condition
que le contrat commercial y afférent soit conclu avec un même client ou
un même fournisseur et que les biens aient une même destination ou une
même provenance.
Par ailleurs, si cette condition n’est pas remplie, il est obligé de souscrire
une déclaration aussi bien pour chaque client ou fournisseur que pour
chaque destination ou provenance.
Bien plus, les déclarations modèles « EB » et « IB » doivent lors de leur
souscription, être appuyées par les documents suivants:
Le contrat commercial ;
La facture définitive ;
L’Acte de donation notarié en cas des dons en nature.
Toute déclaration modèle « EB » ou « IB » non utilisée pour des raisons qui
sont propres à l’opérateur économique est d’office annulée par la banque
intervenante dans les sept jours qui suivent son expiration.
Les importations et exportations des biens sont réalisées FOB ou CIF ou
encore selon d’autres termes du commerce international appelés les
incoterms en vigueur et édictés par la chambre du Commerce
International.
II.10. Le paiement de l’OCC
Le paiement des prestations de l’Office Congolais de Contrôle ou de son
mandataire est garanti par la constitution d’une provision ou d’un
63
cautionnement bancaire lors de la validation de la déclaration. S’agissant
des déclarations « Formule Globale » pour lesquelles la provision n’est pas
exigible à la validation vu leur caractère prévisionnel et urgent, elle sera
constituée, par les banques agréées, au prorata du montant de chaque
paiement s’y rapportant.
Le paiement desdites prestations est effectué au profit de l’OCC dans la
huitaine, par prélèvement d’office à charge de l’importateur ou de
l’exportateur, à la présentation des bordereaux des frais de contrôle de
l’OCC auxquels sont joints les Attestations de Vérification à l’importation
(AV), de l’Avis de Refus d’Attestation (ARA) ou les certificats de
Vérification à l’exportation et à l’embarquement (CVEE) ou encore les
certificats de non Exportation (CNE) suivant le cas.
La constitution de la provision bancaire en faveur du mandataire de
l’Office Congolais de Contrôle exigible lors de la validation de la
Déclaration modèle « IB » est instituée par le contrat de vérification avant
embarquement des marchandises importées en République Démocratique
du Congo, signé en nombre 2005 par le Gouvernement, représenté par
l’Office Congolais du Contrôle et la Direction Générale des Douanes et
Accises avec le bureau VERITAS.
II.11. L’exigibilité du rapatriement des devises
Le délai d’exigibilité du rapatriement des devises est fonction de la date
réelle renseignée sur les documents de transport selon le cas pour:
La sortie des biens du territoire national pour une destination finale ;
L’embarquement à partir d’un pays africain pour une destination finale ;
Les résidents sont autorisés moyennant justificatifs à exporter ou importer
temporairement des biens pour plusieurs raisons notamment de location,
entretien, réparation, vérification, travail à façon, d’exposition,
d’emballage consigné.
Chapitre III. LES MESURES DE RESTRICTION
Ce chapitre traite de marchandises soumises à des restrictions ainsi qu’à
des prohibitions. A ce niveau, il sera question en premier lieu de définir
certain concepts utilisés dans la matière sous examen et en second lieu
d’énumérer quelques cas des importations, exportations et transits soumis
à des mesures de restrictions.
III.1. Définition des quelques concepts
64
Selon le Petit Robert : La restriction vient du latin « restrictio » qui est
une action qui provient du verbe restreindre et qui signifie réduire,
amoindrir, diminuer.
En Douane, on entend par restriction, un ensemble des mesures prises par
le législateur ayant pour objet soit de réduire les importations ou les
exportations d’une certaine catégorie de marchandise, soit subordonner
leur importation ou exportation au respect de conditions ou formalités
particulières autres que les obligations de conduite en Douane et de
déclaration de marchandise.
Selon l’article 73 de l’ordonnance-Loi n° 10/002 du 20 aout 2010 portant
Code des Douanes sont :
1. Prohibées, toutes marchandises dont l’importation ou l’exportation est
interdite à quelque titre que ce soit, notamment pour des raisons d’ordre
public ; de sécurité publique ; de moralité publique ; d’hygiène et de santé
publique ; de préservation de l’environnement ; de protection des trésors
nationaux ; de la propriété intellectuelle ; de défense des consommateurs.
2. Soumises à des restrictions, toutes marchandises dont l’importation
ou l’exportation est subordonnée au respect de conditions ou formalités
particulières autres que les obligations de conduite en douane et de
déclaration.
Par ailleurs, selon le même article, tous titres portant autorisation
d’importation ou d’exportation (Licences ou autres titres analogues) ne
peuvent en aucun cas, faire l’objet d’un prêt, d’une vente, d’une cession
et, d’une manière générale, d’une transaction quelconque de la part des
titulaires auxquels ils ont été nominativement accordés.
Il convient de dire que ces mesures peuvent être prises pour une période
bien déterminée.
Au regard de l’abondance des législations connexes, seuls quelques
protocoles d’accord seulement signés dans le but de répondre aux besoins
des législations connexes seront examinés dans le chapitre trois de ce
cours.
65
III.2. Quelques cas de restrictions à l’importation
Toutes les marchandises à caractère commercial sont en règle générale
soumises à la souscription d’une licence d’importation et au contrôle de
l’Office Congolais de Contrôle sauf dispositions dérogatoires prévues par
la loi.
Parmi les exceptions, il y a lieu de retenir les éléments suivants:
Les marchandises dont la valeur FOB ne dépasse pas 1500 DTS par ligne
tarifaire ;
Les marchandises exonérées des droits et taxes d’entrée, telles que :
Les marchandises importées à l’occasion d’un déménagement ; (Art 92
Arrêté 016) ;
Les marchandises importées comme échantillons sans valeur commerciale
(Art 86 Arrêté 016 ;
Les marchandises destinées aux expositions foraines et autres ;
Les marchandises importées au bénéfice des franchises diplomatiques ou
celles résultant d’accords internationaux (convention des viennes), Art 102
Arrêté 016 ;
Les dons destinés aux organismes philanthropiques ;
Les bagages des voyageurs ;
Les journaux, publications périodiques, livres, brochures et autres
imprimés à usage scientifique ou didactique, même à usage commercial
sans limitation de valeur ;
Des produits et articles servant au culte ;
Des cadeaux personnels (Art 99 Arrêté 016)
Mise à l’écart ces exceptions, l’importation des marchandises ci-après est
subordonnée à la présentation des certaines autorisations, attestations,
bref, certains documents (les mesures de restrictions) il s’agit de :
66
Alcool en général et alcool éthylique à dénaturer (Art 13 CA)
Présentation d’une autorisation de dénaturation ou de détention émanant
du Directeur Général de Douanes ;
Les armes et munitions (Art 73 CD)
L’importation, la vente et le port d’armes à feu ainsi que des munitions
avaient fait l’objet d’un Arrêté du Ministre ayant l’Intérieur dans ses
attributions en date du 27 Octobre 1960 après l’indépendance.
Aux termes de cet Arrêté, tels que modifiés et complétés à ce jour, aucun
permis d’importation, de vente ou de port d’armes et des munitions ne
peut être délivré sans l’autorisation expresse du Ministre de la défense et
Sécurité Nationale.
Le Ministre de la défense qui est le seul habileté à délivrer les
autorisations des détentions d’armes, établira sur base des déclarations,
introduites par les particuliers, les autorisations relatives aux armes non
prohibées par la législation en vigueur.
En rapport avec les munitions utilisées, on distingue :
Le pistolet : arme de poche dont les cartouches sont contenues dans un
chargeur. Il utilise les cartouches avec douilles à gorge de calibre7, 65 mm
long canon. Il n’a pas de chambre, ni de cran de sûreté ;
Le revolver : arme portée à la main, transportée dans une gaine et
contenant une chambre où sont logées les cartouches avant d’être
propulsées avec l’impact de la gâchette. Il utilise les cartouches de 9,65
mm et dispose d’un cran de sûreté.
Les fusils et carabines : utilisent d’une manière générale des
cartouches à bourrelet de 7,69mm au minimum.
Ces armes comportent deux parties essentielles et sont de grandes
dimensions. Il s’agit du cross (en bois généralement) et du canon. Les
carabines peuvent avoir un double canon et comportent souvent un
système d’alimentation automatique.
67
A chaque demande d’autorisation, d’importation ou de détention d’arme à
feu et des munitions, devront être annexés les éléments ci-après :
L’extrait de casier judiciaire ;
Le certificat de bonne conduite, vie et mœurs ;
Le CV
La restriction susmentionnée ne s’applique pas aux importations d’armes
appartenant aux services de l’Etat, organismes ou personnes physiques
titulaires d’un permis de port d’armes ou d’une autre autorisation spéciale
délivrée par l’autorité compétente.
L’importation des appareils de prise de vue, de son, de projection
ainsi que les lentilles destinées aux producteurs des films
commerciaux
Il faut obtenir une attestation des producteurs visée par le Président de
l’Association des productions de films de la République Démocratique du
Congo (Ministère de la Culture et Art).
Les appareils ou parties des appareils à distiller
Il faut obtenir une autorisation du Ministre des Finances ainsi, qu’une
attestation de l’importateur délivrée par le Directeur Général des
Douanes et Accises.
Les appareils de photographie et cinématographie
Présenter le certificat d’identité pour les autorités. Si on est commerçant,
il faut présenter tous les documents commerciaux et attestations
susceptibles de prouver la qualité de l’importateur.
Les matériels de communication comme les phonies, mallettes
satellitaires
Dans notre pays, Il faut l’autorisation de l’Agence Nationale des
Renseignements pour l’importation de ce genre de marchandise.
Les animaux vivants
Les animaux domestiques
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L’importation des animaux domestiques est subordonnée à la présentation
de deux documents spécifiques :
Une autorisation préalable de l’autorité territoriale qualifiée, la plus proche
du poste vétérinaire d’entrée vers lequel les animaux seront acheminés et
ce conformément aux textes légaux et règlementaires ;
Un certificat d’origine et de santé délivré par un médecin vétérinaire
officiel du pays de provenance des animaux.
Les conditions générales
A l’arrivée au poste d’entrée, l’importateur est tenu de présenter à
l’autorité vétérinaire du poste d’entrée un certificat délivré par le médecin
vétérinaire officiel du pays d’origine qui mentionne :
Le lieu d’habitation et d’expédition des animaux domestiques ;
Les noms, prénoms et résidences des exportateurs et des destinateurs ;
Le nombre, l’espèce, le sexe et la catégorie Zootechnique des animaux.
Le certificat vétérinaire officiel du pays d’origine doit accompagner les
animaux et rester épingler au bureau de transport tandis que le certificat
d’origine et de santé doit certifier que les animaux sont sains et qu’ils
proviennent d’une région dans laquelle n’a pas été constaté depuis 60
jours au moins aucun cas de maladie contagieuse au regard de la loi
congolaise sur la Police Sanitaire des Animaux Domestiques.
Il doit également signaler que tous les animaux sont exempts des tiques
au moment du départ et qu’ils n’ont pas été exposés à la contagion avant
leur exportation.
Les conditions spéciales
S’assurer que les animaux ont été vaccinés et sont exempts de tout
symptômes des maladies ;
S’assurer que ces animaux ne proviennent pas de l’exploitation qui était
mise en quarantaine.
Les volailles et oiseaux de basse-cour
69
L’importation des volailles et oiseaux de basse-cour est subordonnée à la
présentation de deux documents :
Une autorisation de l’autorité territoriale qualifiée mentionnant par quel
poste frontalier et à quelle date les animaux seront importés ;
Un certificat d’origine et de santé émanant d’un service vétérinaire officiel
du pays exportateur.
Mesures d’exécution
Toute personne qui désire importer en République Démocratique du
Congo des volailles ou oiseaux de la basse-cour doit demander
l’autorisation à l’autorité territoriale qualifiée en indiquant le nombre,
l’espèce (poules, canards, perroquets gris, dindons, perruches, oies,
poussins d’un jour etc.), l’origine et la destination.
Le certificat d’origine et de santé couvrant l’importation des volailles et
oiseaux de basse-cour est présenté pour :
S’assurer que les sujets importés sont indemnes des maladies
contagieuses ;
S’assurer qu’ils proviennent d’une région où ces maladies n’ont pas été
constatées depuis au moins 3 mois et 6 mois au plus ;
S’assurer qu’ils proviennent d’une région où il n’existe aucun foyer de
fièvre ALPHTEUSE ni de peste bovine depuis 60 jours au moins.
Les animaux sauvages et étrangers à la faune
Il est interdit sauf par l’autorisation spéciale du Ministre de l’Agriculture,
d’importer ou d’introduire en République Démocratique du Congo des
animaux sauvages étrangers à sa faune. C’est dans le but d’éviter la
perturbation que peut causer l’intrusion des bêtes et d’autres races parmi
celles de la faune nationale. Il ya aussi des épidémies à prévenir.
De même, il est interdit d’exporter à partir de la République Démocratique
du Congo des espèces de Faune et de la Flore menacées d’extinction
suivant la convention de Washington ou Cités.
Les vêtements usagés
70
L’article 1er de l’ordonnance no74/359 du 05/11/1957 porte interdiction
d’importer des vêtements et hardes usagés qui n’auraient pas été
préalablement désinfectés ou désinsectisés suivant les procédés
classiques et scientifiques en usage.
Il appartient à l’importateur de donner la preuve du traitement de
désinfection ou désinsectisation officiel, agrée par les autorités du pays
d’exportation appelé Certificat de fumigation. La fumigation est cette
opération qui consiste à produire de la fumée ou la vapeur désinfectée.
Par Hardes, il faut entendre l’ensemble des effets d’habillement servant à
des fins ordinaires notamment les souliers en cuir usagés, les vestons en
cuir, les linges etc.
Les médicaments
Conformément aux dispositions légales et règlementaires en la matière,
toute importation des médicaments est soumise et cela pour quelques
produits que ce soit, à la délivrance d’une autorisation d’importation. Ces
autorisations d’importation sont délivrées par :
Pour la médecine humaine, Ministère de santé et le Pharmacien
provincial ;
Pour la médecine vétérinaire, c’est le vétérinaire de l’Etat.
Les envois d’échantillons d’un ou de plusieurs médicaments destinés aux
dépôts pharmaceutiques installés en République Démocratique du Congo
qui se chargent d’en assurer la distribution aux médecins, aux vétérinaires
et aux pharmaciens ne sont pas soumis à des autorisations médicales à
condition :
Qu’il ne s’agisse des stupéfiants ou assimilés ;
Que les échantillons soient ultérieurement répartis entre les seuls
médecins ou vétérinaires ;
Que ces expéditions se limitent à un seul envoi, par médecin vétérinaire
ou pharmacien et par produit.
L’importation par les médecins, vétérinaires et pharmaciens d’échantillons
de médicaments expédiés dans des plus petits conditionnements de vente
71
n’est pas soumise à l’autorisation d’importation prévue par l’article
susvisé.
Néanmoins, il faudra que l’échantillon soit revêtu en caractère indélébile
tant sur le contenant immédiat que sur l’emballage extérieur, d’une
mention claire et apparente indiquant qu’il s’agit d’échantillons gratuits ne
pouvant être vendus et au terme de l’Arrêté 016 portant mesure
d’application du Code des Douanes.
Les billets de banque
Pour importer les billets de Banque, il faut obtenir une autorisation ainsi
que d’autres titres de payement de la Banque Centrale du Congo en plus
d’une autorisation du Ministre des Finances.
Les Explosifs
Obtenir l’autorisation de la mairie et celle du Ministère des Mines et
Energie.
L’Ivoire
En République Démocratique du Congo lorsqu’il constitue un trophée, il
doit peser : ±2 KG lorsque cet ivoire est importé d’un pays où il constitue
un trophée, il faut un certificat légitime d’exploitation de l’autorité
compétente du pays de provenance.
Lorsqu’il provient d’un pays où il ne constitue pas un trophée, il faut un
certificat de légitime possession. L’agent du bureau d’entrée doit arriver à
distinguer l’ivoire national de l’ivoire importé.
Les produits biologiques et vaccin
Obtenir la déclaration d’un médecin ou chef de la formation médicale et
l’OCC.
Le papier journal
Il faut la déclaration de l’imprimeur ou de l’éditeur.
Les œuvres phonographiques et vidéographiques et piratées
72
Toute personne physique ou morale désireuse d’exploiter une œuvre
d’esprit est tenue d’obtenir l’autorisation préalable de son auteur, des
ayant droits ou de son mandataire. Ce principe est reconnu par les textes
légaux sur les droits d’auteur, les droits voisins et les conventions
internationales.
Le non-respect de ce principe, constitue une violation des intérêts légaux
de l’auteur et les actes qui en découlent relèvent de la piraterie.
La piraterie est un terme qui est généralement employé pour désigner les
actes de la contrefaçon.
III.3. La contrefaçon
La contrefaçon est un acte anti-juridique qui porte atteinte aux droits
moraux et patrimoniaux et à intégrité de la personnalité de l’auteur, de
son œuvre et de ses ayants droits. Elle consiste en fabrication, la vente, la
distribution, par l’importation ou l’exploration des exemplaires non
autorisés par l’auteur ou son mandataire.
D’une manière simple, la contrefaçon est le pillage de la propriété
intellectuelle ;
L’extension de la contrefaçon est un danger pour la capacité créatrice
d’un pays et pour sa santé économique.
C’est au cours des années 50 avec l’avènement de la magnétique que la
piraterie s’est véritablement accentuée. L’utilisation des nouvelles
techniques d’enregistrement et de reproduction utilisant des supports tels
que le CD, le VCD, le DVD et l’évolution spectaculaire, des nouvelles
technologies qui nous conduisent en plein environnement numérique font
en sorte qu’il apparaît de plus en plus difficile aujourd’hui de distinguer le
vrai du faux.
Car, si la piraterie classique se réalise par le détournement de la
distribution ; des produits authentiques (reproduction physiques des
produits fixés sur le support), et que la piraterie, se réalise à grande
73
échelle (par reproduction identique d’une œuvre pour la vente, la
distribution à l’importation des œuvres piratées en général) ; la piraterie
sur l’environnement numérique par ailleurs, se présente le secteur plus
nocif d’exploitation instantanée des œuvres protégées pour la simple
raison que les matériels qui occasionnent celle-ci sont des plus en plus
concentrés sur internet au moyen des logiciels « PEER TO PEER ».
Ainsi, sont également désignés comme actes de contrefaçon :
La représentation, la rémission et autre utilisation non autorisée d’une
œuvre ;
L’excédent des supports fabriqués ou repris des quantités autorisées ;
L’enregistrement non autorisé des spectacles vivant (concert, pièces de
théâtre) aux fins d’une distribution commerciale. (Ce type de piraterie est
connue sous le vocable « BOOTLEGING ou BOOTLEG »)
Les filières géo stratégiques du trafic
Les filières géostratégiques du commerce des produits piratés sont
organisées par des sujets congolais et étrangers. Ces filières sont
organisées en couloir :
Afrique Australe : la Tanzanie, la Zambie, le Malawi, l’Afrique du Sud,
l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi ;
Afrique de l’Ouest : le Nigeria, la plaque tournante de la Cote Ouest suivi
du Ghana, du Mail et du Sénégal ;
Afrique Centrale : Congo-Brazzaville, le Gabo et le Cameroun.
Le couloir Euro-américain : la situation est générale, mais l’accent est mis
sur : la Bulgarie et les Philippines.
Le couloir océan-Indien via l’Indonésie : le Singapour, Taiwan, Hong-Kong,
la Chine étant le sanctuaire de l’Asie Pacifique, Dubaï, le Japon et la
Thaïlande, pour le compte de l’Asie Pacifique.
74
Toutes ces œuvres piratées sont déversées dans notre pays à travers :
La Province du Katanga : Kasumbalesa, Kipushi et lubumbashi ;
Les Provinces du Nord et du Sud-kivu : Goma, Bukavu Uvira, Fizi et
Butembo ;
La Province Orientale : Aru, Bunia, Isiro et Aketi.
Les Provinces restantes sont approvisionnées, soit par la ville de Kinshasa,
soit par les provinces citées.
L’ensemble de ces services fournissent tout un tas des textes
règlementaires qui constituent le fondement juridique de législations
connexes que la Douane est autorisée d’appliquer. Mais, en cas
d’infraction à la législation connexe, la Douane fait la rétention de la
marchandise et oblige l’importateur à se présenter au service ad hoc pour
se mettre en règle.
Cependant, pour des dispositions générales, la Douane doit, en cas
d’infraction prévue par le code des douanes ou ses mesures d’application,
d’appliquer à la marchandise les sanctions prévues à cet effet par les
textes précités.
Ainsi, il y a lieu de comprendre que ces textes ne sont pas une matière
isolée mais juxtaposée à l’ensemble de la législation douanière.
III.4. Les Stratégies de la lutte contre la piraterie
Les conventions internationales
La convention de Berne de 1986
Cette convention repose sur trois principes fondamentaux et contient une
série de dispositions définissant le minimum de protection qui concerne
les œuvres, les droits devant être protégés et la durée de protection :
Les œuvres retenues sont toutes les productions du domaine littéraire,
scientifique et artistique ;
Les droits suivant ont été retenus : droit de traduire, de faire des
adaptations et des arrangements de l’œuvre, de représenter ou
75
d’exécuter en public les œuvres dramatique, dramatico-musicales et
musicales, de réciter en public des œuvres littéraires, de communiquer au
public, de radiodiffuser, de faire des reproductions, d’utiliser une œuvre
comme point de départ d’une œuvre audiovisuelle, etc.
La durée de protection : la règle générale est que la protection doit être
accordée jusqu’à l’expiration de la 50 e année après la mort de l’auteur.
Mais cette règle générale connaît des exceptions.
Pour les œuvres anonymes, ou pseudonymes, la protection expire après
que l’œuvre a été licitement rendue accessible au public.
Pour les œuvres audiovisuelles, la durée minimale de protection est de 50
ans après que l’œuvre a été rendue accessible au public ou à défaut à
compter de la création de l’œuvre.
La convention de Rome
La convention de Rome protège les interprétations ou exécutions
(prestations) des artistes interprètes ou exécutants, les phonogrammes
des producteurs et les émissions radiodiffusées des organismes de
radiodiffusion :
Les artistes interprètes ou exécutants (acteurs, chanteurs, musiciens,
danseurs et autres personnes qui interprètent ou exécutent des œuvres
littéraires ou artistiques) sont protégés contre la radiodiffusion ou la
communication au public de leurs prestations vivantes.
La fixation sur un support matériel de leurs prestations vivantes ; la
production d’une telle fixation si celle-ci a été faite à l’origine sans leur
consentement ou bien si la reproduction est faite à des fins autres que
celles pour lesquelles ils avaient donné leur consentement.
Les producteurs de phonogrammes ont le droit d’autoriser ou d’interdire la
reproduction directe ou indirecte de leurs phonogrammes. Le
phonogramme étant défini dans la convention de Rome comme toute
76
fixation exclusivement sonore des sons provenant d’une exécution ou
d’autres sons.
Lorsqu’un phonogramme public dans le commerce fait l’objet d’utilisation
secondaire (c’est-à-dire est radiodiffusé ou bien communiqué au public
d’une manière quelconque).
Les organismes de radiodiffusion ont le droit d’autoriser ou d’interdire
certaines opérations : la réémission de leurs émissions, la fixation sur un
support matériel de leurs émissions, la reproduction d’une telle fixation, la
communication au public de leurs émissions de télévision, lorsqu’elle est
faite dans des lieux accessibles au public moyennant paiement d’un droit
d’entrée.
La convention de Rome admet que la législation nationale puisse prescrire
des exceptions aux droits précités.
Les mesures et stratégies nationales
L’Ordonnance-loi no86/033 du 05 avril 1988
En République Démocratique du Congo c’est l’ordonnance n o86-033 du 05
avril 1988 portant protection des droits d’auteurs et des droits voisins qui
régit la protection de droits d’auteurs et des droits voisins.
En effet, l’article premier de ladite ordonnance dispose que « l’auteur
d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre du seul fait de sa création,
d’un droit de protection incorporelle exclusif et opposable à tous ».
Toute atteinte méchante ou frauduleuse portée en connaissance de cause
aux droits d’auteurs constitue une infraction de contrefaçon (Article 96) ;
sont assimilées à la contrefaçon et punies des peines à l’articles 97
« servitude pénale d’un mois à un an et d’une amande.
77
La vente, l’exposition, la location, la détention, l’importation et
l’exportation des ouvrages ou objets, contrefaits lorsque ces actes auront
été posées en connaissance de cause et dans un but commercial ».
(Article 98 de l’ordonnance loi susmentionnée).
La mise en place d’un comité national de lutte contre la piraterie qui
comprendra des institutions ci-après :
Le Ministère de la Culture et d’Arts (Sec. Général et SONECA)
Le Ministère des Finances (DGDA)
Le Ministère de la Justice (Police Judiciaire et Interpol)
Le Ministère de l’Economie
Le Ministère du Commerce Extérieur (Office Congolais de Contrôle)
Elaboration d’un Arrêté International portant dispositions pratiques sur
l’estampillage de tout support phonographique ou vidéographique des
œuvres de l’esprit d’origine congolaise et des œuvres étrangères mis en
circulation en République Démocratique du Congo, produit localement ou
à l’extérieur du pays, tout en y précisant le coût.
A l’instar de l’estampillage des supports phonographiques et
vidéographiques, il serait souhaitable qu’à l’échantillon national, des
normes de conformité soient élaborées en vue de la création d’un
« LABEL » pour tout produit sécurisé, fabriqué localement et destiné à la
consommation locale ou à l’exportation.
Rendre effective la mesure d’estampillage des supports vidéographiques
et phonographiques par la signature, entre la SONECA et la société.
Le vrai du faux
Comment découvrir le faux ? (travail du douanier) prenant l’exemple des
CD, VCD, DVD, cassette etc., la distinction entre les produits originaux et
piratés ou contrefaits s’opère à partir d’une étude profonde et comparée.
L’on dégagera les indices de la contrefaçon au niveau de :
La présentation du produit
78
Sur la Jacquette par exemple, les éléments peuvent être les mêmes mais
vous constaterez quelques différences :
Soit par le format ;
Soit par la teinte tout simplement (parce que le produit piraté est très
souvent reproduit par scanneur) ;
Sur les cassettes, la présence des vis aux quatre angles de la cassette
(toutes les cassettes porteuses de vis sont suspectes) ;
Il arrive souvent que les écrits ne soient pas identiques à l’original ;
Soit les titres des œuvres sont repris, indiqués sans les noms des auteurs ;
Soit les titres des œuvres sont écrits à la main, soit dactylographiés.
La qualité de l’enregistrement
L’enregistrement est fait à partir d’un support ayant collecté quelques
impuretés et présentant aussi quelques défectuosités. Ces défectuosités
présentent même des ratés, causant souvent des pannes de lecture des
appareils.
Le prix pratiqué
Dans le but de s’enrichir au plus vite, le produit est déversé sur le marché
au prix le plus bas, afin qu’il soit vite écoulé au détriment du produit
original.
79
Chapitre IV. LA VALEUR EN DOUANE
IV.1. Définition et éléments d’explication
La valeur en douane des marchandises importées est la valeur
transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises lorsqu’elles sont vendues pour l’exportation à
destination du pays d’importation, après ajustement éventuel.
La République Démocratique du Congo applique essentiellement un
système de taxation ad valorem, c’est-à-dire basé sur la valeur en douane
de la marchandise.
La valeur en douane est la base de taxation. Elle est comprise comme la
valeur à retenir légalement dans une opération d’importation et
d’exportation pour calculer éventuellement le droit de douane ad valorem
à acquitter lié à la transaction.
En République Démocratique du Congo, à l’importation, la base
d’imposition est la valeur CAF (coût, assurance et fret) de la marchandise.
La République Démocratique du Congo applique l’évaluation en douane
selon l’Accord relatif à la mise en œuvre de l’article VII du GATT sur
l’évaluation. Pour l’essentiel, cet Accord prévoit au total six méthodes
d’évaluation dont la « valeur transactionnelle » représente la principale
méthode.
En effet, la valeur en douane des marchandises est leur valeur
transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises lorsqu’elles sont vendues pour l’exportation à
destination du territoire douanier de la République Démocratique du
Congo, après ajustements.
Lorsque la valeur en douane à l’importation ne peut être déterminée en
fonction de la valeur transactionnelle ou en l’absence de celle-ci, on doit
faire recours à des méthodes d’évaluation dites de substitution au nombre
de cinq (voir articles 62 à 67 du code des douanes), à savoir :
La méthode de la valeur transactionnelle de marchandises identiques ;
La prescription selon laquelle les marchandises identiques devraient être
exportées au même moment ou à peu près au même moment que les
marchandises à évaluer pourrait être interprétée avec souplesse ; des
marchandises importées identiques, produites dans un pays autre que le
pays d’exportation des marchandises à évaluer, pourraient fournir la base
de l’évaluation en douane ; on pourrait utiliser les valeurs en douane de
marchandises importées identiques, déjà déterminées par application des
dispositions des articles 5 et 6 de l’article 7 du GATT.
L’expression « marchandises similaires » désigne des marchandises qui,
sans être pareilles à tous égards, présentent des caractéristiques
80
semblables et sont composées de matières semblables, ce qui leur permet
de remplir les mêmes fonctions et d’être commercialement
interchangeables.
La qualité des marchandises, leur réputation et existence d’une marque
de fabrique ou de commerce sont au nombre des éléments à prendre en
considération pour déterminer si des marchandises sont similaires.
La méthode de la valeur transactionnelle de marchandises similaires ;
La prescription selon laquelle les marchandises similaires devraient être
exportées au même moment ou à peu près au même moment que les
marchandises à évaluer pourrait être interprétée avec souplesse ; des
marchandises importées similaires, produites dans un pays autres que le
pays d’exportation des marchandises à évaluer, pourraient fournir la base
de l’évaluation en douane ; on pourrait utiliser les valeurs en douane de
marchandises importées similaires, déjà déterminées par application des
dispositions des articles 5 ou 6.
L’expression « marchandises similaires » désigne des marchandises qui,
sans être pareilles à tous égards, présentent des caractéristiques
semblables et sont composées de matières semblables, ce qui leur permet
de remplir les mêmes fonctions et d’être commercialement intégrables.
La qualité des marchandises, leur réputation et l’existence d’une marque
de fabrique ou de commerce sont au nombre des éléments à prendre en
considération pour déterminer si des marchandises sont similaires.
La méthode déductive ;
La prescription selon laquelle les marchandises devront avoir été vendues
« en l’état où elles sont importées », qui figure à l’article5, paragraphe
1a), pourrait être interprétée avec souplesse ; le délai de « quatre-vingt-
dix jours » pourrait être modulé avec souplesse.
La méthode de valeur calculée ; et
La méthode du dernier recours.
En pratique, la valeur en douane à l’importation comprend tous les frais
engagés pour la marchandise jusqu’à son introduction dans le territoire
douanier national, à savoir :
Prix de la marchandise et tous les frais engagés jusqu’à son chargement
dans le moyen de transport dans le pays tiers ;
Frais de transport (fret) ; et
Frais d’assurance éventuels.
81
A l’exportation, le code des douanes prévoit que la valeur en douane est
celle de la marchandise au point de sortie, majorée, le cas échéant, des
frais de transport jusqu’à la frontière mais non compris le montant de
droit de sortie, des taxes intérieures et charges similaires dont il a été
donné décharge à l’exportateur (article 72.1 du code des douanes).
Il sied de noter que le contrôle avant embarquement d’une marchandise à
importer reste une obligation légale. Pour toutes les formalités et
informations y afférentes, l’opérateur peut s’adresser à l’Office Congolais
de Contrôle (OCC).
IV.2. Ajustement de la valeur en douane
a) Eléments à ajouter.
Pour déterminer la valeur en douane, on ajoutera au prix effectivement
payé ou à payer pour les marchandises importées des éléments suivants
dans la mesure où ils sont supportés par l’acheteur mais n’ont pas été
inclus dans le prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises :
- Les commissions et frais de courtage, à l’exception des commissions
d’achat ;
- Le coût de contenants traités, aux fins douanières, comme ne faisant
qu’un avec la marchandise ;
- Le coût de l’emballage, comprenant aussi bien la main-d’œuvre que les
matériaux.
Dans la mesure où la valeur est imputée de façon appropriée, des produits
et services ci-après lorsqu’ils sont fournis directement ou indirectement
par l’acheteur, sans frais ou à coût réduit, et utilisés lors de la production
et de la vente pour l’exportation des marchandises importées, dans la
mesure où cette valeur n’a pas été incluse dans le prix effectivement payé
ou à payer, on ajoute les éléments suivants :
- Matières, composantes, parties et éléments similaires incorporés dans
les marchandises importées ;
- Outils, matrices, moules et objets similaires utilisés pour la production
des marchandises importées ;
- Matières consommées dans la production des marchandises importées ;
- Travaux d’ingénierie, d’étude, d’art et de design, plans et croquis,
exécutés ailleurs que dans le pays d’importation et nécessaires pour la
production des marchandises importées.
Sont aussi à ajouter les redevances et les droits de licence relatifs aux
marchandises à évaluer, que l’acheteur est tenu d’acquitter, soit
directement soit indirectement, en tant que condition de la vente des
82
marchandises à évaluer, dans la mesure où ces redevances et droits de
licence n’ont pas été inclus dans le prix effectivement payé ou à payer.
On ajoute également, la valeur de toute partie du produit de toute
revente, cession ou utilisation ultérieure des marchandises importées qui
revient directement ou indirectement au vendeur.
b) Eléments à soustraire
La valeur en douane ne comprendra pas les frais ou coûts ci-après, à la
condition qu’ils soient distincts du prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises importées. Il s’agit de :
Frais relatifs à des travaux de construction, d’installation, de montagne,
d’entretien ou d’assistance technique entrepris après l’importation en ce
qui concerne des marchandises importées, telles que des installations, des
machines ou du matériel industriels ;
Coût du transport après l’importation ;
Droits et taxes du pays d’importation.
Par ailleurs, si la vente ou le prix sont subordonnés à des conditions ou à
des prestations don la valeur, dans le cas des marchandises à évaluer, ne
peut être déterminée, la valeur transactionnelle ne sera pas acceptable à
des fins douanières. Il pourra s’agir, par exemple, des situations
suivantes :
- Le vendeur établit le prix des marchandises importées en le
subordonnant à la condition que l’acheteur achètera également d’autres
marchandises en quantités déterminées ;
- Le prix des marchandises importées dépend du ou des prix auxquels
l’acheteur des marchandises importées vend d’autres marchandises au
vendeur desdites marchandises importées ;
- Le prix est établi sur la base d’un mode de paiement sans rapport avec
les marchandises importées : par exemple, lorsque les marchandises
importées sont des produits semi-finis que le vendeur a fournis à la
condition de recevoir une quantité déterminée de produits finis.
De ce qui procède, le tableau ci-après donne les éléments d’ajustement
de la aleu en douane.
Tableau n°1 : Eléments d’ajustement de la valeur en douane
Eléments à inclure Eléments à exclure
- Les frais de chargement et de - Frais de déchargement,
surtaxes, - Les commissions à l’achat,
- Les commissions à la vente et les - Les escomptes,
frais de courtage, - Les droits de reproduction dans le
83
- Les redevances et frais de licences territoire d’importation des
relatifs aux marchandises et dont le marchandises importées,
paiement constitue une condition - Les intérêts pour paiement
de leur vente. différés,
Si mis à la disposition des -L’ensemble des frais « post
fournisseurs : importation » (transport, montage,
- Le coût des emballages et des droits et taxes installations)
matières, composants, parties et
éléments similaires incorporés dans
les marchandises importées,
- Le coût des outils, matières,
moules et objets similaires utilisés
pour la production des
marchandises importées,
- Le coût des matières consommées
lors de la production des
marchandises importées,
- Le coût des travaux d’ingénierie,
d’études, d’art et de design, plans
et croquis exécutés ailleurs que
dans le territoire d’importation et
nécessaires à la production des
marchandises importées, les frais
d’examen ou d’analyse.
IV.3. Impact du lien entre vendeur et acheteur sur la valeur en
douane
Le lien entre l'acheteur et le vendeur peut influencer le prix de la
marchandise, ce qui peut être considéré comme une déformation de la
valeur en douane. Pour ce faire, il revient à l’administration de douane de
pouvoir réajuster la valeur en douane.
En effet, des entités peuvent être liées par un lien juridique ou
commercial qui pourrait influencer les prix et les conditions de vente. Il
s’agit de la notion des personnes liées ou des parties liées.
En douane, les "personnes liées" ou "parties liées" sont des relations qui
peuvent influencer la valeur en douane. Ces relations peuvent être entre
un importateur et son vendeur, ou entre un acheteur et un vendeur qui
sont liés par des relations familiales, de propriété ou d'intérêt.
La valeur en douane étant généralement calculée selon la valeur
transactionnelle, c'est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour
les marchandises, si donc les relations entre l'acheteur et le vendeur
84
peuvent influencer le prix, la valeur en douane peut être ajustée pour
refléter un prix de marché "à pleine concurrence".
Exemple : Si une entreprise vend des marchandises à sa filiale à un prix
inférieur à celui du marché, la douane pourrait ajuster la valeur en
douane pour refléter un prix plus réaliste.
IV.4. Calcul de la valeur en douane
Le calcul de la valeur en douane varie selon que les marchandises sont
importées ou exportées.
Pour rappel, le plus souvent, la valeur en douane des marchandises à
l’importation est déterminée en fonction de la valeur transactionnelle
desdites marchandises. Leur prix peut être majoré de différents éléments
tels que les commissions de vente, les coûts des contenants et des
emballages, les frais de transport et d’assurance jusqu’au lieu
d’introduction.
Peuvent lui être retranchés certains frais, comme des commissions à
l’achat, les intérêts pour paiement différé, le transport après l’introduction
des marchandises sur le territoire, etc.
Pour les marchandises exportées, la valeur en douane douanière
correspond à la totalité du prix payé par leur acheteur, éventuellement
majoré des frais de transport jusqu’à la frontière. Il ne comprend pas en
revanche les droits de sortie et les taxes intérieures.
Pour ce qui est des frais de transport, leur retrait de la valeur en douane
dépend des incoterms. Ainsi, dans le cadre d’une expédition par voie
maritime, la valeur en douane est la valeur FOB.
Par voie aérienne, il s’agit de la valeur FCA. L’exportation par transport
routier, ferroviaire ou fluvial donne lieu à une valeur en douane franco
frontière.
Quelques exercices
1. L’exploitation des documents de Monsieur SHUKURU fournit les
renseignements suivants : Importe des marchandises diverses de la
Belgique aux conditions suivantes : FOB : 947.000$ ; Fret : 1/3 du FOB;
Assurance: 1/4 du Fret; Autres frais à l’importation: 115.000$. Déterminez
la valeur en douane de ces marchandises et calculez les droits et taxes
85
sachant que la ligne tarifaire donne des renseignes suivant : Droits de
douane 20%, TVA 16% et DC 10%.
2. Calculez les droits et taxes que devra payer Madame FURAHA lors de
son importation des marchandises de la chine aux conditions suivantes :
FOB : 547.000$ ; Fret : 1/5 du fob ; Assurance : 2/4 du fret; Autres frais à
l’importation: 235.211.000$ ; Droits de Douane: 20%, TVA : 16%, DC :
20%, DCS :20%.
3. Calculez les droits et taxes que devra payer Monsieur BYADUNIA lors de
son importation des marchandises de la France aux conditions suivantes :
Fob : 447.000$ ; Fret : 85.000 FOB ; Assurance : 5000 SUS ; Autres frais à
l’importation: 353.000$ ; Droits de Douane: 20%, TVA : 16%, DC : 20% ;
Cours de change : 1.530 FC=1 S US
4. Calculez les droits et taxes que devra payer un commerçant qui importe
des marchandises diverses de la Chine aux conditions suivantes : FOB :
647.235$ ; Fret : 1/3 du FOB ; Assurance : 2/4 du fret ; Autres frais à
l’importation: 221.000$ ; Droits de Douane: 10%, TVA : 16% ; DC : 5%
Cours de change : 1.460 FC.
V. AUTRES ASPECTS
IV.1. Règles Générales pour l’interprétation du Tarif
1. Le classement des marchandises dans le tarif est effectué
conformément aux principes ci-après :
Le libellé des titres de Section, de chapitres ou de sous-chapitres est
considéré comme n’ayant qu’une valeur indicative, le classement étant
déterminé légalement d’après les termes des positions et des notes de
sections ou de chapitres et lorsqu’elles ne sont pas contraires aux termes
desdites positions et notes, d’après les règles suivantes :
2. a) Toute référence à un article dans une position déterminée couvre cet
article même incomplet ou non fini à la condition qu’il présente, en l’état
les caractéristiques essentielles de l’article complet ou fini. Elle couvre
également l’article complet ou fini, ou à considérer comme tel en vertu
des dispositions qui précèdent, lorsqu’il est présenté à l’état démonté ou
non monté.
b) Toute mention d’une matière dans une position déterminée se rapporte
à cette matière soit à l’état pur, soit mélangée ou bien associée à d’autres
matières. De même, toute mention d’ouvrages en une matière déterminée
86
se rapporte aux ouvrages constitués entièrement ou partiellement de
cette matière. Le classement de ces produits mélangés ou articles
composites est effectué suivant les principes énoncés dans la Règle3.
3. Lorsque des marchandises paraissent devoir être classées sous deux
plusieurs positions par application de la Règle2 b) ou dans tout autre cas,
le classement s’opère comme suit :
a) La position la plus spécifique doit avoir la priorité sur les positions d’une
portée plus générale. Toutefois, lorsque deux ou plusieurs positions se
rapportent chacune à une partie seulement des matières constituant un
produit mélangé ou un article composite ou à une partie seulement des
articles dans le cas de marchandises présentées en assortiments
conditionnés pour la vente au détail, ces positions sont à considérer, au
regard de ce produit ou de cet article, comme également spécifiques
même si l’une d’elles en donne par ailleurs une description plus précise ou
plus complète.
b) Les produits mélangés, les ouvrages composés de matières différentes
ou constitués par l’assemblage d’articles différents et les marchandises
présentées en assortiments conditionnés pour la vente au détail, dont le
classement ne peut être effectué en application de la Règle3 a), sont
classés d’après la matière ou l’article qui leur confère leur caractère
essentiel lorsqu’il est possible d’opérer cette détermination.
c) Dans le cas où les règles 3 a) et 3 b) ne permettent pas d’effectuer le
classement, la marchandise est classée dans la position placée la dernière
par ordre de numérotation parmi celles susceptibles d’être valablement
prises en considération.
4. Les marchandises qui ne peuvent pas être classées en vertu des règles
visées ci- dessus sont classées dans la position afférente aux articles les
plus analogues.
5. Outre les dispositions qui précèdent, les règles suivantes sont
applicables aux marchandises reprises ci-après :
a) Les étuis pour appareils photographiques, pour instruments de
musique, pour armes, pour instruments de dessin, les écrins et les
contenants similaires, spécialement aménagés pour recevoir un article
déterminé ou un assortiment, susceptibles d’un usage prolongé et
présentés avec les articles auxquels ils sont destinés, sont classés avec
ces articles lorsqu’ils sont du type normalement vendu avec ceux-ci. Cette
règle ne concerne pas, toutefois, les contenants qui confèrent à
l’ensemble son caractère essentiel.
b) Sous réserve des dispositions de la règle 5a) ci-dessus, les emballages
contenant des marchandises sont classés avec ces dernières lorsqu’ils
sont de type normalement utilisé pour ce genre de marchandises.
87
Toutefois, cette disposition n’est pas obligatoire lorsque les emballages
sont susceptibles d’être utilisés valablement d’une façon répétée.
6. Le classement des marchandises dans les sous-positions d’une même
position est déterminé légalement d’après les termes de ces sous-
positions et des notes de sous-positions ainsi que, mutatis mutandis,
d’après les règles ci-dessus, étant entendu que ne peuvent être
comparées que les sous-positions de même niveau.
Aux fins de cette règle, les notes de sections et de chapitres sont
également applicables sauf dispositions contraires.
Les droits et taxes applicables aux marchandises importées en RDC sont
constitués des droits des douanes, de la Taxe sur la Valeur Ajoutée ainsi
que des droits d’accises et, le cas échéant, du droit d’accises spécial.
Les droits de douane à l’importation sont perçus d’après la valeur en
douane des marchandises, définie par l’accord sur la mise en œuvre de
l’article VII de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de
1994, tel que mis en œuvre par l’Ordonnance-Loi n° 10/002 du 20 août
2010 portant Code des douanes.
Les carburants terrestres et d’aviation ne sont pas concernés ici car leur
valeur en douane est constituée du Prix moyen Frontière Commercial
déterminé par le Ministre de l’Economie.
IV.2. Les Pouvoirs des agents des douanes
Pour l’application de la législation douanière et en vue de la recherche de
la fraude, les agents des douanes peuvent procéder à la visite des
marchandises et des moyens de transport ainsi qu’à celle des personnes.
Ainsi, tout conducteur de moyen de transport doit se soumettre aux
injonctions des agents des douanes. Ces derniers, sous réserve de se
conformer aux dispositions en la matière, peuvent ériger des barrages
pour procéder aux contrôles.
Ils peuvent également faire usage de tous engins appropriés pour
immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s’arrêtent
pas à leurs injonctions, Art. 39 CD.
A l’intérieur de la zone maritime, fluviale ou lacustre du rayon des
douanes, les agents des douanes peuvent visiter tout navire et se faire
présenter les documents attestant le tonnage du navire ainsi que l’original
de la déclaration de chargement qu’ils visent « ne varietur » et dont ils se
font remettre copie.
Ces agents peuvent poursuivre même en haute mer et employer tous
moyens appropriés pour faire stopper les navires qui, arrivés dans la zone
88
maritime du rayon des douanes n’ont pas obtempéré à leurs sommations
et ne se sont pas arrêtés à leurs injonctions. Ils exercent alors les droits
visés au point 1 du présent article.
Lorsque les indices sérieux laissent présumer qu’une personne transporte
des stupéfiants, des substances psychotropes ou des matières précieuses
dissimilés dans son organisme, les agents des douanes peuvent les
soumettre à des examens médicaux de dépistage après avoir
préalablement obtenu son consentement exprès.
En cas de refus, les agents des douanes présentent à l’officier du Ministère
public compétent une demande d’autorisation. Celle-ci est transmise au
magistrat par tout moyen.
L’officier du Ministère public saisi peut autoriser les agents des douanes à
faire procéder aux examens médicaux. Il désigne alors le médecin chargé
de les pratiquer dans les meilleurs délais.
Les résultats de l’examen communiqués par le médecin, les observations
de la personne concernée et le déroulement de la procédure doivent être
consignés dans un procès-verbal transmis au magistrat.
Toute personne qui aura refusé de se soumettre aux examens médicaux
prescrits par le magistrat sera punie de servitude pénale de 10 ans
maximum et d’une amende ne dépassant pas 10.000.000 de francs
congolais.
Afin de procéder aux investigations nécessaires à la recherche et à la
constatation des infractions douanières ou aux contrôles par audit, les
agents des douanes revêtus d’un grade de commandement ont accès aux
locaux et lieux à usage professionnel, ainsi qu’aux terrains et aux
entrepôts où les marchandises et documents se rapportant à ces
infractions ou aux opérations faisant l’objet du contrôle par audit sont
susceptibles d’être détenus.
Aux mêmes fins, ils ont accès aux moyens de transport à usage
professionnel et à leur chargement. En dehors des conditions visées au
point 2 ci-dessus, l’officier du Ministère public est préalablement informé
des opérations et peut s’y opposer. Dans ce cas, une copie du procès-
verbal lui est transmise dans les 5 jours suivant son établissement.
Au cours de leurs investigations, les agents des douanes peuvent,
contradictoirement avec l’intéressé, effectuer un prélèvement
d’échantillons et procéder à la retenue de documents pour les besoins de
l’enquête ou en prendre copie.
Le déroulement des opérations ainsi que les constations faites sont
relatées dans un procès-verbal à rédiger sur –le-champ ou dans le plus
bref délai possible. Une copie de ce procès-verbal est remise à l’intéressé
ou lui est transmise au plus tard dans les 5 jours suivants son
établissement.
89
Les agents des douanes ne sont pas autorisés à accéder aux locaux et
lieux qui servent de domicile privé.
En effet, pour la recherche et la constatation des infractions douanières,
les agents des douanes commis à cet effet par le Directeur Général des
douanes peuvent procéder à des visites en tous lieux, même privé à
l’exception du domicile privé, où les marchandises et documents se
rapportant à ces infractions sont susceptibles d’être détenus et procéder à
leur saisie. Hormis le cas de flagrant délit ou lorsque la poursuite de la
fraude n’a pas été interrompue depuis l’extrême frontière :
- Toute visite au domicile privé doit être autorisée par l’officier du
Ministère public. Cette autorisation est accordée par écrit, et indique
l’adresse ou l’emplacement des lieux à visiter. L’officier du Ministère peut
se rendre dans les locaux pendant la visite. A tout moment, il peut décider
la suspension ou l’arrêt de la visite. Dans ce cas, sa décision est notifiée
verbalement et sur place au moment de la visite à l’occupant des lieux ou
à son représentant.
- La visite ne peut être commencée avant 5 heures ni après 21 heures. Elle
est effectuée en présence de l’occupant des lieux ou de son représentant.
En cas d’impossibilité, les agents des douanes requièrent deux témoins
choisis en dehors des personnes relevant de l’autorité de la douane.
Les agents des douanes revêtus d’un grade de commandement peuvent
exiger la communication des papiers, documents de toute nature et
données informatiques relatifs aux opérations intéressant leur service
selon le lieu.
Ainsi, dans les gares de chemin de fer, ils ont le droit d’exiger
notamment les lettres de voiture, factures, feuilles de chargement, livres
et les registres ;
Dans les locaux des compagnies de navigation maritime, fluviale
et lacustre et chez les armateurs, les consignataires et courtiers
maritimes, ils peuvent demander les manifestes de fret, les
connaissements, les billets de bord, l’avis d’expédition, les ordres de
livraison ;
Dans les locaux des compagnies de navigation aérienne, ils peuvent
demander les bulletins d’expédition, les notes et bordereaux de livraison,
les registres de magasins ;
Dans les locaux des entreprises de transport par route, ils peuvent
exiger les registres de prise en charge, les carnets d’enregistrement des
colis, les carnets de livraison, les feuilles de route, les lettres de voiture,
les bordereaux d’expédition ;
Dans les locaux des agences, y compris celles dites de « transport
rapide », qui se chargent de la réception, du groupage, de l’expédition
par tous modes de locomotion (rail, route, eau, air) et de la livraison de
90
tous colis : bordereaux détaillés d’expéditions collectives, récépissés,
carnets de livraison ;
Chez les commissionnaires en douane et les transitaires :
documents comptables, registres-répertoires, déclarations de chargement,
actes d’agrément, copies des déclarations de marchandises et pièces
jointes ;
Chez les concessionnaires d’entrepôts, docks et magasins
généraux : registres et dossiers de dépôt, carnets de warrants et de
nantissements, registres d’entrée et de sortie des marchandises, situation
des marchandises, comptabilité-matières ;
Chez les destinataires ou les expéditeurs réels des marchandises
déclarées en douane : déclaration de marchandises, contrats, factures,
documents comptables et financiers ;
Chez les opérateurs de télécommunication et en général chez toutes
les personnes physiques ou morales directement ou indirectement
intéressées à des opérations régulières ou irrégulières relevant de la
compétence de la douane :
- Les agents ayant qualité pour exercer les droits de communication
peuvent se faire assister par ceux ayant un grade moins élevé. Dans ce
cas, ceux-ci sont astreints comme eux et sous les mêmes sanctions au
secret professionnel.
- Les divers documents visés ci-dessus doivent être conservés par les
intéressés pendant un délai de dix ans, à compter de la date d’envoi des
colis, pour les expéditeurs, et à compter de la date de leur réception, pour
les destinataires.
Par ailleurs, lors des contrôles et des enquêtes opérés chez les personnes
physiques et morales, les agents des douanes peuvent procéder à la
saisie, sur procès-verbal, des documents de toute nature (comptabilité,
factures, copies de lettres, carnets de chèques, traites, relevés de
comptes de banque et tous autres documents) ainsi que des pièces
d’identités et passeports propres à faciliter l’accomplissement de leur
mission.
Il importe de souligner que la Douane est autorisée, sous réserve de
réciprocité, ou dans le cadre des accords d’assistance mutuelle
administrative, à fournir aux autorités qualifiées des pays étrangers tous
les renseignements, certificats, procès-verbaux et autres documents
susceptibles d’établir la violation des lois et règlements applicables à
l’entrée ou à la sortie de leur territoire et d’assurer la sécurité de la chaine
logistique internationale. Les renseignements et les documents peuvent
être échangés avant l’arrivée des marchandises.
IV. Le Contentieux douanier
91
Constitue une infraction douanière, toute violation de la législation
douanière qui est passible d’une peine prévue par le Code des douanes,
par des dispositions légales ou réglementaires.
Est punie de la même peine que l’infraction consommée, toute tentative
de violation de la législation douanière. Il faut donc ajouter la violation des
dispositions du Code des Accises et d’autres textes légaux et
réglementaires.
Les agents des douanes revêtus au moins du grade d’attaché de bureau
de première classe ont le pouvoir de constater les infractions à la
législation douanière.
Selon l’article 356 du Code des Douanes, lorsque les officiers de la police
judiciaire à compétence générale constatent des infractions douanières, ils
signalent immédiatement à la Douane.
Les infractions douanières doivent être relatées dans des procès-verbaux
à rédiger sur-le-champ ou dans un bref délai possible.
92
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. Honoré KELUNGA, Législation des Accises en République Démocratique
du Congo : Etat des lieux et principales innovations, Kongo Editions; 2022,
207 pp.
2. Simon KATENDE K. et Richard NKENKU NSITA, Douane moderne, Champ
de transversalité des savoirs, CRIDUPN, Kinshasa;2016, 246 pp.
3. André MONGA NUMBI, Lexique douanier et accisien de la RDC, 1 ère
édition, Médias Paul, Kinshasa ; 2017, 509 pp.
4. Jean Luc ALBERT, Douane et Droit douanier, PUF, Paris ; 2013, 240 pp.
5. Arlette COMBES LEBOURG, Les opérations douanières, Ed. ESKA ; 182
pp.
6. Emmanuel DISLE et Jacques SARAF, Gestion fiscale, T1et 2, 14 ème
édition, Dunod, 569 pp.
7. Godé MPOY KADIMA, Droit Douanier en République Démocratique du Congo,
Volume I, PUC, Kinshasa ; 2014, 272 pp.
8. Symphorien KASINDI YIMBA, La législation Fiscale et Douanière
Congolaise : Une lecture annotée des codes des impôts et des douanes
mis à jour, Médias Paul, Kinshasa ; 2016, 399 pp.
9. Lionel PASCAL, Gestion des frontières, enjeux douaniers et corridors de
transport : retours d’expériences douanières, éditions EMS ; 2012.
10. Petit Larousse
II. AUTRES DOCUMENTS
1. L’Ordonnance-loi n° 10/002 du 20 aout 2010 portant code des Douanes.
2. La loi n° 004/2002 du 21 février 2002 portant code des investissements.
3. Le décret n° 09/33 du 08 août 2009 portant statuts, organisation et
fonctionnement de l’ANAPI.
4. Le protocole d’accord du 30 juillet 1999 entre la DGDA et la DGRAD.
93
5. Le protocole d’accord du 23 avril 2014 entre la Société Congolaise de
Poste et Télécommunication et la DGDA.
6. Le Protocole d’accord du 05 avril 2011 entre la Banque Centrale du
Congo et la DGDA.
7. Le protocole du 15 mars 2012 entre la DGDA et le FONER.
8. Le protocole d’accord de 1992 entre la DGDA et l’OGEFREM.
9. Le Protocole d’accord du 24 novembre 2005 entre la DGDA et la SONAS.
10. L’Ordonnance Loi n° 67/272 du 23 juin 1967 telle que modifiée et
complétée par l’Ordonnance Loi n° 87-043 du 15 septembre 1987.
11. L’Ordonnance Loi n° 86 /033 de 1988 portant protection des droits
d’auteurs et droits voisins.
12. L’Ordonnance n° 74/359 du 05 novembre 1957 relative à l’importation
des vêtements et hardes usagés.
13. L’instruction n°001 du 31 janvier 2007 portant modalités de
dédouanement des marchandises dans le cadre du système régional de
gestion de transit de la zone SADC.
14. L’arrêté interministériel n° 106/CAB/MIN/FINANCES/2006 et n°
004/CAB/140/[Link]/2006 du 16 juin 2006 des ministres des Finances et
du Commerce Extérieur portant Règlement d’application du contrat de
vérification avant embarquement des marchandises à destination de la
RDC.
15. Le décret n° 09/43 du 03 décembre 2009 portant création et
organisation de la Direction Générale des Douanes et Accises.
16. Le décret n° 05/183 du 30 décembre 2005 portant institution d’un
Guichet Unique à l’importation et à l’exportation.
17. L’arrêté ministériel n° CAB/[Link]/2015/029 du 19 octobre
2015 portant modalités de réparation des redevances et frais en
rémunération des services rendus par les organismes publics intervenant
aux postes frontaliers lors de l’exportation des produits agricoles.
94
18. La circulaire ministérielle n° CAB/MIN/FINANCES/2017/003 du 22 aout
2017 portant instructions relatives au déroulement de certaines
opérations douanières à l’importation et à l’exportation.
19. La convention internationale sur la simplification et l’harmonisation
des régimes douaniers ou convention de Kyoto révisée entrée en vigueur
le 03 février 2006.
20. La nouvelle réglementation du change en République Démocratique du
Congo du 25 mars 2014.
21. Tarifs des droits et taxes à l’importation et à l’exportation, version SH
2022.
22. Christophe MUSHOTA CENTWALI, Mobilisation des recettes du trésor
public : Cas de la direction Générale des Douanes et Accises au Sud-Kivu
(DGDA), Module de formation, Centre de formation, UCB, Inédit, 2013.
23. BEBO TETEY, Cours de législations connexes en G2, ENF, 2016