III.4.
RESULTATS OBTENUS LORS DE L’ENQUETE
Tableau 1 : Question 1 : Quelle est votre fonction actuelle ?
Assertions Nombres Pourcentage
Contribuable 64 82,05%
Agent de la DGI et Expert 14 17,94%
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 82,05 % sont des contribuables et 17,94 % des agents de la DGI/experts.
L’échantillon est largement constitué de contribuables, ce qui permet de recueillir
principalement la perception des usagers du système fiscal. La présence d’agents de la DGI
reste néanmoins utile pour comparer les points de vue internes et externes.
Tableau 2 : Question 2 : Comment évaluez-vous l’efficacité de la Direction Générale des
Impôts (DGI-SK) dans la collecte des recettes fiscales ?
Assertions Nombres Pourcentage
Très efficace, elle atteint 35 44,87%
toujours ses objectifs de
collectes
Efficace, mais avec des 10 12,82%
lacunes notables
Moyennement efficace, des 11 14,1%
améliorations sont
nécessaires.
Peu efficace, de nombreux 13 16,7%
problèmes structurels
persistent.
Pas du tout efficace, l'évasion 9 11,53%
fiscale est trop répandue.
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 44,87 % jugent la DGI « très efficace », mais 42,33 % estiment son efficacité
moyenne ou faible. La perception est divisée : si une partie reconnaît les efforts de la DGI,
une autre met en avant des lacunes structurelles et la persistance de l’évasion. Cela traduit un
besoin de réforme organisationnelle.
Tableau 3 : Question 3 : Pensez-vous que les faiblesses de l’organisation interne de la DGI
contribuent à l’évasion fiscale ?
Assertions Nombres Pourcentage
Oui 44 56,41%
Non 20 25,64%
Je ne sais pas 14 17,94%
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 56,41 % pensent que ces faiblesses favorisent l’évasion. La majorité
reconnaît que les dysfonctionnements internes (gestion, procédures, coordination) sont un
facteur central de l’évasion fiscale, ce qui met en cause la gouvernance administrative.
Tableau 4 : Question 4 : Quel impact pensez-vous que la corruption a sur l’évasion fiscale
dans la province ?
Assertions Nombres Pourcentage
Un impact majeur, facilitant 27 34,61%
les pratiques d’évasion
Un impact modéré, mais 16 20,51%
significatif
Un impact faible, d’autres 14 17,94%
facteurs sont plus
déterminants
Aucun impact, la corruption 11 14,1%
n'est pas un problème ici
Un impact variable selon les 10 12,82%
secteurs d'activité
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 34,61 % évoquent un impact majeur, et 20,51 % un impact modéré. La
corruption est perçue comme un moteur déterminant de l’évasion fiscale. Le fait que certains
(14,1 %) la minimisent montre une possible banalisation du phénomène.
Tableau 5 : Question 5 : À quel point êtes-vous conscient des obligations fiscales en tant
que contribuable ?
Assertions Nombres Pourcentage
Très conscient, je connais mes 27 34,61%
droits et devoirs
Conscient, mais je ne maîtrise 19 24,35%
pas tous les détails
Moyennement conscient, je 20 25,64%
m’informe de temps en temps
Peu conscient, je ne suis pas 7 8,97%
informé sur le sujet
Pas du tout conscient, je n'ai 5 6,41%
jamais reçu d'informations
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 34,61 % très conscients, 24,35 % conscients mais partiels, 15,38 % peu ou
pas conscients. Une partie significative de contribuables manque encore d’information fiscale.
Le déficit de sensibilisation alimente l’évasion par ignorance ou négligence.
Tableau 6 : Question 6 : Quelles mesures devraient être prioritaires ou efficace selon vous
pour améliorer la collecte fiscale à Bukavu ?
Assertions Nombres Pourcentage
Renforcement des capacités 27 34,61%
des agents de la DGI
Mise en place d’un système 16 20,51%
informatique pour la gestion
fiscale
Campagnes de sensibilisation 14 17,94%
sur l'importance du paiement
des impôts
Renforcement des sanctions 11 14,1%
contre la fraude fiscale
Simplification des procédures 10 12,82%
fiscales
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : Renforcement des capacités (34,61 %), informatisation (20,51 %),
sensibilisation (17,94 %). Les solutions proposées visent à la fois le renforcement
institutionnel et la modernisation des outils. La sensibilisation apparaît également comme un
levier majeur pour changer les comportements.
1. Tableau 7 : Question 7 : Quelle est votre perception de la relation entre les
contribuables et l'administration fiscale ?
Assertions Nombres Pourcentage
Très bonne, il y a confiance et 24 30,76%
coopération
Bonne, mais avec des réserves 17 21,79%
Moyenne, la méfiance est 14 17,94%
présente
Mauvaise, il y a un manque de 11 14,1%
confiance et de
communication.
Très mauvaise, les 12 15,38%
contribuables se sentent
souvent lésés
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 30,76 % la jugent « très bonne », mais 47,42 % estiment la relation moyenne
ou mauvaise. La confiance reste fragile entre l’administration et les contribuables. Une
meilleure communication et plus de transparence sont nécessaires pour améliorer ce lien.
Tableau 10 : Question 8 : Quelles sont selon vous les principales causes de l’évasion fiscale
à Bukavu ?
Assertions Nombres Pourcentage
Faiblesse des contrôles 12 15,38%
fiscaux par la DGI/SK
Corruption au sein de 17 21,79%
l'administration fiscale.
Manque de sensibilisation 20 25,64%
des contribuables sur leurs
obligations fiscales.
Complexité du système fiscal 12 15,38%
en RDC.
Corruption au sein de 17 21,79%
l'administration fiscale.
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : Les causes majeures citées sont le manque de sensibilisation (25,64 %), la
corruption (21,79 %) et la faiblesse des contrôles (15,38 %). Les répondants identifient
surtout des facteurs institutionnels (corruption, faiblesse des contrôles) et cognitifs (manque
de sensibilisation). Cela révèle une crise de gouvernance et de communication entre
l’administration et les contribuables.
2. Tableau 10 : Question 9 : Selon vous, la mobilisation des recettes fiscales influence-t-
elle réellement le développement local ?
Assertions Nombres Pourcentage
L’augmentation des recettes 5 6,41%
fiscales améliore la qualité
des services publics
Une meilleure mobilisation 22 28,2%
des recettes favorise la
réalisation des infrastructures
locales
Les recettes fiscales 18 23,0%
contribuent directement à la
réduction du chômage et de
la pauvreté.
Le financement des projets 20 25,64%
communautaires dépend
principalement de la fiscalité
locale.
Le faible niveau de 13 16,66%
mobilisation fiscale limite la
capacité d’investissement
public
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 28,2 % jugent son rôle fort, 23 % modéré, 25,64 % faible. L’opinion est
divisée : certains considèrent l’informel comme une cause majeure, d’autres relativisent son
impact. Cela reflète la complexité des causes de l’évasion fiscale en RDC.
3. Tableau 8 : Question 10 : Selon vous, la mobilisation des recettes fiscales influence-t-
elle réellement le développement local ?
Assertions Nombres Pourcentage
L’augmentation des recettes 13 16,66%
fiscales améliore la qualité des
services publics
Une meilleure mobilisation 20 25,64%
des recettes favorise la
réalisation des infrastructures
locales
Les recettes fiscales 16 20,51%
contribuent directement à la
réduction du chômage et de la
pauvreté
Le financement des projets 12 15,38%
communautaires dépend
principalement de la fiscalité
locale
Le faible niveau de 17 21,79%
mobilisation fiscale limite la
capacité d’investissement
public
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 25,64% trouvent qu’une meilleure mobilisation des recettes favorise la
réalisation des infrastructures locales. Ce qui favoriserait le développement local
Tableau 9 : Question 11: Quelles sont, selon vous, les principales conséquences
administratives d’une faible mobilisation des recettes fiscales ?
Assertions Nombres Pourcentage
La faiblesse des recettes 13 16,66%
entraîne des retards de
paiement des agents publics
Le manque de ressources 20 25,64%
fiscales crée des
dysfonctionnements dans la
gestion administrative
La faible mobilisation des 40 51,28%
recettes accentue la corruption
et la mauvaise gouvernance
L’insuffisance des recettes 3 3,84%
réduit la capacité de contrôle
et d’audit interne.
La rareté des moyens fiscaux 2 2,56%
fragilise l’efficacité des
services publics
TOTAL 78 100%
Source : Résultats de notre enquête menée sur terrain.
Commentaire : 51,28% confirme que la faible mobilisation des recettes accentue la
corruption et la mauvaise gouvernance.