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Isolation des Toitures-Terrasses : Guide Pratique

ce document concerne les règles de l'art sur la pose d'isolant en toiture terrasse

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Isolation des Toitures-Terrasses : Guide Pratique

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Isolation des toitures-terrasses - Conception, mise en

oeuvre et entretien - En application des DTU de la série


43 (Guide pratique Développement durable, CSTB Centre
Scientifique et Technique du Bâtiment, juin 2012)

Ce document est à usage exclusif et non collectif


● Société : LYCEE D ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
● N° client : 49108561
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par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans
le Reef en ligne, est illicite et constitue une contrefaçon.
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développement durable
PRATIQUE
Isolation des toitures-terrasses
Isolation des toitures-terrasses
Conception, mise en œuvre et entretien
Avec la collection Guide Pratique Développement Durable, le CSTB met en avant des sujets
mariant bâtiment et préoccupations environnementales. Cette collection permet aux professionnels du
bâtiment une lecture facilitée des règles techniques de construction à travers un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre.

Dans un bâtiment, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit. Ce guide s’intéresse à

GUIDE
l’isolation de la « cinquième façade » d’un bâtiment : celle des toitures-terrasses étanchées.

Le guide « Isolation des toitures-terrasses » a pour objet de décrire et de commenter la composition


et la réalisation d’ouvrages d’isolation thermique de toitures-terrasses étanchées :
- quels sont les éléments constitutifs d’une toiture-terrasse en fonction de sa destination ?
- Comment bien choisir l’isolant et réaliser une bonne mise en œuvre ?
- Quelles sont les dispositions particulières à prendre dans le cas d’une réfection avec mise en
œuvre d’une nouvelle isolation ?
- Comment bien entretenir une toiture-terrasse ?
- Comment limiter les ponts thermiques ?
- Qu’est-ce que l’isolation inversée ?

Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les mieux maîtrisées, en
mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les référentiels existants, et en rappelant
les erreurs à ne pas commettre. Il ne prend en compte que ce qui est reconnu par les professionnels,
à savoir les normes produits européennes harmonisées, référence NF EN 13 série 100, les normes
DTU de référence NF P 84 série 200, les Documents Techniques d’Application ou Avis Techniques, les
Cahiers du CSTB ainsi que les règles professionnelles. Isolation
des toitures-terrasses
Il a été rédigé par Giuliano Camillato, ancien ingénieur études et évaluations au CSTB et actuellement
responsable Avis Techniques au sein d’un groupe industriel fabricant de produits isolants en laine
minérale et en polystyrène extrudé, en étroite collaboration avec deux ingénieurs du Département
« Enveloppe et revêtements » du CSTB.

> Conception, mise en œuvre et entretien

En application des DTU de la série 43


ISBN 978-2-86891-525-2

SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
G02-49

T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
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Isolation
des toitures-terrasses
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Établissement public au service de l’innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique et


Technique du Bâtiment exerce quatre activités clés : la recherche, l’expertise, l’évaluation et la
diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de développement durable
dans le monde de la construction. Son champ de compétences couvre les produits de construc-
tion, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes.
Avec ses 909 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux, européens et
internationaux, le CSTB est au service de l’ensemble des parties prenantes de la construction
pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.

Le présent guide est destiné à commenter et à expliquer certaines règles de construction


et les documents techniques de mise en œuvre. Il ne se substitue en aucun cas aux textes
de référence, qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…),
normatifs (normes, DTU ou règles de calcul)
ou codificatifs (Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.

Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes


ou indirectes de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation erronée
du contenu du présent guide.

Ce guide a été réalisé d’après les documents de référence déjà publiés à la date du 15 avril 2012.

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage,
faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et
constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées
à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de
l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - article L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal article 425).
© CSTB juin 2012 ISBN 978-2-86891-525-2
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GUIDE PRATIQUE
DÉVELOPPEMENT DURABLE

Isolation
des toitures-terrasses
Conception, réalisation et entretien
En application des DTU de la série 43

Giuliano CAMILLATO
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Couverture : Thierry BEL

Illustrations : Thierry BEL

Photographies : CSTB
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S OM M AI R E
7 Avant-propos
9 Domaine d’application du Guide
11 La toiture-terrasse, qu’est-ce que c’est ?
11 1. Définition
12 2. Composition
13 La fonction des éléments constitutifs de la toiture-terrasse
13 1. L’élément porteur
15 2. L’écran pare-vapeur
15 3. L’isolant support d’étanchéité
15 4. Le revêtement d’étanchéité
17 5. La protection de l’étanchéité
19 Les différentes destinations de la toiture-terrasse
21 Comment choisir son isolant en toiture-terrasse ?
21 1. Les cinq principaux critères 5
26 2. Les marques de qualité
31 Les produits isolants pour toitures-terrasses
31 1. Les isolants minéraux
37 2. Les plastiques alvéolaires
43 3. Les isolants d’origine végétale
43 4. Les isolants composites
45 Les différents modes de mise en œuvre des isolants supports
d’étanchéité
46 1. La pose libre
46 2. La pose par collage à l’EAC
47 3. La pose par collage à froid
48 4. La pose par fixations mécaniques
55 Les règles de mise en œuvre des isolants supports d’étanchéité
55 1. Les dispositions communes
56 2. Le principe de répartition et pose des panneaux isolants
58 3. La mise en œuvre sur élément porteur en maçonnerie
59 4. La mise en œuvre sur élément porteur en bois et panneaux
dérivés du bois
60 5. La mise en œuvre sur élément porteur en tôles d’acier nervurées
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62 6. La mise en œuvre sur élément porteur en béton cellulaire


autoclavé armé
63 La réfection des toitures-terrasses étanchées
63 1. Cas où l’ancien revêtement d’étanchéité n’est pas conservé
64 2. Cas où l’ancien revêtement d’étanchéité est conservé
67 L’entretien des toitures-terrasses
69 Cas particulier de l’isolation inversée
69 1. Qu’est-ce que l’isolation inversée ?
70 2. Mise en œuvre d’une isolation inversée
74 3. Avantages et inconvénients de l’isolation inversée
77 La climatologie applicable aux toitures-terrasses
77 1. Régions de vent
78 2. Sites de vent
79 3. Neige
81 Le pont thermique de liaison des toitures-terrasses
83 Les réglementations thermiques
83 1. La réglementation thermique en construction neuve (RT 2012)
84 2. La réglementation thermique dans l’existant
6 85 Réglementation, normes et autres documents de référence
85 1. DTU
86 2. Normes
86 3. Réglementations thermiques
87 4. Règles professionnelles
87 5. Autres documents de référence
89 Glossaire
91 Index
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Avant-propos

Les exigences concernant l’isolation thermique des bâtiments ont considérablement


changé ces trente dernières années.
En effet, après la Seconde Guerre mondiale, la France est en reconstruction. À cette
époque, les sources d’énergie non renouvelables étaient disponibles en grande
quantité et à faible coût. Les logements n’étaient pas isolés et personne ne se
préoccupait des économies d’énergies et encore moins de l’impact environnemental.
Puis survint en 1973 le premier choc pétrolier. L’envolée des prix du pétrole a
déclenché une prise de conscience globale sur l’épuisement des ressources fossiles et
sur la nécessité de réaliser des économies d’énergies.
C’est en 1974 qu’apparaît la première réglementation thermique en France. Le
bâtiment représentait le premier poste de dépense en énergie devant l’industrie et
les transports. Les premières solutions d’isolation apparaissent avec l’isolation des
combles et des murs, les doubles vitrages deviennent de plus en plus systématiques
dans les constructions neuves… Ces solutions ayant pour but d’améliorer la
performance énergétique de l’enveloppe du bâtiment. 7
Depuis, de nombreuses réglementations thermiques se sont succédé : 1982, 1988,
2000, 2005 pour la construction neuve, 2007 pour l’existant et aujourd’hui la
réglementation thermique 2012 qui exige que les constructions neuves soient BBC
(Bâtiment Basse Consommation).
Aujourd’hui, le bâtiment est au cœur d’une double problématique, à la fois
énergétique mais aussi environnementale. Longtemps contestée, celle-ci est devenue
une réalité et la nécessité de réduire les émissions des gaz à effet de serre (CO2) est
devenue un objectif majeur pour la protection de notre planète.
Une condition incontournable de réussite, dans ce contexte exigeant, réside dans la
qualité de l’enveloppe du bâtiment. Isoler un bâtiment permet d’associer économies
d’énergies et diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce guide, nous allons nous intéresser à l’isolation de la « cinquième façade »
d’un bâtiment : celle des toitures-terrasses étanchées.
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CHAPITRE 1

Domaine d’application
du Guide
L’isolation thermique permet de réduire les déperditions à travers les parois. Dans
une maison, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit.

Air renouvelé et fuites


20 à 25%

Toit
25 à 30%

Fenêtres
10 à 15% 9

Murs
20 à 25%

Planchers bas
Ponts thermiques 7 à 10%
5 à 10%
FigureFigure
1 : Déperditions
1 : Déperditions thermiques d’une
thermiques d'une habitation
habitation

Ce guide a pour but de décrire et de commenter la composition et la réalisation


d’ouvrages d’isolation thermique de toitures-terrasses étanchées.
Cette description comporte l’ensemble des composants de la toiture (élément
porteur, revêtement d’étanchéité, protection rapportée) et traite plus particulièrement
les principales techniques d’isolation utilisées en toitures-terrasses, que ce soit
en isolation « conventionnelle » (l’isolant constitue le support du revêtement
d’étanchéité) ou en isolation inversée (l’isolant est mis en œuvre sur le revêtement
d’étanchéité).
Cet ouvrage ne prend en compte que ce qui est reconnu par les professionnels, à
savoir les normes produits européennes harmonisées, référence NF EN 13 série 100, les
normes DTU de référence NF P 84 série 200, les Documents Techniques d’Application
ou Avis Techniques, les cahiers du CSTB ainsi que les règles professionnelles.
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Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les
mieux maîtrisées, en mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les
référentiels existants, en rappelant les erreurs à ne pas commettre.

10
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CHAPITRE 2

La toiture-terrasse,
qu’est-ce que c’est ?
Avant d’examiner les différentes techniques d’isolation utilisées en toiture-terrasse, il
est important de bien comprendre ce qu’on entend par toiture-terrasse.

1. Définition
On appelle toiture-terrasse le dernier plancher d’un bâtiment qui, une fois rendu
imperméable à l’eau, constitue le toit du bâtiment. Les toitures-terrasses sont
nommées ainsi car elles présentent une faible pente.

11

Figure 1. Illustration d’une toiture-terrasse

On distingue trois catégories de toitures-terrasses, qui sont classées selon leur pente.
Il y a :
■■ les toitures-terrasses à pente nulle : toitures dont la pente est < 1 % ;
■■ les toitures-terrasses plates : toitures dont la pente est comprise entre 1 et 5 %,
limites incluses ;
■■ les toitures-terrasses inclinées : toitures dont la pente est supérieure à 5 %.
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2. Composition
La toiture-terrasse est composée, en partie courante, des éléments suivants :
■■ élément porteur ;
■■ écran pare-vapeur (éventuel) ;
■■ isolant support d’étanchéité ;

■■ revêtement d’étanchéité ;

■■ protection de l’étanchéité.

Elle est complétée par des points singuliers, tels que les relevés, les évacuations d’eaux
pluviales, les joints de dilatation, etc.

Relevé d'étanchéité Protection lourde

Revêtement
d'étanchéité

12 Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
Pare-vapeur éventuel
en maçonnerie
Figure 2 : Symbolique de la composition d’une toiture-terrasse
Figure 4 : Symbolique de la composition d’une toiture-terrasse

OBSERVATION
La figure ci-dessus représente une toiture-terrasse avec une isolation
« conventionnelle », c’est-à-dire que l’isolant constitue le support du
revêtement d’étanchéité. On peut également rencontrer des toitures-
terrasses avec l’isolant placé entre le revêtement d’étanchéité et la
protection : c’est le cas des toitures-terrasses avec isolation inversée.
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CHAPITRE 3

La fonction des éléments


constitutifs de
la toiture-terrasse
Chaque composant de la toiture-terrasse permet d’atteindre les performances
globales exigées pour ce type d’ouvrage, à savoir :
■■ être stable ;
■■ être étanche ;
■■ avoir un comportement au feu en relation avec la destination de l’ouvrage ;

■■ apporter un confort thermique ;

■■ être durable en conservant ses fonctions principales d’isolation thermique et

d’étanchéité.
Ce chapitre présente les constituants de la toiture-terrasse, ainsi que leur rôle dans
cet ouvrage.

13
1. L’élément porteur
L’élément porteur assure la stabilité de l’ouvrage. On distingue quatre types d’éléments
porteurs de toiture-terrasse. Ils peuvent être :
■■ en maçonnerie (définis dans la norme NF P 10-03 – DTU 20.12) ;
■■ en béton cellulaire (définis dans un Avis Technique) ;
■■ en bois ou panneaux dérivés du bois (définis dans la norme NF DTU 43.4) ;
■■ en tôles d’acier nervurées (définis dans la norme NF DTU 43.3).

OBSERVATION
Il existe également des tôles d’acier nervurées dites « à grande ouverture
haute de nervure » ou « à grandes portées ». Ces tôles d’acier, dont
l’ouverture haute de nervure (ohn) est supérieure à 70 mm et inférieure
ou égale à 200 mm ne sont pas visées par la norme NF DTU 43.3.
Les règles minimales de conception et de mise en œuvre des toitures
avec ces éléments porteurs sont définies dans le e-Cahier du CSTB
3537_V2 de janvier 2009.

Les éléments porteurs en maçonnerie ou en béton cellulaire constituent la partie


supérieure résistante du gros œuvre de la toiture.
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Relevé d'étanchéité Protection lourde


Écran d'indépendance
Revêtement d'étanchéité
en indépendance Isolant support
d'étanchéité

Pare-vapeur
Élément porteur
éventuel
en maçonnerie

Figure 1 : Élément porteur en maçonnerie

Les éléments porteurs en bois, en panneaux dérivés du bois ou en tôles d’acier


Figure 5 : Élément porteur en maçonnerie
nervurées constituent les éléments fixés sur l’ossature et assemblés entre eux de
façon à fournir un platelage.
14 Relevé d'étanchéité
Couvertine
Fixation mécanique
Revêtement d'étanchéité
fixé mécaniquement

Costière
métallique

Isolant support
d'étanchéité

Figure 2 : Tôles d’acier nervurées sur ossature métallique

Figure 6 : Tôles d'acier nervurées sur ossature métallique

OBSERVATION
Les normes NF DTU 43.3 et NF DTU 43.4 ne prévoient pas l’utilisation en
climat de montagne (altitude > 900 mètres).
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2. L’écran pare-vapeur
Le rôle de l’écran pare-vapeur est d’assurer la protection contre la migration de la
vapeur d’eau des locaux sous-jacents.
Lorsque les panneaux isolants nécessitent la mise en œuvre d’un écran pare-vapeur,
celui-ci est placé sous l’isolation thermique. Il peut être constitué d’une feuille
bitumineuse conforme à la norme NF EN 13970, ou d’une feuille de polyéthylène
conforme à la norme NF EN 13984.

OBSERVATION
Dans certains cas, comme les suivants, l’écran pare-vapeur n’est pas
nécessaire :
– sous isolant en verre cellulaire en climat de plaine ;
– sur éléments porteurs en tôles d’acier nervurées pleines (non perforées)
sur locaux de faible et de moyenne hygrométrie.

3. L’isolant support d’étanchéité


L’isolant support d’étanchéité est l’ouvrage constitué par une ou plusieurs couches
de panneaux isolants. Il est destiné à réduire les échanges thermiques entre l’intérieur 15
et l’extérieur des bâtiments.
Il est mis en œuvre sur l’élément porteur et constitue le support du revêtement
d’étanchéité.
Cependant, dans le cas d’une toiture-terrasse avec isolation inversée, l’isolant est mis
en œuvre sur le revêtement d’étanchéité (voir chapitre Cas particulier de l’isolation
inversée).

4. Le revêtement d’étanchéité
Le revêtement d’étanchéité est l’ouvrage continu destiné à assurer l’étanchéité à l’eau
et à protéger durablement l’ouvrage.
On distingue trois familles de revêtements d’étanchéité :
■■ les revêtements en asphaltes ;
■■ les revêtements monocouches ou bicouches en bitume modifié (SBS ou APP) ;
■■ les revêtements synthétiques (en PVC-P, EPDM, FPO ou PIB).
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Les revêtements d’étanchéité peuvent être mis en œuvre, selon les cas :
■■ en indépendance (toujours associé à une protection lourde) ;
Relevé d'étanchéité
Protection lourde
Revêtement d'étanchéité
en indépendance
Écran d'indépendance

Pare-vapeur
éventuel Isolant support
Élément porteur d'étanchéité
Pente 1 à 5%
en maçonnerie
Figure 3 : Revêtement d’étanchéité mis en œuvre en indépendance
Figure 7 : Revêtement d'étanchéité mis en œuvre en indépendance

■■ en semi-indépendance, par plots de colles à chaud (EAC), par plots ou cordons


de colles à froid, par fixations mécaniques ou par soudage sur un écran perforé ;

16
Recouvrement
≥ 100 mm
Thermosoudure
≥ 30 mm
≥ 10 mm

Figure 4 : Revêtement d’étanchéité en semi-indépendance par fixations mécaniques


Figure 8 : Revêtement d'étanchéité en semi indépendance par fixations mécaniques

■■ En adhérence totale, par collage à chaud (EAC) ou par collage à froid.

Figure 5 : Revêtement d’étanchéité en adhérence totale par collage à l’EAC


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Les différents modes de mise en œuvre des revêtements d’étanchéité sont définis
dans les normes DTU de la série 43, ou dans le Document Technique d’Application
ou Avis Technique du revêtement.

OBSERVATION
Dans le cas d’une mise en œuvre en semi-indépendance par fixations
mécaniques, les panneaux isolants supports du revêtement d’étanchéité
présentant une résistance en compression à 10 % de déformation
supérieure ou égale à 100 kPa (selon la norme NF EN 826). Dans le cas d’un
isolant support d’étanchéité dont la compression à 10 % de déformation
est inférieure à 100 kPa, les attelages de fixations de l’isolant support et/ou
du revêtement d’étanchéité sont du type « solide au pas » (voir chapitre
Les différents modes de mise en œuvre des isolants supports d’étancheité).

5. La protection de l’étanchéité
La protection de l’étanchéité est l’ouvrage qui protège le revêtement d’étanchéité du
rayonnement UV.
On distingue trois types de protection du revêtement d’étanchéité :
■■ L’autoprotection

La protection est assurée par des paillettes d’ardoises, des granulats minéraux ou
une feuille métallique (en aluminium ou en inox). On dit alors que le revêtement 17
est autoprotégé.
Protection
minérale
colorée

Bande de Armature
recouvrement

Figure 6 : Revêtement d’étanchéité autoprotégé


Figure 10 : Revêtement d’étanchéité autoprotégé

OBSERVATION
Dans tous les cas, les revêtements autoprotégés sont destinés aux
toitures-terrasses inaccessibles.

■■ La protection lourde meuble

La protection est ici assurée par des granulats courants qui sont déposés sur le
revêtement d’étanchéité.
Dans le cas des terrasses jardins et des terrasses et toitures végétalisées, la terre
végétale ou substrat assure la protection du revêtement d’étanchéité.
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OBSERVATION
Dans le cas de terrasses techniques ou à zones techniques, cette
protection est complétée par des dallettes de béton.
Les dispositions de mise en œuvre de la protection meuble par gravillons
courants diffèrent en fonction du climat (plaine ou montagne) et de la
zone de vent.

Relevé d'étanchéité
Protection lourde

Revêtement
d'étanchéité Isolant support
d'étanchéité

Élément porteur
Pare-vapeur
en maçonnerie éventuel

Relevé d'étanchéité
Couche filtrante

Terre Couche
drainante
Revêtement
d'étanchéité Isolant support
d'étanchéité
18
Élément porteur
Pare-vapeur
en maçonnerie éventuel

Figure 7 : Figure
Exemples
11 et 12 :de protections
Exemples lourdes
de protections meubles
lourdes meubles (gravillons
(gravillons et terre végétale)
et terre végétale)

■■ La protection lourde dure

Elle peut être assurée par des dalles de béton préfabriquées ou en pierre naturelle
posées sur une couche de désolidarisation, par une chape en béton ou en mortier
coulé sur place, ou par des dalles posées sur plots.
Relevé Dalles sur plots
d'étanchéité

Revêtement Isolant support


d'étanchéité d'étanchéité
Pare-vapeur éventuel
Élément porteur
en maçonnerie
Figure 8 : Exemple de protection lourde dure (dalles sur plots)
Figure 13 : Exemple de protection lourde dure (dalles sur plots)
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CHAPITRE 4

Les différentes destinations


de la toiture-terrasse
Lors de la conception d’une toiture-terrasse, il est important de connaître l’utilisation
qui en sera faite. L’accessibilité de la toiture-terrasse conditionne le choix des éléments
constitutifs de la toiture (de l’élément porteur à la protection de l’étanchéité).
On distingue principalement six types de destination de toitures-terrasses :
■■ inaccessibles ;
■■ techniques ou à zones techniques ;
■■ accessibles à la circulation piétonne privatif et public ;
■■ accessibles aux véhicules légers et lourds ;
■■ jardins ;
■■ terrasses et toitures végétalisées.
Terrasse inaccessible Terrasse accessible à la circulation piétonne

Gravillons
Dalles
sur plots
Étanchéité Étanchéité 19
Isolant Isolant
Pare-vapeur Pare-vapeur
éventuel éventuel
Élément Élément
porteur porteur

Terrasse accessible aux véhicules Terrasse accessible à la circulation piétonne


Carrelage
Forme de pente
Couche de
Enrobé désolidarisation
Étanchéité
Étanchéité Isolant
Pare-vapeur
éventuel
Élément Élément
porteur porteur

Figure 1 : Destinations des


Figuretoitures-terrasses et exemples de complexes d’étanchéité
14 : Destinations des toitures-terrasses
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Tableau 1 : Les différents éléments porteurs en fonction de la destination de la toiture

Béton Bois et panneaux Tôles d’acier


Maçonnerie
cellulaire dérivés nervurées
Inaccessibles Oui Oui Oui Oui
Techniques ou à zones
Oui Non Non Non
techniques
Accessibles à la
circulation piétonne Oui Non Non Non
privatif et public
Accessibles aux véhicules
Oui Non Non Non
légers et lourds
Terrasses jardins Oui Non Non Non
Terrasses et toitures
Oui Oui Non Oui
végétalisées

20
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CHAPITRE 5

Comment choisir son


isolant en toiture-terrasse ?
Le choix d’un isolant dépend de nombreux critères, et il n’y a pas, à proprement
parler, de « meilleur » isolant. Tout isolant est susceptible d’apporter une résistance
thermique élevée tant qu’on en met la quantité nécessaire. Mais chaque isolant
peut, en fonction de sa nature, apporter d’autres performances (acoustiques, feu,
mécaniques, bon comportement à l’eau, etc.).
Nous avons vu précédemment qu’en toiture-terrasse, l’isolant n’est pas seulement
un matériau destiné à réduire les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur
des bâtiments, mais il peut également constituer le support pour le revêtement
d’étanchéité.
Aussi, lors de la création d’un projet, il est important de ne pas s’arrêter aux
performances thermiques de l’isolant. Il faut également prendre en considération les
contraintes liées à l’environnement dans lequel il sera mis en œuvre.

21
1. Les cinq principaux critères
1.1 L’accessibilité de la toiture
L’accessibilité de la toiture est un critère important dans le choix d’un l’isolant
thermique à mettre en œuvre sur toiture. Celle-ci doit être clairement identifiée lors
de l’établissement du projet.
En effet, un isolant thermique placé sur une toiture-terrasse accessible à la circulation
piétonne ne sera pas soumis aux mêmes sollicitations mécaniques qu’un isolant
thermique mis en œuvre sur toiture-terrasse inaccessible.
Pour savoir si un isolant thermique de toiture est compatible ou non avec
l’accessibilité de celle-ci, il est nécessaire de connaître la classe de compressibilité de
l’isolant. La classe de compressibilité d’un isolant (A, B, C ou D) permet de définir sur
quel type de toiture-terrasse il est utilisable.
Le tableau ci-après résume les compatibilités classe de compressibilité de l’isolant/
accessibilité de la toiture-terrasse :
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Tableau 1 : Classe de compressibilité de l’isolant en fonction de l’accessibilité de la toiture

Classe de compressibilité de l’isolant de toiture


Accessibilité de la toiture Classe A Classe B Classe C Classe D
Inaccessibles Oui (*) Oui Oui Oui
Techniques ou à zones techniques Non Non Oui Oui
Accessibles à la circulation piétonne
Non Non Oui Oui
privatif et public
Accessibles aux véhicules légers et lourds Non Non Non Oui
Terrasses jardins et terrasses et toitures
Non Non Oui Oui
végétalisées
(*) Sur appréciation particulière de l’organisme évaluateur.

La Classe de compressibilité d’un isolant de toiture-terrasse est indiquée dans son


Document Technique d’Application (ou Avis Technique).

OBSERVATION
– Pour les toitures-terrasses accessibles à la circulation piétonnière avec
protection par dalles sur plots, il est également nécessaire de connaître
le tassement sous charge maintenue en température. Selon les règles
usuelles, ce tassement ne doit pas excéder 2 mm.
Cette information figure dans le Document Technique d’Application
(ou Avis Technique de l’isolant).
22 – Dans le cas de toitures-terrasses avec pour élément porteur des tôles
d’acier nervurées dites « à grande portée », il est nécessaire de s’assurer
également que l’isolant est compatible avec ce type d’élément porteur.
Cette information figure dans le Document Technique d’Application
(ou Avis Technique de l’isolant).

1.2 L’hygrométrie des locaux sous-jacents


Les échanges hygrothermiques entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment sont
également un critère qui conditionne le choix d’un isolant thermique de toiture-
terrasse. Pour cela, il est nécessaire de connaître la classe d’hygrométrie des locaux
sous-jacents.
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On distingue quatre types de locaux en fonction de leur hygrométrie :


Tableau 2 : Types de locaux en fonction de l’hygrométrie

Type de local Valeur d’hygrométrie Exemples de locaux


– Immeubles de bureau non conditionnés
À faible hygrométrie
W ≤ 2,5 g/m2 – Bâtiments industriels de stockage
n – Locaux sportifs sans public (sauf douches,
vestiaires)

– Locaux scolaires
À moyenne hygrométrie 2,5 < W ≤ 5 g/m2 – Bâtiments d’habitation
n – Centres commerciaux

– Bâtiments d’habitation mal ventilés


5 < W ≤ 7,5 g/m2
– Locaux climatisés
À forte hygrométrie
– Locaux à forte concentration humaine
n (vestiaires collectifs, etc.)
– Locaux sanitaires de collectivité, piscines
W ≥ 7,5 g/m2 – Locaux industriels à forte production de
À très forte hygrométrie
n vapeur (blanchisseries, cuisines collectives,
etc.)
W correspond à la quantité de vapeur (en g/h).
n correspond au taux horaire de renouvellement d’air (en m3/h).

Connaître la classe d’hygrométrie des locaux sous-jacents permet de :


■■ prévenir des risques sur les différents matériaux du complexe d’étanchéité ;
choisir un isolant de toiture adapté. Le Document Technique d’Application précise
23
■■

la (les) classe(s) d’hygrométrie des locaux au-dessus desquels il peut être utilisé ;
■■ définir la nécessité (ou non) d’un pare-vapeur.

2 personnes
0,64 litre/nuit 0,5 à 1 litre/h

1 litre/h 2 à 3 litres/h

Figure 15
Figure 1 : L’humidité dans une habitation
Humidité dans le logement : exemples de situations les plus critiques
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1.3 La compatibilité avec le revêtement


d’étanchéité
Le revêtement d’étanchéité qui sera mis en œuvre peut également conditionner le
choix de l’isolant thermique de toiture.
Par exemple, les revêtements d’étanchéité en asphalte coulé ne peuvent être mis
en œuvre que sur un isolant thermique compatible, c’est-à-dire pouvant résister à
la température de coulage de l’asphalte, ou bien être munis d’un écran thermique
intermédiaire.
Autre exemple, les revêtements d’étanchéité bitumineux fixés mécaniquement
ne peuvent être mis en œuvre que sur support isolant de compression à 10 % de
déformation supérieure ou égale à 100 kPa (selon la norme NF EN 826). Dans le cas
d’un isolant support d’étanchéité dont la compression à 10 % de déformation est
inférieure à 100 kPa, les attelages de fixations de l’isolant support et/ou du revêtement
d’étanchéité sont du type « solide au pas » (voir Les fixations « solides au pas »).
Les Documents Techniques d’Application (ou Avis Techniques) des revêtements
d’étanchéité indiquent les prescriptions relatives à l’isolant thermique support
d’étanchéité.

1.4 La performance au feu de l’isolant


En France, il existe une réglementation contre l’incendie pour chaque type de
24 construction à réaliser. Aussi, la performance au feu de l’isolant peut être un critère
de choix dans la création d’un projet.
Pour comparer les produits isolants entre eux, il existe une classification appelée
« Euroclasses » reposant sur des normes d’essais européennes et qui permet de
déterminer la performance de réaction au feu d’un isolant.
Cette classification se décompose en sept classes. Des critères supplémentaires y
sont associés : la production de fumées « s » et de gouttes enflammées « d ».
Le tableau ci-après présente le classement européen Euroclasses :
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Tableau 3 : Euroclasses (réaction au feu) (selon l’arrêté du 20 décembre 2002)

Classe Production de fumées Gouttes enflammées Classement M

Produit
A1 - - Incombustible
non combustible
s1 d0 M0

Produit s1 d1
A2
non combustible s2 d0
s3 d1
M1
s1 d0
Produit faiblement
B s2 d1
combustible
s3
s1 d0
Produit
C s2 d1 M2
combustible
s3
s1 d0 M3
Produit
D s2 d1 M4
très combustible
s3 (non gouttant)

Produit
inflammable et
E
propagateur de
flamme M4 25
F Produit non testé

s1 Faible production de fumées d0 Pas de gouttelettes

s2 Production moyenne de fumées d1 Pas de gouttelettes dont l’inflammation dure plus de 10 sec

s3 Production importante de fumées d2 ni d0, ni d1

Ce système est applicable à tous les isolants bénéficiant d’un marquage CE (voir Le
marquage CE).

OBSERVATION
Lorsque le produit isolant n’est pas marqué CE, le fabricant peut faire
évaluer ses produits :
– soit par le système européen (Euroclasses) ;
– soit par le système français (classement M0 à M4).

1.5 La performance thermique de l’isolant


Même si la performance thermique d’un isolant n’est pas le seul critère de choix à
retenir en toiture-terrasse, il n’en reste pas moins le principal.
En effet, que l’on soit en travaux neufs ou en réfection de toitures, les réglementations
thermiques en vigueur imposent une performance thermique minimale de l’ouvrage
(voir chapitre sur les réglementations thermiques).
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Ainsi, la résistance thermique R de l’isolant peut conditionner le choix d’un isolant


par rapport à un autre.
Cette résistance thermique R est déterminée à partir de l’épaisseur et de la
conductivité thermique de l’isolant choisi :

Épaisseur de l’isolant (en m) e


R= =
Conductivité thermique de l’isolant (en W/m.K) λ

OBSERVATION
– La conductivité thermique λ est une caractéristique constante,
intrinsèque et propre à chaque matériau. Elle permet d’évaluer
l’aptitude du matériau à laisser passer un flux de chaleur.
– Plus la conductivité thermique est grande (donc résistance thermique
plus petite), et moins l’isolant sera performant.

2. Les marques de qualité


Nous avons passé en revue les principaux critères qui permettent de choisir un isolant
de toiture-terrasse. Aussi, pour s’assurer de la qualité des produits isolants, il existe
quelques repères à connaître qui permettent de garantir le niveau de performance
recherché.
26

2.1 Le marquage CE
Le marquage CE est obligatoire et réglementaire. Ce marquage atteste que le produit
mis sur le marché est conforme à sa norme européenne et à la directive des produits
de construction (89/106/CE). Il ne représente pas une marque de qualité en soi, mais
atteste de l’aptitude à l’usage conventionnel du produit.

Figure 2 : Logo CE

Chaque produit marqué CE dispose d’une étiquette CE. (Voir Comment lire l’étiquette
d’un isolant.)

OBSERVATION
Pour les produits isolants qui ne répondent pas à une norme européenne,
le marquage CE est volontaire et non obligatoire.
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2.2 La certification ACERMI


Au-delà du marquage CE, il existe des certifications qui permettent aux fabricants de
produits isolants de faire confirmer par un organisme indépendant les performances
déclarées de leurs produits.
En France, la certification des produits isolants se fait par l’ACERMI (Association pour
la CERtification des Matériaux Isolants).
Cet organisme valide, à la demande du fabricant :
■■ les performances des produits isolants (résistance thermique, conductivité
thermique, comportement à l’eau, comportement mécanique, réaction au feu,
etc.) ;
■■ le système de contrôle qualité, en procédant à un suivi et à des essais pluriannuels.

Ces contrôles apportent l’assurance que le produit certifié possède les


caractéristiques qui sont annoncées sur l’étiquette.
Un produit certifié par l’ACERMI est reconnaissable par l’apposition du logo ACERMI
sur son étiquette.

Figure 3 : Logo ACERMI 27

2.3 Les Avis Techniques et Documents


Techniques d’Application
Dans le cas où le produit isolant est innovant, ou que sa mise en œuvre ne soit pas
considérée comme traditionnelle (c’est-à-dire que la technique de mise en œuvre
n’est pas visée par un DTU), il existe une procédure permettant au fabricant d’évaluer
techniquement son produit et de garantir ses performances dans l’ouvrage réalisé :
c’est la procédure d’Avis Technique.
Un Avis Technique est un document qui exprime l’opinion, après expertise de
manière neutre et impartiale par un groupe d’experts, sur l’aptitude à l’emploi d’un
produit isolant destiné à un ouvrage de construction.
Les Avis Techniques ne sont pas obligatoires, mais ils peuvent constituer un gage de
qualité à l’égard du produit isolant car il atteste de ses performances techniques et
réglementaires.

OBSERVATION
Quand un produit isolant bénéficie du marquage CE, l’Avis Technique
« change de nom ». On parle alors de Document Technique d’Application.
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2.4 Comment lire l’étiquette d’un isolant ?


Chaque isolant est accompagné d’une étiquette qui présente ses caractéristiques
générales, ses performances, le marquage CE et les certifications dont il peut faire
l’objet.

Figure 18 : Exemple d'étiquette d'un isolant


Figure 4 : Exemple d’étiquette d’un isolant

■■ Informations liées au marquage CE


Si le produit isolant est marqué CE, alors le logo CE est apposé sur son étiquette.
28 Celui-ci atteste la conformité du produit isolant à la directive des produits de
construction (89/106/CE) et autorise sa mise sur le marché européen.
On y trouve également les informations liées au marquage CE comme :
■■ le numéro de l’organisme notifié ;
■■ le numéro de conformité CE ;
■■ la norme produit associée ;
■■ les coordonnées du fabricant ;
■■ les caractéristiques complémentaires liées à l’utilisation du produit (résistance à la
compression, tolérances d’épaisseur, etc.).

■■ Caractéristiques et performances de l’isolant


On y trouve toutes les caractéristiques propres au produit isolant :
■■ classement européen au feu (Euroclasse) ;
■■ résistance thermique déclarée R ;
■■ conductivité thermique déclarée (λ) ;
■■ épaisseur de l’isolant ;
■■ dimensions (longueur et largeur) ;
■■ d’autres informations comme le nombre de panneaux par colis, la surface en m2
par colis…
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■■ Désignation du produit
Il s’agit du nom commercial du produit isolant, souvent accompagné du code barre
et de la référence produit.

■■ Certifications et évaluations techniques associées


On y trouve :
■■ les logos des différentes certifications dont fait l’objet le produit isolant (logo
ACERMI mais également d’autres organismes de certifications européens) ;
■■ le numéro de l’éventuel Avis Technique ou Document Technique d’Application.

29
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CHAPITRE 6

Les produits isolants


pour toitures-terrasses
Avant de réaliser une isolation thermique de toiture-terrasse, il est important de
connaître les différents produits isolants existants pour cette application, ainsi que
les matériaux qui les constituent.
C’est pourquoi, avant de parcourir les différents modes de mises en œuvre, les
paragraphes suivants seront consacrés à une présentation des différents isolants
supports d’étanchéité.
Les isolants supports d’étanchéité peuvent être classés en trois catégories, définies en
fonction de leur nature :
■■ les isolants minéraux ;
■■ les plastiques alvéolaires ;
■■ les isolants d’origine végétale.

1. Les isolants minéraux 31


Cette catégorie comprend trois familles d’isolants : les laines minérales (laine de verre
et laine de roche), la perlite expansée fibrée et le verre cellulaire.

1.1 Les laines minérales (MW)


■■ Nature
Les laines minérales, qui regroupent la laine de verre et la laine de roche, sont des
matériaux fibreux. Ces fibres sont obtenues par la fusion de matières premières
minérales (de la silice et du verre pour la laine de verre, de la roche volcanique pour
la laine de roche).
Le pouvoir isolant des laines minérales est assuré par les fibres qui, entremêlées entre
elles, emprisonnent l’air immobile.

Figure 1 : Structure d’une laine minérale


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En toiture-terrasse, les laines minérales se présentent sous forme de panneaux. Ils


peuvent être nus ou surfacés de bitume.

Figure 2 : Laine minérale surfacée de bitume

■■ Fabrication
■■ Les matières premières sont chauffées jusqu’à leur température de fusion.

■■ Elles sont ensuite étirées pour obtenir une structure de fibres très fines.

■■ Celles-ci sont déposées pour former un matelas après avoir été pulvérisées d’un

liant. Le liant assure la cohésion du produit après polymérisation dans un four.


■■ Les panneaux sont ensuite découpés et emballés.

Coke
32 Fondant
Basalte
LAINE DE ROCHE Fusi
o n
Fibr
a ge
polyFour d
LAINE DE VERRE mér e
isati
on
Sable Enco Cou
llage p e
Fondant

Emb
Refr allag
o e
idiss
eme
nt

Figure 3 : Principe de fabrication


Figure 21 : Principe d’une
de fabrication d’une laine laine
minéraleminérale

■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13162.
Les performances thermiques et mécaniques des laines minérales varient en fonction
de leur masse volumique.
En toiture-terrasse, les laines de verre ont en moyenne une conductivité thermique
comprise entre 37 et 40 mW/m.K pour une masse volumique comprise entre 70 et
90 kg/m3.
Les laines de roche ont, quant à elles, une conductivité thermique moyenne comprise
entre 38 et 42 mW/m.K pour une masse volumique comprise entre 110 et 180 kg/m3.
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OBSERVATION
Certains panneaux de laine de roche ont une couche supérieure
surdensifiée. Ces panneaux isolants sont appelés isolants double densité.

Figure 4 : Laine de roche double densité

Tableau 1 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


60 80 100 120 140 160 180
37* 1,6 2,2 2,7 3,3 3,8 4,3 4,9
38 1,6 2,1 2,6 3,2 3,7 4,2 4,7
Conductivité thermique
39 1,5 2,1 2,6 3,1 3,6 4,1 4,6
(mW/m.K)
40 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5
42 1,4 1,9 2,4 2,9 3,3 3,8 4,3 33
* Concerne uniquement la laine de verre.

OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.

Les isolants supports d’étanchéité en laine minérale sont de classe de compressibilité


B ou C (uniquement de classe B pour les panneaux en laine de verre).
Tableau 2 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en laine minérale

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Laine de
Oui Oui (*) Non Non Non Non
verre
Laine de
roche Oui Oui (*) Non Non Non Non
Classe B
Laine de
roche Oui Oui Oui Non Oui Oui
Classe C
(*) Sur appréciation particulière de l’organisme évaluateur.

Les laines minérales sont principalement reconnues pour leurs propriétés acoustiques
et leur capacité à protéger du feu.
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OBSERVATION
L’utilisation de panneaux isolants en laine de verre en tant que support
d’étanchéité est très récente. Aujourd’hui, seul un fabricant propose cette
solution en toiture-terrasse.

1.2 La perlite expansée fibrée (EPB)


■■ Nature
La perlite expansée est un isolant fabriqué à partir de roches volcaniques siliceuses.

Figure 5 : La perlite

34 En toiture-terrasse, la perlite expansée fibrée se présente sous forme de panneaux


nus ou surfacés de bitume.

Figure 6 : Panneau de perlite expansée fibrée surfacée de bitume

■■ Fabrication
Le process de fabrication consiste à broyer et à chauffer le minerai à 1 200 °C. Celui-ci
est ensuite expansé à la vapeur d’eau pour obtenir des particules qui seront mélangées
avec des fibres, des liants et des hydrofugeants pour obtenir des panneaux.
Ils sont ensuite séchés, découpés et conditionnés.

■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13169.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en perlite expansée fibrée ont une
conductivité thermique moyenne de 50 mW/m.K, pour une masse volumique
moyenne de 150 kg/m3.
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Tableau 3 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


60 80 100 120 140 160 180
Conductivité
thermique 50 1,2 1,6 2,0 2,4 2,8 3,2 3,6
(mW/m.K)

OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.

Les panneaux isolants supports d’étanchéité en perlite expansée fibrée sont de classe
de compressibilité D.
Tableau 4 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en perlite expansée fibrée

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Perlite
expansée Oui Oui Oui Oui Oui Oui
fibrée

Ces isolants sont principalement reconnus pour leur capacité de protection vis-à-vis
du feu et à résister aux efforts dus à la circulation (toitures accessibles aux véhicules). 35

1.3 Le verre cellulaire (CG)


■■ Nature
Le verre cellulaire est un isolant composé de cellules fermées qui sont remplies d’un
gaz inerte. Il est fabriqué à partir de sable pur et de verre recyclé.

Figure 7 : Structure du verre cellulaire

■■ Fabrication
Du verre fondu est produit à partir d’un mélange de sable pur et d’adjuvants. Celui-
ci est ensuite refroidi, mélangé à du verre recyclé et à de la poudre de carbone, puis
broyé. Le mélange obtenu est placé dans un four de moussage à 850 °C. La chaleur
du four fait gonfler le mélange qui prendra la forme de pains qui seront ensuite
refroidis, découpés et conditionnés.
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Sable pur Fus Poudre de


ion
Verre recyclé carbone
Adjuvants

B
à brooyeur
ulet
s

F
moouur de
s s ag
e

it
age ecu
Stoc
k
r de r
Fou
Cou
p e

e
allag
Emb

Figure 8 : Principe de fabrication du verre cellulaire

■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément
Figure 26 : Principe à la norme NF EN 13167.
de fabrication du verre cellulaire
36
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en verre cellulaire ont une conductivité
thermique moyenne comprise entre 45 et 50 mW/m.K, pour une masse volumique
moyenne comprise entre 125 et 150 kg/m3.
Tableau 5 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


40 60 80 100 120 140 160
Conductivité 45 0,9 1,3 1,8 2,2 2,7 3,1 3,6
thermique
(mW/m.K) 50 0,8 1,2 1,6 2,0 2,4 2,8 3,2

OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.

Les panneaux isolants supports d’étanchéité en verre cellulaire sont de classe de


compressibilité D.
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Tableau 6 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en verre cellulaire

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Verre
Oui Oui Oui Oui Oui Oui
cellulaire

Ils sont principalement reconnus pour leur utilisation sur des locaux à forte et très
forte hygrométrie.

2. Les plastiques alvéolaires


Cette catégorie comprend les polyuréthannes et polyisocyanurates, les polystyrènes
expansés et extrudés. Ce sont des isolants en mousses plastiques, issues de la chimie
industrielle.

2.1 Les polyuréthannes (PUR) et


polyisocyanurates (PIR)
■■ Nature
Les polyuréthannes et polyisocyanurates sont des isolants alvéolaires. Ils sont 37
composés de fines cellules contenant un gaz qui donne le pouvoir isolant. Ils sont
obtenus par la réaction d’un polyol et d’un isocyanate mélangés avec un agent
gonflant.

Figure 9 : Panneau de polyuréthanne

■■ Fabrication
Un polyol et un isocyanate sont mélangés avec un gaz d’expansion afin d’obtenir une
mousse qui sera déposée en continu entre deux parements. L’expansion de la mousse
s’effectue jusqu’à obtention de l’épaisseur désirée. Les plaques ainsi obtenues, après
passage dans un tunnel chauffant, sont stabilisées et usinées.
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Tête de Polyols
mélange
Isocyanates
Additifs

Exp
ansi
on
Mousse de
polyuréthanne

Poly
ur
expéathann
nsé e

Figure 10 : Principe de fabrication du polyuréthanne

■■ Performances
Ces isolants doivent être Figure 28 : Principe de fabrication du polyuréthanne
marqués CE conformément à la norme NF EN 13165.
Les propriétés des mousses de polyuréthanne ou polyisocyanurate dépendent :
38
■■ des composants chimiques ;
■■ de l’agent gonflant ;

■■ de la nature des parements.

Le parement (en kraft, aluminium, polyéthylène ou voile de verre) a pour but


d’assurer la pérennité des performances thermiques de l’isolant.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en polyuréthanne ou polyisocyanurate
ont une conductivité thermique moyenne comprise entre 22 et 25 mW/m.K, pour
une masse volumique moyenne comprise entre 30 et 35 kg/m3.
Tableau 7 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


40 60 80 100 120 140 160
22 1,8 2,7 3,6 4,5 5,5 6,4 7,3

Conductivité thermique 23 1,7 2,6 3,5 4,3 5,2 6,1 7,0


(mW/m.K) 24 1,7 2,5 3,3 4,2 5,0 5,8 6,7
25 1,6 2,4 3,2 4,0 4,8 5,6 6,4

OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.

Les panneaux isolants supports d’étanchéité polyuréthanne et polyisocyanurate sont


de classe de compressibilité C.
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Tableau 8 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en polyuréthanne ou polyisocyanurate

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
PUR
Oui Oui Oui Non Oui Oui
PIR

Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance mécanique et leur
légèreté.

2.2 Le polystyrène expansé (PSE)


■■ Nature
Le polystyrène expansé est un matériau isolant obtenu par l’expansion à la vapeur
d’eau de billes de styrène. Il est constitué à 98 % d’air emprisonné, ce qui lui confère
un pouvoir isolant.

39
Figure 11 : Panneau de polystyrène expansé

■■ Fabrication
Des billes de polystyrène expansible sont obtenues par polymérisation du styrène.
On y injecte ensuite de la vapeur d’eau qui provoque une expansion (jusqu’à 30 fois
leur volume initial). Lors de l’expansion, le polystyrène est moulé en blocs qui seront
redécoupés en panneaux.

Molécules
Pentane

Poly
expastyrène Va
nsib p
le d'eaeuur
M
Prée
xpan Rep aturat
os / ion
sion Séch
age

M ou
lage

Emb
allag
e

Figure 12 : Principe de fabrication du polystyrène expansé


Figure 30 : Principe de fabrication du polystyrène expansé
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■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13163.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en polystyrène expansé ont une
conductivité thermique moyenne comprise entre 35 et 36 mW/m.K, pour une
masse volumique moyenne comprise entre 20 et 25 kg/m3.
Tableau 9 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


60 80 100 120 140 160 180
Conductivité 35 1,7 2,3 2,9 3,4 4,0 4,6 5,1
thermique
(mW/m.K) 36 1,7 2,2 2,8 3,3 3,9 4,5 5,0

OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre. Pour
une mise en œuvre en deux lits superposés de panneaux de polystyrène
expansé, il est nécessaire que le Document Technique d’Application de
l’isolant vise favorablement cette configuration.

Les panneaux isolants supports d’étanchéité en polystyrène expansé sont de classe


de compressibilité B (masse volumique 20 kg/m3) ou C (masse volumique 25 kg/m3).

40 Tableau 10 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en polystyrène expansé

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
PSE
Oui Non Non Non Non Non
classe B
PSE
Oui Oui Oui Non Oui Oui
classe C

Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance à l’eau et leur légèreté.

2.3 Le polystyrène extrudé (XPS)


OBSERVATION
En toiture-terrasse, le polystyrène extrudé est uniquement utilisé en
isolation inversée (voir chapitre Cas particulier de l’isolation inversée).

■■ Nature
Le polystyrène extrudé est un matériau isolant obtenu par l’extrusion sous pression
du styrène. Les panneaux isolants sont composés de fines cellules contenant un gaz
(CO2 ou HFC) qui lui confère son pouvoir isolant.
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Figure 13 : Panneau de polystyrène extrudé

OBSERVATION
Selon les fabricants, le polystyrène extrudé est commercialisé dans
différentes couleurs. En toiture-terrasse, il est toujours fabriqué en
panneaux feuillurés en « L ».

■■ Fabrication
Le polystyrène est fondu dans une extrudeuse avec des additifs et un agent
d’expansion. Ce gaz (CO2 ou HFC) est injecté sous haute pression dans la masse en
fusion. Un mélange homogène est obtenu et est ensuite extrudé à travers une filière.
Il en sort une mousse très dense, couverte d’une peau étanche à l’air, et qui sera
ensuite découpée en panneaux.
Polystyrène 41
Additifs

Extr
ud e
us e
chau
ffé e
Extr Cou
usio pe
n
Fr
desaisage
bord
s Emb
GAZ (HFC, CO2) allag
e

Figure 14 : Principe de fabrication du polystyrène extrudé

■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13164.
Les panneaux isolantsFigure 32 : Principe de fabrication du polystyrène extrudé
supports d’étanchéité en polystyrène extrudé ont une
conductivité thermique moyenne comprise entre 29 et 36 mW/m.K, pour une
masse volumique moyenne comprise entre 30 et 40 kg/m3.
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Tableau 11 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur

Épaisseur (en mm)


40 60 80 100 120
29 1,4 2,1 2,8 3,4 4,1

Conductivité thermique 31 1,3 1,9 2,6 3,2 3,9


(mW/m.K) 33 1,2 1,8 2,4 3,0 3,6
35 1,1 1,7 2,3 2,9 3,4

Les panneaux isolants supports d’étanchéité polystyrène extrudé sont de classe de


compressibilité C ou D.
En France, pour une utilisation en toiture-terrasse inversée, les panneaux de
polystyrène extrudé ont une résistance en compression à 10 % de déformation
(définie selon la norme NF EN 826) d’au moins 300 kPa. Cette résistance atteint 500
à 700 kPa pour un usage en toiture-terrasse accessible aux véhicules.

Tableau 12 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en polystyrène extrudé

Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
XPS
Oui Oui Oui Non Oui Oui
300 kPa
42 XPS
500- Oui Oui Oui Oui Oui Oui
700 kPa

Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance à l’eau et leur légèreté.

OBSERVATION
Certains fabricants de panneaux de polystyrène extrudé proposent des
panneaux surfacés en usine d’une couche de mortier. Ces panneaux sont
principalement utilisés pour des aspects esthétiques.

Figure 15 : Exemple de panneau surfacé de mortier


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3. Les isolants d’origine végétale


Les panneaux à base de liège aggloméré expansé pur sont les seuls isolants d’origine
végétale ayant une expérience en toiture-terrasse.
Ces panneaux isolants sont conformes à la norme NF EN 13170.
Cependant, les panneaux à base de liège aggloméré expansé ne sont pratiquement
plus utilisés aujourd’hui.

4. Les isolants composites


Les isolants composites sont, par définition, la combinaison de deux matériaux de
natures différentes.
En toiture-terrasse, il existe deux types d’isolants composites :

4.1 Les isolants composites assemblés en usine


C’est le cas par exemple des panneaux isolants composites en perlite expansée –
mousse phénolique.
Ces panneaux sont constitués :
■■ en couche supérieure d’un panneau de perlite expansée fibrée de 20 mm
d’épaisseur ; 43
■■ en couche inférieure d’un panneau de mousse phénolique d’épaisseur variable.

Figure 16 : Panneaux composites en perlite expansée – mousse phénolique

Ces isolants associent les performances thermiques de la mousse phénolique, et


mécaniques de la perlite expansée fibrée.
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4.2 Les isolants composites assemblés sur site


Il s’agit de panneaux en plastiques alvéolaires (polystyrène expansé, polyuréthanne
ou polysiocyanurate) associés à un écran thermique minéral (en perlite expansée
fibrée ou laine de roche).

Relevé d'étanchéité

Revêtement d'étanchéité
Fixation
fixé mécaniquement mécanique

Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
en tôle d'acier nervuré

Figure 17 : Exemple d’isolants composites assemblés sur site


Figure 35 : Isolants composites assemblés sur site
44 Ces combinaisons associent la légèreté des panneaux en plastique alvéolaires (ici
en polystyrène expansé) et la capacité à protéger du feu des panneaux d’origine
minérale (ici en laine de roche).
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CHAPITRE 7

Les différents modes de


mise en œuvre des isolants
supports d’étanchéité
En toiture-terrasse, les isolants sont, la plupart du temps, fixés à l’élément porteur.
Cela dépend de la destination de la toiture (accessible ou non) et de la protection
que recevra le revêtement d’étanchéité (autoprotection ou non).
Il existe plusieurs techniques qui permettent de liaisonner l’isolant à l’élément porteur.
Aussi, les sections suivantes sont consacrées à une présentation des différents modes
de liaison de l’isolant à l’élément porteur.

OBSERVATION
Le résistance thermique dépend principalement de l’épaisseur et de la
conductivité des matériaux qui composent la paroi en partie courante,
mais aussi du mode de fixation de l’isolation sur la paroi. Elle est
caractérisée par un coefficient de transmission surfacique U.
Le coefficient de transmission surfacique Uc d’une paroi comportant une
ou plusieurs couches homogènes empilées et d’épaisseurs constantes est 45
la capacité de la paroi à échanger la chaleur entre les deux ambiances
adjacentes. Il se calcule comme étant l’inverse de la somme de toutes les
résistances thermiques, y compris les résistances superficielles. Plus U est
faible et plus la paroi est isolante thermiquement.

Uc = 1/(Rsi + Rse + Ri) en W/(m².K)

Le coefficient de transmission surfacique Up d’une paroi comportant


également des éléments hétérogènes doit tenir compte de l’impact des
ponts thermiques intégrés qui en résultent (profilés métalliques, vis, tiges,
pattes…). Up se calcule en rajoutant à Uc une valeur ∆U qui représente
l’impact des ponts thermiques noyés dans la paroi.

Up = Uc + ∆U en W/(m².K)

∆U est obtenue en pondérant les ponts thermiques, linéiques et


ponctuels par leurs linéaires et leurs nombres respectifs. La méthode de
calcul de Up est donnée dans les règles Th-Bât. (Règles d’application de
la réglementation thermique française.)
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ATTENTION
Pour chaque isolant, les modes de liaisons des panneaux ainsi que les
limites d’emploi éventuelles (exposition au vent, pente, nombre de lits,
limitation des surfaces en pose libre, etc.) sont définis dans le Document
Technique d’Application.

1. La pose libre
Les panneaux isolants peuvent être posés librement sur l’élément porteur. Ils sont
lestés par une protection lourde meuble ou lourde dure. Cette protection est
obligatoire.
Lors de la réalisation de la toiture-terrasse, les poses du pare-vapeur, de l’isolant, du
revêtement d’étanchéité et du lestage doivent être coordonnées pour assurer la mise
hors d’eau et le lestage dans une même opération.

OBSERVATION
La pose libre n’altère pas l’isolation thermique, on peut donc négliger
l’impact des ponts thermiques intégrés.
∆U = 0

46

2. La pose par collage à l’EAC


L’enduit d’application à chaud (EAC) est un enduit à base de bitume oxydé. Il est étalé
sur l’élément porteur à raison de 1,2 kg/m² au minimum, en zones régulièrement
réparties. Les panneaux sont ensuite posés sur l’enduit.

Figure 1 : Collage à l’EAC de panneaux isolants en verre cellulaire


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OBSERVATION
La pose par collage à l’EAC n’altère pas l’isolation thermique, on peut
donc négliger l’impact des ponts thermiques intégrés dû à la pose par
enduit à base de bitume oxydé.
∆U = 0

3. La pose par collage à froid


Les isolants peuvent être fixés à l’élément porteur avec des colles dont la mise en
œuvre se fait à froid : ce sont les colles à froid.
Il en existe deux sortes :
■■ les colles bitumineuses ;
■■ les colles polyuréthanne.
Avant d’utiliser une colle à froid, il est important de s’assurer de sa compatibilité avec
l’isolant à coller. La liste des colles compatibles avec l’isolant est indiquée dans son
Document Technique d’Application.
La mise en œuvre se fait par cordons de colle ou par plots de colle.

47

Figure 2 : Collage à froid par plots de colle ou par cordons de colle


Figure 37 : Collage à froid par plots de colle ou par cordons de colle

Le nombre de cordons de colle nécessaire par panneau (exprimé en écartement


entre deux cordons d’un certain diamètre) ou le nombre de plots est fonction de la
zone de vent où se situe la toiture, et de la position du panneau sur la toiture (parties
courantes, rives, angles).
Les prescriptions de mise en œuvre ainsi que les consommations de colle (nombre
de plots par m2, diamètre et espacement des cordons, etc.) sont indiquées dans le
Document Technique d’Application du revêtement d’étanchéité associé.

OBSERVATION
La pose par collage à froid n’altère pas l’isolation thermique, on peut
donc négliger l’impact des ponts thermiques intégrés dû à la pose par
cordons de colle.
∆U = 0
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4. La pose par fixations mécaniques


Les panneaux isolants de toiture-terrasse peuvent également être fixés
mécaniquement par des fixations.
Les fixations mécaniques sont constituées d’une plaquette et d’un élément de liaison
entre cette plaquette et l’élément porteur. Elles doivent systématiquement faire
l’objet d’une fiche technique du fabricant indiquant les caractéristiques de la fixation
(géométrie, caractéristiques de l’acier et résistance à la corrosion).
Elles peuvent également servir pour fixer préalablement le panneau isolant avant la
mise en œuvre définitive d’un revêtement d’étanchéité fixé mécaniquement.

ATTENTION
La fixation mécanique est incompatible avec les locaux à très forte
hygrométrie et ne peut pas être utilisée sur les formes de pente en béton
lourd ou léger, les voiles précontraints, les voiles minces préfabriqués, les
corps creux avec ou sans chape de répartition, les planchers à chauffage
intégré, les planchers comportant des distributions électriques noyées.

4.1 Les plaquettes


Elles sont en acier galvanisé ou revêtues d’un alliage aluminium-zinc.
Elles doivent avoir un diamètre ≥ 70 mm, et une épaisseur nominale :
48 ■■ ≥ 0,75 mm si elle est nervurée ;
■■ ≥ 1 mm si elle est plane.
Des plaquettes de section différente peuvent être utilisées à condition que la surface
soit au moins équivalente à celle d’un diamètre de 70 mm (62 x 62 mm par exemple).

m 70 mm
62 m
62
m
m

Figure
Figure 338: Exemple
: Exemple de plaquettes
plaquettes

4.2 Les éléments de liaison


Ils doivent être conformes à l’e-Cahiers du CSTB 3564 de juin 2006.
Ils peuvent être de type :
■■ rivet à expansion ;
■■ vis autoperceuse ;
■■ clous à friction ;
■■ clous et chevilles à frapper.
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Vis pour TAN pleine

Ø 4,8 mm

Figure4 39
Figure : Exempled’éléments
: Exemple d'éléments de
de liaison
liaison - –VisVis
autoperceuse
autoperceuse

OBSERVATION
Les éléments de liaisons sur tôles d’acier nervurées pleines auront un
diamètre ≥ 4,8 mm, et un diamètre ≥ 6,3 mm sur tôles d’acier nervurées
perforées ou crevées.

4.3 Les fixations « solides au pas »


Lorsqu’un isolant support d’étanchéité a une résistance en compression à 10 % de
déformation (définie selon la norme NF EN 826) inférieure à 100 kPa, les attelages de
fixation de l’isolant support et/ou du revêtement d’étanchéité doivent être du type
« solide au pas ».
Le terme « solide au pas » s’applique aux attelages de fixations composés d’un
élément de liaison et d’une plaquette de répartition. 49
Ces attelages sont munis d’un dispositif permettant d’éviter, en service, le
désaffleurement de la tête de l’élément de liaison (par exemple vis) de la partie
supérieure de la plaquette de répartition.

Ø 5,5 mm

Ø 4,8 mm

Figure
Figure 5 :40 : Exemple
Exemple dedevisvis«"solide
solideau
aupas"
pas »
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Figure 6 : Notion de « solide au pas »

Le filet sous la tête de la vis permet d’associer la vis et la plaquette, et de rendre


l’ensemble indissociable.
Ainsi, le risque de perforation du revêtement d’étanchéité est écarté lorsqu’une
pression est exercée sur la plaquette.

50
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OBSERVATION
La pose par fixations mécaniques métalliques dégrade ponctuellement
l’isolation thermique, par la création de ponts thermiques intégrés.
Cas d’un isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
métalliques.
Étanchéité
Fixation métallique

Figure 7 : Isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
métalliques
Figure 42 : Isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques métalliques

Pourcentage de dégradation des fixations métalliques


∆U/Uc par rapport au coefficient Uc en partie courante
45 %
40%
35%
30% 51
25%
20%
15%
10%
5%
0%
0,022 0,05
ø vis = 6,5
Conductivité thermique de l'isolant (W/mK) ø vis = 4,8
Figure 8 : Pourcentage de dégradation des fixations métalliques par rapport
au coefficient Uc en partie courante (pour des épaisseurs d’isolant entre 200 et
400 mm – Densité de fixation d = 6/m²)
Figure 43 : Pourcentage de dégradation des fixations métalliques par rapport au coefficient Uc
Plus on isolecourante
en partie avec(pour
unedesfaible conductivité
épaisseurs thermique,
d’isolant entre 200 et 400 mm - Densitéplus l’impact
de fixation d =6/m²) relatif
des fixations métalliques ponctuelles devient important par rapport à
l’isolation en partie courante.
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4.4 Les fixations à rupture de ponts thermiques


Il existe également des attelages de fixations dont la plaquette est remplacée par un
fût plastique (polyamide, polypropylène, etc.).
Ces attelages de fixation ont pour but de réduire les ponts thermiques intégrés
ponctuels de la toiture-terrasse, créés par les fixations.

Figure 9 : Fixation à rupture de pont thermique


52
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OBSERVATION
La pose par fixations mécaniques à rupteur de pont thermique
dégrade ponctuellement l’isolation thermique, par la création de ponts
thermiques intégrés.
Cas d’un isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
à rupteur de pont thermique.
Fixation (fût plastique
Étanchéité
+ vis métallique)

Figure 10 : Isolant posé sur tôle d’acier nervurée


avec
Figurefixations
45 : isolant posé mécaniques
sur tôle d’acier nervuréeàavec
rupteur de pont
fixations mécaniques thermique
à rupteur de pont thermique

Pourcentage de dégradation des fixations à rupteur de pont thermique


∆U/Uc par rapport au coefficient Uc en partie courante
16%
14%
53
12%
10%
8%
6%
4%
2%
0%
0,022 0,05
ø vis = 6,5
Conductivité thermique de l'isolant (W/mK) ø vis = 4,8
Figure 11 : Pourcentage de dégradation des fixations à rupteur de pont
thermique par rapport au coefficient Uc en partie courante (pour des
épaisseurs d’isolant entre 200 et 400 mm – Densité de fixation d = 6/m²)

Ces pourcentages de dégradation peuvent varier selon les critères


suivants :
−− épaisseur et conductivité thermique de l’isolant ;
−− densité de fixation par m2 ;
−− Figure
nature et épaisseur du support (bac acier, béton, bois, etc.) ;
46 : Pourcentage de dégradation des fixations à rupteur de pont thermique par rapport au coefficient Uc
en partie courante (pour des épaisseurs d’isolant entre 200 et 400 mm - Densité de fixation d =6/m²)
−− nature (acier ou acier inoxydable) et diamètre de la vis ;
−− nature et type de fût plastique utilisé.
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CHAPITRE 8

Les règles de mise en œuvre


des isolants supports
d’étanchéité
Les DTU de la série 43 définissent les règles de l’art en termes d’isolation de toitures-
terrasses étanchées. Le domaine d’emploi des panneaux isolants est défini dans leur
Document Technique d’Application.
Les sections suivantes ont pour but de présenter, par type d’élément porteur, les
règles de mise en œuvre des panneaux isolants en travaux neufs.
Elles ne concernent pas :
■■ les panneaux isolants de polystyrène extrudé. Leur mode de mise en œuvre
particulier sera détaillé dans la section relative à l’isolation inversée (voir chapitre
Cas particulier de l’isolation inversée) ;
■■ les panneaux de liège aggloméré expansé. Les limitations d’emploi de ces
panneaux ne sont pas traitées, leur utilisation en toiture-terrasse étant de moins
en moins courante.
55
ATTENTION
Les renseignements figurant dans les points ci-après concernent la
généralité. Pour chaque famille d’isolants, les Documents Techniques
d’Application particuliers peuvent les restreindre.

1. Les dispositions communes


Le stockage des panneaux sur chantier doit les mettre à l’abri des intempéries. Aucun
panneau isolant ne devra être utilisé s’il est humidifié.
Pendant la durée des travaux, il est conseillé de recouvrir provisoirement les isolants
d’une protection rigide (par exemple : un platelage en bois) pour ne pas détériorer
les panneaux qui reçoivent un passage fréquent.
À la fin de chaque journée, il faut veiller à ce que le revêtement d’étanchéité recouvre
l’isolant afin d’éviter l’introduction d’eau par les tranches de l’isolant.
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2. Le principe de répartition et pose


des panneaux isolants
Les panneaux sont posés en quinconce et jointifs. Dans le cas de la pose en plusieurs
lits, chaque lit est disposé en quinconce, les joints des deux lits successifs n’étant pas
superposés.

Figure 1 : Isolation en deux lits – Pose en quinconce à joints décalés

OBSERVATION
Sur éléments porteurs en tôles d’acier nervurées, les joints alignés doivent
56 être perpendiculaires aux nervures.

Figure 2 : Sens de pose sur tôles d’acier nervurées


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ATTENTION
Certains Documents Techniques d’Application imposent un sens de pose
des panneaux. C’est le cas, par exemple, des isolants en laine minérale
à destination des éléments porteurs en tôles d’acier nervurées à grande
ouverture haute de nervure (Ohn > 70 mm) et conformes au CPT 3537_V2.
Sur ce type d’élément porteur, il peut arriver que l’isolant se retrouve en
porte-à-faux au niveau de la nervure.

Figure 3 : Laine minérale en porte-à-faux sur TAN à grande Ohn

Le sens de pose est donc très important car il permet à l’isolant de résister
mécaniquement lors du passage d’une personne par exemple.
Celui-ci est généralement imprimé sur une des faces du panneau (trait, 57
flèche, etc.).

Marquage

FigureFigure
4 : Exemple
50 : Exemplede marquage
de marquage
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3. La mise en œuvre sur élément


porteur en maçonnerie
Les modes de liaison des panneaux isolants thermiques sur l’élément porteur en
maçonnerie sont définis ci-après. Ils sont conformes aux prescriptions de la norme
NF P 84-204-1 (référence DTU 43.1).

ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaisons ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définies dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.

Les panneaux isolants peuvent être fixés :


■■ par collage à l’EAC, à raison de 1,2 kg/m2 en zones régulièrement réparties (la
pente est limitée à 40 %) ;
■■ par collage à bain d’EAC ;
■■ par collage à froid (les consommations de colle sont indiquées dans le Document
Technique d’Application du revêtement d’étanchéité associé) ;
■■ en pose libre (uniquement sous protection lourde) ;
■■ par fixations mécaniques, selon la répartition des tableaux ci-dessous.

58 Tableau 1 : Répartition des fixations mécaniques sous protection lourde

Lit unique 1 fixation centrale par panneau


Lit inférieur 1 fixation centrale par panneau
Deux lits
Lit supérieur 1 fixation centrale par panneau

Tableau 2 : Répartition des fixations mécaniques sous revêtement d’étanchéité autoprotégé

En rive et au pourtour
Partie courante En angle
des émergences

Lit unique 5 fixations/m² 8 fixations/m² 10 fixations/m²

1 fixation centrale par 1 fixation centrale par 1 fixation centrale par


Lit inférieur
panneau panneau panneau

Lit supérieur 5 fixations/m² 8 fixations/m² 10 fixations/m²


Deux
lits
Lit inférieur 5 fixations/m² 8 fixations/m² 10 fixations/m²

Lit supérieur Fixation à l’EAC Fixation à l’EAC Fixation à l’EAC

La répartition des fixations se fait régulièrement dans les deux sens, avec un minimum
de 4 fixations par panneau. Au voisinage des angles, les fixations sont à une distance
de 10 à 20 cm des bords du panneau.
Le collage à l’EAC du deuxième lit est limité aux pentes ≤ 40 %.
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L’augmentation du nombre de fixations en rive et au pourtour des émergences


s’applique :
■■ en rive : sur une largeur égale au dixième de la hauteur du bâtiment, avec un
minimum de 2 m ;
■■ au pourtour des émergences de hauteur et de longueur supérieures à 1 m : sur
une largeur de 1 m.

4. La mise en œuvre sur élément


porteur en bois et panneaux
dérivés du bois
Les modes de liaison des panneaux isolants thermiques sur éléments porteurs
en bois et panneaux dérivés du bois sont définis ci-après. Ils sont conformes aux
prescriptions de la norme NF DTU 43.4.

ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaison ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définis dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.
59

4.1 Sous protection lourde


Sous protection lourde, les panneaux isolants peuvent être fixés :
■■ par collage à l’EAC, à raison de 1,2 kg/m2 en zones régulièrement réparties ;
■■ par fixations mécaniques, selon la répartition du tableau ci-dessous.

Tableau 3 : Répartition des fixations mécaniques sous protection lourde

– 1 fixation centrale par panneau de surface < 1,20 m²


Lit unique
– 2 fixations centrales par panneau de surface ≥ 1,20 m²
Lit inférieur 1 fixation centrale par panneau
Deux
lits – 1 fixation centrale par panneau de surface < 1,20 m²
Lit supérieur
– 2 fixations centrales par panneau de surface ≥ 1,20 m²

Ces modes de fixation des panneaux isolants sont valables en toutes zones et tous
sites de vent, pour des pentes limitées à 5 %.
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4.2 Sous revêtement d’étanchéité autoprotégé


Sous revêtement d’étanchéité autoprotégé, les panneaux isolants peuvent être fixés :
■■ par collage à l’EAC, à raison de 1,2 kg/m² en zones régulièrement réparties et
selon les conditions du tableau ci-dessous. Le collage à l’EAC sous revêtement
d’étanchéité autoprotégé est limité aux éléments porteurs de pentes ≤ 40 %.
Tableau 4 : Collage à l’EAC sous revêtement d’étanchéité autoprotégé

Zones de vent (selon règles NV 65)


1 et 2 3 et 4
Sites Normal et exposé Normal et exposé
Lit unique EAC EAC + 4 fixations/m²
Lit inférieur EAC EAC
Deux lits
Lit supérieur EAC EAC + 4 fixations/m²
■■ par fixations mécaniques, selon la densité du tableau ci-dessous. Elles sont utilisées
pour les bâtiments de hauteur au plus égale à 20 m.
Tableau 5 : Fixations mécaniques sous revêtement d’étanchéité autoprotégé

Zones de vent (selon règles NV 65)


1 et 2 3 et 4
Sites Normal Exposé Normal Exposé
Partie courante 5/m² 8/m² 8/m² 10/m²
60 Lit
unique Sur 2 m de largeur
6/m² 10/m² 10/m² 10/m²
(rives et angles)
Lit inférieur 1 fixation centrale par panneau
Partie courante 5/m² 8/m² 8/m² 10/m²
Deux lits
Lit supérieur Sur 2 m de
largeur (rives et 6/m² 10/m² 10/m² 10/m²
angles)

5. La mise en œuvre sur élément


porteur en tôles d’acier nervurées
Les modes de liaison des panneaux isolants thermiques sur éléments porteurs en
tôles d’acier nervurées sont définis ci-après. Ils sont conformes aux prescriptions de
la norme NF DTU 43.3.

ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaisons ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définis dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.
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5.1 Sous protection lourde


Sous protection lourde, les panneaux isolants peuvent être fixés :
■■ par collage à l’EAC, à raison de 1,2 kg/m² en zones régulièrement réparties ;
■■ par fixations mécaniques ;
selon les conditions du tableau ci-dessous :
Tableau 6 : Fixation des panneaux isolants sous protection lourde

– EAC
Lit unique
– 1 fixation centrale par panneau
– EAC
Lit inférieur
– 1 fixation centrale par panneau
Deux lits
– EAC
Lit supérieur
– 1 fixation centrale par panneau

Ces modes de fixations des panneaux isolants sont valables en toutes zones et tous
sites de vent, pour des pentes limitées à 5 %.

5.2 Sous revêtement d’étanchéité autoprotégé


En lit unique et sous revêtement d’étanchéité autoprotégé, les panneaux isolants
sont fixés mécaniquement, selon les densités du tableau suivant :
Tableau 7 : Fixations mécaniques sous revêtement d’étanchéité autoprotégé – Bâtiments fermés

Zones de vent (selon règles NV 65)


61
1 et 2 3 et 4
Sites Normal Exposé Normal Exposé
Partie courante 5/m² 6/m² 6/m² 8/m²
En périphérie
Lit unique 6/m² 10/m² 10/m² 10/m²
sur 2 m de largeur
Aux angles 10/m² 12/m² 12/m² 12/m²

Tableau 8 : Fixations mécaniques sous revêtement d’étanchéité autoprotégé – Bâtiments ouverts

Zones de vent (selon règles NV 65)


1 et 2 3 et 4
Sites Normal Exposé Normal Exposé
Partie courante 5/m² 8/m² 8/m² 8/m²
En périphérie
Lit unique 6/m² 10/m² 10/m² 10/m²
sur 2 m de largeur
Aux angles 10/m² 12/m² 12/m² 12/m²
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En deux lits, les panneaux isolants sont fixés mécaniquement selon les densités du
tableau suivant :
Tableau 9 : Fixations mécaniques en deux lits sous revêtement d’étanchéité autoprotégé

Lit inférieur 1 fixation centrale par panneau Fixations mécaniques (1)


Lit supérieur Fixations mécaniques (1) EAC (2)
(1) Selon densité du tableau fixations mécaniques en 1 lit.
(2) Si le Document Technique d’Application le prévoit, et pour des pentes de versants ≤ 40 %.

Ces densités de fixations ne concernent que les bâtiments de hauteur au plus égale
à 20 m.
Pour les bâtiments de hauteur supérieure à 20 m, il y a lieu de se référer aux
Documents Techniques d’Application des panneaux isolants.
Des exemples de répartition des fixations mécaniques sont donnés dans la figure
ci-dessous :

0,10 à
0,20 m

0,10 à 0,20 m

62

Figure 5 : Exemple de répartition des fixations pour des panneaux isolants de dimensions
1,20 m x 1,00 m

Figure 51 : Exemple de répartition des fixations pour des panneaux isolants de dimensions 1,20 m x 1,00 m

6. La mise en œuvre sur élément


porteur en béton cellulaire
autoclavé armé
Les dispositions de mise en œuvre des panneaux isolants, ainsi que les limites d’emploi
éventuelles (type d’isolant, zone d’exposition au vent, nombre de fixations, pente de
l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définies dans le Document Technique
d’Application particulier de l’élément porteur en béton cellulaire.
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CHAPITRE 9

La réfection des toitures-


terrasses étanchées
Ce chapitre présente, dans les grandes lignes, les dispositions particulières à prendre
dans le cas d’une réfection de toiture-terrasse étanchée avec mise en œuvre d’une
nouvelle isolation.
Ces dispositions sont issues de la norme NF P 84-208-1 (référence DTU 43.5). Dans
le cas d’une réfection sans apport de nouvel isolant, il convient de se référer à cette
norme.
En réfection, deux cas de figure peuvent se présenter :
■■ soit l’ancien revêtement d’étanchéité n’est pas conservé. Dans ce cas, le revêtement
d’étanchéité ainsi que l’isolant sont déposés ;
■■ soit l’ancien revêtement d’étanchéité est conservé. Celui-ci servira de pare-vapeur

au nouvel isolant ajouté.


Les points suivants présentent, en fonction du cas de figure, les dispositions de mise
en œuvre du nouvel ouvrage d’étanchéité.

63

1. Cas où l’ancien revêtement


d’étanchéité n’est pas conservé
Après étude des ouvrages d’étanchéité existants, le revêtement d’étanchéité peut ne
pas remplir sa nouvelle fonction, à savoir :
■■ servir de pare-vapeur au nouvel ouvrage d’étanchéité (par exemple lorsque le
nouvel isolant est directement mis en œuvre sur le revêtement, sans ajout d’un
nouveau pare-vapeur) ;
■■ servir de support au nouveau pare-vapeur (cas où l’ajout d’un nouveau pare-

vapeur est nécessaire).


C’est notamment le cas :
■■ d’un revêtement fortement cloqué ;
■■ d’un revêtement chimiquement incompatible avec les nouveaux ouvrages
d’étanchéité prévus ;
■■ d’un revêtement décomposé ;

■■ d’un revêtement en mousse projetée in situ ;

■■ d’un revêtement en membrane synthétique fortement plissée ;

■■ d’un revêtement nécessitant une intervention importante pour remplir les

nouvelles fonctions qui lui sont demandées.


Dans ce cas, l’ancien revêtement d’étanchéité et l’isolant sont déposés et évacués.
On se retrouve donc dans les conditions des travaux neufs, le nouvel ouvrage
d’étanchéité est réalisé selon les normes DTU en vigueur.
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Seul le pare-vapeur existant peut être conservé, à condition que :


■■ les anciens isolants étaient posés libres (non collés, non fixés) ;
■■ le pare-vapeur est encore en bon état ;
■■ la nature du pare-vapeur est conforme à sa nouvelle destination.

2. Cas où l’ancien revêtement


d’étanchéité est conservé
Si le revêtement d’étanchéité peut remplir les fonctions citées au point précédent, il
peut être conservé.
Il faut néanmoins vérifier la qualité d’ensemble de l’isolation thermique. Celle-ci
pourra être conservée si l’ensemble des conditions suivantes sont réunies :
■■ le domaine d’emploi de l’isolant existant est compatible avec la destination
actuelle de la toiture ;
■■ les panneaux isolants sont secs ;

■■ ils n’ont subi aucune variation notable de dimensions (longueur, largeur, épaisseur) ;

■■ ils n’ont subi aucun tassement ou délaminage les rendant impropres à leur

destination ;
■■ ils n’ont pas subi de déplacements ;

■■ la compatibilité chimique et de mise en œuvre avec le nouveau système est assurée ;


64
■■ il existe un pare-vapeur conforme aux exigences liées à l’hygrométrie des locaux

sous-jacents.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, l’ancien revêtement d’étanchéité et
l’ancienne isolation thermique devront être déposés et évacués.
Le tableau ci-après indique les possibilités d’association entre l’ancien revêtement
d’étanchéité conservé et le nouveau système d’étanchéité prévu.
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Tableau 1 : Possibilités d’association entre ancien revêtement d’étanchéité conservé et nouveau système
d’étanchéité

Nouveau système d’étanchéité


Cas n° 1 Cas n° 2
– Pare-vapeur
– Isolant thermique
– Isolant thermique
– Revêtement d’étanchéité
– Revêtement d’étanchéité
Asphalte Oui (1) Oui (1)
Revêtement bitumineux
Oui (1) Oui (1)
indépendant
Revêtement bitumineux
Ancien
semi-indépendant ou adhé- Oui (1) Oui (1)
revêtement
rent ou fixé mécaniquement
Enduit pâteux ou ciment
Oui (1) Non
volcanique
Membrane synthétique Oui (1) Non (2)
(1) Dans les conditions définies ci-après.
(2) Sauf dans le cas d’élément porteur en tôles d’acier nervurées pleines sur locaux à faible ou moyenne hygrométrie, où cette
solution est admise.

Le revêtement d’étanchéité conservé sert de pare-vapeur, mais il est parfois nécessaire


qu’un nouveau pare-vapeur soit ajouté.
La nature et les conditions de mise en œuvre du nouveau pare-vapeur sont définies
dans la norme NF P 84-208-1 (référence DTU 43.5), en fonction de l’élément porteur.
65
OBSERVATION
Ces revêtements d’étanchéité conservés doivent faire l’objet de travaux
préparatoires, qui sont définis dans la norme NF P 84-208-1 (référence
DTU 43.5).

La constitution et la mise en œuvre des nouveaux panneaux isolants doivent


répondre aux spécifications des normes DTU de la série 43, ainsi qu’à celles du
Document Technique d’Application du nouvel isolant et du nouveau revêtement
d’étanchéité.
Si le nouvel ouvrage d’étanchéité est constitué d’un revêtement d’étanchéité avec
protection lourde, on se retrouve dans les conditions des travaux neufs, le nouvel
ouvrage d’étanchéité est donc réalisé selon les normes DTU en vigueur.
Si le nouvel ouvrage d’étanchéité est constitué d’un revêtement d’étanchéité
autoprotégé, les possibilités de mise en œuvre sont données dans le tableau ci-après
(quel que soit l’élément porteur).
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Tableau 2 : Possibilités de mise en œuvre d’un nouveau revêtement d’étanchéité autoprotégé sur nouvel
isolant – ancien revêtement d’étanchéité conservé

Nouveau système d’étanchéité

Revêtement non fixé


mécaniquement
Revêtement fixé
Isolant fixé mécaniquement
Isolant
mécaniquement
collé (1) (2)

Asphalte Oui Oui Oui


Revêtement bitumineux
Non Oui Oui
indépendant
Plots bitume à
Oui (2) Oui Oui
chaud
Colle à froid Oui (2) Oui Oui
Auto-adhésivité Oui (2) Oui Oui

Ancien Soudage partiel Oui (2)


Oui Oui
revêtement Revêtement Soudage ou
conservé bitumineux collage à travers Oui (2) Oui Oui
semi- élément perforé
indépendant
par : Fixations
mécaniques Oui (2) Oui Oui
« réparties »
Fixations
66 mécaniques en
lignes espacées Non Oui Oui
de plus de
0,50 m
Collage au
Revêtement bitume ou Oui (2) Oui Oui
bitumineux soudage
adhérent
Ancien Auto-adhésivité Oui (2) Oui Oui
par :
revêtement
Collage à froid Oui (2)
Oui Oui
conservé
Enduit pâteux ou
Non Oui Oui
ciment volcanique
Membrane synthétique Non Oui Oui
(1) Le collage d’un nouvel isolant à l’EAC n’est pas admis en présence de polystyrène expansé (PSE) en tant que support de
l’ancien revêtement.
(2) Après étude des ouvrages et préparation des supports conformément à la norme NF P 84-208-1 (référence DTU 43.5).

ATTENTION
La fixation mécanique est incompatible avec les locaux à très forte
hygrométrie et ne peut pas être utilisée sur les formes de pente en béton
lourd ou léger, les voiles précontraints, les voiles minces préfabriqués, les
corps creux avec ou sans chape de répartition, les planchers à chauffage
intégré, les planchers comportant des distributions électriques noyées.
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CHAPITRE 10

L’entretien
des toitures-terrasses
Les DTU de la série 43 et les Documents Techniques d’Application donnent des
prescriptions qui conduisent à une bonne réalisation des ouvrages d’étanchéité.
Toutefois, leur durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont
bien entretenus.

OBSERVATION
Il est recommandé qu’un contrat d’entretien soit établi entre le maître
d’ouvrage et l’entreprise de pose.

Ce chapitre présente quelques recommandations pour un bon entretien des toitures-


terrasses. Elles sont issues des normes DTU de la série 43. Certains Documents
Techniques d’Application peuvent étendre le nombre d’opérations et leur fréquence.
Un bon entretien de toiture-terrasse nécessite la réalisation des opérations suivantes :
■■ un examen général des ouvrages d’étanchéité visibles ;
■■ une inspection de tous les ouvrages complémentaires visibles sur la toiture- 67
terrasse, comme les bandeaux, les lanterneaux, les acrotères, etc. ;
■■ une vérification des relevés d’étanchéité ;

■■ une vérification et un nettoyage des entrées d’eaux pluviales et des trop-pleins

(par exemple, retirer les feuilles mortes) afin d’éviter tout risque d’accumulation
d’eau sur la toiture ;
■■ enlèvement des mousses, herbes et de la végétation ;

■■ enlèvement des détritus et menus objets ;

■■ remise en ordre des protections meubles ;

■■ enlèvement des boues et limons sur les revêtements autoprotégés.

En ce qui concerne les toitures-terrasses avec une protection par dalles sur plots, un
nettoyage au jet d’eau de faible pression (pression du robinet) est nécessaire sous les
dalles, sur le revêtement d’étanchéité support des plots.
Dans le cas d’emploi de produits destinés à éliminer les mousses (désherbants), il
faut s’assurer de la compatibilité du produit avec le revêtement d’étanchéité et ses
ouvrages annexes.
Pour chacune de ces opérations, il est nécessaire de prendre toutes les précautions
pour ne pas endommager l’ouvrage d’étanchéité (par exemple, ne pas utiliser des
appareils de nettoyage à jet d’eau sous haute pression).
S’il n’est prévu qu’une visite d’entretien de la toiture-terrasse par an, il est préférable
de la réaliser à la fin de l’automne pour les bâtiments situés à proximité des arbres.
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Les recommandations pour l’entretien des toitures-terrasses jardins et végétalisées


sont définies dans les « Règles professionnelles pour l’aménagement des toitures-
terrasses jardins », (éditions CSNE et UNEP, juin 1997) et les « Règles professionnelles
pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées », éditions
CSFE-ADIVET-SNPPA, édition n° 2, novembre 2007.
Elles sont également reprises dans Le guide pratique « Les toitures végétalisées »,
éditions CSTB, janvier 2012.

68
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CHAPITRE 11

Cas particulier de
l’isolation inversée
Nous avons vu précédemment les principes d’une isolation « conventionnelle »
de toiture-terrasse, c’est-à-dire que l’isolant est placé sur l’élément porteur et qu’il
constitue le support du revêtement d’étanchéité.
Néanmoins, il existe une autre technique d’isolation de toiture-terrasse, celle de
l’isolation inversée.

1. Qu’est-ce que l’isolation inversée ?


Une isolation de toiture-terrasse est dite « inversée » lorsque l’isolation thermique
est posée sur le revêtement d’étanchéité.
Relevé d'étanchéité Protection lourde

Non tissé
69

Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
Revêtement d'étanchéité
en maçonnerie
Figure 1 : Symbolique de la toiture inversée
Figure 52 : Symbolique de la toiture inversée
Les panneaux isolants sont posés libres sur le revêtement d’étanchéité, et sont
systématiquement lestés par du gravier ou des dalles sur plots, le poids du lestage
devant s’opposer au soulèvement ou à la flottaison des panneaux.
En France, les isolants utilisés pour les toitures-terrasses avec isolation inversée sont
exclusivement des panneaux de polystyrène extrudé.
En effet, à la différence d’une isolation « conventionnelle », l’isolant est exposé aux
effets des variations de températures extérieures (jour/nuit, gel/dégel, etc.) et à l’eau
(pluie). Les isolants à utiliser doivent donc être insensibles à l’eau et avoir un bon
comportement aux variations de température.
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En toiture-terrasse, les panneaux isolants en polystyrène extrudé ont toujours les


quatre bords feuillurés en forme de « L ».

Figure 2 : Panneaux à bords feuillurés en « L »

2. Mise en œuvre d’une isolation


inversée
2.1 L’élément porteur
70 Tant pour les constructions neuves que pour les chantiers de rénovation, une isolation
inversée ne peut être mise en œuvre que sur un élément porteur en maçonnerie
conforme à la norme NF P 10-203 (réf. DTU 20.12).

2.2 Le revêtement d’étanchéité


Les procédés d’isolation inversée sont compatibles avec tous les types de revêtements
d’étanchéité (asphalte, bitume SBS, etc.). Néanmoins, ils devront être conformes aux
prescriptions du Document Technique d’Application de l’isolant.

2.3 Les panneaux isolants


Les panneaux isolants sont toujours posés en un seul lit, libres, à joints serrés, décalés
dans un seul sens et en respectant le recouvrement des feuillures alternées.

Figure 3 : Exemple de pose en quinconce des panneaux isolants


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Ils sont mis en œuvre sur le revêtement d’étanchéité :


■■ directement dans le cas d’un revêtement en asphalte ou en bitume SBS avec une
autoprotection minérale ;
■■ sur une couche de désolidarisation en non-tissé d’au moins 170 g/m² dans le cas
où le revêtement en bitume SBS n’aurait pas d’autoprotection minérale.

2.4 La protection rapportée


En isolation inversée, la protection rapportée est obligatoire. Son poids a pour but de
compenser le soulèvement des panneaux isolants sous la poussée de l’eau et d’éviter
l’envol sous l’action du vent. Elle est toujours mise en œuvre à l’avancement de la
pose des panneaux.
Différents types de protection peuvent être posés sur l’isolant selon la destination de la
toiture : graviers, dalles sur plots, dalles de béton préfabriquées, béton coulé sur place,
etc.

Protection rapportée
Isolant XPS

71

Élément porteur
en maçonnerie
Revêtement
d'étanchéité
Non-tissé éventuel

Figure 4 : Les différents types de protection en isolation inversée

■■ Protection par graviers


Elle est utilisée en toiture-terrasse inaccessible et dans les zones non circulées des
Figure 55 : Les différents types de protection en isolation inversée
toitures-terrasses techniques.
Une couche de graviers d’épaisseur égale à celle de l’isolant (avec un minimum de
5 cm) est posée directement sur les panneaux.
Dans le cas d’une granulométrie inférieure à 1,5 cm, une couche de séparation en
non-tissé de 170 g/m² est interposée entre les panneaux isolants et le gravier.
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OBSERVATION
Certains fabricants préconisent la mise en œuvre d’une membrane
imperméable entre la surface de l’isolant et la protection par graviers.
Celle-ci permet de réduire le ruissellement de l’eau à travers l’isolation et,
dans dertains cas, de réduire l’épaisseur de graviers.

Protection lourde

Non-tissé éventuel

Isolant support
d'étanchéité
Non-tissé éventuel
Revêtement
d'étanchéité
Élément porteur
en maçonnerie

Figure 5 : Épaisseur de lestage réduite


Des dispositions particulières doivent
Figure 56 : Épaisseur de lestage réduite être prises (trop-pleins
supplémentaires, entretien régulier de la toiture, etc.). Elles sont définies
dans les Documents Techniques d’Application de l’isolant, qui définissent
également les épaisseurs de lestage à mettre en œuvre en fonction de
72 l’épaisseur de l’isolant.

Dans le cas où l’immeuble est, et selon les zones de vent des règles V 65 modifiées,
de hauteur :
■■ supérieure à 28 m : en zone 1 – tous sites ou en zone 2 – site normal ;
■■ supérieure à 20 m : en zone 2 – site exposé ou en zone 3 – site normal ;

■■ quelconque : en zone 3 – site exposé ou en zone 4 – tous sites ;

La granulométrie des gravillons choisie est la plus élevée possible et la protection est
complétée, sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules, par
des dallettes de béton posées à sec :
■■ soit directement sur les granulats ;
■■ soit sur un non-tissé synthétique d’au moins 170 g/m2.

■■ Dalles en béton préfabriquées ou en pierre naturelle


Elles sont utilisées en toitures-terrasses accessibles aux piétons.
Les dalles sont posées à sec et joint serrés sur un lit de granulats d’épaisseur 3 cm. Une
couche de séparation en non-tissé de 170 g/m² est interposée entre les panneaux
isolants et ce lit de granulats.
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Dalettes en béton
préfabriquées
Non-tissé Lit de
granulats
Isolant
XPS
Non-tissé
éventuel

Revêtement
d'étanchéité

Élément porteur
en maçonnerie

Figure 6 : Dalles posées à sec sur lits de granulats

■■ Dalles sur plots Figure 57 : Dalles posées à sec sur lits de granulats
Elles sont utilisées en toitures-terrasses accessibles aux piétons ou, dans certains cas,
pour les toitures-terrasses accessibles aux véhicules.
Les plots sont posés directement sur les panneaux isolants. La pression maximale
d’utilisation sous chaque plot est définie dans le Document Technique d’Application
de l’isolant.
Protection par
dalles sur plots
73

Isolant
XPS
Non-tissé
éventuel

Revêtement
d'étanchéité

Élément porteur
en maçonnerie

Figure 7 : Dalles sur plots posés directement sur l’isolant

La hauteur des plots (entreFigure 58 : Dalles sur plots posés directement sur l'isolant
sous-face des dalles et l’isolant) est d’au moins 5 cm.

■■ Béton coulé sur place


Cette protection est utilisée en toitures-terrasses accessibles aux véhicules.
Le béton est coulé sur une couche de désolidarisation constituée de deux non-tissés
de 170 g/m2 entre lesquels est posé un lit de granulats.
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Béton coulé sur place


Lit de
granulats
Non-tissé
Isolant XPS
Non-tissé
éventuel

Revêtement
d'étanchéité

Élément porteur
en maçonnerie

Figure 8 : Béton coulé sur place sur couche de désolidarisation

Figure 59 : Béton coulé sur place sur couche de désolidarisation

3. Avantages et inconvénients de
l’isolation inversée
Le principal avantage de cette technique est qu’elle protège le revêtement
d’étanchéité :
■■ des risques de percements (provoqués par exemple par le passage d’agents
74 d’entretien de la toiture…) ;
■■ d’un vieillissement accéléré (dû au rayonnement UV) ;

■■ des variations de température provoquées par le gel/dégel ou le refroidissement

nocturne.
De plus, la réalisation d’une toiture-terrasse avec isolation inversée n’est pas
dépendante de l’hygrométrie des locaux sous-jacents puisque l’isolant est placé au-
dessus du revêtement d’étanchéité.
L’isolation inversée permet également, en cas de réfection d’une toiture, de renforcer
l’isolation de celle-ci tout en conservant le revêtement d’étanchéité existant.

OBSERVATION
En réfection de toiture-terrasse avec conservation de l’ancienne isolation,
le revêtement d’étanchéité existant devra être vérifié ou rénové car si
celui-ci est trop dégradé, cela peut entraîner un risque de condensation
interne.
La stabilité de la structure devra également être vérifiée.

Mais l’isolation inversée ne présente pas que des avantages. Par exemple, un des
inconvénients de cette technique est qu’elle est limitée aux éléments porteurs en
maçonnerie.
Également, de par les règles de l’art qui imposent une épaisseur de lestage au moins
égale à celle de l’isolant (avec un minimum de 5 cm), la hauteur des acrotères peut
rapidement limiter l’épaisseur de l’isolant.
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OBSERVATION
Le principe de l’isolation inversée est la pose de l’isolation thermique sur
le revêtement d’étanchéité.
En conséquence l’eau de pluie peut donc pénétrer à travers les joints
des panneaux isolants, ruisseller sur l’étanchéité et ainsi dégrader la
performance thermique de la toiture.
Il existe une méthode dans les règles Th-Bât (identique à celle de la
NF EN ISO 6946) pour évaluer l’impact de cette dégradation et déterminer
le ∆U correspondant.
Cette méthode tient compte de l’intensité moyenne des précipitations,
du département, de la résistance thermique de la paroi et de l’isolant.
À noter que le calcul de la résistance thermique de l’isolant en isolation
inversée doit tenir compte d’une majoration de sa conductivité thermique
due à un taux d’humidité généralement supérieur à celui couramment
rencontré dans les autres techniques. Le mode de détermination du
facteur de conversion correspondant est donné au fascicule 2/5 des
règles Th-bât.

75
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CHAPITRE 12

La climatologie applicable
aux toitures-terrasses
OBSERVATION
Les ouvrages d’étanchéité sous protection lourde et non fixés
mécaniquement sont limités à une dépression au plus égale à 4 712 Pa,
soit l’équivalent de l’action du vent sur un bâtiment de hauteur 20 m à
versants plans en zone 4 – site exposé.

1. Régions de vent
62
59
80
02 08
76
60
57
77
14 27 95 51 55
50 78 67
61 77 54
29 22 91
28 10
35 53 88
52
56 72 45 68
89
70 90
41
44 49 21
37 25
18 58
36 39
85 79 71
86 03
23 01 74
17 69
16 87 63 42
Zone 1
73
Zone 2 19 38
24 15 43
Zone 3
33 26 05
Zone 4 46 07
48
47 12
30 84 04 06
40 82
81
32 34 83
31 13
64
65 11
09
66
2B

2A

Figure 1 : Carte « vent » selon les règles NV 65 (février 2009)

Figure 60 : Carte « vent » selon les règles NV 65 (février 2009)


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OBSERVATION
Pour les constructions situées au voisinage des lignes de délimitation de
zones, il convient de se référer au tableau des départements appartenant
à plusieurs zones, avec découpage selon les cantons, des règles NV 65
(tableau R-III-1 des règles NV, février 2009).

2. Sites de vent
À ces zones on superpose les effets résultant de la situation locale, d’où, dans
chaque zone de vent, la subdivision en trois types de sites. Les sites correspondent
à des surfaces localisées de faible étendue par rapport aux zones. Les règles NV 65
définissent les trois types de sites de la façon suivante.

2.1 Site protégé


Exemple : fond de cuvette bordé de collines sur tout son pourtour et protégé ainsi
pour toutes les directions de vent.

78 2.2 Site normal


Exemple : plaine ou plateau de grande étendue pouvant présenter des dénivellations
peu importantes, de pente inférieure à 10 % (vallonnements, ondulations).

2.3 Site exposé


Exemples : au voisinage de la mer, le littoral en général (sur une profondeur d’environ
5 km), le sommet des falaises, les îles ou presqu’îles étroites.
À l’intérieur du pays : les vallées étroites où le vent s’engouffre, les montagnes isolées
ou élevées (par exemple, Mont-Saint-Vincent) et certains cols. C’est ainsi que des
sites comme Angoulême, Langres, Millau, Mont-Saint-Vincent sont considérés
comme sites exposés.
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3. Neige
OBSERVATION
Conventionnellement, la limite entre climat de plaine et climat de
montagne se situe à 900 m d’altitude.
Comme pour de nombreuses simplifications proposées dans ce guide, le
calcul selon l’ensemble des dispositions prévues par les textes codificatifs
eux-mêmes (en l’occurrence, DTU et règles NV) est le seul qui fasse foi.

62
59
80
02 08
76
60
14 27 55 57
95 51
50 78 67
61 77 54
29 22 91
28 10
35 53 88
52
56 72 45 68
89
70 90
41
44 49 21
37 25
18 58
36 39
85 79 71
86 03
23 01 74
Zones de neige
17 69
16 87 63 42
A1
A2 19 38
73
79
24 15 43
B1
33 26 05
B2 46 07
48
47 12
C1
30 84 04 06
40 82
C2
81
32 34 83
D 31 13
E 64
65 11
09
66
2B

2A

Figure 2 : Carte « neige » selon les règles NV 65 (février 2009)

La carte (figure 2) définit les quatre zones de neige (de 1 à 4) considérées par les règles
NV 65 (février 2009). Elle introduit une distinction nouvelle dans les zones 1 et 2 pour
Figure 61 : Carte « neige » selon les règles NV 65 (février 2009)

tenir compte des phénomènes qui ont été constatés de façon occasionnelle et qui
ont conduit à retenir la notion de « charge accidentelle » (indice B des zones 1 et 2).

OBSERVATION
Pour les constructions situées au voisinage des lignes de délimitations
de zones, se référer au tableau des départements des règles NV 65
(février 2009).
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CHAPITRE 13

Le pont thermique de
liaison des toitures-terrasses
L’origine des ponts thermiques de liaison est due à l’interruption ou à l’altération de
l’isolation de la paroi et/ou à une différence entre les surfaces intérieure et extérieure
d’une partie de l’enveloppe du bâtiment (par exemple : liaisons entre parois).
D’un point de vue de l’isolation thermique, la liaison entre le plancher haut et la
façade constitue une zone de forte déperdition. C’est pourquoi le procédé de toiture-
terrasse engendre un pont thermique significatif au niveau de l’acrotère (liaison avec
les murs verticaux).

Isolation par l’intérieur Isolation par l’extérieur

81

Fort Fort

Figure 1 : Localisation du pont thermique non traité entre mur et toiture-terrasse

Il est possible de limiter ce pont thermique en isolant le pourtour de l’acrotère dans


le cas d’une isolation thermique des murs par l’extérieur ; dans le cas d’une isolation
par l’intérieur, la solution est soit la mise en place d’un faux plafond isolé et séparé de
la dalle soit l’utilisation d’un rupteur de pont thermique.

Isolation par l’intérieur Isolation par l’extérieur

L’isolation de
l’acrotère corrige
le pont thermique
Rupteur
en assurant une
continuité
de l’isolation.

70 % - 60 %

Figure 2 : Solution pour le traitement du pont thermique entre mur et toiture-terrasse


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L’utilisation d’un rupteur thermique permet de corriger d’environ 70 % le pont


thermique.
L’isolation autour de l’arrêt haut permet de corriger d’environ 60 % le pont thermique
à condition que cette isolation soit au moins au même niveau que celle utilisée pour
le mur. Dans le cas où la partie supérieure de l’arrêt haut n’est pas isolée, la correction
n’est plus que de 5 à 30 % selon la hauteur de la remontée d’isolation (15 cm à
50 cm).

82
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CHAPITRE 14

Les réglementations
thermiques
1. La réglementation thermique en
construction neuve (RT 2012)
Depuis 1974, les réglementations thermiques ont toujours servi à fixer des règles
à respecter en matière d’isolation, le but étant de limiter les consommations
énergétiques des bâtiments neufs résidentiels ou non résidentiels.
La RT 2005 s’applique jusqu’au 1er janvier 2013 pour les bâtiments résidentiels (hors
ANRU) et certains bâtiments tertiaires, elle impose un coefficient U inférieur à
0,34 W/(m².K), pour les planchers hauts en béton ou en maçonnerie (DTU 43.1) et
toitures en tôles métalliques étanchées (DTU 43.3).
La RT 2012 s’applique depuis le 28 octobre 2011 et n’impose pas de valeur maximale
de coefficient U ; néanmoins l’exigence sur le besoin bioclimatique Bbio imposera
indirectement des coefficients U plus faibles que ceux employés aujourd’hui.
La Réglementation Thermique en vigueur, la RT 2012, définit trois exigences détaillées
ci-dessous. 83

1.1 Une exigence d’efficacité énergétique


minimale du bâti Bbiomax
Il s’agit d’un indice, nommé Bbiomax, qui définit dès la conception d’un ouvrage une
limitation des besoins en énergie pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage.
Ainsi, cet indice valorise la conception bioclimatique (accès à l’éclairage naturel, aux
apports solaires…) et le niveau d’isolation de l’ouvrage.
Pour chaque projet de construction, l’objectif sera d’avoir un indicateur
Bbio ≤ Bbiomax. La valeur du Bbiomax est modulable en fonction de la localisation
géographique, de l’altitude et du type d’occupation du projet de construction.
Ainsi, si un bâtiment est bien orienté et qu’il bénéficie d’une isolation performante,
son Bbio sera faible et pourra répondre à cette exigence.

1.2 Une exigence de consommation maximale


Cepmax
Cet indice, nommé Cepmax, fixe une exigence sur la consommation maximale
d’énergie primaire. Celle-ci est limitée à 50 kWhEP/[Link] en moyenne.
Cet indice prend en compte cinq usages : le chauffage, la production d’eau chaude
sanitaire, le refroidissement, l’éclairage et les auxiliaires (ventilateurs, pompes).
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1.3 Exigence de confort d’été Ticréf


Cet indice représente une température intérieure de référence (Ticréf) à ne pas
dépasser, et qui permettra de garantir le confort d’été du bâtiment. La température
intérieure conventionnelle Tic (température intérieure qui sera atteinte au cours
d’une séquence de cinq jours chauds) doit être inférieure à la température de
référence Ticréf.
Les points forts de cette réglementation sont qu’elle offre une plus grande liberté
dans la conception des bâtiments, et qu’elle donne des exigences de moyen, comme
par exemple :
■■ le recours aux énergies renouvelables en maison individuelle, tel que par exemple
la production d’eau chaude sanitaire à partir d’un chauffe-eau solaire ;
■■ le traitement des ponts thermiques ;
■■ le traitement de l’étanchéité à l’air, la perméabilité mesurée devra être inférieure à
0,6 m3/h.m2 (ou inférieure à 1 m3/h.m2 en logement collectif) ;
■■ la surface minimale de baies vitrées (1/6 de la surface des murs).

OBSERVATION
La Réglementation Thermique 2012 s’applique aux bâtiments neufs :
−− à partir du 28 octobre 2011 pour les logements situés en zone ANRU
(Agence nationale pour la rénovation urbaine), les bâtiments publics
et les bâtiments tertiaires privés (bureaux, commerces, entrepôts, etc.) ;
−− à partir du 1er janvier 2013 pour tous les bâtiments résidentiels.
84

2. La réglementation thermique dans


l’existant
Applicable depuis le 1er novembre 2007, la Réglementation Thermique des bâtiments
existants vise à maîtriser les dépenses d’énergie des bâtiments existants construits
après 1948.
Cette réglementation ne définit que des exigences minimales, elle impose soit un
coefficient U maximal, soit une résistance thermique minimale à mettre en œuvre
pour des travaux de réfections.
En réhabilitation légère, au sens de l’arrêté du 3 mai 2007, la résistance thermique
minimale de la paroi après travaux est de 2,50 m².K/W. Elle est réduite à 1,5 m².K/W
lorsque :
■■ l’épaisseur d’isolation implique un changement des huisseries, ou un relèvement
des garde-corps ou des équipements techniques ;
■■ ou l’épaisseur d’isolation ne permet plus le respect des hauteurs minimales

d’évacuation des eaux pluviales et des relevés ;


■■ ou l’épaisseur d’isolation ou le type d’isolant utilisé implique un dépassement des

limites de charges admissibles de la structure.


En réhabilitation lourde, au sens de l’arrêté du 13 juin 2008, la réglementation
thermique impose un coefficient U inférieur à 0,34 W/(m².K), pour les planchers
hauts en béton ou en maçonnerie (DTU 43.1) et toitures en tôles métalliques
étanchées (DTU 43.3).
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Réglementation, normes
et autres documents de
référence
1. DTU
DTU 20.12 – Maçonnerie des toitures et d’étanchéité – Gros œuvre en maçonnerie
des toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité
■■ Partie 1 : Cahier des clauses techniques (NF P 10 203-1), septembre 1993.
Amendement A1 au CCT (NF P 10 203-1/A1), juillet 2000.
Erratum au CCT, février 1994.
Amendement A2 au CCT (NF P 10 203-1/A2), novembre 2007.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (NF P 10 203-2), septembre 1993.

DTU 43.1 – Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec élément


porteur en maçonnerie en climat de plaine 1
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (NF P 84-204-1-1), novembre 2004. 85
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (NF P 84-204-1-2),
novembre 2004.
Amendement A1 au CGM (NF P 84-204-1-2/A1), septembre 2007.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (NF P 84-204-2), novembre 2004.
Amendement A1 au CCS (NF P 84-204-2/A1), septembre 2007.
■■ Partie 3 : Guide à l’attention du maître d’ouvrage (NF P 84-204-3), septembre 2004.
Amendement A1 au FD (FD P 84-204-3/A1), août 2007.

DTU 43.3 – Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement
d’étanchéité
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (NF DTU 43.3 P1-1), avril 2008.
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (NF DTU 43.3 P1-2), avril 2008.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (NF DTU 43.3 P2),
avril 2008.

1. En ce qui concerne le climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), se référer aux conditions
prévues par le chapitre ix de la norme NF P84-204 : 1994 (réf. DTU 43.1), et dans les conditions
prévues par le Guide des toitures en climat de montagne (Cahier du CSTB 2267-2, septembre 1988).
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DTU 43.4 – Toitures en éléments porteurs bois et en panneaux dérivés du bois


avec revêtement d’étanchéité
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (NF DTU 43.4 P1-1), octobre 2008.
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (NF DTU 43.4 P1-2),
octobre 2008.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (NF DTU 43.4 P2),
octobre 2008.

DTU 43.5 – Réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures-terrasses et inclinées


■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (NF P 84-208-1), novembre 2002.
Amendement A1 au CCT (NF P 84-208-1/A1), septembre 2007.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (NF P 84-208-2), novembre 2002.

2. Normes
NF EN 13162 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en laine minérale (MW) – Spécification » (indice de classement P75-
403), août 2002.
NF EN 13163 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polystyrène expansé (EPS) – Spécification » (indice de classement
86 P75-404), août 2002.
NF EN 13164 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polystyrène extrudé (XPS) – Spécification » (indice de classement
P75-405), août 2002.
NF EN 13165 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polyuréthane (PUR) – Spécification » (indice de classement P75-
406), août 2002.
NF EN 13167 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en verre cellulaire (CG) – Spécification » (indice de classement P75-
408), août 2002.
NF EN 13169 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en perlite expansée (EPB) – Spécification » (indice de classement P75-
410), août 2002.

3. Réglementations thermiques
Réglementation thermique 2012 (bâtiments neufs)
Décret n°2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à
la performance énergétique des constructions.
Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques de performance énergétique
des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
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Réglementation thermique 2005 (bâtiments neufs)


Décret n° 2006-592 de 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la
performance énergétique des constructions.
Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux
et des parties nouvelles de bâtiments.
Arrêté de 19 juillet 2006 portant approbation de la méthode de calcul Th-CE prévue
aux articles 4 et 5 de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques
des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
Réglementation thermique pour les bâtiments existants
Arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance
énergétique des bâtiments existants.
Arrêté du 13 juin 2008 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants
de surface supérieure à 1 000 mètres carrés, lorsqu’ils font l’objet de travaux de
rénovations importants.
Règles de calcul et d’application.
Règles Th-Bât Neuf, édition 2007.
Règles Th-Bât Existant, édition 2008.

87
4. Règles professionnelles
Règles professionnelles pour l’aménagement des toitures-terrasses jardins
Éditions CSNE et UNEP, juin 1997.
Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et
toitures végétalisées
Éditions CSFE-ADIVET-SNPPA, édition n° 2, novembre 2007.

5. Autres documents de référence


Cahier du CSTB n° 3537_V2, janvier 2009
« Panneaux isolants non porteurs supports d’étanchéité mis en œuvre sur éléments
porteurs en tôles d’acier nervurées dont l’ouverture haute de nervure est supérieure
à 70 mm – Cahier de prescriptions communes minimales pour la conception et la
réalisation de toitures avec isolation sur ces éléments porteurs »
Cahier du CSTB n° 3564, juin 2006
« Résistance au vent des isolants, supports de systèmes d’étanchéité de toitures –
Cahier de prescriptions techniques concernant la délivrance et l’application des
documents techniques d’application approuvé par le Groupe spécialisé n° 5 le
07 mars 2006 »
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Cahier du CSTB n° 3230_V2, novembre 2007


« Éléments permettant la détermination des valeurs Rcs et ds afin de définir ces
valeurs dans un document technique d’application du GS n° 5 sur un isolant associé
à une étanchéité de toiture-terrasse»
Cahier du CSTB n° 2662-V2, juillet 2010
Guide technique UEAtc pour l’agrément des systèmes isolants supports d’étanchéité
des toitures plates et inclinées.
Guides pratiques du CSTB
« Les toitures végétalisées », janvier 2012.
« Les ponts thermiques dans le bâtiments », août 2009.

88
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Glossaire
Autoprotection Isolation thermique
Protection mince réalisée en usine sur Ouvrage constitué par une ou plusieurs
un matériau d’étanchéité en feuille. couches de panneaux isolants, destiné
à réduire les échanges thermiques entre
APP l’intérieur et l’extérieur des bâtiments.
Polymère polypropylène atactique.
Ossature
Couche de désolidarisation Élément de la construction sur lequel
Couche disposée entre le revêtement sont directement fixés les éléments
d’étanchéité et sa protection (ou entre porteurs en tôles d’acier nervurées, en
l’isolant et sa protection dans le cas de bois massif ou en panneaux dérivés du
l’isolation inversée). bois.
DTA Pare-vapeur
Document Technique d’Application. Écran de protection contre la migration
de la vapeur d’eau, placé sous l’isolation
DTU thermique.
Document Technique Unifié.
Platelage 89
EAC Surface plane horizontale.
Enduit à chaud.
PIB
Écran thermique Polyisobutylène.
Couche disposée entre deux éléments,
destinée à protéger des effets Protection lourde dure
thermiques. Protection rapportée à base de mortier
ou béton coulé sur chantier, ou
Élément porteur constituée d’éléments préfabriqués.
Élément constitué par de la maçonnerie,
du béton cellulaire autoclavé armé, du Protection lourde meuble
bois massif, de panneaux dérivés du Protection rapportée par des granulats
bois ou des tôles d’acier nervurées. ou de la terre végétale.
EPDM PVC-P
Éthylène-propylène-diène-monomère. Polychlorure de vinyle plastifié.
FPO Revêtement d’étanchéité
Polyoléfine flexible. Ouvrage continu destiné à assurer
l’étanchéité à l’eau.
Isolation inversée
Panneaux isolants disposés au-dessus
du revêtement d’étanchéité.
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Revêtement d’étanchéité en Tôles d’acier nervurées (TAN)


adhérence Éléments métalliques en tôles d’acier
Revêtement d’étanchéité adhérent de protégées nervurées, fixés sur l’ossature
manière continue à son support. et assemblés entre eux de façon à
fournir un platelage continu destiné à
Revêtement d’étanchéité en recevoir les panneaux isolants supports
indépendance du revêtement d’étanchéité.
Revêtement d’étanchéité sans liaison
avec son support.
Revêtement d’étanchéité en
semi-indépendance
Revêtement d’étanchéité adhérent de
manière discontinue à son support.
SBS
Styrène-butadiène-styrène.
Toiture-terrasse accessible aux
piétons
Toiture-terrasse qui reçoit une
circulation piétonne éventuellement
90 assortie d’un séjour. Par séjour, on
entend la présence de charges statiques
autres que celles liées à la circulation.
Toiture-terrasse accessible aux
véhicules
Toiture-terrasse qui reçoit une
circulation et/ou un stationnement de
véhicules légers ou lourds.
Toiture-terrasse inaccessible
Toiture-terrasse qui ne reçoit qu’une
circulation réduite à l’entretien normal
des ouvrages d’étanchéité et d’appareils
ou d’installations nécessitant des
interventions peu fréquentes.
Toiture-terrasse jardin
Toiture-terrasse qui reçoit un jardin
planté.
Toiture-terrasse végétalisée
Toiture-terrasse qui reçoit une
végétalisation extensive.
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Index

Accessibilité de la toiture — 19, 21, 22


ACERMI — 27, 29
Autoprotection — 89
Avis Technique — 9, 13, 17, 22, 24, 27, 29

Béton cellulaire — 20

Collage à froid — 47, 66


Conductivité thermique — 28, 33, 35, 36, 38, 40, 42

Document Technique d’Application — 17, 22, 23, 27, 29, 40, 46, 47, 55, 58, 59, 60, 62,
65, 70, 73, 89

EAC — 16, 46, 47, 58, 59, 60, 61, 62, 66, 89
Élément porteur — 12, 14, 89
Entretien des toitures-terrasses — 67 91
Fixations mécaniques — 60, 61, 62, 66

Hygrométrie — 15, 22, 23, 37, 48, 64, 65, 66, 74

Isolation inversée — 89

Laine minérale — 32, 57


Liège aggloméré expansé — 43, 55

Maçonnerie — 20, 85
Marquage CE — 26, 27, 28
Membrane synthétique — 63, 66

Panneaux dérivés du bois — 13, 14, 59, 86, 89


Pare-vapeur — 65, 89
Perlite expansée fibrée — 35
Polyisocyanurate — 38, 39
Polystyrène expansé — 39
Polystyrène extrudé — 40, 41, 42, 55, 69, 70, 86
Polyuréthanne — 38, 39, 86
Protection de l’étanchéité — 12
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Réfection des toitures-terrasses — 63, 86


Réglementation thermique — 25, 86, 87
Revêtement d’étanchéité — 12, 16, 17, 65, 89, 90

Solide au pas — 17, 24, 49, 50

Tôles d’acier nervurées — 14, 20, 90

Verre cellulaire — 37

92
CSTB Editions pour LYCEE D ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL le 13/11/2013 06:40
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développement durable
PRATIQUE
Isolation des toitures-terrasses
Isolation des toitures-terrasses
Conception, mise en œuvre et entretien
Avec la collection Guide Pratique Développement Durable, le CSTB met en avant des sujets
mariant bâtiment et préoccupations environnementales. Cette collection permet aux professionnels du
bâtiment une lecture facilitée des règles techniques de construction à travers un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre.

Dans un bâtiment, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit. Ce guide s’intéresse à

GUIDE
l’isolation de la « cinquième façade » d’un bâtiment : celle des toitures-terrasses étanchées.

Le guide « Isolation des toitures-terrasses » a pour objet de décrire et de commenter la composition


et la réalisation d’ouvrages d’isolation thermique de toitures-terrasses étanchées :
- quels sont les éléments constitutifs d’une toiture-terrasse en fonction de sa destination ?
- Comment bien choisir l’isolant et réaliser une bonne mise en œuvre ?
- Quelles sont les dispositions particulières à prendre dans le cas d’une réfection avec mise en
œuvre d’une nouvelle isolation ?
- Comment bien entretenir une toiture-terrasse ?
- Comment limiter les ponts thermiques ?
- Qu’est-ce que l’isolation inversée ?

Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les mieux maîtrisées, en
mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les référentiels existants, et en rappelant
les erreurs à ne pas commettre. Il ne prend en compte que ce qui est reconnu par les professionnels,
à savoir les normes produits européennes harmonisées, référence NF EN 13 série 100, les normes
DTU de référence NF P 84 série 200, les Documents Techniques d’Application ou Avis Techniques, les
Cahiers du CSTB ainsi que les règles professionnelles. Isolation
des toitures-terrasses
Il a été rédigé par Giuliano Camillato, ancien ingénieur études et évaluations au CSTB et actuellement
responsable Avis Techniques au sein d’un groupe industriel fabricant de produits isolants en laine
minérale et en polystyrène extrudé, en étroite collaboration avec deux ingénieurs du Département
« Enveloppe et revêtements » du CSTB.

> Conception, mise en œuvre et entretien

En application des DTU de la série 43


ISBN 978-2-86891-525-2

SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
G02-49

T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r

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