Isolation des Toitures-Terrasses : Guide Pratique
Isolation des Toitures-Terrasses : Guide Pratique
développement durable
PRATIQUE
Isolation des toitures-terrasses
Isolation des toitures-terrasses
Conception, mise en œuvre et entretien
Avec la collection Guide Pratique Développement Durable, le CSTB met en avant des sujets
mariant bâtiment et préoccupations environnementales. Cette collection permet aux professionnels du
bâtiment une lecture facilitée des règles techniques de construction à travers un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre.
Dans un bâtiment, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit. Ce guide s’intéresse à
GUIDE
l’isolation de la « cinquième façade » d’un bâtiment : celle des toitures-terrasses étanchées.
Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les mieux maîtrisées, en
mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les référentiels existants, et en rappelant
les erreurs à ne pas commettre. Il ne prend en compte que ce qui est reconnu par les professionnels,
à savoir les normes produits européennes harmonisées, référence NF EN 13 série 100, les normes
DTU de référence NF P 84 série 200, les Documents Techniques d’Application ou Avis Techniques, les
Cahiers du CSTB ainsi que les règles professionnelles. Isolation
des toitures-terrasses
Il a été rédigé par Giuliano Camillato, ancien ingénieur études et évaluations au CSTB et actuellement
responsable Avis Techniques au sein d’un groupe industriel fabricant de produits isolants en laine
minérale et en polystyrène extrudé, en étroite collaboration avec deux ingénieurs du Département
« Enveloppe et revêtements » du CSTB.
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
G02-49
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
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Isolation
des toitures-terrasses
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Ce guide a été réalisé d’après les documents de référence déjà publiés à la date du 15 avril 2012.
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage,
faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et
constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées
à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de
l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - article L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal article 425).
© CSTB juin 2012 ISBN 978-2-86891-525-2
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GUIDE PRATIQUE
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Isolation
des toitures-terrasses
Conception, réalisation et entretien
En application des DTU de la série 43
Giuliano CAMILLATO
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Photographies : CSTB
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S OM M AI R E
7 Avant-propos
9 Domaine d’application du Guide
11 La toiture-terrasse, qu’est-ce que c’est ?
11 1. Définition
12 2. Composition
13 La fonction des éléments constitutifs de la toiture-terrasse
13 1. L’élément porteur
15 2. L’écran pare-vapeur
15 3. L’isolant support d’étanchéité
15 4. Le revêtement d’étanchéité
17 5. La protection de l’étanchéité
19 Les différentes destinations de la toiture-terrasse
21 Comment choisir son isolant en toiture-terrasse ?
21 1. Les cinq principaux critères 5
26 2. Les marques de qualité
31 Les produits isolants pour toitures-terrasses
31 1. Les isolants minéraux
37 2. Les plastiques alvéolaires
43 3. Les isolants d’origine végétale
43 4. Les isolants composites
45 Les différents modes de mise en œuvre des isolants supports
d’étanchéité
46 1. La pose libre
46 2. La pose par collage à l’EAC
47 3. La pose par collage à froid
48 4. La pose par fixations mécaniques
55 Les règles de mise en œuvre des isolants supports d’étanchéité
55 1. Les dispositions communes
56 2. Le principe de répartition et pose des panneaux isolants
58 3. La mise en œuvre sur élément porteur en maçonnerie
59 4. La mise en œuvre sur élément porteur en bois et panneaux
dérivés du bois
60 5. La mise en œuvre sur élément porteur en tôles d’acier nervurées
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Avant-propos
CHAPITRE 1
Domaine d’application
du Guide
L’isolation thermique permet de réduire les déperditions à travers les parois. Dans
une maison, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit.
Toit
25 à 30%
Fenêtres
10 à 15% 9
Murs
20 à 25%
Planchers bas
Ponts thermiques 7 à 10%
5 à 10%
FigureFigure
1 : Déperditions
1 : Déperditions thermiques d’une
thermiques d'une habitation
habitation
Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les
mieux maîtrisées, en mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les
référentiels existants, en rappelant les erreurs à ne pas commettre.
10
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CHAPITRE 2
La toiture-terrasse,
qu’est-ce que c’est ?
Avant d’examiner les différentes techniques d’isolation utilisées en toiture-terrasse, il
est important de bien comprendre ce qu’on entend par toiture-terrasse.
1. Définition
On appelle toiture-terrasse le dernier plancher d’un bâtiment qui, une fois rendu
imperméable à l’eau, constitue le toit du bâtiment. Les toitures-terrasses sont
nommées ainsi car elles présentent une faible pente.
11
On distingue trois catégories de toitures-terrasses, qui sont classées selon leur pente.
Il y a :
■■ les toitures-terrasses à pente nulle : toitures dont la pente est < 1 % ;
■■ les toitures-terrasses plates : toitures dont la pente est comprise entre 1 et 5 %,
limites incluses ;
■■ les toitures-terrasses inclinées : toitures dont la pente est supérieure à 5 %.
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2. Composition
La toiture-terrasse est composée, en partie courante, des éléments suivants :
■■ élément porteur ;
■■ écran pare-vapeur (éventuel) ;
■■ isolant support d’étanchéité ;
■■ revêtement d’étanchéité ;
■■ protection de l’étanchéité.
Elle est complétée par des points singuliers, tels que les relevés, les évacuations d’eaux
pluviales, les joints de dilatation, etc.
Revêtement
d'étanchéité
12 Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
Pare-vapeur éventuel
en maçonnerie
Figure 2 : Symbolique de la composition d’une toiture-terrasse
Figure 4 : Symbolique de la composition d’une toiture-terrasse
OBSERVATION
La figure ci-dessus représente une toiture-terrasse avec une isolation
« conventionnelle », c’est-à-dire que l’isolant constitue le support du
revêtement d’étanchéité. On peut également rencontrer des toitures-
terrasses avec l’isolant placé entre le revêtement d’étanchéité et la
protection : c’est le cas des toitures-terrasses avec isolation inversée.
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CHAPITRE 3
d’étanchéité.
Ce chapitre présente les constituants de la toiture-terrasse, ainsi que leur rôle dans
cet ouvrage.
13
1. L’élément porteur
L’élément porteur assure la stabilité de l’ouvrage. On distingue quatre types d’éléments
porteurs de toiture-terrasse. Ils peuvent être :
■■ en maçonnerie (définis dans la norme NF P 10-03 – DTU 20.12) ;
■■ en béton cellulaire (définis dans un Avis Technique) ;
■■ en bois ou panneaux dérivés du bois (définis dans la norme NF DTU 43.4) ;
■■ en tôles d’acier nervurées (définis dans la norme NF DTU 43.3).
OBSERVATION
Il existe également des tôles d’acier nervurées dites « à grande ouverture
haute de nervure » ou « à grandes portées ». Ces tôles d’acier, dont
l’ouverture haute de nervure (ohn) est supérieure à 70 mm et inférieure
ou égale à 200 mm ne sont pas visées par la norme NF DTU 43.3.
Les règles minimales de conception et de mise en œuvre des toitures
avec ces éléments porteurs sont définies dans le e-Cahier du CSTB
3537_V2 de janvier 2009.
Pare-vapeur
Élément porteur
éventuel
en maçonnerie
Costière
métallique
Isolant support
d'étanchéité
OBSERVATION
Les normes NF DTU 43.3 et NF DTU 43.4 ne prévoient pas l’utilisation en
climat de montagne (altitude > 900 mètres).
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2. L’écran pare-vapeur
Le rôle de l’écran pare-vapeur est d’assurer la protection contre la migration de la
vapeur d’eau des locaux sous-jacents.
Lorsque les panneaux isolants nécessitent la mise en œuvre d’un écran pare-vapeur,
celui-ci est placé sous l’isolation thermique. Il peut être constitué d’une feuille
bitumineuse conforme à la norme NF EN 13970, ou d’une feuille de polyéthylène
conforme à la norme NF EN 13984.
OBSERVATION
Dans certains cas, comme les suivants, l’écran pare-vapeur n’est pas
nécessaire :
– sous isolant en verre cellulaire en climat de plaine ;
– sur éléments porteurs en tôles d’acier nervurées pleines (non perforées)
sur locaux de faible et de moyenne hygrométrie.
4. Le revêtement d’étanchéité
Le revêtement d’étanchéité est l’ouvrage continu destiné à assurer l’étanchéité à l’eau
et à protéger durablement l’ouvrage.
On distingue trois familles de revêtements d’étanchéité :
■■ les revêtements en asphaltes ;
■■ les revêtements monocouches ou bicouches en bitume modifié (SBS ou APP) ;
■■ les revêtements synthétiques (en PVC-P, EPDM, FPO ou PIB).
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Les revêtements d’étanchéité peuvent être mis en œuvre, selon les cas :
■■ en indépendance (toujours associé à une protection lourde) ;
Relevé d'étanchéité
Protection lourde
Revêtement d'étanchéité
en indépendance
Écran d'indépendance
Pare-vapeur
éventuel Isolant support
Élément porteur d'étanchéité
Pente 1 à 5%
en maçonnerie
Figure 3 : Revêtement d’étanchéité mis en œuvre en indépendance
Figure 7 : Revêtement d'étanchéité mis en œuvre en indépendance
16
Recouvrement
≥ 100 mm
Thermosoudure
≥ 30 mm
≥ 10 mm
Les différents modes de mise en œuvre des revêtements d’étanchéité sont définis
dans les normes DTU de la série 43, ou dans le Document Technique d’Application
ou Avis Technique du revêtement.
OBSERVATION
Dans le cas d’une mise en œuvre en semi-indépendance par fixations
mécaniques, les panneaux isolants supports du revêtement d’étanchéité
présentant une résistance en compression à 10 % de déformation
supérieure ou égale à 100 kPa (selon la norme NF EN 826). Dans le cas d’un
isolant support d’étanchéité dont la compression à 10 % de déformation
est inférieure à 100 kPa, les attelages de fixations de l’isolant support et/ou
du revêtement d’étanchéité sont du type « solide au pas » (voir chapitre
Les différents modes de mise en œuvre des isolants supports d’étancheité).
5. La protection de l’étanchéité
La protection de l’étanchéité est l’ouvrage qui protège le revêtement d’étanchéité du
rayonnement UV.
On distingue trois types de protection du revêtement d’étanchéité :
■■ L’autoprotection
La protection est assurée par des paillettes d’ardoises, des granulats minéraux ou
une feuille métallique (en aluminium ou en inox). On dit alors que le revêtement 17
est autoprotégé.
Protection
minérale
colorée
Bande de Armature
recouvrement
OBSERVATION
Dans tous les cas, les revêtements autoprotégés sont destinés aux
toitures-terrasses inaccessibles.
La protection est ici assurée par des granulats courants qui sont déposés sur le
revêtement d’étanchéité.
Dans le cas des terrasses jardins et des terrasses et toitures végétalisées, la terre
végétale ou substrat assure la protection du revêtement d’étanchéité.
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OBSERVATION
Dans le cas de terrasses techniques ou à zones techniques, cette
protection est complétée par des dallettes de béton.
Les dispositions de mise en œuvre de la protection meuble par gravillons
courants diffèrent en fonction du climat (plaine ou montagne) et de la
zone de vent.
Relevé d'étanchéité
Protection lourde
Revêtement
d'étanchéité Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
Pare-vapeur
en maçonnerie éventuel
Relevé d'étanchéité
Couche filtrante
Terre Couche
drainante
Revêtement
d'étanchéité Isolant support
d'étanchéité
18
Élément porteur
Pare-vapeur
en maçonnerie éventuel
Figure 7 : Figure
Exemples
11 et 12 :de protections
Exemples lourdes
de protections meubles
lourdes meubles (gravillons
(gravillons et terre végétale)
et terre végétale)
Elle peut être assurée par des dalles de béton préfabriquées ou en pierre naturelle
posées sur une couche de désolidarisation, par une chape en béton ou en mortier
coulé sur place, ou par des dalles posées sur plots.
Relevé Dalles sur plots
d'étanchéité
CHAPITRE 4
Gravillons
Dalles
sur plots
Étanchéité Étanchéité 19
Isolant Isolant
Pare-vapeur Pare-vapeur
éventuel éventuel
Élément Élément
porteur porteur
20
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CHAPITRE 5
21
1. Les cinq principaux critères
1.1 L’accessibilité de la toiture
L’accessibilité de la toiture est un critère important dans le choix d’un l’isolant
thermique à mettre en œuvre sur toiture. Celle-ci doit être clairement identifiée lors
de l’établissement du projet.
En effet, un isolant thermique placé sur une toiture-terrasse accessible à la circulation
piétonne ne sera pas soumis aux mêmes sollicitations mécaniques qu’un isolant
thermique mis en œuvre sur toiture-terrasse inaccessible.
Pour savoir si un isolant thermique de toiture est compatible ou non avec
l’accessibilité de celle-ci, il est nécessaire de connaître la classe de compressibilité de
l’isolant. La classe de compressibilité d’un isolant (A, B, C ou D) permet de définir sur
quel type de toiture-terrasse il est utilisable.
Le tableau ci-après résume les compatibilités classe de compressibilité de l’isolant/
accessibilité de la toiture-terrasse :
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OBSERVATION
– Pour les toitures-terrasses accessibles à la circulation piétonnière avec
protection par dalles sur plots, il est également nécessaire de connaître
le tassement sous charge maintenue en température. Selon les règles
usuelles, ce tassement ne doit pas excéder 2 mm.
Cette information figure dans le Document Technique d’Application
(ou Avis Technique de l’isolant).
22 – Dans le cas de toitures-terrasses avec pour élément porteur des tôles
d’acier nervurées dites « à grande portée », il est nécessaire de s’assurer
également que l’isolant est compatible avec ce type d’élément porteur.
Cette information figure dans le Document Technique d’Application
(ou Avis Technique de l’isolant).
– Locaux scolaires
À moyenne hygrométrie 2,5 < W ≤ 5 g/m2 – Bâtiments d’habitation
n – Centres commerciaux
la (les) classe(s) d’hygrométrie des locaux au-dessus desquels il peut être utilisé ;
■■ définir la nécessité (ou non) d’un pare-vapeur.
2 personnes
0,64 litre/nuit 0,5 à 1 litre/h
1 litre/h 2 à 3 litres/h
Figure 15
Figure 1 : L’humidité dans une habitation
Humidité dans le logement : exemples de situations les plus critiques
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Produit
A1 - - Incombustible
non combustible
s1 d0 M0
Produit s1 d1
A2
non combustible s2 d0
s3 d1
M1
s1 d0
Produit faiblement
B s2 d1
combustible
s3
s1 d0
Produit
C s2 d1 M2
combustible
s3
s1 d0 M3
Produit
D s2 d1 M4
très combustible
s3 (non gouttant)
Produit
inflammable et
E
propagateur de
flamme M4 25
F Produit non testé
s2 Production moyenne de fumées d1 Pas de gouttelettes dont l’inflammation dure plus de 10 sec
Ce système est applicable à tous les isolants bénéficiant d’un marquage CE (voir Le
marquage CE).
OBSERVATION
Lorsque le produit isolant n’est pas marqué CE, le fabricant peut faire
évaluer ses produits :
– soit par le système européen (Euroclasses) ;
– soit par le système français (classement M0 à M4).
OBSERVATION
– La conductivité thermique λ est une caractéristique constante,
intrinsèque et propre à chaque matériau. Elle permet d’évaluer
l’aptitude du matériau à laisser passer un flux de chaleur.
– Plus la conductivité thermique est grande (donc résistance thermique
plus petite), et moins l’isolant sera performant.
2.1 Le marquage CE
Le marquage CE est obligatoire et réglementaire. Ce marquage atteste que le produit
mis sur le marché est conforme à sa norme européenne et à la directive des produits
de construction (89/106/CE). Il ne représente pas une marque de qualité en soi, mais
atteste de l’aptitude à l’usage conventionnel du produit.
Figure 2 : Logo CE
Chaque produit marqué CE dispose d’une étiquette CE. (Voir Comment lire l’étiquette
d’un isolant.)
OBSERVATION
Pour les produits isolants qui ne répondent pas à une norme européenne,
le marquage CE est volontaire et non obligatoire.
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OBSERVATION
Quand un produit isolant bénéficie du marquage CE, l’Avis Technique
« change de nom ». On parle alors de Document Technique d’Application.
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■■ Désignation du produit
Il s’agit du nom commercial du produit isolant, souvent accompagné du code barre
et de la référence produit.
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CHAPITRE 6
■■ Fabrication
■■ Les matières premières sont chauffées jusqu’à leur température de fusion.
■■ Elles sont ensuite étirées pour obtenir une structure de fibres très fines.
■■ Celles-ci sont déposées pour former un matelas après avoir été pulvérisées d’un
Coke
32 Fondant
Basalte
LAINE DE ROCHE Fusi
o n
Fibr
a ge
polyFour d
LAINE DE VERRE mér e
isati
on
Sable Enco Cou
llage p e
Fondant
Emb
Refr allag
o e
idiss
eme
nt
■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13162.
Les performances thermiques et mécaniques des laines minérales varient en fonction
de leur masse volumique.
En toiture-terrasse, les laines de verre ont en moyenne une conductivité thermique
comprise entre 37 et 40 mW/m.K pour une masse volumique comprise entre 70 et
90 kg/m3.
Les laines de roche ont, quant à elles, une conductivité thermique moyenne comprise
entre 38 et 42 mW/m.K pour une masse volumique comprise entre 110 et 180 kg/m3.
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OBSERVATION
Certains panneaux de laine de roche ont une couche supérieure
surdensifiée. Ces panneaux isolants sont appelés isolants double densité.
OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.
Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Laine de
Oui Oui (*) Non Non Non Non
verre
Laine de
roche Oui Oui (*) Non Non Non Non
Classe B
Laine de
roche Oui Oui Oui Non Oui Oui
Classe C
(*) Sur appréciation particulière de l’organisme évaluateur.
Les laines minérales sont principalement reconnues pour leurs propriétés acoustiques
et leur capacité à protéger du feu.
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OBSERVATION
L’utilisation de panneaux isolants en laine de verre en tant que support
d’étanchéité est très récente. Aujourd’hui, seul un fabricant propose cette
solution en toiture-terrasse.
Figure 5 : La perlite
■■ Fabrication
Le process de fabrication consiste à broyer et à chauffer le minerai à 1 200 °C. Celui-ci
est ensuite expansé à la vapeur d’eau pour obtenir des particules qui seront mélangées
avec des fibres, des liants et des hydrofugeants pour obtenir des panneaux.
Ils sont ensuite séchés, découpés et conditionnés.
■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13169.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en perlite expansée fibrée ont une
conductivité thermique moyenne de 50 mW/m.K, pour une masse volumique
moyenne de 150 kg/m3.
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OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en perlite expansée fibrée sont de classe
de compressibilité D.
Tableau 4 : Domaine d’utilisation des panneaux isolants en perlite expansée fibrée
Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Perlite
expansée Oui Oui Oui Oui Oui Oui
fibrée
Ces isolants sont principalement reconnus pour leur capacité de protection vis-à-vis
du feu et à résister aux efforts dus à la circulation (toitures accessibles aux véhicules). 35
■■ Fabrication
Du verre fondu est produit à partir d’un mélange de sable pur et d’adjuvants. Celui-
ci est ensuite refroidi, mélangé à du verre recyclé et à de la poudre de carbone, puis
broyé. Le mélange obtenu est placé dans un four de moussage à 850 °C. La chaleur
du four fait gonfler le mélange qui prendra la forme de pains qui seront ensuite
refroidis, découpés et conditionnés.
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B
à brooyeur
ulet
s
F
moouur de
s s ag
e
it
age ecu
Stoc
k
r de r
Fou
Cou
p e
e
allag
Emb
■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément
Figure 26 : Principe à la norme NF EN 13167.
de fabrication du verre cellulaire
36
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en verre cellulaire ont une conductivité
thermique moyenne comprise entre 45 et 50 mW/m.K, pour une masse volumique
moyenne comprise entre 125 et 150 kg/m3.
Tableau 5 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur
OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.
Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
Verre
Oui Oui Oui Oui Oui Oui
cellulaire
Ils sont principalement reconnus pour leur utilisation sur des locaux à forte et très
forte hygrométrie.
■■ Fabrication
Un polyol et un isocyanate sont mélangés avec un gaz d’expansion afin d’obtenir une
mousse qui sera déposée en continu entre deux parements. L’expansion de la mousse
s’effectue jusqu’à obtention de l’épaisseur désirée. Les plaques ainsi obtenues, après
passage dans un tunnel chauffant, sont stabilisées et usinées.
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Tête de Polyols
mélange
Isocyanates
Additifs
Exp
ansi
on
Mousse de
polyuréthanne
Poly
ur
expéathann
nsé e
■■ Performances
Ces isolants doivent être Figure 28 : Principe de fabrication du polyuréthanne
marqués CE conformément à la norme NF EN 13165.
Les propriétés des mousses de polyuréthanne ou polyisocyanurate dépendent :
38
■■ des composants chimiques ;
■■ de l’agent gonflant ;
OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre.
Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
PUR
Oui Oui Oui Non Oui Oui
PIR
Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance mécanique et leur
légèreté.
39
Figure 11 : Panneau de polystyrène expansé
■■ Fabrication
Des billes de polystyrène expansible sont obtenues par polymérisation du styrène.
On y injecte ensuite de la vapeur d’eau qui provoque une expansion (jusqu’à 30 fois
leur volume initial). Lors de l’expansion, le polystyrène est moulé en blocs qui seront
redécoupés en panneaux.
Molécules
Pentane
Poly
expastyrène Va
nsib p
le d'eaeuur
M
Prée
xpan Rep aturat
os / ion
sion Séch
age
M ou
lage
Emb
allag
e
■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13163.
Les panneaux isolants supports d’étanchéité en polystyrène expansé ont une
conductivité thermique moyenne comprise entre 35 et 36 mW/m.K, pour une
masse volumique moyenne comprise entre 20 et 25 kg/m3.
Tableau 9 : Exemples de résistances thermiques en fonction de l’épaisseur
OBSERVATION
Dans le cas de deux lits superposés, la résistance globale est égale à la
somme des résistances de chaque épaisseur de produit mis en œuvre. Pour
une mise en œuvre en deux lits superposés de panneaux de polystyrène
expansé, il est nécessaire que le Document Technique d’Application de
l’isolant vise favorablement cette configuration.
Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
PSE
Oui Non Non Non Non Non
classe B
PSE
Oui Oui Oui Non Oui Oui
classe C
Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance à l’eau et leur légèreté.
■■ Nature
Le polystyrène extrudé est un matériau isolant obtenu par l’extrusion sous pression
du styrène. Les panneaux isolants sont composés de fines cellules contenant un gaz
(CO2 ou HFC) qui lui confère son pouvoir isolant.
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OBSERVATION
Selon les fabricants, le polystyrène extrudé est commercialisé dans
différentes couleurs. En toiture-terrasse, il est toujours fabriqué en
panneaux feuillurés en « L ».
■■ Fabrication
Le polystyrène est fondu dans une extrudeuse avec des additifs et un agent
d’expansion. Ce gaz (CO2 ou HFC) est injecté sous haute pression dans la masse en
fusion. Un mélange homogène est obtenu et est ensuite extrudé à travers une filière.
Il en sort une mousse très dense, couverte d’une peau étanche à l’air, et qui sera
ensuite découpée en panneaux.
Polystyrène 41
Additifs
Extr
ud e
us e
chau
ffé e
Extr Cou
usio pe
n
Fr
desaisage
bord
s Emb
GAZ (HFC, CO2) allag
e
■■ Performances
Ces isolants doivent être marqués CE conformément à la norme NF EN 13164.
Les panneaux isolantsFigure 32 : Principe de fabrication du polystyrène extrudé
supports d’étanchéité en polystyrène extrudé ont une
conductivité thermique moyenne comprise entre 29 et 36 mW/m.K, pour une
masse volumique moyenne comprise entre 30 et 40 kg/m3.
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Terrasses Terrasses
Terrasses
Terrasses techniques accessibles Terrasses Terrasses
accessibles
inaccessibles ou à zones aux jardins végétalisées
aux piétons
techniques véhicules
XPS
Oui Oui Oui Non Oui Oui
300 kPa
42 XPS
500- Oui Oui Oui Oui Oui Oui
700 kPa
Ils sont principalement reconnus pour leur bonne résistance à l’eau et leur légèreté.
OBSERVATION
Certains fabricants de panneaux de polystyrène extrudé proposent des
panneaux surfacés en usine d’une couche de mortier. Ces panneaux sont
principalement utilisés pour des aspects esthétiques.
Relevé d'étanchéité
Revêtement d'étanchéité
Fixation
fixé mécaniquement mécanique
Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
en tôle d'acier nervuré
CHAPITRE 7
OBSERVATION
Le résistance thermique dépend principalement de l’épaisseur et de la
conductivité des matériaux qui composent la paroi en partie courante,
mais aussi du mode de fixation de l’isolation sur la paroi. Elle est
caractérisée par un coefficient de transmission surfacique U.
Le coefficient de transmission surfacique Uc d’une paroi comportant une
ou plusieurs couches homogènes empilées et d’épaisseurs constantes est 45
la capacité de la paroi à échanger la chaleur entre les deux ambiances
adjacentes. Il se calcule comme étant l’inverse de la somme de toutes les
résistances thermiques, y compris les résistances superficielles. Plus U est
faible et plus la paroi est isolante thermiquement.
Up = Uc + ∆U en W/(m².K)
ATTENTION
Pour chaque isolant, les modes de liaisons des panneaux ainsi que les
limites d’emploi éventuelles (exposition au vent, pente, nombre de lits,
limitation des surfaces en pose libre, etc.) sont définis dans le Document
Technique d’Application.
1. La pose libre
Les panneaux isolants peuvent être posés librement sur l’élément porteur. Ils sont
lestés par une protection lourde meuble ou lourde dure. Cette protection est
obligatoire.
Lors de la réalisation de la toiture-terrasse, les poses du pare-vapeur, de l’isolant, du
revêtement d’étanchéité et du lestage doivent être coordonnées pour assurer la mise
hors d’eau et le lestage dans une même opération.
OBSERVATION
La pose libre n’altère pas l’isolation thermique, on peut donc négliger
l’impact des ponts thermiques intégrés.
∆U = 0
46
OBSERVATION
La pose par collage à l’EAC n’altère pas l’isolation thermique, on peut
donc négliger l’impact des ponts thermiques intégrés dû à la pose par
enduit à base de bitume oxydé.
∆U = 0
47
OBSERVATION
La pose par collage à froid n’altère pas l’isolation thermique, on peut
donc négliger l’impact des ponts thermiques intégrés dû à la pose par
cordons de colle.
∆U = 0
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ATTENTION
La fixation mécanique est incompatible avec les locaux à très forte
hygrométrie et ne peut pas être utilisée sur les formes de pente en béton
lourd ou léger, les voiles précontraints, les voiles minces préfabriqués, les
corps creux avec ou sans chape de répartition, les planchers à chauffage
intégré, les planchers comportant des distributions électriques noyées.
m 70 mm
62 m
62
m
m
Figure
Figure 338: Exemple
: Exemple de plaquettes
plaquettes
Ø 4,8 mm
Figure4 39
Figure : Exempled’éléments
: Exemple d'éléments de
de liaison
liaison - –VisVis
autoperceuse
autoperceuse
OBSERVATION
Les éléments de liaisons sur tôles d’acier nervurées pleines auront un
diamètre ≥ 4,8 mm, et un diamètre ≥ 6,3 mm sur tôles d’acier nervurées
perforées ou crevées.
Ø 5,5 mm
Ø 4,8 mm
Figure
Figure 5 :40 : Exemple
Exemple dedevisvis«"solide
solideau
aupas"
pas »
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50
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OBSERVATION
La pose par fixations mécaniques métalliques dégrade ponctuellement
l’isolation thermique, par la création de ponts thermiques intégrés.
Cas d’un isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
métalliques.
Étanchéité
Fixation métallique
Figure 7 : Isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
métalliques
Figure 42 : Isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques métalliques
OBSERVATION
La pose par fixations mécaniques à rupteur de pont thermique
dégrade ponctuellement l’isolation thermique, par la création de ponts
thermiques intégrés.
Cas d’un isolant posé sur tôle d’acier nervurée avec fixations mécaniques
à rupteur de pont thermique.
Fixation (fût plastique
Étanchéité
+ vis métallique)
CHAPITRE 8
OBSERVATION
Sur éléments porteurs en tôles d’acier nervurées, les joints alignés doivent
56 être perpendiculaires aux nervures.
ATTENTION
Certains Documents Techniques d’Application imposent un sens de pose
des panneaux. C’est le cas, par exemple, des isolants en laine minérale
à destination des éléments porteurs en tôles d’acier nervurées à grande
ouverture haute de nervure (Ohn > 70 mm) et conformes au CPT 3537_V2.
Sur ce type d’élément porteur, il peut arriver que l’isolant se retrouve en
porte-à-faux au niveau de la nervure.
Le sens de pose est donc très important car il permet à l’isolant de résister
mécaniquement lors du passage d’une personne par exemple.
Celui-ci est généralement imprimé sur une des faces du panneau (trait, 57
flèche, etc.).
Marquage
FigureFigure
4 : Exemple
50 : Exemplede marquage
de marquage
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ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaisons ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définies dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.
En rive et au pourtour
Partie courante En angle
des émergences
La répartition des fixations se fait régulièrement dans les deux sens, avec un minimum
de 4 fixations par panneau. Au voisinage des angles, les fixations sont à une distance
de 10 à 20 cm des bords du panneau.
Le collage à l’EAC du deuxième lit est limité aux pentes ≤ 40 %.
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ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaison ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définis dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.
59
Ces modes de fixation des panneaux isolants sont valables en toutes zones et tous
sites de vent, pour des pentes limitées à 5 %.
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ATTENTION
Pour chaque panneau isolant, les modes de liaisons ainsi que les limites
d’emploi éventuelles (zone d’exposition au vent, nombre de fixations,
pente de l’élément porteur, nombre de lits, etc.) sont définis dans le
Document Technique d’Application particulier de l’isolant.
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– EAC
Lit unique
– 1 fixation centrale par panneau
– EAC
Lit inférieur
– 1 fixation centrale par panneau
Deux lits
– EAC
Lit supérieur
– 1 fixation centrale par panneau
Ces modes de fixations des panneaux isolants sont valables en toutes zones et tous
sites de vent, pour des pentes limitées à 5 %.
En deux lits, les panneaux isolants sont fixés mécaniquement selon les densités du
tableau suivant :
Tableau 9 : Fixations mécaniques en deux lits sous revêtement d’étanchéité autoprotégé
Ces densités de fixations ne concernent que les bâtiments de hauteur au plus égale
à 20 m.
Pour les bâtiments de hauteur supérieure à 20 m, il y a lieu de se référer aux
Documents Techniques d’Application des panneaux isolants.
Des exemples de répartition des fixations mécaniques sont donnés dans la figure
ci-dessous :
0,10 à
0,20 m
0,10 à 0,20 m
62
Figure 5 : Exemple de répartition des fixations pour des panneaux isolants de dimensions
1,20 m x 1,00 m
Figure 51 : Exemple de répartition des fixations pour des panneaux isolants de dimensions 1,20 m x 1,00 m
CHAPITRE 9
63
■■ ils n’ont subi aucune variation notable de dimensions (longueur, largeur, épaisseur) ;
■■ ils n’ont subi aucun tassement ou délaminage les rendant impropres à leur
destination ;
■■ ils n’ont pas subi de déplacements ;
sous-jacents.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, l’ancien revêtement d’étanchéité et
l’ancienne isolation thermique devront être déposés et évacués.
Le tableau ci-après indique les possibilités d’association entre l’ancien revêtement
d’étanchéité conservé et le nouveau système d’étanchéité prévu.
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Tableau 1 : Possibilités d’association entre ancien revêtement d’étanchéité conservé et nouveau système
d’étanchéité
Tableau 2 : Possibilités de mise en œuvre d’un nouveau revêtement d’étanchéité autoprotégé sur nouvel
isolant – ancien revêtement d’étanchéité conservé
ATTENTION
La fixation mécanique est incompatible avec les locaux à très forte
hygrométrie et ne peut pas être utilisée sur les formes de pente en béton
lourd ou léger, les voiles précontraints, les voiles minces préfabriqués, les
corps creux avec ou sans chape de répartition, les planchers à chauffage
intégré, les planchers comportant des distributions électriques noyées.
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CHAPITRE 10
L’entretien
des toitures-terrasses
Les DTU de la série 43 et les Documents Techniques d’Application donnent des
prescriptions qui conduisent à une bonne réalisation des ouvrages d’étanchéité.
Toutefois, leur durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont
bien entretenus.
OBSERVATION
Il est recommandé qu’un contrat d’entretien soit établi entre le maître
d’ouvrage et l’entreprise de pose.
(par exemple, retirer les feuilles mortes) afin d’éviter tout risque d’accumulation
d’eau sur la toiture ;
■■ enlèvement des mousses, herbes et de la végétation ;
En ce qui concerne les toitures-terrasses avec une protection par dalles sur plots, un
nettoyage au jet d’eau de faible pression (pression du robinet) est nécessaire sous les
dalles, sur le revêtement d’étanchéité support des plots.
Dans le cas d’emploi de produits destinés à éliminer les mousses (désherbants), il
faut s’assurer de la compatibilité du produit avec le revêtement d’étanchéité et ses
ouvrages annexes.
Pour chacune de ces opérations, il est nécessaire de prendre toutes les précautions
pour ne pas endommager l’ouvrage d’étanchéité (par exemple, ne pas utiliser des
appareils de nettoyage à jet d’eau sous haute pression).
S’il n’est prévu qu’une visite d’entretien de la toiture-terrasse par an, il est préférable
de la réaliser à la fin de l’automne pour les bâtiments situés à proximité des arbres.
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68
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CHAPITRE 11
Cas particulier de
l’isolation inversée
Nous avons vu précédemment les principes d’une isolation « conventionnelle »
de toiture-terrasse, c’est-à-dire que l’isolant est placé sur l’élément porteur et qu’il
constitue le support du revêtement d’étanchéité.
Néanmoins, il existe une autre technique d’isolation de toiture-terrasse, celle de
l’isolation inversée.
Non tissé
69
Isolant support
d'étanchéité
Élément porteur
Revêtement d'étanchéité
en maçonnerie
Figure 1 : Symbolique de la toiture inversée
Figure 52 : Symbolique de la toiture inversée
Les panneaux isolants sont posés libres sur le revêtement d’étanchéité, et sont
systématiquement lestés par du gravier ou des dalles sur plots, le poids du lestage
devant s’opposer au soulèvement ou à la flottaison des panneaux.
En France, les isolants utilisés pour les toitures-terrasses avec isolation inversée sont
exclusivement des panneaux de polystyrène extrudé.
En effet, à la différence d’une isolation « conventionnelle », l’isolant est exposé aux
effets des variations de températures extérieures (jour/nuit, gel/dégel, etc.) et à l’eau
(pluie). Les isolants à utiliser doivent donc être insensibles à l’eau et avoir un bon
comportement aux variations de température.
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Protection rapportée
Isolant XPS
71
Élément porteur
en maçonnerie
Revêtement
d'étanchéité
Non-tissé éventuel
OBSERVATION
Certains fabricants préconisent la mise en œuvre d’une membrane
imperméable entre la surface de l’isolant et la protection par graviers.
Celle-ci permet de réduire le ruissellement de l’eau à travers l’isolation et,
dans dertains cas, de réduire l’épaisseur de graviers.
Protection lourde
Non-tissé éventuel
Isolant support
d'étanchéité
Non-tissé éventuel
Revêtement
d'étanchéité
Élément porteur
en maçonnerie
Dans le cas où l’immeuble est, et selon les zones de vent des règles V 65 modifiées,
de hauteur :
■■ supérieure à 28 m : en zone 1 – tous sites ou en zone 2 – site normal ;
■■ supérieure à 20 m : en zone 2 – site exposé ou en zone 3 – site normal ;
La granulométrie des gravillons choisie est la plus élevée possible et la protection est
complétée, sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules, par
des dallettes de béton posées à sec :
■■ soit directement sur les granulats ;
■■ soit sur un non-tissé synthétique d’au moins 170 g/m2.
Dalettes en béton
préfabriquées
Non-tissé Lit de
granulats
Isolant
XPS
Non-tissé
éventuel
Revêtement
d'étanchéité
Élément porteur
en maçonnerie
■■ Dalles sur plots Figure 57 : Dalles posées à sec sur lits de granulats
Elles sont utilisées en toitures-terrasses accessibles aux piétons ou, dans certains cas,
pour les toitures-terrasses accessibles aux véhicules.
Les plots sont posés directement sur les panneaux isolants. La pression maximale
d’utilisation sous chaque plot est définie dans le Document Technique d’Application
de l’isolant.
Protection par
dalles sur plots
73
Isolant
XPS
Non-tissé
éventuel
Revêtement
d'étanchéité
Élément porteur
en maçonnerie
La hauteur des plots (entreFigure 58 : Dalles sur plots posés directement sur l'isolant
sous-face des dalles et l’isolant) est d’au moins 5 cm.
Revêtement
d'étanchéité
Élément porteur
en maçonnerie
3. Avantages et inconvénients de
l’isolation inversée
Le principal avantage de cette technique est qu’elle protège le revêtement
d’étanchéité :
■■ des risques de percements (provoqués par exemple par le passage d’agents
74 d’entretien de la toiture…) ;
■■ d’un vieillissement accéléré (dû au rayonnement UV) ;
nocturne.
De plus, la réalisation d’une toiture-terrasse avec isolation inversée n’est pas
dépendante de l’hygrométrie des locaux sous-jacents puisque l’isolant est placé au-
dessus du revêtement d’étanchéité.
L’isolation inversée permet également, en cas de réfection d’une toiture, de renforcer
l’isolation de celle-ci tout en conservant le revêtement d’étanchéité existant.
OBSERVATION
En réfection de toiture-terrasse avec conservation de l’ancienne isolation,
le revêtement d’étanchéité existant devra être vérifié ou rénové car si
celui-ci est trop dégradé, cela peut entraîner un risque de condensation
interne.
La stabilité de la structure devra également être vérifiée.
Mais l’isolation inversée ne présente pas que des avantages. Par exemple, un des
inconvénients de cette technique est qu’elle est limitée aux éléments porteurs en
maçonnerie.
Également, de par les règles de l’art qui imposent une épaisseur de lestage au moins
égale à celle de l’isolant (avec un minimum de 5 cm), la hauteur des acrotères peut
rapidement limiter l’épaisseur de l’isolant.
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OBSERVATION
Le principe de l’isolation inversée est la pose de l’isolation thermique sur
le revêtement d’étanchéité.
En conséquence l’eau de pluie peut donc pénétrer à travers les joints
des panneaux isolants, ruisseller sur l’étanchéité et ainsi dégrader la
performance thermique de la toiture.
Il existe une méthode dans les règles Th-Bât (identique à celle de la
NF EN ISO 6946) pour évaluer l’impact de cette dégradation et déterminer
le ∆U correspondant.
Cette méthode tient compte de l’intensité moyenne des précipitations,
du département, de la résistance thermique de la paroi et de l’isolant.
À noter que le calcul de la résistance thermique de l’isolant en isolation
inversée doit tenir compte d’une majoration de sa conductivité thermique
due à un taux d’humidité généralement supérieur à celui couramment
rencontré dans les autres techniques. Le mode de détermination du
facteur de conversion correspondant est donné au fascicule 2/5 des
règles Th-bât.
75
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CHAPITRE 12
La climatologie applicable
aux toitures-terrasses
OBSERVATION
Les ouvrages d’étanchéité sous protection lourde et non fixés
mécaniquement sont limités à une dépression au plus égale à 4 712 Pa,
soit l’équivalent de l’action du vent sur un bâtiment de hauteur 20 m à
versants plans en zone 4 – site exposé.
1. Régions de vent
62
59
80
02 08
76
60
57
77
14 27 95 51 55
50 78 67
61 77 54
29 22 91
28 10
35 53 88
52
56 72 45 68
89
70 90
41
44 49 21
37 25
18 58
36 39
85 79 71
86 03
23 01 74
17 69
16 87 63 42
Zone 1
73
Zone 2 19 38
24 15 43
Zone 3
33 26 05
Zone 4 46 07
48
47 12
30 84 04 06
40 82
81
32 34 83
31 13
64
65 11
09
66
2B
2A
OBSERVATION
Pour les constructions situées au voisinage des lignes de délimitation de
zones, il convient de se référer au tableau des départements appartenant
à plusieurs zones, avec découpage selon les cantons, des règles NV 65
(tableau R-III-1 des règles NV, février 2009).
2. Sites de vent
À ces zones on superpose les effets résultant de la situation locale, d’où, dans
chaque zone de vent, la subdivision en trois types de sites. Les sites correspondent
à des surfaces localisées de faible étendue par rapport aux zones. Les règles NV 65
définissent les trois types de sites de la façon suivante.
3. Neige
OBSERVATION
Conventionnellement, la limite entre climat de plaine et climat de
montagne se situe à 900 m d’altitude.
Comme pour de nombreuses simplifications proposées dans ce guide, le
calcul selon l’ensemble des dispositions prévues par les textes codificatifs
eux-mêmes (en l’occurrence, DTU et règles NV) est le seul qui fasse foi.
62
59
80
02 08
76
60
14 27 55 57
95 51
50 78 67
61 77 54
29 22 91
28 10
35 53 88
52
56 72 45 68
89
70 90
41
44 49 21
37 25
18 58
36 39
85 79 71
86 03
23 01 74
Zones de neige
17 69
16 87 63 42
A1
A2 19 38
73
79
24 15 43
B1
33 26 05
B2 46 07
48
47 12
C1
30 84 04 06
40 82
C2
81
32 34 83
D 31 13
E 64
65 11
09
66
2B
2A
La carte (figure 2) définit les quatre zones de neige (de 1 à 4) considérées par les règles
NV 65 (février 2009). Elle introduit une distinction nouvelle dans les zones 1 et 2 pour
Figure 61 : Carte « neige » selon les règles NV 65 (février 2009)
tenir compte des phénomènes qui ont été constatés de façon occasionnelle et qui
ont conduit à retenir la notion de « charge accidentelle » (indice B des zones 1 et 2).
OBSERVATION
Pour les constructions situées au voisinage des lignes de délimitations
de zones, se référer au tableau des départements des règles NV 65
(février 2009).
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CHAPITRE 13
Le pont thermique de
liaison des toitures-terrasses
L’origine des ponts thermiques de liaison est due à l’interruption ou à l’altération de
l’isolation de la paroi et/ou à une différence entre les surfaces intérieure et extérieure
d’une partie de l’enveloppe du bâtiment (par exemple : liaisons entre parois).
D’un point de vue de l’isolation thermique, la liaison entre le plancher haut et la
façade constitue une zone de forte déperdition. C’est pourquoi le procédé de toiture-
terrasse engendre un pont thermique significatif au niveau de l’acrotère (liaison avec
les murs verticaux).
81
Fort Fort
L’isolation de
l’acrotère corrige
le pont thermique
Rupteur
en assurant une
continuité
de l’isolation.
70 % - 60 %
82
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CHAPITRE 14
Les réglementations
thermiques
1. La réglementation thermique en
construction neuve (RT 2012)
Depuis 1974, les réglementations thermiques ont toujours servi à fixer des règles
à respecter en matière d’isolation, le but étant de limiter les consommations
énergétiques des bâtiments neufs résidentiels ou non résidentiels.
La RT 2005 s’applique jusqu’au 1er janvier 2013 pour les bâtiments résidentiels (hors
ANRU) et certains bâtiments tertiaires, elle impose un coefficient U inférieur à
0,34 W/(m².K), pour les planchers hauts en béton ou en maçonnerie (DTU 43.1) et
toitures en tôles métalliques étanchées (DTU 43.3).
La RT 2012 s’applique depuis le 28 octobre 2011 et n’impose pas de valeur maximale
de coefficient U ; néanmoins l’exigence sur le besoin bioclimatique Bbio imposera
indirectement des coefficients U plus faibles que ceux employés aujourd’hui.
La Réglementation Thermique en vigueur, la RT 2012, définit trois exigences détaillées
ci-dessous. 83
OBSERVATION
La Réglementation Thermique 2012 s’applique aux bâtiments neufs :
−− à partir du 28 octobre 2011 pour les logements situés en zone ANRU
(Agence nationale pour la rénovation urbaine), les bâtiments publics
et les bâtiments tertiaires privés (bureaux, commerces, entrepôts, etc.) ;
−− à partir du 1er janvier 2013 pour tous les bâtiments résidentiels.
84
Réglementation, normes
et autres documents de
référence
1. DTU
DTU 20.12 – Maçonnerie des toitures et d’étanchéité – Gros œuvre en maçonnerie
des toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité
■■ Partie 1 : Cahier des clauses techniques (NF P 10 203-1), septembre 1993.
Amendement A1 au CCT (NF P 10 203-1/A1), juillet 2000.
Erratum au CCT, février 1994.
Amendement A2 au CCT (NF P 10 203-1/A2), novembre 2007.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (NF P 10 203-2), septembre 1993.
DTU 43.3 – Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement
d’étanchéité
■■ Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (NF DTU 43.3 P1-1), avril 2008.
■■ Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (NF DTU 43.3 P1-2), avril 2008.
■■ Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (NF DTU 43.3 P2),
avril 2008.
1. En ce qui concerne le climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), se référer aux conditions
prévues par le chapitre ix de la norme NF P84-204 : 1994 (réf. DTU 43.1), et dans les conditions
prévues par le Guide des toitures en climat de montagne (Cahier du CSTB 2267-2, septembre 1988).
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2. Normes
NF EN 13162 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en laine minérale (MW) – Spécification » (indice de classement P75-
403), août 2002.
NF EN 13163 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polystyrène expansé (EPS) – Spécification » (indice de classement
86 P75-404), août 2002.
NF EN 13164 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polystyrène extrudé (XPS) – Spécification » (indice de classement
P75-405), août 2002.
NF EN 13165 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en polyuréthane (PUR) – Spécification » (indice de classement P75-
406), août 2002.
NF EN 13167 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en verre cellulaire (CG) – Spécification » (indice de classement P75-
408), août 2002.
NF EN 13169 : « Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits
manufacturés en perlite expansée (EPB) – Spécification » (indice de classement P75-
410), août 2002.
3. Réglementations thermiques
Réglementation thermique 2012 (bâtiments neufs)
Décret n°2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à
la performance énergétique des constructions.
Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques de performance énergétique
des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
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4. Règles professionnelles
Règles professionnelles pour l’aménagement des toitures-terrasses jardins
Éditions CSNE et UNEP, juin 1997.
Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et
toitures végétalisées
Éditions CSFE-ADIVET-SNPPA, édition n° 2, novembre 2007.
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Glossaire
Autoprotection Isolation thermique
Protection mince réalisée en usine sur Ouvrage constitué par une ou plusieurs
un matériau d’étanchéité en feuille. couches de panneaux isolants, destiné
à réduire les échanges thermiques entre
APP l’intérieur et l’extérieur des bâtiments.
Polymère polypropylène atactique.
Ossature
Couche de désolidarisation Élément de la construction sur lequel
Couche disposée entre le revêtement sont directement fixés les éléments
d’étanchéité et sa protection (ou entre porteurs en tôles d’acier nervurées, en
l’isolant et sa protection dans le cas de bois massif ou en panneaux dérivés du
l’isolation inversée). bois.
DTA Pare-vapeur
Document Technique d’Application. Écran de protection contre la migration
de la vapeur d’eau, placé sous l’isolation
DTU thermique.
Document Technique Unifié.
Platelage 89
EAC Surface plane horizontale.
Enduit à chaud.
PIB
Écran thermique Polyisobutylène.
Couche disposée entre deux éléments,
destinée à protéger des effets Protection lourde dure
thermiques. Protection rapportée à base de mortier
ou béton coulé sur chantier, ou
Élément porteur constituée d’éléments préfabriqués.
Élément constitué par de la maçonnerie,
du béton cellulaire autoclavé armé, du Protection lourde meuble
bois massif, de panneaux dérivés du Protection rapportée par des granulats
bois ou des tôles d’acier nervurées. ou de la terre végétale.
EPDM PVC-P
Éthylène-propylène-diène-monomère. Polychlorure de vinyle plastifié.
FPO Revêtement d’étanchéité
Polyoléfine flexible. Ouvrage continu destiné à assurer
l’étanchéité à l’eau.
Isolation inversée
Panneaux isolants disposés au-dessus
du revêtement d’étanchéité.
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Index
Béton cellulaire — 20
Document Technique d’Application — 17, 22, 23, 27, 29, 40, 46, 47, 55, 58, 59, 60, 62,
65, 70, 73, 89
EAC — 16, 46, 47, 58, 59, 60, 61, 62, 66, 89
Élément porteur — 12, 14, 89
Entretien des toitures-terrasses — 67 91
Fixations mécaniques — 60, 61, 62, 66
Isolation inversée — 89
Maçonnerie — 20, 85
Marquage CE — 26, 27, 28
Membrane synthétique — 63, 66
Verre cellulaire — 37
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développement durable
PRATIQUE
Isolation des toitures-terrasses
Isolation des toitures-terrasses
Conception, mise en œuvre et entretien
Avec la collection Guide Pratique Développement Durable, le CSTB met en avant des sujets
mariant bâtiment et préoccupations environnementales. Cette collection permet aux professionnels du
bâtiment une lecture facilitée des règles techniques de construction à travers un large éventail de
situations possibles de mise en œuvre.
Dans un bâtiment, 25 à 30 % des déperditions ont lieu au niveau du toit. Ce guide s’intéresse à
GUIDE
l’isolation de la « cinquième façade » d’un bâtiment : celle des toitures-terrasses étanchées.
Ce guide illustre de manière générique les techniques les plus répandues et les mieux maîtrisées, en
mettant en évidence les bonnes pratiques prescrites dans les référentiels existants, et en rappelant
les erreurs à ne pas commettre. Il ne prend en compte que ce qui est reconnu par les professionnels,
à savoir les normes produits européennes harmonisées, référence NF EN 13 série 100, les normes
DTU de référence NF P 84 série 200, les Documents Techniques d’Application ou Avis Techniques, les
Cahiers du CSTB ainsi que les règles professionnelles. Isolation
des toitures-terrasses
Il a été rédigé par Giuliano Camillato, ancien ingénieur études et évaluations au CSTB et actuellement
responsable Avis Techniques au sein d’un groupe industriel fabricant de produits isolants en laine
minérale et en polystyrène extrudé, en étroite collaboration avec deux ingénieurs du Département
« Enveloppe et revêtements » du CSTB.
SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
G02-49
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r