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Biotechnologie Végétale et Techniques d'Extraction

Le document traite de la biotechnologie, en particulier de la biotechnologie végétale, en présentant des techniques d'extraction et de transformation des substances végétales. Il aborde également des concepts liés à la reproduction humaine et à l'écologie, ainsi que des méthodes d'enseignement et des compétences à acquérir dans ces domaines. Enfin, il décrit des processus spécifiques comme l'hydrodistillation et la fermentation, ainsi que des pratiques pour la culture et la transformation de plantes aromatiques.

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Biotechnologie Végétale et Techniques d'Extraction

Le document traite de la biotechnologie, en particulier de la biotechnologie végétale, en présentant des techniques d'extraction et de transformation des substances végétales. Il aborde également des concepts liés à la reproduction humaine et à l'écologie, ainsi que des méthodes d'enseignement et des compétences à acquérir dans ces domaines. Enfin, il décrit des processus spécifiques comme l'hydrodistillation et la fermentation, ainsi que des pratiques pour la culture et la transformation de plantes aromatiques.

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Sommaire

CHAPITRE:BIOTECHNOLOGIE .............................................................................................................................. 2
SOUS CHAPITRE: BIOTECHNOLOGIE VEGETALE........................................................................................ 2
SOUS –CHAPITRE : BIOTECHNOLOGIE ANIMALE : .................................................................................. 8
CHAPITRE: REPRODUCTION HUMAINE ........................................................................................................... 15
SOUS CHAPITRE: PUBERTE ............................................................................................................................. 15
SOUS CHAPITRE: CYCLES SEXUELS ............................................................................................................ 16
SOUS CHAPITRE:FECONDATION ET GROSSESSE PRECOCE ................................................................... 19
SOUS CHAPITRE: METHODES DE CONTRACEPTIONS .............................................................................. 22
CHAPITRE: E C O L O G I E ................................................................................................................................... 29
SOUS CHAPITRE: B I O D I V E R S I T É ........................................................................................................ 29
SOUS CHAPITRE: FACTEURS ECOLOGIQUES ............................................................................................. 36
CHAPITRE : GEOLOGIE APPLIQUEE .................................................................................................................. 45
SOUS – CHAPITRE : MINERALOGIE ............................................................................................................... 45
SOUS – CHAPITRE : UTILISATION ET EXPLOITATION DES ROCHES .................................................... 51
SOUS-CHAPITRE : METALLOGENIE DE MADAGASIKARA ...................................................................... 58
REPARTITION ANNUELLE A TITRE INDICATIF ............................................................................................... 61

1
 CHAPITRE:BIOTECHNOLOGIE
 SOUS CHAPITRE: BIOTECHNOLOGIE VEGETALE
 PRINCIPES :
 Le développement d‟aujourd‟hui ne doit pas compromettre la satisfaction des besoins relatifs
au développement et à l‟environnement des générations présentes et futures
 Modes de production et de consommation durables.
 Interdépendance et indissociabilité de la paix, du développement et de la protection de
l‟environnement.
 COMPETENCES :
 Maîtriser les techniques artisanales d‟extraction de substances végétales;
 Confectionner des appareils simples d‟extraction des substances végétales naturelles ;
 Appliquer des techniques de sélection, de multiplication et d‟amélioration des plantes voulues ;
 Avoir la pensée prospective, la pensée systémique et la pensée critique
 ATTITUDES:
 Se soucier de l‟impact négatif à l‟environnement ;
 Sensible et conscient des valeurs des ressources locales pour le développement socio-
économique (familial, local) ;
 VALEURS :
 Responsabilité ;
 Autonomie;
 Respect de l‟environnement.
 Persévérance, goût de l‟effort et de l‟excellence
 TYPE D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à : savoir, faire, être et transformer soi-même et à transformer la société
CONNAISSANCES APPROCHES/STRATEGIES OUTILS/SUPPORTS
1. Définition de la Biotechnologie
Végétale. Etude de cas et compte rendu :

2. Techniques :  Guider les élèves sur le choix des


2.1 Extraction manuelle : méthodes et appareils d‟extraction Figure 1 : Schéma d‟un
*broyage avec ou sans solvant :  Organiser des visites d‟usines ou unités alambic
extraction de concentré ou jus de production locales ou entreprises
*pressage : huiles d‟arachides, de d‟extraction de jus, d‟huile et d‟huiles
cosmétiques essentielles

2.2. Extraction à l’alambic : Discussion en groupe


-Distillation : essences végétales  Organiser des Travaux Pratiques : Figure 2 : Montage de
-Entraînement à la vapeur : huiles - Confectionner avec les élèves des l‟hydrodistillation par
essentielles modèles de presses manuelles simples entraînement à la vapeur
- Confectionner avec les élèves des
modèles d‟alambic avec des matériaux
disponibles
2.3Techniques de transformation Acquisition de bonnes pratiques
a-Fermentation alcoolique
 Visites de sites de transformation Figure 3 : Principe de
artisanale ou industrielle multiplication végétative
b-Séchage : fruits, brèdes, graines,  Expliquer l‟utilisation de par micropropagation
tubercules, vanille… microorganisme et les conditions

2
2.4 Techniques de multiplication
végétale
a-sélection de semences  Donner les principes de clonage et de
b-obtention de variétés à importance sélection génétique
économique par hybridation ou  Identifier des exemples sur la
multiplication multiplication végétative (caféier,
c-Culture in vitro bananier, tabac, pomme de terre, etc)
 Donner les principes de réalisation de
culture in vitro

CONNAISSANCE A TRANSMETTRE

BIOTECHNOLOGIE
1. Quelques définitions de biotechnologie végétale:

Biotechnologie :
- Transformation des matières premières en biens ou services par le moyen d‟organismes vivants
- Production industrielle de biens et de services par des procédés faisant appel à des organismes.
biologiques et fondés sur des expertises dans les domaines de la microbiologie, la biochimie et
l‟ingénierie chimique.
-Technologie basée sur la biologie, plus particulièrement dans le contexte de l‟agriculture, de la
science des aliments et de la médecine.
Biotechnologie végétale: Ensemble de pratiques faisant appel aux cultures in vitro de plantes et/ou
aux techniques de biologie moléculaire dans les domaines de l‟agronomie, l‟industrie et la
recherche fondamentale.
Micropropagation : Il s‟agit de la culture in-vitro qui est une technique visant à régénérer une
plante entière à partir de cellules ou tissus végétaux au milieu nutritif en utilisant des techniques
modernes de culture cellulaire.
Plante aromatique:
C‟est une plante utilisée en cuisine et enphytothérapie* pour les arômes qu'elles dégagent, et leurs
huiles essentielles que l'on peut extraire. Ces plantes aromatiques sont cultivées selon les besoins
pour leurs feuilles, tiges, bulbes, racines, graines, fleurs, écorce…
*Phytothérapie : Etude de l‟utilisation d‟extraits végétaux dans la conception de médicaments.
Huile essentielle (HE) :
C‟est un liquide concentré et hydrophobe des composés odoriférants volatils, extrait de végétaux
aromatique. Elle s'enflamme comme l'essence. On l‟appelle parfois essence végétale obtenue soit
par expression (pressage) soit par hydrodistillation (ou entrainement à la vapeur).
L‟huile essentielle contient un nombre considérable de substances biochimiques (exemples:
alcools, phénols, esters, oxydes, coumarines, cétones, aldéhydes etc…)
Hydrodistillation (clevenger) :
L‟hydrodistillation consiste à porter à ébullition un mélange d‟une partie de la plante et de l‟eau
sous l‟action de la chaleur, les cellules éclatent et libèrent des composés organiques odorants et
volatils. La vapeur d‟eau formée entraine les composés organiques à l‟état gazeux vers le
réfrigérant.
La condensation de ce mélange gazeux, provoque sa séparation en deux phases liquides :
- Une phase liquide huileuse et très odorante, appelée huile essentielle, contenant la majorité
des composés odorants.

3
- Une phase aqueuse, odorante, appelée eau aromatique, qui n‟en contient que très peu.
Entrainement à la vapeur d‟eau (Alambic) :
L‟entraînement à la vapeur d‟eau est une méthode pour l‟obtention d‟huile essentielle qui ne met
pas en contact direct l‟eau et la matière végétale à traiter. La vapeur d‟eau fournie par une
chaudière traverse la matière végétale située au-dessus d‟une grille. Durant le passage de la
vapeur à travers le matériel, les cellules éclatent et libèrent l‟huile essentielle qui est vaporisée
sous l‟action de la chaleur pour former un mélange « eau + huile essentielle ». Le mélange est
ensuite véhiculé vers le condenseur et l‟essencier avant d‟être séparé en une phase aqueuse et
une phase organique " l‟huile essentielle".

2. Techniques :
2.1 -Extraction manuelle
*broyage avec ou sans solvant : action de broyer, piler (exemple : extraction de jus de fruits utilisant un
mixeur, solvant= eau)
*pressage: serrer fortement, comprimer pour extraire un liquide.
Exemple extraction par pressage d‟huile d‟arachide sans solvant: triage des graines, lavage, séchage,
broyage, griller pressage.

2.2.- Hydrodistillation :
Le principe de l‟hydrodistillation comprend 4 étapes :
 Entrainement à la vapeur ;
 Relargage: consiste à rendre moins soluble dans l‟eau la substance à extraire en ajoutant du NaCl ;
 Décantation : utilisation d‟une ampoule à décanter pour séparation la phase aqueuse de la phase
organique ;
 Séchage et filtration : on fait agir un déshydratant puis filtrer pour ne recueillir que la phase
organique.

2.3- Extraction par solvant


o Principe : consiste à dissoudre le composé recherché dans un solvant non miscible à l‟eau et à
séparer la phase organique contenant le composé à extraire dans la phase aqueuse.
o Etapes :
 Mise en contact du solvant avec la substance contenant le composé à extraire (par un réacteur
adapté bécher, ballon, erlenmeyer…) ou en faisant intervenir l‟eau. On fait alors agir le solvant
sur une décoction, une infusion ou une macération
 Décantation (ampoule à décanter)

4
Figure 1 : Schéma d’un alambic

Travaux Pratique : HYDRODISTILLATION


Extraction d‟huile essentielle par entrainement à la vapeur.

1. Objectifs :
- Extraire une huile essentielle de clou de girofle
- Maîtriser l‟usage de la verrerie utilisée
2. Matériels :
- Une chauffe ballon muni d‟un thermostat ;
- Un valet, ballon à tube de dégagement latéral ;
- Un réfrigérant à eau ;
- Deux pieds de mécanique, 2 noix de serrage, 2 pinces à 4 doigts ;
- Une éprouvette graduée de 200 ml ;
- Un erlenmeyer à 50 ml muni d‟un bouchon ;
- Un bécher de 100 ml, une spatule, un mortier et un pilon ;
- Du NaCl en poudre ;
- Des clous de girofle.
3. Montage (schéma)
4. Manipulation :
- Réaliser le montage si dessus ;
- Placer dans le ballon 150 ml d‟eau déminéralisée et 100g de clous de girofle préalablement broyés
dans un mortier ;
- Mettre en fonction le réfrigérant en réglant le débit d‟eau et mettre le contenu du ballon à chauffer;
- Recueillir 60 ml de distillat. Celui-ci présente deux phases : une phase huileuse riche en huile
essentiel de clou de girofle et une phase aqueuse formée à partir de l‟eau issue de

5
l‟hydrodistillation. Pour recueillir l‟huile essentielle, il est nécessaire d‟alourdir la phase aqueuse.
Pour cela, il faut :
- ajouter au distillat 30 g de NaCl et agiter doucement jusqu‟à une dissolution complète du sel,
(tiédir la solution si nécessaire). Verser en suite le distillat dans l„ampoule à décanter et laisser
décanter pendant 5 mn environ, l‟huile ;
- Eliminer alors lentement la phase aqueuse en bas de l‟ampoule.
1 : Thermomètre de tête de colonne
2 : Support
3 : Noix de serrage
4 : Pince
5 : Ballon à fond rond
6 : Mélange à distiller + pierre ponce
7 : Chauffe-ballon
8 : Support élévateur à croisillon
9 : Sortie d‟eau « tiède »
10 : Réfrigérant (droit de Liebig)
11 : Entrée d‟eau froide
12 : Erlenmeyer
13 : Hydrolat essentiel se rassemble à la
surface

Figure 2 : Montage de l’hydrodistillation par entraînement à la vapeur

2.4 Techniques de transformation :

a) Fermentation alcoolique : C‟est un processus biochimique par lequel les glucides (exemple
glucose) sont transformés en alcool (exemple éthanol) dans un milieu liquide anaérobie.

b) Séchage de fruits :

Exemple : le raisin

- Séchage au soleil direct : exposition directe au soleil des grappes soit suspendues à des fils soit
laissées sur pied après torsion du pédoncule.
- Séchage au vent : grappes suspendues dans des hangars bien aérés
- Immersion dans de l‟eau chaude (90°C) pendant 20 seconde puis passage dans des tunnels de
déshydratation (71°C) pendant 20 à 24 heures.

Exemple : Préparation ou la transformation de la vanille de Madagascar

Après avoir récolté les gousses de vanille encore vertes et ne dégageant pas encore aucun arôme,
l‟obtention de gousse parfumée et bien noire nécessite toute une transformation qui dure 6 mois.
Elle se fait en 4 étapes : l‟échaudage, l‟étuvage, le séchage et l‟affinage.

Etape 1 : L’échaudage
Ce procédé consiste à :
- Remplir des paniers d‟osiers avec des gousses de vanille vertes fraîchement récoltées (25-30 kilos par
panier)

6
- Faire bouillir de l‟eau 65°C et y plonger les gousses de vanille entre 5 à 10 minutes. L‟échaudage va
rendre la gousse de vanille plus souple. Il permet de stopper la maturation de la vanille et de déclencher
une réaction chimique qui va permettre le développement des arômes et notamment la vanilline.

Etape 2 : L’étuvage
- Préparer des caissons en bois à rabat doublés de couverture à l‟intérieur en coton;
- Placer les gousses de vanilles encore très chaudes dans les caissons pour faire en sorte que la
vanille reste chaude le plus longtemps possible. On rabat la couverture pour complètement fermer
le caisson en bois pendant 48 à 72h.
L‟étuvage permet à la vanille d‟arborer ça belle silhouette brune que l‟on aime tant, de la faire “suer”
grâce à la chaleur pour lui faire perdre une bonne quantité d‟humidité et faire développer les arômes.

Etape 3 : Le séchage
Le séchage permet de continuer la transformation de la vanille et de développer ses arômes. Elle
perd de l‟humidité mais lentement car sans elle les arômes ne se développent pas correctement. Cela
permet également de stabiliser la gousse de vanille de tel sorte d‟éviter la propagation de moisissure.
Le séchage de la vanille se déroule en 2 phases successives : le séchage au soleil et le séchage à l‟ombre.
 Le séchage au soleil
Les gousses de vanille sont étalées sur des couvertures et des tables et sont exposées au soleil 3 à 5 heures
par jour pendant environ 10 jours et retournées régulièrement permettant un séchage homogène. Il faut
que la vanille ait toujours un certain taux d‟humidité pour que la transformation aromatique puisse se faire
convenablement.

 Le séchage à l’ombre
Après dix jours de séchage au soleil, on fait sécher les gousses de vanille à l‟ombre sur des claies, dans
des entrepôts bien aérés pendant 1 à 2 mois. A cette phase, on retourne et on trie la vanille régulièrement.

Etape 4 : L’affinage: ou “la mise en malle”


- Le triage de la vanille
Tout au long de ce processus les gousses sont régulièrement triées selon : la longueur, la maturité, la fente,
la taille de la gousse, le taux d‟humidité et sa souplesse, la couleur et la qualité de la vanille. On refait un
autre tri selon la destination, car les demandes ne sont pas les mêmes selon les pays.
- L‟affinage: ou “la mise en malle” :
Il consiste à disposer les gousses de vanille dans une malle en bois recouverte de l‟intérieur de papier
sulfurisé ou de papier paraffiné. Ces papiers les protègent contre l‟air et la moisissure. L‟affinage permet à
la vanille de sublimer son arôme.

7
 CHAPITRE : BIOTECHNOLOGIE
 SOUS –CHAPITRE : BIOTECHNOLOGIE ANIMALE : élevage à cycle court
 PRINCIPES :
 Modes de production et de consommation durables.
 Interdépendance et indissociabilité de la paix, du développement et de la protection de
l‟environnement
 COMPETENCES :
 Identifier les différents types de pratiques d‟élevage local et adopter des techniques améliorées
(aliments, vaccination, préparation du local…..) ;
 Maîtriser les techniques et les principes d‟élevage amélioré ;
 Réaliser des projets d‟élevage ;
 Avoir la pensée prospective, la pensée systémique et la pensée critique
 ATTITUDES :
 Se soucier des effets néfastes sur à l‟environnement ;
 Sensible et conscient des valeurs des ressources locales pour le développement socio –
économique ;
 Donner une importance particulière aux races performantes.
 VALEURS :
 Responsabilité
 Estime de soi et confiance en soi
 Persévérance, goût de l‟effort et de l‟excellence
 Respect de la vie.
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi même et à transformer la société

CONNAISSANCES APPROCHES /STRATEGIES OUTILS/ SUPPORTS/


DOCUMENTS
1-Elevage de poulet paysan Etude de cas /débat Figure 4 : Abreuvoirs faciles à
amélioré : aviculture - Organiser des visites de fermes ou faire
unités de production améliorée
2-Pisciculture Acquisition de bonnes pratiques
- Mettre en place une « petite ferme
3-Apiculture scolaire » Figures 5 à 10 : Différents types
- Organiser des projections de films d‟étangs
éducatifs (vidéo, diapositifs,….)

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE
1-Elevage de poulet paysan amélioré : AVICULTURE
a) Conditions principales d’élevage de poulets :

 Bien choisir les meilleures races de poule et de coq ;


• Donner des nourritures suffisantes en qualité et en quantité ;
• Bien préparer leur localité ;
• Donner des soins pour empêcher les maladies et les parasites de les contaminer ;
•Surveiller la croissance, la reproduction et la couvaison, prendre soin des poussins.

b) Aliments des poules et des coqs :

8
 Qualités des nourritures :
• riche en énergie, par exemple les grains, les tourteaux d‟arachide, les tubercules comme le
manioc,…
• riche en protéines, par exemple la poudre de sang, poudre de poisson, les termites…
• riche en vitamines et en sels minéraux, par exemple, légumes, poudre d‟os, coquilles d‟œufs,
feuilles vertes…
 Composition pour 10 kg de nourriture :

Nourritures Pour les poulets Kg Nourritures Pour les kg Nourritures Pour les poussins Kg
poules pondeuses pendant leur premier mois
Grains (maïs, mil, sorgho) 7,5 Grains 8 Grains 7

Tourteau d‟arachide 2 Tourteau d‟arachide 1,5 Tourteau d‟arachide 2,2


Poudre de poisson, de sang, 0,4 Poudre de poisson 0,4 Poudre de poisson 0,6
termites
Mélange de sels minéraux 0,1 Mélange de sels 0,1 Mélange de sels minéraux 0,2
minéraux
Ou bien Ou bien :
Grains 4,5 Grains 4,5
Manioc en farine ou manioc Manioc 2,4
cuit 1,5
Poudre de poisson 0,9 Poudre de 1
poisson…
Mélange de sels minéraux 0,1 Mélange de sels 0,1
minéraux

 Quand donner la nourriture aux poules ?


Donner à manger aux poules 2 fois par jour : la moitié de la nourriture, tôt le matin et l‟autre moitié
l‟après-midi quand le soleil n‟est plus très haut. Les poules doivent bien manger avant de dormir. Quand il
fait chaud, il faut leur donner à boire de l‟eau potable.

c) Comment construire un bon poulailler ?


 le bâtiment : C‟est une maison à toit en paille (ou feuilles végétale) dont 4 à 5 poules pour 1m2
avec beaucoup de fenêtres , le sol en terre battue, bien damé pour faciliter l‟entretien et couvert de
litière en paille ou en copeaux de 10 à 15 cm. L‟eau de la pluie et le soleil ne doivent pas entrer par le
toit pour déranger les poules.
 le matériel d’élevage
- Le perchoir : un perchoir de 1 m peut être utilisé par 6 poules
- La litière (coupeau de bois, paille, sciure ….)
- Les pondoirs : un pondoir peut être utilisé par 5 ou 6 pondeuses.
NB : Séparez les coqs, les poules, les poulets et les poussins. Quand les coqs, les poules, les poulets et les
poussins sont ensemble, ils se battent.

9
Figure 4 : Abreuvoirs faciles à faire

d) Calendrier de traitement sanitaire

Age (semaine) 1 SEMAINE 3 SEMAINE 4 SEMAINE 8 SEMAINE 16 SEMAINE


Mesures Traitement Prévention contre Déparasitage Traitement 1er rappel
sanitaires antibiotique la maladie de externe antibiotique vaccination de
vitaminé Newcastle vitaminé Newcastle
déparasitage déparasitage interne
interne

2) PISCICULTURE
a)Les principes de pisciculture sont basés sur les méthodes suivantes :

- L‟entretien et suivi des étangs ;


- La sélection d‟un site adéquat ;
- Les types d‟exploitation et les espèces de poissons à élever ;
- Alimentation ;
- Les aspects sanitaires et la reproduction des poissons.

b) La culture en étang :

La taille des étangs de pisciculture peut varier de quelques centaines de mètres carrés à quelques hectares
(ha). Normalement, on utilise les petits étangs pour le frai et l‟alevinage, et les étangs de plus grandes
dimensions pour le grossissement des poissons.
Les étangs illustrés ci-dessous ne sont que des exemples.
En général, les étangs sont situés sur des terrains en pente douce.

c) Différents types d’étangs :


- Étang en diversion
- Étang de barrage.
- Etang endigué : Les digues de ce type d‟étang sont construites au-dessus du niveau du sol.
L‟inconvénient d‟un étang endigué est qu‟il vous faudra éventuellement une pompe pour le
remplir.
- Etang creusé : Un étang creusé excavé dans le sol. L‟inconvénient de ce type d‟étang est qu‟il
vous faudra une pompe pour le vider.

10
- Etang partiellement creusé et endigué : Pour ce type, on utilise la terre excavée pour construire des
digues basses autour de l‟étang. Le site idéal a une pente faible (de 1 à 2%) afin d‟aménager le
canal d‟alimentation en eau légèrement au-dessus du niveau d‟eau de l‟étang et le canal de vidange
légèrement au-dessous de ce dernier. Etant donné que la gravité naturelle permet alors de remplir
et de vidanger l‟étang, on n‟a pas besoin de pompe.

Figure 5 : Étang en diversion. Figure 6 : Étang de barrage.


A : ruisseau, B : prise d‟eau, A : ruisseau, B : prise d‟eau, C : digue, D : sortie d‟eau, E
C : canal de diversion, D : prise d‟eau, E : sortie d‟eau : trop-plein et déversoir, F : moine (ouvrage d‟évacuation
d‟eau)

Figure 7 : Etang endigué Figure 8 : Etang creusé Figure 9 : Etang partiellement creusé
et endigué

Figure 10 : Profondeur de l’étang :


En général, l‟eau a une hauteur de 30 cm
sur le côté peu profond et de 1 mètre sur le
côté profond.

d) Construction d’un noyau en argile :

Figure 11 : Le noyau en argile (E) constitue la


fondation d‟une digue (B), permet de renforcer
cette dernière et de prévenir les fuites (C). Un
noyau en argile est requis en cas d‟étang
partiellement creusé et endigué, pour les digues qui
retiennent l‟eau (A) (au-dessus du niveau du sol
initial.

e) Empoissonner l’étang :

11
Attendez 4 à 7 jours avant d‟empoissonner l‟étang.
Mettre avec soin les poissons juvéniles, appelés « alevins », dans l‟étang. Veillez à ce que la température
de l‟eau de l‟étang soit à peu près la même que celle de l‟eau d‟où ils proviennent.

f) Entretien et suivi :
La gestion quotidienne inclut :
- Le contrôle de la qualité de l‟eau (oxygène, couleur, transparence, pH, température, etc.) ;
- Le contrôle de l‟étang pour dépister les fuites d‟eau éventuelles ;
- Le nettoyage des filtres de la prise d‟eau et de la sortie d‟eau ;
-L‟observation des poissons pendant que ces derniers se nourrissent ;
- La surveillance contre les prédateurs, guetter les empreintes et prendre des précautions si nécessaire ;
-L‟élimination des algues indésirables qui poussent dans l‟étang.

g) L’alimentation et les fertilisants :

Type 1 Type 2 Type 3


65 % son de riz 82 % tourteaux de coton 61-65% son de riz
25%farine de poisson 8 % farine de blé 12% blé
10%farine de coprah 8% farine de sang 18% tourteaux d‟arachide
2 % bi calcium phosphate 4-8% farine de poisson
1% écailles d‟huitre broyées

3) APICULTURE

Connaissances de l‟abeille
a- La colonie
Un essaim ou colonie d‟abeilles est constitué de :
- La Reine
Seule femelle féconde de l‟ensemble de la colonie. La qualité d‟une reine est déterminante. Une ponte
intensive favorise une bonne production de miel,
- Les ouvrières
Elles assurent les tâches suivantes au cours de leurs vies :
o Femmes de ménage
o Nourrices
o Architectes et maçonnes ;
o Manutentionnaires et magasinières ;
o Ventileuses ;
o Gardiennes ;
o Butineuses
- Le faux bourdon : de taille plus imposante, de corps trapu, poilu, de couleur sombre, aux gros
yeux resserrés et à son vol lourd et bruyant. Sa seule fonction consiste à féconder les jeunes reines
des ruchers.

b- Les ennemies de l’abeille

12
- Les fausses teignes. Papillons nocturnes dont la larve se nourrit de cire.
- Les acarioses: parasites internes, des tubes respiratoires des abeilles.
- Les loques : elles sont causées par des bactéries qui attaquent les larves
- les poux : ce sont de petits insectes de couleur beige ou brune
- La diarrhée: causée par un organisme unicellulaire qui attaque la paroi de l‟intestin.
- Les lézards et les batraciens
- Les guêpes
- Les insectes : fourmis et les termites

c- Les opérations apicoles


 La division : c‟est une bonne méthode pour multiplier les bonnes souches.
Cette intervention est réalisée pendant la dernière demi-heure avant la nuit.
1. Préparer une ruche vide (appelée A) la pose près de la ruche mère. (Appelée B)
2. Mettre dans la ruche vide: (A)
 2 rayons de couvain fermé
 1 rayon de couvain ouvert avec des œufs
 Quelques rayons de nourriture
3. Compléter les ruches A et B avec des barrettes vides et fermer les toits.
4. Le trou de vol de la B est fermé, et la ruche B est déplacée à son emplacement voulu.
5. La ruche A prend la place de la B.
6. La ruche A accueillera les abeilles qui ne sont pas encore rentrées.
7. Si les provisions sont maigres, mettre un nourrisseur, après le transport.
 La réunion :
On ne réunit pas plusieurs colonies faibles pour avoir une forte. Suivez le principe suivant:
Faible + faible + faible + faible +...= toujours faible.
FORTE+faible + faible + ... = FORTE.
En pratique, cette opération est facile avec des ruches à cadres. Voici comment réunir deux colonies. En
fin de journée, détruire la reine de la colonie la plus faible, placer la ruche avec la reine sur la ruche sans
reine. Entre les deux, mettre une feuille de papier enduite de sirop et percée de petits trous (faits avec la
pointe d'un crayon) ou bien saupoudrer les abeilles avec de la farine de maïs avant la superposition.
Pendant la nuit les deux colonies vont faire connaissance progressivement et fusionner.
d- La ruche
- Matériaux utilisés pour la construction des ruches : bois, planches de 20 à 24 mm d'épaisseur isolent bien
de la chaleur.
- Les différents types de ruche :
 Les ruches traditionnelles : poteries, troncs d'arbres évidés, écorces de chêne-liège taillées,
paniers en paille ou en osier tressés aux formes multiples
 La ruche à cadre

13
 La ruche à barrettes.

e- Installation d’un rucher : un endroit un peu écarté de l'habitation en évitant la proximité des voies de
communication, orienté vers le Nord ou Ouest abrité au moyen d'une haie vive des vents glacé Est ou
pluvieux du Sud et isolé des prés où paissent les bêtes.
f- La récolte et le conditionnement du miel :
 Matériel de manipulation et de récolte : enfumoir, voile, combinaison, brosse, couteau, gants
 Le conditionnement :
 Matériel de conditionnement
L‟extracteur ou pressoir à miel Tonnelet à miel
Le tamis Le maturateur
L‟écumoire Les récipients
 Processus de conditionnement
L'extraction.
Généralement l'extraction doit respecter les principes de propreté, hygiène rigoureuses et température
suffisamment élevée.
La filtration.
a. Filtrage rapide à travers un tamis à grandes mailles pour éliminer les plus grosses particules
(facultatif) ;
b. Entreposage du miel dans un fût haut et étroit dans une enceinte à 28°C ;
c. Le miel est ensuite écumé en surface ;
d. Le miel est soutiré par le bas du fût et filtré sur filtre très fin en nylon (indispensable). Ce filtre
retiendra le reste des corps étrangers présent dans le miel mais aussi les cristaux qui se seraient formés
dans le miel avant l'extraction.
e. Le miel sera alors entreposé dans une cuve, appelée à tord “ maturateur ”. La cuve sera maintenue
pendant 24 heures à 28°C afin de permettre la remontée des bulles d'air dues aux dernières manipulations.
Le stockage
Le miel doit être entreposé dans un endroit frais et sec. La température idéale voisine les 12°C.

14
 CHAPITRE: REPRODUCTION HUMAINE
 SOUS CHAPITRE: PUBERTE
 PRINCIPES :
 Droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature pour tout le monde.
 Pleine participation des femmes, des jeunes, des populations autochtones et reconnaissance de
l‟identité, de la culture de chaque peuple.
 COMPETENCE :
Avoir la pensée systémique et la pensée critique
 ATTITUDES :
 Manifester de l‟empathie envers eux-mêmes et leurs camarades ;
 Accepter les changements physiques, émotionnels, physiologiques et psychologiques.
 VALEURS:
 Respect de soi et d‟autrui;
 Estime de soi et confiance en soi
 Solidarité
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi-même et à transformer la société

OUTILS/ SUPPORT
CONNAISSANCES ACTIVITES /STRATEGIES
PEDAGOGIQUES
Discussion en groupe
Mettre les élèves en deux groupe d‟âge devant Elèves (Ex : élèves de 11ans et
PUBERTE : Apparition de (Ex : élèves de 11ans et 16 ans) 16 ans)
caractéristiques sexuelles
Brainstorming sur les différents changements
secondaires Tableau 1: Tableau montrant
physiques ; émotionnels, physiologiques et
psychologique observés pendant la période de la classification des caractères
la puberté chef les filles et les garçons. de la puberté
Synthèse

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE
PUBERTE :
Apparition de caractéristiques sexuelles secondaires :

 Chez les garçons : les barbes commencent à pousser et leur pomme d'Adam s'agrandit, production
du spermatozoïde suivi d‟émission du sperme (éjaculation)
 chez les garçons et les filles : les poils pubiens, les poils des aisselles et les poils sur les jambes
poussent ;
 chez les filles : les seins commencent à gonfler, le bassin s‟élargit, apparition du règle.

Une fois que les filles ont leur première règle, cela signifie qu‟elles peuvent se reproduire (tomber
enceinte et avoir un bébé).Elle est considérée comme une femme en âge de procréer.

Une fois que les garçons produisent du sperme, ils sont capables de procréer.
 Les hormones contrôlent également le cycle menstruel des filles.
 Les émotions peuvent apparaitre exemple être très irritable, fâché, plaintif ou pleurer beaucoup,
l‟appétit, et même les odeurs corporelle.

15
Age de puberté : entre 10-16 ans

Tableau 1 : Tableau montrant la classification des caractères de la puberté

Caractères Garçons Filles


Morphologiques Barbes, pomme d‟Adam (et voix grave), grande Croissance des seins, bassin
taille, poils des aisselles, poils pubiens élargis, poils des aisselles, poils
pubiens
Psychologiques Irritable, agressif, récidiviste, timidité, curiosité Craintive, timidité, maladroite,
sexuelle, éveil à l‟amour, attirance envers les belliqueuse, plaintive, pleurarde,
filles éveil à l‟amour, attirance envers les
garçons
Physiologiques Production des spermatozoïdes, érection et Production d‟ovule, apparition des
éjaculation, dégagement d‟odeur règles, dégagement d‟odeur

 CHAPITRE: REPRODUCTION HUMAINE


 SOUS CHAPITRE: CYCLES SEXUELS
 PRINCIPE :
Droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature pour tout le monde.
 COMPETENCE:
Maîtrise de la reproduction humaine
 ATTITUDES:
 Etre conscient ce et attentif aux fonctionnements de l‟appareil génital;
 Se soucier de l‟hygiène corporelle et de la menstruation.
 VALEURS :
 Respect de la vie.
 Respectueux envers soi et envers les autres ;
 Responsabilité.
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi même et à transformer la société
OUTILS/ SUPPORT
CONNAISSANCES ACTIVITES /STRATEGIES
PEDAGOGIQUES
Etude d’un cas
CYCLES SEXUELS : Présenter le schéma des cycles ovariens et cycles Figure 12 : Schéma des
utérins et le faire commenter par les élèves. cycles ovariens et cycles
1. CYCLE OVARIEN
utérins
2. CYCLE UTERIN Figure 13 : Bracelet et
collier cycle menstruel
3. HYGIENES Brainstorming
MENSTRUELLES - Les bonnes pratiques durant les règles
- L‟hygiène de la menstruation (serviettes Différents types de
hygièniques) serviettes hygiéniques,
si possible.

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE
CYCLES SEXUELS :

Chez la femme, les structures sécrétrices d‟hormones sexuelles sont permanentes, variables dans le
temps et associées à un cycle. Le fonctionnement cyclique de l‟appareil génital féminin débute à la

16
puberté. Il concerne les ovaires et l‟utérus. L‟évènement le plus visible de cette activité cyclique est la
menstruation marquant le début de chaque cycle. Il y a le cycle ovarien et le cycle utérin.

1. CYCLE OVARIEN

Chaque mois, le corps se prépare pour une grossesse potentielle (risque de grossesse) en libérant un
ovule dans la trompe. Cette libération d‟ovule est appelée ovulation. Au cours de l‟ovulation, toutes
relations sexuelles non protégées présentent un risque de grossesse.
Ce cycle comprend deux phases séparées par l‟ovulation la phase folliculaire caractérisée par la
croissance d‟un follicule et la phase lutéale caractérisée par la formation du corps jaune. Chaque
follicule arrivé à maturité devient un ovule. Chaque mois, la phase lutéale dure 14 jours mais la phase
folliculaire varie selon la durée du cycle.

2. CYCLE UTERIN

En parallèle au cycle ovarien, le cycle utérin comprend deux phases : la phase proliférative
caractérisée par l‟épaississement de la muqueuse utérine et la phase sécrétoire caractérisée par la
formation des dentelles utérines. S‟il n‟y est pas fécondation, la muqueuse se détache et est éliminée
dans un flux sanguin. Ce sont les menstruations ou règles.

 Durée des règles : 3-7 jours


 Périodicité : 21-35 jours
 Durée de vie de l'ovule: environ 48 heures
 Spermatozoïdes peuvent survivre près de 5 jours dans les voies génitales féminines.

3. HYGIENES MENSTRUELLES

 Pendant les règles, il est conseillé de prendre une douche intime avec de l‟eau potable sans savon
pendant et après les règles pour éviter les infections. Eviter de se laver plus de 2 fois par jour), car
un lavage excessif peut provoquer une irritation de la peau.
 Pendant la menstruation, il faut utiliser des serviettes hygiéniques comme les tissus (chiffon ou
soga) ou les serviettes hygiéniques à jeter (jetable).
 Les serviettes hygiéniques en tissues doivent être trempés dans l'eau propre après chaque
utilisation. Après le lavage avec du savon, il faut les accrocher à l'extérieur pour sécher au soleil.
Les serviettes hygiéniques jetables, doivent-être enterré ou brûlé après leurs utilisations. Toutes les
serviettes hygiéniques sont des dispositifs personnels, ne jamais les prêter ou emprunter a
quelqu‟un d‟autres.
 Ne pas avoir de rapports sexuels pendant les règles

17
Figure 12 : Cycle ovarien et utérin

NB : CYCLE DE LA GLAIRE CERVICALE


La composition chimique, les propriétés physiques (densité, filance ou aptitude à s'étirer en fil), la
production quotidienne varient beaucoup au cours du cycle. Plus la glaire est visqueuse et sa filance faible,
plus le maillage est serré. Plus elle est filante, plus le maillage est lâche et le col perméable.
Le tableau ci-dessous renseigne sur la densité de la trame (nombre de filets par unité de volume) et la
dimension des mailles de la glaire cervicale au cours du cycle:

Perles blanches : jours


Perle marron : les jours où il est
où on peut tomber
peu probable tomber enceinte
enceinte

Perle marron foncée : indique si Anneau à déplacer tous


le cycle dure moins de 26 jours les jours
Perles rouges :
premier jour des
règles

Figure 13 : Collier cycle menstruel

18
 CHAPITRE: REPRODUCTION HUMAINE
 SOUS CHAPITRE:FECONDATION ET GROSSESSE PRECOCE
 PRINCIPES :
Droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.
Souci d‟un Avenir collectif et d‟un développement pour tous les hommes
 COMPETENCES :
 Savoir utiliser les moyens de protection.
 Abstinence jusqu‟au mariage
 Savoir dire Non« Communication au refus »
 Agir pour :
-éviter les situations à risque (alcool, endroit malfamé…)
-sensibiliser les autres (ses paires) sur les méfaits de la grossesse précoce.
 ATTITUDE :
Conscient sur les impacts négatifs de la grossesse précoce.
 VALEURS :
 Responsabilité
 Respect mutuel
 Respect de la vie et des Droits des enfants
 Solidarité
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi même et à transformer la société

OUTILS/ SUPPORT
CONNAISSANCES ACTIVITES/STRATEGIES
PEDAGOGIQUES

1. Rappel : Fécondation Brainstorming :


- Sur la fécondation et la période féconde.
2. Définition : Grossesse
précoce - la grossesse précoce

3. Causes de la grossesse - les causes de la grossesse précoce.


précoce
4. Conséquence de la - les conséquences de la grossesse précoce.
grossesse précoce
- Les méthodes contraceptives
5. Prévention (Conseiller/orienter les élèves d‟aller au centre Tableau 2 : montrant
de santé.) les différents types des
préservatifs

CONNAISSANCE A TRANSMETTRE

FÉCONDATION ET GROSSESSE PRÉCOCE

1. Définition de la fécondation:

La fécondation est la rencontre des gamètes (haploïdes) : l'ovule et le spermatozoïde. La rencontre se fait
le plus souvent dans les trompes de la femme, juste après l'ovulation.
La fécondation chez la femme ne peut avoir lieu sans la rencontre d'un spermatozoïde avec un ovule, c'est
à partir de là que la vie de ce qui va devenir un futur bébé débute.

19
La période féconde chez la femme dépend de la durée de vie des gamètes mâles et femelles : 4 jours avant
ovulation (durée de vie des spermatozoïdes) et 2 jours après l‟ovulation.
Elle comprend 3 étapes :
- Rencontre des gamètes ;
- Plasmogamie : fusion du cytoplasme
- Caryogamie : fusion du noyau

2. Définition de la grossesse:
La grossesse précoce est une grossesse qui survient avant l‟âge de 18 ans.

3. Pourquoi on dit que c’est précoce ?


- Le corps est encore immature pour concevoir un bébé.
- Les différents préparatifs et la disposition (matérielle, psychologique, sociale, et/ou financière) liés
aux obligations et aux engagements d‟une mère de famille non encore prêts.

4. Causes de la grossesse:
- Rapport sexuel précoce ;
- Rapport sexuel sans préservatif peut aboutir à une grossesse ;
- Non utilisation des méthodes contraceptives ;
- Violences sexuels (viol, inceste) ;
- Mariages forcés et précoces imposés par les coutumes et la culture.

Une fois mariées, les filles sont censées d‟avoir des relations sexuelles avec leur mari et tombent enceinte.

5. Conséquence de la grossesse
Ces grossesses précoces sont très dangereuses aussi bien pour la mère que pour l‟enfant.

Pour la jeune fille Pour le nouveau-né Pour la communauté

- Abandon scolaire - Faible poids à la naissance - Augmentation charge parental


- Travail perturbé - Malnutris - Perte d‟opportunité
- Fausse couche - Mortalité infantile économique
- Anémie
- Fistule vaginale
- Cancer du col de l‟utérus

6. Préventions
- Abstinence avant le mariage
- Calendrier ou compte jour ou collier
- Identification des glaires
- Température
- Préservatifs

Les préservatifs sont le seul moyen de contraception qui peut à la fois protéger contre une grossesse et
contre les IST

20
Tableau 2 : Montrant les différents types des préservatifs.
SPERMICIDE ET PRESERVATIFS
TYPE MODE D‟OPERATOIRE AVANTAGES INCONVENIENTS INDICE DE
PEARL1
(EFFICACITE)
- Facile à utiliser - Doit être utilisé correctement et en
- Protège contre la plupart des IST permanence pour chaque rapport
- Protège contre une grossesse précoce sexuel.
- Aucune consultation chez le médecin n‟est - Peut se rompre
Préservatif masculin nécessaire 3
- Sans hormone
- Son utilisation n'est nécessaire que lors du rapport
USAGE UNIQUE

- Protège contre la plupart des IST - Peut être difficile à utiliser


- Protège contre une grossesse précoce et/ou non - Doit être utilisé correctement et en
désirée permanence pour chaque rapport
- Aucune consultation chez le médecin n‟est sexuel.
Préservatif feminin nécessaire 5
- Peut se rompre
- Sans hormone
- Son utilisation n'est nécessaire que lors du - Disponibilité limitée auprès des
rapport fournisseurs et revendeurs
- Peut être inséré jusqu‟à 8heures avant un rapport
sexuel
USAGE UNIQUE

Spermicide - Combinée avec un préservatif ou un - Ne peut être utilisé tout seul AUCUNE
diaphragme, il assure la protection contre - Ne protège pas contre les IST INFORMATION
une grossesse

USAGE UNIQUE

21
 CHAPITRE: REPRODUCTION HUMAINE
 SOUS CHAPITRE: METHODES CONTRACEPTIVES
 PRINCIPES :
 Droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature pour tout le monde
 Souci d‟un Avenir collectif et d‟un développement pour tous les hommes
 VALEURS :
 Liberté de choix en matière de Santé de la Reproduction ;
 Autonomisation de la fille.
 COMPETENCES :
 Citer les caractéristiques des différentes méthodes contraceptives.
 Expliquer les caractéristiques des différentes méthodes contraceptives.
 Demander conseil et utiliser le service santé le plus proche.
 ATTITUDES :
 Demander de conseil auprès du personnel de santé sur les méthodes de contraception.
 Utiliser constamment une méthode contraceptive appropriée suivant le conseil du personnel de
santé pour prévenir une grossesse non désirée.
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi même et à transformer la société

OUTILS/ SUPPORT
CONNAISSANCES ACTIVITES/STRATEGIES
PEDAGOGIQUES
Les méthodes contraceptives
Pré-requis : Communication orale
Tableau 3 : Exemple de
-Notion de la fécondation
[Link] sur les méthodes contraceptives de méthodes
- Notion du cycle sexuel
contraceptives
- Notion de la grossesse précoce
2. Faire un exposé par groupe sur les différents
types des méthodes contraceptives existantes à Tableau 4 : Méthodes
Différents types des méthodes partir d‟un plan dirigé. de contraception : types,
contraceptives:
caractéristiques,
3. Montrer et expliquer aux élèves le tableau 4 avantages, et
1- METHODE NATURELLE
inconvénients
2- METHODE DE BARRIERE
3- METHODE HORMONALES

Différents types des méthodes contraceptives:

1. METHODE NATURELLE

- Abstinence
- Calcul ou Compte jour/ cycle calendaire/
- Collier du cycle
- Détection de la température
- Identification des glaires cervicales
- Retrait ou «Coït interrompu»

22
2. METHODE DE BARRIERE

- Préservatif masculin
- Préservatif féminin
- Spermicide
- Diaphragme (non disponible à Madagascar)
- Anneau vaginal (non disponible à Madagascar)

3. METHODE HORMONALES

- Pilules quotidiennes
- Pilule du lendemain
- Injection
- Implant de longue durée
- Implant de courte durée : sayanapress
- DIU (Dispositif Intra Utérin)
- SIU ou Système Intra Uterin (non disponible à Madagascar)
- Patch contraceptif (non disponible à Madagascar)

Services et conseils en matière de contraception : Le choix de l‟utilisation de contraception doit être initié
vers un centre habilité.

Tableau 3 : Exemple de caractéristique des méthodes contraceptives

MÉTHODES NATURELLES BARRIÈRES HORMONALE

TYPES

AVANTAGES

INCONVÉNIENTS

23
Tableau 4 : Méthodes de contraception : types, caractéristiques, avantages, et inconvénients

LES DIFFERENTES METHODES DE CONTRACEPTION

METHODE TYPE MODE OPERATOIRE AVANTAGES INCONVENIENTS INDICE DE


PEARL1
Abstinence Ne pas avoir de rapports sexuels : - Protège contre les IST Difficile de résister aux tentations AUCUNE
permanent - avant le mariage - Pas d'effets secondaires INFORMATION
- avant ses 18 ans - Le corps de la femme est prêt
à concevoir un enfant dès
qu‟elle cesse l‟abstinence
- Sans hormone
N Calendrier ou - Certaines méthodes de contraception partent du - Pas d'interruption des rapports - Pas de protection contre les IST AUCUNE
compte jour principe que l'ovulation se produit autour du 14ème sexuels - Il faut peut-être jusqu'à 6 cycles INFORMATION
A ou collier jour (plus précisément, 14 jours avant le début du - Non invasive pour établir un schéma précis de
T prochain cycle menstruel) ; toutefois, cela peut être - Pas d'effets secondaires votre cycle
U différent selon les cycles, mais également selon les - Le corps de la femme est prêt - La femme doit modifier certains
R femmes à concevoir un enfant dès comportements relatifs à votre vie
E - Nécessite que les femmes consignent de manière qu‟elle cesse son utilisation sexuelle
L précise le début de chaque cycle menstruel dans un - Sans hormone - Peut impliquer de longues périodes
L journal, et ce, pendant quelques mois, afin d'estimer d'abstinence afin d'être fiable
E la date de son ovulation et avoir une idée relative des
jours pendant lesquels elles devraient éviter tout
rapport sexuel non protégé.
- Implique de longues périodes d'abstinence afin d'être
fiable.
Identification - Consiste en l'auto-observation de la glaire cervicale et - Pas d'interruption des rapports - Pas de protection contre les IST 1,8
des glaires ou de la température corporelle basale afin de définir le sexuels - La femme doit être renseignée par
sympto- début et la fin de la phase fertile du cycle - Non invasive un spécialiste en planification
thermique - Doit être enseignée par un spécialiste en planification - Pas d'effets secondaires familiale naturelle (gynécologue)
familiale naturelle (par exemple un gynécologue) et - Le corps de la femme est prêt - La femme peut avoir besoin de 3 à
suivie scrupuleusement pour être fiable à concevoir un enfant dès 6 cycles menstruels pour apprendre
- Les observations sont saisies sur un graphique de qu‟elle cesse son utilisation correctement
cycle spécialement conçu - Sans hormone - La femme doit consigner les
- Peut impliquer de longues périodes d'abstinence afin résultats quotidiennement

1
Indice de Pearl: Chaque méthode de contraception est caractérisée par un chiffre appelé «indice de Pearl» (IP). Plus la valeur de l‟indice est basse, plus la méthode est fiable.
24
d'être fiable - Des événements tels que des
maladies, le stress ou les
déplacements peuvent rendre les
indicateurs de fertilité difficiles à
interpréter
Température 3

Retrait ou Lors d‟un rapport sexuel non protégé (c‟est-à-dire sans - Pas d'effets secondaires - Interrompt le rapport sexuel 4~19
«Coït préservatif ni autre moyens de contraception), l‟homme - Sans hormone - Difficile de se retirer
interrompu» doit impérativement retirer son pénis du vagin de sa - Pas de protection contre les IST
partenaire avant l‟éjaculation. - Les risques de grossesses sont très
élevés
- -
B Préservatif - Facile à utiliser - Doit être utilisé correctement et en 3
masculin - Protège contre la plupart des permanence pour chaque rapport
A IST sexuel.
R - Aucune consultation chez le - Peut se rompre
R médecin n‟est nécessaire
- Sans hormone
I - Son utilisation n'est nécessaire
E que lors du rapport
R USAGE UNIQUE
E Dispositif en latex empêchant les spermatozoïdes de
traverser le vagin et l‟utérus
Préservatif - Protège contre la plupart des - Peut être difficile à utiliser 5
féminin IST - Doit être utilisé correctement et en
- Aucune consultation chez le permanence pour chaque rapport
médecin n‟est nécessaire sexuel.
- Sans hormone - Peut se rompre
- Son utilisation n'est nécessaire - Disponibilité limitée auprès des
que lors du rapport fournisseurs et revendeurs
- Peut être inséré jusqu‟à 8
heures avant un rapport sexuel
USAGE UNIQUE
Dispositif en latex empêchant les spermatozoïdes de
traverser le vagin et l‟utérus
Diaphragme - Mince dôme de caoutchouc - Son utilisation n'est nécessaire - Peut interrompre le rapport sexuel 6
ou cape - Mise en place dans le vagin avant les rapports sexuels que lors du rapport sexuel - Peut avoir à être utilisé avec un (Combiné avec du
cervical (non afin de couvrir le col de l'utérus - Peut être mis en place avant le lubrifiant spermicide, ce qui peut spermicide)

25
disponible à - Peut être utilisé avec un spermicide (un gel ou une rapport sexuel s'avérer compliqué
Madagascar) crème dont le but est de détruire les spermatozoïdes) - Sans hormone - Un professionnel de la santé peut
- Efficace à 92-96 % dans le cadre d'une utilisation avoir à indiquer la taille appropriée
correcte pour chaque femme
- Usage unique - Si la femme perd ou prend de
nombreux kilos, il est possible
qu‟elle doive en obtenir un nouveau
- L'utilisation d'un lubrifiant
spermicide peut entraîner des
irritations
- Certaines personnes sont allergiques
au latex
- Chez certaines femmes, ils peuvent
causer des cystites

Spermicide Insérer le spermicide dans le vagin aussi près du col de - Combinée avec un préservatif - Ne peut être utilisé tout seul AUCUNE
l‟utérus que possible ou un diaphragme, il assure la - Ne protège pas contre les IST INFORMATION
protection contre une grossesse
USAGE UNIQUE

Steril et au Le stériletau cuivre ou DIU est inséré dans l'utérus par - Protège de la grossesse - Ne protège pas contre les IST 0,6
cuivre ou un professionnel de santé, mais ne contient pas immédiatement après sa mise - Les règles peuvent devenir plus
Dispositif d'hormones. Le cuivre agit comme un spermicide et en place abondantes, plus longues et plus
IntraUterin crée un environnement hostile à la survie des - Protège de la grossesse pour douloureuses
(DIU) spermatozoïdes. La durée d‟efficacitéd‟un DIU est de une durée de 5 à 10 ans - Les risques associés à la mise en
5 à 10 ans, selon la mise en place du dispositif - Pas d‟effet à long terme sur la place du dispositif
fertilité - Vérifier régulièrement v que le DIU
- Pas d‟effet sur le plan est toujours en place
hormonal
- Pas de modification du cycle
menstruel
- Pas d'interruption des rapports
sexuels
- La fertilité revient à la normale
immédiatement après arrêt

26
d‟utilisation de DIU
- -
H Pilule - Généralement prise pendant une période de 21 - Peut rendre les règles plus - Contient de l‟œstrogène et du 0,2 ~ 0,6
O contraceptive jours suivie d'une interruption de 7 jours légères, plus brèves et moins progestérone ou progestérone
R ou pilule uniquement
- Empêche l'ovulation douloureuses, peut réguler
M combinée - Ne protège pas contre les IST
O - Rend difficile le déplacement des spermatozoïdes les menstruations
- Obligation et contrainte de
N dans votre glaire cervicale - Peut parfois réduire
l‟utilisateur de se rappeler de
A - Efficace à plus de 99 % dans le cadre d'une l‟apparition des acnés
L prendre la pilule
utilisation correcte - Pas de preuve de gain de
E - Des saignements peuvent arriver
- Usage quotidien (qu‟il y ait rapport sexuel ou non) poids
- Pas d‟effet à long terme sur
la fertilité
Implant (situé Dispositif à implanter sur la face intérieure du bras, - Pas d'interruption des - Contient de la progestérone 0,3
dans le bras) l‟implant est un contraceptif à long terme, d‟une durée rapports sexuels - Ne protège pas contre les IST
d‟efficacité de 3 ans - Protège de la grossesse pour - Peut causer ou aggraver l‟acné
- Le cycle menstruel peut être
- inhibe l‟ovulation une durée de 3 ans
modifié
- la muqueuse du col s‟épaissit et empêche le sperme - Peut réduire les règles - La mise en place de l'implant
de traverser abondantes et douloureuses peut être douloureuse
- la muqueuse utérine (endomètre) s‟affine, rendant - Pas d‟obligation ni de
la nidation impossible contrainte de se souvenir de
les prendre
quotidiennement.
- Pas de preuve de gain de
poids
- Pas d‟effet à long terme sur
la fertilité
Injection sous Injection sous cutanée sur le bras d‟une durée - Utiliser correctement, une - Contient de l‟hormone 0,3
cutanée ou d‟efficacité de 12 semaines ou 3 mois seule dose suffit pour se - Ne protège pas contre les IST
« SayanaPress
- inhibe l‟ovulation protéger d‟une grossesse - Une mauvaise manipulation du
» dispositif pourrait le rendre
- la muqueuse du col s‟épaissit et empêche le sperme pendant 3 mois
inefficace
de traverser - Réduit les risques de cancer
- la muqueuse utérine (endomètre) s‟affine, rendant de l‟utérus
la nidation impossible - Réduit les risques de
grossesses extra-utérines
27
- Pas d‟obligation ni de
contrainte de se souvenir de
les prendre
quotidiennement.
Injection de Injection intramusculaire de progestérone d‟une durée - Pas d‟obligation ni de - Contient de l‟hormone 0,3
progestérone d‟efficacité de 12 semaines ou 3 mois contrainte de se souvenir de - Ne protège pas contre les IST
- inhibe l‟ovulation les prendre - Possible changement de poids
- la muqueuse du col s‟épaissit et empêche le sperme quotidiennement. - Possible modification du cycle
de traverser - Peut réduire les règles menstruel, voire arrêt total des
- la muqueuse utérine (endomètre) s‟affine, rendant abondantes règles
la nidation impossible - Peut réduire la douleur des - Le retour à la normal des règles
règles peut nécessiter un délai après
l‟arrêt des injections
SystemeIntra Le SIU est un stérilet imbibé d‟hormone. Comme le - Protège de la grossesse pour - Contient de l‟hormone 0,14~ 0,33
Uterine ou DIU, il est inséré dans l'utérus par un professionnel une durée de 3 à 5 ans - Ne protège pas contre les IST
SIU - Les risques associés à la mise en
de santé. - Pas d‟effet à long terme sur
- la muqueuse du col s‟épaissit et empêche le sperme la fertilité place du dispositif
de traverser - Pas de preuve de gain de - Vérifier régulièrement v que le
- la muqueuse utérine (endomètre) s‟affine, rendant poids SIU est toujours en place
la nidation impossible - Peut réduire les périodes de
- inhibe l‟ovulation quelques fois menstruation et les rendent
moins douloureuses

28
 CHAPITRE: E C O L O G I E
 SOUS CHAPITRE: B I O D I V E R S I T É
 PRINCIPES DD :
 1. Droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature pour tout le monde.
 2. Solidarité intergénérationnelle.
 17. Interdépendance et indissociabilité de la paix, du développement et de la protection
de l’environnement
 COMPETENCES:
 Technique d‟inventaire et de classification ;
 Démarche scientifique, les facultés d‟observation et de raisonnement logique ;
 sens pratique des résultats d‟expérience ;
 Raisonnement logique.
 ATTITUDES:
 Réaction positive face au traitement des animaux sauvages et leur habitat ;
 Considération de la beauté de la nature ;
 Amour des travaux bien faits;
 Sens de la nuance ;
 Capacité de jugement ;
 Esprit d'analyse et de synthèse ;
 Esprit de discernement ;
 Esprit de recherche, esprit scientifique.
 VALEURS :
 Respect de la vie et de la nature ;
 Sens de la responsabilité et de l‟esthétique.
 l‟effort, la persévérance et le sens du vrai ;
 Sens de la relativité.
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à apprendre, à être, à transformer soi même et à transformer la société

ACTIVITES/ OUTILS/ SUPPORT


CONNAISSANCES
APPROCHES/STRATEGIES PEDAGOGIQUES

1-Définition biodiversité 1. Sortie nature :


Travaux de groupe
Effectuer une visite d‟un ou de deux Tableau 5 : démarche expérimentale
milieux naturels locaux :

2. Notion d'écosystème: Consigne : Adopter une démarche


Définitions : écosystème, expérimentale (OHERIC) (Tableau 5)
biotope, biocénose, habitat et
niche écologique  Préparer une grille d‟observation sur Tableau 6: Mode de classification
terrain
 Donner la classification des êtres
vivants inventoriés.

2. Observation suivie de questions Photos 1 : Type des écosystèmes


 Montrer aux élèves les différents types
d‟écosystème à partir des photos 1 et
29
G tirer des conclusions.
o  Etablir une synthèse sur l‟organisation
d‟un écosystème à partir de
û l‟organigramme de la figure 14
t
3-Réseaux trophiques
a-Notion de chaîne Plénière: Questions - Réponses Figure 14 : Pyramide écologique
alimentaire
d : transfert de  Demander aux élèves de donner des
matières et transfert d'énergie exemples de relation trophique entre Figure 15 : Cycle biogéochimique

b- Cycle biogéochimique êtres vivants consommateur et
c- Pyramide écologique
 consommés
  A partir d‟un inventaire sommaire des
êtres vivants classés en producteurs et
 en consommateurs, demander à
e quelques élèves de schématiser la
chaîne alimentaire y afférente et par la
suite expliquer les conséquences
éventuelles du manque d‟un
élément de cette chaîne.
 Dessiner ensemble un exemple d‟une
4. Espèces endémiques de chaine alimentaire.
Madagascar
4.1. Définitions
4.2. Répartition locale et/ou
régionale

CONNAISSANCE A TRANSMETTRE

1. Définitions biodiversité
C‟est ensemble des êtres vivants, micro-organismes, plantes, champignons ou animaux. Ce sont
aussi les interactions qui les relient entre eux et avec le milieu où ils vivent. Un biotope et une
biocénose constituent un écosystème.

2. Notion d’écosystème
Définitions :
a) Ecosystème : C‟est l'ensemble formé par une association ou communauté d'êtres vivants
(ou biocénose), et son environnement géologique, pédologie et atmosphérique (le biotope).
Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d'interdépendances
permettant le maintien et le développement de la vie.
b) Biocénose : C‟est l‟ensemble d'êtres vivants de toutes espèces, végétales et animales,
coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre les conditions extérieures
nécessaires à leur vie.

30
c) Biotope : C‟est l‟ensemble d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique déterminé
et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifique (la biocénose).
d) Habitat : C‟est l‟ensemble défini par une biocénose et par une structure physique (le
milieu) qui l‟héberge.
e) Niche écologique : C‟est un milieu occupé par une espèce, du point de vue de ses relations
avec les autres espèces et de son mode d‟alimentation.

3. Réseaux trophiques
a-Notion de chaîne alimentaire : transfert de matières et transfert d'énergie
Exemple : Chaîne alimentaire et réseau trophique dans un écosystème :
Pour se nourrir, les plantes et les animaux dépendent entièrement les uns des autres. D‟une part,
c‟est le soleil qui envoie l‟énergie nécessaire à la vie. Cette énergie est ensuite captée par
l‟organisme végétal (producteur primaire) qui sert de repas aux animaux herbivores
(consommateur I) qui lui-même nourrit les carnivores (consommateur II) qui vont ensuite servir
de repas aux gros prédateurs (consommateur III). D‟autre part, les déchets, les débris végétaux et
cadavre d‟animaux sont décomposés par les micro-organismes (décomposeur) dans le sol en
matière minérale. C‟est comme une chaîne, appelée la chaîne alimentaire.

31
INDIVIDU : être POPULATION : ensemble d'êtres
biologique ou vivants appartenant à la même
humain qui forme espèce, vivant dans le même milieu
une unité distincte. et au même moment.

COMMUNAUTE : Ensemble de
populations vivant dans le même milieu et
au même moment.

BIOCENOSE (en zoologie)


ASSOCIATION (en botanique)
Ensemble de communautés dont la composition floristique et faunistique
est relativement stable et dont la physionomie est plutôt uniforme.

ECOSYSTEME
Unité écologique fonctionnelle (biocénose) et le milieu que cette communauté occupe
(biotope). La biocénose et le biotope constituent deux éléments indissociables qui réagissent
l'un sur l'autre pour former un système plus ou moins stable.

BIOSPHERE : Zone de faible épaisseur qui entoure le globe, et où la vie est apparue, s'est
diversifiée et se maintient. L'état actuel de la biosphère est en grande partie le résultat de
l'action des êtres vivants. La biosphère est un milieu fragile.
Ensemble des écosystèmes ou couche idéale que forme autour de l‟écorce terrestre
l‟ensemble des êtres vivants.

32
D
E
C
O
M
P
O
S
E
U
R
S

Figure 14 : Pyramide écologique Figure 15 : Cycle biogéochimique

Tableau 5 : La démarche expérimentale (OHERIC) Tableau 6 : Mode de classification des êtres vivants :
- Observation - Règne animal ou végétal
- Hypothèse - Embranchement
- Expérimentation - Classe
- Résultat - Ordre
- Interprétation - Famille
- Conclusion - Genre
- Espèce
- Variété

33
Photos 1 : Type des écosystèmes

Forêt dense dans le pays tropical humide Plante adaptée à la sécheresse (Fantsiolitra) Zone aride

Forêt tropicale humide


Forêt continentale Prairie

34
Forêt secondaire (savoka) Forêt humide Savane

Steppe
Mangrove (marais basse) Mangrove (marais haute)

35
 CHAPITRE: E C O L O G I E
 SOUS CHAPITRE: FACTEURS ECOLOGIQUES
 PRINCIPES :
 Principe de précaution pour protéger l‟environnement et prévenir sa dégradation
 Le pollueur doit, en principe, supporter le coût de la pollution.

 COMPETENCES:
 Communiquer sur les capacités d‟adaptation au changement climatique ;
 Réaliser une pépinière et reboisement appropriés suivant le milieu (atténuation et adaptation) ;
 Réaliser l‟analyse du sol, de la pluviométrie avant de décider quoi et quand cultiver (adaptation).
 ATTITUDES:
 Etre sensible aux dégradations des facteurs écologiques ;
 Avoir le sens de responsabilité et le sens de partage des bonnes pratiques ;
 Eco geste.
 VALEUR:
Respect de soi, respect des autres et respect de l‟environnement.
 TYPES D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à être, à transformer soi même et à transformer la société

ACTIVITES/ OUTILS/ SUPPORT


CONNAISSANCES
APPROCHES/STRATEGIES PEDAGOGIQUES

1. Facteurs écologiques
Définition :
1.1 Facteurs abiotiques 1. Observation et question –réponse
Document 1 : Facteurs
 Les facteurs climatiques  Demander aux élèves d‟analyser le climatiques
document 1 et d‟en tirer les facteurs
climatiques. Cartes, images, photos,
a. Les paramètres Climatiques les nécessaires pour projection
 Etablir les relations entre les facteurs
b. Perturbations de l‟écosystème des films documentaires.
climatiques, perturbation de l‟écosystème et
liées au changement climatique
c. Conséquences des perturbations le changement climatique.
d. Mesures à prendre  Faire le constat du réchauffement de la terre
- Résilience et ses conséquences à travers l‟analyse des Documents 2 : Le
- Mesures d‟adaptation documents 2. réchauffement de la terre
- Mesures d‟atténuation  Faire observer les aléas du changement
Photos 2, 3 et 5
climatique à partir des photos 2 et 3.
 Démontrer aux élèves les impacts du
changement climatique à la diversité Document 3 : Rapport de visite
biologique à partir des photos 2, 3 et photo de reconnaissance /guide
5. d‟observation établi au
2. Sortie nature : préalable.
Photo 4 : exemple des
 Les facteurs édaphiques :  Préparation d‟une sortie nature : matériels utilisés pendant
- structure et texture du sol reconnaissance du milieu, préparation des l‟inventaire floristique :
- porosité boussole, thermomètres,
matériels, briefing et formation de groupe
- perméabilité pluviomètre, éprouvette, papier
de pairs
36
- pH  Sur le terrain : chaque groupe doit : pH, pipette, entonnoir, mètre
déterminer le type de milieu étudié, mesurer ruban, Marteau des géologues.
les facteurs climatiques et édaphiques ; faire
les inventaires des êtres vivants rencontrés.
 Demander aux élèves d‟identifier le type du
sol, de la pluviométrie. Document 3 : Canevas de
 Chaque groupe va rédiger le rapport de sortie écologique sur terrain
sortie (voir exemple document 3), préparer
et faire un exposé sur les différents facteurs
étudiés.

3 .Sortie nature :
 Demander aux élèves d‟identifier le type du
sol, de la pluviométrie avant de décider
quoi et quand cultiver (adaptation).
1.2 Facteurs biotiques
4. Brainstorming Tableau 7 : Types d‟interaction
Relations entre les êtres vivants :
 Demander aux élèves de citer les facteurs
-réactions hétérotypiques :
interspécifique biotiques et leurs conséquences sur la
-réactions homotypiques : nature.
intraspécifique  Donner les relations entre les facteurs
biotiques, perturbation de l‟écosystème et le
changement climatique.
 Discuter et faire une synthèse à partir du
tableau 7.
 Formuler une conclusion.

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE :

1. Facteurs écologiques
Définition : c‟est l‟ensemble des facteurs abiotiques et biotiques qui conditionnent le fonctionnement
d‟un écosystème.

1.1 Facteurs abiotiques


 Les facteurs climatiques
 Les paramètres Climatiques: la température, la précipitation, le vent, l‟humidité
 Perturbations de l‟écosystème liées au changement climatique : activités humaines, effet
de serre et le réchauffement de la terre et ses conséquences
 Conséquences des perturbations : intensification des cataclysmes naturels (sécheresse,
inondation, canicules, pluie acide, maladies …), apparition des nouvelles espèces dans un
milieu donné, disparition d‟espèces (voir photo 16 et 17).90% des habitats naturelles ont
disparu à cause de : la déforestation (tavy, production de charbon de bois, feux de brousse,
exploitation forestière la construction des routes, exploitation minières et envahissement
des espèces.
 Mesures à prendre :
- Résilience
37
- Mesures d’adaptation : cultures résistantes et adaptées aux climats, culture alternée ;
adaptation du calendrier cultural ; compostage ;
- Mesures d’atténuation : Boisement et reboisement, restauration de forêts, lutte contre les
feux de brousse ; utilisation des énergies renouvelables (hydrauliques, solaires, éoliennes),
Eco-geste, réduction d‟émission de gaz à effet de serre, gestion rationnelle de ressource,
Collecte et gestion des déchets : compostage, recyclage, …

 Les facteurs édaphiques :


C‟est un élément permanent du sol, caractérisé par sa texture (granulométrie), par sa structure
(agencement déterminant la compacité), par sa porosité, par sa perméabilité et son PH.
Certaines de ses propriétés sont constantes tout au long de l'année : présence de sable ou de rochers,
plages argileuses ; d'autres sont soumises à des variations saisonnières, en particulier celles qui sont
liées à la dynamique du facteur hydrique : hygrotrophie instantanée, taille des fentes sur sols
argileux.

Les facteurs édaphiques sont les facteurs liés aux caractéristiques géologiques et physico-
chimiques du substrat dans un milieu terrestre et aux propriétés physico-chimiques de l'eau dans un
milieu aquatique.

En pédologie, un horizon qualifie une couche de sol qui se distingue des autres par ses
caractéristiques physicochimiques et biologiques. L'horizon pédologique, ou horizon d'un sol, est
une couche de sol homogène et sensiblement parallèle à la surface, constitué de plusieurs strates (ou
couches) de natures et épaisseurs différentes.

Schéma des strates d'un horizon pédologique:

Les principaux horizons sont l'horizon de surface (terre), le sous-sol et le substratum. Certains sols
ont un horizon organique, l'humus, à la surface. Le substrat dur, qui n'est pas le sol, est une strate de
roche-mère.
 Structure et texture du sol
 porosité
 perméabilité
 pH

1.2. Facteurs biotiques


Définition : C'est l'ensemble des actions que les organismes exercent directement les uns sur les
autres.
38
Il existe deux types de coaction ou interaction : Interspécifique (réactions hétérotypiques : espèces
différentes) et intraspécifique (réactions homotypiques même espèces).

Tableau 7 : Types d‟interaction

Interspécifique  Compétition: espèce A et B sont mutuellement affectés dans leur développement ; les
caractères les plus importants dans cette compétition semblent être: la vitesse de croissance,
la durée de vie, la fertilité, la capacité de régénération, l'aptitude à la reproduction asexuée,
le mode d'occupation de l'espace, la périodicité saisonnière.
 Exploitation: espèce A est parasite ou prédateur de espèce B; le développement de B
est réduit ou impossible. c'est l'action prédatrice de l'Homme qui représente la menace la
plus grave puisqu'il peut réduire l'aire de distribution de certaines espèces ou même les
menacer d'extinction par prélèvement direct, par le rejet de déchets, la pollution des eaux et
des rivages, l'introduction de nouvelles espèces (Ex: Procambarus sp (fozaorana ),
Ophiocephalus striatus (fibata), Acridotheres sp ( marotaina ) , Lantana camara (radriaka ),
les aménagements littoraux destructeurs.
 Coopération: espèce A et espèce B trouvent avantages de leur rapprochement. Elle
permet de mieux affronter la compétition entre les espèces ou la lutte pour l'occupation de
l'espace.
 Commensalisme: association facultative entre deux espèces A et B à bénéfice
réciproque. C'est le cas d‟une espèce (exemple : algues épiphytes) qui s'installent sur un
support vivant, présence qui ne semble pas résulter du hasard mais d'un choix puisque ce
sont souvent les mêmes espèces qu'on trouve sur les mêmes hôtes. Ex: Rhodymenia
palmataest souvent, épiphyte sur Laminaria hyperborea ou Himanthalia elongata.
 Mutualisme et symbiose: association obligatoire et bénéficiaire pour l‟espèce A et
l‟espèce B. Ce type d'interaction intéresse certaines algues vertes microscopiques et des
mycéliums de champignons (lichens ) ou des Cnidaires qui les abritent dans leurs tissus.
Intraspécifique  Coopération : organisation collective au sein d'une espèce (Ex : termitière,…).
 Compétition : entre individus appartenant à la même espèce, elle peut se manifester pour
les ressources alimentaires ou pour le territoire.
 Trophallaxie : un échange de nourriture de bouche à bouche entre les individus d'une
société d'insectes (fourmis, termites, abeilles).
 Reproduction : ensemble des processus par lesquels une espèce se perpétue, en suscitant
la naissance de nouveaux organismes.

Conséquences du changement des facteurs environnementaux :


- Apparition des nouvelles espèces dans un milieu donné ;
- Extinction des espèces ;
- Envahissement de certains animaux (Photos 5) ou plantes nuisibles.

39
Document 1 : Les facteurs climatiques

Quelques notions à retenir :

TEMPS :
Etat passager ou variation quotidienne des paramètres climatiques qui caractérise l‟atmosphère en un
point de la surface de la terre (ex: temps nuageux, …)
CLIMAT :
Etat moyen = ensemble des valeurs moyennes des paramètres climatiques qui caractérise l‟état de
l‟atmosphère d‟une région (ex: climat aride, climat tropical humide, …)
VARIABILITE CLIMATIQUE :
Variations à court terme du climat (saisonnière, annuelle, interannuelle, ou plusieurs années)
CHANGEMENT CLIMATIQUE :
Variations significatives à long terme du climat (sur des décennies ou des siècles) avec tendance.
Depuis 10 000 ans, on a enregistré une augmentation de la température de la terre de 5°[Link] volcanisme,
mouvement des plaques, les mouvements des astres (rotation de la Terre autour du soleil…) sont les causes
naturelles de l‟effet de serre.

Cette même variation de +5°C sera atteinte en seulement 100 ans, si nos activités quotidiennes émettant des
gaz à effet de serre (GES) continuent leur rythme. Cela va engendrer un effet de serre additionnel car les
GES sont les principales causes du réchauffement de la Terre.

40
Document 2 : Le réchauffement de la terre

Effet de serre additionnel (GES) :

- 76% CO2
-16% CH4
- 2% Gaz fluorés : HFC, CFC (Système de climatisation auto
et habitat et de réfrigération, …) ;
-6% N2O ou Protoxyde d’Azote
(Incinération des déchets/biomasse, utilisation engrais azotés, et
pratiques agricoles)

41
76% des causes du réchauffement de la terre sont dues au
CO2 produit principalement par le transport et les industries, …
Normalement la forêt absorbe les CO2 de l‟air pour la
photosynthèse. La déforestation (tavy, production de charbon de
bois, feux de brousse, exploitation forestière …) réduit
considérablement l‟absorption du CO2 d‟où l‟accumulation de ce
gaz dans l‟atmosphère.

Mesures d’atténuations :
- Boisement et reboisement, restauration de forêts
- Lutte contre les feux de brousse ou de forêt
- Utilisation des énergies renouvelables : hydrauliques, solaires,
éoliennes, …
- Renforcement de la gestion des Aires Protégées
- Utilisation des biocarburants (éthanol, biodiesel, …)
- Collecte et gestion des déchets : compostage, recyclage,

42
Photos 2 : Aléas du changement climatique : la sècheresse

Surface déboisé, assèchement Tarissement d’un fleuve


rapide du sol, impropre à (Sud de Madagasikara)
l’agriculture

Photos 3 : Manifestation du changement climatique : les inondations

Débordement du lit d’une rivière Inondation à Soavina (Antananarivo


Inondation à Tuléar
(inondation à Antsohihy, Indlala 2007) Atsimondrano)
43
Photos 4 : Les instruments de mesure météorologique

Thermomètre
Anémomètre d’une Baromètre
station météo Pluviomètre Anémomètre portatif

Photo 5 : Invasion acridienne (Locustasp : valala)

Invasion acridienne au moyen


ouest de Madagasikara

44
Document 3 : CANEVAS DE RAPPORT DE SORTIE ECOLOGIQUE SUR TERRAIN

SITE :
DATE :
ETABLISSEMENT :
CLASSE :
NOM et GROUPE :
CLIMAT température vent précipitation temps :
moyenne : direction : moyenne : beau, nuageux, orageux etc
actuelle : vitesse : saison de pluie :
LE MILIEU VEGETATION ANIMAUX
Propriét
Espèce Espèce
é Régime
Relief Sol chimiqu nom Type Fréquence nom
alimentaire
vernaculaire vernaculaire
e du sol
Latériti-que
Calcaire
Volca-nique
Limo-neux
Argileux
Hydro-
morphe
Ferrugi-neux
(magmatique,
métamorphique,
sédimentaire)

NB : Propriété chimique du sol : acide, neutre, basique (diluer un échantillon du sol dans de l‟eau,
puis plonger le papier pH, observer le changement de couleur)
-Temps : état passager ou variation quotidienne des paramètres climatiques qui caractérise
l‟atmosphère en un point de la surface de la terre (ex: temps nuageux, …)

 CHAPITRE : GEOLOGIE APPLIQUEE


 SOUS – CHAPITRE : MINERALOGIE
 PRINCIPES :
Solidarité intergénérationnelle
Principe de précaution pour protéger l‟environnement et prévenir sa dégradation
 COMPETENCES :
 Différencier un cristal d‟un minéral amorphe ;
 Découvrir expérimentalement les différentes propriétés d'un minéral ;
 Situer les gisements des principaux minéraux sur une carte de Madagasikara ;
 Acquérir des notions sur les techniques d‟exploitation et de transformation.

 ATTITUDES :
 Curiosité, Passion, Intéressement, goût du beau
 VALEURS :
 Responsabilité,
45
 Respect de l‟environnement ;
 TYPE D’APPRENTISSAGE
Apprendre à apprendre, à savoir, à transformer soi-même et transformer la société

CONNAISSANCES APPROCHES/STRATEGIES OUTILS/


SUPPORTS

1. Propriétés des minéraux : - Observer des échantillons ou des photos


Couleur, éclat, trait, dureté, densité, des minéraux. Photo 6 : Exemple des
forme cristalline, clivage, effervescence, - Confectionner des échantillons de minéraux
propriétés optiques minéraux chez un lapidaire (si possible)
- Déterminer les propriétés des minéraux

2. Etude de quelques minéraux:


- Carte de M/car avec les minéraux
typiques
- Notion de Techniques d'exploitation et
de transformation
- Extraction artisanale
- Extraction industrielle
- Transformation et valorisation

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE:

1. QUELQUES PROPRIETES DES MINERAUX

Les minéraux possèdent des propriétés physiques qui permettent de les distinguer entre eux et qui
deviennent des critères d'identification. Plusieurs de ces propriétés peuvent être observées sans l'aide
d'instruments et sont d'une grande utilité pratique.
Couleur : Il y a une grande variété de couleurs chez les minéraux. Des spécimens de couleurs
différentes peuvent représenter le même minéral, exemple le quartz qui présente plusieurs
variétés selon la couleur qui va de l'incolore limpide (cristal de roche), au blanc laiteux, au
violet (améthyste), au rouge (jaspe), au noir enfumé, au bleu, etc., alors que des spécimens qui
ont tous la même couleur peuvent représenter des minéraux tout à fait différents. Il faut noter
que la couleur doit être observée sur une cassure fraîche, car l'altération superficielle peut
modifier la couleur, particulièrement chez les minéraux à éclat métallique.
Éclat : C'est l'aspect qu'offre leur surface lorsqu'elle réfléchit la lumière. On distingue deux
grandes catégories: l'éclat métallique, brillant comme celui des métaux, et l'éclat non
métallique exemples : vitreux (comme le verre), gras (comme si la surface était enduite
d'huile ou de graisse), adamantin (comme le diamant), résineux (comme la résine), soyeux
(comme la soie), etc.
Trait : Une propriété qui a trait à la couleur, mais qui est un peu plus fiable et dont le test est
facile à réaliser. Il s'agit en fait de la couleur de la poudre des minéraux. Cette propriété se
détermine sur la trace laissée par le minéral lorsqu'on frotte ce dernier sur une plaque de
porcelaine non émaillée. Par exemple, l'hématite, un minéral dont on extrait le fer, possède
une couleur noire en cassure fraîche mais un trait brun rougeâtre sur la plaque de porcelaine.
La pyrite, de couleur jaune or, laisse un trait noir.

46
Dureté : La dureté d'un minéral correspond à sa résistance à se laisser rayer. Un minéral très
dur raie l‟acier, un minéral dur raie le verre, un minéral tendre est rayé par l‟ongle. Les
minéralogistes ont une échelle relative de dureté qui utilise dix minéraux communs, classés
du plus tendre au plus dur, de 1 à 10. Cette échelle a été construite par le minéralogiste
autrichien Friedrich Mohs et se nomme par conséquent l'échelle de Mohs.

DURETE MINERAL RESISTANCE A L‟ABRASION


1 TALC Tendres : rayés par l‟ongle
2 GYPSE
3 CALCITE
4 FLUORINE Assez durs, rayés par le verre
5 APATITE
6 ORTHOSE Durs, rayés par l‟acier
7 QUARTZ
8 TOPAZE
9 CORINDON Très durs, raient l‟acier
10 DIAMANT

Densité : C‟est une constante physique qui caractérise un minéral donné. Beaucoup de
minéraux ont une densité qui se situe autour de 2,7 gr/cm3, soit 2,7 fois plus lourd qu'un
volume égal d'eau.
Forme cristalline : Chaque minéral cristallise dans un système donné appelé système
cristallin. Un minéral donné reproduira toujours les mêmes formes régies par ce système. Par
exemple la calcite cristallise dans le système rhomboédrique, un système où les trois axes sont
de longueur égale et où les angles entre les axes sont identiques, mais différents de 90°. Le
quartz commun cristallise dans le système hexagonal; on aura des cristaux à six côtés, et, dans
les formes pyramidales, on aura une pyramide à six faces à chaque extrémité.
Clivage : C‟est une propriété par laquelle un minéral se brise suivant un plan privilégié qui
correspond à un de plan de faiblesse dans la structure cristalline ou plan de clivage, il ne se
brisera jamais selon ses faces cristallines. Par exemple, la calcite possède un clivage
rhomboédrique, avec des plans à 75° et 105°. Par contre, si on brise un cristal de quartz qui
est un minéral sans clivage, on obtient des fragments avec des cassures très irrégulières
(comme si on brisait un tesson de bouteille). Les micas se débitent en feuilles grâce à leur
clivage selon un plan unique.
Effervescence : Les minéraux carbonatés sont décomposés chimiquement par les acides
(acides chlorhydrique, acétique); cette réaction chimique dégage des bulles de gaz
carbonique, un phénomène qu'on qualifie d'effervescence. Selon les minéraux carbonatés,
cette effervescence se produit, sur la masse minérale même ou sur la poussière, à froid ou à
chaud.
Propriétés optiques : Les propriétés optiques constituent un élément diagnostique
fondamental dans l'identification d'un minéral. Mais la détermination de ces propriétés relève
plutôt du spécialiste.
En géologie, les moyens techniques permettent d'amincir des tranches de minéraux collées sur des
lamelles de verre si minces (30 micromètres) qu'elles deviennent tout à fait transparentes. On peut
alors étudier ces minéraux au microscope, comme font les biologistes avec des tissus ou des
microorganismes. Chaque groupe de minéraux possède ses propriétés optiques, c'est à dire qu'ils
47
transmettent différemment la lumière et qu'ils produisent des couleurs caractéristiques lorsqu'ils sont
observés en lumière polarisée, ce qui, en bout de ligne, permet de les identifier.

48
Photo 6 : Exemple des minéraux

49
MACLE DE FELDSPATH CITRINE CRYSOLYTH

AMETHYSTE QUATRZ BLEU QUARTZ QUARTZ

SAPHIR EMERAUDE MINE DE SAPHIR D‟ILAKAKA

50
 CHAPITRE : GEOLOGIE APPLIQUEE
 SOUS – CHAPITRE : UTILISATION ET EXPLOITATION DES ROCHES
 PRINCIPES :
Solidarité intergénérationnelle
Assurer la pérennité du patrimoine naturel de la Terre Pour les hommes

 ATTITUDE :
Etre sensible à l‟exploitation des ressources locales pour le développement socio-
économique.
 VALEURS :
 Créativité, Patriotisme ;
 Respect de l‟environnement ;
 Estime de soi.
 TYPE D’APPRENTISSAGE :
Apprendre à savoir

CONNAISSANCES APPROCHES/STRATEGIES OUTILS/


SUPPORTS
1- Rappel synthétique sur les différents Rappel sous forme de questions orales
types de roches sur les différents types de roches

2- Utilisations des Roches sédimentaires: Organiser des visites d‟unités de


2-1. Argile: production artisanales, d‟usines
2-2. Calcaires (briqueterie, poterie, carrière
d‟exploitation de roches)
-Confectionner des échantillons de
roches

3 -Roches métamorphiques et magmatiques Donner les principes de fabrication de Photo 7 : Utilisation


en tant que matériaux de construction et chaux, d‟exploitation de roches des roches sans
d'ornementation transformation
Présentation des rapports sous forme Photo 8 : Utilisation
- Utilisation sans transformation d‟exposés des roches avec
- Utilisation avec transformation transformation
Quelques exemples : schistes, marbre,
migmatite, quartzite, gneiss, granite,
basalte, pegmatite, pierre ponce….

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE
1- Rappel synthétique sur les différents types de roches
Notion sur la formation des roches :
Une roche : assemblage des minéraux.

Les 3 classes de roches :


o Les roches sédimentaires
o Les roches magmatiques
o Les roches métamorphiques

 Formation des roches sédimentaires :


1- Définitions :
a) Roches sédimentaires : roches résultant de la transformation des sédiments par le phénomène de
diagenèse.

51
b) Sédiments : produits d‟altération et de désagrégation des roches ou débris d‟organisme transportés
par un agent dans une zone de dépôt ou de sédimentation.
c) Diagenèse : ensemble des phénomènes (déshydratation, compaction, cimentation et
minéralisation) qui transforment les sédiments meubles en roches sédimentaires compactes.
Remarque : Les roches sédimentaires sont d‟origine externe. Ce sont des roches exogènes.

2- Les étapes de formations des roches sédimentaires :


1erétape : Formation des sédiments
2èmeétape : Transport et dépôt des sédiments
3ème étape : La diagenèse

3- Exemples des roches sédimentaires selon leur origine :

ORIGINE EXEMPLES
Détritique Grès, sable, argile
Biologique Houille, pétrole, calcaire
Chimique Sel gemme, gypse

 Formation des roches magmatiques :


1- Définition :
a- Roche magmatique :
Roche provenant du refroidissement et de la solidification du magma
b- Magma : substance en fusion se trouvant en profondeur.
2- Les différents types de magma :
- Magma cristal ou magma granitique (croûte continentale granitique) ou magma acide
- Magma mantellique ou magma basaltique (manteau) ou magma basique
3- Les différents types de roches magmatiques suivant le mode de gisement, le magma
et le lieu de formation.

Mode gisement Magma granitique Magma basaltique Lieu de formation


(basique)
Coulées volcaniques Rhyolite Basalte En surface
Filon Microgranite Microgablero En semi- profondeur
Laccolite ou batholite Granite Gablero En profondeur

 La formation des roches métamorphiques :


1- Définition : C‟est l‟ensemble des transformations des roches persistantes en d‟autres
roches dites « métamorphiques », sous l‟action de la température et de la pression.
2- Les conditions du métamorphisme :
- Température élevé (400°C à 700°C)
- Forte pression
3- Les différents types de métamorphisme : En général, il y a deux types de
métamorphisme :
- Le métamorphisme de contact
- Le métamorphisme général au régional
3. a Le métamorphisme de contact : C‟est le métamorphisme causé par une
température très élevée au contact des roches en fusion, pénétrant dans l‟écorce
terrestre (schéma voir polycopie).

52
3 .b Le métamorphisme général ou régional : C‟est le métamorphisme causé par
l‟action combiné d‟une température et d‟une pression élevé sur les sédimentas dans un
grand bassin sous marins « GEOSYNCLINAL ».

2- Utilisations des Roches sédimentaires:


2-1. Argile:
- Fabrication de briques et tuiles
- Poterie et céramique
-Autres utilisations (esthétique, soins,….)
2-2. Calcaires: Fabrication de chaux par calcination
La fabrication des chaux varie suivant leurs catégories :
- La chaux grasse : elle est obtenue par cuisson des calcaires purs puis on la fait
foisonner avec l‟eau pour donner de la chaux éteinte.
- La chaux hydraulique: elle provienne de la cuisson de calcaires contenant une quantité
importante de silicate d‟alumine. On obtient alors de la fleur de chaux après concassage,
cuisson et extinction par aspersion. A la sortie des fours, le broyage du produit suivi par
le blutage à travers un tamis de 0.4 mm de maille,

3 -Roches métamorphiques et magmatiques en tant que matériaux de construction et


d'ornementation
Les roches peuvent être utilisées directement telles quelles, ou doivent subir des
transformations pour être utilisées. Elles peuvent contenir des minerais, sources de métaux divers.

Utilisation sans transformation


Les roches dures (granite, rhyolite…) concassées en morceaux plus ou moins gros peuvent être
utilisées comme graviers, enrochement, empierrement, granulats de béton.
 Le granite de part sa résistance est aussi utilisée pour fabriquer les pavés, bordures de trottoir,
pierre tombale, jetées,…
 Le coticule : Sorte de schiste cristallin (roche métamorphique) à grain très fin, composé en
grande partie de minuscules grenats spessartite. Autrefois, on en faisait des pierres à affuter
les rasoirs. Actuellement, cette pierre est réservée à l'affutage des outils de précisions
(chirurgie, coutellerie...). Son pouvoir abrasif est en effet supérieur aux matériaux artificiels et
permet d'aiguiser même les aciers les plus durs.
 La diatomite : roche de couleur claire, presque formée uniquement par l'accumulation (marine
ou continentale) de restes siliceux de diatomées (algues unicellulaires). Cette roche friable est
utilisée comme abrasif, absorbant (dans la dynamite), comme filtre (dans la préparation du vin
ou de certaines bières par exemple) et même en tant qu'insecticide non toxique.
 La ponce : cette roche volcanique poreuse et légère est utilisée pour ses propriétés abrasives
(usure des jeans, pierre ponce pour les callosités des pieds ou des mains, ponçage du bois...).
Sa porosité en fait un élément intéressant pour la culture des bonsaïs. Elle a aussi quelques
fonctions en chimie (absorbeur d'eau, régulateur d'ébullition, filtration). Enfin, elle participe à
l'élaboration de béton alvéolé pour la construction dans laquelle elle peut aussi servir d'isolant.
 La pouzzolane : cette roche alvéolaire d'origine volcanique est utilisée en jardinerie, soit
comme roche décorative, soit comme substrat de culture mélangé à d'autres ingrédients. Elle
est aussi à la base de la fabrication de certains ciments et permet de fabriquer des parpaings.
Sa légèreté et sa porosité en font un remblai intéressant qui permet un bon drainage du sol..
Elle est utilisée également pour les filtres (fosses sceptiques, bassins...)
 L‟anthracite, la houille (appelé communément charbon), la lignite….sont utilisés comme
combustible de chauffage (domestique et industriel). Les schistes bitumeux après
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pyrogénation fournissent du bitume, de l‟essence, de gas-oil, le calcaire bitumeux fournit le
bitume.

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Fabrication de maison avec du granite Fabrication de muret avec de la rhyolite Enrochement servant à stabiliser un talus

Pouzzolane Houille Calcaire bitumeux

Photo 7 : Utilisation des roches sans transformation

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Utilisation avec transformation
Le silex et l‟obsidienne taillés ou polis ont été utilisés dès la Préhistoire pour la fabrication des
pointes des flèches, racloirs, perçoirs, haches, etc.
Le Gypse après broyage et cuisson donne du plâtre.
La Sylvinite est un mélange de chlorure de potassium (sylvine) et de chlorure de sodium
(halite), avec des résidus insolubles de schiste et d‟argile…La Sylvinite permet la préparation
d‟engrais potassique utilisé dans l‟agriculture.
Le ciment est préparé à partir d‟argile et de calcaire, par broyage et cuisson. La composition de
base des ciments actuels est un mélange de silicates et d‟aluminates de calcium résultant de la
combinaison de la chaux (CaO) avec de la silice (SiO2), de l‟alumine (Al2O3), et de l‟oxyde de
fer (Fe2O3). La chaux nécessaire est apportée par des roches calcaires, l‟alumine, la silice et
l‟oxyde de fer par des argiles.
 La chaux est obtenue à partir de calcaires (par calcination du calcaire aux environs de 900 °C).
Le verre provient de sables de silice (et d‟adjuvants divers).
Le béton se prépare à partir de sables, de graviers et de ciment.
 La vermiculite : silicate d'alumine et de magnésie. C'est une famille de matériaux qui fait partie
des phyllosilicates, plus précisément des smectites (ou montmorillonites). La vermiculite
expansée est d'origine naturelle, mais elle est produite par chauffage à des températures telles
que le matériau ne fond pas mais se dilate. La vermiculite est une sorte de "mica" expansé qui
se décompose facilement en feuillets. Plusieurs utilisations sont possibles dont :
- Substrat pour les terres de culture
- Matériau d'emballage
- Isolant de faible densité
Le calcaire lithographique est un calcaire à grain extrêmement fin ayant une apparence
homogène et une cassure lisse. Ces caractéristiques lui ont permis d'être utilisé pour la
lithographie. La lithographie est une technique d'impression à plat qui permet de créer ou de
reproduire en série des textes ou des dessins. Le dessin original s'effectue avec des crayons et
encres lithographiques sur la pierre calcaire. Lorsque le dessin est exécuté, on humidifie la
pierre puis on dépose une encre grasse à l'aide d'un rouleau. Celle-ci reste seulement au niveau
du dessin. Elle est repoussée partout ailleurs (incompatibilité entre l'eau et le gras). Il reste
ensuite à poser le papier et mettre sous la presse.

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Obsidienne noire Silex Gypse saccharoïde

Sylvinite Argile verte Poterie


Photo 8 : Utilisation des roches avec transformation

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 CHAPITRE : GEOLOGIE APPLIQUEE
 SOUS-CHAPITRE : METALLOGENIE DE MADAGASIKARA
 COMPETENCES :
 Explorer et Valoriser les ressources;
 Exploiter rationnellement les minerais.
 ATTITUDE:
Concient de l‟importance de ressources minières locales
 VALEURS :
 Responsabilité et estime de soi ;
 Créativité ;
 Patriotisme ;
 Respect de l‟environnement.
 TYPE D‟APPRENTISSAGE
Apprendre à apprendre, apprendre savoir

CONNAISSANCE APPROCHES/STRATEGIES OUTILS/


SUPPORTS
 Visite d‟entreprises et/ou
1. Définition d’une industries minières
métallogénie
 Se procurer d‟une carte minière de Photo 8 : Métallogénie de
2. Etude des minerais Madagasikara Madagascar

3. Types de gisement

CONNAISSANCES A TRANSMETTRE

1. Définition :
- Une métallogénie ‟est une étude des mécanismes des formations de gisement métallifère
- Un minerai est un "Composé métallique tel qu'on le retire de la mine"
- Mine est l‟endroit d'où l'on extrait les minerais

2. Etude des minerais


Le fer, le cuivre, le plomb, le zinc, l‟aluminium, l'étain, le nickel… ne se rencontrent pas dans le
sous-sol sous forme de métal mais sous forme de composés (sulfures, oxydes, carbonates…) mêlés à
des roches, dans des nodules polymétalliques ou contenus dans des filons. Si l‟opération s‟avère
rentable, ces composés, ou minerais, sont extraits dans des mines (souterraines ou à ciel-ouvert) et
subissent des traitements industriels divers afin d‟en obtenir le métal.
La bauxite permet d‟obtenir l‟aluminium, la galène donne du plomb, la Goethite, l‟Hématite, la
Sidérite et la Magnétite donnent du Fer, la Sphalérite donne du Zinc, la Garniérite donne du Nickel,
la Cassitérite donne l‟Etain ; la Wolframite donne du Tungstène.

3. Types de gisement
- extraction et traitement
- utilisation et exploitation
- carte de répartition des métallogénies à Madagasikara

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Bauxite Galène Hématite : minerai de fer Sidérite : minerai de fer

Sphalérite : minerai de zinc Stibine mine : minerai Cassitérite : minerai d’étain Wolframite : minerai de tungstène
d’antimoine

Photo 8 : Métallogénie de Madagascar

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REPARTITION ANNUELLE A TITRE INDICATIF
CYTOLOGIE

SEMAINES EFFECTIVES SOUS-CHAPITRES

SEMAINE 1 Prise de contact


Techniques d‟étude Description de cellules
SEMAINE 2 Description de cellules (suite)
SEMAINE 3 Ultra structure et rôles
SEMAINE 4 Tableau et schémas comparatifs des cellules animale et végétale
SEMAINE 5 Evaluation sommative
SEMAINE 6 Rappels sur les mouvements et nutritions cellulaires
SEMAINE 7 Respirations cellulaires: absorption d‟O2 et rejet de CO2
Evaluation sommative

REPRODUCTION HUMAINE

SEMAINE 8 1- la puberté
2. Cycles sexuels
2.1- cycle ovarien
SEMAINE 9 2.2-cycle utérin
2.3-hygiènes menstruelles
SEMAINE 10 3. Fécondation et grossesse précoce
SEMAINE 11 4. Méthodes de contraceptions
5. Evaluation

MINERALOGIE

SEMAINE 12 1. Définitions
2. Propriétés
3. Etude de quelques minéraux
SEMAINE 13 4. Carte de M/car avec les minéraux typiques
5. Notion de Techniques d'exploitation et de transformation

SEMAINE 14 5. Notion de Techniques d'exploitation et de transformation (suite)


6 .Evaluation

UTILISATIONS ET EXPLOITATIONS DES ROCHES

SEMAINE 15 1. Rappel sous forme de tableau synthétique des différentes roches


2- Utilisations des Roches sédimentaires:
2-1. Argile
2-2. Calcaires
SEMAINE 16 3 -Roches métamorphiques et magmatiques en tant que matériaux de
construction et d'ornementation
SEMAINE 17 3 -Roches métamorphiques et magmatiques en tant que matériaux de
construction et d'ornementation
Evaluation

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METALLOGENIE DE MADAGASIKARA

SEMAINE 18 1. Définition d‟une métallogénie


2. Etude d‟une métallogénie
SEMAINE 19 3. Types de gisement
4. Etude d‟autres métallogénies
SEMAINE 20 4. Etude d‟autres métallogénies
Evaluation

BIOTECHNOLOGIE

SEMAINE 21 1-Biotechnologie végétale


1.1-Extraction manuelle
SEMAINE 22 1.2-Extraction à l‟alambic
SEMAINE 23 1.3-Techniques de transformation
1.4-Techniques de multiplication végétale
SEMAINE 24 2-Biotechnologie animale:
2.1-élevage de poulet paysan amélioré
SEMAINE 25 2.2-pisciculture
SEMAINE 26 2.3-apiculture
SEMAINE 27 2.4-Techniques de Gavage de volailles
SEMAINE 28 Evaluation

ECOLOGIE
BIODIVERSITE

SEMAINE 29 1-Définition biodiversité


2. Notion d'écosystème:
3-Réseaux trophiques
SEMAINE 30 4. Espèces endémiques de Madagasikara
SEMAINE 31 5- Facteurs écologiques
5.1 Facteurs abiotiques
5.1.1. Les facteurs climatiques
SEMAINE 32 5.1.2. Les facteurs édaphiques
SEMAINE 33 5.2. Facteurs biotiques
SEMAINE 34 Evaluation

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