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Caractéristiques et enjeux de la TVA à Madagascar

Le document traite de la TVA et des impôts indirects, en soulignant leur rôle essentiel dans le financement des dépenses publiques à Madagascar. Il décrit les caractéristiques de la TVA, son mécanisme de perception, ainsi que ses implications économiques et sociales, notamment en ce qui concerne l'équité et l'impact sur les petites entreprises. Enfin, il aborde la TVA internationale, en expliquant les principes de neutralité et de destination qui régissent les échanges commerciaux transfrontaliers.

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Caractéristiques et enjeux de la TVA à Madagascar

Le document traite de la TVA et des impôts indirects, en soulignant leur rôle essentiel dans le financement des dépenses publiques à Madagascar. Il décrit les caractéristiques de la TVA, son mécanisme de perception, ainsi que ses implications économiques et sociales, notamment en ce qui concerne l'équité et l'impact sur les petites entreprises. Enfin, il aborde la TVA internationale, en expliquant les principes de neutralité et de destination qui régissent les échanges commerciaux transfrontaliers.

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Nom : SAMBADJALLO

Prénoms : Niki Mireille

Nom : VOAHARINANDRASANA

Prénoms : Narsia Ginette

Nom : Nezif-Hadj

Prénom : Ibrahim

La TVA et les impôts indirects

Pour assurer le fonctionnement de l’Etat dont les missions principales sont relatives à des objectifs
d’intérêt général, l’Etat recourt à l’impôt pour financer ses actions. L’impôt est une somme d'argent
prélevée par un gouvernement sur les revenus, les biens ou les transactions des individus et des
entreprises pour financer les dépenses publiques et les services fournis par l'État. Il s'agit d'une
obligation déterminée par la loi, et imposée aux contribuables suivant leur capacité contributive,
c'est-à-dire en fonction de leurs revenus, de leur patrimoine ou de leurs activités économiques. Les
fonds collectés grâce aux impôts sont utilisés pour financer les infrastructures publiques, les services
sociaux, l'éducation, la santé, la défense et d'autres programmes gouvernementaux. Il existe les
impôts directs et indirects. Cependant l’objet de notre travail porte sur les impôts indirects, le droit
d’accise et la TVA. Cette dernière sera la principale thématique de notre exercice. Sans négliger le
droit d’accise qui est destiné à des produits comme le pétrole, l’or, l’alcool le tabac, parfois même sur
les appels téléphoniques, nous allons spécifiquement dégager les caractéristiques de la TVA, la TVA
internationale et le crédit TVA.

I- Les caractéristiques de la TVA :

Définitions :

Inventée en France dans les années 50, l’impôt indirect est un impôt qui est collecté auprès des
consommateurs par les entreprises, qui le reversent ensuite à l’État. La TVA (taxe sur la valeur
ajoutée) est un exemple d’impôt indirect. Il s’agit du principal import dans le budget de l’Etat où la
consommation constitue une caractéristique fondamentale du marché, comme en France.

A- Qu’est ce que la valeur ajoutée

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La valeur ajoutée correspond en effet à la richesse produite lors du processus de production, la
valeur ajoutée traduit le supplément de valeur donné par l’entreprise par son activité (le travail) aux
biens et aux services en provenance des tiers. Elle se répartit ensuite entre revenus du travail,
revenus du capital, et prélèvements par l’État.

=>qu’est ce que la TVA ou la taxe sur la valeur ajoutée ?

-selon l’Article 06.01.01. Du code des Impôts suivant la loi de finance 2023 : « Il est institué une taxe
dénommée « Taxe sur la valeur ajoutée » dont le produit est affecté au budget général ».

-La TVA est une taxe sur le chiffre d’affaires, c’est-à-dire, comme son nom l’indique, qu’elle
s’applique à toutes les opération réalisées par l’entreprise, quelle que soit la forme juridique que
revêt cette entreprise.

Mais la TVA n’est pas, à proprement parler, une charge pour l’entreprise puisqu’elle peut la
répercuter sur la personne à qui elle adresse sa facture.

👉Le mécanisme général de calcul de la TVA est comme suit : c’est le système de la taxe unique à
paiements fractionnés. Il s’agit d’un compromis fort astucieux entre le système de la taxe unique et
le système de la taxe cumulative. La taxe est due à tous les stades du circuit, c’est-à-dire au stade du
producteur, du grossiste et du détaillant, mais chacun des participants peut déduire la taxe qui lui a
été facturée au stade précédent du circuit économique. C’est-à-dire que chacun acquitte une fraction
de la taxe globale qui sera supportée par l’ensemble du circuit économique. Le taux de la taxe est soit
20%.

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👉Le fait générateur de la TVA est la vente de biens ou de services. Toutes les entreprises qui vendent
des biens ou des services sont soumises à ce régime fiscal.

👉Les personnes imposables à la TVA sont les entreprises, les commerçants, les artisans et les
professions libérales qui réalisent des opérations soumises à la TVA. Les particuliers qui effectuent
des achats ne sont pas soumis à la TVA. Cependant, ils paient indirectement cette taxe lorsqu’ils
achètent des biens ou des services auprès des entreprises qui sont soumises à la TVA.

A Madagascar, Toutes personnes ou organismes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
supérieur ou égal à Ar 400 000 000 sont soumises obligatoirement à la TVA.

Toutefois, les entreprises nouvellement créées, selon leurs activités, les investissements projetés
remplissant des critères fixés par texte règlementaire, et qui font la demande, sont assujetties par
option à la TVA.

👉mode de perception de la TVA :

La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) est un impôt indirect appliqué sur la plupart des biens et services
vendus dans le pays. Le taux de TVA standard à Madagascar est de 20 %, mais il existe également des
taux réduits pour certains produits tels que les produits alimentaires de base et les médicaments. La
perception de la TVA à Madagascar est gérée par les Autorités Fiscales malgaches. Les entreprises,
commerçants et prestataires de services sont tenus de collecter la TVA auprès de leurs clients et de la

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reverser aux autorités fiscales. Les entreprises peuvent également récupérer la TVA qu’elles ont
payée sur les biens et services qu’elles ont achetés. Cependant, la TVA est souvent difficile à
percevoir en raison de l’économie informelle importante à Madagascar, qui représente plus de 80%
de l’économie du pays. Les petites entreprises informelles peuvent être réticentes à payer la TVA car
elles ne voient pas les avantages de cet impôt et ne veulent pas ajouter de charges supplémentaires
à leurs clients.

En somme, la perception de la TVA à Madagascar peut être complexe et difficile à gérer en raison de
la nature informelle de l’économie malgache.

👉Analyses : Dans les pays en développement comme Madagascar, les taxes indirectes, et notamment
la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sont des sources de revenus conséquentes pour l’Etat. Cette taxe
est prélevée sur la valeur ajoutée des produits et services à chaque étape de la chaîne de production
et de distribution. Toutefois, l’impôt indirect en général et la TVA en particulier soulèvent des
questions sur leur efficacité et leur équité dans le contexte économique, social et fiscal de
Madagascar.

B- Efficacité : L’impôt indirect et la TVA comme source de revenus fiscaux :

Les taxes indirectes, et notamment la TVA, sont des sources de revenus fiscaux essentielles pour
l’Etat malgache. En 2019, la TVA représentait plus de la moitié des recettes fiscales totales du pays.
La collecte de la TVA est relativement simple et peu coûteuse, en raison de la gestion décentralisée
des différents niveaux de la chaîne de production et de distribution.

C- Les limites de l’impôt indirect et de la TVA : (L’équité)

Cependant, les taxes indirectes sont souvent critiquées pour leur impact inégal sur les différents
segments de la population. Les ménages les plus pauvres sont souvent les plus touchés, car ils
dépensent une proportion plus élevée de leur revenu pour les produits et services taxés. En outre, la
TVA est souvent critiquée pour son impact négatif sur les entreprises, en particulier les petites et
moyennes entreprises, qui ont souvent des difficultés à supporter le poids de la taxe dans leurs coûts
de production.

=>Les défis de l’impôt indirect et de la TVA à Madagascar

Le contexte économique et fiscal de Madagascar pose également des défis spécifiques à la taxe sur la
valeur ajoutée. Le taux de TVA au pays est actuellement fixé à 20%, l’un des taux les plus élevés
d’Afrique, ce qui peut freiner les investissements et entraîner une hausse des prix des produits et
services. En outre, la gestion et la collecte de la TVA sont souvent confrontées à des défis logistiques

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et techniques, notamment en ce qui concerne le paiement et la déclaration des taxes pour les petites
entreprises.

👉 En conclusion, L’impôt indirect et la TVA sont des sources de revenus fiscaux importantes pour
l’Etat malgache. Cependant, ils doivent être mis en balance avec les conséquences économiques et
sociales de leur mise en place. Dans ce sens, il est important de trouver un équilibre entre la
recherche de recettes fiscales et l’objectif crucial de faire face à l’équité fiscale et sociale, tout en
soutenant une croissance économique durable.

II- LA TVA INTERNATIONALE


A- LES TYPES DE TVA INTERNATIONALES

La TVA internationale est un système de taxation appliquée su les biens et services échangés entre
entreprises à éviter la double taxation en permettant à ses entreprises d’exporter leur produit ou
service sans payer la TVA dans leur pays d’origine mais en la payant dans le pays de destination.
C’’est également un système d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée appliqué aux transactions
commerciales transfrontalières.

Le principe de base est que la TVA internationale repose sur le même principe fondamental que la
TVA nationale, qui consiste à taxer la valeur ajoutée à chaque étape de la chaîne de production et de
distribution. La TVA est généralement collectée auprès des consommateurs finaux, mais dans le cas
des échanges internationaux, elle est appliquée à l’importation et à l’exportation de biens et services.
Donc il existe deux types TVA internationale :

- La TVA d’importation : c’est une taxe appliquée sur les biens qui sont importés dans un pays
un pays en + des droits de douanes éventuels. Lorsqu’un bien est importé d’un autre pays, la
TVA est généralement perçue par le pays importateur au moment de l’entrée sur le
territoire. Le montant de la taxe est basé sur la valeur du bien importé, conformément aux
taux du pays importateur.
- La TVA d’exportation : c’est une taxe appliquée sur les biens exportés. Lorsqu’un bien est
exporté vers un autre pays, la TVA n’est normalement pas facturée par le pays exportateur,
cela signifie que le bien est exempté de TVA au niveau national. Cependant, le pays
importateur peut imposer sa propre TVA sur l’importation du bien.
B- LA NEUTRALITE DES TVA DANS LES ECHANGES INTERNATIONAUX

La neutralité est au cœur du fonctionnement de la TVA et assurée par le mécanisme de droit à


déduction. Elle permet à l’impôt de ne pas peser sur les transactions entre entreprises et de n’être
supporter que par le consommateur final. Elle n’est néanmoins pas encore parfaitement assurée. Le

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concept de neutralité de la TVA comporte plusieurs aspects notamment l’absence de discrimination
dans un environnement fiscal non-faussé et impartiale ainsi que l’élimination de charges fiscales
indues et des coûts administratifs excessifs pour les entreprises ; ce qui implique que la neutralité est
l’un des principes qui permettent d’assurer le recouvrement du juste montant de recette par les
pouvoirs publics.

1- Le principe d’imposition

Il est essentiel que l’application des règles relatives aux transactions internationales ne procure pas
un avantage fiscal par rapport à des transactions intérieures comparables. Un tel avantage peut se
manifester au niveau du taux d’imposition, des coûts de recouvrement et d’administration et de la
charge correspondante supportée par les entreprises et les autorités fiscales. Le principe est que
s’agissant du niveau d’imposition, les entreprises étrangères ne devraient être ni pénalisées ni
avantagées par rapport aux entreprises de la juridiction dans laquelle la taxe est due ou acquittée.

Les systèmes de TVA doivent être appliqués de manière équitable et impartiale afin d’empêcher que
des entreprises nationales ou étrangères n’en retirent un avantage concurrentiel injuste qui pourrait
créer une distorsion dans les échanges internationaux et restreindre le choix du consommateur. Cet
objectif est atteint par l’application du principe de destination, selon lequel les exportations sont
exonérées de TVA et les importations sont imposées sur la même base d’imposition et au même taux
que les achats locaux. Ce principe garantit que la charge fiscale nette sur les importations est égale à
la charge fiscale grevant les mêmes achats sur le marché intérieur ; en outre, il fait en sorte que le
montant de la taxe qui fait l’objet d’’un crédit ou d’un remboursement au titre des exportations
correspond bien au montant de la taxe qui a été perçue.

L’application aux échanges internationaux du principe selon lequel la TVA doit être neutre et
équitable dans des circonstances similaires implique que le système de TVA ne doit pas encourager
ou décourager les entreprises à investir dans un pays en particulier où à y entreprendre des activités.
Ces décisions commerciales doivent être prises en fonction de considération de marché et non
fiscales. Par conséquent, la législation en vigueur dans le pays où la TVA est acquittée par des
entreprises étrangères ne doit pas pénaliser ou favoriser ces derniers par rapport aux entreprises
nationales, que ce soit au regard du taux d’’imposition ou de leur droit à déduction ou à récupération
de la TVA. Certaines administrations fiscales se réfèrent au principe de réciprocité lorsqu’elles
établissent les critères applicables aux remboursements ou aux mécanismes équivalents.

2- Le principe de destination

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La neutralité de la TVA dans les échanges internationaux est généralement assurée par la mise en
œuvre du principe de destination. Comme cela a été évoqué ci-dessus, le principe de destination vise
à garantir que la taxe sur les services et les biens faisant l’objet d’échanges internationaux est en
définitive prélevée uniquement dans la juridiction d’imposition où le lieu la consommation finale.
Cela permet de préserver la neutralité du système de TVA lorsqu’il est appliqué aux échanges
internationaux. Le principe est que pour l’application des impôts sur la consommation, les échanges
internationaux de services et de biens devraient être imposés selon les règles en vigueur dans la
juridiction de consommation.

Afin d’appliquer le principe de destination aux services et aux biens faisant l’’objet d’échanges
internationaux, les systèmes de TVA doivent comprendre les mécanismes permettant d’identifier la
juridiction de consommation en établissant un lien entre ces fournitures et la juridiction dans
laquelle la consommation des biens et des services est censé avoir lieu. Les systèmes de TVA ont
besoin de règles relatives au lieu d’imposition pour appliquer le principe de destination, non
seulement aux fournitures des entreprises aux consommateurs qui impliquent une consommation
finale, mais aussi aux fournitures entre entreprises même si elles n’impliquent pas une
consommation finale. Les fournitures entre entreprises sont imposées selon le mécanisme de
paiement fractionné de la TVA. Dans ce contexte, les règles relatives au lieu d’imposition doivent
faciliter l’objectif ultime de l’impôt, qui est un impôt sur la consommation finale. Ce principe expose
les approches recommandées qui reflètent le principe de destination pour déterminer le lieu
d’imposition des fournitures de services et de biens faisant l’objet d’échanges internationaux entre
entreprises et entre entreprises et consommateurs finals.

3- Le principe de territorialité de la TVA

Les règles de territorialité de la TVA varient selon que l’opération concerne un bien ou une prestation
de service ; deux règles simples sont à retenir :

- Les livraisons de biens sont imposées dans le pays où est transféré le droit d’’en disposer
comme un propriétaire. Cette règle signifie que le taux de TVA retenu est celui du pays de
livraison du bien (souvent le taux du pays de l’acquéreur).
- Les prestations de services sont imposées dans le pays où le preneur est établi. Cette règle
signifie qu’on retient le taux de TVA du pays où l’acheteur de la prestation est établi.

Les règles de la territorialité de la TVA sont basées sur la distinction entre preneurs assujettis et
preneurs non-assujettis :

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- Lorsque le preneur est un assujetti, la TVA est due dans l’Etat du preneur. Le redevable est
alors le preneur qui va auto-liquider la TVA. Toutefois, le redevable est le prestataire s’il est
établi dans le même Etat que le preneur. Lorsque les prestations sont matériellement
localisables, la TVA est due dans l’Etat où les prestations sont exécutées. Le redevable est
alors le prestataire. Toutefois, le redevable est le preneur s’il est identifié dans l’Etat
d’exécution de la prestation et si le fournisseur n’y est pas établi.
- Lorsque le preneur est un non-assujetti, la TVA est due dans l’Etat où le prestataire est établi
et le redevable est, en tout état de cause, le prestataire.

A Madagascar, le principe de territorialité est évoqué dans le chapitre III du Code des Impôts et dans
les articles 06.01.09 et 06.01.09 bis. Dans le cadre des échanges commerciaux entre Madagascar et
les pays membres des organisations régionales comme la COI ou la SADC, la TVA existe toujours et
est imposée aux produits importés et exportés mais le taux est fixé par des accords ou traités
bilatéraux ou multilatéraux. La coopération internationale, la TVA internationale nécessite une
coopération et une coordination entre les différents pays afin de garantir une application harmonisée
et éviter les distorsions de concurrence. Il est important de noter que les régimes de TVA
internationale peuvent varier d’un pays à l’autre et il peut y avoir des exemptions, des seuils et des
règles spécifiques applicables en fonction des législations fiscales nationales et des accords
internationaux. Il est donc essentiel de se référer aux règlementation fiscales spécifiques de chaque
pays concernés pour obtenir des informations détaillées sur la TVA internationale et son mode
d’imposition.

III- Le crédit TVA

Le crédit de TVA, ou crédit de taxe sur la valeur ajoutée, est un procédé qui permet aux entreprises
de récupérer le montant de la TVA qu’elles ont payée sur les biens et services qu’elles ont achetés
pour leur activité professionnelle. Voici comment il fonctionne concrètement :

1. Collecte de la TVA : Lorsque l’entreprise vend des biens ou des services, elle collecte
la TVA sur ces ventes auprès de ses clients. Cette TVA collectée est appelée TVA due.
2. Paiement de la TVA sur les achats : L’entreprise effectue des achats de biens ou de
services nécessaires à son activité, sur lesquels elle paie de la TVA. Cette TVA payée
est appelée TVA déductible.
3. Calcul du crédit de TVA : À la fin de chaque période fiscale (mois, trimestre, etc.),
l’entreprise effectue le calcul de son crédit de TVA en soustrayant la TVA déductible
de la TVA due. Si la TVA déductible est supérieure à la TVA due, l’entreprise a un
crédit de TVA.

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4. Demande de remboursement ou report du crédit de TVA : L’entreprise peut choisir
de demander le remboursement du crédit de TVA, ce qui lui permet de récupérer les
fonds. Elle peut également décider de reporter le crédit de TVA sur les périodes
fiscales suivantes, ce qui lui permet de l’utiliser pour compenser la TVA due
ultérieurement.

Les modalités comme les règles spécifiques du crédit de TVA peuvent varier d’un pays à l’autre. À
Madagascar l'article 06.01.24, dispose que « les entreprises admises au régime de Zone franche, les
professionnels de l’exportation, les crédits bailleurs dûment agréés et toutes entreprises assujetties à
la TVA réalisant des investissements peuvent demander le remboursement des crédits de taxe qui
ressortent de leur déclaration périodique de TVA. Les modalités et la détermination du crédit
remboursable pour ces entreprises qui réalisent des investissements constitués d’immobilisations
corporelles dûment comptabilisées sont fixées par décision du Ministre chargé de la réglementation
fiscale ».

L’idée d’accorder « les entreprises admises aux Zones franches, les professionnels de l’exportation,
les crédits bailleurs et toutes entreprises assujetties à la TVA » s’analyse comme étant un mécanisme
dont l’objectif est de leur permettre un régime concurrentiel par rapport à leur activité. Étant donné
que la TVA est une taxe sur la valeur ajoutée, elle n’est pas destinée à pénaliser l’action économique,
elle est plutôt destinée à revêtir une neutralité, laquelle fait inscrire sur les organismes assujetties un
rôle de contributeur au fonctionnement de la société.

Explication du crédit de TVA

Pour les exportateurs de biens, la raison essentielle pour laquelle ils bénéficient des crédits de TVA se
rapportent au fait que pendant les activités relatives à la production de leur bien ils ont déjà payé la
Taxe sur la valeur ajoutée, ainsi quand ils exportent, on considérera qu’ils se sont déjà acquitté de
cette taxe. Cela empêche une double imposition.

Pour les entreprises admises dans le régime des Zones franches, le procédé de crédit de TVA sert à
encourager les investissements afin de permettre la croissance des activités économiques, qui aura
donc un impact plus large sur le circuit économique entier.

Procédé suivi

Le remboursement si la demande est faite par une entreprise, par exemple, il est conditionné par le
respect d’une procédure bien précise.

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Il y a d’abord la question de délais qui couvre 60 jours, selon l’article 06.01.24. après la réception de
la demande par le Directeur général des impôts. Les pièces à fournir diffère de la procédure de
première demande à celle de demande mensuelle. Pour le première demande, le demandeur fourni :

- Statut et certificat d’existence


- Carte fiscale
- Carte statistique
- Copie certifiée du Cif moins de trois mois
- Relevé d’identité bancaire
- Agrément (pour les entreprises admises au régime de la Zone franche)
- Spécimen du signature du Gérant
- Récapitulatif des Chiffres d’affaires de l’année précédente visé par le centre gestionnaire :
faisant ressortir les CA export et les CA taxables locaux de l’année en cours pour la société
nouvellement créée.

Pour la demande mensuelle, l’on fournit comme pièce :

- Accusé de réception de l’envoi en ligne des annexes à la TVA


- Copie de la déclaration de TVA ou de l’avis de l’opposition de TVA ( cas des sociétés gérées
par la DGE et les SRE) visée par le centre gestionnaire, accompagné soit du récépissé de
déclaration soit de l’avis d’imposition
- Liste des factures d’achats de biens et services avec les justificatifs de paiement
- Listes des factures d’achats et d’acquisitions en attente de justificatif de paiement, donc en
attente de remboursement
- Les originaux et photocopies des factures d’achats de biens et services accompagnes des
pièces justificatives de paiement y afférentes.
- Les originaux et photocopies des factures de ventes avec les DAU, dûment signées et
cachetés par les Services des Douanes compétents, pour les exportateurs de biens
- Les originaux et photocopies des factures de ventes domiciliés à la banque ou Avis de
Rapatriement de fonds pour les exportateurs de services
- Fiche d’inventaires de documents fournis : a signer par le représentant du contribuable
demandeur et l’agent réceptionnaire.

Possibilité de rejet de la demande

La demande de remboursement pour être rejeté par l’administration. 7 motifs peuvent conduire au
rejet de la demande de remboursement.

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- Anomalies liées au factures en vertu de l’article 06.01.27 qui dispose que « tout assujetti à la
TVA qui livre des biens ou rend des services, ou qui réclame des acomptes donnant lieu à
Exigibilité de la taxe doit délivrer une facture ou un document en tenant lieu conformément
aux dispositions de ‟article IV-21 du Code de Procédures Fiscales », en faisant apparaître
distinctement le prix hors taxe de la Marchandise ou du service et le montant de la taxe
correspondante ».
- Anomalies sur la TVA , cela correspond au cas de figures où la TVA n’est pas apparente sur la
facture, ou qu’elle n’est pas déductible au regard de l’article 06.01.18 qui souligne que « La
taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les biens et services, ci-après utilisés par l'entreprise
n'est pas déductible :La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'acquisition ou de
construction d'immeubles autres qu'industriels, artisanaux, commerciaux, hôteliers, de
restaurations, agricoles ou minières ; La taxe sur la valeur ajoutée, figurant sur les factures
d'achat, ou acquittée lors de l'importation de véhicules désignés sous le nom de voitures
particulières sauf si elles sont exclusivement affectées à la location ou au transport à titre
onéreux ; La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'achat ou acquittée lors de
l'importation de meubles meublants ; cette limitation ne s'applique pas aux activités
hôtelières ou de restauration ; La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures de
fournitures et de services s'appliquant aux biens visés aux trois alinéas qui précèdent ; La
taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'énergie non liée à l'exploitation ; La taxe
sur la valeur ajoutée figurant sur les factures d'achats des denrées alimentaires destinées à
être consommées dans l'entreprise ; La taxe sur la valeur ajoutée figurant sur les factures
d'achat des produits pétroliers suivants : Essence tourisme, super carburant, gasoil, fuel-oil ;
cette exclusion ne s'applique pas aux produits visés et utilisés comme il est dit à 'article
06.01.17 B ». Il y a aussi le problème de conformité, notamment quand la montant de la sur
la liste ne correspond pas au montant de la TVA sur la facture.
- Anomalies dues à des opérations non liées à l’exportation : Il s’agit de la TVA générées par
des dépenses non liées à l’activité de la Société
- Absence de reçu : cela sa manifeste par la présentation de justificatif des paiements avec les
factures, les TVA non payées ne sont pas remboursables.
- TVA non déductible selon les dispositions expresses du CGI
- Gasoil utilisé par l’entreprise
- Forclusion des factures

Des réclamations sont possibles en cas de rejet de la demande de remboursement. Étant donné
qu’en matière de remboursement de crédit de TVA, selon la Direction Générale des impôts la

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communication de la fiche d’instruction ou la notification de rejet fait office de notification. Il revient
donc à la société de faire une réclamation qui peut être une demande d’éclaircissement ou une
demande de réclamation. Il y aura un réexamen du dossier qui s’axera sur les pièces fournies. Cela
peut ouvrir au remboursement. Le rejet définitif n’ouvre plus à une autre réclamation.

Conclusion

Les impôts indirects, notamment la TVA occupe une place importante dans la grille des impôts dans
la mise en œuvre des politiques publiques. Étant donné qu’elle concerne directement les activités
commerciales, elle est assurée d’être prélevée. Cependant l’Etat a un rôle considérable à jouer en
amont. Il doit faire en sorte que l’économie du pays soit dynamique et que le pouvoir d’achat des
citoyens permet un meilleur circuit économique. À Madagascar, la TVA et les impôts douaniers sont
au coude à coude par rapport aux recettes fiscales. Cela montre la faible structuration de l’économie
du marché.

De fait, la raison pour les raisons pour lesquelles elle constitue la principale source fiscale dans les
pays comme la France, en Allemagne, en Italie en Espagne ou bien au Royaume-Uni c’est qu’elle
présente l’avantage de la facilité dans la collecte, pour des pays qui sont des sociétés de
consommation, donc présente une large assiette fiscale.

Est-ce à cause de l’informel qui caractérise l’économie qui fait que la TVA ne soit pas largement
l’impôt la plus important du pays ?

Bibliographie

- BIN Fabrice, « Le mythe de la summa divisio impôt directs/impôts indirects : le moteur à


mouvement perpétuel du débat fiscal » Gestion & Finances publiques, Éditions Lavoisier,
2021.
- BOUVIER Michel, Introduction au droit fiscal général et à la théorie de l’impôt, Paris, Éditions
Lextenso, 2010.
- LAMBERT Marie, TVA, Paris, Éditions Lextenso, 2016.
- LAMBERT Marie, TVA, mode d’emploi, Paris, Éditions Eyrolles, 2011.
- WALTER Roland, Fiche de droit fiscal international, Paris, Éditions Ellipses, 2016.

Texte officiel

- Codes des Impôts 2023

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Documents

- Guide des usagers pour le remboursement de TVA

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