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Annales Concours MP Physique-Chimie 2025

Le document présente les annales des concours de physique et chimie pour la filière MP 2025, sous la coordination de Sébastien Desreux et Alexandre Herault. Il contient des énoncés et corrigés de diverses épreuves, abordant des thèmes variés tels que la mécanique, l'électromagnétisme, et la chimie des solutions. Les sujets sont conçus pour évaluer les connaissances des candidats tout en leur permettant de se préparer aux examens à travers des applications pratiques et numériques.

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Annales Concours MP Physique-Chimie 2025

Le document présente les annales des concours de physique et chimie pour la filière MP 2025, sous la coordination de Sébastien Desreux et Alexandre Herault. Il contient des énoncés et corrigés de diverses épreuves, abordant des thèmes variés tels que la mécanique, l'électromagnétisme, et la chimie des solutions. Les sujets sont conçus pour évaluer les connaissances des candidats tout en leur permettant de se préparer aux examens à travers des applications pratiques et numériques.

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Annales des Concours

MP
Physique · Modélisation · Chimie
2025

Sous la coordination de

Sébastien Desreux
ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm)

Alexandre Herault
professeur en CPGE
ancien élève de l’École Normale Supérieure (Paris-Saclay)

Par

Hector Abel Nicolas Courrier


ENS Paris-Saclay professeur en CPGE

Arthur Alexandre Julien Dumont


ENS Paris-Saclay professeur en CPGE

Jérôme Back Alexandre Herault


professeur en CPGE professeur en CPGE

Maxime Barreau Étienne Martel


professeur agrégé ENS Paris-Saclay

Claire Besson Jimmy Roussel


enseignant-chercheur à l’université professeur agrégé en école d’ingénieurs

Nathan Chapelle Jean-Christophe Tisserand


professeur agrégé professeur en CPGE
Sommaire

Corrigé
Énoncé
e3a

Physique Suivi médical d’un spationaute. 11 24


et Chimie mécanique du point, magnétostatique,
induction, thermochimie, chimie des solutions
acidobasiques, titrage, cinétique chimique,
simulation numérique, électromagnétisme,
ondes, électrostatique

Concours commun INP

Physique La planète Terre. 41 60


mécanique du point, ondes
électromagnétiques, électromagnétisme,
Python

Physique Le synchrotron SOLEIL. La batterie au 85 97


et Chimie plomb.
électromagnétisme, optique, cristallographie,
solutions aqueuses, oxydoréduction, courbes
courant-potentiel

Centrale-Supélec

Physique Observation et protection côtières. 115 126


et Chimie 1 électromagnétisme, optique ondulatoire,
électronique, solutions aqueuses,
oxydoréduction, courbes courant-potentiel,
cristallographie

Physique Faire l’image d’une exoplanète. 149 163


et Chimie 2 optique, mécanique du point, Python
8 Sommaire

Mines-Ponts

Physique 1 Impulsion mécanique et mesures optiques. 183 191


(filières MP et MPI) mécanique du point, relativité restreinte,
optique ondulatoire, interféromètre de
Michelson, mécanique quantique

Physique 2 Mesure et caractérisation du champ de 209 216


pesanteur.
mécanique du point, mécanique quantique

Chimie Chimie et céramiques. 234 239


cristallographie, oxydoréduction, diagrammes
E-pH, thermodynamique

Polytechnique-ENS

Physique La lévitation électrique. 246 255


électrostatique, mécanique du point,
mécanique des solides, oscillateur harmonique,
théorie cinétique des gaz, transferts
thermiques

Physique et Exosquelette actif. Instabilité d’ondulation 274 290


Sciences de d’une couche de cristal liquide.
l’Ingénieur mécanique du point, théorème de l’énergie
cinétique, asservissements (structure et
correction)

Formulaires

Constantes chimiques 316


Constantes physiques 319
Formulaire d’analyse vectorielle 320
Classification périodique 324
e3a Physique et Chimie MP 2025 — énoncé 11

SESSION 2025 MP9PC

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP


____________________

PHYSIQUE-CHIMIE
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________

Les calculatrices sont autorisées.

• Tout résultat donné dans l’énoncé peut être admis et utilisé par la suite, même s’il n’a
pas été démontré par le ou la candidat(e).

• Les explications des phénomènes étudiés interviennent dans l’évaluation au même


titre que les développements analytiques et les applications numériques.

• Les résultats numériques exprimés sans unité ou avec une unité fausse ne sont pas
comptabilisés.
24 e3a Physique et Chimie MP 2025 — Corrigé

e3a Physique et Chimie MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Julien Dumont (professeur en CPGE) ; il a été relu par
Jérôme Back (professeur en CPGE) et Frédéric Barbosa (professeur agrégé).

Le sujet porte sur le suivi médical d’un spationaute. Ses quatre parties sont in-
dépendantes et de longueurs et difficultés comparables.
• Dans la partie I, portant sur la mécanique de première année, on s’interroge sur
la définition du poids en impesanteur, puis on estime l’impact de celle-ci sur
la mesure du poids d’un être humain. Les spationautes peuvent en effet perdre
de la masse musculaire, voire de la masse osseuse, lors d’un séjour dans une
station spatiale.
• La deuxième partie étudie un système évitant l’atrophie des muscles, sous la
forme d’un vélo spécial nommé CEVIS. Il s’agit tout d’abord, à partir d’in-
duction et de magnétostatique, de concevoir le vélo lui-même. Dans un second
temps, on étudie les métabolismes aérobie et anaérobie du sportif ainsi que
l’évolution de la concentration d’acide lactique dans le sang. C’est l’occasion
d’aborder les réactions acido-basiques, le titrage pH-métrique et un peu de
cinétique chimique, à l’aide de quelques lignes de code en Python.
• La partie suivante porte sur l’ostéodensitométrie, méthode permettant de sur-
veiller la déminéralisation des os en impesanteur. Pour cela, on tire profit des
profondeurs de propagation des champs magnétique et électrique à travers
les os.
• La dernière partie définit ce qu’est un électrocardiogramme, modélise un neu-
rone humain grâce à l’électrostatique, puis montre comment l’analyse des dif-
férences de potentiels électriques relevés lors d’examens permet de remonter à
la présence ou l’absence de défauts cardiaques.
Ce sujet très original et agréable aborde de nombreux thèmes du programme.
C’est un très joli sujet de révision. Il nécessite de connaître son cours des deux
années de préparation, d’avoir un peu de recul sur les phénomènes abordés et de sens
physique, et permet de s’entraîner au fil du sujet aux applications numériques, qui
sont ramenées à des considérations pratiques et concrètes dans ce sujet.
CCINP Physique MP 2025 — énoncé 41

SESSION 2025 MP5P

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP


____________________

PHYSIQUE
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de trois parties, toutes indépendantes.

1/19
60 CCINP Physique MP 2025 — Corrigé

ensuite
CCINP Physique MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Jean-Christophe Tisserand (professeur en CPGE) ;


il a été relu par Étienne Martel (ENS Paris-Saclay) et Louis Salkin (professeur en
CPGE).

Cette épreuve aborde plusieurs aspects des satellites en orbite autour de la Terre.
Ses trois parties sont indépendantes.
• La première partie étudie le mouvement d’un satellite à l’aide de la mécanique
du point, en montrant notamment les différentes trajectoires qu’il est possible
d’obtenir et comment passer de l’une à l’autre.
• La deuxième s’intéresse à la mesure du niveau des océans grâce à un radar
à impulsions dont la fréquence peut être modulée. On s’attache ensuite aux
corrections à apporter à la mesure en raison des changements d’indice dans
l’ionosphère.
• La dernière partie présente un moyen de faire voyager des engins spatiaux : la
voile solaire. Une fois la pression de radiation présentée, on étudie le code d’une
méthode numérique visant à orienter la voile pour que le vaisseau puisse quitter
l’attraction terrestre. La voile solaire faisait aussi l’objet de la troisième partie
du sujet Centrale Physique 2 MP 2025.
Ce sujet est long mais aussi intéressant et varié. C’est une excellente occasion
de réviser des parties importantes du programme des deux années de prépa : méca-
nique du point, électromagnétisme et ondes électromagnétiques. Il inclut également
quelques questions de programmation en Python.
CCINP Physique et Chimie MP 2025 — énoncé 85

SESSION 2025 MP2PC

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP


____________________

PHYSIQUE - CHIMIE
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de deux problèmes indépendants.

1/12
CCINP Physique et Chimie MP 2025 — Corrigé 97

CCINP Physique et Chimie MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Nathan Chapelle (professeur agrégé) ; il a été relu
par Jean-Christophe Tisserand (professeur en CPGE), Frédéric Barbosa (professeur
agrégé) et Stéphane Ravier (professeur en CPGE).

Cette épreuve comporte deux problèmes, l’un de physique, l’autre de chimie.


Le problème de physique traite de l’accélérateur de particules synchrotron SOLEIL
situé en France sur le plateau de Saclay. Il comporte cinq parties indépendantes.
• La partie I porte sur des généralités concernant les électrons accélérés dans
le synchrotron et permet d’estimer quelques ordres de grandeur à leur sujet.
Cette partie nécessite très peu de connaissances et est accessible dès la première
année.
• La partie II aborde le fonctionnement d’un quadrupôle dont l’objectif est de
focaliser le faisceau d’électrons dans l’anneau de stockage. Après avoir estimé
l’amplitude du champ magnétique nécessaire pour confiner les électrons sur
une trajectoire circulaire, une étude des propriétés de symétrie du champ ré-
sultant des quatre bobines permet de déduire la force magnétique agissant sur
les électrons au voisinage du centre du dispositif.
• Dans la partie III, on s’intéresse au rayonnement émis par les électrons accélérés
dans le synchrotron. Cette partie reprend le modèle très classique du rayonne-
ment d’un dipôle oscillant avant de le comparer au cas du rayonnement émis
par un électron relativiste.
• La partie IV, très brève, permet de comprendre qualitativement le caractère
directif du rayonnement synchrotron. Pour ce faire, on considère une émission
isotrope de particules dans le référentiel de l’électron et on discute le rayonne-
ment associé dans le référentiel du laboratoire.
• La partie V présente une utilisation possible du rayonnement synchrotron en
spectrométrie. Cette partie reprend les éléments classiques du cours concernant
l’interféromètre de Michelson et vise à estimer la largeur spectrale de la source
de rayonnement synchrotron.
La partie II permet de réviser le cours sur les particules chargées dans un champ
magnétique ainsi que les propriétés de symétrie de ce champ. La partie III offre
un moyen de révision efficace du cours sur le rayonnement dipolaire électrique.
La partie V permet de retravailler rapidement la configuration lame d’air de l’inter-
féromètre de Michelson. De plus, ce sujet comporte un grand nombre d’applications
numériques, en particulier dans la partie I, à faire sans calculatrice, ce qui permet de
se préparer efficacement à cet exercice.
Le problème de chimie, plus court que celui de physique, est une étude de l’ac-
cumulateur au plomb, constituant principal des batteries de voiture. Après quelques
questions d’atomistique, de cristallographie et de solutions aqueuses, le sujet se porte
sur l’oxydoréduction. On écrit les couples du plomb en milieu sulfurique, puis on
utilise des courbes courant-potentiel. Ces courbes sont utilisées en regard des carac-
téristiques techniques d’une batterie, comme sa tension et sa capacité. Les questions
restent proches du cours.
Centrale Physique et Chimie 1 MP 2025 — énoncé 115

2025
Physique-chimie 1
MP
4 heures Calculatrice autorisée

Observation et protection côtières


Lorsqu’ils circulent au voisinage des côtes, les courants marins de surface exercent une influence sur les activités
humaines se déroulant en mer, près du rivage. Ils jouent également un rôle déterminant dans l’érosion du littoral et
dans la dégradation d’infrastructures côtières, phénomènes en cours d’aggravation sous l’effet de l’évolution du climat.
Les deux premières parties de ce problème analysent une technique de télédétection permettant l’observation de ces
courants jusqu’à des distances de l’ordre de 100 km. La troisième, qui peut être abordée indépendamment des deux
précédentes, décrit une solution novatrice de protection et de construction d’ouvrages maritimes.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l’initiative de la part du candidat. Elles sont repérées par un
soulignement de leur numéro. Il est alors demandé d’expliciter clairement la démarche, les choix et de les illustrer, le
cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d’initiative et tient compte du temps nécessaire à la résolution
de ces questions.
Des données numériques sont fournies en fin d’énoncé. On note ȷ l’unité imaginaire telle que ȷ2 = −1.

Partie A – Principes physiques d’un radar océanographique


En 1955, D.D. Crombie découvre que la réflexion d’une onde radio sur la mer produit un écho caractéristique, qu’il
interprète par l’interaction du champ électromagnétique avec les vagues agitant la surface de l’eau. À partir de là,
divers instituts ont développé des techniques d’observation à distance de l’état de la mer. Elles utilisent un radar
côtier émettant une onde de la bande HF (haute fréquence, entre 3 et 30 MHz) et recevant l’onde rétrodiffusée (ou
réfléchie) par l’interface entre l’air et l’eau (figure 1). Le développement de ces instruments se poursuit aujourd’hui et
cette partie aborde les principes physiques sur lesquels leur fonctionnement repose.

Figure 1 – Radar côtier émettant une onde HF vers la surface


de la mer et recevant l’onde rétrodiffusée

I – Modèle optique et loi de Bragg


La rétrodiffusion d’une onde électromagnétique par la mer obéit à la loi de Bragg. Pour l’expliquer, on peut en première
analyse ignorer la forme précise des vagues pour ne tenir compte que de leur aspect périodique. On assimile la surface
de l’eau à un réseau de diffraction inclus dans le plan (0, u# ”x , uz ), formé d’éléments réflecteurs identiques, invariants par
#”
translation selon u# ”z et se répétant selon u# ”
x avec une période L égale à la longueur d’onde des vagues (figure 2). L’onde
radar incidente, plane, monochromatique de longueur d’onde ¼, rencontre cette surface avec un angle d’incidente i.
On considère l’onde réfléchie vers l’infini dans la direction repérée par l’angle ¹.

Figure 2 – Modélisation de la surface de la mer par un réseau.


Les éléments réfléchissants sont hachurés.
126 Centrale Physique et Chimie 1 MP 2025 — Corrigé

Centrale Physique et Chimie 1 MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Claire Besson (enseignant-chercheur l’université) et


Jérôme Back (professeur en CPGE) ; il a été relu par Nathan Chapelle (profes-
seur agrégé), Augustin Long (professeur en CPGE), Émilie Frémont (professeur en
CPGE), Alexandre Herault (professeur en CPGE) et Frédéric Barbosa (professeur
agrégé).

Ce sujet a pour thème l’observation et la protection côtières. Il comporte trois


parties, les deux premières de physique, la troisième de chimie. Les deux parties de
physique s’intéressent à la mesure de la vitesse de courants océaniques de surface.
On utilise d’une part les interférences entre ondes cohérentes rétrodiffusées par la
surface des océans, d’autre part l’effet Doppler dû aux mouvements des vagues évo-
luant en surface. La partie de chimie aborde la protection d’ouvrages maritimes par
dépôt électrolytique.
• La première partie développe le modèle utilisé : la surface des océans est
assimilée à un réseau par réflexion de pas L se déformant verticalement,
où les bandelettes réfléchissantes sont assimilées à des conducteurs parfaits.
Cette hypothèse est discutée dans la partie.
• La deuxième partie aborde le traitement des signaux électromagnétiques rétro-
diffusés par la surface de l’océan.
• La troisième partie, indépendante des précédentes, traite des dépôts de car-
bonate de calcium et d’hydroxyde de magnésium formés par électrolyse d’eau
de mer. Elle utilise principalement des concepts de chimie des solutions et
d’oxydoréduction. Une dernière sous-partie inclut quelques questions de struc-
ture de Lewis et de cristallographie.
Ce sujet est de longueur et de difficulté raisonnables. Il permet de réviser
efficacement la physique des phénomènes ondulatoires ainsi que les problématiques
liées à l’échantillonnage dans le traitement du signal. Les questions de chimie sont
représentatives de ce qui est attendu dans cette filière, ce qui fait de ce sujet un bon
entraînement pour les sessions futures.
Centrale Physique et Chimie 2 MP 2025 — énoncé 149

2025
Physique-chimie 2
MP
4 heures Calculatrice autorisée

Faire l’image d’une exoplanète

La détection des exoplanètes, planètes situées en dehors de notre système solaire, constitue l’un des domaines les
plus fascinants et dynamiques de l’astronomie moderne. Depuis la découverte de la première exoplanète en 1995,
les scientifiques en ont identifié des milliers d’autres, révélant une diversité de mondes au-delà de notre imagination.
Grâce à des techniques avancées – telles que la méthode des transits, la méthode des vitesses radiales ou encore
l’imagerie directe –, les astronomes peuvent détecter et étudier ces lointaines planètes pour chercher à comprendre
leur composition, leur atmosphère et leur potentiel d’habitabilité.
Dans ce sujet, on étudie la possibilité d’obtenir une image détaillée d’une exoplanète située à une distance de 100 années-
lumière du Soleil. Développer tout le formalisme nécessaire à la reconstruction d’une image complexe sort du cadre de
ce sujet et on se ramène à une situation simplifiée : on considère deux points à la surface de l’exoplanète et on cherche
à les distinguer ou à mesurer la distance qui les sépare.
Le problème comporte 3 parties indépendantes. Un formulaire et les données sont regroupés en fin d’énoncé. Un
document réponse est à rendre avec la copie.

Partie A – Utilisation du phénomènes d’interférences


En 2022, la collaboration Event Horizon Telescope a réussi à construire une image dans le domaine des ondes radios
du trou noir situé au centre de notre galaxie à l’aide du phénomène d’interférences. Dans cette partie, on détermine s’il
est possible d’appliquer cette méthode pour obtenir l’image d’une exoplanète à partir d’une situation modèle simplifiée
(la construction véritable d’une image à partir d’un ensemble de figures d’interférences n’est pas traitée).

I – Principe de la mesure sur un système équivalent


On illustre ici le principe de la mesure en analysant une expérience mettant en jeu les fentes d’Young. Le montage
expérimental est représenté sur la figure 1. Il est constitué des éléments suivants :
– deux sources ponctuelles SA et SB , incohérentes, séparées d’une distance d, qui émettent des ondes lumineuses
monochromatiques de même amplitude à la longueur d’onde ¼0 ;
– une lentille convergente L1 , de centre O1 , de distance focale f1′ ;
– des fentes T1 et T2 de largeur notée ℓ, perpendiculaires au plan de la figure, dont les centres sont éloignés d’une
distance a.
– une lentille convergente notée L2 , de distance focale f2′ .
– un écran, situé dans le plan focal image de la lentille L2 .

lentille L1 fentes d’Young lentille L2 x

SA
T1 M
α
2 a z
d
− α2 O1 O2
T2
SB

f1′ f2′

Figure 1
Centrale Physique et Chimie 2 MP 2025 — Corrigé 163

Centrale Physique et Chimie 2 MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Maxime Barreau (professeur agrégé) ; il a été relu
par Cyril Ravat (professeur en CPGE) et Olivier Frantz (professeur agrégé en école
d’ingénieurs).

Ce sujet est consacré à l’espace. Il présente, dans trois parties indépendantes, la


détection d’exoplanètes, une lentille gravitationnelle et une voile solaire.
• La partie A aborde les interférences à deux ondes pour le cas des fentes d’Young,
d’abord pour une source seule puis pour deux sources incohérentes. Le contraste
de la figure d’interférence est utilisé, avec un traitement des incertitudes, pour
remonter à la distance entre les deux sources. Ce calcul est appliqué au cas des
interférences à deux télescopes dans le cadre de la détection d’exoplanète.
• Dans la partie B, le Soleil est utilisé comme lentille gravitationnelle pour faire
l’image d’une exoplanète. On s’intéresse à la manière dont l’astre courbe les
rayons lumineux, puis à la résolution d’une telle technique d’imagerie et à l’am-
plification du signal lumineux provenant de l’exoplanète.
• La partie C se propose d’envoyer une sonde à une grande distance de la Terre
afin d’exploiter le phénomène de lentille gravitationnelle de la partie précé-
dente. Son mode de propulsion serait une voile solaire. On étudie la pression de
radiation puis l’énergie mécanique de la sonde. La fin de la partie évoque, via
des simulations numériques, l’influence de l’orientation de la voile solaire sur
le mouvement de la sonde afin d’envoyer celle-ci le plus loin possible du Soleil.
Il est remarquable que la voile solaire ait aussi fait l’objet de la troisième partie
du sujet CCINP Physique MP 2025.
Cet énoncé permet de travailler l’optique et la mécanique du point, mais aussi
le calcul d’incertitudes, la rédaction de codes Python et l’analyse de données issues
d’expériences et de simulations.
Mines Physique 1 MP-MPI 2025 — ?nonc ? 183

A2025 – PHYSIQUE I MP

ÉCOLE NATIONALE DES PONTS et CHAUSSÉES,


ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS,
TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS,
MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY,
IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS,
CHIMIE PARISTECH - PSL.

Concours Mines-Télécom,
Concours Centrale-Supélec (Cycle International).

CONCOURS 2025

PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Durée de l’épreuve : 3 heures


L’usage de la calculatrice ou de tout dispositif électronique est interdit.

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente NOTE DE L’ÉDITEUR


sur la première page de la copie : Le sujet était commun
aux filières

PHYSIQUE I - MP MP et MPI

L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages de texte.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

.
Les sujets sont la propriété du GIP CCMP. Ils sont publiés sous les termes de la licence
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Tout autre usage est soumis à une autorisation préalable du Concours commun Mines Ponts.
Mines Physique 1 MP-MPI 2025 — Corrigé 191

Mines Physique 1 MP-MPI 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Étienne Martel (ENS Paris-Saclay) ; il a été relu par
Maxime Barreau (professeur agrégé), Louis Salkin (professeur en CPGE) et Frédéric
Barbosa (professeur agrégé).

Cette épreuve vise à établir quelques résultats généraux sur le spectre de l’hy-
drogène, dont on cherche à observer des propriétés à l’aide d’un interféromètre de
Michelson. L’étude quantique d’une barrière de potentiel clôt ce sujet. Les 4 parties
sont largement indépendantes.
• La partie I établit quelques résultats généraux sur l’énergie d’une particule en
mécanique quantique. Elle se focalise sur le cours de mécanique du point, dont
elle élargit les résultats énergétiques.
• La deuxième partie adopte une approche classique pour établir l’énergie d’un
photon émis lors de la désexcitation d’un atome. Elle se conclut par une analyse
quantique du spectre de l’hydrogène qui permet d’étudier le modèle de Bohr,
également rencontré en chimie.
• La partie III est scindée en trois sous-parties. La première permet de revoir le
fonctionnement de l’interféromètre de Michelson. La suivante reprend le canevas
classique de l’étude de la cohérence spectrale d’un doublet dont les deux raies
émettent une même intensité, avant d’élargir l’étude à deux raies d’intensités
différentes. Enfin, une étude qualitative d’un tube à hydrogène clôt cette partie.
• La dernière partie porte sur la mécanique quantique. Les équations d’onde
de Schrödinger puis de Klein-Gordon sont étudiées dans un cas général pour
souligner le caractère non relativiste de la première et relativiste de la seconde.
Les deux équations sont ensuite appliquées au cas d’une barrière de potentiel,
ce qui permet de conclure le sujet avec l’obtention d’un paradoxe dans le cas
relativiste.
Ce sujet est d’une difficulté modérée. Il permet des révisions efficaces, avec des
exercices types en optique ondulatoire et en mécanique quantique. Travailler les ques-
tions de la première partie permet de développer une bonne culture en sciences phy-
siques, avec quelques exemples faisant intervenir la mécanique relativiste.
Mines Physique 2 MP 2025 — énoncé 209
216 Mines Physique 2 MP 2025 — Corrigé

Mines Physique 2 MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Arthur Alexandre (ENS Paris-Saclay) ; il a été relu par
Hector Abel (ENS Paris-Saclay) et Steve Arnefaux (professeur en CPGE).

Le sujet est consacré à la caractérisation et à la mesure du champ de pesanteur


terrestre. Il est composé de deux parties indépendantes.
• La première partie s’intéresse aux variations temporelles de l’accélération de
la pesanteur mesurée à la surface de la Terre. Après des rappels de cours sur
les référentiels et le théorème de Gauss gravitationnel, on est amené à réfléchir
sur les origines de ces fluctuations. Pour cela, le sujet propose un modèle qui
prend en compte le caractère non galiléen du référentiel géocentrique ainsi que
l’influence des astres du système solaire tels que le Soleil ou la Lune. Cela nous
amène à une expression de g qui inclut notamment un terme lié à la force
de marées. Pour finir, on compare les prédictions du modèle avec des données
expérimentales.
• Dans la deuxième partie, on étudie le principe d’un gravimètre à atomes froids.
Il s’agit d’un interféromètre où deux paquets d’atomes de Rubidium refroidis à
une température de l’ordre du microkelvin sont lâchés en chute libre et soumis
à une série d’impulsions laser. Finalement, les deux paquets atomiques sont
recombinés, et la mesure du déphasage entre les deux fonctions d’onde per-
met d’obtenir la valeur du champ de pesanteur. Tout d’abord, on utilise une
approche classique pour caractériser la chute des paquets d’atomes soumis à
des impulsions laser. Puis on résout l’équation de Schrödinger à l’aide d’une
approche semi-classique. Cette technique donne accès à la fonction d’onde des
deux paquets atomiques. Enfin, on effectue une approximation consistant à né-
gliger l’énergie potentielle des particules devant l’énergie totale. On établit alors
une relation linéaire simple entre le déphasage entre les deux paquets d’onde et
l’accélération de la pesanteur. On critique ensuite cette approximation à l’aide
d’un calcul plus rigoureux.
Le sujet met en œuvre une portion restreinte du programme de physique, puisqu’il
se concentre principalement sur la mécanique du point et la mécanique quantique,
avec une simple évocation du théorème de Gauss appliqué à la gravitation. Il constitue
toutefois une bonne occasion d’approfondir la notion de référentiel non galiléen, en
particulier à la question 6. Par ailleurs, la partie II comporte des questions exigeantes
sur le plan calculatoire, ce qui permet d’évaluer sa maîtrise des techniques de calcul
et sa rigueur dans le raisonnement. Cependant, certaines notations sont mal ou pas
définies, et plusieurs imprécisions dans les questions peuvent prêter à confusion.
234 Mines Chimie MP 2025 — énoncé

A2025 – CHIMIE MP

ÉCOLE NATIONALE DES PONTS et CHAUSSÉES,


ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS,
TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS,
MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY,
IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS,
CHIMIE PARISTECH - PSL.

Concours Mines-Télécom,
Concours Centrale-Supélec (Cycle International).

CONCOURS 2025

ÉPREUVE DE CHIMIE

Durée de l’épreuve : 1 heure 30 minutes


L’usage de la calculatrice ou de tout dispositif électronique est interdit.

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente


sur la première page de la copie :

CHIMIE - MP

L’énoncé de cette épreuve comporte 4 pages de texte.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

.
Les sujets sont la propriété du GIP CCMP. Ils sont publiés sous les termes de la licence
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Tout autre usage est soumis à une autorisation préalable du Concours commun Mines Ponts.
Mines Chimie MP 2025 — Corrigé 239

Mines Chimie MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Alexandre Herault (professeur en CPGE) ; il a été relu
par Margaux Galland (professeur agrégé en école d’ingénieurs) et Stéphane Ravier
(professeur en CPGE).

Cette épreuve a pour thème les céramiques. Elle se compose de trois parties
indépendantes et de longueurs similaires. Les principaux thèmes abordés sont la
cristallographie, l’oxydoréduction et la thermodynamique.
• Dans la première partie, on étudie le nitrure de bore (BN), qui est une céra-
mique non-oxyde. On débute par des questions de structure sur les éléments
bore et azote (atomistique et électronégativité) et sur la molécule de borazine
(B3 N3 H6 ) dont on écrit la structure de Lewis. On poursuit par une étude cris-
tallographique : on dessine la maille élémentaire, puis on calcule le paramètre
de maille ainsi que la masse volumique du matériau.
• La deuxième partie traite du carbure de zirconium ZrC(s) , qui est une céra-
mique ultraréfractaire et ultradure. Le diagramme potentiel-pH du zirconium
est donné et le sujet pose des questions très classiques de ce chapitre. On dé-
termine notamment les degrés d’oxydation et les positions des domaines, puis
on utilise ou on établit les équations de certaines frontières. On termine en étu-
diant les couples de l’eau pour trouver les réactions d’oxydation du zirconium
métallique en fonction du pH.
• Dans la dernière partie, on réalise une étude thermodynamique de la réaction
d’oxydation du carbure de zirconium en présence de dioxygène. On calcule les
grandeurs standard de réaction puis la constante d’équilibre, avant de s’inté-
resser au déplacement de l’équilibre.
Cette épreuve, qui dure 1h30 seulement, est un exercice spécifique auquel il faut se
préparer. Ce sujet est court et il était possible de le traiter intégralement (à l’exception
d’une question hors programme) en maîtrisant les principes fondamentaux du cours,
ce qui en fait un très bon entraînement pour les sessions futures.
246 X/ENS Physique MP 2025 — énoncé

ECOLE POLYTECHNIQUE
ECOLES NORMALES SUPERIEURES

CONCOURS D’ADMISSION 2025

MERCREDI 16 AVRIL 2025


08h00 - 12h00
FILIERE MP - Epreuve n° 5

PHYSIQUE (XULSR)

Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
X/ENS Physique MP 2025 — Corrigé 255

X/ENS Physique MP 2025 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Jimmy Roussel (professeur agrégé en école d’ingé-
nieurs) ; il a été relu par Arthur Alexandre (ENS Paris-Saclay), Émilie Frémont (pro-
fesseur en CPGE) et Frédéric Barbosa (professeur agrégé).

Ce sujet porte sur la lévitation d’une particule de diamant à l’aide d’un dispositif
électrique appelé piège de Paul. C’est surtout la stabilité de cette lévitation qui est
interrogée dans ce problème.
• Dans la première partie, on montre comment l’utilisation d’une tension alter-
native permet au centre du piège de devenir une position d’équilibre stable
si l’on y place une particule chargée. En effet, si la fréquence de la tension est
suffisante, la particule est piégée dans un puits de potentiel effectif harmonique.
• Dans la partie 2, on étudie l’influence des collisions moléculaires ainsi que le
chauffage de la particule par un laser. Cette partie plus classique mobilise des
connaissances de physique statistique et de thermique.
• La troisième partie tient compte du fait que la particule de diamant n’est pas
ponctuelle. L’analyse effectuée confirme le confinement du centre d’inertie et
montre que les rotations susceptibles d’apparaître sont elles aussi stabilisées.
L’essentiel de cette partie peut être traité sans avoir besoin des résultats précé-
dents, et constitue un bon exercice d’application des théorèmes de la mécanique
classique vus en sup.
• Enfin, la dernière partie, complètement indépendante du reste de l’épreuve,
porte sur un dispositif mécanique qui présente une analogie avec le confinement
électrique. Il s’agit de l’étude du mouvement d’une particule sur une surface
présentant un point col. Lorsque l’on met en rotation cette surface par rapport
au référentiel du laboratoire, le point col, intrinsèquement instable en régime
statique, devient stable si la vitesse angulaire est suffisante. Il s’agit d’un bon
exercice d’entraînement sur la partie « référentiels non galiléens » du programme
de MP.
Ce problème permet de travailler plusieurs thématiques du programme de phy-
sique de sup et de spé. Il a pu déconcerter certains candidats bloqués à la question 5,
car la suite de la première partie en dépendait fortement. Il fallait dans ce cas pas-
ser aux parties suivantes, dont l’essentiel pouvait être traité sans les résultats de la
première partie.
À noter que la calculatrice était interdite, comme c’est l’usage à cette épreuve,
et que de nombreuses questions exigeaient une application numérique. Ce type de
calcul, où un chiffre significatif était toléré, est largement à la portée d’un étudiant de
CPGE, et il est dommage, comme le déplorent les rapports du jury, que de nombreux
candidats se détournent de ces questions.
274 X Physique et Sciences de l’ingénieur MP 2025 — Énoncé

ÉCOLE POLYTECHNIQUE

CONCOURS D’ADMISSION 2025

MARDI 15 AVRIL 2025


14h00 – 18h00
FILIÈRE MP – Épreuve no 4

PHYSIQUE ET SCIENCES
DE L’INGÉNIEUR (X)

Durée : 4 heures

L’utilisation de calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.

Cette composition ne concerne qu’une partie des candidats de la filière MP. Les
autres candidats effectuent parallèlement la composition d’informatique A.
Pour la filière MP, il y a donc deux enveloppes de sujets, pour cette séance.
290 X Physique et Sciences de l’ingénieur MP 2025 — Corrigé

X Physique et Sciences de l’ingénieur MP 2025


Corrigé

Ce corrigé est proposé par Nicolas Courrier (professeur en CPGE) et Hector


Abel (ENS Paris-Saclay) ; il a été relu par Jimmy Roussel (professeur agrégé en
école d’ingénieurs), Julien Dumont (professeur en CPGE) et Jacques Ding (École
Polytechnique).

Cette épreuve comprend deux problèmes indépendants.

Le premier, dédié aux sciences de l’ingénieur, étudie un exosquelette actif, c’est-


à-dire un ensemble mécanique motorisé permettant de mettre en mouvement des
articulations du corps humain. Ce type de dispositif aide à la rééducation de patients
ayant subi divers accidents (AVC, paraplégie, etc.). L’exosquelette étudié ici a 1 degré
de liberté ; il doit permettre la flexion et l’extension du coude.
• La première partie modélise le coude humain. On s’intéresse notamment aux
caractéristiques dynamiques de ses mouvements de flexion et d’extension.
• La deuxième établit la dynamique du mouvement avec l’actionneur de l’exos-
quelette. L’intérêt principal est de déterminer le couple nécessaire au niveau du
moteur pour assurer la dynamique de mouvement souhaitée.
• La dernière partie étudie l’asservissement de l’exosquelette. Les correcteurs sont
proposés et on cherche à déterminer les valeurs de leurs paramètres afin de
vérifier si le cahier des charges peut être validé.
Ce problème intéressant porte principalement sur une étude énergétique du sys-
tème dans un cadre simplifié, mais permet de tester sa capacité à apporter une
réponse efficace aux questions posées. La partie sur l’asservissement ne pose pas de
grandes difficultés mais exige de bien comprendre la structure fonctionnelle proposée.

Le second problème, consacrée à la physique, étudie la déformation de deux sys-


tèmes.
• On examine d’abord le comportement d’une structure mécanique formée de
quatre ressorts en parallèle fixés à des plaques rigides. Cette structure est sou-
mise à une compression axiale qui conduit à une bifurcation entre deux types
de déformation : compression ou flexion.
• La seconde étude porte sur la réponse mécanique des couches d’un cristal li-
quide soumises à diverses déformations. Au-delà d’un certain seuil, ces couches
présentent une instabilité conduisant à la formation d’ondulations.
Ce problème aborde des domaines de la physique qui vont au-delà du programme
de prépa, tels que la mécanique des milieux continus et la matière molle. La prin-
cipale difficulté réside dans l’appropriation des concepts introduits. Les principes
élémentaires de mécanique permettent de répondre à la quasi-totalité des questions,
à condition d’être rigoureux et à l’aise avec la géométrie et le calcul différentiel. C’est
moins une occasion de réviser le cours de mécanique qu’un galop d’essai pour les
épreuves X/ENS, qui proposent plus fréquemment des épreuves sortant du cadre
strict du programme.

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