0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues9 pages

Épreuves orales de Mathématiques 2013 MP

Transféré par

katerhater43
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues9 pages

Épreuves orales de Mathématiques 2013 MP

Transféré par

katerhater43
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

école polytechnique concours d’admission 2013

filière MP

Épreuves orales de Mathématiques

L’épreuve orale de mathématiques de la filière MP dure 50 minutes. Sur un ou deux


thèmes proposés par l’examinateur, l’épreuve orale a pour but d’instaurer un dialogue
avec le candidat, permettant une évaluation de ses connaissances et de sa capacité à les
combiner et à les mettre en œuvre, comme cela est décrit dans les objectifs du programme
officiel. À l’exception des questions de cours et des questions qui en sont très proches,
on n’attend pas du candidat qu’il réponde complètement et directement à la question
posée, mais qu’il s’approprie le sujet en explorant selon les thèmes, des cas particuliers, en
introduisant des hypothèses supplémentaires, en proposant des résultats intermédiaires,
démarche à laquelle participera l’examinateur.
Un sujet d’oral exploite donc un thème et n’est pas nécessairement présenté comme
un exercice écrit devant lequel le candidat est seul. Pour conserver cette spécificité, nous
n’avons en général pas tenté de reconstruire a posteriori des exercices écrits, mais nous
présentons des thèmes avec quelques commentaires.

Thème 1 : Déterminer toutes les applications g : R+∗ → R, f : R+∗ → R continues telles


que : ∀t, x ∈ R+∗ , f (tx) = g(t)f (x).

Commentaire : On commence par observer que si f est non nulle, f et g sont propor-
tionnelles. On montre ensuite que f est C ∞ et est solution d’une équation différentielle
simple.

Thème 2 : Soit f : [0, 1] → R de classe C 2 telle que f (0) = f ′ (0) = 0, f (1) = 1, f ′ (1) = 0.
Démontrer que max[0,1] |f ′′ | ≥ 4.

Commentaire : Taylor.

Thème 3 : Montrer√ que pour tout entier n ∈ N∗ , il existe un réel rn tel que le disque ouvert
de centre le point ( 2, 13 ) et de rayon rn contienne exactement n points à coordonnées
entières.
Prolongements : √
Peut-on remplacer le point ( 2, 13 ) par un point à coordonnées rationnelles ?
Donner un équivalent du rayon rn .
Étendre la question à la dimension 3.
√ √
Commentaire : On utilise que 2 est irrationnel pour établir que les distances à ( 2, 13 )
de deux éléments distincts de Z2 sont distinctes. Pour rn , on observe que la réunion des
carrés de côté 1 centrés en des points à coordonnées entières à l’intérieur du disque de
rayon rn contient le disque de rayon rn − √12 , et est contenue dans le disque de rayon
rn + √12 . La comparaison des aires des ces trois domaines conduit au résultat. Pour la

1
√ √ √
dimension 3,√on √
peut√prendre le point ( 2, 3, 5) et faire véréifier (ou admettre) que
les éléments 2, 3, 5 sont linéairement indépendants sur Q.

Thème 4 : Soit V un espace vectoriel. Un endomorphisme s de V est appelé pseudo-


réflexion si le rang de Id − s est 1.
1) Montrer qu’il existe l ∈ V ∗ et v ∈ V tels que ∀x ∈ V, s(x) = x − l(x)v.
2) Soit G un sous-groupe de GL(V ) contenant une pseudo-réflexion et tel que les seuls
sous-espaces de V stables par tous les éléments de G sont {0} et V .
a) Montrer que l’ensemble des endomorphismes de V commutant à tous les éléments de
G est l’ensemble des homothéties.
b) On suppose V de dimension finie. Soit B une forme bilinéaire non nulle telle que :
∀x, y ∈ V , ∀g ∈ G, B(g(x), g(y)) = B(x, y).
i) Montrer que B est non dégénérée.
ii) Soit B ′ une autre forme bilinéaire invariante par G. Montrer que B ′ est propor-
tionnelle à B.
iii) Montrer que B est symétrique ou antisymétrique.

Commentaire : La question 1) s’obtient en prenant pour v un vecteur engendrant l’image


de Id − s. La question suivante exploite le fait que si des endomorphismes commutent,
tout sous-espace propre de l’un est stable par l’autre : le fait de commuter avec s assure
alors l’existence d’une valeur propre, et le sous-espace propre associé est alors stable par
G. On observe aussi que le noyau (à gauche ou à droite) d’une forme bilinéaire invariante
est un sous-espace stable. Toute forme bilinéaire peut s’exprimer à partir d’une forme
bilinéaire non dégénérée via un endomorphisme, et si les deux formes sont invariantes
l’endomorphisme doit commuter à tout G.

Thème 5 : Soient (an )n∈N et (cn )n∈N des suites de réels positifs ou nuls, et M ≥ 0. Les
deux questions suivantes sont indépendantes.
P Pn
1) On suppose que ∞ n=0 cn < +∞ et que : ∀n ≥ 0, an+1 ≤ M + k=0 ck ak . Montrer que
la suite (an )n∈N est bornée.
P P+∞ P+∞
2) On suppose que ∞ n=0 cn < +∞, que k=0 ck ak < +∞, et que : ∀n ≥ 0, an ≤ k=n ck ak .
Montrer qu’il existe N > 0 tel que : ∀n ≥ N, an = 0.

Commentaire : La première question se traite en considérant la suite bn+1 = M +


Pn
k=0 ck ak , qui majore an+1 et vérifie : bn+1 ≤ (1 + cn )bn . On ramène l’étude du produit
des (1 + cn ) à celle d’une série en passant au logarithme, puis on utilise la comparaison de
la convergence de séries positives dont les termes généraux sont équivalents. La deuxième
question revient à montrer que maxk≥n ak est nul pour n assez grand. Or, la suite ainsi
définie est décroissante et on a, pour n assez grand, an ≤ 12 maxk≥n ak .

Thème 6 : Soit f : R → R une fonction continue, 2π périodique. Pour r ∈ [0, 1[ et x ∈ R,


on pose :
Z
1 2π (1)r 2) f (t)
F (x, r) = dt
2π 0 1 − 2r cos(x − t) + r 2
a0 P∞
1) Montrer que : F (x, r) = 2
+ n=1 (an cos nx + bn sin nx) où (an ) et (bn ) sont les
coefficients de Fourier de f .

2
2) Montrer que quand r tend vers 1 par valeurs inférieures, F (x, r) converge uniformément
vers f (on travaillera avec l’expression intégrale).

Commentaire : La première question requiert de développer correctement la fonction


2)
θ 7→ 1−2r(1−r
cos(θ)+r 2
en série de Fourier. Une décomposition en éléments simple de cette
expression vue comme fraction rationnelle en la variable r à θ fixé conduit facilement au
résultat. La deuxième question utilise les techniques standard de convergence uniforme et
de majoration d’intégrales par des découpages convenables.

Thème 7 : Soit A ∈ Mn (C), non inversible.


1) Montrer que : dim ker(A2 ) ≤ 2 dim ker(A).
2) Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :
i) dim ker(A2 ) = 2 dim ker(A) ;
ii) ker(A) ⊂ Im(A) ;
2
iii) A(ker(A
Ç å
)) = ker(A)
Ç
; å
A I A 0
iv) rg = rg .
0 A 0 A
Commentaire : La première question et l’équivalence des trois premiers points de la
deuxième se traitent en considérant la restriction de A à ker(A2 ), qui envoie cet espace
dans son sous-espace ker(A) et en appliquant le théorème
Ç
du
å
rang. Le dernier point est
A I
un peu plus délicat : on peut observer que l’image de est la somme de (Im(A), 0)
0 A
et {(y, A(y)), y ∈ F } où F est un supplémentaire de ker(A) dans Cn .

Thème 8 :
1) Soit f : Rn → Rn une application continue, dont l’image est un ouvert, et telle que
l’image réciproque de tout compact est un compact (on dit alors que f est propre). Montrer
que f est surjective.
2) Soit f ∈ C 1 (Rn , Rn ) telle qu’il existe k ∈]0, 1[ tel que ∀x ∈ Rn : ||df (x) − Id|| ≤ k.
Montrer que f est injective, propre et que c’est un difféomorphisme de classe C 1 .

Commentaire : Pour 1), on montre que l’image de f est fermée, la connexité par arcs de
Rn permettant de conclure. Il s’agit ensuite d’appliquer le théorème de caractéirisation
des difféomorphismes par le jacobien.

Thème 9 : Soit (sn )n∈N une suite réelle, et α > 0. On pose : mn = s0 +...+s
n+1
n
et tn =
αsn + (1 − α)mn .
1) Montrer que si sn → l ∈ R alors mn → l. Que dire de la réciproque ? Donner une
condition suffisante pour que la réciproque soit vraie.
2) On suppose que tn → l ∈ R et on se propose de montrer que sn → l.
a) Montrer que (mn )n∈N est bornée.
b) Montrer que (mn )n∈N possède une unique valeur d’adhérence.
c) Conclure.

Commentaire : Indication pour traiter 2) : On observera que si sn < mn alors mn−1 > mn
et si sn ≥ mn alors mn−1 ≤ mn .

3
La première question, sur la moyenne de Cesaro, est classique. La suivante peut se traiter
en raisonnant par l’absurde, en exploitant correctement l’indication pour montrer que si
(mn )n∈N ne possède pas la propriété voulue (a) ou b), alors (tn )n∈N ne la possède pas non
plus.

Thème 10 : Soit f : R → R une fonction continue et minorée. Montrer qu’il existe x0 ∈ R


tel que : ∀x 6= x0 , f (x0 ) − f (x) < |x − x0 |.

Commentaire : La fonction f est minorée, disons par m ∈ R mais n’atteint peut-être pas
de minimum. En revanche, la fonction g(x) = f (x) + 21 |x| est encore minorée et tend vers
l’infini à l’infini, donc possède un minimum atteint en un x0 ∈ R.

Thème 11 : Soient a, b des réels strictement positifs, λ un réel ≥ 1 et n ∈ N∗ . Montrer


que : Ã
√ an + bn + λ((a + b)n − an − bn ) a+b
ab ≤ n n
≤ .
2 + λ(2 − 2) 2

n n n
Commentaire : Il est naturel d’étudier la fonction f (λ) = an +bn +λ((a+b) −a −b )
2+λ(2n −2)
. Elle est
décroissante, ce qui donne l’inégalité de droite. L’autre inégalité s’obtient en minorant sa
n
limite en +∞ par (ab) 2 : ceci peut se faire en développant (a + b)n par la formule du
j n−j n−j bj
binôme et en minorant a b +a 2
par an bn .

Thème 12 : Soit A ∈ Mn (C). On suppose que la matrice AA possède une valeur √ propre
réelle positive ou nulle λ. Montrer qu’il existe v ∈ Cn non nul tel que : Av = λv.

Commentaire : Partant d’un vecteur propre de AA pour la valeur propre λ, on se demande


si Au et u sont liés. Si c’est le cas, on obtient le vecteur cherché en multipliant u par
un nombre complexe de module 1 convenable. Sinon, on cherche v comme combinaison
linéaire de Au et u.

Thème 13 : Soit t → M(t) une application dérivable de I intervalle de R dans M2 (R)


telle que ∀t ∈ I : det M(t) = 1. Soit ∆(t) la trace de M(t).
1) Montrer que si ∆(t0 ) = ±2 et ∆′ (t0 ) 6= 0, alors M(t0 ) n’est pas diagonalisable.
2) Calculer la matrice M(t), où t ∈ R, telle que toute solution y de l’équation différentielle
y ′′(x) + ty(x) vérifie : Ñ é Ñ é
y(1) y(0)
= M(t) .
y ′ (1) y ′ (0)
Trouver t0 pour lequel les hypothèses précédentes sont vérifiées.

Commentaire : On montre que M(t0 ) a une valeur propre double égale à ±1, et en calculant
la dérivée du déterminant on obtient que M(t0 ) n’est pas diagonalisable. La question 2
ne pose pas de problème sauf peut-être la dérivabilité de M(t) en t = 0 ; seule la valeur
t0 = 0 convient.

Thème 14 : Soit E un espace vectoriel normé sur R. Soit ϕ une forme linéaire sur E
telle que sup{|ϕ(x)| ; ||x|| = 1} est égal à 1 et n’est pas atteint.

4
1) Que peut-on dire de dim E ?
2) Soit F = ker ϕ. Montrer que sup{d(x, F ) ; ||x|| = 1} n’est pas atteint.
3) Trouver un exemple.

Commentaire : C’est une vérification des propriétés des espaces normés et de la spécificité
de ceux de dimension finie. Comme exemple, on a pour E l’espace des fonctions réelles
continues
Z 1
sur [−1,
Z 0
1] muni de la norme ||f || = sup{|f (t)|; t ∈ [−1, 1]} et pour ϕ : ϕ(f ) =
1
: f (t)dt − f (t)dt).
2 0 −1

Thème 15 : Soit
zn
un (z) = , z∈C.
1 + z 2n+1
X

1) Etudier la convergence de la série de fonctions un (z).
0
2) Montrer que la somme est paire pour |z| < 1 et impaire pour |z| > 1.

Commentaire : Cela demande les connaissances minimales sur les séries entières, les séries
de fonctions, les séries doubles.

Thème 16 : Soit f continue de R dans R telle que la moyenne de f sur tout intervalle
de longueur T est une constante m.
1) Si [a, b] est un intervalle quelconque, est-ce que la moyenne M de f sur [a, b] est égale
à m ? Quelle est la condition sur [a, b] pour que ce soit vrai ?
M −m
2) On suppose f ≥ 0 et m > 0. Trouver un encadrement optimal de en fonction
m
de T et b − a.

Commentaire : Un thème facile qui demande du bon sens pour voir et montrer que f est
périodique et obtenir l’encadrement
r M −m T −r
− ≤ ≤
b−a m b−a
où nT + r = b − a, 0 ≤ r < T , n ∈ N.

Thème 17 : Soit g(t) une fonction réelle de classe C 2 sur R vérifiant g ′′(t) > 0, ∀t ∈ R.
1) Montrer que la courbe décrite dans R2 par P (t) = (t, g(t)) admet une tangente en tout
point et définir un vecteur unitaire continu ~u(t) de cette tangente.
−−→
2) Pour (t, z) ∈ R × R∗+ on définit le point M(t, z) tel que P M = z~u(t). Montrer que l’ap-
plication (t, z) 7→ M(t, z) est un C 1 -difféomorphisme de R × R∗+ sur son image. Déterminer
cette image.

Commentaire : C’est un exemple de caractérisation des difféomorphismes à l’aide du


jacobien. L’image dépend de l’existence éventuelle d’asymptotes à la courbe.

Thème 18 : Soient deux cercles C1 et C2 dans R3 d’axes respectifs D1 et D2 .


1) Montrer qu’il existe une droite de R3 qui rencontre les deux cercles et les deux axes.
2) Trouver un exemple où il y a quatre solutions.

5
Commentaire : Une droite qui rencontre un cercle et son axe est orthogonale à la tangente
au cercle au point de rencontre. On en déduit que si (M1 , M2 ) ∈ C1 ×C2 réalise le maximum
de la distance entre un point de C1 et un point de C2 , la droite M1 M2 convient. Ce couple
existe car C1 × C2 est compact. Un examen plus poussé montre qu’il y a 4 solutions au
problème sauf dans des cas particuliers.

Thème 19 : Soit f continue de R dans R qui admet en tout point une dérivée à droite
et une dérivée à gauche. On suppose

∀x ∈ R : fd′ (x) = 2fg′ (x) .

Montrer que f est constante.

Commentaire : Ce thème n’est pas aisé : on attend des remarques pertinentes de la part
du candidat et on peut découper la démonstration en plusieurs étapes. La fonction est
dérivable en un extremum local. Si a < b et f (a) < f (b) le graphe de f sur le segment
[a, b] est sous la corde. Par contre si f (a) > f (b) le graphe est au-dessus de la corde. Puis
on en déduit que si f (a) = f (b), f est constante sur [a, b]. Enfin si a < b et f (a) < f (b), f
est croissante sur [a, b], et les dérivées à droite et à gauche sont croissantes. On en déduit
enfin que f est constante.

Thème 20 : Soit an > 0, n ∈ N, et


an
bn = .
a0 + a1 + . . . + an
Montrer que les séries de terme général an et bn sont de même nature.

Commentaire : On pouvait donner une indication salvatrice : chercher la limite quand n


tend vers ∞ du produit (1 − b1 )(1 − b2 ) . . . (1 − bn ).
x x2 xn
Thème 21 : Soit Pn (x) : 1 + + + ...+ .
1! 2! n!
1) Trouver le nombre de racines réelles de Pn .
2) Soit xn la racine de P2n+1 . Montrer que xn → −∞ quand n → ∞.

Commentaire : Tout est élémentaire mais réclame du soin et de la rigueur. On montre par
récurrence P2n > 0, P2n+1 strictement croissante, xn > −(2n + 1) et xn décroissante. Puis
on montre que la limite de xn ne peut être finie car sur un compact de R, Pn converge
uniformément vers l’exponentielle et celle-ci ne s’annule pas.

Thème 22 : Soit Γ la courbe décrite par M(θ) de coordonnées polaires (ρ, θ) avec ρ = eθ .
Soit P un point du plan différent de l’origine O.
1) Montrer qu’il existe une infinité de tangentes à Γ passant par P . Montrer que les points
de contact sont sur un cercle qui passe par O et P .
2) Calculer la longueur l(θ′ , θ) de l’arc de courbe M(θ′ )M(θ). On note l(θ) la limite de
l(θ′ , θ) quand θ′ tend vers −∞. Soit C(θ) le cercle de centre M(θ) et de rayon l(θ). Montrer
que θ < θ′ implique que C(θ) est intérieur à C(θ′ ).

6
Commentaire : C’est une vérification des connaissances sur les courbes en coordonnées
polaires et de l’aptitude à mener des calculs avec ordre et méthode.

Thème 23 : Soit pour x > 1 :


Z +∞ x
f (x) = eit dt .
1

1) Étudier l’existence de l’intégrale impropre f (x).


2) Trouver un équivalent de f (x) quand x tend vers l’infini.

Commentaire : C’est un thème d’analyse où il faut utiliser correctement l’intégrationpar


Z +∞ iu
a e
parties. L’équivalent est de la forme et il faut montrer que a = du est non nul.
x 1 u
Thème 24 : Soit E un espace vectoriel sur R et u et v appartenant à L(E). On considère
la propriété (P ) : u ◦ v − v ◦ u = IdE .
1) Montrer que si E est de dimension finie, aucun couple (u, v) ne vérifie (P ).
2) Montrer que si E est un espace vectoriel normé sur R aucun couple (u, v) d’endomor-
phismes continus ne vérifie (P ).
3) Sur R[x] considérer u : P 7→ P ′ et v : P 7→ xP et trouver des normes pour lesquelles
soit u soit v soit continu.

Commentaire : En dimension finie on peut utiliser la trace. On peut aussi montrer u ◦


v n − v n ◦ u = nv n−1 , n ≥ 1.
Ç å
1 a
Thème 25 : Soit a ∈ R. Déterminer les solutions de l’équation = sin A,
0 1
P
avec A ∈ M2 (C). Par définition, sin A = ∞ n 2n+1
n=0 (−1) A /(2n + 1)!.

Commentaire : Ce thème permet de tester l’aisance des candidats avec la réduction des
endomorphismes dans un cas simple.

Thème 26 : Existe-t-il une suite de réels a0 , a1 , . . . telle que pour tout n ∈ N le polynôme
Pn (x) := a0 + a1 x + . . . an xn admet n zéros simples réels dans l’intervalle ]0, 1[ ?

Commentaire : On considère Qn (x) = xn Pn (1/x) ; la solution découle d’une application


répétée du théorème de Rolle.

Thème 27 : Soit f : R → R une fonction 1-périodique de classe C ∞ telle que


Z 1
f (t)dt = 0.
0

Démontrer que l’équation g(· + 2) − g(·) = f (·) admet une unique solution 1-périodique
et C ∞ .

Commentaire : Ce thème permet dans un premier temps de tester les connaissances des
candidats sur les séries de Fourier (lien entre régularité de la fonction et décroissance
de ses coefficients de Fourier). Il permet dans un second temps de tester l’habileté des
candidats à manipuler des inégalités.

7
Thème 28 : Soient m1 , . . . , mn des constantes positives et x1 , . . . , xn des réels strictement
positifs. Posons
Xn
mk
g(x) = .
k=1 x − xk

Montrer que l’ensemble des réels x pour lesquels g(x) est défini et vérifie g(x) > λ (avec
λ > 0) est une union finie d’intervalles dont la somme l(λ) des longueurs vérifie
1X n
l(λ) = mk .
λ k=1

Commentaire : Ce thème permet de tester les connaissances des candidats en algèbre


(polynômes, fractions rationnelles).

Thème
Z 29 : SoientZ f, g :]0, ∞[→ R des fonctions continues par morceaux telles que
∞ ∞
|f (x)|2 dx < ∞, |g(x)|2dx < ∞. Démontrer que
0 0
Z ∞Z ã1/2 ÅZ ã1/2
∞ f (x)g(y) ∞ ∞
ÅZ
2 2
dx dy ≤ C |f (x)| dx |g(x)| dx ,
0 0 x+y 0 0

où C est une constante universelle.

Commentaire : Il s’agit d’un thème qui permet de tester la maîtrise par les candidats des
outils de base de l’intégration.

Thème 30 : Soient A, B ∈ Mn (C), n impair, telles que AB + BA = A. Démontrer que A


et B admettent un vecteur propre commun. Le résultat est-il vrai si on enlève l’hypothèse
n impair ?

Commentaire : Une des matrices laisse invariant un espace propre de l’autre.


Ñ é
A C
Thème 31 : Si la matrice M à coefficients réels s’écrit M = t
et est définie
C B
positive, démontrer que det M ≤ det A det B.

Commentaire : L’outil sous-jacent à ce thème est Gram-Schmidt dans ses liens avec la
théorie de la réduction simultanée des formes quadratiques dont une est définie positive.

Thème 32 : 1) Démontrer que le produit des coefficients diagonaux d’une matrice symé-
trique définie positive est supérieur au produit de ses valeurs propres.
2) Démontrer que si A et B sont deux matrices symétriques positives de Md (R), alors
pour tous α, β ≥ 0, avec α + β = 1, on a
det(αA + βB) ≥ (det A)α (det B)β .
3) En déduire que det(A + B)1/d ≥ det(A)1/d + det(B)1/d .

Commentaire : L’outil sous-jacent à ce thème est Gram-Schmidt dans ses liens avec la
théorie de la réduction simultanée des formes quadratiques dont une est définie positive.

8
Thème 33 : Soient α, β deux réels tels
» que pour une infinité d’entiers n ∈ Z (mais pas
nécessairement tous) la quantité un = α2 + (β − n)2 soit dans N. Montrer que α = 0 et
β ∈ Z.

Commentaire : Ce thème permet de tester les connaissances de base des candidats en


analyse (via la remarque qu’un entier non nul est plus grand que 1 en valeur absolue).

Thème 34 : Soit f ∈ C 1 ([a, b], R). Etudier l’existence de la limite (et si elle existe la
Z b
f (t) sin(nt)
déterminer) de dt quand n → ∞.
a t
Commentaire : On écrit f (x) = f (0) + xg(x) avec g continue et on intégre par parties.

Thème 35 : Soient (E, || · ||) un espace vectoriel normé de dimension finie, K un compact
de E et f : K → K une application qui vérifie pour tous x, y ∈ K

||f (x) − f (y) ≥ ||x − y|| .

Démontrer que f est une isométrie bijective.

Commentaire : On étudie les valeurs d’adhérence des suites f k (x), x ∈ K.


Z
Thème 36 : Soit a > 0 et f continue sur R telle que f 2 (t)dt < ∞. Montrer que
R
l’équation différentielle y ′ (t) − ay(t) = f (t) admet une unique solution de carré intégrable.

Commentaire : Sur ce thème, on peut vérifier que les candidats connaissent la formule de
variation de la constante et savent manipuler des intégrales.

Vous aimerez peut-être aussi