Interrogation no 0.
Corrigé
1) a) Par hypothèse, la suite (jan j 2 n) est bornée par un réel M pour p assez grand.
n p
Et il n’y a qu’un nombre …ni d’entiers n p. Donc il existe N = max(jan j 2 n)
n p:
On prend = max(N; M ):
b) (i) Supposons f continue. Comme f (x) = O+1 (1), f est bornée au voisinage de +1.
Donc il existe a 0 et tels que 8x 2 [0; +1[, jf (x)j :
Et par Weierstrass, f est bornée sur le segment [0; a], donc = max( ; sup[0;a] jf j) convient.
1
(ii) Non : Contre-exemple : On considère f dé…nie par f (0) = 0 et 8x > 0, f (x) = :
x
ln n ln n
2) a) Si 2a 3b n, alors 2a n et 3b n, donc 0 a et 0 b :
ln 2 ln 3
L’application (a; b) 7 ! 2a 3b est injective par unicité de la décomposition en facteurs premiers.
Donc n est exactement le nombre de couples (a; b) 2 N2 tels que 2a 3b n.
ln n ln n
Donc n 1+ 1+ = O((ln n)2 ):
ln 2 ln 3
p n 1
b) Comme (ln n)2 = O( n), alors =O :
n2 n3=2
P n
Par comparaison avec les séries de Riemann, la série converge.
n2
3) a) f 0 est continue sur le segment [0; 1], donc par Weierstrass, il existe M = sup[0;1] jf 0 j :
Par l’inégalité des accroissements …nis, on a jf (x) f (y)j M jx yj. Ainsi, f est M -lipschitzienne.
Ry Ry Ry Ry 1
b) (y x)f (y) x f (t) dt = x f (y) f (t) dt x jf (y) f (t)j dt x M (y t) dt = M (y x)2 :
2
R1 Pn 1 k R k=n
c) On a Sn 0 f (t) dt = k=1 f (k 1)=n f (t) dt :
n n
R k=n 2 R1 2
1 k M 1 Pn M 1 M
Par b), on a f (k 1)=n f (t) dt , donc Sn 0 f (t) dt k=1 = :
n n 2 n 2 n 2n
R1
A fortiori, on a par pincement : limn!+1 Sn = 0 f (t) dt:
4) a) On a : card(E) = nn , car il y a n choix possibles pour chaque f (x), où x 2 :
b) Soit (x; y) 2 2: Le nombre de fonctions f : ! véri…ant f (x) = y est égale au nombre de fonctions de n fxg
nn 1 1
dans , c’est-à-dire nn 1: Donc P (f (x) = y) = n
= :
n n
c) On a
X
Nf (y) = 1f (x)=y
x2
1
Les variables 1f (x)=y sont indépendantes et suivent la même loi de Bernoulli B :
n
1
Donc Nf (y) suit la loi binomiale B n; :
n
P
d) On a Mf = y2 1N (y) 2, donc E(Mf ) = nP (N (y) 2) = n(1 P (N (y) = 0) P (N (y) = 1)):
n n 1 n 1
1 n 1 1 1
Or, on a P (N (y) = 0) = 1 et P (N (y) = 1) = 1 1 = 1 :
n n n n
n n 1
1 1, 1 1 1:
On a limn!+1 1 =e car limn!+1 n ln 1 = 1. De même, 1 !e
n n n
Donc E(Mf ) n(1 2e 1) lorsque n ! +1:
5) a) La suite est bien dé…nie par récurrence forte car 8n 2, 1 bn=2c < n:
b) On a an = 2an=2 = 4an=4 = ::: = 2p a1 = 2p = n.
c) On montre la propriété par récurrence forte sur n.
La propriété est immédiate pour n = 1, car a1 = 1 = 20 = n:
Soit n 1 et supposons la propriété vraie pour tout 1 k < n.
Par hypothèse de récurrence appliquée à m = bn=2c, am est de la forme 2p et on a am m 2am 1:
Par dé…nition, on a an = 2am , donc an = 2p+1 est bien une puissance de 2:
De plus, n = 2m ou n = 2m + 1, donc n 2m 2am = an et n 2m + 1 2(2am 1) + 1 < 4am = 2an :
D’où le résultat.
d) Par c), an est la plus grande puissance de 2 qui est inférieure ou égale à n.
On a donc a2022 = 10000000000 en base 2, c’est-à-dire a2022 = 210 = 1024:
n
e) Par c), on a n < 2an , c’est-à-dire an > :
2
2 2
1 1 P 1
Ainsi, =O , et on en conclut que la série converge.
an n2 an
6) Pour A N, on dé…nit la suite ("n )n2N dé…nie par "n = 0 si n 2 A et "n = 1 si n 2
= A.
Comme A est in…nie, la suite ("n )n2N est une suite à valeurs dans f0; 1g non stationnaire en 1:
Plus précisement, on obtient ainsi toutes les suites à valeurs dans f0; 1g non stationnaires en 1:
Par l’unicité de l’écriture d’un réel en base 2, on en déduit que l’application
+1
X
(n+1)
f :A7 ! "n 2
n=0
est bien une bijection de P1 (N) sur [0; 1[:
1 1
Remarque : On a par exemple f (N n f1; 2gg = 2 + 4 = 34 :
7) Rappel : Si z et z 0 sont des complexes non nuls, on a l’inégalité triangulaire jz + z 0 j jzj + jz 0 j.
Et il y a égalité ssi z et z 0 ont même argument.
Considérons a 2 U cercle unité, et notons b = a le point diamétralement opposé.
Alors ja bj = 2, donc jf (a) f (b)j = 2:
Or, jf (a)j 1 et jf (b)j 1. Par le cas d’égalité de l’inégalité triangulaire dans les complexes, on en déduit que f (a)
et f (b) ont même module 1 et même argument (c’est-à-dire f (b) = f (a)).
Donc f (a) et f (b) sont des points de U diamétralement opposés.
On a jf (a) f (0)j = ja 0j = 1 et jf (b) f (0)j = jb 0j = 1:
Ainsi, 2 = jf (b) f (a)j = jf (b) f (0) + f (0) f (a)j jf (b) f (0)j + jf (0) f (a)j = 2:
Par le cas d’égalité dans l’inégalité triangulaire, f (b) f (0) et f (0) f (a) ont même argument.
Donc f (0) appartient au segment [f (a); f (b)]. Comme jf (a) f (0)j = jf (b) f (0)j, f (0) est le milieu de ce segment,
et comme ce segment est un diamètre du cercle U , alors f (0) = 0:
Variante : Au lieu de raisonner avec un segment [a; b] diamètre du cercle unité, on peut raisonner avec un triangle
équilatéral abc inscrit sur le cercle unité. Les points f (a), f (b) et f (c) forment dont un triangle équilatéral de même
côté, et f (0) est équidistant de f (a), f (b) et f (c), donc f (0) est le centre du cercle circonscrit à ce triangle. Ce rayon
ayant aussi comme rayon 1 et étant inclus dans D, il s’agit du cercle unité, donc f (0) = 0: