Cours d'Algèbre I et II avec Exercices
Cours d'Algèbre I et II avec Exercices
Mémoire de fi
nd’études
Cours d’Algèbre I et II
Avec Exercices
Corrigés
Présenté par : Medjadj Imene.
-U.S.T.O. 2017-
Cours d’Algèbre I et II avec Exercices Corrigés
Imene Medjadj
Table des matières
Chapitre 1. Introduction 5
Chapitre 2. Élément de logique et méthodes de raisonnement avec Exercices
Corrigés 7
1. Régles de logique formelle 7
2. Méthodes de raisonnement 12
3. Exercices Corrigés13
Chapitre 3. Théorie des ensembles avec Exercices Corrigés 19
1. Notion d’ensemble et propriétés 19
2. Applications et relations d’équivalences 22
3. Relations Binaires dans un ensemble 26
4. Exercices Corrigés28
Chapitre 4. Structures Algébriques avec Exercices Corrigés 35
1. Lois De Composition Internes 35
2. Groupes 36
3. Anneaux 36
4. Corps 36
5. Exercices Corrigés 37
Chapitre 5. Notion de IK− Espaces vectoriels(IK étant un Corps Commutatif)
avec Exercices Corrigés 43
1. Espace vectoriel et sous espace vectoriel 43
2. Somme de deux sous espaces vectoriels 45
3. Somme directe de deux sous espaces vectoriels45
4. Familles génératrices, familles libres et bases 45
5. Notion d’Application Linéaire 48
6. Exercices Corrigés51
Chapitre 6. Notion de Matrice Associée à une Application Linéaire et Calcul
3
Algébrique sur les Matrices avec Exercices Corrigés 57
1. Espace vectoriel des matrices 57
2. Produit de deux matrices 59
3. Matrices carrées 60
4. Les Déterminants 61
5. Relations entre une application linéaire et sa matrice Associée 65
6. Matrices et Changements de Bases 68
4 TABLE DES MATIÈRES
7. Diagonalisation 70
8. Systèmes d’équations linéaires 73
9. Exercices Corrigés77
Bibliographie 83
CHAPITRE 1 Introduction
Exercices Corrigés
Exemple 1.2. Tout nombre premier est pair , cette proposition est fausse.
√
(2) 2 est un nombre irrationnel, cette proposition est vraie
(3) 2 est inférieure à 4, cette proposition est vraie
Définition 1.3. Toute proposition démontrée vraie est appelée théorème (par exemple
le théorème de PYTHAGORE, Thalès...)
La négation :
désignant le contraire qu’on note (nonP), ou bien P, on peut aussi trouver la notation eP.
Voici sa table de vérité.
P P
1 0
0 1
6
7
– (P ∧ Q) est fausse dans les autres cas. On résume tout ça dans la table de vérité
suivante.
82. ÉLÉMENT DE LOGIQUE ET MÉTHODES DE RAISONNEMENT AVEC EXERCICES CORRIGÉS
P Q P∧Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0
Exemple 1.7. (1) 2 est un nombre pair et 3 est un nombre premier, cette proposition
est vraie
(2) 3 ≤ 2 et 4 ≥ 2, cette proposition est fausse.
2) La disjonction
3)L’implication
de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P), on a
(P ⇒ Q) ⇐⇒ (Q ⇒ P)
Exemple 1.15. (1) La contraposée de :(Il pleut, alors je prends mon parapluie), est (je
ne prends pas mon parapluie, alors il ne pleut pas).
(2) La contraposée de :( Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est : (Omar
n’a pas joué au loto ⇒ Omar n’a pas gagné au loto).
(P ⇒ Q) ⇔ (P ∧ Q).
Exemple 1.17. (1) La négation de : (il pleut, alors je prends mon parapluie), est : (il
pleut et je ne prends pas mon parapluie).
9
(2) La négation de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est : (Omar a
gagné au loto et Omar n’a pas joué au loto).
(3) (x ∈ [0,1] ⇒ x ≥ 0) sa négation : (x ∈ [0,1] ∧ x < 0).
Conclusion
(1) La négation de (P ⇒ Q) est (P ∧ Q).
(2) La contraposée de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P).
(3) La réciproque de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P).
Commutativité de ∧
(5) P ∨ Q ⇔ Q ∨ P. Commutativité de ∨
1. RÉGLES DE LOGIQUE FORMELLE
(15) (P ⇒ Q) ⇔ (P ∨ Q) ⇔ (Q ⇒ P).
preuve. (13)
P Q P Q P∧Q P∧Q P∨Q
1 1 0 0 1 0 0
1 0 0 1 0 1 1
0 1 1 0 0 1 1
0 0 1 1 0 1 1
(14)
P Q P Q P∨Q P⇒Q Q⇒P
1 1 0 0 1 1 1
1 0 0 1 0 0 0
0 1 1 0 1 1 1
0 0 1 1 1 1 1
1.2. Les quantificateurs.
(1) Quantificateur universel ∀
La relation pour tous x tel que P(x) est notée : ∀x, P(x) se lit quel que soit x, P(x).
(2) Quatificateur existentiel ∃ la relation il existe un x tel que P(x) est
notée : ∃x, P(x).
122. ÉLÉMENT DE LOGIQUE ET MÉTHODES DE RAISONNEMENT AVEC EXERCICES CORRIGÉS
Remarque 1.23. Il existe un et un seul élément x de E c’est à dire un unique x,
P(x) est notée : ∃!x ∈ E,P(x)
Exemple 1.24. Ecrire à l’aide des quantificateurs les propositions suivantes :
(1) P(x) : La fonction f est nulle pour tous x ∈ IR devient
P(x) : ∀x ∈ IR, f(x) = 0.
(2) P(x) : la fonction f s’annule en x0 devient P(x) : ∃x0 ∈ IR,
f(x0) = 0.
Remarque 1.25. Les relations ∀x,∃y,P(x,y) et ∃y,∀x,P(x,y) sont différentes, dans la
première y dépend de x tandis que dans la seconde y ne dépend pas de x.
Exemple 1.26. (1) Tous les étudiants de la section 1 ont un groupe sanguin. ∀ étudiant
∈ section 1, ∃ un groupe sanguin, étudiant a un groupe sanguin. Vraie (cela veut
dire que chaque étudiant a un groupe sanguin).
(2) Il existe un groupe sanguin pour tous les étudiants de la section 1. ∃ un groupe
sanguin O−, ∀ l’étudiant de section 1, l’étudiant a O−. Fausse (cela veut dire que
tous les étudiants ont le même groupe sanguin ce qui est peut probable).
(3) La proposition (∀x ∈ IR,∃y ∈ IR : x + y = 0) est vraie en effet ∀x ∈ IR,∃y = −x ∈
IR,x + (−x) = 0.
(4) ∃y ∈ IR,∀x ∈ IR,x2 ≥ y c’est vraie car ∃y = 0,∀x ∈ IR,x2 ≥ 0.
Régles de négations
Soit P(x) une proposition,
(1) la négation de ∀x ∈ E,P(x) est : ∃x ∈ E,P(x).
(2) la négation de ∃x ∈ E,P(x) est : ∀x ∈ E,P(x).
Remarque 1.27. (1) ∃x ∈ E,∀y ∈ E,P(x,y) veut dire que x est constante (fixé), il est
indépendant de y qui varie dans E.
(2) ∀x ∈ E,∃y ∈,P(x,y) veut dire y dépend x , par une certaine relation f telle que y =
f(x).
(3) On peut permuter entre deux quantificateurs de la même nature :
∀x,∀y,P(x,y) ⇔ ∀y,∀x,P(x,y).
∃x,∃y,P(x,y) ⇔ ∃y,∃x,P(x,y).
Exemple 1.28. (1) la négation de tel que : est :
tel que :
123
2. Méthodes de raisonnement
Pour montrer que (P ⇒ Q) est vraie on peut utiliser ce qui suit :
(1) Méthode de raisonnement direct
On suppose que P est vraie et on démontre que Q l’est aussi.
Exemple 2.1. Montrons que pour n ∈ IN si n est pair ⇒ n2 est pair.
On suppose que n est pair, i.e., ∃k ∈ Z,n = 2k donc
n.n = 2(2k2) ⇒ n2 = 2k0
on pose k0 = 2k2 ∈ Z ainsi ∃k0 ∈ Z,n2 = 2k0, n2 est pair, d’où le résultat.
Exemple 2.2. Montrons que n2 est impair ⇒ n est impair. Par contraposée il
suffit de montrer que si n est pair ⇒ n2 est pair voir l’exemple précédent.
Pour montrer que R est une proposition vraie on suppose que R est vrai et on
tombe sur une contradiction (quelque chôse d’absurde), quand R : P ⇒ Q est
une implication par l’absurde on suppose que R : R∧Q est vraie et on tombe sur
une contradicition.
√
Exemple 2.3. (a) Montrer que 2 est un irrationnel.
(b) n est pair ⇒ n2est pair, par l’absurde : on suppose que n est pair et que n2 est
impaire contradiction
Exemple 2.4. (n est un nombre pair )⇒ (n2+1 est pair), fausse car pour n = 2,4
+ 1 = 5 n’est pas pair, c’est un contre-exemple.
3. Exercices Corrigés
Exercice 1. Donner la négation des propositions suivantes :
⇔ P : ∃x ∈ IR,∀y ∈ IR,2x + y ≤ 3.
(2) P :
Soient n,m ∈ I, alors ∃k1 ∈ Z/n = 2k1 + 1,∃k2 ∈ Z/m = 2k2 + 1 d’où n × m =
2(2k1k2 + k1 + k2) + 1 = 2k3 + 1, ainsi ∃k3 = 2k1k2 + k1 + k2 ∈ Z/n × m = 2k3 + 1 ⇒ n
× m ∈ I le produit est impair.
(3) Le produit d’un nombre pair et d’un nombre impair est-il pair ou impair?
∀n ∈ P,m ∈ I,n × m ∈ P?,n × m ∈ I?
Soient n ∈ P,m ∈ I, alors ∃k1 ∈ Z/n = 2k1,∃k2 ∈ Z/m = 2k2 + 1 d’où n × m =
2(2k1k2 + k1) = 2k3, ainsi ∃k3 = 2k1k2 + k1 ∈ Z/n × m = 2k3 ⇒ n × m ∈ I le produit
est pair.
(4) Un nombre entier est pair si et seulement si son carré est pair?
∀n ∈ Z,n pair ⇔ n2 est pair.
Montrons que n pair ⇒ n2 est pair.
Soit n ∈ P, alors ∃k1 ∈ Z/n = 2k1, d’où , ainsi
Z/n = 2k2 il est pair.
2
(6) ∀x ∈ IR,∃y ∈ IR : (2x + y > 0ou2x + y = 0), Vraie car ∀x ∈ IR,∃y = −2x ∈ IR : 2x −
2x = 0 (même si 2x + y ≯ 0) ou bien on peut dire que ∀x ∈ IR,∃y = −2x + 1 : 2x −
2x + 1 = 1 > 0 (même si 2x + y 6= 0).
(7) ∀x ∈ IR,∃y ∈ IR : (2x + y > 0et2x + y = 0) est fausse car on ne peut jamais avoir
(2x + y > 0et2x + y = 0) en même temps.
Exercice 4. Par l’absurde montrer que :
Ainsi k(k + 1) est pair ∃k0 ∈ Z/k(k + 1) = 2k0, d’où n2 − 1 = 4(2k0) = 8k0 ⇒ n2 − 1
est divisible par 8.
(2) Montrons que sa contraposée :( est vraie.
Soit x 6= 0, il existe tel que d’où le résultat.
Exercice 6. Montrer par récurrence que
–
– est un multiple de 9.
1.2. Inclusion. On dit que l’ensemble A est inclus dans un ensemble B lorsque tous les
éléments de A appartiennent à B et on note A ⊂ B,
A ⊂ B ⇔ (∀x,(x ∈ A ⇒ x ∈ B)).
La négation :
A 6⊂ B ⇔ (∃x,(x ∈ A ∧ x /∈ B)).
1.3. Egalité de deux ensembles : Soient A,B deux ensembles sachant A = B, cela veut dire
que :
A = B ⇔ ((A ⊂ B)et(A ⊂ B)).
19
1.5.1. L’union. La réunion ou l’union de deux ensembles A et B est l’ensemble des élements qui
appartiennent à A ou B, on écrit A ∪ B.
x ∈ A ∪ B ⇔ (x ∈ A ∨ x ∈ B).
La négation :
x /∈ A ∪ B ⇔ (x /∈ A ∧ x /∈ B).
1.5.2. L’intersection. L’intersection de deux ensembles A,B est l’ensemble des élséments qui
appartiennent à A et B on note A ∩ B.
x ∈ A ∩ B ⇔ (x ∈ A ∧ x ∈ B).
La négation :
x /∈ A ∩ B ⇔ (x /∈ A ∨ x /∈ B).
Remarque 1.4. (1) Si A,B n’ont pas d’élements en commun, on dit qu’ils sont disjoints, alors
A ∩ B = ∅.
(2) B = CEA ⇔ A ∪ B = E et A ∩ B = ∅.
(3) A − B = A ∩ Bc.
1.5.3. La différence symétrique. Soient E un ensemble non vide et A,B ⊂ E, la
différence symétrique entre deux ensembles A,B est l’ensemble des éléments qui
appartiennent à A − B ou B − A noté A∆B.
A∆B = (A − B) ∪ (B − A) = (A ∩ CEB) ∪ (B ∩ CEA) = (A ∪ B) − (A ∩ B).
x ∈ A∆B ⇔ {x/x ∈ (A − B) ∨ x ∈ (B − A)}.
21
(A ∪ B)c ⊂ Ac ∩ Bc :
Soit x ∈ (A ∪ B)c ⇒ x /∈ (A ∪ B) ⇒ x /∈ A ∧ x /∈ B ⇒ x ∈ Ac ∧ x ∈ Bc ainsi x ∈ (A ∪ B)c ⇒
x ∈ (Ac ∩ Bc), d’où (A ∪ B)c ⊂ (Ac ∩ Bc).
Ac ∩ Bc ⊂ (A ∪ B)c :
Soit x ∈ (Ac ∩ Bc) ⇒ x ∈ Ac ∧ x ∈ Bc ⇒ x /∈ A ∧ x /∈ B ⇒ x /∈ (A ∪ B), d’où
Ac ∩ Bc ⊂ (A ∪ B)c, ainsi (A ∪ B)c = Ac ∩ Bc. On suit le même raisonnement pour la seconde
relation.
1.7. Produit Cartesien. Soient A,B deux ensembles , a ∈ A,b ∈ B on note A × B =
{(a,b),a ∈ A,b ∈ B} l’ensemble A × B est l’ensemble des couples (a,b) pris dans cet ordre il
est appelé ensemble produit cartésien des ensemble A et B.
Remarque 1.5. Si A et B sont des ensembles finis et si on désigne par :
Définition 2.1. On appelle application d’un ensemble E dans un ensemble F une loi de
correspondance ( ou une relation de correspondance ) permettant d’associer à tout x ∈ E
un unique élément y ∈ F où E est l’ensemble de départ et F est l’ensemble d’arrivé.
L’élément y associé à x est l’image de x par f, on note x 7−→ y/y = f(x).
.
On a : (2x − 1)2 > 0 est verifiée . D’autre part
(2x − 1)2 < 1 ⇒ |2x − 1| < 1 ⇒ −1 < 2x − 1 < 1 ⇒ 0 < x < 1,
et donc x ∈]0,1[, en regroupant les deux inégalités, on obtient
.
2.2.3. 1) La surjection.
Définition 2.4. L’image f(E) de E par f est une partie de F. Si tout élément de F est
l’image par f d’au moins un élément de E, on dit que f est une application surjective de E
dans F on a : f(E) = F.
fest surjective ⇔ (∀y ∈ F),(∃x ∈ E)/f(x) = y. Exemple 2.5. Les
applications suivantes sont-elles surjective?
(1) f1 : IN 7−→ IN n 7−→ 4n + 2.
f1 n’est pas surjective, en effet si on suppose qu’elle est surjective c’est à dire
, or IN contradiction f1
n’est pas surjective.
(2) f2 : IR 7−→ IR x 7−→ 5x + 3. f2 est surjective
car :
.
24 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
2.2.4. 2) L’injection.
Définition 2.6. Quand on a deux éléments dictincts de E correspondent pas fà deux image
différentes de F, f est dite application injective, on a alors :
(fest injective) ⇔ (∀x1,x2 ∈ E,x1 6= x2 ⇒ f(x1) 6= f(x2)),
ou
(fest injective) ⇔ (∀x1,x2 ∈ E,f(x1) = f(x2) ⇒ x1 = x2). Exemple 2.7. Les
(1) f1 : IN 7−→ IN n
7−→ 4n + 2.
f1 est injective car :∀n1,n2 ∈ IN,f(x1) = f(x2) ⇒ 4n1 +2 = 4x2 +2 ⇒ 4n1 = 4n2 ⇒ n1 = n2.
(2) f2 : IR 7−→ IR x
7−→ 5x + 3.
f2 est injective car :∀x1,x2 ∈ IR,f(x1) = f(x2) ⇒ 5x1 + 3 = 5x2 + 3 ⇒ 5x1 = 5x2 ⇒ x1 = x2.
2.2.5. 3) La bijection. f est une application bijective si elle injective et surjective, c’est à
dire tout élément de F est l’image d’un unique élément de E, f est bijective si et
seulement si :
(∀y ∈ F),(∃!x ∈ E),(f(x) = y). (∃!signifie unique) Exemple 2.8. (1)
Remarque 2.9. Lorsque une application f est bijective cela veut dire que l’application inverse
f existe. f−1 est aussi bijective de F sur E et (f−1)−1 = f.
−1
25
.
2.2.6. 4) La composition d’application. Soient E,F,G des ensembles et deux applications f,g
telles que
f : E 7−→ F, g : F 7−→
G x 7−→ f(x) = y ,y 7−→
g(y) = z
On définit l’application
g ◦ f : E 7−→ G x 7−→
g ◦ f(x) = z.
preuve. (1) Supposons que f et g sont injectives, montrons que g ◦ f est injective :
∀x1,x2 ∈ E,g ◦ f(x1) = g ◦ f(x2) puisque g est injective on aura :
g ◦ f est injective.
(2) Supposons que f et g sont surjectives c’est à dire f(E) = F,g(F) = G, montrons que g ◦ f
est surjective :
preuve. (1) Soit x1,x2 ∈ E/f(x1) = f(x2), alors g(f(x1)) = g(f(x2)) comme g ◦ f est injective
ainsi x1 = x2 d’où f est injective.
(2) On a f(E) ⊂ F ⇒ g ◦ f(E) ⊂ g(F) ⊂ G, puisque g ◦ f est surjective , alors g ◦ f(E) =
G, ainsi G ⊂ g(F) d’où G = g(F),g est surjective
Définition 3.3. Une relation est dite relation déquivalence si elle est réflexive,
symétrique et transitive. Définition 3.4. Une relation est dite relation d’ordre si elle est
réflexive, antisymétrique et transitive.
Exemple 3.5. (1) ∀x,y ∈ IN,xRy ⇔ x = y est une relation d’équivalence.
(2) A ⊂ E,B ⊂ F,ARB ⇔ A ⊂ B est une relation d’ordre, en effet :
(a) ∀A ⊂ E,A ⊂ A ⇔ R est réflexive.
(b) ∀A,B ∈ E,((A ⊂ B) ∧ (B ⊂ A)) ⇒ A = B ⇔ R est antisymétrique.
(c) ∀A,B,C ∈ E,((A ⊂ B) ∧ (B ⊂ C)) ⇒ A ⊂ C ⇔ R est transitive.
3. RELATIONS BINAIRES DANS UN ENSEMBLE
Définition 3.6. une relation d’ordre dans un ensemble E est dite d’ordre total si deux
éléments quelconques de E sont comparables , ∀x,y ∈ E, on a xRy ou yRx. Une relation
d’ordre est dite d’ordre partiel si elle n’est pas d’ordre total.
(4) R est une relation d’ordre total car ∀x,y ∈ IR,x ≤ou y ≤ x.
– Soient (x,y),(x0,y0) ∈ IR2;(x,y)R(x0,y0) ⇔ (x ≤ x0) ∧ (y ≤ y0) est une relation d’ordre partiel,
en effet : n’est pas en relation avec
(3,0), et (3,0) n’est pas en relation avec (1,2) .
3.2. Classe d’équivalence. Soit R une relation d’équivalence, on appelle classe déquivalence
d’un élément x ∈ E l’ensemble des éléments y ∈ E qui sont en relation
28 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
x = Cx = x˙ = {y ∈ E/xRy}
Définition 3.8. L’ensemble des classes d’équivalence d’éléments de E est appelée ensemble
quotient de E par R, il est noté E/R,
E/R = {x/x˙ ∈ E}
Exemple 3.9. ∀x,y ∈ IR,xRy ⇔ x2−x = y2−y,R est une relation d’équivalence car :
(1) ∀x ∈ IR,x2 − x = x2 − x ⇔ xRx ⇔ R est refléxive.
(2) ∀x,y ∈ IR,xRy ⇔ x2−x = y2−y ⇔ y2−y = x2−x ⇔ yRx,R est symétrique.
(3) ∀x,y,z ∈ IR,xRy ⇔ x2 − x = y2 − y ∧ y2 − y = z2 − z ⇔ x2 − x = z2 − z ⇔ zRx,R est
transitive.
, ainsi .
4. Exercices Corrigés
Exercice 7. On considère les
ensembles suivants : A = {1,2,5},B = {{1,2},5},C = {{1,2,5}},D =
{∅,1,2,5},
E = {5,1,2},F = {{1,2},{5}},G = {{1,2},{5},5},H = {5,{1},{2}}.
(1) Quelles sont les relations d’égalité ou d’inclusion qui existent entre ces ensembles?
(2) Déterminer A ∩ B,G ∪ H,E − G.
(3) Quel est le complémentaire de A dans D.
(1) (A ∩ B) ∪ Bc = A ∪ Bc.
(2) (A − B) − C = A − (B ∪ C).
(3) A − (B ∩ C) = (A − B) ∪ (A − C).
b) Simplifier :
⇔ x ∈ (A ∪ Bc) ∧ x ∈ (B ∪ Bc)
⇔ x ∈ (A ∪ Bc) ∩ E
⇔ x ∈ A ∪ Bc.
(3) A − (B ∩ C) = (A − B) ∪ (A − C).
x ∈ A − (B ∩ C) ⇔ (x ∈ A ∧ (x /∈ B ∧ x /∈ C)
⇔ (x ∈ A ∧ x /∈ B) ∧ (x ∈ A ∧ x /∈ C)
⇔ x ∈ (A − B) ∧ x ∈ (A − C)
⇔ x ∈ (A − B) ∩ (A − C).
b) Simplifions
f(x) = 2 − x,
g(x) = x2 + 1
f({1/2}) = {3/2}.
f−1({0}) = ∅.
(c) g([−1,1]) = {g(x) ∈ [0,2]/x ∈ [−1,1]}, on a x ∈ [−1,0]∪]0,1].
x ∈ [−1,0] ⇒ −1 ≤ x ≤ 0
⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1
⇒ 1 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇒ g(x) ∈ [1,2] ⊂ [0,2]
d’où g([−1,0]) = [1,2]
x ∈]0,1] ⇒ 0 < x ≤ 1
⇒ 0 < x2 ≤ 1
⇒ 1 < x2 + 1 ≤ 2
⇒ g(x) ∈]1,2] ⊂ [0,2]
d’où g(]0,1]) =]1,2],g([−1,1]) = [1,2].
(d) g−1([0,2]) = {x ∈ [−1,1]/g(x) ∈ [0,2]}, on a
g(x) ∈ [0,2] ⇒ 0 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇒ −1 ≤ x2 ≤ 1
⇒ (−1 ≤ x2 < 0) ∨ (0 ≤ x2 ≤ 1)
0 ≤ x2 ≤ 1 ⇔ 0 ≤ |x| ≤ 1 ⇔ −1 ≤ x ≤ 1.
Ainsi g−1([0,2]) = ∅ ∪ [−1,1] = [−1,1].
(2) Comme f−1({0}) = ∅ c’est à dire l’élément 0 ∈ [0,2] n’admet pas d’antécédent par
f dans [−1,1] donc f n’est pas surjetive et par suite n’est pas bijective.
(3) L’application g est paire donc g(−1) = g(1) or −1 6= 1 donc g n’est pas injective
d’où g ne peut être bijective, aussi on remarque que g([−1,1]) = [1,2] 6= [0,2]
donc g n’est pas surjecive, alors n’est pas aussi bijective.
(x,y)R(x0,y0) ⇔ x + y = x0 + y0
(x,y)R(x,y) ⇔ x + y = x + y .
D’où R est réfléxive.
b) R est symétrique si et seulement si
⇒ (x0,y0)R(x,y)
”
⇒ x + y = x” + y”
⇒ (x,y)R(x”,y”)
= {(x,−x)/x ∈ IR}.
Exercice 11. On définit sur IR2 la relation T par
(x,y)T(x0,y0) ⇔ |x − x0| ≤ y0 − y
(1) Vérfier que T est une relation d’ordre. Cet ordre est-il total?
(2) Soit (a,b) ∈ IR2, représenter l’ensemble {x,y) ∈ IR2/(x,y)T(a,b)}.
4. EXERCICES CORRIGÉS 33
(x,y)R(x,y) ⇔ |x − x| ≤ y − y ⇒ 0 ≤ 0.
D’où T est réfléxive.
b) T est anti-symétrique si et seulement si
|x − x0| ≤ y0 − y (x,y)T(x0,y0)
∧ (x0,y0)T(x,y) ⇒ et
|x0 − x| ≤ y − y0
⇒ 2|x − x0| ≤ 0
⇒ |x − x0| = 0
⇒ x = x0
⇒ y0 − y ≥ 0 ∧ y − y0 ≥ 0
⇒ y0 − y ≥ 0 ∧ y0 − y ≤ 0 ⇒ y0 −
y = 0 ⇒ y = y0.
(x,y)T(x0,y0) ∧ (x0,y0)T(x”,y”) ⇒
⇒
⇒ −y” + y ≤ x0 − x” ≤ y” − y
⇒ |x − x”| ≤ y” − y
⇒ (x,y)T(x”,y”)
D’où T est transitive, alors c’est un relation d’ordre.
34 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
L’ordre n’est pas total car ∃(x,y) = (2,3) et (x0,y0) = (4,3) tels que si on suppose
que (x,y)T(x0,y0) ⇒ |2 − 4| ≤ 0 ce qui absurde. De plus (x0,y0)T(x,y) ⇒ |4 − 2| ≤ 0
faux.
(2) Soit (a,b) ∈ IR2, déterminons l’ensemble {x,y) ∈ IR2/(x,y)T(a,b)}.
(x,y)T(a,b) ⇔ |x − a| ≤ b − y
⇔ (x − a)2 − (y − b)2 ≤ 0
⇔ [(x − a) + (y − b)][(x − a) − (y − b)] ≤ 0 ⇔ [(x −
a + y − b) ≥ 0 ∧ (x − a) − (y − b) < 0]
∨ [(x − a + y − b) < 0 ∧ (x − a) − (y − b) ≥ 0].
on pose :
Dp1 : le demi-plan fermé d’équations (x − y − a + b) ≥ 0.
Dp2 : le demi-plan ouvert d’équations (x + y − a − b) < 0.
Dp3 : le demi-plan ouvert d’équations (x − y − a + b) < 0.
Dp4 : le demi-plan fermé d’équations (x + y − a − b) ≥ 0.
D’où
˙
(a,b ) = {x,y) ∈ IR2/(x,y)T(a,b)} = (Dp1 ∩ Dp2) ∪ (Dp3 ∩ Dp4)
CHAPITRE 4 Structures Algébriques avec Exercices Corrigés
2. Groupes
Définition 2.1. On appelle groupe un ensemble G muni d’une loi ou opération ineterne
? telle que :
(1) ? admet un élément neutre.
(2) Tout élément de G admet un élément symétrique dans G.
(3) ? est associative.
Si de plus ? est commutatif, alors (G,?) est un groupe commutatif ou abélien.
Exemple 2.2. (1) (Z,+) est un groupe commutatif.
(2) (IR,×) n’est pas un groupe car 0 n’admet pas d’élément symétrique.
est un groupe commutatif.
3. Anneaux
Définition 3.1. Soit A un ensemble muni de deux lois de composition internes ?,δ, on
dit que (A,?,δ) est un anneau si :
(1) (A,?) est un groupe commutatif.
(2) ∀x,y,z ∈ A,
xδ(y ? z) = (xδy) ? (xδz)et(x ? y)δz = (xδz) ? (yδz),
distributivité à gauche et à droite.
(3) δ est associative .
Si de plus δ est commutative, on dit que (A,?,δ) est un anneau commutatif. Si δ
admet un élément neutre, on dit que (A,?,δ) est un anneau unitaire.
Exemple 3.2. (Z,+,·) est un anneau commutatif et unitaire.
4. Corps
Définition 4.1. Soit IK un ensemble munie de deux lois de composition internes ?,δ, on
dit que (IK,?,δ) est un corps si :
(1) (IK,?,δ) est un anneau unitaire.
(2) (IK − {e},δ) est un groupe , où e est l’élément neutre de ?.
Si de plus δ est commutative, On dit que (IK,?,δ) est un corps commutatif.
Exemple 4.2. (IR,+,·) est un corps commutatif.
5. Exercices Corrigés
Exercice 12. Soit ∗ une loi définie sur IR par :
38 4. STRUCTURES ALGÉBRIQUES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
x ∗ y = xy + (x2 − 1)(y2 − 1)
(1) Vérifier que ∗ est commutative, non associative et admet un élément neutre.
(2) Résoudre les équations suivantes : 2 ∗ y = 5,x ∗ x = 1.
= xyz + (x2 − 1)(y2 − 1)z + (z2 − 1)x2y2 + 2(z2 − 1)(x2 − 1)(y2 − 1)(xy)
On sait qu’un polynôme est nul ∀x si tous ses coefficients sont tous nuls, et
comme le coefficient de x est 1 6= 0 on déduit que le polynôme ne peut
s’annuler, d’où e = 1 est vraie. e = 1 est l’élément neutre.
(4) 2 ∗ y = 5 ⇒ 2y + 3(y2 − 1) = 5 ⇒ y = 4/3 ∨ y = −2.
(5) x ∗ x = 1 ⇒ x2 + (x2 − 1)2 = 0 ⇒ x = 0,x = ±1.
∗est associative
∗admet un élément neutre
Tout élément deE admet un inverse dansE
.
ainsi le symétrique de (x,y) ∈ G est (x0,y0) = (1/x,−y/x) ∈ G, alors (G,∗) est un
groupe.
(4) ∗ est non commutatif si et seulement si
.
on remarque que (1) 6= (2), alors (G,∗) est un groupe non commutatif.
Exercice 14. On définit sur Z2 les deux lois comme suit : ∀(x,y),(x0,y0) ∈ IR2,(x,y)
.
Montrer que est anneau commutatif. Solution . est
anneau commutatif si et seulement si :
est un groupe abélien est associative et
distributive par rapport à loi ⊕ . est une loi
commutatif
5. EXERCICES CORRIGÉS 41
a: ⊕ est commutative :
∀(x,y),(x0,y0) ∈ IR2,
b: ⊕ est associative :
∀(x,y),(x0,y0),(x”,y”) ∈ IR2,
.
Montrons que :
42 4. STRUCTURES ALGÉBRIQUES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
,
On a :
”]
Ainsi
.
De plus
d’où le résultat.
CHAPITRE 5
(x,y) → x + y
et d’une opération externe notée (·) :
(·) : IK × E → E
(λ,x) → λ · x
Définition 1.1. Un espace vectoriel sur le corps IK ou un IK− espace vectoriel est un triplet
(E,+,·) tel que :
(1) (E,+) est un groupe commutatif.
(2) ∀λ ∈ IK,∀x,y ∈ E,λ · (x + y) = λ · x + λ · y
(3) ∀λ,µ ∈ IK,∀x ∈ E,(λ + µ) · x = λ · x + µ · x
(4) ∀λ,µ ∈ IK,∀x ∈ E,(λ · µ) · x = λ(µ.x)
(5) ∀x ∈ E,1IK · x = x
Les éléments de l’espace vectoriel sont appelés des vecteurs et ceux de IK des scalaires.
Proposition 1.2. Si E est IK− espace vectoriel, alors on a les propriétés suivantes :
(1) ∀x ∈ E,0IK · x = 0E
(2) ∀x ∈ E,−1IK · x = −x
(3) ∀λ ∈ IK,λ · 0E = 0E
(4) ∀λ ∈ IK,∀x,y ∈ E,λ · (x − y) = λ · x − λ · y
(5) ∀λ ∈ IK,∀x ∈ E,x · λ = 0E ⇔ x = 0E ∨ λ = 0IK
Exemple 1.3. (1) (IR,+,.) est un IR− espace vectoriel, (C,+,.) est un C−e.v.
454. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES CORRIGÉS
43
Théorème 1.6. Soit (E,+,·) un IK− espace vectoriel et F ⊂ E,F non vide on a les
équivalences suivantes :
(1) F est un sous espace vectoriel de E.
(2) F est stable par l’addition et par la multiplication c’est à dire :
∀x,y ∈ F,∀λ ∈ IK,x + y ∈ F,λ.x ∈ F.
F est s.e.v
(4) ∀x,y ∈ F,∀λ,µ ∈ IK,λ.x + µ.y ∈ F, d’où :
F est s.e.v
Exemple 1.7. (1) {0E},E sont des sous espace vectoriel de E.
(2) F = {(x,y) ∈ IR2/x + y = 0} est un sous espace vectoriel car; – 0E = 0IR2
= (0,0) ∈ F ⇒ F 6= ∅.
λX + µY = ((λx + µx0) + (λy + µy0) + (λz + µz0),(λx + µx0) − (λy + µy0),λz + µz) d’où ∃x00
= λx + µx0 ∈ IR,∃y00 = λy + µy0 ∈ IR,∃z00 = λz + µz0 ∈ IR, ainsi λX + µY = (x00
+ y00 + z00,x00 − y00,z00) ∈ F.
Théorème 1.8. L’intersection d’une famille non vide de s.e.v est un sous espace vectoriel.
Remarque 1.9. La réunion de deux s.e.v n’est pas forcément un s.e.v.
Exemple 1.10. E1 = {(x,0) ∈ IR2},E2 = {(0,y) ∈ IR2},E1 ∪E2n’est un s.e.v car U1 = (1,0),U2 =
(0,1) ∈ E2 et U1+U2 = (1,1) ∈/ E1∪E2, car (1,1) ∈/ E1∧(1,1) ∈/ E2.
Soit E1,E2 deux sous espaces vectoriels d’un IK−e.v E, on appelle somme de deux espaces
vectoriels, E1 et E2 et on note E1 + E2 l’ensemble suivant :
E1 + E2 = {U ∈ E/∃U1 ∈ E1,∃U2 ∈ E2/U = U1 + U2}.
Proposition 2.1. La somme de deux s.e.v de E1 et E2 (d’un même IK-e.v) est un s.e.v de E
contenant E1 ∪ E2,i.e.,E1 ∪ E2 ⊂ E1 + E2.
Remarque 4.2. Dans un espace vectoriel E, tout vecteur non nul est libre.
Théorème 4.3 sont deux bases de l’espace vectoriel
E, alors n = m. En d’autre termes, si un espace vectoriel admet une base alors toutes les
bases de E ont le même nombre d’éléments (ou même cardinal), ce nombre la ne dépend
pas de la base mais il dépend seulement de l’espace E. D’où la définition suivante.
Définition 4.4. Soit E un IK− espace vectoriel de base B = {e1,e2...,en}, alors dim(E) =
Card(B). où dim(E) : est la dimension de E et Card(B) : est le cardinal de B.
Remarque 4.5. donc chercher une base pour un espace vectoriel c’est trouver une
famille de vecteurs dans E, qui forment un famille libre et génératrice de E, le nombre
d’éléments de cette famille représente dimE.
Exemple 4.6. (1) Cherchons une base de IR3, il faut trouver une famille de vecteurs dans IR3 qui
engendre IR3 et qui soit libre :
(3) Si {e1,e2...,ep} sont p vecteur dans E, avec p < n, alors {e1,e2...,ep} ne peut être
génératrice de plus si {e1,e2...,ep} est libre, alors il existe (n−p) vecteur parmis
{ep+1,ep+2,...,en} dans E tels que {e1,e2...,ep,ep+1,...,en} est une base pour E.
(4) Si F est un sous espace vectoriel de E alors dimF ≤ n, et de plus dimF = n ⇔ E = F.
Exemple 4.8. (1) Dans l’exemple précédent f1 = (1,−1),f2 = (2,1) pour montrer que {f1,f2}
forme une base de IR2, il suffit de montrer que {f1,f2} est soit libre ou génératrice.(
cette propriété est vraie dans le cas des espaces vectoriels de dimensions finies).
(2) Pour montrer que {(1,1,1),(1,1,0),(0,1,−1)} est une base de IR3, il suffit de
montrer qu’elle est libre ou génératrice car dimIR3 = 3,{f1,f2} est libre car :
∀λ1,λ2,λ3 ∈ IR, λ1(1,1,1) + λ2(1,1,0) + λ3(0,1,−1) = (0,0,0)
(solution unique)
donc {(1,1,1),(1,1,0),(0,1,−1)} est une base de IR3.
(3) Cherchons une base pour F = {(x + y,x − z,−y − z)/x,y,z ∈ IR}, comme F ⊂ IR3
alors dimF ≤ 3, donc la base de F ne possède pas plus de trois vecteur.
(x + y,x − z,y − z) = x(1,1,0) + y(1,0,−1) + z(0,−1,−1)
chercher deux vecteurs de famille qui sont libres, si on les trouve alors il forment
une base pour F, si on ne trouve pas on prend un vecteur non nul et ce vecteur
sera une base pour F. Prenons par exemple {v1,v2}
,
ainsi {v1,v2} est une base pour F et dimF = 2
5. Notion d’Application Linéaire
5.1. Généralités.
Définition 5.1. (1) Soit (E,+,·) et (F,+,·) deux IK− espaces vectoriels et soit f une
application de E dans F, on dit que f est une application linéaire si et seulement
si :
∀x,y ∈ E,∀λ ∈ IK,f(x + y) = f(x) + f(y)etf(λ · x) = λ · f(x), où d’une
manière équivalente :
∀x,y ∈ E,∀λ,µ ∈ IK,f(λx + µy) = λf(x) + µf(y).
(2) Si de plus f est bijective, on dit alors que f est un isomorphisme de E dans
F.
(3) Une application linéaire de (E,+,·) dans (E,+,·) est dite un endomorphisme.
(4) Un isomorphisme de (E,+,·) dans (E,+,·) est aussi appelé un automorphisme de E dans E.
Exemple 5.2. (1) L’application
f1 : IR2 7−→ IR
(x,y) 7−→ x − y
est une application linéaire, car : ∀(x,y),(x0,y0) ∈ IR2,∀λ,µ ∈ IR,
f1(λ(x,y) + µ(x0,y0)) = f1(λx + µx0,λy + µy0) = λx + µx0 − (λy + µy0)
⇒ f1(λ(x,y) + µ(x0,y0)) = λ(x − y) + µ(x0 − y0) = λf1(x,y) + µf1(x0,y0).
(2) L’application f2 : IR3 7−→ IR3
(x,y,z) 7−→ (−x + y,x − 5z,y)
est une application linéaire, car : , f2(λ(x,y,z) +
µ(x0,y0,z0)) = f2(λx + µx0,λy + µy0,λz + µz0)
⇔ f2(λ(x,y,z)+µ(x0,y0,z0)) = (−λx−µx0 +λy+µy0,µx0 +µx0 −5λy−5µy0,λy+µy0) ⇔ f2(λ(x,y,z)
+µ(x0,y0,z0)) = (−λx+λy,λx−5λz,λy)+(−µx0 +µy0,µx0 −5µz0,λy0).
⇔ f2(λ(x,y,z)+µ(x0,y0,z0)) = λ(−x+y,x−5z,y)+µ(−x0+y0,x0−5z0,y0) = λf2(x,y,z)+µf2(x0,y0,z0).
459
preuve. On a,
1.) f(OE) = f(OE + OE) = f(OE) + f(OE) ⇒ f(OE) = OF .
Proposition 5.6. Si f est une application linéaire de E dans F,alors si dimImf = n < +∞,
alors n est appelé rang de f et on note rg(f). Imf et kerf sont des sous espaces vectoriels de
E.
Exemple 5.7. (1) Déterminons le noyau de l’application f1, kerf = {(x,y) ∈ IR2/f(x,y) = 0} =
ainsi
kerf = {(−2y,y)/y ∈ IR} = {y(−2,1)/y ∈ IR}
donc le kerf est un sous espace vectoriel engendré par u = (−2,1) donc il est de
dimension 1, et sa base est {u}.
(2) Cherchons l’image de f2 : IR3 7−→ IR3
Proposition 5.8. Soit f une application linéaire de E dans F on a les équivalences suivantes :
(1) f est surjective ⇔ Imf = F.
(2) f est injective ⇔ kerf = {0E}.
50. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES CORRIGÉS
Exemple 5.9. Dans l’exemple Imf2 = IR3 donc f2 est surjective, montrons que f2 est injective
kerf2 = {(x,y,z) ∈ IR3/f2(x,y,z) = (0,0,0)},
Proposition 5.10. Soit E et F deux IK espace vectoriels et f,g deux applications linéaires
de E dans F. Si E est de dimension finie n et {e1,e2,...,en} une base de E, alors ∀k ∈
{1,2,..,n},f(ek) = g(ek) ⇔ ∀x ∈ E,f(x) = g(x).
+ ... + λnen, comme f et g sont linéaires, alors f(x) = f(λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen) = λ1f(e1) +
λ2f(e2) + ... + λnf(en), g(x) = g(λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen) = λ1g(e1) + λ2g(e2) + ... + λng(en),
donc si on suppose que ∀k ∈ {1,2,..,n},f(ek) = g(ek) donc on déduit que ∀x ∈ E,f(x) = g(x).
Remarque 5.11. Pour que deux applications linéaires f et g de E dans F soient égales il suffit
qu’elles coincident sur la base du IK− espace vectoriel E.
Exemple 5.12. Soit g une application de IR2 dans IR2 telle que
Théorème 5.13. Soit f une application linéaire de E dans F avec dimension de E est finie,
on a :
dimE = dimkerf + dimIm(f)
f1 : IR2 7−→ IR
(x,y) 7−→ x + 2y
comme dimIR2 = 2 ⇒ dimIm(f) = dimIR2 − dimkerf1 = 2 − 1 = 1.
Proposition 5.15. Soit f une application linéaire de E dans F avec dimE = dimF = n. On a
alors les équivalences suivantes :
fest isomorphisme ⇔ fest surjective ⇔ fest injective
Exemple 5.16. (1) L’application f1 n’est pas un isomorphisme car dimIR2 6= dimIR.
(2) Soit g(x,y) = (2x−y,x−y), g définie de IR2 dans IR2 on a,dimIR2 = dimIR2 est un
isomorphisme car dimkerg = 0 en effet :
6. Exercices Corrigés
Exercice 15. On considère dans IR3, le sous ensemble F défini par :
F = {(x,y,z) ∈ IR3/2x + y − z = 0}
Solution . (1) :
F est s.e.v
– 0IR3 = (0,0,0) ∈ F ⇒ F 6= ∅, car 2.0 + 0 − 0 = 0.
– ∀X = (x,y,z),Y = (x0,y0,z0) ∈ F,λ,µ ∈ IR montrons que :
λ(x,y,z) + µ(x0,y0,z0)∈?F,
52. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES CORRIGÉS
et(x0,y0;z0) ∈ F ⇒ 2x0 + y0 − z0 = 0.
Exercice 16. On considère dans IR3, le sous ensemble F défini par : F = {(x −
y,2x + y + 4z,3y + 2z)/x,y,z ∈ IR}
(1) Montrer que F est un sous espace vectoriel de IR3.
(2) Donner une base de F, quelle est sa dimension?
(3) F est-il égale à IR3 ?
λ(x,y,z,t) + µ(x0,y0,z0,t0)∈?F,
c’est à dire (λx + µx0,λy + µy0,λz + µz0,λt + µt0)∈?F
D’où F est engendré par {v1 = (1,0,−1,0),v2 = (0,1,0,−1)}, montrons que cette famille
est libre si et seulement si
∀λ1,λ2 ∈ IR,λ1v1 + λ2v2 = (0,0,0,0) ⇒ λ1 = λ2 = 0.
λ1(1,0,−1,0) + λ2(0,1,0,−1) = (0,0,0,0) ⇒ (λ1,λ2,−λ1,−λ2) = (0,0,0,0) d’où le résultat.
Alors la dimension de F est égale à 2, car {v1,v2} est une base ( libre et
génératrice) de IR4.
Remarque 6.1. C’est un exemple de l’intersection de deux s.e.v est un s.e.v on pouvait l’écrire
sous cette forme F = F1 ∩ F2 où
F1 = {(x,y,z,t) ∈ IR4/(x + z = 0)},
F2 = {(x,y,z,t) ∈ IR4/(y + t = 0)}.
est montrer que F1,F2 sont des s.e.v de IR4.
Exercice 18. (1) Montrer que la famille {(1,2),(−1,1)} est génératrice de IR2.
(2) quelle sont les famille libre parmis les familles suivantes : F1 = {(1,1,0),(1,0,0),
(0,1,1)}, F2 = {(0,1,1,0),(1,1,1,0),(2,1,1,0)}.
(3) Montrer que la famille {(1,2),(−1,1)} est une base de IR2, et que la famille F1 =
{(1,1,0),(1,0,0),(0,1,1)} est une base de IR3.
Solution . (1) La famille {(1,2),(−1,1)} est génératrice de IR2 si et seulement si
∀X = (x,y) ∈ IR2,∃λ,µ ∈ IR/X = λ(1,2) + µ(−1,1).
F1 est libre.
ii) F2 = {(0,1,1,0),(1,1,1,0),(2,1,1,0)} est n’est pas libre car
= αf(x,y) + βf(x0,y0)
= {(0,0)}
ainsi dimkerf = 0.
= αf(x,y) + βf(x0,y0)
= {(2y,y)/y ∈ IR}
= {y(2,1)/y ∈ IR}.
ainsi kerf est engendré par le vecteur(2,1) 6= 0, ainsi dimkerf = 1, f, alors n’est pas
injective.
Imf = {(2x − 4y,x − 2y)/(x,y) ∈ IR2}
= {x(2,1) + y(−4,−2)/(x,y) ∈ IR2}.
Ainsi Imf est engendré par deux vecteur qui ne sont pas libre car (−4,−2) =
−2(2,1) alors dimImf = 1 on peut aussi utliser le fait que la dimension de
l’ensemble de départ est égale à la dimension de l’ensemble d’arrivée f, alors
dimkerf + dimImf = dimR2,⇒ dimImf = 2 − 1 = 1.
(3) f n’est pas bijective car il n’est ni injective ni surjective.
CHAPITRE 6
em
Le tableau suivant :
est appelé matrice associée à f relativement aux bases B et B0. On note la matrice (aij) où i
désigne l’indice de ligne et j l’indice de colone.
On introduit maintenant la notion de matrice et les opérations algèbriques des matrices.
a11 a1 ..
2 .
a2 ..
A = a:21 2
.:
: ::
a an ..
n1 2 .
57
568. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
1
4
(1) A1 = 23 3
2 est une matrice de type
Exemple 1.2. 4 1 (4,3).
At = (aji)1≤j≤p,1≤i≤n,
autrement dit At c’est la matrice de type (p,n) obtenue en remplaçant les lignes par
les colonnes et les colonnes par les lignes et on a : (At)t = A.
.
,
Alors (M(n,p)(IK),+,·) est IK− espace vectoriel de dimension n×p, sachant que l’élé-
0 0 .. 0
0 ..
0 . .. 0
ment neutre de l’addition est la matrice nulle . 0 ..
.
0 0
61
3. Matrices carrées
Définition 3.1. Soit A une matrice carrée d’ordre n, A = (aij)1≤i≤n,1≤j≤n, (1) La suite des
éléments {a11,a22,...,ann} est appelée la diagonale principle de A.
(2) La trace de A est le nombre Tr(A) = a11 + a22 + ... + ann.
(3) A est dite matrice diagonale si aij = 0,∀i 6= j c’est à dire que les éléments de A sont
tous nuls sauf la diagonale principale.
(4) A est dite matice triangulaire supérieure (resp inférieure) si aij = 0,∀i > j, (resp i < j),
c’est à dire les éléments qui sont au dessous(resp au dessus) de la diagonale sont
nuls).
(5) A st dite symétrique si A = At.
Proposition 3.3. Le produit des matrices est une opération interne dans M(n,n)(IK) et il
admet un élément neutre la matrice nommée matrice identitée notée In définie par :
1 0 0 0.. 0
0 1 0 0.. 0
0 0 1 0.. 0
In =
63
0 0 0 1.. 0
. . . .. 0
0 0 0 ..0 1
Définition 3.4. Soit A ∈ M(n,n)(IK) on dit que A est invesible s’il existe une matrice B ∈
(
M(n,n) IK) telle que A.B = B.A = In.
4. LES DÉTERMINANTS
4. Les Déterminants
.
Définition 4.3. De même, on définit le déterminant d’une matrice
,
par
64. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
Exemple 4.4.
det(A) = 0 − 13 + 0 = −13
on calcule juste un déterminant au lieu de trois.
(5) det(A) ne change pas si on ajoute à une ligne une combinaison linéaires
d’autres lignes (même chôse pour les colonnes).
(6) Si B ∈ Mn(IK), alors det(A.B) = det(A).det(B).
Exemple 4.10 ,
car la ligne 1 est égale à la ligne
, car L1 = 3 ∗ L4.
, car C1 = C2.
Définition 4.11. Soit V1,V2,...,Vn, n vecteurs de IRn on appelle déterminant des vecteurs
(V1,V2,...,Vn) et on le note det(V1,V2,...,Vn) le déterminant dont les colonnes sont les vecteurs
V1,V2,...,Vn.
Exemple 4.14. Soit V1 = (1,2,0),V2 = (0,−1,1),V3 = (0,0,1), forment une base de IR3, car
det(V1,V2,V3) = −1 6= 0.
4.1. Le rang d’un matrice.
Définition 4.15. Soit A ∈ M(n,p)(IK), on appelle rang de A et on note rgA l’ordre de la plus
grande matrice carrée B prise (extraite) dans A telle que detB 6= 0.
Exemple 4.16 .
.
Théorème 4.17. le rang d’une matrice est égale au nombre maximale de vecteurs lignes
(ou colonnes) linéairement indépendants.
.
5. RELATIONS ENTRE UNE APPLICATION LINÉAIRE ET SA MATRICE ASSOCIÉE
.
donc la matrice des cofacteurs est donnée par :
−4 −2 2
6 2 −2 3 2 −1
et la comatrice et
−4 6 3
Ct = −2 2 2
68. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
2 −2 −1
.
Où Ct est la comatrice de A.
f(e1) f(e2) f(e3)
1 1 1 v1
1 −1 0 v2
(2)
f : IR2 → IR2
(x,y) → (x + y,x − y)
B = {e1 = (1,2),e2 = (−1,1)} et B0 = {v1 = (0,2),v2 = (−2,1)}, On doit chercher les
λ1,λ2,λ3,λ4?
Exemple
→ IR2
f(e1) = e1 + 2e2 ⇒ f(1,0) = (1,0) + 2(0,1) = (1,2), f(e2) = −e1
⇒ f(0,1) = −(1,0) = (−1,0),
f(x,y) = f(x(1,0) + y(0,1)) = xf(1,0) + yf(0,1) ⇔ f(x,y) =
x(1,2) + y(−1,0) = (x − y,2x).
Remarque 5.5. Si IRm et IRn sont munis de leurs bases canoniques alors l’application
linéaire f de IRn dans IRm associée à une matrice A = (aij)1≤i≤m,1≤j≤n est donnée par
x1
n
x2
∀(x1,x2,...,xn) ∈ IR ,f(x1,x2,...,xn) = A.
:
xn
Exemple 5.6 ,
.
Théorème 5.7. Soit E,F et G des IK− espaces vectoriels munis respectivement par les
par bases B,B0,B00,f : E → F,g : F → G, deux applications linéaires, alors
M(B,B00)(g ◦ f) = M(B0,B00)(g)M(B,B0)(f)
Remarque 5.8.
f : IR3 → IR2, g : IR2 → IR2
g ◦ f : IR3 → IR2
(x,y,z) → g ◦ f(x,y,z)
avec M(g ◦ f) = M(g)M(f),
71
Ainsi
.
Théorème 5.9. Soit f;E → F,B est une base de E et B0 est une base de F, on a alors :
fbijective ⇔ detM(B,B0)(f) 6= 0
et on a dans ce cas M(B,B0)(f−1) = (M(B,B0)(f))−1.
5.10.
f;IR2
(x,y) → (x − y,x + y)
.
Proposition 5.11. Si A ∈ M(n,m)(IK) associée à une application linéaire f de E dans F la
matrice suivant les bases, B de E et B0 de F, alors
Exemple
→ IR2
IdE : E → E x →
x.
(S) : e3 = a31e 1
Exemple
6. MATRICES ET CHANGEMENTS DE BASES
6.2 et
B = {e1,e2,e3} la base canonique de IR3,
(x,y,z) → (x,y,z),M(B,B0)(IdIR3)
donc
Proposition 6.3. La matrice de passage d’une base B à une base B0 est la matrice
inverse de la matrice de passage de B0 vers B :
M(B0,B)(IdIR3) = (M(B,B0)(IdIR3))−1
Exemple
→ IR2
Exemple 6.5.
(x,y,z) → (x + y + z,x − y)
On munit IR3 de la base canonique B3 = (e1,e2,e3)
On munit IR2 de la base canonique B2 = (v1,v2),
P = M(B03,B3)(IdIR3),
,
ainsi :
75
7. Diagonalisation
Définition 7.1. Soit A ∈ M(n,n)(IK) et soit λ ∈ IK, on dit que λ est une valeur propre de A
s’il existe un vecteur colonne v 6= 0 tel que Av = λv. Le vecteur v est appelé vecteur propre
associé à la valeur λ.
Exemple 7.2.
.
7. DIAGONALISATION
⇔ x = −2y alors
⇔ y = 0,x ∈ IR alors
Exemple
→ IR2
associé à λ2 = 2.
Exemple 7.4. .
.
Définition 7.5. Soit A ∈ M(n,n)(IK) et soit λ ∈ IK une valeur propre de A, l’ensemble Eλ
défini par :
Eλ = {v ∈ IRnouCn/Av = λv}
762. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
est appelé l’espace propre associé à la valeur propre alors Eλ est un sous espace vectoriel
de E.
(2) Pour λ = 4, on a
donc E2 = {(x,x,0)/x ∈ IR} = {x(1,1,0)/y ∈ IR} s.e.v de IR3,(1,1,0) est une base de
E1.
Définition 7.7. On dit qu’une matrice A ∈ Mn(IK) est diagonalisable s’il existe une
matrice inversible P est une matrice diagonale D telle que; A = PDP −1. (où P est la matrice
de passage.)
Remarque 7.9. Si la matrice A ∈ Mn(IK) admet n valeurs propres distincts alors A est
diagonalisable et la matrice diagonale D associée à A est :
λ1 0 0 0.. 0
0 λ2 0 0.. 0
0 λ3 0.. 0
..
0 . .
..
0
D=. . . 0
. 0 0 ..0
λn
0
bn xn
AX = B.
Si f est une application linéaire de IKp dans IKn telle que que A soit la matrice associée à f
suivant les bases canoniques et si on note par X = (x1,...,xp) et b = (b1,...,bn), le système (S)
devient f(X) = B.
2)Solution du système :
Définition 8.1. On appelle solution du système (S) tout élément X = (x1,...,xp) vérifiant
les n équations de (S) ceci revient à trouver un vecteur X tel que AX = B ou encore un
élément X ∈ IKp tel que f(X) = B. Exemple
Définition 8.3. Le système (S) est dit de Cramer si n = p = r c’est à dire, (S) est un
système de n équations à n inconnus et telle que
detA 6= 0. Théorème 8.4. Tout Le système de
X = A−1B.
765
Exemple 8.5.
ainsi
Théorème 8.6. Dans un système de Cramer, la solution est donnée par les formules :
2 2 1 1
2x + 2y + z = 1
(S) : 2x + y − z = 2 ⇔2 1 −1 = 2
3x + y + z = 3 3 1 1 3
detA = 4 6= 0,rgA = n = p = 3 ((S) est un système de cramer).
.
3)Cas où n = p et r < n :
Si on considère maintenant un système de n équations à n inconus, mais rgA < n c’est à
dire detA = 0,
766. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
dans ce cas on extrait une matrice M de A sachant que c’est la plus grande matrice carrée
inversible c’est à dire detM 6= 0 contenue dans A et d’ordre r c’est ce qu’on appelle une
sous-matrice, les inconnus associés à M deviennent des inconnus principales et les (n−r)
autres inconnus deviennent des paramètres où bien ce qu’on appelle valeurs arbitraires et
on considère le système suivant :
= b1 − (a1r+1xr+1 + ... + a1nxn) = b01
a2111xx11 ++ aa2212xx22 ++ = b2(a2r+1xr+1 + ... + a2nxn) = b02
...... ++ aa21rrxxrr a
: :
= bn(arr+1xr+1 + ... + arnxn) = b0r
ar1x1 + ar2x2 + ... + arrxr
ce dernier est un système de cramer, donc il admet une seule solution (x1,...,xr) qui
dépend de (xr+1,...,xn). Si cette solution vérifie les (n − r) équations restantes, alors le
système globale admet une infinité de solutions. Si par contre (x1,...,xr) ne vérifie pas une
seule équation parmis les (n − r) équations restantes alors le système globale n’admet de
solution.
Exemple 8.8.
qui est un système de Cramer et admet une unique solution (x,y) dépendante de z.
3)Cas où n 6= p :
le rang de A ≤ 2 choisissons
.
on prend le système :
on a l’équation réstante :
x − 5y = −5 ⇒ 11/8 − 5/8 = 6/8 = 3/2 6= −5
alors le système n’admet pas de solutions.
9. EXERCICES CORRIGÉS 77
9. Exercices Corrigés
Exercice 21. Soit la matrice A définie par :
,
d’où le résultat.
A−1 est donnée par : A−1 = detA1 Ct où Ct est la comatrice de A.
,
ainsi
6
−
2
0
−
3
0
78. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
3
−10
−15 .
(2) Calculons A − A − 2I3 = 0,
2
.
D’où le résultat, on peut remarque que A(A − I2) = 2I2 ⇒ AB = I2,avec B = 1/2(A −
I2) = A−1.
Solution .
2 1 1 1 0 0 1
0
A2 = 1 2 1 = a 0 1 0 +1
1 1 2 0 0 1
1
−
1
1 .
9. EXERCICES CORRIGÉS 79
Exercice 23. Soit la matrice associée à l’application f définie sur IR3 suivant
la base canoniquede IR3.
−
1
0
1
(1) Déterminer l’application f.
(2) Déterminer kerf et Imf et leur dimension, f est-elle bijective?
(3) Soit S = {v1 = (1,1,1),v2 = (1,0,1),v3 = (2,−1,0)}
a) Monter que S est une base de IR3.
b) Donner la matrice associée à f suivante la base S.
.
(2) kerf = {(x,y,z) ∈ IR3/f(x,y,z) = (0,0,0)}
kerf = {(0,0,0)}.
alors dimkerf = 0,(f est injective).
Imf = {f(x,y,z)/(x,y,z) ∈ IR3}
.
b) On note A la matrice associée à f suivante la base S. A = P AP, avec
0 0 −1
860. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC Solution .
2 −1 A = 3
−2 0
−2 2 1
déterminons les valeurs propres de λ ∈ IR,
Pour λ = 1 :
E2 = {y(4/3,1,−2/3)/x ∈ IR,v2 = (4,3,−2) est vecteur propre associé à 2.
Pour λ = 1 :
E−4 = {x(1,−2/3,1)/x ∈ IR,v1 = (2,−3,2) est vecteur propre associé à −4. Ainsi
.
A = PDP −1, avec , alors
où
Solution .
.
Exercice 26. Résoudre le système suivant :
9. EXERCICES CORRIGÉS 83
− 2z + 3t = 0
3x + y
(S) : −x + 2y − 4z + 6t = 2
2x − y + 2z − 3t = 0
862. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC Solution .
83