Mathématiques des Transformers et LLMs
Mathématiques des Transformers et LLMs
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 1 / 40
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Sommaire
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
Definitions
Transformer
Un transformer est une architecture flexible basée sur le mécanisme d’attention, capable de transformer des séquences d’entrée en sorties
complexes.
LLM
Un LLM (Large Language Model) est un modèle de langage basé sur des réseaux neuronaux profonds, entraîné sur de grandes quantités
de texte pour comprendre et générer du langage humain.
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
Les modèles de langage manipulent des vecteurs et des matrices à chaque étape.
Chaque mot est représenté comme un vecteur dans un espace à d dimensions.
L’architecture Transformer repose sur des multiplications matricielles massives.
Comprendre les fondements algébriques est essentiel pour interpréter les LLMs.
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
Un tenseur est une structure de données mathématique qui généralise les scalaires (0D), vecteurs (1D) et matrices (2D) à des
dimensions supérieures.
Notation : T ∈ RB×T ×d signifie que T est un tenseur à 3 dimensions :
▶ B : taille du batch (nombre d’exemples traités en parallèle)
▶ T : longueur de la séquence (ex. nombre de mots dans une phrase)
▶ d : dimension d’un embedding (représentation vectorielle d’un mot)
Exemple : T [b,t, i] représente la ie composante de l’embedding du t e mot de la be phrase du batch.
Les tenseurs permettent de représenter efficacement des données complexes comme :
▶ Un lot de phrases vectorisées (texte)
▶ Une séquence d’images ou de frames (vidéo)
▶ Un volume médical 3D (scanner)
Transformers : modèles qui manipulent ces tenseurs en appliquant des opérations linéaires (produits matriciels, projections) et non
linéaires (softmax, attention).
À retenir : les tenseurs sont au coeur des architectures modernes d’apprentissage profond (transformers, CNN, RNN).
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
⃗u ·⃗v
cos(θ) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥∥⃗v∥
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
⃗u ·⃗v
cos(θ) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥∥⃗v∥
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
⃗u ·⃗v
cos(θ) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥∥⃗v∥
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
⃗u ·⃗v
cos(θ) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥∥⃗v∥
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
La fonction softmax transforme un vecteur de scores réels (z1 , . . . , zn ) en une distribution de probabilité sur n éléments :
ezi
softmax(zi ) =
∑nj=1 ez j
Interprétation :
▶ Amplifie les différences entre les scores (les plus grands deviennent dominants).
▶ Chaque zi est exponentié les écarts sont accentués.
▶ Résultat : des poids positifs normalisés (somme = 1) comparable à une probabilité.
Exemple pratique :
Soit ⃗z = [2, 1, 0] ⇒ ez = [e2 , e1 , e0 ] ≈ [7,39, 2,72, 1]
[ ]
7,39 2,72 1
softmax(z) ≈ , , ≈ [0,665, 0,245, 0,090]
11,11 11,11 11,11
Le score 2 reçoit le poids le plus élevé.
Application concrète :
▶ Dans les transformers, on calcule une similarité (produit scalaire) entre les vecteurs "requête" et "clé".
▶ Ces scores sont passés par une softmax pour en faire des poids d’attention.
▶ Chaque mot du contexte est pondéré selon sa pertinence pour produire une représentation contextuelle.
Propriétés fondamentales :
▶ 0 < softmax(zi ) < 1 pour tout i
▶ ∑i softmax(zi ) = 1 (distribution de probabilité)
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
La fonction softmax transforme un vecteur de scores réels (z1 , . . . , zn ) en une distribution de probabilité sur n éléments :
ezi
softmax(zi ) =
∑nj=1 ez j
Interprétation :
▶ Amplifie les différences entre les scores (les plus grands deviennent dominants).
▶ Chaque zi est exponentié les écarts sont accentués.
▶ Résultat : des poids positifs normalisés (somme = 1) comparable à une probabilité.
Exemple pratique :
Soit ⃗z = [2, 1, 0] ⇒ ez = [e2 , e1 , e0 ] ≈ [7,39, 2,72, 1]
[ ]
7,39 2,72 1
softmax(z) ≈ , , ≈ [0,665, 0,245, 0,090]
11,11 11,11 11,11
Le score 2 reçoit le poids le plus élevé.
Application concrète :
▶ Dans les transformers, on calcule une similarité (produit scalaire) entre les vecteurs "requête" et "clé".
▶ Ces scores sont passés par une softmax pour en faire des poids d’attention.
▶ Chaque mot du contexte est pondéré selon sa pertinence pour produire une représentation contextuelle.
Propriétés fondamentales :
▶ 0 < softmax(zi ) < 1 pour tout i
▶ ∑i softmax(zi ) = 1 (distribution de probabilité)
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
La fonction softmax transforme un vecteur de scores réels (z1 , . . . , zn ) en une distribution de probabilité sur n éléments :
ezi
softmax(zi ) =
∑nj=1 ez j
Interprétation :
▶ Amplifie les différences entre les scores (les plus grands deviennent dominants).
▶ Chaque zi est exponentié les écarts sont accentués.
▶ Résultat : des poids positifs normalisés (somme = 1) comparable à une probabilité.
Exemple pratique :
Soit ⃗z = [2, 1, 0] ⇒ ez = [e2 , e1 , e0 ] ≈ [7,39, 2,72, 1]
[ ]
7,39 2,72 1
softmax(z) ≈ , , ≈ [0,665, 0,245, 0,090]
11,11 11,11 11,11
Le score 2 reçoit le poids le plus élevé.
Application concrète :
▶ Dans les transformers, on calcule une similarité (produit scalaire) entre les vecteurs "requête" et "clé".
▶ Ces scores sont passés par une softmax pour en faire des poids d’attention.
▶ Chaque mot du contexte est pondéré selon sa pertinence pour produire une représentation contextuelle.
Propriétés fondamentales :
▶ 0 < softmax(zi ) < 1 pour tout i
▶ ∑i softmax(zi ) = 1 (distribution de probabilité)
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
La fonction softmax transforme un vecteur de scores réels (z1 , . . . , zn ) en une distribution de probabilité sur n éléments :
ezi
softmax(zi ) =
∑nj=1 ez j
Interprétation :
▶ Amplifie les différences entre les scores (les plus grands deviennent dominants).
▶ Chaque zi est exponentié les écarts sont accentués.
▶ Résultat : des poids positifs normalisés (somme = 1) comparable à une probabilité.
Exemple pratique :
Soit ⃗z = [2, 1, 0] ⇒ ez = [e2 , e1 , e0 ] ≈ [7,39, 2,72, 1]
[ ]
7,39 2,72 1
softmax(z) ≈ , , ≈ [0,665, 0,245, 0,090]
11,11 11,11 11,11
Le score 2 reçoit le poids le plus élevé.
Application concrète :
▶ Dans les transformers, on calcule une similarité (produit scalaire) entre les vecteurs "requête" et "clé".
▶ Ces scores sont passés par une softmax pour en faire des poids d’attention.
▶ Chaque mot du contexte est pondéré selon sa pertinence pour produire une représentation contextuelle.
Propriétés fondamentales :
▶ 0 < softmax(zi ) < 1 pour tout i
▶ ∑i softmax(zi ) = 1 (distribution de probabilité)
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
La fonction softmax transforme un vecteur de scores réels (z1 , . . . , zn ) en une distribution de probabilité sur n éléments :
ezi
softmax(zi ) =
∑nj=1 ez j
Interprétation :
▶ Amplifie les différences entre les scores (les plus grands deviennent dominants).
▶ Chaque zi est exponentié les écarts sont accentués.
▶ Résultat : des poids positifs normalisés (somme = 1) comparable à une probabilité.
Exemple pratique :
Soit ⃗z = [2, 1, 0] ⇒ ez = [e2 , e1 , e0 ] ≈ [7,39, 2,72, 1]
[ ]
7,39 2,72 1
softmax(z) ≈ , , ≈ [0,665, 0,245, 0,090]
11,11 11,11 11,11
Le score 2 reçoit le poids le plus élevé.
Application concrète :
▶ Dans les transformers, on calcule une similarité (produit scalaire) entre les vecteurs "requête" et "clé".
▶ Ces scores sont passés par une softmax pour en faire des poids d’attention.
▶ Chaque mot du contexte est pondéré selon sa pertinence pour produire une représentation contextuelle.
Propriétés fondamentales :
▶ 0 < softmax(zi ) < 1 pour tout i
▶ ∑i softmax(zi ) = 1 (distribution de probabilité)
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Pourquoi l’Algèbre Linéaire ?
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Pourquoi les Probabilités ?
Chaque mot dépend du contexte précédent, d’où l’intérêt des modèles séquentiels.
Un LLM est un estimateur probabiliste entraîné à prédire les mots dans de longues séquences.
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Pourquoi les Probabilités ?
Chaque mot dépend du contexte précédent, d’où l’intérêt des modèles séquentiels.
Un LLM est un estimateur probabiliste entraîné à prédire les mots dans de longues séquences.
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Pourquoi les Probabilités ?
Soit V un vocabulaire fini de taille |V | (ex. : les 50 000 mots les plus fréquents).
On modélise un mot w ∈ V comme une réalisation d’une variable aléatoire W .
La loi de probabilité de W est donnée par :
|V |
P(W = wi ), avec ∑ P(wi ) = 1
i=1
Nombre d’apparitions de wi
P̂(wi ) =
Nombre total de mots observés
Cette estimation est la base de nombreux modèles statistiques de langage (n-gram, unigramme, etc.).
But d’un modèle de langage : approximer cette distribution, conditionnée par le contexte.
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Pourquoi les Probabilités ?
Soit V un vocabulaire fini de taille |V | (ex. : les 50 000 mots les plus fréquents).
On modélise un mot w ∈ V comme une réalisation d’une variable aléatoire W .
La loi de probabilité de W est donnée par :
|V |
P(W = wi ), avec ∑ P(wi ) = 1
i=1
Nombre d’apparitions de wi
P̂(wi ) =
Nombre total de mots observés
Cette estimation est la base de nombreux modèles statistiques de langage (n-gram, unigramme, etc.).
But d’un modèle de langage : approximer cette distribution, conditionnée par le contexte.
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Pourquoi les Probabilités ?
P(w1 , w2 , . . . , wT )
T
P(w1 , . . . , wT ) = ∏ P(wt | w1 , w2 , . . . , wt−1 )
t=1
Hypothèse de Markov d’ordre n − 1 : on suppose que le mot wt ne dépend que des n − 1 derniers mots :
Cette hypothèse permet de réduire la complexité du modèle tout en restant raisonnable pour de courtes séquences.
Limite : fenêtre de contexte fixe ⇒ incapacité à capturer des dépendances à long terme.
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Pourquoi les Probabilités ?
P(w1 , w2 , . . . , wT )
T
P(w1 , . . . , wT ) = ∏ P(wt | w1 , w2 , . . . , wt−1 )
t=1
Hypothèse de Markov d’ordre n − 1 : on suppose que le mot wt ne dépend que des n − 1 derniers mots :
Cette hypothèse permet de réduire la complexité du modèle tout en restant raisonnable pour de courtes séquences.
Limite : fenêtre de contexte fixe ⇒ incapacité à capturer des dépendances à long terme.
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Pourquoi les Probabilités ?
Soit un corpus C contenant N mots, formant une séquence w1 , w2 , . . . , wN sur un vocabulaire fini V .
Objectif : estimer la probabilité conditionnelle P(wt | wt−1 ) à partir des données observées dans C.
Estimateur du Maximum de Vraisemblance (MLE) pour un modèle bigramme :
Count(wt−1 , wt )
P̂(wt | wt−1 ) =
Count(wt−1 )
où :
▶ Count(wt−1 , wt ) est le nombre de fois que wt suit wt−1 dans le corpus.
▶ Count(wt−1 ) = ∑w∈V Count(wt−1 , w) est le nombre total de fois où wt−1 apparaît comme mot précédent.
Cette estimation repose sur la fréquence relative observée dans le corpus : on suppose que la fréquence observée converge vers la
probabilité vraie lorsque la taille du corpus tend vers l’infini.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 15 / 40
Pourquoi les Probabilités ?
Soit un corpus C contenant N mots, formant une séquence w1 , w2 , . . . , wN sur un vocabulaire fini V .
Objectif : estimer la probabilité conditionnelle P(wt | wt−1 ) à partir des données observées dans C.
Estimateur du Maximum de Vraisemblance (MLE) pour un modèle bigramme :
Count(wt−1 , wt )
P̂(wt | wt−1 ) =
Count(wt−1 )
où :
▶ Count(wt−1 , wt ) est le nombre de fois que wt suit wt−1 dans le corpus.
▶ Count(wt−1 ) = ∑w∈V Count(wt−1 , w) est le nombre total de fois où wt−1 apparaît comme mot précédent.
Cette estimation repose sur la fréquence relative observée dans le corpus : on suppose que la fréquence observée converge vers la
probabilité vraie lorsque la taille du corpus tend vers l’infini.
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Pourquoi les Probabilités ?
Soit une variable aléatoire W à valeurs dans un vocabulaire fini V = {w1 , w2 , . . . , w|V | }.
|V |
Sa loi de probabilité P est donnée par : P(wi ) ≥ 0 et ∑i=1 P(wi ) = 1.
L’entropie de Shannon est définie par :
|V |
H(P) = − ∑ P(wi ) log P(wi )
i=1
Interprétation :
▶ Faible entropie : la distribution est concentrée ⇒ le modèle est confiant.
▶ Haute entropie : la distribution est diffuse ⇒ le modèle est incertain.
Application : utilisée pour évaluer la "connaissance" d’un modèle de langage sur une tâche donnée, par exemple via la perplexité :
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Pourquoi les Probabilités ?
Soit une séquence de mots w1 , w2 , . . . , wT issue d’un vocabulaire V , et un modèle de langage P qui assigne des probabilités
conditionnelles P(wt | w1 , . . . , wt−1 ).
Vraisemblance logarithmique moyenne :
T
1
ℓ(P) =
T ∑ log P(wt | w<t )
t=1
Interprétation :
▶ La perplexité est le nombre effectif de mots également probables que le modèle considère en moyenne à chaque position.
▶ Plus P(wt | w<t ) est concentré sur le bon mot, plus log P(wt | w<t ) est grand, donc la perplexité est faible.
▶ PPL minimale = 1 le modèle prédit toujours correctement avec probabilité 1.
Comparaison de modèles :
▶ Les modèles n-gram ont des PPL élevées (souvent > 100 sur des corpus ouverts).
▶ Les Transformers (BERT, GPT, etc.) ont des PPL beaucoup plus faibles (souvent < 20), grâce à leur capacité de généralisation et de capture du
contexte long.
La perplexité est une mesure importante pour l’évaluation quantitative des modèles de langage.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 17 / 40
Pourquoi les Probabilités ?
Soit une séquence de mots w1 , w2 , . . . , wT issue d’un vocabulaire V , et un modèle de langage P qui assigne des probabilités
conditionnelles P(wt | w1 , . . . , wt−1 ).
Vraisemblance logarithmique moyenne :
T
1
ℓ(P) =
T ∑ log P(wt | w<t )
t=1
Interprétation :
▶ La perplexité est le nombre effectif de mots également probables que le modèle considère en moyenne à chaque position.
▶ Plus P(wt | w<t ) est concentré sur le bon mot, plus log P(wt | w<t ) est grand, donc la perplexité est faible.
▶ PPL minimale = 1 le modèle prédit toujours correctement avec probabilité 1.
Comparaison de modèles :
▶ Les modèles n-gram ont des PPL élevées (souvent > 100 sur des corpus ouverts).
▶ Les Transformers (BERT, GPT, etc.) ont des PPL beaucoup plus faibles (souvent < 20), grâce à leur capacité de généralisation et de capture du
contexte long.
La perplexité est une mesure importante pour l’évaluation quantitative des modèles de langage.
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Pourquoi les Probabilités ?
Les grands modèles de langage (LLMs) cherchent à approximer les probabilités conditionnelles :
xt = Embed(wt )
La séquence d’entrées x1 , . . . , xt−1 est transformée via un encodeur Transformer (auto-attention, normalisation, etc.) en un vecteur
de contexte ht ∈ Rd :
ht = fθ (x1 , . . . , xt−1 )
Le modèle calcule alors une distribution de probabilité sur le vocabulaire V par la fonction softmax :
exp(⟨wi , ht ⟩ + bi )
P(wt = vi | w<t ) = |V |
∑ j=1 exp(⟨w j , ht ⟩ + b j )
Les grands modèles de langage (LLMs) cherchent à approximer les probabilités conditionnelles :
xt = Embed(wt )
La séquence d’entrées x1 , . . . , xt−1 est transformée via un encodeur Transformer (auto-attention, normalisation, etc.) en un vecteur
de contexte ht ∈ Rd :
ht = fθ (x1 , . . . , xt−1 )
Le modèle calcule alors une distribution de probabilité sur le vocabulaire V par la fonction softmax :
exp(⟨wi , ht ⟩ + bi )
P(wt = vi | w<t ) = |V |
∑ j=1 exp(⟨w j , ht ⟩ + b j )
Résumé et Transition
Le langage naturel est modélisé comme un processus stochastique séquentiel, où chaque mot dépend (au moins partiellement)
des précédents.
L’hypothèse de Markov (modèles n-gram) permet une estimation simplifiée des probabilités conditionnelles :
Des mesures d’évaluation comme l’entropie (incertitude) et la perplexité (qualité de prédiction) quantifient la performance des
modèles de langage.
Les LLMs (Large Language Models) étendent cette approche en modélisant P(wt | w<t ) à l’aide de réseaux neuronaux profonds,
capables d’intégrer un large contexte.
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Si l’on n’utilise que des transformations linéaires, alors toute composition reste linéaire :
Pour apprendre des fonctions non-linéaires complexes, on insère des fonctions d’activation non linéaires f entre chaque couche :
Cela permet au réseau d’approximer des fonctions non linéaires arbitraires (Théorème d’universalité).
Les fonctions d’activation sont essentielles pour la puissance d’expression des réseaux neuronaux.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 20 / 40
Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Si l’on n’utilise que des transformations linéaires, alors toute composition reste linéaire :
Pour apprendre des fonctions non-linéaires complexes, on insère des fonctions d’activation non linéaires f entre chaque couche :
Cela permet au réseau d’approximer des fonctions non linéaires arbitraires (Théorème d’universalité).
Les fonctions d’activation sont essentielles pour la puissance d’expression des réseaux neuronaux.
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Sigmoïde logistique :
1
f (x) = (valeurs dans (0, 1))
1 + e−x
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
f (x)
x
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
Sigmoïde
Tanh
−1 ReLU
GELU (approx.)
Chaque fonction d’activation introduit une non-linéarité contrôlée pour enrichir la capacité d’expression du réseau.
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
En apprentissage supervisé, une fonction de perte L (y, ŷ) quantifie l’erreur entre la sortie prédite ŷ et la vérité de terrain y.
Dans le contexte du traitement du langage naturel (NLP), on utilise couramment la perte d’entropie croisée :
|V |
L (y, ŷ) = − ∑ yi log ŷi
i=1
où :
▶ y ∈ {0, 1}|V | est un vecteur one-hot indiquant le mot cible (réel),
▶ ŷ = softmax(z) est la distribution prédite sur le vocabulaire V , où z ∈ R|V | est le vecteur de scores logit produits par le modèle.
Cette perte correspond à l’opposé du log de la probabilité prédite pour la classe correcte :
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 23 / 40
Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
En apprentissage supervisé, une fonction de perte L (y, ŷ) quantifie l’erreur entre la sortie prédite ŷ et la vérité de terrain y.
Dans le contexte du traitement du langage naturel (NLP), on utilise couramment la perte d’entropie croisée :
|V |
L (y, ŷ) = − ∑ yi log ŷi
i=1
où :
▶ y ∈ {0, 1}|V | est un vecteur one-hot indiquant le mot cible (réel),
▶ ŷ = softmax(z) est la distribution prédite sur le vocabulaire V , où z ∈ R|V | est le vecteur de scores logit produits par le modèle.
Cette perte correspond à l’opposé du log de la probabilité prédite pour la classe correcte :
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Soit L (θ) une fonction de coût (ou fonction objectif) à minimiser, où θ ∈ Rd est le vecteur des paramètres du modèle.
La descente de gradient est une méthode d’optimisation itérative basée sur le calcul du gradient :
Interprétation géométrique : ∇θ L (θ) indique la direction de la plus forte croissance locale de L ; on se déplace donc dans la direction
opposée pour la réduire.
Chaque mise à jour réduit la perte localement, en espérant converger vers un minimum (local ou global).
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Soit L (θ) une fonction de coût (ou fonction objectif) à minimiser, où θ ∈ Rd est le vecteur des paramètres du modèle.
La descente de gradient est une méthode d’optimisation itérative basée sur le calcul du gradient :
Interprétation géométrique : ∇θ L (θ) indique la direction de la plus forte croissance locale de L ; on se déplace donc dans la direction
opposée pour la réduire.
Chaque mise à jour réduit la perte localement, en espérant converger vers un minimum (local ou global).
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Objectif : calculer les dérivées partielles de la fonction de perte L par rapport aux paramètres θ du réseau.
Utilise la règle de la chaîne pour des fonctions composées :
∂L ∂L ∂z ∂h
= · ·
∂θ ∂z ∂h ∂θ
où typiquement h = f (W x + b) est une activation, et z = g(h) est une couche suivante.
Exemple : pour une couche linéaire suivie d’une activation f :
∂L ∂L ′
h = f (W x + b) ⇒ = · f (W x + b) · x⊤
∂W ∂h
La rétropropagation consiste à :
1 calculer l’erreur à la sortie du réseau,
2 propager cette erreur vers l’arrière couche par couche,
3 accumuler les gradients locaux pour obtenir les gradients globaux.
Implémentée efficacement via les bibliothèques d’auto-différentiation comme PyTorch ou TensorFlow.
La rétropropagation permet un entraînement efficace des réseaux profonds comme les Transformers.
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Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Objectif : calculer les dérivées partielles de la fonction de perte L par rapport aux paramètres θ du réseau.
Utilise la règle de la chaîne pour des fonctions composées :
∂L ∂L ∂z ∂h
= · ·
∂θ ∂z ∂h ∂θ
où typiquement h = f (W x + b) est une activation, et z = g(h) est une couche suivante.
Exemple : pour une couche linéaire suivie d’une activation f :
∂L ∂L ′
h = f (W x + b) ⇒ = · f (W x + b) · x⊤
∂W ∂h
La rétropropagation consiste à :
1 calculer l’erreur à la sortie du réseau,
2 propager cette erreur vers l’arrière couche par couche,
3 accumuler les gradients locaux pour obtenir les gradients globaux.
Implémentée efficacement via les bibliothèques d’auto-différentiation comme PyTorch ou TensorFlow.
La rétropropagation permet un entraînement efficace des réseaux profonds comme les Transformers.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 25 / 40
Pourquoi les Fonctions d’Activation ?
Remarque : Adam est largement utilisé dans les LLMs (Transformers, BERT, GPT) pour sa stabilité et sa rapidité de convergence.
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Les modèles d’apprentissage profond opèrent dans des espaces vectoriels : les entrées doivent appartenir à Rd .
Or, les mots sont des objets discrets, non numériques : "chien", "maison", etc.
On introduit une application de plongement (embedding) :
ϕ : V → Rd
où V est le vocabulaire (ensemble fini ou large de symboles linguistiques), et ϕ(w) est une représentation dense du mot w dans Rd .
Propriétés attendues de ϕ :
▶ Sémantique : des mots similaires doivent être proches en norme euclidienne ou cosinus :
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 27 / 40
Pourquoi vectoriser les mots ?
Les modèles d’apprentissage profond opèrent dans des espaces vectoriels : les entrées doivent appartenir à Rd .
Or, les mots sont des objets discrets, non numériques : "chien", "maison", etc.
On introduit une application de plongement (embedding) :
ϕ : V → Rd
où V est le vocabulaire (ensemble fini ou large de symboles linguistiques), et ϕ(w) est une représentation dense du mot w dans Rd .
Propriétés attendues de ϕ :
▶ Sémantique : des mots similaires doivent être proches en norme euclidienne ou cosinus :
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Encodage One-Hot
L’encodage one-hot est une représentation symbolique sans structure géométrique exploitable par les modèles neuronaux.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 28 / 40
Pourquoi vectoriser les mots ?
Encodage One-Hot
L’encodage one-hot est une représentation symbolique sans structure géométrique exploitable par les modèles neuronaux.
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Objectif : Apprendre une représentation vectorielle dense de chaque mot dans un vocabulaire V , c’est-à-dire une application
ϕ : V → Rd ,
Formellement, cela signifie que la représentation d’un mot doit capturer la distribution de ses contextes d’apparition. Autrement dit, deux
mots apparaissant dans des contextes similaires doivent avoir des représentations proches dans Rd .
Contexte et objectif d’apprentissage : Pour un mot cible w ∈ V , on note C(w) l’ensemble de ses contextes observés dans un corpus.
Chaque contexte est typiquement constitué des mots voisins dans une fenêtre glissante. Le but est d’apprendre ϕ(w) tel que la probabilité
conditionnelle
P(c | w) ou P(w | c)
soit bien modélisée par la similarité dans l’espace vectoriel.
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Principales approches :
1 Word2Vec (Mikolov et al., 2013) :
▶ CBOW (Continuous Bag of Words) : modélise P(w | contexte) en prédisant le mot cible à partir de son contexte.
▶ Skip-Gram : modélise P(contexte | w) en prédisant les mots de contexte à partir du mot cible.
Ces modèles optimisent une fonction de log-vraisemblance sur le corpus, souvent avec des approximations comme le negative
sampling ou le hierarchical softmax.
2 GloVe (Pennington et al., 2014) : Apprend des vecteurs en factorisant une matrice de co-occurrences globales entre mots et
contextes. Le modèle repose sur la relation approximative :
où Xi j est le nombre de co-occurrences du mot wi avec le contexte w j , et ϕ, ψ sont des représentations du mot et du contexte
respectivement.
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Word2Vec Skip-Gram
Objectif : apprendre une fonction d’embedding ϕ : V → Rd telle que les mots apparaissant dans des contextes similaires aient des
représentations proches.
Skip-Gram : pour un mot cible wt , prédire les mots du contexte Ct = {wt−c , . . . , wt+c } \ {wt } dans une fenêtre de taille 2c.
On cherche à maximiser la probabilité conjointe :
∏ P(wt+k | wt )
−c≤k≤c, k̸=0
exp(⃗v⊤
wi ⃗
uwo )
P(wo | wi ) =
∑w∈V exp(⃗ v⊤wi ⃗
uw )
où :
▶ ⃗vw ∈ Rd : vecteur d’entrée (embedding du mot cible)
i
▶ ⃗uwo ∈ Rd : vecteur de sortie (embedding du mot contexte)
Problème : le coût computationnel de la normalisation est O (|V |).
Solution pratique : Negative Sampling (Mikolov et al., 2013) :
K [ ]
log σ(⃗v⊤ uwo ) + ∑ Ew j ∼Pn log σ(−⃗v⊤
wi ⃗ wi ⃗
uw j )
j=1
Word2Vec Skip-Gram
Objectif : apprendre une fonction d’embedding ϕ : V → Rd telle que les mots apparaissant dans des contextes similaires aient des
représentations proches.
Skip-Gram : pour un mot cible wt , prédire les mots du contexte Ct = {wt−c , . . . , wt+c } \ {wt } dans une fenêtre de taille 2c.
On cherche à maximiser la probabilité conjointe :
∏ P(wt+k | wt )
−c≤k≤c, k̸=0
exp(⃗v⊤
wi ⃗
uwo )
P(wo | wi ) =
∑w∈V exp(⃗ v⊤wi ⃗
uw )
où :
▶ ⃗vw ∈ Rd : vecteur d’entrée (embedding du mot cible)
i
▶ ⃗uwo ∈ Rd : vecteur de sortie (embedding du mot contexte)
Problème : le coût computationnel de la normalisation est O (|V |).
Solution pratique : Negative Sampling (Mikolov et al., 2013) :
K [ ]
log σ(⃗v⊤ uwo ) + ∑ Ew j ∼Pn log σ(−⃗v⊤
wi ⃗ wi ⃗
uw j )
j=1
Word2Vec Skip-Gram
Objectif : apprendre une fonction d’embedding ϕ : V → Rd telle que les mots apparaissant dans des contextes similaires aient des
représentations proches.
Skip-Gram : pour un mot cible wt , prédire les mots du contexte Ct = {wt−c , . . . , wt+c } \ {wt } dans une fenêtre de taille 2c.
On cherche à maximiser la probabilité conjointe :
∏ P(wt+k | wt )
−c≤k≤c, k̸=0
exp(⃗v⊤
wi ⃗
uwo )
P(wo | wi ) =
∑w∈V exp(⃗ v⊤wi ⃗
uw )
où :
▶ ⃗vw ∈ Rd : vecteur d’entrée (embedding du mot cible)
i
▶ ⃗uwo ∈ Rd : vecteur de sortie (embedding du mot contexte)
Problème : le coût computationnel de la normalisation est O (|V |).
Solution pratique : Negative Sampling (Mikolov et al., 2013) :
K [ ]
log σ(⃗v⊤ uwo ) + ∑ Ew j ∼Pn log σ(−⃗v⊤
wi ⃗ wi ⃗
uw j )
j=1
Objectif : apprendre des vecteurs de mots ⃗vi ,⃗v j ∈ Rd tels que leur produit scalaire encode les statistiques globales de co-occurrence
des mots dans un corpus.
On construit une matrice de co-occurrence X ∈ R|V |×|V | :
Hypothèse centrale : il existe une relation linéaire entre les représentations vectorielles et log(Xi j ) :
⃗v⊤
i ⃗v j + bi + b j ≈ log(Xi j )
avec f une fonction de pondération qui réduit l’influence des grandes fréquences :
{( )α
x
xmax si x < xmax
f (x) =
1 sinon
Objectif : apprendre des vecteurs de mots ⃗vi ,⃗v j ∈ Rd tels que leur produit scalaire encode les statistiques globales de co-occurrence
des mots dans un corpus.
On construit une matrice de co-occurrence X ∈ R|V |×|V | :
Hypothèse centrale : il existe une relation linéaire entre les représentations vectorielles et log(Xi j ) :
⃗v⊤
i ⃗v j + bi + b j ≈ log(Xi j )
avec f une fonction de pondération qui réduit l’influence des grandes fréquences :
{( )α
x
xmax si x < xmax
f (x) =
1 sinon
Objectif : apprendre des vecteurs de mots ⃗vi ,⃗v j ∈ Rd tels que leur produit scalaire encode les statistiques globales de co-occurrence
des mots dans un corpus.
On construit une matrice de co-occurrence X ∈ R|V |×|V | :
Hypothèse centrale : il existe une relation linéaire entre les représentations vectorielles et log(Xi j ) :
⃗v⊤
i ⃗v j + bi + b j ≈ log(Xi j )
avec f une fonction de pondération qui réduit l’influence des grandes fréquences :
{( )α
x
xmax si x < xmax
f (x) =
1 sinon
Les relations sémantiques (genre, pluriel, métier) deviennent des directions vectorielles.
Ces propriétés sont émergentes dans l’espace d’embedding.
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Dans les modèles de type Transformer (Vaswani et al., 2017), les vecteurs d’entrée sont constitués de la combinaison de deux types
d’embeddings :
vtokeni ∈ Rd . Ces unités proviennent
1 Token embeddings : chaque unité linguistique (mot, sous-mot ou caractère) est associée à un vecteur appris ⃗
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 34 / 40
Pourquoi vectoriser les mots ?
Dans les modèles de type Transformer (Vaswani et al., 2017), les vecteurs d’entrée sont constitués de la combinaison de deux types
d’embeddings :
vtokeni ∈ Rd . Ces unités proviennent
1 Token embeddings : chaque unité linguistique (mot, sous-mot ou caractère) est associée à un vecteur appris ⃗
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Pourquoi vectoriser les mots ?
Résumé et Transition
Prochaine étape : comprendre comment ces représentations sont traitées par l’auto-attention.
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Mesure de similarité sémantique
En traitement automatique des langues (NLP), chaque mot (ou phrase) est représenté par un vecteur dense ⃗v ∈ Rd .
Objectif : quantifier la proximité sémantique entre deux représentations vectorielles ⃗u,⃗v ∈ Rd .
Deux approches principales :
1 Similarité cosinus : mesure l’angle entre deux vecteurs (indépendamment de leur norme) :
⃗u⊤⃗v
simcos (⃗u,⃗v) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥ · ∥⃗v∥
⃗q⊤⃗k
score(⃗q,⃗k) = √ (produit scalaire normalisé)
d
▶ Plus le produit scalaire est élevé, plus l’attention accordée est forte.
√
▶ Le facteur d évite des valeurs trop grandes pour des grandes dimensions.
La similarité vectorielle est au coeur de la compréhension sémantique dans les LLMs.
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Mesure de similarité sémantique
En traitement automatique des langues (NLP), chaque mot (ou phrase) est représenté par un vecteur dense ⃗v ∈ Rd .
Objectif : quantifier la proximité sémantique entre deux représentations vectorielles ⃗u,⃗v ∈ Rd .
Deux approches principales :
1 Similarité cosinus : mesure l’angle entre deux vecteurs (indépendamment de leur norme) :
⃗u⊤⃗v
simcos (⃗u,⃗v) = ∈ [−1, 1]
∥⃗u∥ · ∥⃗v∥
⃗q⊤⃗k
score(⃗q,⃗k) = √ (produit scalaire normalisé)
d
▶ Plus le produit scalaire est élevé, plus l’attention accordée est forte.
√
▶ Le facteur d évite des valeurs trop grandes pour des grandes dimensions.
La similarité vectorielle est au coeur de la compréhension sémantique dans les LLMs.
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 36 / 40
Mesure de similarité sémantique
⃗v
⃗u
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 37 / 40
Mesure de similarité sémantique
⃗v
⃗u
Tiebekabe Pagdame Enseignant-chercheur Fondements Mathématiques des Transformers et des LLMs 14 juillet 2025 37 / 40
Mesure de similarité sémantique
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Mesure de similarité sémantique
[ ]
1
Soit une requête Q = et deux clés :
0
[ ] [ ]
1 0
K1 = , K2 =
0 1
Calcul des scores d’attention (produits scalaires sans normalisation) :
s1 = Q⊤ K1 = 1 · 1 + 0 · 0 = 1
s2 = Q⊤ K2 = 1 · 0 + 0 · 1 = 0
Application de la fonction softmax : ( )
es1 es2
softmax(s1 , s2 ) = , s
s
+e 2 e 1 +e 2 s es1
( 1 0 ) ( )
e e e 1
= , = , ≈ (0.731, 0.269)
e1 + e0 e1 + e0 e+1 e+1
Interprétation : la requête Q est beaucoup plus proche de K1 que de K2 , donc le poids d’attention est fortement concentré sur K1 .
Le mécanisme d’attention discrimine les tokens selon leur similarité directionnelle.
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Mesure de similarité sémantique
[ ]
1
Soit une requête Q = et deux clés :
0
[ ] [ ]
1 0
K1 = , K2 =
0 1
Calcul des scores d’attention (produits scalaires sans normalisation) :
s1 = Q⊤ K1 = 1 · 1 + 0 · 0 = 1
s2 = Q⊤ K2 = 1 · 0 + 0 · 1 = 0
Application de la fonction softmax : ( )
es1 es2
softmax(s1 , s2 ) = , s
s
+e 2 e 1 +e 2 s es1
( 1 0 ) ( )
e e e 1
= , = , ≈ (0.731, 0.269)
e1 + e0 e1 + e0 e+1 e+1
Interprétation : la requête Q est beaucoup plus proche de K1 que de K2 , donc le poids d’attention est fortement concentré sur K1 .
Le mécanisme d’attention discrimine les tokens selon leur similarité directionnelle.
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Mesure de similarité sémantique
Résumé
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