REDACTION DE MEMOIRE
Supervision par Tristan Roger
Ce document reprend en partie des extraits de « La rédaction d’un mémoire – Guide
pratique pour l’étudiantE » de l’UNIL
I. Quelques conseils avant la rédaction
1) Eléments pratiques
Un mémoire fait habituellement entre 40 et 60 pages. Bien entendu, ce n’est pas la
quantité mais bien la qualité qui compte !
2) Listes de petits conseils pratiques et erreurs à éviter
- Un mémoire de fin d’études doit revêtir un caractère scientifique en ce sens qu’il
doit reposer sur des fondements théoriques et une méthodologie rigoureuse.
- Il faut rédiger de façon à ce que le message soit compris par un plus grand
nombre. Il faut donc être clair, précis et concis. Eviter les longues phrases
complexes, les formules creuses, les fioritures et les annexes inutiles. Ne pas
surcharger le texte avec de longues citations. Pas d’état d’âme ou de jugements de
valeur.
- Attention, tout ce qui a été écrit doit pouvoir être expliqué par l’auteur. Eviter
donc de reprendre des formules toutes faites prises de la bibliographie sans en avoir
compris tous les fondements.
- Tous les avis doivent être soigneusement justifiés.
- Attention à l’orthographe ! Faites également relire votre document par une tierce
personne, la correction sera d’autant plus objective.
- Veiller à la concordance des temps au sein du mémoire
- Mettre des transitions entre les différentes parties du document. Ces parties
doivent s’enchaîner de manière naturelle pour le lecteur.
- Tout schéma/figure doit être accompagné d’une légende avec référence. Cette
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légende doit être suffisamment claire pour que chaque tableau/figure puisse être
compréhensible sans avoir recours au texte de l'article. Chaque colonne, ligne
(pour les tableaux), ou axes (pour les figures), doivent avoir un titre accompagné de l'unité
utilisée. Chaque symbole doit être décrit.
3) « je », « nous », « on » ?
A quelle personne écrit-on son mémoire ? Il faut que le mémoire soit le plus
impersonnel possible.
- Le recours à la première personne du singulier (« je ») peut paraître prétentieux et
égocentrique. Il est également dangereux car vous risquez de vous attribuez des
idées qui ne sont pas les vôtres ou une démarche que d’autres ont développée avant
vous.
- Le « on », impersonnel et vague, donne souvent une impression d’imprécision. De
plus, utilisé avec fréquence, il peut lasser le lecteur.
- L’utilisation de la première personne du pluriel (« nous ») est généralement évitée.
Il faut donc, dans la manière du possible, éviter le « je », le « nous » et le « on » !
Attention, acceptable si utilisés avec modération pour "alléger" un paragraphe.
- Que faire alors ? En fait, il est conseillé de chercher le véritable sujet du verbe et
d’y recourir. Le travail ne peut que gagner en précision ! Cela permet de préciser la
pensée.
Exemple :
« Nous avons fixé la vitesse de course à 12 km/h… »
« La vitesse de course a été fixée à 12 km/h… »
4) Recherche de la documentation
C’est une tâche importante mais assez difficile à réaliser car la tentation est grande de
rassembler un trop grand nombre d’informations avec le risque de ne plus maîtriser
cette masse documentaire. Il ne vous est pas demandé de compiler tous les articles
existant sur le sujet, mais d’opérer des choix et de définir des domaines précis de
recherche.
Il est préférable d’aller du général au particulier.
-le plus général : ouvrages, traités, manuels, certains périodiques
-Disponibles à la bibliothèque
-le plus spécialisé : les revues, articles qui concernent votre sujet
-Googlescholar, ScienceDirect, JSTOR (certains articles nécessitent un abonnement
pour les consulter ; la plupart des articles peuvent être consultés depuis la bibliothèque ,
qui possède ces abonnements).
-Internet
-Attention à bien référencer (et vérifier) ce que vous trouvez sur internet
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II. Rédaction du mémoire
1) Le plan
L’élaboration du plan (= squelette du mémoire) est une étape indispensable car elle
facilite la rédaction du document. Elle permet de s’assurer que les principaux points à
développer ne seront pas oubliés et que l’enchaînement des idées suivra une logique
claire et structurée.
Un plan est amené à être souvent révisé ; il est un guide à la rédaction ; mais en aucun
cas il ne doit être rigide. Il n’existe pas de plan type, mais un mémoire de recherche
se compose généralement de 6-7 chapitres/sections distincts :
1. Introduction
Place le sujet dans un contexte plus large
Présente la problématique
Discute l’intérêt d’une telle problématique
2. Revue de la littérature (et en particulier, revue de la littérature scientifique)
3. Analyse de la problématique
4. Discussion
5. Conclusion
6. Bibliographie
Le format de la bibliographie est un point important (voir ci-dessous)
2) Bibliographie
Tout d’abord, lorsqu’il y a des références dans le texte, elles s’inscrivent de deux
manières.
Soient entre parenthèses ou bien seulement la date entre parenthèses si la référence est
directement intégrée dans la structure de la phrase:
- Si un seul auteur :
(Nom de l’auteur, année de publication)
OU Nom de l’auteur (année de publication)
Nous observons un allongement de la durée de vie dans les pays occidentaux
(Martinez, 1993).
OU
Martinez (1993) montre qu’il existe un allongement de la durée de vie dans les pays
occidentaux.
- Si deux auteurs :
(Nom du 1er auteur et Nom du 2ème auteur, année de publication)
OU Nom du 1er auteur et Nom du 2ème auteur (année de publication)
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Exemple :
… (Belli et Borrani, 1999)
OU Belli et Borrani (1999) montrent ….
- Si plus de deux auteurs :
(Nom du 1er auteur et al., année de publication)
OU Nom du 1er auteur et al. (année de publication)
Exemple :
… (Carapelli et al., 1989).
OU Carapelli et al. (1989) montrent ….
Ensuite, après la conclusion, toute une section (bibliographie) reprend tous les livres et
articles qui ont été cités dans le corps du texte (liste des références complètes des
travaux mentionnés dans le mémoire). Vous veillerez à chaque fois d’utiliser le même
format.
Les références peuvent être regroupées en trois parties distinctes :
- les ouvrages
- les articles
- les sites internet
Les références sont alors présentées par ordre alphabétique en fonction du nom de
famille du premier auteur (et, pour un auteur, par ordre chronologique des dates de
parution).
Le plus simple/propre pour effectuer la bibliographie est de se servir de google scholar.
Prenons l’exemple de l’article « Market liquidity and funding liquidity » de M. Brunnermeier et
L. Pedersen publié en 2009 dans Review of Financial Studies.
Les étapes pour intégrer ce papier dans votre bibliographie sont :
A. On recherche le nom de l’article dans google scholar
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B. On clique sur Cite
C. On obtient la référence dans différents formats
D. On copie (Ctrl-V) la référence dans le format voulu (en général APA)
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E. On colle (Ctrl-C) la référence dans la bibliographie
Ainsi on obtient une bibliographie propre en un temps record !
Pour les utilisateurs de LateX, cette approche est également pertinente. Au lieu d’effectuer
les étapes E et F, on clique sur BibTeX et on copie la référence au format BibTeX