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Dispositions Générales d'Assurance Biens

Le document présente les dispositions générales relatives à l'assurance de biens souscrite auprès d'AMSA Assurances Côte d'Ivoire, définissant les obligations des parties, les exclusions de garantie, ainsi que les modalités de formation, de prise d'effet et de résiliation du contrat. Il précise également les conditions de couverture des risques et les obligations de déclaration en cas de sinistre. Les termes juridiques et les définitions essentielles sont également fournis pour clarifier le cadre légal de l'assurance.

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Dispositions Générales d'Assurance Biens

Le document présente les dispositions générales relatives à l'assurance de biens souscrite auprès d'AMSA Assurances Côte d'Ivoire, définissant les obligations des parties, les exclusions de garantie, ainsi que les modalités de formation, de prise d'effet et de résiliation du contrat. Il précise également les conditions de couverture des risques et les obligations de déclaration en cas de sinistre. Les termes juridiques et les définitions essentielles sont également fournis pour clarifier le cadre légal de l'assurance.

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ASSURANCE DE BIENS

DISPOSITIONS GENERALES

Visa MPMEF/DGTCP/DA/N°2634
du 27 décembre 2016

AMSA Assurances Côte d'Ivoire : Société anonyme au capital de [Link] FCFA – RC 10102 – C.C. 7300091H – Régime réel normal DGE,
imm « Abeilles » - 19, avenue Delafosse – Plateau – 01 BP 1333 Abidjan 01- Tél. +225 20 300 500 – Fax. +225 20 300 590 –
[Link] E-mail : amsa-ci@[Link] – Entreprise régie par le code CIMA
Assurances de Biens Dispositions Générales
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SOMMAIRE

PREAMBULE : DÉFINITIONS GÉNÉRALES & CADRE JURIDIQUE


I - OBJET DE L’ASSURANCE ET ETENDUE DE L’ASSURANCE
ARTICLE PREMIER – OBJET DU CONTRAT
ARTICLE 2 – ECLUSIONS

II – FORMATION, PRISE D'EFFET ET DUREE DU CONTRAT


ARTICLE 3 – PRISE D’EFFET DU CONTRAT
ARTICLE 4 – DURÉE DU CONTRAT
ARTICLE 5 – RÉSILIATION DU CONTRAT
ARTICLE 6 – SITUATION DES RISQUES

III – OBLIGATIONS DES PARTIES


ARTICLE 7 – DÉCLARATIONS CONCERNANT LE RISQUE ET SES MODIFICATIONS
ARTICLE 8 – DIMINUTION DES RISQUES
ARTICLE 9 – PAIEMENT DES PRIMES
ARTICLE 10 – SINISTRES : DÉCLARATION ET FORMALITÉS
ARTICLE 11 – EXPERTISE - SAUVETAGE
ARTICLE 12 – ESTIMATION APRÈS SINISTRE DES BIENS
ARTICLE 13 – RÈGLE PROPORTIONNELLE ET RÈGLEMENT
ARTICLE 14 – SUBROGATION

IV – ASSURANCES DE RESPONSABILITE : DISPOSITIONS SPECIALES

ARTICLE 15 – FRAIS ANNEXES


ARTICLE 16 – RÈGLEMENT DES SINISTRES

V – DISPOSITIONS DIVERSES

ARTICLE 17 – INOPPOSABILITÉ DES DÉCHÉANCES


ARTICLE 18 – DROITS DES CRÉANCIERS SUR L’INDEMNITÉ
ARTICLE 19 – COASSURANCE
ARTICLE 20 – PRESCRIPTION

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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DEFINITIONS GENERALES

Il est convenu que pour l’application du présent contrat, il faut entendre par :

CODE : Le code CIMA.

ASSURE : Le souscripteur du contrat et l'ensemble des personnes


physiques ou morales pour le compte desquelles agit le
souscripteur.

ASSUREURS : L'ensemble des compagnies d'assurances ayant


accepté une participation dans la police avec l’accord du souscripteur

APERITEUR : La compagnie désignée par l’Assuré et ayant mandat


des autres assureurs de le représenter dans les limites
prévues par la police.

PARTIES : L’Assuré et les Assureurs.

TIERS : Toutes autres personnes que l’Assuré.

TERRITORIALITE : Lieu dans lequel s’exercent les garanties


du présent contrat

DOMMAGE : Toute altération, destruction, disparition, d'un bien.

SINISTRE : La survenance d'un événement aléatoire non exclu,


susceptible de causer des dommages.

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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CADRE JURIDIQUE

Le présent contrat est régi par le code des Assurances des Etats membres de la Conférence
Inter Africaine des Marchés d’Assurance – CIMA ci-après dénommé Le Code ; il comporte les
« Dispositions Générales » qui suivent, les « Conventions Spéciales » et les « Conditions
Particulières » ci-annexées.

I. OBJET DE L’ASSURANCE ET ETENDUE DE L’ASSURANCE

ARTICLE PREMIER – OBJET DU CONTRAT

Le présent contrat a pour objet de garantir l’Assuré contre les dommages définis aux Conventions
Spéciales et aux Conditions particulières qui fixent les risques et catégories de dommages garantis, les
sommes assurées, ainsi qu’éventuellement les franchises, c’est-à-dire les sommes que l’Assuré
supporte personnellement et dont le montant est déduit de tout règlement.

Les garanties du contrat sont accordées sous réserve des exclusions prévues à l’article 2 ci-dessous et
de celles qui peuvent en outre figurer aux Conventions Spéciales.

ARTICLE 2 – EXCLUSIONS

Sont exclus de l’assurance :

1. Les dommages occasionnés par :

 La Guerre étrangère ; il appartient à l’Assurée de faire la preuve que le sinistre résulte d'un
fait autre que le fait de guerre étrangère;

 La Guerre civile, insurrection, rébellion, révolution, usurpation de pouvoir, confiscation,


réquisition, destruction sur ordre des gouvernements ou de toutes autres autorités
publiques ; il appartient aux assureurs de prouver que le sinistre résulte d'un de ces faits;

 Les Grèves, Emeutes, mouvements populaires, actes de terrorisme ou de sabotage commis


dans le cadre d'actions concertées ou non ; il appartient à l’Assureur de prouver que le
sinistre résulte d'un de ces faits;

 L’Insurrection, les mouvements populaires prenant la forme d’une révolte populaire,


mutinerie et/ou putsch militaire, soulèvement populaire, rébellion, révolution, prise de
pouvoir par des militaires ou des usurpateurs, proclamation de la loi martiale ou de l’état de
siège ainsi que tout événement ou circonstance entraînant la proclamation ou le maintien
de la loi martiale ou de l’état de siège ;

 Toutes les actions perpétrées par des groupes de personnes, dans le but soit de soutenir le
gouvernement, soit d’obtenir de lui un changement politique et/ou de l’influencer, et prenant
la forme d’une révolte, d’une révolution, de conflits inter- communautaires ou simplement
un conflit entre partisans et adversaires du gouvernement.

2. Tous pertes et/ou dommages et/ou débours – quelle qu'en soit la nature – causés ou
occasionnés par ou survenant en relation directe ou indirecte avec un acte de terrorisme,
indépendamment de la cause ou de l'événement contribuant de manière concomitante ou
dans tout autre ordre chronologique à ces pertes, dommages ou débours. Pour les besoins de
la présente clause, l'expression « acte de terrorisme » s'entend, sans y être limitée, de tout usage de
la violence ou de la force, y compris l'utilisation ou la menace d'utilisation de substances chimiques
ou biologiques, qu'il s'agisse d'une action constituant un danger pour la vie humaine ou non, par
toute personne ou groupe de personnes agissant seule(s) ou pour le compte de ou en relation avec
toute organisation ou autorité ou autre personne ou structure obéissant à des raisons ou motifs
politiques, ethniques, religieux, personnels ou idéologiques, ou d'une action perpétrée en vue
d'influencer la position de tout gouvernement ou d'inspirer un sentiment de peur à une population

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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civile ou à toute partie de celle-ci. Dans l'éventualité où l’Assureur soutiendrait, sur la foi de la
présente exclusion, qu'un sinistre, dommage ou débours n'est pas couvert par la police, c'est à lui
qu'il incombera de le prouver.

3. Les dommages résultants des effets directs ou indirects d'explosion, de dégagement de


chaleur, d'irradiation provenant de la transmutation de noyaux d'atome ou de la radioactivité
ainsi que les sinistres dus aux effets de radiation provoquée par l'accélération artificielle des
particules y compris ceux dus aux armes atomiques ;

4. Les dommages et frais afférents à des biens ou installations ou parties d'installations atteints
par l'usure ou résultant de l'action continuelle d'agents extérieurs et provoquant oxydation,
dépôt de rouille, de tartre ou de l'action de parasites tels que mites, moisissures, termites et
autres insectes ; cette exclusion ne vise pas les cas où la cause et la manifestation pourront être
considérées comme simultanées. De même qu'elle ne s'applique pas aux cas où un incendie et/ou
une explosion s'ensuivrait ;

5. Les dommages résultant de l’ébranlement du mur du son par tout engin volant ;

6. Les dommages causés par les ouragans, tempêtes, cyclones, éruptions volcaniques,
tremblement de terre, inondation raz-de-marée et autres cataclysmes naturelles ;

7. La faute intentionnelle ou dolosive de l’Assurée ou des personnes substituées à lui, le cas de


malveillance du personnel excepté ;

8. La pollution et/ou contamination ;

9. Tous dommages corporels.

II. FORMATION, PRISE D'EFFET ET DUREE DU CONTRAT

ARTICLE 3 – PRISE D’EFFET DU CONTRAT

La prise d’effet du contrat est subordonnée au paiement de la prime par le souscripteur ou par
toute autre personne y ayant un intérêt.

Toutefois par dérogation à ce principe, un délai de paiement peut être accordé dans les
conditions prévues à l’article 13 du Code des Assurances.
Les mêmes dispositions s’appliquent à tout avenant intervenant au contrat.

ARTICLE 4 – DURÉE DU CONTRAT

Le contrat est conclu pour la durée fixée aux conditions particulières.

Lorsque le contrat prévoit une clause de tacite reconduction il est, à l’expiration de l’année
d’assurance en cours, reconduit automatiquement d’année en année sauf défaut de paiement
de la prime ou dénonciation par l’une ou l’autre des parties. La dénonciation doit intervenir au
moins deux mois avant la date d’expiration, dans les formes prévues à l’article 22 du Code
des Assurances.

A chaque échéance, l’assureur est tenu d’aviser à la dernière adresse connue, au moins 45
jours à l’avance, l’assuré ou la personne chargée du paiement des primes, de la date
d’échéance et du montant dont il est redevable.

Cet avis matérialisé par une lettre avec accusé de réception ou décharge devra rappeler que
le contrat sera résilié de plein droit si la prime de renouvellement n’est pas payée dans les
délais prévus par l’article 13 du Code des Assurances.

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ARTICLE 5 – RÉSILIATION DU CONTRAT

« Le contrat peut être résilié avant sa date d’expiration normale dans les cas et conditions
fixés ci-après :

1) Par le souscripteur ou l’assureur :

a. A chaque échéance annuelle de la prime, moyennant un préavis de deux mois au moins


si le contrat est à tacite reconduction (article 21 du Code des Assurances) ;

b. En cas de changement de domicile, de profession, en cas de retraite professionnelle ou


de cessation définitive d’activités professionnelles, ou en cas de changement de situation
ou de régime matrimonial, à la condition que ces événements soient liés au risque
(article 25 du Code des Assurances).

2) Par l’assureur :

c. En cas d’aggravation du risque (article 15 du Code des Assurances)

d. En cas d’omission ou d’inexactitude de bonne foi dans la déclaration du risque à la


souscription ou en cours de contrat (article 19 du Code des Assurances).

e. Après sinistre, l’assureur se réserve, dans ce cas, le droit de résilier le contrat, dans un
délai de trois mois, après qu’il ait eu connaissance du sinistre. La résiliation après sinistre
ne prendra effet qu’à l’expiration d’un préavis d’un mois à dater de la notification à
l’assuré par lettre recommandée ou acte extrajudiciaire ou par tout autre moyen.

Passé ce délai d’un mois après qu’il aura eu connaissance du sinistre, l’assureur ne
pourra se prévaloir de celui-ci pour résilier le contrat, s’il a déjà accepté le paiement
d’une prime ou d’une fraction de prime correspondant à une période postérieure audit
sinistre.

S’il est fait usage de la faculté prévue à l’alinéa ci-dessus, le souscripteur aura le droit,
dans le délai d’un mois à compter de la notification de la résiliation du présent contrat,
de résilier les autres contrats qu’il peut avoir souscrit chez l’assureur ; cette résiliation
par le souscripteur prendrait effet un mois après la notification à l’assureur.

L’usage de la faculté prévue aux alinéas précédents entraîne restitution par l’assureur
des portions de primes afférentes à la période pour laquelle les risques ne sont plus
garantis ;

f. En cas de faillite ou de liquidation judiciaire de l’assuré (article 17, alinéa 1 du Code des
Assurances).

3) Par le souscripteur

a) En cas de disparition de circonstances aggravantes mentionnées dans la police et si


l’assureur ne consent pas la diminution de prime correspondante (article 15 du Code des
Assurances) ;

b) En cas de résiliation par l’assureur du contrat après sinistre, le souscripteur a le droit,


dans ce délai d’un mois à dater de la notification de la résiliation par l’assureur, de résilier

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les autres contrats détenus auprès dudit assureur, avec effet, un mois après la notification
à ce dernier ;

c) En cas de retraite professionnelle ou de cessation définitive d’activités professionnelles.

4) Par la masse des créanciers du souscripteur :

En cas de faillite ou de liquidation judiciaire de celui-ci (article 17, alinéa 1 du Code des
Assurances).

5) De plein droit :

a) En cas de retrait de l’agrément de l’assureur (article 17, alinéa 2 du Code des


Assurances) ;

b) En cas de réquisition de propriété, d’usage ou de service, conformément à la législation


en vigueur.

c) En cas de non paiement de la prime dans les conditions et formes prévues à l’article 13
du Code des Assurances.

d) En cas d’émission de chèque ou d’effet impayé, lorsque la régularisation n’a pas été
effectuée dans les délais prévus à l’article 13-1 du Code des Assurances.

Dans tous les cas de résiliation hormis ceux prévus aux points f) et e) ci-dessus, l’assureur
doit au souscripteur la fraction de prime afférente à la période pendant laquelle le risque
n’est plus garanti.
Lorsque le souscripteur ou l’héritier a la faculté de demander la résiliation, il peut le faire à
son choix, soit par une déclaration faite contre récépissé au siège social ou chez le
représentant de l’assureur dans la localité, soit par acte extrajudiciaire, soit par lettre
recommandée. La résiliation par l’assureur doit être notifiée par lettre recommandée avec
accusé de réception ou décharge adressée au dernier domicile connu du souscripteur.

ARTICLE 6 – SITUATION DES RISQUES

Les garanties du présent contrat, y compris les recours, s'appliquent exclusivement, dans les limites du
territoire national et aux lieux indiqués aux conditions particulières.

La garantie cesse donc ses effets sur les biens assurés ayant fait l'objet d'un transfert même partiel
dans un autre lieu.

Toute garantie cesse également en cas de transfert hors des limites du territoire national.

En cas de transfert total des biens assurés dans une localité sise sur le territoire national, la garantie est
maintenue, sous réserve des dispositions et déclarations prévues ci-dessous.

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III. OBLIGATIONS DES PARTIES

ARTICLE 7 – DÉCLARATIONS CONCERNANT LE RISQUE ET SES MODIFICATIONS.

Le contrat est établi sur la base des déclarations du Souscripteur et la prime est fixée en conséquence.

1. A la souscription du contrat

Le Souscripteur doit répondre exactement, aux questions posées par l’Assureur, notamment dans le
formulaire de déclaration du risque.

2. En cours de contrat

Le Souscripteur ou éventuellement l’Assuré doit déclarer toutes les circonstances nouvelles qui ont
pour conséquence de rendre inexactes ou caduques les réponses faites à l’Assureur notamment
dans le formulaire de déclaration du risque.

Cette déclaration doit être faite, par lettre recommandée ou contresignée, dans un délai de quinze
(15) jours à partir du moment où l'Assuré ou le Souscripteur en a eu connaissance.

Lorsque cette modification constitue une aggravation (Art. 15 du code) telle que si le nouvel état de
chose avait existé lors de la conclusion du contrat, l’Assureur n’aurait pas contracté ou ne l’aurait fait
que moyennant une prime plus élevée, la déclaration doit être faite, sous peine des sanctions
prévues ci-après et l’Assureur a la faculté, soit de résilier le contrat en remboursant la fraction de
prime non courue, soit de proposer un nouveau taux de prime.

Toutefois, l’Assureur ne peut plus se prévaloir de l’aggravation des risques quand, après en avoir été
informé de quelque manière que ce soit, il a consenti au maintien de l’assurance (Art. 15 al. 4 du
code).

3. Sanctions

Toute réticence, fausse déclaration intentionnelle, toute omission ou déclaration inexacte dont la
mauvaise foi n’est pas établie, entraîne, lorsqu’elle change l’objet du risque, ou en diminue l’opinion
pour l’Assureur, l’application suivant les cas, des sanctions prévues aux articles 18 et 19 du code,
les sanctions opposables au souscripteur. Elles le sont également à toute personne ayant la qualité
d’assuré.

4. Autres Assurances

Celui qui est assuré auprès de plusieurs Assureurs par plusieurs polices pour un même intérêt, contre
un même risque, doit donner immédiatement à chaque Assureur connaissance des autres assurances.

Le souscripteur ou l’assuré doit, lors de cette communication, faire connaître le nom de l’assureur avec
lequel une autre assurance a été contractée et indiquer la somme assurée (Art. 34 du code).

Quand plusieurs assurances contre un même risque sont contractées de manière dolosive ou
frauduleuse, les sanctions prévues à l’article 33 du code sont applicables.

ARTICLE 8 – DIMINUTION DES RISQUES.

Les primes peuvent être réduites si le Souscripteur justifie d'une diminution des risques garantis. La
réduction ne porte que sur les primes à échoir. A défaut d’une diminution de la prime, l’Assuré a la
faculté de résilier son contrat (Art. 15 du code).

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ARTICLE 9 – PAIEMENT DES PRIMES

La prime et les accessoires dont le montant est stipulé au contrat, ainsi que les impôts et taxes sur les
contrats d’assurances dont la récupération n’est pas interdite, sont payables au domicile de l’assureur
ou de l’intermédiaire.

Dans le cas ou le paiement est fait au domicile de l’intermédiaire, les conditions suivantes doivent être
respectées, conformément à l’article 541 du Code des Assurances :
- les chèques et effets de commerce doivent être libellés au nom de l’assureur ;
- les paiements en espèces sont limités à un (01) million de Francs».

A défaut de paiement de la prime dans le délai convenu le contrat est résilié de plein droit, la portion de
prime courue reste acquise à l’assureur, sans préjudice des éventuels frais de poursuite et de
recouvrement.

ARTICLE 10 REVISION DES PRIMES

En cas de modification ou de changement des tarifs utilisés par l’Assureur, la nouvelle prime
qui en résulte est applicable automatiquement au présent contrat à compter de la première
échéance ou du premier renouvellement qui suit la date de mise en vigueur du nouveau tarif ,
sauf si le changement de tarif est immédiatement applicable aux contrats en cours.
Si le contrat est à tacite reconduction, la nouvelle prime est présentée au souscripteur ou à la
personne chargée du paiement des primes, au moins 45 jours avant l’échéance de la prime
(article 14 du Code des Assurances).
Celui-ci a alors le droit de résilier le contrat par lettre recommandée dans un délai de quinze
jours à compter de cette présentation.
La résiliation prend effet un mois après la date d’expédition de la lettre recommandée et le
souscripteur reste redevable d’une portion de prime calculée d’après le tarif précédemment en
vigueur et correspondant au temps écoulé entre la date de la dernière échéance de la prime et
la date de prise d’effet de la résiliation.

ARTICLE 11 – SINISTRES : DÉCLARATION ET FORMALITÉS

Le Souscripteur ou, à défaut, l'Assuré doit, sous peine de déchéance, sauf cas fortuit ou de force
majeure, déclarer les sinistres à l’Assureur dès qu'il en a connaissance et au plus tard dans les cinq (5)
jours ouvrés, par écrit - de préférence par lettre recommandée - ou verbalement contre récépissé, au
siège de l’Assureur. Ce délai est réduit à 48 heures pour tout sinistre vol (Art. 12 du code).

Il doit en outre :

1. User de tous les moyens en son pouvoir pour limiter les conséquences du sinistre, pour sauver les
objets assurer et veiller ensuite à leur conservation ;

2. Indiquer à l’Assureur la nature et les circonstances du sinistre, ses causes et conséquences connues
et présumées, ainsi que les noms et adresse de l’auteur, des personnes lésées et des témoins, la
nature et le montant approximatif des dommages, dans les plus brefs délais, un état estimatif des
objets assurés détruits et sauvés.

3. En cas de vol, déposer immédiatement une plainte – non retirée par la suite – entre les mains des
autorités compétentes et en adresser une copie textuelle à l’Assureur.

4. Transmettre à l'Assureur, dès réception, tous avis, lettres, convocations, assignations, actes
extrajudiciaires et pièces de procédure qui seraient adressés, remis ou signifiés à lui-même ou à ses
préposés, à quelque titre que ce soit.

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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Faute par le Souscripteur ou l'Assuré de se conformer aux obligations prévues ci-dessus, sauf cas
fortuit ou de force majeur, l'Assureur peut réclamer une indemnité proportionnée au préjudice que
ce manquement peut lui causer.

Si le Souscripteur ou l'Assuré, de mauvaise foi, fait de fausses déclarations, notamment exagère le


montant des dommages, prétend détruits des objets n'existant pas lors du sinistre, dissimule ou
soustrait tout ou partie des objets assurés, ne déclare pas l'existence d'autres assurances portant sur
les mêmes risques, emploie comme justification des documents inexacts ou use de moyens frauduleux,
l'assuré est entièrement déchu de tout droit à indemnité sur l'ensemble des risques sinistrés, la
déchéance étant indivisible entre les divers articles du contrat.

ARTICLE 12 – EXPERTISE - SAUVETAGE

Les dommages aux biens sont fixés de gré à gré, ou à défaut, par une expertise amiable, sous réserve
des droits respectifs des parties.

Chacune des parties choisit un expert. Si les experts ainsi désignés ne sont pas d'accord, ils
s'adjoignent un troisième expert. Les trois experts opèrent en commun et à la majorité des voix.

Faute par l'une des parties de nommer son expert, ou par les deux experts de s'entendre sur le choix du
troisième, la désignation est effectuée par le Président du Tribunal du lieu où le sinistre s'est produit.
Cette nomination est faite sur simple requête signée des parties ou d’une seulement, l’autre partie ayant
été convoquée, quinze jours plutôt, par lettre recommandée avec avis de réception.

L'expertise, après sinistre, s'effectue en cas d'assurance pour le compte de qui il appartiendra, avec le
Souscripteur du contrat.

Chaque partie paie les frais et honoraires de son expert et, s'il y a lieu, la moitié des honoraires du tiers
expert et des frais de sa nomination.

L'Assuré ne peut faire aucun délaissement des objets garantis. Le sauvetage endommagé, comme le
sauvetage intact, reste sa propriété, même en cas de contestation sur sa valeur.

L’estimation et la disposition éventuelle du sauvetage sont arrêtées amiablement. A défaut d'accord


amiable, elles sont déterminées suivant la procédure prévue aux paragraphes ci-dessus.

ARTICLE 13 – ESTIMATION APRÈS SINISTRE DES BIENS.

L'assurance ne peut être une cause de bénéfice pour l'Assuré, elle ne lui garantit que la réparation de
ses pertes réelles ou de celles dont il est responsable (Art. 31 du code).

La somme assurée ne pouvant être considérée comme preuve de l'existence et de la valeur, au


moment du sinistre, des biens sinistrés, l'Assuré est tenu d'en justifier par tous les moyens et
documents en son pouvoir, ainsi que de l'importance du dommage.

Les bâtiments assurés, y compris les caves et fondations, abstraction faite de la valeur du sol, sont
estimés, d’après leur valeur réelle, au prix de reconstruction au jour du sinistre, vétusté déduite. En ce
qui concerne les bâtiments construits sur terrain d’autrui, l’indemnité, en cas de reconstruction sur les
lieux loués dans le délai d’un an à partir de la clôture de l’expertise, est versée au fur et à mesure de
l’exécution des travaux. En cas de non reconstruction, s’il résulte de dispositions légales ou d’un acte
ayant date certaine avant le sinistre que l’Assuré devait à une époque quelconque être remboursé par
le propriétaire, l’indemnité ne peut excéder le remboursement prévu dans la limite de la valeur assuré.
A défaut, l’Assuré n’a droit qu’à la valeur des matériaux évalués comme matériaux de destruction.

Les objets mobiliers, les aménagements, installations et le matériel industriel ou agricole assurés sont
estimés, d’après leur valeur de remplacement par un matériel d’état et de rendement identique, au jour
du sinistre, vétusté déduite.

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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Dans ces biens sont compris les bijoux, pierreries, perles fines, statues et tableaux de valeur ;
collections objets et pierres précieuses. Toutefois, sauf stipulation contraire, l’indemnité due en cas de
sinistre sur les objets énumérés ne peut dépasser 30% du capital assuré sur l’ensemble du mobilier.

Les matières premières, denrées et marchandises assurées sont évaluées au prix d’achat pour
l’Assuré, calculé au dernier cours précédant le sinistre et majorées des taxes et s’il y a lieu des frais de
transport.

S'il existe des marchandises sinistrées qui étaient vendues ferme, non assurées par l'acquéreur et
prêtes à être livrées au moment du sinistre, l'indemnité sera basée sur le prix de vente convenu,
déduction faite des frais épargnés par la non-livraison de ces marchandises.

Les produits finis, semi-finis ou en cours de fabrication sont estimés à leur coût de revient, c’est-à-dire
aux prix (évalué comme à l’alinéa précédent) des matières premières et produits utilisés pour leur
fabrication, y compris les frais de fabrication déjà exposés et d’une part proportionnelle des frais
généraux.

Les valeurs (billets de banque, pièces de monnaie), les pièces et lingots de métaux précieux sont
estimées à leur dernier cours précédant le sinistre.

Les effets de commerce seront estimés à leur coût de reconstitution. Toutefois, l'Assuré sera
indemnisé dans la limite de la valeur nominale de chaque effet, lorsque :

 le tiré et ses avalistes deviennent insolvables entre la date à laquelle l'effet de commerce vient à
échéance et sa reconstitution ;

 la reconstitution est impossible ;

 l'effet de commerce volé est payé avant opposition, à son échéance, par des débiteurs de bonne foi.

L'indemnité sera réglée au fur et à mesure de cette reconstitution et sur production des pièces
justificatives.

Ne donneront lieu à indemnité que les frais afférents aux opérations de reconstitution qui auront
été terminées dans un délai maximum d'UNE ANNEE à partir du sinistre, sauf impossibilité
matérielle justifiée avant l'expiration de ce délai.

Toutefois, l’assurance peut s’appliquer moyennant stipulation aux conditions particulières à la valeur à
neuf de tout ou partie des biens assurés (sauf linge et effets d’habillements, véhicules à moteur,
animaux, récoltes, approvisionnements de toute nature, matières premières, marchandises,
modèles) sans que la partie de l’indemnité correspondant à la dépréciation pour vétusté excède le
quart de la valeur à neuf.

ARTICLE 14 – RÈGLE PROPORTIONNELLE ET RÈGLEMENT DES SINISTRES.

Si, au moment du sinistre, les biens assurés sont garantis pour des sommes inférieures à leur valeur
estimée conformément à l’article 13 ci-dessous, l’Assuré, sauf stipulation contraire aux conditions
particulières, est considéré comme son propre assureur pour l'excédent et supporte en conséquence
une part proportionnelle des dommages (Art. 19 du code)

Toutefois, la compagnie renonce à l’application de cette règle proportionnelle dans la mesure où


l’insuffisance d’assurance provient uniquement de la hausse des prix entre le jour de la souscription du
contrat (ou éventuellement du plus récent avenant modifiant la somme garantie) et le jour du sinistre et
n’excède pas 10% de la somme assurée.

Les excédents d’assurance qui pourraient être constatées au jour du sinistre sur une ou plusieurs des
catégories des biens soumis à la règle proportionnelle précitée sont reportés, pour le règlement du
même sinistre, sur l’ensemble des autres catégories de biens insuffisamment assurés situés dans le
même établissement, payant le même taux de prime.

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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Sera considéré comme un seul établissement un risque ou un ensemble de risque appartenant au


même propriétaire ou à la même société, concourant à la même exploitation et réunis dans un même
enclos ou groupés dans des conditions telles qu’aucun des bâtiments composant l’établissement ne soit
séparé du bâtiment le plus voisin par une distance supérieure à 100 mètres.

Le paiement des indemnités doit être effectué dans le délai de TRENTE (30) jours à compter de
la date de l'accord amiable des parties ou de la décision judiciaire exécutoire. Ce délai, en cas
d'opposition, ne court que du jour de la main levée.

ARTICLE 15 – SUBROGATION

L'Assureur est subrogé, jusqu'à concurrence des sommes payées par lui, dans les droits et actions de
l'Assuré contre tout responsable du sinistre (Art. 42 du code).

L'Assureur peut, moyennant surprime, renoncer à l'exercice d'un recours. Toutefois, si le responsable
est assuré, l'Assureur peut, malgré sa renonciation, exercer son recours dans la limite de cette
assurance.

Si la subrogation ne peut plus, du fait de l’Assuré, s’opérer en faveur de l’Assureur, celui-ci est
déchargé de ses engagements envers l’Assuré dans la mesure même où aurait pu s’exercer la
subrogation.

IV. ASSURANCES DE RESPONSABILITE : DISPOSITIONS SPECIALES

ARTICLE 16 – FRAIS ANNEXES

Les frais de procès, de quittances ou autres frais de règlement ne viendront pas en déduction du
montant de la garantie. Toutefois, en cas de condamnation supérieure au montant de la garantie fixée
au contrat, ces frais seraient supportés par l’Assureur et l’Assuré, dans la proportion de leur part
respective dans la condamnation.

L’amende étant une pénalité et non une réparation civile, n’incombe pas à l’Assureur non plus que les
frais de l’instance correctionnelle.

ARTICLE 17 – RÈGLEMENT DES SINISTRES

L’Assureur, sous le nom de l’Assuré a seul la direction, des règlements de sinistres. A cet effet, le
présent contrat lui donne tous pouvoirs nécessaires que l’Assuré s’engage à lui renouveler sur sa
demande.

En cas d’action mettant en cause une responsabilité assurée,

 Devant les juridictions saisies en matière civile, commerciale, ou administrative, l’Assureur assume la
défense de l’Assuré, dirige le procès et a libre exercice des voies de recours.

 Devant les juridictions pénales, si la ou les victimes n’ont pas été désintéressées : l’Assureur a la
faculté de diriger la défense ou de s’y associer et au nom de son Assuré civilement responsable,
d’exercer les voies de recours. Si l’assuré a été cité comme prévenu, l’Assureur ne pourra toutefois
exercer les dites voies de recours qu’avec son accord, exception faite du pourvoi en cassation
lorsqu’il est limité aux intérêts civils.

L’Assureur a seul le droit de transiger avec les tiers lésés. Aucune reconnaissance de responsabilité,
aucune transaction en dehors de l’Assureur ne lui sera opposable.

Toutefois, n’est pas considéré comme une reconnaissance de responsabilité l’aveu d’un fait matériel, ni
le seul fait d’avoir procuré à la victime un secours urgent, lorsqu’il s’agit d’assistance que toute
personne a le devoir moral d’accomplir.

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Assurances de Biens Dispositions Générales
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V. DISPOSITIONS DIVERSES

ARTICLE 18– INOPOSABILITÉ DES DÉCHÉANCES

Aucune des déchéances prévues au contrat n’est opposable aux victimes d’accidents ou à leurs ayants
droit, à l’exception de la suspension régulière pour non paiement de la prime.

L’Assureur conserve néanmoins la faculté d’exercer contre l’Assuré une action en remboursement de
toutes les sommes qu’ils auront payées ou mises en réserve à sa place.

ARTICLE 19 – DROITS DES CRÉANCIERS SUR L’INDEMNITÉ

Les indemnités dues par l’Assureur sont allouées, sans qu’il y ait besoin de délégation expresse, aux
créanciers privilégiés ou hypothécaires, suivant leur rang. Néanmoins, les paiements faits de bonne foi
avant opposition sont valables (Art. 43 du code)

ARTICLE 20 – COASSURANCE

En cas de stipulation de coassurance aux conditions particulières, les garanties du présent contrat ainsi
que les primes correspondantes sont réparties entre la compagnie apéritrice d’une part et les

compagnies d’assurances désignées aux conditions particulières, d’autre part, suivant les pourcentages
indiqués pour chacune d’elles.

Les compagnies d’assurances désignées aux conditions particulières délèguent à AMSA


ASSURANCES CÔTE D'IVOIRE, compagnie apéritrice, tout pouvoir pour les représenter, recevoir
toutes déclarations, en donner acte, recevoir les primes, en donner bonnes et valides quittances,
acquitter auprès du trésor les taxes et droits d'enregistrement afférents aux dites primes, régler ou
transiger tous sinistres, recevoir tous avis, toutes communications, et ce dans la limite du pouvoir que
leur confère la présente police, sans que la compagnie AMSA ASSURANCES CÔTE D'IVOIRE puisse
encourir une responsabilité quelconque vis-à-vis des co-assureurs du fait de ses attributions.

D'un commun accord entre les parties, il est convenu que les compagnies s'engagent chacune pour sa
part et sans solidarité entre elles à couvrir les risques définis par le présent contrat.

ARTICLE 21 – PRESCRIPTION

Toutes actions dérivant du contrat d’assurance sont prescrites par deux ans à compter de l’événement
qui y donne naissance (Art. 28 du code).

La prescription est interrompue par une des causes ordinaires d’interruption de la prescription et par la
désignation d’experts à suite d’un sinistre (Art. 29 du code).

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