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Régénération de Lophira alata et Dialium

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UNIVERSITE MARIEN NGOUABI

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE


D’AGRONOMIE ET DE FORESTERIE
Année : 2O23

Année : 2023 N° d’ordre

RAPPORT DE FIN DE FORMATION

En vue d’obtention du Diplôme de Licence Professionnelle


Domaine : Forêt
Parcours : Licence Professionnelle
Spécialité/Option : Sciences et Techniques Forestières

Présenté et soutenu par :


NKOUA OSSIBI Joseter Levent

TITRE

Régénération naturelle de Lophira alata (Azobé) Banks ex CF Gaertn et


Dialium pachyphyllum (Eyoum) Harms aux bords des routes secondaires
dans l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Tsama-Mbama,
Département de la Cuvette-Ouest

SUPERVISEUR : Dr Félix KOUBOUANA, Maître de Conferences CAMES,


ENSAF/UMNG
Encadreur : Dr Saint Fedriche NDZAI, chargé des cours à ENSAF/UMNG
DEDICACE
Je dédie ce travail à :
➢ ma mère Thérèse NGAMBOU ;
➢ ma grande sœur Frédeline Tété NKOUA ;
➢ mon grand frère Bruno IMPENE.

I
REMERCIEMENTS
Au cours de ces trois (03) années passées à l’Ecole Nationale d’Agronomie et Foresterie
(ENSAF), dans le cadre d’une formation d’obtention de Licence Professionnelle, une multitude
de personnes m’ont soutenu et ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation de ce
présent travail.
Je tiens d’abord à remercier de tout mon cœur, les membres du jury qui vont évaluer ce Mtravail
et apporter leurs commentaires constructifs afin d’en faire des critiques et suggestions sur les
failles dans le but d’améliorer ce travail.
Je remercie également le chef de la structure Christelle où nous avions travaillé et ses collègues
pour son accueil toujours chaleureux et sa disponibilité toujours permanente.
J’adresse toute ma reconnaissance :
Au Professeur Parisse AKOUANGO, Directeur de l’ENSAF pour ces encouragements ;
Au Docteur Félix KOUBOUANA, Maître de Conférences CAMES, Directeur-Adjoint de
ENSAF pour avoir accepté d’être le superviseur de ce travail. Merci infiniment ;
Au Directeur Pierre MBETE, Maître de Conférences CAMES, chef de bureau des stages pour
ces conseils ;
Au Docteur Armel IBALA ZAMBA, Maître de Conférences CAMES, chef de département
Licence pour sa volonté, sa rigueur et son encadrement sur le plan scientifique ;
Au Docteur AYESSA LECKOUNDZOU, Maître de Conférences CAMES, chef de parcours
Sciences Techniques Forestières pour sa simplicité à mon regard ainsi que sa rigueur dans le
travail ;
Aux Professeurs, Docteurs et chercheurs qui m’ont enseigné pendant ma formation à
l’ENSAF pour la connaissance qu’ils m’ont transmise pendant ma formation.
Je remercie de façon particulière le Docteur Saint Fédriche NDZAI, enseignant à l’ENSAF,
responsable du Laboratoire de Géomatique et d’Ecologie Tropicale Appliquée (LGETA) pour
sa disponibilité, son encadrement et surtout pour la confiance qu’il a faite sur ma personne.
Je voudrais aussi remercier tous les amis et collègues doyens du LGETA notamment : Suveny
IKIA, Grace revenant NGOMA, Larisa MBOUCHI MALONGA et bien d’autres pour les
échanges, la cohésion et le soutien de tout genre. Merci infiniment.
J’adresse toute ma reconnaissance au Doyen Pegy Joseph DIMBOU TELA, Directeur
Départemental de l’Economie Forestière de la Cuvette-Ouest pour les encouragements et aides
financières pendant ma formation, ainsi à tous les agents de cette direction : Fréderic Nana
MABONZO, Maat Spendeur MAMVOULA, Patrick Divéria OKEMBA, Devis Emerson
MALELO, Noél Magloire AKOUANDA-MONGO , Ange Steve OPOU, Irène
II
NGAYOME Rolle Siméa BIKWELE EHOUKI Simonca Géraldin MASSENGO Frale
KIMBOUILA, merci beaucoup pour les encouragements et conseils.
Un merci spécial au couple MABONZO Nana Fréderic chef de poste Talas, sa femme Raïssa,
merci infiniment sans vous je ne pouvais pas imaginer comment mon stage devrait se passer.
Merci également au chef de poste de Mboundzi, Medy Nell BAFOUKA pour l’hébergement
chez vous pendant deux (02) jours au sein de votre poste.
Je remercie mes amis, collègues et Doyens de l’ENSAF et de l’ENEF, ancien Chance Even
SA-SANTIKA, Neslia Gyane NGOTSO ; Rissia Nel Cardelle MBEBA, Doumeref Gance
NDELLAYE GAKONO Armel MOUKOUE et bien d’autres pour avoir partagé avec moi
tous ces moments de joie et de difficultés passés ensemble pendant cette période, sans votre
présence et soutien mes années n’auraient pas été aussi fantastiques. Merci infiniment.
Mes sincères remerciements à mes pères spirituels et mes bien-aimés dont les noms pour
certains sont cités : Claude NGANDION EPANA, Ghislain Urbain OFAMALEKOU
Rombault ITOUA MBOSSA, Donatien YOAH GAMBOMI, Belon GOSSINI, Aubrey
Bezock ANDA ; Moizes ELLO MBONGO, Amédée NGANOUO et Chaternelan NGAMI
OKUYA, Gasny MFOUMANTSIE, Gaff Martel AMBOULOU Onive BON ETAT pour
les encouragements et soutiens pendant ma formation.
J’exprime une profonde gratitude au staff de la chlorophylle : Jeovany Christianele
AKAMEYONG GNAKO, Joel Evral MAKABA, Cheldric MBENGOU KAYA, Monicia
Belvanie LOUBONDO TSOUMOU Don Ghislain ANTSOUANEYI, Ruben ASSOUNGA
IBOUNA, Joas Melchi BOUNKOULOU, Horcelle NGONDA NGOLA pour diverses
connaissances partagées. Merci infiniment.
Je voudrais saluer et remercier ma famille qui m’a soutenu dans mes choix et m’a permis de
réaliser ces études : Gaëtan OSSIBI, Ghislain NKOUA OSSIBI, Gustave NKOUA OSSIBI,
Silver Dior NKOUA OSSIBI, Bovins Dona NKOUA OSSIBI, Arnauld IMPENE. Merci
infiniment.

III
SIGLES ET ABREVIATIONS
UMNG : Université Marien Ngouabi
ENSAF : Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie
LGETA : Laboratoire de Géomatique et d’Ecologie Tropicale Appliquée
CAMES : Conseil Africain et Malgache d’Enseignement Supérieur
LPSTF : Licence Professionnelle en Sciences et Techniques Forestières
ENEF : Ecole Nationale des Eaux et Forêts
FAO : Organisations des Nation Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation
GDF : Gestion Durable des Forêts
PCI : Principe Critère Indicateur
GPS : Système de Positionnement Géographique
RDC : République Démocratique du Congo
RCA : République Centrafricaine
CNIAF : Centre National d’Inventaire et d’Aménagement des Ressources Forestières et
Fauniques
FRA : Evaluation des Ressources Forestières Mondiales
DDEF-CO : Direction Départementale de l’Economie Forestière de la Cuvette-Ouest
UICN : Union internationale pour la conservation de la nature
PFBC : Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo

IV
TABLE DES MATIERES

DEDICACE................................................................................................................................ I

REMERCIEMENTS ............................................................................................................... II

SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................................. IV

INTRODUCTION .................................................................................................................... 1

Contexte et justification ........................................................................................................................................ 1

Problématique ....................................................................................................................................................... 2

Objectif général et objectifs spécifiques .............................................................................................................. 3

Hypothèses de Recherche ..................................................................................................................................... 3

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE ................................................................... 4

I.1.Définition de quelques concepts ..................................................................................................................... 4


Forêt1. Forêt ....................................................................................................................................................... 4
I.3. Importance de la forêt................................................................................................................................... 5
I.4. Actions anthropiques sur les forêts tropicales .............................................................................................. 6
I.5. Dégradation des forêts .................................................................................................................................. 7
I.6. Dynamique de la régénération naturelle : ..................................................................................................... 8
I.7. Gestion durable des forêts ............................................................................................................................ 8
I.8. Classification botanique et l’importance de ces deux espèces ...................................................................... 9

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES ................................................................. 12

II.1. Milieu d’étude ............................................................................................................................................... 12


II.1.1. Situation géographique........................................................................................................................... 12
II.1.2. Climat ..................................................................................................................................................... 13
II.1.3. Pédologie................................................................................................................................................ 13
II.1.4. Végétation .............................................................................................................................................. 14
II.1.5. Hydrographie ......................................................................................................................................... 14
II.1.6. Relief ...................................................................................................................................................... 14

II.2. Materiel utilise ............................................................................................................................................... 15


II.2.1. Matériel végétal...................................................................................................................................... 15
II.2.2. Matériel Technique ................................................................................................................................ 15

II.3. Méthodes d’études ......................................................................................................................................... 15

V
II.3.1. Identification des routes secondaires ...................................................................................................... 15
II.3.2. Expérimentation ..................................................................................................................................... 15
II.3.3. Collectés données ................................................................................................................................... 16
Figure 4 : C) la prise de mesure de diamètre ; D) la prise de mesure d’hauteur ................................................... 17
II.3.4. Traitement des données .......................................................................................................................... 17
II.3.6.1 Composition floristique ........................................................................................................................ 17
II.3.6.2 Densité relative .................................................................................................................................... 17
II.3.6.3 Densité à l’hectare ................................................................................................................................ 18

III.1. Résultats ....................................................................................................................................................... 19


III.1.1. composition floristique ......................................................................................................................... 19
III.1.2. Paramètres structuraux .......................................................................................................................... 19
III-1.2.1. Densité relative ............................................................................................................................... 19
III.1.1.3 Densité à l’hectare .......................................................................................................................... 20
III.1.3. Classe de diamietre ............................................................................................................................... 20
Figure 5 : Classe des diamètres ............................................................................................................................. 21

III.2. DISCUSSION ........................................................................................................................................... 23


III.2.1 Composition Florestique ....................................................................................................................... 23
III.2.2. Densité relative .................................................................................................................................... 23
III.2.3. Densité à l’hectare ................................................................................................................................ 23
III.2.4. Classe de diametre ............................................................................................................................... 24

III.2.4. Classe d’hauteur ................................................................................................................................... 24

CONCLUSION ET PERSPECTIVES ..................................................................................... 25

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................. 26

ANNEXES ............................................................................................................................... 29

VI
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Situation géographique de l’UFA Tsama-Mbama. ............................................................. 12
Fure 2 : Courbe ombrothermique 2012-2022 de la Cuvette-Ouest ................................................... 13
Figure 3 : A) Mesure de longueur de la route ; B) mesure de largueur de la route ...................... 16
Figure 4 : C) la prise de mesure de diamètre ; D) la prise de mesure d’hauteur ........................... 17
Figure 5 : Classe des diamètres ................................................................................................................... 21
Figure 6 :Classe d’hauteur........................................................................................................ 21

VII
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Classification de Lophira alata ............................................................................... 10
Tableau II: Dialium pachyphyllum ou Eyoum ......................................................................... 10
Tableau III: Superficie de chaque route ................................................................................... 16
Tableau IV : Composition floristique des espèces ................................................................... 19
Tableau V : Densité relative ..................................................................................................... 20
Tableau VII : Densité à l’hectare ............................................................................................. 20

VIII
INTRODUCTION
Contexte et justification
Le monde compte une superficie totale de 4,06 milliards d’hectares (ha) de forêts, dont 93 %
(soit 3,75 milliards d’hectares) de forêt naturellement régénérée et 7 % (soit 290 millions
d’hectares) de forêts plantées (FAO, 2021a). La plus grande proportion de forêts naturelles
appartient au domaine tropical (45 %) (FAO, 2021a), et est concentrée essentiellement autour
des deux (02) grands bassins hydrologiques qui sont le bassin du Congo et le bassin Amazonien,
puis ceux sur la région du Sud-Est asiatique et de la Nouvelle-Guinée (Bergonzini & Lanly
2000 cité par Taty, 2012).
La forêt tropicale se répartit en trois (03) grands bassins, dont le second après l’Amazonie est
celui d’Afrique centrale dénommé bassin du Congo (FAO et OIBT, 2011). Le bassin du Congo
s’étend sur six (06) pays entre autres le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la
République Centrafricaine (RCA), la République Démocratique du Congo, et la République du
Congo (Tchatchou et al., 2015). En outre, la couverture forestière de la République du Congo
représente 12 % des forêts denses humides d’Afrique Centrale et 10 % de celles du Bassin du
Congo (De Wasseig et al., 2012, 2014). Cette couverture forestière qui est environ 23,5 millions
d’hectares dont 13 millions de forêts productives et 7 millions de forêts inondées ou inondables
(FAO, 2014, CNIAF, 2015), et jouent un rôle majeur dans le maintien des équilibres géo-
écologiques (Kimpouni, 2017). Ces forêts sont subdivisées en trois (03) blocs (Mayombe, du
Chaillu et du Nord Congo) d’une valeur économique, associée aux bois d’œuvre, la biodiversité
de ces écosystèmes forestiers Congolais est encore insuffisamment relevée (Cusset,1989 ;
Hecketsweiler, 1990 ; Profizi et al., 1993).
Le bloc du Nord Congo, avec une diversité floristique et faunique très importante, sa superficie
ne cesse de régresser de manière spectaculaire depuis plusieurs décennies (Koubouana et al.,
2018). Les principales causes sont entre autres : la déforestation et la dégradation forestière
liées à l’exploitation forestière, l’agriculture itinérante sur brulis, le développement des
infrastructures (2,9 %) et dans une moindre mesure, les activités minières (FAO, 2021b).
Toutes ces pratiques se font déjà ressentir au niveau du climat, et la FAO (2021b) prévoit une
accentuation de la tendance actuelle de perte des forêts qui devrait s’aggraver avec la croissance
démographique, la pauvreté et le manque des sources d’énergie alternatives.
A cet effet, la communauté internationale est engagée depuis plusieurs décennies dans des
stratégies de développement durable avec, en toile de fond, l’objectif de léguer une planète

1
viable aux générations futures. Ce qui fait de la gestion durable des forêts tropicales, un enjeu
pour influencer la régénération et la croissance des arbres, la fréquence et l’intensité des
incendies, ainsi que l’incidence des ravageurs forestiers, et pourrait accentuer les dommages
causés.

Ainsi, les différents acteurs que sont les populations, les pouvoirs publics, les exploitants
forestiers ou les charbonniers et les bûcherons, doivent adopter des stratégies de développement
durables qui répondent équitablement à leurs différents intérêts afin de faire perdurer les
ressources qui proviennent de ces forêts (Forni et al., 2019).

Problématique
La diversité biologique de la République du Congo subit des grandes pressions dues à une forte
croissance démographique, et aux actions anthropiques (exploitations minières, forestières,
agricole, pêche etc.) qui ne garantissent pas la pérennité des ressources les générations futures.
Face à l’ampleur de ces menaces, des politiques nationales ont été mises en application pour la
sauvegarde de cette diversité biologique à travers des lois (cas du Congo la loi 33-2020 du 8
juillet 2020 portant le code forestier), les accords, les traites, les protocoles, etc.
L’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Tsama-Mbama n’échappe pas à ce fléau, et surtout
qu’elle ne dispose pas d’un plan d’aménagement et ne dispose pas suffisamment d’études
approfondies sur la régénération naturelle aux bords des routes secondaires. Afin de lutter
contre ce fléau, les études semblent être nécessaires, notamment celle de la régénération
naturelle. De ces points de vue, la régénération naturelle reste le seul pilier de la gestion durable
des forêts dans cette UFA (Tsama-Mbama) comme partout ailleurs en Afrique. Car, elle permet
de répondre de façon optimale aux besoins sociaux, économiques, écologiques et
environnementaux des générations présentes et futures. Certaines espèces forestières qui ont
une valeur commerciale importante semble avoir un déficit de régénération alors que leurs
exploitations s’accentuent de façons accélérer. Cette manière d’exploiter ces essences dans
différences UFA du Congo aura un impact direct sur l’avenir de certaines essences forestières.
D’où l’intérêt de cette étude qui est basé sur le thème : « Régénération naturelle de Lophira
alata (Azobé) Banks ex CF Gaertn et Dialium pachyphyllum (Eyoum) Harms aux bords des
routes secondaires dans l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Tsama Mbama,
Département de la Cuvette-Ouest » dans le but d’une gestion durable.

2
Objectif général et objectifs spécifiques
Cette étude a pour objectif général d’évaluer la régénération naturelle de deux essences
forestières les plus exploitées de l’UFA TSama-Mbama ( de Lophira alata (Azobé) Banks ex
CF Gaertn et Dialium pachyphyllum (Eyoum) Harms ) aux bords des routes.

Pour ce faire, les objectifs spécifiques suivants ont été fixés :


➢ Déterminer l’abondance de ces deux (02) espèces forestières ;
➢ Déterminer les paramètres structuraux.

Hypothèses de Recherche
On fonction de ces objectifs spécifiques, les hypothèses suivantes ont été émise :
➢ Ces deux (02) espèces forestières ne présentent pas la même abondance ;
➢ Le diamètre et la hauteur de ces deux essences forestières sont faibles.
Le présent travail est divisé en trois (03) chapitres en dehors de l’introduction, la conclusion et
les perspectives.
Le chapitre I traite la revue de la littérature, qui présente quelques définitions et explications,
en suite le chapitre II porte sur le matériel et méthode dont il a été pris en compte, la zone
d’étude, les méthodes utilisées, enfin le chapitre III traite les résultats issus du terrain ainsi que
discussion.

3
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1.Définition de quelques concepts
Forêt1. Forêt : Désigne des terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectares avec des arbres
atteignant une hauteur supérieure à 5 m et un couvert forestier de plus de 10 % (FRA, 2020).

I.1.1. Déforestation : Conversion de la forêt à d’autres utilisations des terres ou réduction


permanente du couvert forestier au-dessous du seuil minimal de 10 pour cent (FRA, 2020).

I.1.2. Dégradation forestière : Diminution de la capacité d’une forêt à fournir des biens et services
(FRA, 2020).

Richesse floristique : Selon Husson (2014), la richesse spécifique consiste à quantifier le nombre
d’espèces différentes sur une zone donnée. Il s’agit du nombre d’espèces rencontrées dans une surface
donnée ou pour un nombre d’individus donnés (Pascal, 2003).
Potentiel végétatif : Potentiel végétatif regroupe l’ensemble des individus ayant survécu à la
perturbation : plantules, arbres et arbustes, plus ou moins traumatisés lors de la chute des arbres.
Sa composition floristique est étroitement liée à celle de la couverture initiale ou environnante
(Lescure et al., 1989 ; Riéra, 1995).
Forêts secondaires : Il s’agit des forêts qui se sont régénérées là où des forêts primaires ont
disparu sous l’effet de phénomènes naturels ou d’activités humaines telles que l’agriculture ou
l’élevage. Ces forêts présentes des différences majeures en termes de structure et/ou d’espèces
qui la composent par rapport aux forêts primaires. La végétation secondaire est généralement
instable et représente des stades successifs (FAO, 2011).
Biodiversité : Biodiversité est une contraction de diversité biologique. Elle fait donc référence
à la variété du monde vivant. C’est synonyme de la vie sur terre (Tilman et Nature, 2000).
Ecosystème : Un écosystème est un système biologique formé par un ensemble d’espèces associées,
développant un réseau d’interdépendances dans un milieu caractérisé par un ensemble de facteurs
physiques, chimiques et biologique (Rousse, 2010).

I.2. Régénération naturelle :


En écologie, la régénération naturelle est considérée comme l’ensemble des processus par
lesquels la forêt dense se reproduit naturellement (Rollet, 1969). Une autre définition des
écologistes considère la régénération naturelle comme l’ensemble des processus dynamiques
qui permettent de reconstituer un couvert qui a été entamé (Boggie, 1960 ; Alexandre, 1979).
Pour les forestiers, la “régénération naturelle” est une technique qui fait appel à

4
l’ensemencement spontané. Ce qui est contraire aux techniques d’enrichissement ou de
plantation (Alexandre, 1989). En effet, la forêt qui constitue une phytocénose (association de
végétaux) en perpétuel renouvellement, met en jeu des processus de régénération qui
apparaissent dans des conditions naturelles, principalement à la faveur de chutes d'arbres ou
encore à la suite de perturbations souvent liées aux activités humaines. Ces processus se
traduisent par l'apparition des trous dans le couvert forestier. Le microclimat régnant en sous-
bois forestier est ainsi périodiquement modifié par ces accidents naturels ou provoqués par
l'homme. Ces trous vont localement augmenter l'intensité de la lumière parvenant au sol.
(Charles-Dominique, 1992 ; Dupuy, 1998). La compréhension des processus de régénération
naturelle passe par la connaissance du potentiel floristique existant immédiatement après
l'ouverture du couvert forestier. En effet, les modifications des conditions microclimatiques
consécutives à la disparition de certains arbres engendrent une réactivation de la croissance du
peuplement encore sur pied. Ce phénomène se poursuit jusqu'à la fermeture du couvert. Cette
réaction est particulièrement nette dans les strates composées d'individus jeunes avec une forte
capacité de réaction au changement. Dans ces strates inférieures, après la perturbation, le
potentiel végétal (plantules et rejets) ainsi que le potentiel séminal édaphique présent dans le
sol au moment de l'ouverture du couvert, apparaissent après l'ouverture du couvert et peuvent
être distingués (Puig, 1992 ; Dupuy, 1998). Deux (02) modes de reproduction peuvent se
rencontrer au cours de la régénération de la forêt notamment la multiplication végétative et la
reproduction sexuée. La multiplication végétative a un rôle particulièrement important à jouer
dans certaines formes de régénération après perturbations répétées, intéressant aussi bien de
très nombreuses herbacées que des espèces ligneuses rejetant de souche ou de racine. Cette
forme de multiplication permet une occupation de l'espace sans déplacement. Tandis que la
multiplication sexuée constitue le mode de reproduction le plus complexe et le plus répondu
dans ces types de forêts (Alexandre, 1979).

I.3. Importance de la forêt


La forêt constitue une source majeure d’alimentation pour les populations du bassin du Congo.
La contribution des forêts à la sécurité alimentaire est très souvent négligée : les communautés
rurales du bassin du Congo tirent une part importante des protéines et des graisses de leur
régime alimentaire de la chasse des espèces sauvages des forêts et des lisières des forêts (Nasi
et Coll, 2011). De même, de nombreuses communautés dépendent des écosystèmes boisés des
bassins versants et des mangroves pour les activités de pêche en eau douce et côtières dont ils
tirent leurs protéines. Une enquête sur le revenu, menée par le CIFOR en 2011 auprès de 6 000
5
ménages dans le bassin du Congo confirme qu’en moyenne, les familles vivant dans et autour
des forêts tirent entre un cinquième et un quart de leurs revenus de sources basées sur la forêt :
les forêts constituent une source de revenus monétaires permettant d’acheter de la nourriture
(Wollenberg et Coll, 2011). Les chasseurs-cueilleurs traditionnels entretiennent également, de
génération en génération, des relations complexes avec les agriculteurs, échangeant des produits
forestiers contre des aliments riches en amidon et un accès aux produits manufacturés (PFBC,
2005). Les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) fournissent de la nourriture, de l’énergie
et des produits culturels. Les produits forestiers non ligneux comprennent les produits de la
ruche (miel, cire, propolis), la mangue sauvage, le pygeum, la gomme arabique, des noix, des
fruits, des larves, des champignons, le raphia et le bambou. L’utilisation de ceux-ci et d’autres
produits forestiers non ligneux varie largement en fonction de la culture, du statut socio-
économique, de l’accès à la forêt, des marchés et des prix et, dans une certaine mesure (en
particulier pour la viande de brousse), de la légalité de la récolte. Leur vente sur les marchés
locaux et d’exportation contribue de façon importante aux revenus des habitants de la forêt
(Ruiz Pérez et coll., 2000 ; Shackleton et coll., 2007 et Ingram et coll., 2012).

I.4. Actions anthropiques sur les forêts tropicales


L’influence historique de l’homme sur la composition des forêts denses humides est de plus en
plus documentée, particulièrement en Afrique où les utilisations de ce type de forêt sont très
diversifiées (Biwolé, 2015). Elles varient d'une pression de récolte très faible (chasseurs-
cueilleurs par exemple) à l'exploitation commerciale d'intensité variable de bois d'œuvre, en
passant par les prélèvements de produits non ligneux et de gibier. L'agriculture itinérante est
une forme particulière d'utilisation de la forêt, qui peut conduire à une dégradation des
ressources, si elle n'est pas conduite de façon durable. Les analogies sont nombreuses entre
régions et continents, avec toutefois quelques différences marquées. En Afrique, dans les zones
forestières subissant une forte pression foncière, on assiste schématiquement à l'ouverture de
pistes par l'exploitation forestière au sein de massifs intacts, suivi de leur pénétration par des
cultivateurs pratiquant le système défriche/brûlis. En Amérique tropicale, l'élevage est
considéré comme la finalité ultime du déboisement. En Asie du Sud-Est, il s'avère que
l'exploitation intensive des peuplements riches en bois d'œuvre est un facteur majeur et parfois
suffisant de dégradation (CIRAD, 1999).

6
I.5. Dégradation des forêts
La dégradation de la forêt est un processus au cours duquel, une terre forestière reste de la terre
forestière et continue de satisfaire les critères nationaux de base relatifs à la superficie forestière
minimale, à la hauteur des arbres et à la dimension du couvert arboré, mais qui perd
progressivement des stocks de carbone à la suite de l’intervention directe de l’homme (par
exemple, l’exploitation forestière, la collecte du bois de chauffage, le feu, les pâturages, etc.)
La dégradation est donc, la conversion d’une classe de forêt ayant une densité moyenne du
stock de carbone plus élevée en une autre d’une densité moyenne plus faible. (FRA 2010)
La dégradation des forêts et des terres est un grave problème, en particulier dans les pays en
développement. En 2000, la superficie totale de forêts et de terres boisées dégradées dans 77
pays tropicaux était estimée à environ 800 millions d’hectares, dont quelques 500 millions
d’hectares de forêts primaires et secondaires (OIBT, 2002). La dégradation des forêts est une
des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES), même si son rôle n’a pas été
estimé à l’échelle Mondiale. Dans la forêt amazonienne brésilienne, la dégradation est
responsable de 20 % des émissions totales (Asner et al., 2005). En Indonésie, le stock forestier
a diminué de 6 % par an et la dégradation des forêts en est la cause pour les deux tiers, alors
que la déforestation ne représente qu’un tiers (Marklund & Schoene, 2006). En Afrique, le taux
annuel de dégradation des forêts avoisine les 50 % du taux annuel de déforestation (Lambin et
al., 2003). La dégradation des forêts se réfère à la réduction de la capacité d’une forêt de
produire des biens et des services (OIBT, 2002). La capacité comprend le maintien de la
structure et des fonctions d’écosystèmes (OIBT, 2005). Une forêt dégradée ne fournit qu’une
quantité limitée de biens et services et ne conserve qu’une diversité biologique restreinte. Elle
a perdu la structure, la fonction, la composition des essences et/ou la productivité normalement
associée à la forêt naturelle (OIBT, 2002). En zone forestière, la dégradation de la végétation
se manifeste par l’apparition des espèces héliophiles telles que : Musanga cecropioides
[Link], Trema orientalis Blume, Harungana madagascariensis Lam. Ex Poir, Alchornea
cordifolia SCHMACH, Macaranga spp [Link]., Pteridium aquilinum Kuhn, Chromolaena
odorata H RM King & H Rob Fleurit-noël. Dans les zones forestières dégradées ou
secondarisées, le sous-bois est souvent dominé par les différentes espèces appartenant à la
famille des Marantaceae, de Zingiberaceae et de Commelinaceae (Moutsamboté, 2012). Le
raccourcissement de la durée des jachères engendre la dégradation des terres qui a pour
conséquence l’apparition de nouveaux faciès forestier constitués essentiellement des espèces
héliophiles (PNLCD, 2006).

7
I.6. Dynamique de la régénération naturelle :
Pilier de l’équilibre dynamique et démographique des populations végétales, la régénération
naturelle assure le renouvellement des individus et la pérennité des espèces dans l’écosystème
(Forget, 1988, Douh, 2018), ainsi que le maintien de la diversité dans les forêts tropicales
(Dalling et al., 1998 ; Wang & Smith, 2002, Douh, 2018). Bon nombre de renommés
scientifiques tels que Alexandre (1982, 1989), Lescure et al. (1989), et Douh (2018) s’accordent
sur le fait que la régénération naturelle repose sur l’activation de trois principales formes de
potentiels : le potentiel végétatif, le potentiel séminal édaphique et le potentiel séminal adventif.
Ces trois formes de potentiel s’expriment quand elles en trouvent la possibilité (existence +
survie + stimulation), selon l’ordre de priorité du premier arrivé, c’est-à-dire : potentiel végétatif
puis potentiel séminal édaphique puis potentiel adventif (Alexandre, 1989).
Effet, comme tout peuplement, la forêt possède sa propre démographie avec ses naissances
et ses morts. La surface (trouée) libérée par la mort d’un arbre est de taille variable. C’est dans
ces endroits que pourra se réaliser la régénération, selon différents processus, en fonction des
conditions microclimatiques nouvellement créées (Pascal, 2003 ; Douh, 2018). Ainsi, la mort
des arbres constitue le phénomène le plus évident de la dynamique forestière (Pascal, 2003). En
effet, après ouverture de la canopée, la forêt se reconstitue de manière progressive en passant
par des phases successives d’évolution appelées ’’phases sylvigénétiques’’ (Oldeman, 1990 ;
Pascal, 2003). Les mécanismes régissant la dynamique des écosystèmes forestiers sont
complexes, de l'établissement des plantules à la pollinisation et la dispersion des graines
transportées par les animaux, l'eau ou le vent. Ces processus sont d'autant plus divers que
l'écosystème abrite un large nombre d'espèces et de formes végétatives, comme c'est le cas dans
les forêts tropicales humides (Chave, 2000).

I.7. Gestion durable des forêts


La gestion durable a été définie comme « les modalités d’utilisation des forêts qui permettent
de maintenir leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur
vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions économiques,
écologiques et sociales aux niveaux local, national et mondial (Leroy et al., 2011).La gestion
des forêts naturelles peut avoir plusieurs buts différents : la production de bois d’œuvre ou
d’autres produits forestiers, la protection de bassins versants et la conservation de la diversité
biologique. La détérioration rapide, voire la destruction pure et simple de nombreuses forêts
tropicales humides de plaine, qui se caractérisent par une grande diversité biologique et un
système écologique très complexe, et les difficultés de les gérer de façon durable font l’objet
8
de réelles préoccupations partout dans le monde (Samyn et al., 2011). La gestion durable des
forêts tropicales est en progression régulière dans la région. Selon le rapport de 2011 de l’OIBT
sur la gestion durable des forêts tropicales (GDF Tropicales), la proportion des forêts sous un
régime de gestion durable en Afrique a presque doublé entre 2005 et 2011, alors que la région
forestière soumise à un plan de gestion a presque quadruplé au cours de la même période. Ceci
laisse entrevoir la possibilité d’augmenter encore la proportion de forêts gérées de manière
durable. La Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) a joué un rôle important
dans la promotion et la coordination des efforts afin de promouvoir la GDF, en particulier par
le biais de son plan de convergence. Cependant, l’implication de la communauté internationale,
en particulier à travers le partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), est essentielle
pour préserver et amplifier ces résultats. Des organisations internationales comme l’OIBT et
d’autres acteurs, notamment les ONG, contribuent également à ces efforts (Groutel, 2013).

I.8. Classification botanique et l’importance de ces deux espèces


➢ Pour Azobe
Le genre Lophira est représenté seulement par deux (02) espèces alata et lanceolata, grand
arbre de la forêt dense humide du milieu écologique, veille forêt, mais aussi aux bordures de
savanes et forêts secondaires on peut les trouver sur les pentes des montagnes, et des forêts
marécageuses en RDC, au Cameroun, au Gabon en République du Congo plus précisément au
Nord... Tronc à une base cylindrique, son écorce est brun-rouge, se détache en écaille. Elle
recouvre chez les vieux arbres à une couche de poudre jaune. Sa tranche est rouge avec une
partie interne blanche avec des fibres orange. L’aubier blanc, différencié du bois parfait. Le
bois parfait est rouge. Les feuilles sont simples, regroupées en bouquets rouge à l’état jeune, les
fleurs sont blanches et très parfumées, avec des fruits secs rouges puis bruns contenant une
seule graine entourée par deux ailes dures de tailles différentes. Les graines disséminées par le
vent (anémochorie) de Janvier à Mars. (Chris, 2000)

Lophira alata fait partie des rares espèces résistantes à l’eau de mer en région tempérée. Le bois
est dur, lourd et très durable. Il est notamment exploité et exporté pour la fabrication de traverses
de chemin et pour divers travaux hydrauliques. Le bois est aussi résistant aux acides. En cas
d’humidité permanente, il faut veiller à enlever le bois de transition. Localement, l’écorce est
utilisée en médecine traditionnelle. (Chris, 2000). (Tableau I).

9
Tableau I : Classification de Lophira alata
Règne Plantea
Embranchement Angiosperme
Classe Magnoliopsida
Ordre Theales
Famille Ochnaceae
Genre Lophira
Espèce Alata

➢ Pour Eyoum
Les espèces du genre Dialium de région guinéo-congolaise sont rencontrées sous les climats
équatoriaux à tropicaux Af, Am et Aw de la classification de Koppen (kottek et al., 2006). Elles
fréquentent divers types d’habitats (Doucet, 2003, Lemmens et al., 2012 ; Meunier et al).
Certaines espèces sont observées préférentiellement dans les savanes boisées ou dans les
galeries forestières, c’est le cas de D. angolense, D. kasaiensis, D englerianum et D. guineense.
D’autres affectionnent particulièrement les forêts riveraines, notamment D. reygaertii et D.
zenkeri. Enfin certaines sont plutôt indicatrices de forêt sempervirente âgée : D. pachyphyllum,
D. pentandrum, etc. Selon Steyaert (1952), les Dialium sont des arbres moyens ou grands, leur
fut est droit et parfois tortueux, la base peut avoir des contreforts moyennement développés.
L’écorce est lisse ou écailleuse et la tranche exsude une gomme-résine rouge ou brunatre. Les
feuilles sont composées imparipennées et le fruit est une gousse indéhiscente
Bois dur, résistant aux champignons, aux termites, aux térébrants marins et aux insectes
Meunier et al., 2015 ; Gerard et al., 2011 ; 2016).
Le bois peut être employé en parqueterie, ébénisterie, pour le revêtement extérieur, pour la
construction des ponts et d’autres usages industriels en travaux lourds. Par contre, ils ne peuvent
être utilisés en milieux marins (Gerard et al., 2016 ; Martin et Verny., 2016). (Tableau II).

10
Tableau II : Classification de Dialium pachyphyllum ou Eyoum

Règne Plantea
Embranchement Angiosperme
Classe Magnoliopsida
Ordre Fabales
Famille Fabaceae-Caesalpinioïdeae
Genre Dialium
Espèce Pachyphyllum

11
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES
II.1. Milieu d’étude
Cette étude a été réalisée dans l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Tsama-Mbama située
dans le domaine forestier de la zone IV Cuvette-Ouest, l’UFA. Cette UFA se trouve à cheval
en le district de Mbama, d’Etoumbi et celui de Kellé.

II.1.1. Situation géographique


Cette UFA couvre une superficie totale de 568520 ha dont 341588 ha de superficie utile (figure
1). Elle est limitée :
➢ Au nord, par la route Akana-Oboli-Tcherré jusqu’à Etoumbi ; puis par la route
préfectorale Etoumbi-Mbomo, jusqu’au village Ebana ;
➢ A l’Est, par la limite entre les départements de la Cuvette et de la Cuvette-Ouest jusqu’à
son intersection avec la confluence des rivières Kouyou et Nzanié ;
➢ Au Sud, par la rivière Kouyou en amont ;
➢ A l’Ouest, par la ligne frontalière Congo-Gabon.

Figure 1: Situation géographique de l’UFA Tsama-Mbama (Protocol de Tsama-Mbama 2018).

12
II.1.2. Climat
Le climat du Département de la Cuvette-Ouest est de type guinéen forestier ou bas-congolais,
et caractérisé par une température élevée avec une variation de faible amplitude. Le département
est relativement bien arrosé avec des précipitations annuelles moyennes variant de 1400 mm et
2200 mm, une saison sèche de 2 à 4 mois (entre Juin et Aout), une humidité atmosphérique
particulièrement élevée (70 à 90 %) et une amplitude journalière qui dépasse 40 %. Les
températures moyennes annuelles oscillent autour de 25° C (figure 2) (MAE, 2012). Une saison
sèche de deux (2) mois entre Juin et Aout (Figure 2) et deux périodes humides, la première
débute de janvier et mi-mai, la seconde s’étend de septembre jusqu’à décembre et un pic de
1800 mm des précipitations en Octobre.

200 100
180 Précipittions (mm) 90
Température (T°C)
160 80
Précipitations (mm)

Temperature (T°C)
140 70
120 60
100 50
80 40
60 30
40 20
20 10
0 0

Mois

Figure 2 : Courbe ombrothermique 2012-2022 de la Cuvette-Ouest

II.1.3. Pédologie
Le département de la Cuvette-Ouest a trois types de sols :
➢ Les sols ferralitiques sont représentés par deux sous-classes : les sols ferralitiques
fortement désaturés appauvris et les sols ferralitiques fortement désaturés remaniés ;
➢ Les sols hydromorphes sont surtout représentés dans les dépressions et le long des
rivières ;
➢ Les sols podzolisés sont formés sur des matériaux sableux au fond des vallées humides
et sur des matériaux sablo-argileux dans des dépressions (MAE, 2012).

13
II.1.4. Végétation
La végétation de la Cuvette-Ouest est mosaïque de savanes (herbeuses, arbustives, arborées et
boisées) et de forêts claires. La forêt représente 72 % du territoire et constitue donc la formation
végétale dominante dans le Département. Le Département de la Cuvette-Ouest est
essentiellement, couvert par une forêt dense faisant partie du massif forestier du Nord-Congo
qui s’étend également dans les départements de la Likouala, de la Sangha et de la Cuvette. La
savane occupe une faible superficie dans le Département. Elle s’étend sur 28 % du territoire.
Selon la nature des sols et l’influence du climat dans la zone, cette savane est soit herbeuse ou
arbustive (MAE, 2012).

II.1.5. Hydrographie
Le réseau hydrographique du Département de la Cuvette-Ouest est assez dense. On y trouve de
nombreux cours d’eau : les rivières (Kouyou, Alima, Likoula-Mossaka, etc.), et une centaine
de lacs de dimensions variables. Tous ces cours d’eau riches en poissons ne sont pas navigables,
mais présentent un intérêt pour l’agriculture et la pêche (MAE, 2012).
Le réseau hydrographique dans notre zone d’étude est relativement dense ; avec des rivières
suivantes : rivières Lessibi, Lekoli, Lola et Djouachi et inondable pendant la saison de pluies et
d’autres plans d’eau.

II.1.6. Relief
Le paysage de la Cuvette-Ouest recouvre plusieurs types de relief :
• Des plateaux, d’une altitude variante entre 400 et 600 m dans la partie australe et
occidentale du département ; ces plateaux sont entaillés par de nombreux cours d’eau
formant ainsi des vallées encaissées ;
• Des collines, qui occupent la partie centrale allant d’Ewo à Kellé, avec une altitude
maximale variant entre 400 et 500 mètres ;
• Des montagnes, faisant partie du complexe du Mont Nabemba et atteignant une altitude
de 900 m, sont observées dans la partie septentrionale du département ;
• Des plaines, occupant une vaste étendue le long des grands cours d’eau (Likouala-
Mossaka) et bordant la partie orientale du département ; elles constituent la bordure
occidentale de la Cuvette congolaise, leur altimétrie ne dépasse pas 320 mètres (MAE,
2012)

14
II.2. Materiel utilise
II.2.1. Matériel végétal
Le matériel végétal utilisé dans cette étude, est composé des espèces dAzobé et Eyoum se
trouvant aux bords des routes secondaires.
II.2.2. Matériel Technique
Les instruments de logistique permettant de collecter des données sur le terrain pour cette étude
sont (figures cf. annexe B) :
➢ Un décamètre sert à mesure les espèces de gros diamètre ;
➢ Un bloc note pour la prise des notes ;
➢ GPS la prise de mesure de longueur et le largueur ;
➢ Une règle graduée pour mesurer les hauteurs ;
➢ Un appareil photo pour la prise des images.

II.3. Méthodes d’études


II.3.1. Identification des routes secondaires
Les routes secondaires dans lesquelles cette étude a été menée ont été identifiées sur la carte de
l’UFA tout en suivant les années de l’exploitation. Au total, 5 routes ont été identifié et ont fait
l’Object de cette étude

II.3.2. Expérimentation
Sur chaque route secondaire, les mesures des longueurs et des largueurs ont été prise de la
manière suivante :
➢ Pour la longueur, le GPS a été utilisé en marquant le point au début de la route et à la
fin de celle-ci (figure 3 A) ;
➢ Pour la largueur, le GPS a été utilisé en marquant le point au début de la route et à un
intervalle de 500 m le long de la route. Les mesures ont prise afin de bien contrôler la
largueur moyenne (figure 3B).

15
500m

A
B

Figure 3 : A) Mesure de longueur de la route ; B) mesure de largueur de la route

Tableau III: Superficie de chaque route


Chaque route présentait une superficie donnée (Tableau III)
Routes Longueurs (en m) Largueurs (en m) Superficies (m²)
Route1 7000 7 49000
Route2 5000 7 35000
Route3 3000 7 21000
Route4 7000 7 49000
Route5 1O000 7 70000

II.3.3. Collectés données


La collecte des données a été faite dans les routes secondaires de Tsama-Mbama en procédant
par l’indentification de la régénération naturelle d’Azobé et Eyoum.

La mesure était effectuée de la manière suivante :


➢ Pour les arbres dont le diamètre est compris entre 5 et 10 cm, la mesure a été faite à 1,30
m et la hauteur était estimée ;
➢ Pour les arbres dont le diamètre est compris entre 1 et 5 cm, la mesure était effectuée au
niveau du collet et la hauteur à l’aide de la règle graduée.

16
C D
C
C
C Figure 4 : C) la prise de mesure de diamètre ; D) la prise de mesure d’hauteur
C
C
II.3.4. Traitement des données
C
C Pour le traitement de nos données, nous avons créés une base des données sur le tableur
C Microsoft Excel. Sur cette base, les noms des espèces, les diamètres, les auteurs ont été inséré
Cc
cc L’identification de ces deux espèces sur le terrain est effectuée, par les noms commerciaux, et
d les noms scientifiques.
d
hs
d II.3.6 Analyse des données
d
II.3.6.1 Composition floristique
Composition floristique est le nombre total d’espèces de la distribution observée (Ngueguim et
al., 2010). Il s’agit du nombre d’espèces rencontrées dans une surface donnée ou pour un
nombre d’individus donnés (Pascal, 2003).
II.3.6.2 Densité relative
Pour apprécier la dominance d’espèces de la composition floristique ligneuse de notre zone
d’étude, la densité relative a été déterminée par l’équation utilisée par Ndzaï (2022).
Nombre d′ individus d′ une espèce
𝐷𝑟(%) = × 100 Equation 1
Nombre total d′individus

17
II.3.6.3 Densité à l’hectare
D’après Rollet (2008), la densité du peuplement correspond au nombre d’individus inventoriés
à l’hectare, cette notion est in indicateur du degré de concurrence entre les arbres, à condition
de tenir également compte de l’âge et la fertilité du sol. Elle est calculée par l’équation.
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′ 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒖𝒔 𝒓𝒆𝒄𝒆𝒏𝒔é𝒔
D= Equation 2
𝑺𝒖𝒑𝒆𝒓𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆 𝒊𝒏𝒗𝒆𝒏𝒕𝒐𝒓𝒊é𝒆

18
CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION
III.1. Résultats
III.1.1 Composition floristique :
L’inventaire de la régénération forestière de deux espèces réalisées aux bords des cinq (05)
routes secondaires de l’UFA Tsama-Mbama a permis de dénombrer 199 individus dont 195
individus de Azobé et 4 individus pour Eyoum (Tableau IV).
L’étude réalise sur les cinq (05) routes montre que la route 5 a plus des individus (63) suivis de
la route 4 (50) et les autres sont faiblement représentes (29 ; 29 ; et 28).
On ce qu’il concerne les nombres des espèces, genres et familles, la route 1 est plus élevées par
rapport aux autres routes qui représentent qu’une seule espèce, famille et un seul genre.
Tableau IV : Composition floristique des espèces

Routes Individus Espèces


Route 1 29 2
Route 2 29 1
Route 3 28 1
Route 4 50 1
Route 5 63 1

III.1.2. Paramètres structuraux


III-1.2.1. Densité relative
Le tableau V nous l’abondance de ces deux espèces dans cette UFA. L’analyse de ce tableau
montre que, Lophira alata montre une est l’espèce la plus abondante avec 97,99 %. Par contre,
Dialium pachyphyllum présente que 2,01 %.

19
Tableau V : Densité relative

Familles Noms scientifiques Individus Densité relative

Fabaceae-Caesalpinioïdeae Dialium pachyphyllum 4 2,01


Ochnaceae Lophira alata 195 97,98

199 100

III.1.2.2. Densité à l’hectare


La densité des individus de notre zone varie d’une route à une autre. La densité la plus élevée
est obtenue au niveau de la route 4 avec 50 individus par hectare suivi de la route 5 (63
individus) et la route 2 présente la densité par hectare la plus faible avec 29 individus (Tableau
VI).
Tableau VII : Densité à l’hectare

Routes Nombre d'Individus Densités à l'hectare


Route 1 29 14
Route 2 29 8
Route 3 28 13
Route 4 50 71
Route 5 63 30
MOYENNE 40 27

III.1.3. Classes de diamètre


La structure diamétrale sur les routes secondaires de l’UFA varie de 0 à 3 individus suivant les
classes de diamètre (figure 5).

20
160
148

140

120
Nombre des individus

100

80

60

38
40

20 12
1
0
Classe 1 (0-0,9) Classe 2 (1-1,9) Classe 3 (2-2,9) Classe 4 (3-3,9)

Figure 5 : Classe des diamètres


Il ressort de cette figure que la classe de diamètre 1 présente le nombre des tiges les plus élevés
avec 148 individus suivi de classe 3 avec 38 individus et les autres classes sont faibles
représentes.
III.1.4. Classe d’hauteur
La structure d’hauteur sur les routes secondaires de l’UFA varie de 0 à 4m d’hauteur suivant
les classes (figure 6)
77
80
70
60 51
Individus

47
50
40
30
20 11
10 6 4 3
0

Figure 6 : Classe d’hauteur

21
Nous constatons sur cette figure que, la classe d’hauteur 1 a plus des individus (77 individus),
suivi de la classe 2 et 3 respectivement (51 et 42) et les autres classes d’hauteur sont faiblement
représentées.

22
III.2. DISCUSSION
III.2.1. Composition floristique
Inventaire floristique de régénération naturelle de deux espèces (Lophira alata et Dialium
pachyphyllum) réalisé aux bords de cinq (05) routes secondaires dans l’UFA Tsama-Mbama a
permis de recenser 199 individus. Dont 195 individus de l’espèce Lophira alata et 4 individus
de l’espèce Dialuim pachyphyllum.
La forte présence d’Azobé pourrait s’expliquer par le type de sol et la végétation. Car Azobé
préfère les sols plus ou moins sableux et les jeunes forêts (Florence, 2002). Cette forte présence
de cette espèce dans UFA peut également s’expliquer par son type de fruit (samare), dont la
dissémination est assurée par le vent. Plusieurs auteurs ont montré que les samares ont un
pouvoir de germination très important (Chris, 2000).
Le faible nombre d’individus (04) de l’espèce Dialuim pachyphyllum pourrait s’expliquer par
son mode de dissémination qui est autochore avec les fruits gousses. Ce mode de dissémination
ne favorise pas une bonne germination d’une manière générale (Doucet, 2003).
Il relève que le nombre d’individus est beaucoup plus concentré sur la route 5 avec 63 individus
suivie de la route 4 avec 50 individus, faiblement dans les autres routes. Le nombre considérable
des individus dans ces deux routes est due certainement par rapport à l’ancienneté des routes.
Car les vielles routes secondaires ont toujours une bonne régénération que les routes
nouvellement ouvertes.
III.2.2.2. Densité relative
La densité relative calculée dans les cinq (05) routes, confirme l’abondance de Lophira alata
(Azobe) avec 97,99 %. Ainsi, la densité relative de Dialuim pachyphyllum (Eyoum) est très
faiblement représentée 2,01 %. La dominance d’Azobé à travers les différents types des routes
peut s’expliquer du fait que Lophira alata est une espèce à croissance rapide (Kimpouni, 2013),
elle est grégaire et sa dissémination se fait par le vent (anémochorie).

III.2.2.1. Densité à l’hectare


La densité à l’hectare varie en fonction des différents types des routes et de la superficie. Elle
est plus élevée sur la route 5 avec 63 individus dont la superficie est 21000m². Cet état de fait
s’explique par la plus faible présence de l’homme sur cette route que dans les autres. Ces
résultats confirment les propos de Wilson (2000) qui stipulent que les zones dégradées sont
généralement moins riches en espèces floristiques.

23
III.2.3. Classe de diamètre
La répartition des individus par classes de diamètre, montre que la classe I a enregistré plus
d’individus (148), suivi de la classe III avec 38 individus et les autres classes sont faiblement
représentées. Cette répartition nous a permis d’apprécier l’état de régénération naturelle aux
bords de route secondaire de l’UFA Tsama-Mbama pour ces deux espèces. De nombreux
auteurs ont observés cette allure de la structure dia métrique dans les forêts tropicales, montrant
ainsi une bonne régénération (Pascal, 2003, Omatoko, 2015, Tsoumou et al. 2016). Aussi la
classe de diamètre présente une zone perturbée mais en pleine régénération puis que c’est une
forêt dégradée (Pascal, 2003). Mais dans l’ensemble le taux de régénération est bon et
acceptable.

III.2.4. Classe d’hauteur


La structure d’hauteur de régénération naturelle de ces deux espèces dans l’UFA Tsama-Mbama
présente une allure exponentielle décroissante. C’est-à-dire la première classe regorge les
individus dont la hauteur est inférieure ou égale à 1cm (77 individus), suivi de la classe 2 et 3
avec respectivement 51 et 47 individus. Et le reste des classes sont faiblement représentées.
Ceci révèle l’importance de la strate arborescente dans cette phytocénose et constitue le gage
d’un recrutement effectif de la forêt. Autrement dit, l’UFA présente une bonne régénération.

24
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
L’étude réalisée sur cinq (05) routes secondaires dans l’Unité Forestière d’Aménagement
(UFA) Tsama-Mbama a pour objectif général : « d’évaluer la régénération naturelle de deux
espèces forestière (Lophira alata et Dialium pachyphyllum) aux bords des routes secondaires
dans l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) a permis de dénombrer 199 individus au total
sur 5 routes échantillonnées. Cette étude révele que, Azobé est l’espèce la plus importante et la
plus abondante avec 195 individus avec 27 densités à l’hectare.
En définitive, cette étude a permis de conclure que les espèces ligneuses aux bords des routes
secondaires présentes une bonne régénération et une bonne diversité floristique avec la
dominance de Lophira alata dont le diamètre est inférieur ou égale à 1.
En perspectives, il est souhaitable de continuer cette étude dans toutes les routes secondaires de
l’UFA Tsama-Mnbama pour connaitre la régénération de ces espèces, d’évaluer la régénération
de l’ensemble des espèces de l’UFA. De même il serait mieux d’expérimenter la régénération
artificielle à base de la sylviculture d’espèce Dialium pachyphyllum (Eyoum).

25
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28
ANNEXES
Annexe A : Quelques images du terrain

E F
E
E Dialium pachyphyllum (Eyoum) Comptage
E
E
ANNEXE
E B : Les matériels utilisés sur le terrain
E
E
E
E
E
E
E
GE
E J
E GPS H
E Bloc note
E Appareille photo
E
D
D
D
D
D

29
K L
Machette
Double décamètre

N
M
Lophira alata (Azobé) Règre gradué

30

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