CHAPITRE III
MÉTROLOGIE
1. Introduction
La métrologie est la science des mesures. Son objectif fondamental est d'assurer la
cohérence des mesures, aussi bien au sein d'un pays que sur le plan international. Sur le plan
international, il s'agit d'assurer la cohérence entre les étalons nationaux de référence des
différents pays, cohérence qui fonde leur caractère de références primaires. Par le biais
d'étalons de transfert ou d'étalonnage, ces références nationales sont utilisées pour raccorder
dans chaque pays les instruments de mesure des utilisateurs. La cohérence métrologique est
ainsi fondée sur la double dimension, internationale et nationale de la chaîne d'étalonnage, qui
constitue la structure fondamentale de la métrologie.
Dans l'étude du comportement énergétique d'un système, on est souvent amené à
déterminer des paramètres physiques élémentaires relatifs à ce système tels que la vitesse
d'écoulement d'un fluide et la pression de celui-ci, la puissance du rayonnement solaire
arrivant sur une surface bien déterminée, la température d'un milieu donné, etc. Ces
différentes tâches font intervenir la métrologie. L'élément de base de la métrologie étant la
chaîne de mesure.
Il est aussi primordial de distinguer dans la base de données recueillie le groupe de
paramètres d'entrée avec le groupe de paramètres de sortie et de préciser les hypothèses de
travail adoptées. Dans certains cas, il s'agit de déterminer la fonction de transfert du système.
Le but de l'étude est généralement de pouvoir proposer un modèle (ou mettre en œuvre un
modèle) qui représente le mieux le comportement du système. Il est possible par la suite de
déterminer l'influence de divers paramètres à partir de simulations numériques. Une validation
du modèle adopté repose sur la comparaison entre les résultats expérimentaux et théoriques.
L'évaluation de la fiabilité du modèle relève du domaine du traitement de signal.
Dans un premier temps, nous allons décrire une chaîne de mesure. Par la suite, nous allons
étudier, plus particulièrement, des capteurs utilisés pour les mesures des grandeurs suivantes :
température, débit et pression d'un fluide, humidité de l'air et rayonnement solaire.
2. La chaîne de mesure
2.1. Description
La chaîne de mesure est constituée de l'ensemble des dispositifs, y compris le capteur,
rendant possible dans les meilleures conditions la détermination des mesurandes.
A l'entrée de la chaîne, le capteur soumis à l'action du mesurande permet , directement s'il
est actif ou par le moyen de son conditionneur s'il est passif, d'injecter dans la chaîne le signal
électrique, support de l'information liée au mesurande.
A la sortie de la chaîne, le signal électrique qu'elle a traité est converti sous une forme qui
rend possible la lecture directe de la valeur cherchée du mesurande :
- déviation d'un appareil à cadre mobile ;
- enregistrement analogique graphique ou oscillographique ;
- affichage ou impression d'un nombre.
C'est l'étalonnage de la chaîne de mesure dans son ensemble qui permet d'attribuer à
chaque indication en sortie la valeur correspondante du mesurande agissant à l'entrée.
-1–
2.2. Constitution d'une chaîne de mesure
Sous sa forme la plus simple la chaîne de mesure peut se réduire au capteur, et à son
conditionneur éventuel, associé à un appareil de lecture :
- thermocouple et voltmètre ;
- jauge de contrainte placée dans un pont de Wheatstone, avec pour instrument de lecture
un galvanomètre ou un voltmètre.
Cependant les conditions pratiques de mesure telles qu'elles sont imposées par
l'environnement d'une part et par les performances exigées pour une exploitation
satisfaisante du signal, d'autre part, amènent à introduire dans la chaîne des blocs
fonctionnels destinés à optimiser l'acquisition et le traitement du signal :
- circuit de linéarisation du signal délivré par le capteur,
- amplificateur d'instrumentation ou d'isolement destiné à réduire les tensions parasites
en mode commun,
- multiplexeur, amplificateur d'instrumentation programmable, échantillonneur bloqueur,
convertisseur analogique – digital lorsque l'information doit être traitée par calculateur
(voir Fig. 3.1),
Fig. 3.1. Chaîne contrôlée par microprocesseur
- convertisseur tension-courant ou tension fréquence lorsque le signal doit être transmis à
distance par câble (voir Fig. 3.2),
-2–
Fig. 3.2. Chaîne avec conversion tension-fréquence des signaux permettant
leur transmission bifiliaire
- modulateur de fréquence dans le cas de télémesure par voie hertzienne.
2.3. Fonctions d'une chaîne de mesure
Notons les fonctions multiples et importantes allouées aux calculateurs associés à la chaîne
de mesure :
- gestion de l'acquisition d'une part,
- traitement du signal requis par la précision et par la nature de l'information cherchée
d'autre part.
Le calculateur est le chef d'orchestre de la chaîne d'acquisition ; il délivre les séquences de
signaux de commande activant de façon ordonnée les divers dispositifs concourant à
l'obtention de la valeur du mesurande particulier dont la connaissance à un instant donné
est nécessaire au déroulement de l'application :
- sélection d'une voie d'entrée par envoie d'adresse au multiplexeur,
- fixation du gain de l'amplificateur programmable,
- échantillonnage puis blocage du signal,
- déclenchement de la conversion analogique-numérique,
- lecture de la donnée numérique à réception du signal de fin de conversion délivré par le
convertisseur analogique-numérique
En aval de la chaîne d'acquisition, le calculateur gère les périphériques d'entrée-sortie :
- clavier permettant l'introduction, pour prise en compte par la chaîne, d'ordre et de
modifications de paramètres de mesure,
- mémoire de masse pour l'archivage des mesures,
- affichage du résultat de la mesure en cours.
La possibilité offerte par les calculateurs d'effectuer des opérations mathématiques sur le
signal numérisé est exploitée à deux fins : corriger le signal reçu d'une part, analyser le
signal corrigé d'autre part.
Les traitements numériques correctifs sont destinés à compenser certaines imperfections de
la chaîne de mesure :
- correction des dérives de zéro et de sensibilité, causées par les grandeurs d'influence,
température en particulier,
- correction de la non linéarité des capteurs afin d'obtenir une donnée proportionnelle au
mesurande.
Il y a lieu de noter que ces corrections peuvent aussi être effectuées par voie analogique
mais au prix , souvent, d'un matériel spécifique supplémentaire. Les traitements
numériques analytiques permettent d'extraire, à partir des données, les informations
particulières dont la connaissance est nécessaire pour l'exploitation qui doit-être faite :
-3–
- traitement statistique,
- filtrage numérique,
- analyse spectrale …
3. Étude de quelques types d'instruments de mesures
Nous nous intéressons dans ce qui suit à des capteurs les plus couramment utilisés dans le
domaine de l'héliothermie et de la thermique de l'habitat ou d'autres domaines se rapportant à
l'énergétique. Nous allons voir plus particulièrement les mesures des grandeurs suivantes :
température, débit et pression d'un fluide, humidité et rayonnement solaire.
3.1. Capteurs de température
3.1.1. Notion de température
On introduit la notion de température en énonçant que la condition nécessaire et suffisante
pour que deux corps soient à la même température est qu'ils soient en équilibre thermique.
L'expérience montre et ceci constitue le principe zéro de la thermodynamique que deux corps
en équilibre thermique avec un même troisième sont en équilibre réciproque. La notion de
température est donc transitive et de ce fait générale.
Pratiquement, on veut être capable de représenter la température par un nombre
correspondant à un équilibre thermique donné. On doit donc choisir une propriété mesurable
d'un système qui change avec la température (l'équilibre thermique choisi). Le plus souvent on
se sert de la dilatation d'un solide, d'un liquide ou d'un gaz. Pour des applications industrielles
ou scientifiques, on préfèrera des effets plus complexes (effet de thermocouple, variation de la
résistivité de certains métaux ou semi-conducteurs)
3.1.2. Mesure de la température
Nous donnons à titre d'illustration trois principaux types de capteurs utilisés dans la
mesure de température :
-Les thermomètres à dilatation
-Les thermomètres à variation de résistance
- Les thermocouples
Les thermomètres à dilatation utilisent la variation du volume d'un corps en fonction de la
température (thermomètre à mercure)
Les thermomètres à variation de résistance sont caractérisés par le fait que les trois
grandeurs physiques résistivité, longueur et section de la résistance varient en fonction de la
température.
Dans le cas des thermocouples, le principe est basé sur l'effet Peltier et l'effet Thomson.
Le principe d'évaluation ou de mesure est bien différent selon la nature, l'état du milieu et
le domaine des valeurs de cette température. On distingue par exemple la température du ciel,
-4–
la température pariétale, et la température régnant au sein d'un milieu quelconque (fluide ou
gazeux).
[Link]. Température du ciel
Il se peut que dans l'échange de chaleur par rayonnement entre un mur et l'ambiance
exposée à l'atmosphère intervient la température du ciel T c. Dans les simulations, il est parfois
nécessaire de connaître ou d'estimer cette température.
Dans certains cas, il peut être assimilé à la température ambiante (Dreyfus 1960). La
mesure de cette dernière doit être effectuée à l'ombre et les capteurs doivent être placés à l'abri
des rayonnements solaires et éloignés d'autres sources thermiques pouvant éventuellement
fausser les mesures. La mesure peut s'effectuer à l'aide de thermomètres ou de thermocouples.
Des relations empiriques sont aussi utilisables pour estimer la valeur de Tc (en °C) :
Ta étant la T 1, 5
c 0,0552 Ta ( Swinbank ,1963) température
ambiante en °C.
D'autres formules prennent en considération la tension de vapeur saturante Pv
0,5
4 Tc 4 Ta (0,56 02 ,018Pv ) 0, 25 ( Melchor ,1982)
Tc Ta 1 0,261 exp( 7,77.10 )(Ta 273) ( Daguenet,1985)
0,5
Tc Ta (0,55 3,85.10 2 Pv ) 0, 25 ( Daguenet,1985)
Dans le cas où s'il s'agit par exemple de mesures nocturnes par ciel dégagé, la température
ambiante représente une valeur surestimée de la température du ciel (L. Adelard et al,1998) et
une approche utilisant le réseau de neurones a été développée pour estimer Tc.
Notons que cette liste n'est pas exhaustive, certains auteurs proposent par exemple des
corrélations mettant en jeu la couverture nuageuse.
[Link]. Température pariétale
Il s'agit de la température de surface. C'est une opération difficile et pour que la mesure soit
fiable et précise, il faudrait choisir un appareil adéquat et une méthode de mesure bien
adaptée. Le choix technique du procédé thermométrique par contact doit être fait en fonction
du domaine de température (basse, moyenne, haute), du type de mesure (moyenne ou
ponctuelle), du type de régime (permanent, lentement et rapidement variable), des impératifs
liés à la technologie (installation fixe, semi-fixe, mobile…), et à l'environnement (interactions
thermiques, mécaniques, chimiques), enfin du degré de précision souhaité. Le tableau ci-
dessous donne quelques techniques de mesure des températures de surface.
Type de thermomètre Phénomène optique utilisé Grandeur mesurée
Gamme de température
(°C)
-5–
à cristaux liquides Réflexion sélective de la Couleur ou courant
(0 à 200) lumière photoélectrique
à peinture thermosensible Réflexion sélective de la Couleur ou courant
(0 à 1350) lumière photoélectrique
Thermographe (0 à 500) Rayonnement IR f.e.m photovoltaïque ou
courant photoélectrique
Photothermomètre Photoluminescence Courant photoélectrique
(-240 à 400)
à résistance (-240 à 1200) Variation de résistance Différence de potentiel ou
électrique courant électrique
Thermocouple Effet thermoélectrique Différence de potentiel
(-270 à 1700)
Pyromètre (700 à 5700) Rayonnement f.e.m photovoltaïque ou
courant photoélectrique
Il existe deux procédés de mesure suivant que celle-ci soit directe ou indirecte
- La mesure directe consiste à insérer dans la couche superficielle un élément
thermométrique étranger, de faible épaisseur, ou bien si les conditions extérieures le
permettent, à appliquer simplement l'élément thermométrique sur la surface : sonde
résistive, couple thermoélectrique, peinture thermosensible ou cristaux liquides…
- La mesure indirecte qui consiste à placer des éléments thermométriques au sein du
milieu, à différentes profondeurs, de manière à connaître l'évolution du champ de
température selon la normale à la surface. Cette méthode impose la condition telle
que des phénomènes de thermocinétique ne viennent perturber la loi d'évolution
locale de la température jusqu'à la surface.
[Link]. Température de l'air
Généralement, on utilise le principe zéro de la thermodynamique. Le capteur est
introduit dans le milieu. La température de l'air en un lieu donné est fournie par le
thermomètre. Il existe plusieurs sortes de thermomètres :
- les thermomètres à mercure ou à alcool utilisant la dilatation du liquide en fonction
de la température.
- les thermomètres utilisant la déformation de lames de métal avec la chaleur.
- Les sondes de température, employées de nos jours de manière systématique dans les
stations météorologiques, qui utilisent les propriétés électriques de certains métaux dont la
résistance varie en fonction de la température.
L'air contient de la vapeur d'eau en quantité variable et est caractérisé par sa
température sèche, sa température humide, sa température de point de rosée :
- température sèche ou température de bulbe sec : C'est la température lue à partir d'un
thermomètre.
- température humide ou ternpérature de bulbe humide : c'est la température indiquée par
un thermomètre dont le bulbe est couvert d'un toile humide.
- température du point de rosée: c'est la température à laquelle la vapeur d'eau contenue
dans l'air commence à se condenser.
[Link]. Utilisation de thermocouples
Le principe de fonctionnement du thermocouple (couple thermoélectrique) repose sur
l'effet Seebeck. (effet Peltier et Thomson simultanés).
-6–
Pour deux conducteurs A et B de natures différentes réunis par deux soudures S 1 et S2
portées à des températures différentes la force électromotrice (f.e.m.) totale apparaissant dans
le circuit résulte de l'effet combiné Peltier et Thomson.
L'effet Peltier (f.e.m. de contact) consiste en l'apparition d'une différence de potentiel
entre deux points appartenant aux deux conducteurs A et B de natures différentes et ayant une
jonction commune. Cette différence de potentiel porte le nom de force électromotrice de
Peltier. Elle varie avec la température et avec les couples de conducteurs utilisés. Son signe
dépend de A et B.
L'effet Thomson consiste en l'apparition d'une force électromotrice entre deux
extrémités d'un conducteur métallique telle qu'une extrémité S 1 est portée à une température
T1 et l'autre extrémité S2 à une température T2. Cette force électromotrice varie avec la nature
du métal et avec la température.
Si l'on maintient la jonction S1 appelée jonction de référence ou soudure froide à une
température constante T1 ( 0°C par exemple), on pourra connaître la température de l'autre
jonction S2 appelée jonction de mesure, ou soudure chaude, en mesurant la différence de
potentiel qui apparaît entre les deux soudures.
Des tables numériques ou des fonctions algébriques fournissent pour un thermocouple
donné, la relation qui existe entre la f.e.m. développée et la température de la soudure chaude.
Nous distinguons trois types de jonctions de mesure : exposée, isolée et à la masse.
exposée isolée à la masse
Une jonction exposée est conseillée pour la mesure de température de gaz non corrosifs
statiques ou circulants lorsqu'on veut avoir un temps de réponse rapide. La jonction dépasse
de la gaine métallique de protection pour donner une réponse rapide et précise. L'isolant de la
gaine est scellé à l'endroit où la jonction dépasse afin d'éviter la pénétration d'humidité ou de
gaz susceptibles de fausser la mesure.
Une jonction isolée est conseillée pour la mesure dans des milieux corrosifs où il est
souhaitable que le thermocouple soit isolé électroniquement et blindé par la gaine. Le
thermocouple à fil soudé est isolé physiquement de la gaine par de la poudre de MgO (tendre).
La jonction à la masse est conseillée pour la mesure de température des gaz et liquides
corrosifs statiques ou circulants et pour les applications à haute pression. Une jonction de
thermocouple à la masse est soudée à la gaine de protection et présente un temps de réponse
plus court que la jonction isolée.
.
Température Milieu d'utilisation
Matière
maximale Oxydant Hydrogène Vide Inerte Applications
304 SS 900°C(1652°F) Très bon Bon Très Très Conseillé pour
bon bon applications générale
-7–
en chimie, agro-
alimentaire, raffinage et
lignes de vapeur.
Conseillé pour les fours
à gaz, les bains de
Inconel 1150°C Très Très plomb, et les bains à
Très bon Bon
600 (2102°F) bon bon base de cyanure. Ne pas
utiliser dans des bains
pollués par le soufre.
SPECIFICATIONS Eléments doubles: des thermocouples
Diamètres: diamètres standards 1.5 mm, avec diamètre de gaine de 1.0 mm
3.0 mm, 4.5 mm et 6.0 mm avec 2 fils. (0.040") à 6.0 mm (1/4") sont disponibles
Longueur: les thermocouples standards avec élément double.
ont des longueurs d'immersion de 30 cm. Précision: les fils utilisés pour les
Autres longueurs disponibles. thermocouples OMEGA sont choisis et
Gaines: inox type 304 et 321 et Inconel appariés pour répondre aux tolérances
en standard. Autres matières disponibles. d'erreur ANSI. Des thermocouples avec
Prix et délais : nous consulter. tolérances d'erreur spéciales peuvent être
Isolant: Oxyde de magnésium en réalisés à partir du Ø ext. 1.5 mm ou
standard. Résistance d'isolement mini supérieur.
entre fils ou entre fils et gaine: 1.5 Polarité: Dans l'industrie du
mégohm sous 500 Vcc, tous diamètres. thermocouple, la norme est d'avoir le fil
Etalonnage: Fer-Constantan (J), négatif de couleur rouge. Les autres
Chromega-Alomega (K), Cuivre- normes appliquées par OMEGA sont les
Constantan (T) et Chromega-Constantan suivantes: fil négatif du thermocouple à
(E) en standard. fils nus plus court que le fil positif, et la
Courbure: Pliage et formage faciles. Le grande broche d'un connecteur de
rayon de courbure ne doit pas être thermocouple est toujours le négatif.
inférieur à deux fois le diamètre de la Fil pour prolongateur: Du fil en alliage
gaine. pour thermocouple doit toujours être
utilisé pour relier la sonde à l'appareil de
mesure afin de garantir des mesures
précises.
Thermocouples recommandés
Symbole Code
Etalonnage/Emploi Positif (+) Négatif (-) couleur*
(ANSI)
Cuivre-Constantan Cuivre Constantan
Bleu
(très basse temp.) (métal jaune) (métal argenté)
T
Convient pour les températures inférieures à zéro. Utilisable en
milieu réducteur, inerte ou vide jusqu'à 350°C (662°F).
K CHROMEGA- CHROMEGA ALOMEGA Jaune
ALOMEGA (amagnétique) (magnétique)
(milieu oxydant)
-8–
Plage de température recommandée: -200 to 1250°C Ne pas utiliser
en milieu réducteur ou sulfureux. Utilisable uniquementdans le vide
pendant une courte durée jusqu'à dérive de l'étalonnage
Fer-Constantan Fer Constantan
Noir
(milieu réducteur) (magnétique) (amagnétique)
J
Plage de température recommandée: 0 à 750°C Utilisable en milieu
oxydant, réducteur, inerte ou vide
CHROMEGA-
CHROMEGA Constantan
Constantan Violet
(amagnétique) (amagnétique)
(grande puissance)
E
Plage de température recommandée: -200 à 900°C Utilisable en
milieu oxydant ou inerte. Ne pas utiliser en milieu réducteur ou dans le
vide.
3.2. Capteurs de débit
3.2.1. Mesure de la vitesse du vent (ou de l'air)
Cette mesure s'effectue à l'aide d'un anémomètre. Le choix est guidé par le type de capteur
de l'anémomètre. Les anémomètres portables utilisent 2 procédés distincts :
- - les capteurs à fil chaud.
- - les capteurs mécaniques à éolienne (rotatifs) ou palette (à pression).
Les anémomètres à fil chaud sont utilisés en laboratoire pour la mesure d'écoulements
laminaires. Pour les activités de plein air, les anémomètres utilisant des éoliennes sont les plus
adaptés.
[Link]. Principe
Un petit moteur courant continu est entraîné en rotation par une "turbine". Le moteur
débite dans une résistance de faible valeur (40 Ohms, 5 Watts). On prélève la tension aux
bornes de cette résistance et on l'injecte dans la carte d'acquisition.
-9–
[Link]. différents types de capteurs mécaniques.
Nous distinguons quatre types suivant la configuration du capteur :
- 10 –
[Link]. Échelle anémométrique de Beaufort
L'officier naval et hydrographe britannique, Sir Francis Beaufort, a travaillé sur la
direction et la fréquence du vent. Il a mis au point en 1805 une échelle de mesure du vent en
observant ses effets sur la voilure des navires, et sur l'aspect de la mer . L'échelle de Beaufort
est encore très utilisée. Elle est divisée en 12 classes de vitesses; chaque classe de vitesses est
accompagnée d'une description détaillée des manifestations marines directement observables.
- 11 –
3.2.2. Débitmètres
Nous distinguons quatre types (Bioblock) :
- - débitmètre à flotteur
- - débitmètre massique
- 12 –
- - débitmètre à turbine
- - débitmètre à ultrasons
Le débitmètre est composé d'un tube Le gaz traverse une conduite calibrée à flux
conique et d'un flotteur sphérique. laminaire. Deux bobines apportent un flux
La surpression fait monter le flotteur qui constant de chaleur à la conduite. Lorsqu'un
s'immobilise lorsque l'équilibre entre la gaz traverse la conduite, la température émise
pression du fluide et le poids du flotteur est par la première bobine est transmise vers la
atteint. deuxième.
La lecture s'effectue au milieu du flotteur. La différence de température est
Ne nécessite pas d'alimentation électrique proportionnelle au débit.
Lecture numérique du débit et interface RS
232.
- 13 –
Utilise une turbine de Pelton et une Mesure sans contact avec le liquide.
photodiode à infrarouge pour déterminer le Émission d'un signal ultrasonique par les
débit capteurs posés à l'extérieur de la conduite. Le
Affichage numérique, sortie enregistreur débitmètre mesure la différence de temps
ou pulsée. entre l'émission du signal et l'écho renvoyé.
Pas de contamination ni de perte de charge.
3.3. Mesure de la pression
3.3.1. Mesure de la pression atmosphérique
La pression atmosphérique se mesure à l'aide d'un baromètre. L'appareil peut être combiné à
un altimètre ou un thermomètre (voir figure).
Altimètre/baromètre portatif Baromètre/thermomètre LCD
- altimètre : -500 à 7000 m, résolution 1 - Affichage aiguille de la pression
m. Mémorise la hauteur maxi et mini. barométrique. Thermomètre
Profil d'altitude sur 12 h. numérique LCD.
- baromètre : Pression atmosphérique - Pression : 945 à 1045 hPa, 710 à 780
800 à 1200 hPa (mbar). Profil de la mm Hg
pression sur 12 h - Température : -20,0 à +60,0 °C
- thermomètre : -20 à +50 °C - Précision : 1 hPa, 1 mm Hg, 1 °C
- Montre/calendrier. Chronomètre
- 14 –
baromètre laiton anéroïde Baromètre/altimètre de précision
- double échelle : mbar et mm Hg - livré avec certificat de vérification
- boîtier laiton, fixation murale - Baromètre portable de précision pour
- Indicateur aiguille de la pression mesure de la pression atmosphérique
barométrique avec compensation de absolue. Double affichage
la température pression/température
- Thermomètre à alcool
3.3.2. Manomètre
Le manomètre est un appareil utilisé pour la mesure de la pression régnant au sein d'un liquide
ou d'un gaz.
Manomètre inox : diamètre 100 mm avec élément de mesure soudé au boîtier
- Précision classe 1 ( 1 %) suivant norme DIN 16005.
- Boîtier en acier inox 304.
- Vitre en verre. Cadran en Aluminium avec graduations noires suivant norme DIN
16128
- pour mesure de gaz
- 15 –
1 – Capteur de pression à couche mince
- sortie analogique 4-20 mA ou 0-10 V
- construction robuste en acier inox
- précision 0,5 %
2 – Affichage configurable
- interface RS 232
- affichage numérique de la pression
- linéarisation en 10 points
- autonome ou transmetteur 4-20 mA
3 – manomètre autonome
- pouvant mesurer la pression jusqu'à 600 bar
manomètre différentiel :
- mesure différentiel de 0 à 130 mbar, résolution : 0,1 mbar, température d'utilisation : 0
- 16 –
à 40 °C
- applications : déterminer l'encrassement d'un filtre. Sur et sous-pression dans les
installations de climatisation. Mesure du tirage d'une cheminée
- caractéristiques : Affichage en hPa, mm H 2O, mm Hg, Extinction automatique après
10 mn. Mise à zéro (pression atmosphérique) par simple pression d'une touche.
Compatible uniquement avec les gaz non agressifs.
Collecteur de pression différentielle
- interface RS232
- Applications : mesure de perte de
charge à travers un filtre, une
canalisation… avec suivi de l'évolution
de la pression dans le temps. Mesure de
la pression absolue
- Fonctions : Collecteurs 250 mesures
horodatées. Enregistrement manuel ou
automatique à intervalle de 1 mn à 24 h.
Exploitation des données sur PC avec
l'interface DIGILINK et le logiciel
Digilog en option. Fonction
mini/maxi/moyenne, lissage,
changement de gamme automatique. 10
unités de mesure au choix : mbar, kPa,
mm/cm Hg… Limite basse réglable
pour détection de fuite.
- 17 –