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Exercices d'Agrégation Mathématiques 2018-2019

Le document présente une série d'exercices classiques pour préparer l'agrégation en mathématiques. Ces exercices couvrent divers domaines tels que l'analyse, l'algèbre, la géométrie et la théorie des groupes. Chaque exercice demande de démontrer des théorèmes ou des propriétés mathématiques fondamentales.

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Alinour Amena
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Agrégation 2018/2019

Exercices classiques

Voici quelques exercices classiques qu’il faut savoir faire en arrivant à l’agrégation.
Loi
1. Montrer que si Xn ∼ B(n, pn ) avec npn → λ, alors Xn −−−→ X ∼ P(λ).
n→∞
2. Donner tous les automorphismes de corps de R (attention, ils ne sont pas forcément continus).
3. Montrer que GLn (C) n’admet pas de sous-groupe arbitrairement petit.
4. Montrer le théorème de point fixe de Picard :
Soient (E, d) un espace métrique complet et f : E → E une fonction contractante (qui
vérifie d(f (x), f (y)) 6 kd(x, y) pour tout x, y ∈ E avec k < 1). Alors f admet un unique
point fixe a dans E et pour tout x0 ∈ E, la suite définie par xn+1 = f (xn ) converge vers a
et on a
kn
∀n ∈ N, d(xn , a) 6 d(x1 , x0 ).
1−k
5. Montrer que F× α ∗
q est cyclique (pour q = p avec p premier et α ∈ N ).
6. Montrer la décomposition polaire :
Soient On (R) le groupe orthogonal {M ∈ Mn (R),t M M = In } et Sn++ (R) l’ensemble des
matrices symétriques définies positives.

On (R) × Sn++ (R) → GLn (R)


φ: est une bijection.
(O, S) 7→ OS

7. Soit E un espace préhilbertien. Démontrer l’inégalité de Cauchy–Schwarz

∀x, y ∈ E, |hx, yi| 6 kxkkyk.

8. Montrer que les sous groupes additifs de R sont de la forme αZ où α ∈ R ou sont denses
dans R.
9. Montrer le théorème de Riesz : Soit E un espace vectoriel normé, alors les deux assertions
suivantes sont équivalentes :
(i) E est de dimension finie ;
(ii) la boule unité fermée BE (0, 1) est compacte.
10. Montrer qu’un anneau fini commutatif intègre est un corps.
11. On dit qu’un polynôme P ∈ Z[X] est primitif si son contenu (pgcd de ses coefficients) vaut
1. Soit P ∈ Z[X]. Montrer que les deux assertions suivantes sont équivalentes :
(i) P est irréductible sur Z ;
(ii) P est primitif et P est irréductible sur Q.
(
GLn (R) → GLn (R)
12. Calculer la différentielle de .
A 7→ A−1
13. Montrer le théorème de projection sur un convexe fermé 1
14. Montrer le critère d’irréductibilité d’Eisenstein :
Xn
Soit P = ai X i ∈ Z[X], s’il existe un nombre premier p qui vérifie :
i=0
— p|ai , ∀i ∈ {0, . . . , n − 1}
— p - an
1. utiliser l’identité du parallélogramme

ENS Rennes - Université de Rennes 1 1 Pierre Le Barbenchon


Agrégation 2018/2019

— p2 - a0
Alors P est irréductible sur Q.
15. Montrer que l’on ne peut pas engendrer Sn avec moins de n − 1 transpositions.
16. Montrer qu’une suite de Cauchy dont une sous-suite converge est convergente.
17. Calculer la valeur de l’intégrale de Dirichlet :
Z ∞
sin x
dx.
0 x

18. Montrer que


X 1 Y −1
ζ(z) = z
= 1 − p−z ,
n
n>1 p∈P

où P désigne l’ensemble des nombres premiers.


19. Montrer le théorème de prolongement des fonctions uniformément continues :
Soient (E, dE ) un espace métrique, (F, dF ) un espace métrique complet, D dense dans E et
f : D → F une application uniformément continue. Alors il existe un unique prolongement
f˜ : E → F de f .
20. Montrer que le polynôme X 4 + 1 est irréductible sur Q mais réductible sur tous les Fp . 2
21. Montrer le théorème de Heine : Soient K un espace métrique compact et f une fonction
continue de K dans R, alors f est uniformément continue.
22. Montrer le théorème de Wilson :

p premier si et seulement si (p − 1)! ≡ −1 [p].

23. Montrer que An est engendré par les 3-cycles.


24. Donner un développement asymptotique à l’ordre 2 de la suite (un )n∈N définie par
π
u0 ∈]0, [ et un+1 = sin un pour tout n ∈ N.
2
25. Combien il y a de coloriage du cube avec 3 couleurs ?
26. Montrer l’homéomorphisme exp : Sn (R) → Sn++ (R) où Sn (R) est l’ensemble des matrices
symétriques réelles et Sn++ (R) est l’ensemble des matrices symétriques définies positives
réelles.
27. Donner un exemple de suite de fonctions telle que l’on ne peut pas intervertir la limite et le
signe intégral.
28. Montrer la formule de Stirling :

n! ∼ nn e−n 2πn.
n→∞

29. Montrer la décomposition QR :


Soient Un (C) le groupe unitaire {M ∈ Mn (C), M ∗ M = In } et Tn++ (C) l’ensemble des
matrices triangulaire à diagonale réelle strictement positive.

Un (C) × Tn++ (C) → GLn (C)


φ: est une bijection.
(Q, R) 7→ QR

30. Montrer que la fonction de répartition FX : t 7→ P(X 6 t) caractérise la loi de X.


2. Ainsi, il n’existe pas de réciproque au critère d’irréductibilité modulaire

ENS Rennes - Université de Rennes 1 2 Pierre Le Barbenchon


Agrégation 2018/2019

31. Montrer les théorèmes de Dini :


Soit (fn )n∈N une suite croissante de fonctions continues de [a, b] dans R telle que (fn )
converge simplement vers une fonction continue f . Alors (fn ) converge uniformément vers
f.
Soit (fn )n∈N une suite de fonctions croissantes de [a, b] dans R telle que (fn ) converge
simplement vers une fonction continue f . Alors (fn ) converge uniformément vers f .
32. Soit X un ensemble fini, soit G un groupe fini agissant sur X. On note (xi )ri=1 une famille
de représentants des orbites. Montrer la formule des classes :
r
X |G|
|X| = ,
|Stab(xi )|
i=1

où Stab(x) désigne le stabilisateur de x, autrement dit Stab(x) = {g ∈ G, g · x = x}.


33. Montrer le lemme de Riemann–Lebesgue :
Soit f ∈ L1 (R) une fonction 2π périodique. Alors
Z 2π
1
cn (f ) = f (t)e−int dt −−−→ 0.
2π 0 n→∞
(
Mn (R) → R
34. Calculer la différentielle du déterminant det : .
A 7→ det A
35. Soient α et β deux réels. On sait que{αZ + βZ} est dense dans R si et seulement si αβ est
irrationnel. Utiliser ce résultat pour démontrer que {cos(n) | n ∈ N} et {sin(n) | n ∈ N}
sont denses dans [−1, 1].
36. Montrer le théorème de Liouville :
Si f est une fonction holomorphe sur C qui est bornée, alors elle est constante.
37. Montrer que le seul morphisme non trivial de (Sn , ◦) dans (C∗ , ×) est la signature.
38. Montrer le lemme des noyaux :
n
Y
Soient E un espace vectoriel sur K = R ou C, u ∈ L(E) et P = Qi ∈ K[X] où les (Qi )
i=1
sont deux à deux premiers entre eux, alors on a
n
M
ker P (u) = ker Qi (u).
i=1

39. Montrer que l’on ne peut pas truquer deux dés à 6 faces afin d’obtenir une loi uniforme sur
leur somme. 3
40. Montrer que
X 1 π4
= .
n4 90
n>1

41. Soient I un intervalle de R et α ∈ R \ {1}. Résoudre l’équation différentielle y 0 = py + qy α


pour p, q : I → R deux fonctions continues données.
42. Montrer que le groupe orthogonal On (R) = {M ∈ GLn (R),t M M = In } est compact.
43. Montrer le critère des séries alternées : X
Si (un )n∈N ∈ RN est une suite décroissante qui tend vers 0, alors la série (−1)n un
n>0
X
k
converge. De plus, son reste Rn = (−1) uk est majoré par |un+1 |.
k>n+1

3. utiliser la fonction génératrice

ENS Rennes - Université de Rennes 1 3 Pierre Le Barbenchon


Agrégation 2018/2019

44. Montrer la formule de Burnside :


Soit G un groupe fini (de cardinal |G|) agissant sur un ensemble X, on note r le nombre
d’orbites de cette action et on note Fix(g) l’ensemble {x ∈ X, g.x = x}. Alors on a
1 X
r= Fix(g).
|G|
g∈G

45. Montrer le théorème spectral :


Si A est une matrice symétrique réelle, alors elle est diagonalisable sur R.
46. Montrer le théorème d’Alembert Gauss 4 :
Si P ∈ C[X] n’est pas constant, alors il admet une racine dans C. i.e. Tout polynôme de
C[X] est scindé.
47. Calculer Z +∞
cos(ωt)
I= dt pour ω > 0. 5
0 1 + t2

48. Montrer le théorème de point fixe compact :


Soit (K, d) un espace métrique compact. Si f est une fonction de K dans K vérifiant
d(f (x), f (y) < d(x, y),
alors f admet un unique point fixe dans K.
49. Montrer que la limite uniforme d’une suite de polynômes sur R est un polynôme.
50. Montrer que 2e < 1.
51. Combien existe-t-i de collier de perles avec 4 perles bleues, 3 perles blanches et 2 perles
rouges ? (sachant qu’on peut faire coulisser les perles sur tout le collier qui est circulaire)
52. Montrer le théorème de Césaro :
Soit (un )n∈N ∈ CN une suite qui converge vers l. Alors on a
n−1
1X
lim uk = l
n→∞ n
k=0
 
1
53. Montrer que la fonction x 7→ sin donne un graphe connexe mais non connexe par arcs
x
dans R2 .
X (−1)n
54. Calculer .
2n + 1
n∈N
55. Montrer le théorème de Cayley–Hamilton :
Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). Alors χu (u) = 0 où χu désigne
le polynôme caractéristique de u.
56. Montrer que la somme des inverses des nombres premiers diverge.
57. Calculer le déterminant d’une matrice de Van der Monde.
58. Montrer que A/I est un corps si et seulement si I est un idéal maximal de l’anneau A.
Montrer que A/I est intègre si et seulement si I est un idéal premier de l’anneau A.
59. Calculer le rayon de convergence de

X (ln(n!))a
zn.
(n!)b
n=1

4. on peut utiliser le théorème d’inversion locale, ou le théorème de Liouville, par exemple...


−ω
5. utiliser le théorème des résidus, on doit trouver πe2 .

ENS Rennes - Université de Rennes 1 4 Pierre Le Barbenchon

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