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Normes IAS/IFRS : Impact et Adoption Globale

Les normes IAS/IFRS visent à harmoniser la présentation des états financiers à l'international, attirant ainsi les investisseurs et réduisant le coût du capital. Environ 150 pays imposent ces normes pour les sociétés cotées, et des mises à jour récentes incluent les normes IFRS S1 et S2 sur le reporting de durabilité. Ces évolutions obligent les entreprises à intégrer des informations sur les risques environnementaux et climatiques dans leurs états financiers.

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Normes IAS/IFRS : Impact et Adoption Globale

Les normes IAS/IFRS visent à harmoniser la présentation des états financiers à l'international, attirant ainsi les investisseurs et réduisant le coût du capital. Environ 150 pays imposent ces normes pour les sociétés cotées, et des mises à jour récentes incluent les normes IFRS S1 et S2 sur le reporting de durabilité. Ces évolutions obligent les entreprises à intégrer des informations sur les risques environnementaux et climatiques dans leurs états financiers.

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Tab 1

les IAS/IFRS – Normes internationales d'information financière

1. Pourquoi utiliser les IAS/IFRS ?

Les normes IAS/IFRS visent à harmoniser la présentation des états financiers au


niveau international. Elles permettent :

1.1. D’attirer les investisseurs :

●​ En améliorant la transparence de l'information financière, les entreprises


renforcent la confiance des investisseurs, ce qui facilite l’accès au financement.

1.2. De réduire le coût du capital :

●​ Amélioration de la comparabilité des états financiers entre les pays.


●​ Élimination des reporting multiples.
●​ Fourniture d’une information plus pertinente, utile à la prise de décision.
●​ Accroissement des flux financiers transfrontaliers grâce à une meilleure
lisibilité des informations financières.

2. Utilisation des IFRS dans le monde

Les normes internationales d’information financière (IFRS) constituent le socle


normatif obligatoire pour les sociétés cotées dans de nombreux pays.

●​ À ce jour, 150 pays imposent les IFRS pour les sociétés cotées en bourse. 12
autres pays les autorisent.
●​ Cela représente environ 99 % du PIB mondial.

Certains pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Hong-Kong ont adopté les


IFRS comme normes nationales.

Selon une étude de l’université d’été des experts comptables (septembre 2021), 93 %
des juridictions exigent les IFRS comme seul référentiel comptable.

3. Cas spécifique : l’OHADA en Afrique

L’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique) a


été créée pour :

●​ Favoriser le développement économique en Afrique de l’Ouest et du Centre.


●​ Attirer les investissements et renforcer la croissance des pays membres.

L’OHADA a adopté des lois sur le droit des affaires et mis en place des institutions
pour leur mise en œuvre.

Le 29 janvier 2018, la Fondation IFRS a mis à jour les profils IFRS de 17 pays
africains afin de préparer l’adoption prévue en 2019.

Depuis le 1er janvier 2019, les sociétés cotées et les autres entités d’intérêt public de
ces pays membres de l’OHADA doivent appliquer les IFRS pour leurs comptes
consolidés.

4. Utilisation des IFRS en Algérie

L’Algérie applique, depuis 2010, le SCF (Système Comptable Financier), qui est un
système hybride :

●​ Il s’inspire à la fois du cadre de l’IASB (International Accounting Standards


Board) et de l’ancien plan comptable d’inspiration française.

Une étude (Khouatra et Merhoum, 2018) met en évidence les différences entre le
SCF, les IFRS complets (Full IFRS) et la norme IFRS pour les PME.

5. IFRS et FASB : Deux grands référentiels mondiaux

Deux principales organisations normatives dominent le monde :

●​ IFRS (International Financial Reporting Standards), sous la responsabilité de


l’IASB.
●​ FASB (Financial Accounting Standards Board), responsable des normes
américaines (US GAAP).

Les IFRS sont utilisées par les sociétés étrangères cotées aux États-Unis.

Les US GAAP (normes FASB) sont obligatoires pour toutes les sociétés américaines.

6. Conséquences des IFRS sur les décisions stratégiques et la


communication

L’adoption des IFRS entraîne de nombreuses conséquences :


●​ Répercussions sur tous les postes des états financiers (terminologie,
comptabilisation, évaluation).
●​ Impact sur la gestion du groupe (financement, systèmes d’information, etc.).
●​ Modification des indicateurs financiers de performance et de structure
financière.
●​ Intégration de critères financiers et non financiers dans les notes annexes, les
rapports de gestion, etc.
●​ Implication plus importante des parties prenantes (communication
financière, lobbying, relations investisseurs…).

De l’IASC aux IFRS – Élaboration, adoption et évolutions

1. Historique de la normalisation comptable internationale

La normalisation comptable internationale a débuté en 1973 avec la création de


l'IASC (International Accounting Standards Committee). Cet organisme avait pour
mission d’élaborer les premières normes comptables internationales, appelées IAS
(International Accounting Standards).

En mai 2000, l’OICV (Organisation Internationale des Commissions de Valeurs), via


l’IOSCO, a reconnu officiellement ces normes IAS, ce qui a renforcé leur crédibilité à
l’échelle mondiale. Le mois suivant, la Commission européenne a annoncé son
intention de rendre ces normes obligatoires pour les sociétés cotées en Europe.

En 2001, un tournant s’opère avec la création de l’IASB (International


Accounting Standards Board), qui remplace l’IASC et devient l’organe principal
d’élaboration des normes comptables internationales. Il agit sous la tutelle de la
IFRS Foundation.

La même année, l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group)


est créé pour assister la Commission européenne sur les aspects techniques des
normes, tandis que l’ARC (Accounting Regulatory Committee) intervient sur le
plan politique.

En 2002, l’Union Européenne adopte officiellement les normes IAS/IFRS,


confirmant ainsi son engagement vers l’harmonisation comptable. En janvier 2005,
l’application des IFRS devient obligatoire pour toutes les sociétés cotées
dans l’Union Européenne pour la consolidation des comptes.

En 2007, les États-Unis commencent également à reconnaître les IFRS, en


supprimant l’obligation pour les sociétés étrangères cotées à la bourse américaine de
rapprocher leurs états financiers aux normes US GAAP.
La coopération entre les normalisateurs internationaux s’intensifie en 2008 avec la
création de l’Advisory Group IASB-FASB. Enfin, en 2010, la gouvernance de l’IFRS
Foundation est révisée pour renforcer son indépendance et son efficacité.

2. Élaboration des normes IFRS

Les IFRS (International Financial Reporting Standards) sont des normes


comptables internationales élaborées par un organisme indépendant : l’IASB. Cet
organisme fait partie intégrante de la IFRS Foundation, qui supervise l’ensemble
du processus normatif.

L’objectif des IFRS est de garantir une transparence, une comparabilité et une
fiabilité des états financiers à l’échelle internationale. Elles visent à refléter la
réalité économique des transactions et à faciliter la compréhension des informations
comptables par les investisseurs et les parties prenantes.

En Europe, l’utilisation des IFRS est obligatoire pour les sociétés cotées, mais
uniquement pour la consolidation des comptes, c’est-à-dire les états financiers
du groupe.

3. Le processus d’adoption des normes IFRS en Europe

L’adoption des normes IFRS en Europe suit un processus structuré, reposant sur
plusieurs institutions.

L’élaboration des normes commence par l’IASB, qui s’appuie sur plusieurs organes
spécialisés comme le IFRS Interpretations Committee et le SME
Implementation Group. Ces instances permettent de clarifier certaines normes
ou de proposer des adaptations spécifiques, notamment pour les petites et moyennes
entreprises.

La gouvernance est assurée par la IFRS Foundation, dirigée par les Trustees
(gardiens de l’intérêt public), et contrôlée par le Monitoring Board, composé
d’autorités publiques.

Une fois la norme élaborée, elle est soumise à l’EFRAG, qui rend un avis technique.
Ensuite, l’ARC, composé de représentants des États membres, donne son accord
politique. Enfin, la Commission européenne adopte officiellement la norme par
un règlement, rendant son application obligatoire dans l’Union Européenne.

4. Les grandes évolutions des normes IFRS dans le temps


Depuis leur mise en application en 2005, les normes IFRS n’ont cessé d’évoluer.

En 2007, l’IFRS 7 est introduite pour renforcer les informations à fournir sur les
instruments financiers.

En 2008, l’IFRS 8 remplace l’IAS 14, en introduisant une présentation des


informations sectorielles fondée sur l’approche de gestion interne (management
approach).

En 2009, l’IFRS 3 est révisée, tout comme l’IAS 27, pour améliorer les règles relatives
aux regroupements d’entreprises.

En 2013, la norme IAS 19 est modifiée sur les avantages au personnel, et l’IFRS 13 est
introduite pour définir les principes de la juste valeur.

En 2014, un ensemble de normes, appelé paquet consolidation, voit le jour (IFRS


10, IFRS 11, IFRS 12) avec des règles plus claires sur le contrôle des entités.

En 2018, l’IFRS 9 sur les instruments financiers entre en vigueur, remplaçant


l’ancienne norme IAS 39. La même année, l’IFRS 15 sur la comptabilisation des
revenus devient applicable.

En 2019, l’IFRS 16 sur les contrats de location est introduite : désormais, toutes les
locations sont comptabilisées au bilan. Une interprétation complémentaire, IFRIC
23, traite des positions fiscales incertaines.

Enfin, une future norme, IFRS 17 sur les contrats d’assurance, est en cours
d’étude et n’est pas encore adoptée par l’Union Européenne.

Les états financiers : nouveautés 2024 – Reporting de durabilité et


normes IFRS S1 & S2

1. Introduction : un tournant dans le reporting

Depuis le 1er janvier 2024, de nouvelles normes internationales sont entrées en


vigueur : les normes IFRS S1 et IFRS S2, élaborées par l’ISSB (International
Sustainability Standards Board).​
L’objectif de ces normes est d’intégrer durablement la notion de développement
durable et de gestion des risques environnementaux et climatiques dans
les états financiers des entreprises.

2. L’ISSB : un nouveau référentiel mondial


L’ISSB est un organisme indépendant qui fait partie de la IFRS Foundation. Il est
chargé de développer des normes de reporting de durabilité à l’échelle
mondiale, afin de permettre une meilleure comparabilité et transparence des
informations extra-financières.​
C’est donc un tournant majeur : au-delà de la performance financière classique, les
entreprises doivent désormais communiquer sur les enjeux de durabilité.

3. IFRS S1 – Les obligations générales d’information liées à la durabilité

Cette norme pose le cadre général pour le reporting de durabilité. Elle exige que
les entreprises publient des informations sur :

●​ Les risques et opportunités liés à la durabilité.


●​ Les impacts potentiels sur la performance financière : trésorerie,
financement, revenus futurs…
●​ Les facteurs physiques (événements climatiques, raréfaction des
ressources, etc.) et facteurs de transition (nouvelles réglementations,
marchés émergents, nouvelles technologies, etc.).

L’objectif est que les investisseurs et autres parties prenantes aient une vision claire
des enjeux extra-financiers qui influencent la situation de l’entreprise à court, moyen
et long terme.

4. IFRS S2 – Les exigences liées aux risques climatiques

Cette norme est plus spécifique. Elle porte sur la mesure et la présentation des
risques et opportunités liés aux changements climatiques.​
Elle demande aux entreprises de :

●​ Identifier les risques physiques (inondations, sécheresses, etc.) et les


opportunités climatiques (énergies renouvelables, innovation verte, etc.).
●​ Mesurer l’impact de ces risques/opportunités sur leurs activités, coûts,
revenus, chaîne de valeur…
●​ Fournir des informations utiles aux décisions économiques des
utilisateurs des états financiers.

C’est donc une norme complémentaire à IFRS S1, mais centrée exclusivement sur la
dimension climatique du développement durable.

5. Pourquoi ces normes ? Quelle évolution ?


Dans un contexte mondial où les entreprises sont de plus en plus évaluées sur leurs
performances extra-financières, ces normes viennent harmoniser les pratiques.​
Elles répondent à une demande des investisseurs qui souhaitent avoir une
vision complète de la résilience des entreprises face aux enjeux
environnementaux et sociaux.

6. Conséquences pratiques des normes S1 et S2

a. Sur la comptabilité :

●​ Intégration d’informations extra-financières dans les rapports annuels.


●​ Obligation de mise en place de systèmes internes de collecte d’information
durable.
●​ Élargissement des missions des départements financiers.

b. Sur l’analyse financière :

●​ Les analystes devront prendre en compte de nouveaux indicateurs de


performance liés à la durabilité.
●​ Évolution des méthodes d’évaluation des entreprises : la valeur d’une
entreprise ne dépend plus seulement de ses résultats financiers, mais aussi de
sa capacité à gérer les risques climatiques et sociaux.

c. Sur les évaluations d’entreprise :

●​ Le risque extra-financier devient une variable clé dans l’évaluation des


entreprises.
●​ Des entreprises exposées à des risques climatiques non maîtrisés peuvent voir
leur valorisation baisser.
●​ A contrario, les entreprises perçues comme durables, innovantes et
responsables seront valorisées plus positivement sur les marchés.

7. Questions ouvertes à approfondir

●​ Les normes IFRS dominent-elles seules le monde ? Ou d’autres


cadres existent-ils ? (ex : US GAAP, standards européens CSRD/ESRS).
●​ Quel avenir pour le FASB (Financial Accounting Standards Board)
face à cette internationalisation du reporting extra-financier ?
●​ Les normes IFRS S1 et S2 indiquent-elles les modèles d’écritures
comptables ? → Non, elles ne remplacent pas les écritures comptables
classiques, elles viennent compléter l’information à fournir, notamment
dans le rapport de gestion et les notes annexes.
1. Nouveautés 2024 : Normes IFRS S1 et S2 – Reporting de durabilité

Depuis le 1er janvier 2024, deux nouvelles normes internationales sont entrées en
vigueur : IFRS S1 et IFRS S2, publiées par l’ISSB (International
Sustainability Standards Board). Ces normes marquent une avancée majeure
dans le domaine du reporting extra-financier. Leur objectif est d’intégrer les
enjeux de durabilité dans les états financiers des entreprises.

IFRS S1 – Reporting de durabilité

La norme IFRS S1 pose le cadre général pour les informations financières liées
à la durabilité. Elle impose aux entreprises de communiquer sur :

●​ Les risques et opportunités liés au développement durable, qu’ils


soient physiques (catastrophes naturelles, rareté des ressources…) ou liés à la
transition écologique (réglementations, nouveaux marchés…).
●​ L’impact de ces éléments sur la trésorerie, le financement et la
performance de l’entreprise.

L’objectif est d’informer les parties prenantes (investisseurs, régulateurs…) sur les
enjeux durables qui influencent la performance financière.

IFRS S2 – Reporting climatique

La norme IFRS S2, plus spécifique, oblige à communiquer sur les risques et
opportunités liés au changement climatique. Cela inclut :

●​ La mesure, la détermination et la présentation de ces risques et


opportunités.
●​ Leur impact sur les décisions d’allocation des ressources.

Les entreprises doivent ainsi rendre compte de leur exposition au climat et de leur
stratégie d’adaptation.

Conséquences pratiques

Ces normes vont transformer :

●​ La comptabilité, qui doit intégrer de nouveaux types d’informations.


●​ L’analyse financière, qui prendra en compte les dimensions durables.
●​ L’évaluation des entreprises, car les performances environnementales
peuvent influencer la valorisation.

2. Le Cadre conceptuel des états financiers


Le cadre conceptuel constitue la base de réflexion utilisée par les normalisateurs
pour élaborer les normes comptables. Il sert aussi de guide aux entreprises
lorsqu’une situation n’est pas explicitement couverte par une norme.

Il définit :

●​ Les objectifs de la comptabilité financière,


●​ Les principes, définitions et règles d’évaluation,
●​ La structure logique des informations financières.

Le cadre se compose de trois niveaux hiérarchiques :

1er niveau – Objectif d’utilité

L’objectif fondamental des états financiers est de :

●​ Fournir des informations utiles sur la situation financière (bilan), la


performance (compte de résultat) et ses variations (tableau des flux).
●​ Permettre aux utilisateurs (investisseurs, prêteurs, créanciers) de
prendre des décisions économiques éclairées.

L’utilité est donc la finalité première de la comptabilité.

2e niveau – Caractéristiques qualitatives de l’information financière

Pour que l’information soit utile, elle doit respecter certaines qualités :

●​ Pertinence (relevance) : l’information doit aider à anticiper ou à confirmer


des événements futurs.
●​ Image fidèle (faithful representation) : l’information doit être complète,
neutre et refléter la réalité économique (et non seulement la forme juridique).

Des qualités auxiliaires renforcent l’utilité : comparabilité, vérifiabilité,


rapidité et compréhensibilité.

3e niveau – Concepts de constatation, de mesure et d’information à


publier

Ce niveau précise comment préparer les états financiers, à travers :

●​ Des hypothèses fondamentales : unité monétaire, continuité


d’exploitation, comptabilité d’exercice, etc.
●​ Des principes comptables : constatation des revenus, des charges, mesure
des actifs/passifs, publication complète des informations.
●​ Des contraintes : le coût de l’information et le caractère significatif
(materiality).
3. IAS 1 – Présentation des états financiers

La norme IAS 1 complète le cadre conceptuel en définissant la structure des états


financiers et les éléments qu’ils doivent contenir :

●​ Bilan (situation financière à une date donnée),


●​ Compte de résultat (performance),
●​ Tableau des flux de trésorerie,
●​ Tableau des variations des capitaux propres,
●​ Notes annexes.

IAS 1 précise également les principes généraux :

●​ Image fidèle, clarté, comparabilité d’une période à l’autre,


●​ Obligation de fournir toutes les informations significatives,
●​ Respect de la continuité d’exploitation.

Introduction aux concepts de base du reporting financier en IFRS

1. Définitions des concepts de base

Pour comprendre les états financiers en IFRS (International Financial Reporting


Standards), il est essentiel de bien maîtriser les définitions fondamentales :

●​ Actif : Ressource contrôlée par l'entité suite à des événements passés et dont
elle attend des avantages économiques futurs.​

○​ Exemple : une machine achetée par l’entreprise ou une créance client.


●​ Passif : Obligation actuelle de l’entité qui entraînera une sortie de ressources
(ex. : paiement d’une dette).​

○​ Exemple : un emprunt bancaire.


●​ Capitaux propres : C’est la différence entre les actifs et les passifs. Ils
représentent la part résiduelle des actifs revenant aux propriétaires
(actionnaires).​

○​ Exemple : capital social + réserves + résultat net.


●​ Produits : Augmentation des avantages économiques pendant une période
comptable, liée à une augmentation du patrimoine (ventes, prestations, etc.)
ou à une diminution des passifs.​

●​ Charges : Diminution des avantages économiques pendant une période


comptable (salaires, achats, amortissements, etc.).​

2. Définitions et vocabulaire complémentaire

Certains termes techniques reviennent fréquemment dans les normes IFRS :

●​ Consommation des avantages économiques futurs : Il ne s’agit pas


d’“usure”, mais bien de perte progressive de potentiel économique (IAS 16).​

●​ Durée d’utilisation : Temps pendant lequel un actif génère des avantages


économiques. Ne pas confondre avec “durée de vie”.​

●​ Coût amorti : Valeur d’un actif après déduction de l’amortissement et de la


dépréciation.​

●​ UGT – Unités Génératrices de Trésorerie : Groupes d’actifs testés


ensemble pour la dépréciation (IAS 36).​

●​ Ressource contrôlée : C’est le contrôle de l’usage économique de l’actif,


indépendamment du titre de propriété (selon IFRS 16).​

●​ Juste valeur (Fair value) : Prix qu’un actif ou passif pourrait atteindre sur
un marché ordonné, à la date d’évaluation (IFRS 13).​

3. Les états financiers selon les normes IAS/IFRS

Selon la norme IAS 1, les états financiers sont composés de plusieurs documents
indispensables pour l’analyse de la performance et de la situation financière :

1.​ Statement of Financial Position / Balance Sheet (Bilan)


2.​ Statement of Comprehensive Income (État du résultat global)
3.​ Statement of Cash Flows (Tableau des flux de trésorerie)
4.​ Statement of Changes in Equity (Variation des capitaux propres)
5.​ Notes annexes (explications complémentaires)

Ces documents visent principalement à informer les investisseurs et les analystes


financiers.
4. Le bilan

Le bilan en IFRS n’a pas de format obligatoire, mais certaines règles doivent être
respectées :

●​ Informations minimales à faire figurer​

●​ Distinction Current / Non Current :​

○​ Current (à court terme) : échéance < 12 mois ou actif/passif lié au


cycle d’exploitation.
○​ Non Current (à long terme) : échéance > 12 mois.
●​ Une ligne spécifique doit être présentée pour les actifs/passifs d’activités
abandonnées ou en cours de cession.​

5. Informations minimales à présenter dans le bilan

Les catégories suivantes doivent obligatoirement apparaître dans un bilan selon les
normes IFRS :

a) Immobilisations corporelles​
b) Immeubles de placement​
c) Immobilisations incorporelles​
d) Actifs financiers​
e) Participations comptabilisées selon la mise en équivalence (pour la
consolidation)​
f) Actifs biologiques​
g) Stocks​
h) Clients et autres débiteurs​
i) Trésorerie et équivalents de trésorerie​
j) Actifs/groupe d’actifs destinés à la vente (IFRS 5)​
k) Fournisseurs et autres créditeurs​
l) Provisions​
m) Passifs financiers​
n) Impôt exigible​
o) Impôt différé​
p) Passifs d’actifs destinés à la vente (IFRS 5)​
q) Intérêts minoritaires (pour la consolidation)​
r) Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société mère (pour la
consolidation)
Les États Financiers en IFRS

1. Définitions des concepts de base

• Actif :

Une ressource contrôlée par l’entreprise à la suite d’événements passés, qui


générera des avantages économiques futurs. Exemple : une machine, un
immeuble, des stocks.

• Passif :

Une obligation qui entraînera une sortie de ressources (ex. : remboursement de


dettes, paiement de fournisseurs).

• Capitaux propres :

C’est ce qui reste aux propriétaires de l’entreprise après avoir soustrait tous les
passifs aux actifs. Il s’agit de l’intérêt résiduel dans les actifs.

• Produits :

Augmentation d’avantages économiques pendant une période comptable, par :

●​ Une hausse des actifs


●​ Une baisse des passifs
●​ Ou des ventes générant des entrées économiques

• Charges :

Diminution d’avantages économiques pendant une période comptable (ex. : salaires,


loyers, amortissements).

2. Définitions complémentaires et vocabulaire IFRS

●​ Consommation des avantages économiques futurs : notion utilisée


dans l’amortissement (IAS 16).
●​ Durée d’utilisation : on parle de la période sur laquelle l’actif est exploité,
pas de sa "durée de vie".
●​ Coût amorti : valeur comptable après déduction de l’amortissement et de la
dépréciation.
●​ UGT (Unités Génératrices de Trésorerie) : groupe d’actifs testés pour la
dépréciation (IAS 36).
●​ Ressource contrôlée : il ne faut pas forcément avoir un titre de
propriété, il suffit de contrôler les risques et avantages (ex. : leasing,
IFRS 16).
●​ Juste valeur (Fair value) : prix de marché auquel un actif pourrait être
vendu ou un passif transféré dans des conditions normales (IFRS 13).

3. Les États Financiers (IAS 1)

Les états financiers sont destinés aux investisseurs, analystes et parties prenantes. Ils
se composent de :

1.​ Statement of Financial Position / Balance Sheet : Bilan


2.​ Statement of Comprehensive Income : Compte de résultat global
3.​ Statement of Cash Flows : Tableau des flux de trésorerie
4.​ Statement of Changes in Equity : Tableau des variations des capitaux
propres
5.​ Notes : Informations complémentaires

4. Le Bilan (IAS 1)

●​ Pas de format imposé mais des informations minimales obligatoires


●​ Distinction entre "Current" (court terme) et "Non Current" (long
terme) :
○​ Current : échéance < 12 mois ou cycle d’exploitation.
○​ Ex : une créance client à +12 mois = non courant.
●​ Lignes spécifiques pour les activités abandonnées ou en cours de
cession.

Informations minimales à inclure dans le bilan :

a) Immobilisations corporelles​
b) Immeubles de placement​
c) Immobilisations incorporelles​
d) Actifs financiers​
e) Participations selon la mise en équivalence​
f) Actifs biologiques​
g) Stocks​
h) Clients et débiteurs​
i) Trésorerie​
j) Actifs détenus pour vente (IFRS 5)​
k) Fournisseurs et créanciers​
l) Provisions​
m) Passifs financiers​
n) Impôt exigible​
o) Impôt différé​
p) Passifs pour vente ou liquidation (IFRS 5)​
q) Intérêts minoritaires (consolidation)​
r) Capitaux propres

5. Nouveautés IFRS 2024/2025

• IAS 1 : Présentation des états financiers

À partir de janvier 2024 :

●​ Les dettes assorties de clauses restrictives (covenants) peuvent impacter


leur classement en passif courant ou non courant.
●​ Si une entreprise n’a pas le droit de différer le paiement au-delà de 12
mois, la dette est classée comme courante.

• IAS 7 & IFRS 7 : Informations supplémentaires

●​ Nouveaux amendements liés à l’affacturage inversé : exigence de publier


des informations qualitatives et quantitatives.
●​ Ces informations sont imposées depuis 2023 par l’IASB.

• À venir pour 2025 : IAS 21 sur les variations de taux de change.

6. Le Compte de Résultat

●​ Pas de format imposé


●​ Présentation des charges :
○​ Par nature (salaires, amortissements)
○​ Par destination (production, commercial, administratif)
●​ Résultat opérationnel (Operating Income) n’est pas défini précisément
dans les IFRS.
●​ Résultat par action requis (IAS 33).

7. Informations minimales à présenter – Résultat global

a) Compte de résultat (composantes) :


●​ Produits des activités ordinaires
●​ Charges financières
●​ Quote-part des résultats des entreprises associées (mise en équivalence)
●​ Impôt sur le résultat
●​ Montant unique des activités abandonnées
●​ Résultat net

b) Autres éléments du résultat global :

●​ Composantes des autres éléments du résultat global


●​ Quote-part des autres éléments des entreprises associées (mise en
équivalence)
●​ Résultat global = Résultat net + autres éléments du résultat global

Le Compte de Résultat et l’État de Résultat Global

1. Définition et Objectif

Le compte de résultat est un document comptable qui présente la performance


financière d’une entreprise sur une période donnée (généralement un an). Il permet
d’évaluer le résultat net, c'est-à-dire le bénéfice ou la perte de l’entreprise après
avoir comptabilisé ses revenus et ses charges.

L'état de résultat global (comprehensive income statement) est une extension du


compte de résultat qui inclut des éléments supplémentaires appelés autres
éléments du résultat global (other comprehensive income). Ces éléments
impactent directement les capitaux propres sans passer par le compte de résultat.

2. Distinction entre Compte de Résultat et Résultat Global

Depuis 2009, les entreprises doivent présenter à la fois :

●​ Un compte de résultat (net income statement)


●​ Un état de résultat global

Elles peuvent les afficher séparément ou sous forme d’un seul tableau.

Compte de Résultat

Il regroupe :

●​ Les produits (chiffre d’affaires, autres revenus)


●​ Les charges (coût des ventes, amortissements, frais financiers)
●​ Le résultat net (bénéfice ou perte après impôts)
Le résultat net traduit la performance économique de l’entreprise sur une période
donnée.

État de Résultat Global

Il reprend le résultat net et y ajoute les autres éléments du résultat global :

●​ Variation de juste valeur des instruments de capitaux propres


●​ Écarts de conversion liés aux filiales à l’étranger
●​ Effets des réévaluations d’actifs
●​ Autres gains ou pertes non réalisés

Le résultat global reflète la variation des capitaux propres, y compris les éléments
comptables qui ne passent pas directement par le compte de résultat.

3. Exemple : TotalEnergies

Compte de Résultat Consolidé (Slide 2)

Le compte de résultat consolidé de TotalEnergies présente les performances


financières de l’entreprise sur les exercices 2019, 2020 et 2021 :

●​ Le chiffre d’affaires de l’entreprise est en forte croissance en 2021.


●​ En 2020, TotalEnergies affiche une perte de (7 336) millions de dollars.
●​ En 2021, le résultat net de l’ensemble consolidé est de 16 032 millions
de dollars.

État de Résultat Global Consolidé (Slide 3)

L’état de résultat global montre :

●​ Résultat net de l’ensemble consolidé : 16 366 M$ en 2021.


●​ Autres éléments du résultat global : (1 446) M$ en 2021.
●​ Résultat global : 14 920 M$ en 2021 (résultat net + autres éléments du
résultat global).

L’écart entre le résultat net et le résultat global provient des variations des autres
éléments du résultat global.

4. Présentation et Analyse des Données

Les entreprises doivent présenter leurs performances financières sous deux


approches :
1.​ Le compte de résultat classique (basé sur la distinction entre charges et
produits).
2.​ L’état de résultat global qui inclut des éléments comptables influençant
directement les capitaux propres.

Interprétation du cas TotalEnergies

●​ 2020 : Perte due aux amortissements et dépréciations d’actifs.


●​ 2021 : Rebond spectaculaire du résultat net avec 16 366 M$ de bénéfices.
●​ Autres éléments du résultat global en 2021 : impact négatif (-1 446 M$)
notamment à cause des écarts de conversion de devises.

L’analyse conjointe du compte de résultat et du résultat global permet d’avoir une


vision plus complète de la situation financière d’une entreprise.

Le Tableau de Flux de Trésorerie

1. Définition et Objectif

Le tableau de flux de trésorerie est un état financier qui retrace les entrées et
sorties de trésorerie d’une entreprise au cours d’une période donnée. Il permet
d’évaluer la capacité d’une entreprise à générer de la trésorerie et à financer ses
activités.

Ce document est obligatoire selon la norme IAS 1 et est détaillé par la norme IAS
7, qui définit les modalités de sa présentation.

Objectifs :

●​ Apprécier la liquidité et la solvabilité de l’entreprise.


●​ Comprendre les mouvements de trésorerie liés aux opérations, aux
investissements et aux financements.
●​ Aider les investisseurs et créanciers à évaluer la situation financière d’une
entreprise.

2. Structure du Tableau de Flux de Trésorerie

Le tableau est divisé en trois grandes catégories de flux :

A. Flux de Trésorerie d’Exploitation

Ces flux représentent les entrées et sorties de trésorerie générées par l’activité
courante de l’entreprise (ventes, achats, paiements de salaires, impôts, etc.).
Méthodes de présentation :

●​ Méthode directe : Liste directement les encaissements et décaissements.


●​ Méthode indirecte : Part du résultat net et ajuste les éléments non
monétaires (amortissements, provisions, etc.).

B. Flux de Trésorerie d’Investissement

Ces flux concernent les mouvements de trésorerie liés aux acquisitions et


cessions d’actifs immobilisés (terrains, bâtiments, machines, brevets).

Exemples :

●​ Achats de nouveaux équipements (sorties de trésorerie).


●​ Vente d’un actif immobilisé (entrée de trésorerie).

C. Flux de Trésorerie de Financement

Ils reflètent les flux liés aux sources de financement de l’entreprise : emprunts,
émission d’actions, remboursement de dettes, paiements de dividendes.

Exemples :

●​ Obtention d’un prêt bancaire (entrée de trésorerie).


●​ Remboursement d’un emprunt ou versement de dividendes (sortie de
trésorerie).

3. Exemple : Analyse du Tableau de Flux de Trésorerie de TotalEnergies

Analyse des Flux de Trésorerie (Slide 3)

L'exemple de TotalEnergies permet d'illustrer l’impact des différents flux sur la


trésorerie :

Flux de trésorerie d’exploitation

●​ En 2021, TotalEnergies génère 30 416 M$ de trésorerie grâce à son activité.


●​ Cette forte capacité d’autofinancement est essentielle pour couvrir ses besoins
d’investissement et de financement.

Flux de trésorerie d’investissement

●​ L’entreprise investit (13 631 M$) en 2021, principalement dans des


acquisitions et renouvellements d’actifs.
●​ Les flux d’investissement sont négatifs car ils traduisent des achats d’actifs
immobilisés.
Flux de trésorerie de financement

●​ TotalEnergies a eu des décaissements nets de (23 487 M$) en 2021 liés


au remboursement de dettes et au paiement de dividendes.
●​ Ces sorties de trésorerie réduisent la trésorerie disponible.

Variation de la trésorerie

●​ Malgré un bon flux d’exploitation, la forte sortie de trésorerie pour le


financement réduit la trésorerie globale.
●​ La trésorerie de fin de période s’établit à 31 242 M$.

4. Importance du Tableau de Flux de Trésorerie

Le tableau de flux de trésorerie est essentiel car il permet :​


✔ D’évaluer la liquidité : Une entreprise peut-elle faire face à ses obligations
financières ?​
✔ De mesurer la capacité d’autofinancement : Génère-t-elle assez de cash
pour financer sa croissance ?​
✔ De comparer les performances financières entre différentes entreprises.

Tableau des Flux de Trésorerie (IAS 7)

1. Définition

Le tableau des flux de trésorerie est un état financier obligatoire selon IAS 1,
qui présente les entrées et sorties de trésorerie d'une entreprise sur une période
donnée. Il permet d’évaluer la liquidité, la solvabilité et les équilibres
financiers.

2. Objectifs

●​ Identifier les sources et utilisations de la trésorerie.


●​ Aider les investisseurs et créanciers à évaluer la capacité de l’entreprise à
générer des flux de trésorerie futurs.
●​ Analyser les mouvements de liquidités selon trois activités principales :
○​ Exploitation (activité courante).
○​ Investissement (acquisition et cession d’actifs).
○​ Financement (opérations liées aux dettes et capitaux propres).

3. Méthodes de Présentation

Il existe deux méthodes pour établir le flux de trésorerie d’exploitation :


●​ Méthode directe : présente directement les encaissements et décaissements
liés aux opérations courantes.
●​ Méthode indirecte : ajuste le résultat net en tenant compte des éléments
non monétaires (amortissements, provisions, variation du BFR...).

4. Structure du Tableau des Flux de Trésorerie

4.1 Flux de Trésorerie d’Exploitation

●​ Résultat net
●​ Ajustements pour éléments non monétaires (amortissements, provisions...)
●​ Variation du besoin en fonds de roulement (BFR)
●​ Trésorerie générée par l’exploitation

4.2 Flux de Trésorerie d’Investissement

●​ Achats/cessions d’immobilisations
●​ Acquisitions/cessions de filiales
●​ Prêts accordés et remboursés

4.3 Flux de Trésorerie de Financement

●​ Augmentation/diminution des dettes financières


●​ Distribution de dividendes
●​ Augmentation de capital

5. Analyse d’un Exemple Réel (Cas de Total)

En observant le tableau fourni :

●​ 2021 : baisse de la trésorerie en fin de période par rapport à 2020.


●​ Raisons possibles de cette diminution :
1.​ Forte sortie de trésorerie pour les investissements.
2.​ Augmentation des dividendes versés.
3.​ Paiement des dettes financières.

Tableau de Variation des Capitaux Propres (IAS 1, §96-101)

1. Définition

Le Tableau de variation des capitaux propres (TVCP) est un état financier qui
montre comment les capitaux propres d’une entreprise évoluent sur une période
donnée.
2. Objectifs

●​ Présenter les mouvements de capitaux (apports, retraits, dividendes,


réserves...).
●​ Séparer les transactions avec les actionnaires et les impacts des méthodes
comptables.
●​ Distinguer les montants attribuables aux actionnaires et ceux des
intérêts minoritaires.

3. Structure du Tableau

3.1 Éléments Affectant les Capitaux Propres

●​ Résultat net de l’exercice.


●​ Dividendes distribués aux actionnaires.
●​ Augmentation ou réduction du capital.
●​ Écarts de conversion et réévaluations d’actifs.

3.2 Résultat Global

Certains éléments ne passent pas par le Compte de Résultat, mais sont


directement comptabilisés dans les capitaux propres :

●​ Réévaluations (IAS 16, IAS 38, IFRS 9).


●​ Écart de conversion (IAS 21).
●​ Comptabilité de couverture (IFRS 9).
●​ Impôts différés sur capitaux propres (IAS 12).

4. Analyse d’un Exemple (Cas de Total)

Dans le tableau fourni :

●​ 2020 → 2021 : augmentation des capitaux propres.


●​ Dividendes distribués en 2021 ont réduit les capitaux propres.
●​ Résultat global positif en 2021, renforçant les capitaux propres.

Annexes aux États Financiers

Les notes annexes fournissent des informations complémentaires :

●​ Obligations légales selon le pays et les normes IFRS.


●​ Détails sur les politiques comptables.
●​ Informations non présentées ailleurs mais essentielles à la
compréhension.

2. La Juste Valeur et IFRS 13

2.1. Définition de la Juste Valeur

La norme IFRS 13, publiée conjointement par l’IASB et le FASB en mai 2011,
définit la juste valeur (fair value) comme :

Le prix qui serait perçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert
d’un passif dans une transaction normale entre des participants de
marché à la date d’évaluation.

2.2. Objectif de la Norme IFRS 13

L’objectif principal est l’harmonisation et la simplification des méthodes


d’évaluation des actifs et passifs en normalisant l’application de la juste valeur dans
toutes les normes IFRS.

2.3. Choix du Marché pour l'Évaluation

Pour évaluer la juste valeur d’un actif ou d’un passif, il faut se référer :

●​ Au marché principal, c’est-à-dire celui où se déroulent les transactions les


plus fréquentes et avec le volume le plus important.
●​ Sinon, au marché le plus avantageux, c'est-à-dire celui qui maximise le
prix de vente de l’actif ou minimise le coût du transfert du passif.

2.4. Exemples d’Application

Juste valeur d’un actif

●​ Prend en compte les modifications futures prévues pour l’actif.


●​ Est estimée en fonction des probabilités que ces changements se
réalisent.

Juste valeur d’un passif

●​ Exemple : La société A acquiert la société B avec un complément de prix en


fonction de la rentabilité future de B.
●​ Ce complément est une dette financière et est évalué en déduisant une
prime de risque de son espérance mathématique.
Synthèse

1.​ Les normes comptables sont-elles élaborées sous l’égide des


ministères des finances ?​

○​ Non, elles sont établies par des organismes indépendants comme


l’IASB (International Accounting Standards Board).
2.​ Les normes IFRS sont-elles obligatoires ?​

○​ Oui, elles s’appliquent sans dérogation dans les pays qui les adoptent.
3.​ Que définit IAS 1 ?​

○​ Les éléments comptables de base :


■​ L’actif : Ressource contrôlée par l’entreprise.
■​ Le passif : Obligation envers des tiers.
4.​ Que se passe-t-il si on choisit IAS 40 (Immeubles de placement) ?​

○​ On peut choisir de ne pas amortir l’actif si on l’évalue à sa juste valeur.


5.​ Comment sont comptabilisés les écarts de réévaluation ?​

○​ Ils sont enregistrés dans les capitaux propres, sous OCI (Other
Comprehensive Income).
6.​ Les OCI augmentent-ils le résultat comptable ?​

○​ Non, ils affectent seulement le résultat global mais pas le résultat


comptable.

les Actifs Non Financiers

1. Introduction aux Actifs Non Financiers

Les actifs non financiers regroupent les ressources économiques qui ne sont pas
directement liées aux instruments monétaires, comme la trésorerie ou les
investissements financiers. Ils englobent principalement :

●​ Les immobilisations corporelles : bâtiments, terrains, machines,


équipements.
●​ Les immobilisations incorporelles : brevets, marques, logiciels, fonds de
commerce.
●​ Les stocks : matières premières, produits finis ou en cours de fabrication.
●​ Les immeubles de placement : propriétés détenues pour en tirer un
revenu locatif ou une plus-value.
2. Définition d’un Actif

Un actif est une ressource :

●​ Contrôlée par l’entreprise : ce qui signifie que l’entreprise en a la maîtrise


et les droits d’usage.
●​ Dont on attend des avantages économiques futurs : il doit générer des
flux de trésorerie ou d’autres bénéfices économiques.

2.1 Immobilisations corporelles

Ce sont des actifs physiques utilisés durablement par l’entreprise. Un actif est
considéré comme une immobilisation corporelle s’il répond aux critères suivants :

●​ Utilisé dans la production de biens ou de services : par exemple, une


machine industrielle.
●​ Utilisé à des fins administratives : comme un bâtiment servant de
bureaux.
●​ Loué à des tiers : un immeuble commercial mis en location.

2.2 Immobilisations incorporelles

Il s’agit d’actifs non monétaires et sans substance physique. Ces actifs peuvent
inclure :

●​ Les brevets, qui protègent une invention.


●​ Les licences et logiciels utilisés par l’entreprise.
●​ Le fonds de commerce, qui comprend la clientèle et la notoriété d’une
entreprise.
●​ Les coûts de développement de certains projets, comme la recherche et
développement.

3. Normes Comptables Applicables aux Actifs Non Financiers

Les normes comptables internationales (IAS/IFRS) encadrent le traitement des actifs


non financiers. Voici quelques normes essentielles :

3.1 Normes Internationales d’Information Financière (IFRS)

●​ IFRS 15 : Comptabilisation du chiffre d’affaires (2017) – traite de la


reconnaissance des revenus liés aux contrats clients.
●​ IFRS 16 : Contrats de location (2019) – impose la reconnaissance des
contrats de location au bilan.

3.2 Normes Comptables Internationales (IAS)


●​ IAS 2 : Stocks (2003) – définit la valorisation et la comptabilisation des
stocks.
●​ IAS 16 : Immobilisations corporelles (2003) – définit la comptabilisation,
l’amortissement et la dépréciation des actifs physiques.
●​ IAS 23 : Coûts d’emprunts (2007) – traite de la capitalisation des frais
d’emprunt.
●​ IAS 36 : Dépréciations d’actifs (2004) – établit les règles pour tester la valeur
des actifs et reconnaître les pertes de valeur.
●​ IAS 38 : Immobilisations incorporelles (2004) – encadre la comptabilisation
des actifs incorporels.
●​ IAS 40 : Immeubles de placement (2003) – concerne les biens immobiliers
détenus à des fins d’investissement.
●​ IFRS 3 : Regroupements d’entreprises (2004) – traite des acquisitions
d’entreprises et de la comptabilisation du goodwill.
●​ IFRS 13 : Évaluation de la juste valeur (2013) – fournit des lignes directrices
pour la valorisation des actifs.

3.3 Interprétations et SIC/IFRIC

Certaines interprétations viennent préciser l’application des normes :

●​ SIC 27 : Analyse de la substance des transactions de location (2001).


●​ SIC 32 : Immobilisations incorporelles et coûts liés aux sites web (2002).
●​ IFRIC 15 : Accords de construction d’immeubles (2008).

4. Traitement Comptable des Actifs Non Financiers

4.1 Acquisition et Comptabilisation

Les actifs non financiers sont comptabilisés à leur coût d’acquisition, incluant :

●​ Le prix d’achat (incluant les taxes non récupérables).


●​ Les frais directement attribuables (transport, installation).
●​ Les coûts de remise en état pour les rendre opérationnels.

4.2 Amortissement et Dépréciation

●​ Amortissement : Répartition systématique du coût de l’actif sur sa durée


d’utilisation prévue.
●​ Dépréciation : Si un actif perd de la valeur de manière significative, une
perte de valeur est enregistrée.

Les Immobilisations Corporelles selon IAS 16


1. Définition et portée de la norme IAS 16

La norme IAS 16 définit les règles de comptabilisation, d’évaluation et de


présentation des immobilisations corporelles.

Définition d’une immobilisation corporelle

Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu par une entreprise pour
être utilisé dans la production, la fourniture de biens et services, ou pour être loué à
des tiers. Elle doit avoir une durée d’utilisation supérieure à un exercice comptable.

Exemples d’immobilisations corporelles

●​ Terrains
●​ Bâtiments
●​ Machines et équipements
●​ Véhicules
●​ Mobilier et matériel de bureau

2. Comptabilisation des immobilisations corporelles

Une immobilisation corporelle est comptabilisée lorsqu’elle répond aux critères


suivants :

1.​ Il est probable que l’entreprise obtiendra des avantages économiques futurs
grâce à cet actif.
2.​ Le coût de l’actif peut être mesuré de manière fiable.

3. Coût d’entrée des immobilisations corporelles

Une immobilisation corporelle est évaluée initialement à son coût d’acquisition ou


son coût de production.

3.1. Coût d’acquisition

Le coût d’acquisition comprend :

●​ Le prix d’achat net des remises, rabais et escomptes


●​ Les frais directement attribuables pour la mise en état de
fonctionnement (exemples : frais de livraison, d’installation, d’essai,
honoraires professionnels, etc.)
●​ Les coûts de démantèlement et de remise en état du site, si l’entreprise a
une obligation légale ou contractuelle

3.2. Coût de production


Pour une immobilisation produite en interne, son coût comprend :

●​ Le coût des matières premières et fournitures utilisées


●​ Les coûts de main-d’œuvre directement affectés
●​ Une part des frais généraux de production

3.3. Dépenses comptabilisées en charges

Certaines dépenses ne sont pas incluses dans le coût de l’actif mais doivent être
passées en charges immédiatement, telles que :

●​ Les frais d’ouverture d’une nouvelle installation


●​ Les coûts de lancement d’un nouveau produit
●​ Les frais administratifs généraux
●​ Les pertes avant que l’actif n’atteigne sa performance normale
●​ Les frais de formation du personnel

3.4. Frais financiers

Selon la norme IAS 23, si un actif exige une longue période de préparation avant
d’être utilisé, les frais financiers liés à l’emprunt pour financer l’acquisition
doivent être incorporés au coût de l’actif.

4. Modèles d’évaluation après comptabilisation initiale

Après la comptabilisation initiale, l’entreprise doit choisir entre deux méthodes


pour évaluer ses immobilisations corporelles :

4.1. Le modèle du coût

●​ L’actif reste inscrit à son coût d’acquisition.


●​ Il est amorti sur sa durée d’utilisation et soumis à un test de dépréciation si
nécessaire.

4.2. Le modèle de la réévaluation

●​ L’actif est réévalué périodiquement à sa juste valeur, diminuée des


amortissements et pertes de valeur.
●​ Si la valeur augmente, la plus-value est comptabilisée en capitaux propres.

5. Cas particuliers

5.1. Pièces de rechange et entretien

●​ En principe, elles sont comptabilisées en charges de consommation.


●​ Cependant, les pièces de rechange principales et les stocks de sécurité
sont considérés comme des immobilisations si elles sont utilisées sur plusieurs
exercices.

5.2. Paiement différé

●​ Si un actif est acquis avec un paiement différé, il doit être comptabilisé à sa


valeur actuelle.
●​ La différence entre le prix total et la valeur actuelle est comptabilisée en
charge financière.

Les Immobilisations Corporelles (IAS 16)

1. Définition et Champ d’Application

Les immobilisations corporelles sont des actifs physiques détenus par une entreprise
pour :

●​ Être utilisés dans la production ou la fourniture de biens et services.


●​ Être loués à des tiers.
●​ Être utilisés à des fins administratives.
●​ Une utilisation sur plusieurs périodes comptables.

Caractéristiques des immobilisations corporelles

●​ Actifs tangibles : Ils ont une substance physique (ex. bâtiments, machines).
●​ Utilisation durable : Ils sont destinés à être utilisés sur plusieurs exercices.
●​ Non destinés à la revente : Contrairement aux stocks, ils ne sont pas
achetés pour être revendus.

2. Coût d’entrée des immobilisations corporelles

2.1 Détermination du coût d’acquisition

Selon IAS 16, le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle comprend :

●​ Le prix d’achat net de remises, rabais et escomptes.


●​ Les frais directement attribuables pour la mise en service de l’actif :
○​ Frais de livraison et manutention initiale.
○​ Coûts de préparation du site.
○​ Honoraires professionnels (architectes, ingénieurs).
○​ Coûts de test du bon fonctionnement.
○​ Coût estimé du démantèlement si l’entreprise a une obligation légale ou
contractuelle.

Exclusion du coût d’acquisition :​


Certaines dépenses ne sont pas capitalisables :

●​ Coûts d’ouverture d’une nouvelle installation.


●​ Coûts de publicité et de lancement d’un produit.
●​ Frais administratifs et généraux.
●​ Pertes d’exploitation avant l’atteinte de la performance normale.
●​ Formation du personnel.

2.2 Cas particuliers

●​ Pièces de rechange et entretien


○​ Les petites pièces sont enregistrées en charge.
○​ Les pièces principales ou critiques sont immobilisées si elles sont
utilisées sur plusieurs exercices.
●​ Paiement différé
○​ L’immobilisation est comptabilisée à sa valeur actuelle et la différence
est enregistrée en charge financière.

3. Modèles d’évaluation des immobilisations corporelles

IAS 16 propose deux modèles d’évaluation après l’acquisition :

3.1 Modèle du coût (méthode préférentielle)

●​ L’immobilisation est enregistrée à son coût d’acquisition.


●​ Elle est amortie sur sa durée d’utilisation.
●​ Toute perte de valeur est comptabilisée par une dépréciation.

3.2 Modèle de la réévaluation

●​ L’actif est réévalué à sa juste valeur sur base régulière.


●​ En cas d’augmentation de valeur :
○​ La plus-value est comptabilisée dans les autres éléments du
résultat global.
●​ En cas de diminution de valeur :
○​ La perte est enregistrée immédiatement en charge.
4. Comptabilisation et Traitement des Amortissements

4.1 Définition et méthode d’amortissement

L’amortissement est la répartition systématique du coût de l’actif sur sa durée


d’utilisation.

Méthodes possibles :

●​ Linéaire (le plus courant) : même charge chaque année.


●​ Dégressif : charge plus élevée au début, puis décroissante.
●​ Unité de production : basé sur l’utilisation réelle.

4.2 Exemples de durées d’amortissement

Type Durée
d’immobilisation d’amortissement

Installations 40 - 50 ans
nucléaires

Installations solaires 25 - 40 ans

Centrales thermiques 25 - 45 ans

Matériel électrique 10 - 30 ans

5. Provision pour Démantèlement

Certaines immobilisations (ex : centrales nucléaires) nécessitent une provision pour


couvrir les coûts de démantèlement futur.

●​ La provision est actualisée à sa valeur actuelle (ex. taux d’actualisation de


5%).
●​ Elle est enregistrée comme une charge financière et intégrée au coût
d’acquisition.

Exemple :​
Une centrale nucléaire coûte 800 millions € avec un coût de démantèlement
estimé à 45 millions € actualisé à 5%.​
La provision annuelle est comptabilisée et réévaluée chaque année.

Dépenses ultérieures sur un actif et évaluation après comptabilisation


initiale
1. Dépenses ultérieures sur un actif

Les dépenses ultérieures sur un actif concernent les coûts engagés après l'acquisition
ou la mise en service de cet actif. Elles peuvent être classées en deux catégories
principales :

A. Les coûts d’entretien et de réparation

●​ En principe, ces coûts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours


duquel ils sont encourus.
●​ Ils permettent uniquement de maintenir l’actif en état de fonctionnement sans
augmenter sa valeur ni prolonger sa durée d'utilisation.

B. Les dépenses capitalisables (ajoutées au coût de l’actif)

●​ Certaines dépenses peuvent être intégrées au coût de l’actif si elles :


○​ Augmentent la valeur de l’actif.
○​ Améliorent sa performance.
○​ Prolongent sa durée de vie.
○​ Génèrent des avantages économiques futurs.
●​ Exemple : le grand entretien des cellules et moteurs dans l’aviation est
immobilisé, sauf pour les pièces ayant une durée de vie limitée.

Résumé des traitements comptables

●​ Charges : frais d’entretien courant.


●​ Immobilisations : si les dépenses prolongent la durée de vie ou augmentent
la valeur.

2. Évaluation après la comptabilisation initiale

Une fois l’actif comptabilisé, il existe deux modèles d’évaluation parmi lesquels
une entreprise doit choisir :

A. Modèle du coût

●​ L’actif est enregistré à son coût d'acquisition.


●​ Il est amorti si sa durée d’utilité est finie.
●​ Il peut être déprécié en cas de perte de valeur (test de dépréciation =
impairment test).
●​ C’est la méthode la plus courante en comptabilité.

B. Modèle de la réévaluation
●​ L’actif est réévalué périodiquement à sa juste valeur (fair value).
●​ Si l’actif a une durée d’utilité finie, il est ensuite amorti.
●​ Cette méthode est moins utilisée car elle requiert des estimations régulières de
la valeur de l’actif.

3. Application de la norme IFRS 13 sur la juste valeur (JV)

La norme IFRS 13 définit la juste valeur (JV) et assure qu'elle est cohérente
avec les autres normes comptables. Elle élargit son application aux actifs et aux
passifs non financiers.

A. Détermination de la juste valeur

L’évaluation de la JV suit une hiérarchie de trois niveaux :

1.​ Prix du marché principal : valeur observable sur un marché actif.


2.​ Approche comparative : utilisation de transactions similaires.
3.​ UGT (Unité Génératrice de Trésorerie) : estimation basée sur les flux de
trésorerie futurs.

1. Modèle du coût en comptabilité IFRS

Le modèle du coût est l'un des deux modèles d'évaluation des immobilisations
selon les normes IFRS. Il consiste à comptabiliser une immobilisation à son coût
d’acquisition et à le réduire progressivement par amortissement et dépréciation si
nécessaire.

A. Valeur de l’immobilisation à l’actif

Elle est calculée ainsi :

Valeur de l’immobilisation=Couˆt d’entreˊe−Amortissements−Deˊpreˊciations


eˊventuellesValeur de l’immobilisation=Couˆt
d’entreˊe−Amortissements−Deˊpreˊciations eˊventuelles

●​ Le coût d’entrée correspond au prix d’achat de l’actif plus les coûts


directement attribuables (transport, installation, etc.).
●​ L’amortissement correspond à la répartition systématique de la valeur de
l’actif sur sa durée d’utilisation.
●​ La dépréciation est constatée si l’actif perd de la valeur de manière durable.

B. Amortissement
L’amortissement est un processus comptable qui consiste à répartir le coût d’un actif
sur sa durée d’utilité. Il existe plusieurs méthodes d’amortissement, dont :

1.​ Linéaire : charge constante chaque année.


2.​ Dégressif : charge plus élevée au début.
3.​ Par unité de production : basé sur l’utilisation effective de l’actif.

C. Durée d’utilité

Elle est déterminée en fonction de l’usage attendu de l’actif par l’entreprise. Par
exemple :

●​ Un ordinateur peut avoir une durée d’utilité de 3 à 5 ans.


●​ Une machine industrielle peut être utilisée 10 ans ou plus.

D. Base amortissable

Elle est définie comme :

Base amortissable=Couˆt d’entreˊe−Valeur reˊsiduelleBase amortissable=Couˆt


d’entreˊe−Valeur reˊsiduelle

●​ Coût d’entrée : prix d’achat initial.


●​ Valeur résiduelle : valeur estimée à la fin de la durée d’utilisation.

L'Approche par Composants en Comptabilité IFRS

L'approche par composants est une méthode comptable utilisée pour amortir
séparément les différents éléments d'un actif, lorsque ces éléments ont des durées
d’utilité différentes. Elle permet de refléter plus fidèlement la réalité
économique d'un actif et est obligatoire selon les normes IFRS lorsque le coût de
chaque composant est significatif par rapport au coût total de l’actif.

1. Définition et Principe

Lorsqu'une immobilisation corporelle est composée de plusieurs éléments ayant


des durées d’utilité différentes, il est nécessaire de les comptabiliser
séparément et de les amortir sur leur propre durée d’utilité.

Pourquoi utiliser l’approche par composants ?

●​ Respect des normes IFRS : obligation comptable pour certains actifs.


●​ Meilleure représentation de la réalité économique : chaque
composant est amorti sur sa durée réelle.
●​ Optimisation des amortissements : évite de sous-évaluer ou surévaluer
la valeur d’un actif.
●​ Facilite la gestion des coûts de maintenance et de remplacement.

Exemple d’application

Un immeuble peut être décomposé en plusieurs composants ayant des durées


d'amortissement différentes :

●​ Gros œuvre (structure du bâtiment) : 50 ans


●​ Toiture et couverture : 25 ans
●​ Installations électriques et plomberie : 15 ans
●​ Ascenseurs : 10 ans

Si l’on appliquait un amortissement unique pour tout l’immeuble, on ne tiendrait pas


compte du fait que certains éléments nécessitent un remplacement plus rapide
que d’autres.

3. L’Approche par Composants et la Maintenance Périodique

Selon les normes IFRS, lorsqu’un actif nécessite une maintenance régulière et
significative, son coût doit être immobilisé et amorti sur la période
correspondante.

Exemple du Groupe EDF (Extrait du rapport annuel 31/12/2023)

EDF applique cette méthode pour ses équipements industriels, notamment en ce


qui concerne :

●​ Les grandes révisions programmées, qui sont amorties sur une durée
correspondant à l’intervalle entre deux révisions.
●​ Chaque élément d’un réacteur nucléaire, par exemple, a une durée
d’amortissement différente (structure, turbines, systèmes électriques…).

Le Modèle de la Réévaluation en IFRS : Explication Détaillée

1. Définition et Principe de la Réévaluation


La réévaluation des immobilisations corporelles est une méthode comptable
qui permet d’ajuster la valeur comptable des actifs à leur juste valeur. Ce modèle
est prévu par la norme IAS 16 des IFRS.

Pourquoi réévaluer une immobilisation ?

✅ Certaines immobilisations peuvent voir leur valeur augmenter ou diminuer


✅ La réévaluation vise à refléter une valeur plus réaliste des actifs dans les
avec le temps en raison de facteurs économiques ou de fluctuations du marché.​

✅ Elle améliore la transparence financière et permet une meilleure


états financiers.​

comparabilité des comptes.

Juste Valeur et Modalités de Réévaluation

●​ Les immobilisations concernées doivent être évaluées à leur juste valeur


(fair value) diminuée des amortissements et des dépréciations
cumulées.

🔹
●​ La juste valeur correspond à une valeur de marché, déterminée par :​

🔹
Des transactions comparables sur le marché​

🔹
Une évaluation par des experts indépendants​
Des modèles de valorisation financière
●​ La réévaluation n’est pas obligatoire chaque année, mais doit être
réalisée avec une périodicité suffisante pour refléter la valeur réelle de
l’actif.

2. Traitement Comptable des Écarts de Réévaluation

Lorsqu’un actif est réévalué, la différence entre la nouvelle valeur et la valeur


comptable précédente constitue un écart de réévaluation.

A. Écart de Réévaluation Positif (Hausse de Valeur)

➡️ Si la réévaluation entraîne une augmentation de la valeur de l’actif, cet


écart n’est pas enregistré en résultat, mais dans les capitaux propres sous
forme de "Produits et Gains comptabilisés directement en capitaux

➡️
propres" (Other Comprehensive Income - OCI).​
Ce gain ne sera comptabilisé en résultat qu’en cas de cession ultérieure
de l’actif.

B. Écart de Réévaluation Négatif (Baisse de Valeur)


➡️ Si la réévaluation entraîne une baisse de valeur, alors :​
1️⃣ Si l’actif n’a jamais été réévalué positivement auparavant, la perte est
directement comptabilisée en charges dans le compte de résultat.​
2️⃣ Si l’actif avait déjà fait l’objet d’une réévaluation positive antérieure, la perte
vient réduire la réserve de réévaluation comptabilisée en capitaux propres.

3. Impact sur l’Amortissement

🔹 Après une réévaluation, l’actif continue à être amorti sur sa durée de vie
résiduelle, mais avec une nouvelle base amortissable correspondant à la valeur

🔹
réévaluée.​
Cela peut donc entraîner une augmentation des charges d’amortissement
futures, ce qui impacte le résultat de l’entreprise.

4. Avantages et Inconvénients du Modèle de Réévaluation

✅ Avantages :
✔️ Améliore la fidélité des états financiers en reflétant une valeur plus réaliste
✔️ Permet une meilleure estimation des performances de l’entreprise.​
des actifs.​

✔️ Peut renforcer la solidité financière de l’entreprise en augmentant ses capitaux


propres (en cas d’écart positif).

❌ Inconvénients :
❌ Processus complexe nécessitant l’intervention d’experts pour évaluer la juste
❌ Peut entraîner une volatilité des capitaux propres en cas de fluctuations de
valeur.​

❌ Augmentation des charges d’amortissement futures, pouvant réduire les


valeur fréquentes.​

bénéfices.

5. Exemple de Réévaluation

📌 Une entreprise possède un immeuble acquis pour 1 000 000 €, amorti sur 40
ans.​
📌 Après 10 ans, sa valeur comptable nette est de 750 000 €.​
📌 Un expert estime que sa juste valeur est de 900 000 €.
Traitement comptable :

●​ La différence entre 900 000 € et 750 000 € est un écart de réévaluation


positif de 150 000 €.
●​ Ce montant est comptabilisé dans les capitaux propres et non en résultat.
●​ L’immeuble sera désormais amorti sur sa valeur réévaluée de 900 000 €,
ce qui augmente les charges d’amortissement.
Applications
Les Immobilisations Corporelles (IAS 16)

Cas 1 : Acquisition d’un matériel industriel

Une entreprise achète une machine pour 150 000 € avec :

●​ Frais de transport : 4 000 €


●​ Frais de mise en service : 3 000 €
●​ Frais de formation du personnel : 2 000 € (non capitalisable)
●​ Pertes d’exploitation liées à un dysfonctionnement : 10 000 € (non capitalisable)

Solution :​
Coût d’entrée de l’actif = 150 000 + 4 000 + 3 000 = 157 000 €

Cas 2 : Acquisition et démantèlement d’une centrale nucléaire – Explication


détaillée des écritures comptables

1. Données de l’exercice

Une entreprise acquiert une centrale nucléaire le 2 janvier de l’année N. Voici les
données fournies :

●​ Coût d’acquisition de la centrale : 800 millions d’euros


●​ Durée d’utilisation estimée : 40 ans
●​ Coût estimé du démantèlement et de la remise en état (en valeur actuelle) :
45 millions d’euros
●​ Taux d’actualisation : 5%

2. Explication de la correction et de la logique des écritures comptables

Nous devons comptabiliser :

1.​ L'acquisition de la centrale : La centrale est un actif immobilisé qui doit être
inscrit à l’actif du bilan.
2.​ La provision pour démantèlement : La norme IAS 16 impose d’intégrer le coût
estimé du démantèlement dès l’acquisition de l’actif.
3.​ L'amortissement annuel : Répartition du coût sur la durée d'utilisation.
4.​ L'actualisation de la provision : Prise en compte de l’effet du temps sur la
provision.

3. Comptabilisation détaillée

3.1. Enregistrement de l'acquisition au 2 janvier N


L’acquisition comprend :

●​ Coût d’achat de la centrale : 800 millions €


●​ Provision pour démantèlement à comptabiliser dès l’acquisition : 45
millions €

L’écriture comptable est donc :

N° Compte Débit Crédit


(Dt) (Ct)

21 Immobilisations corporelles 845 M€

15 Provision pour charges 45 M€

512 Banque (sortie de trésorerie) 800 M€

✅ Logique de l’écriture :
●​ L’immobilisation est enregistrée pour 845 M€ (800 + 45).
●​ La provision pour charges est une dette future de 45 M€.
●​ La banque diminue de 800 M€, correspondant au paiement immédiat.

3.2. Comptabilisation de l'amortissement au 31 décembre N

L’actif doit être amorti sur 40 ans en mode linéaire :

L’écriture comptable est :

N° Compte Débit Crédit


(Dt) (Ct)

68 Dotation aux 21,125 M€


amortissements

28 Amortissements cumulés 21,125 M€

✅ Logique de l’écriture :
●​ Charge d’amortissement de 21,125 M€ en compte de résultat.
●​ Réduction de la valeur nette comptable par un amortissement cumulé.

3.3. Actualisation de la provision pour démantèlement


La norme IAS 37 impose de réévaluer chaque année la provision en fonction de
l’actualisation.

Calcul de l’actualisation :

N° Compte Débit Crédit


(Dt) (Ct)

66 Frais financiers 2,25 M€

15 Provision pour charges 2,25 M€

Logique de l’écriture :

●​ La charge financière reflète l'actualisation du coût futur du démantèlement.


●​ La provision pour charges est augmentée en conséquence.

4. Présentation des États Financiers au 31/12/N

4.1. Compte de résultat


Postes Montants (€
millions)

Charges financières (actualisation -2,25


provision)

Dotation aux amortissements -21,125

4.2. Bilan
Postes Montants (€
millions)

Immobilisation +845
corporelle

Amortissement cumulé -21,125

Provision pour charges +45

Actualisation provision +2,25

Trésorerie (paiement -800


achat)

5. Explication de la gestion de la provision


●​ Chaque année, la provision est actualisée jusqu’au démantèlement de la centrale.
●​ Lors de la mise hors service, la provision est réversée et utilisée pour couvrir les
coûts réels.
●​ L’effet de l’actualisation augmente progressivement la provision.

6. Conclusion

●​ La centrale est comptabilisée pour 845 M€, y compris le coût de


démantèlement.
●​ L’amortissement linéaire répartit la charge sur 40 ans.
●​ L’actualisation de la provision est enregistrée chaque année comme charge
financière.
●​ La provision sera utilisée en fin de vie de l’actif pour couvrir les frais de
démantèlement.

Cas 3 : Acquisition d’un matériel industriel payable à terme

1. Présentation du cas

Une entreprise acquiert un matériel industriel le 2 janvier N pour un montant de 300 000
€, payable dans 2 ans, sans intérêts. Étant donné qu'il s'agit d'un paiement différé, il faut
actualiser la valeur du bien pour la comptabilisation initiale. Le taux d'actualisation utilisé
est de 4 %.

Calcul de la valeur actuelle du bien :

Le matériel est amortissable sur 3 ans.

2. Écritures comptables

2.1. Comptabilisation de l'immobilisation au 2 janvier N

Lors de l'acquisition, l'immobilisation est comptabilisée à sa valeur actuelle (277 400 €), et
une dette fournisseur est enregistrée pour le même montant.

N° Intitulé Débit Crédit


compte (€) (€)
21 Immobilisation 277 400

404 Dettes 277 400


fournisseurs

2.2. Amortissement au 31 décembre N

L'immobilisation est amortie linéairement sur 3 ans, soit :

N° Intitulé Débit Crédit


compte (€) (€)

68 Dotation aux 92 500


amortissements

28 Amortissements 92 500

2.3. Intérêts financiers au 31 décembre N

Puisque la dette est différée, des intérêts implicites sont comptabilisés (effet du taux
d’actualisation). Le montant des frais financiers est : 277400 × 4% = 11100 €

N° Intitulé Débit Crédit


compte (€) (€)

66 Charges financières 11 100

404 Dettes fournisseurs 11 100

3. Présentation des états financiers au 31/12/N

Compte de résultat
Intitulé Montant
(€)

Charges financières -11 100

Dotation aux -92 500


amortissements

Bilan
Poste Montant
(€)

Immobilisation +277 400


corporelle

(-) Amortissement -92 500

Dettes fournisseurs +277 400

(+) Intérêts financiers +11 100

4. Explication et logique des écritures

●​ L'immobilisation est comptabilisée à sa valeur actuelle (277 400 €) et non au prix


nominal (300 000 €) car le paiement est différé.
●​ L'entreprise enregistre une dette fournisseur pour le montant actualisé.
●​ Un amortissement linéaire est appliqué chaque année sur 3 ans.
●​ Les charges financières reflètent l'effet de l'actualisation : elles augmentent la
dette chaque année.

Cela suit les principes des normes IFRS, notamment l'actualisation des paiements différés
et la reconnaissance des charges financières associées.

Cas 4 : Construction d’un bien immobilier et calcul du coût d’emprunt


affectable

1. Présentation du cas

Une entreprise a construit un bien immobilier destiné à son propre usage pour un
montant de 800 000 €.

●​ Période des travaux : du 1er janvier au 31 décembre N.


●​ Aucun emprunt spécifique n’a été contracté pour financer cette construction, mais
l’entreprise a souscrit à plusieurs emprunts généraux :
○​ Emprunt moyen terme : 500 000 € à 5 %
○​ Crédit spot : 300 000 € à 6 %

L’objectif est de calculer le coût d’entrée du bien, en intégrant les frais financiers liés aux
emprunts utilisés.

2. Calcul du coût d’entrée du bien immobilier : Le coût d’entrée d’un bien construit
comprend le coût des emprunts affectables.​
Dans ce cas, le coût d’emprunt est déterminé en calculant un taux d’intérêt moyen
pondéré.

2.1. Calcul du taux d’intérêt moyen

2.2. Calcul du coût d’emprunt affectable : 800000 × 5,38% = 43040€

Ainsi, le coût total d’entrée du bien immobilier est : 800000+43040=843040€

3. Écritures comptables

3.1. Comptabilisation de la construction du bien immobilier


N° Intitulé Débit Crédit
compte (€) (€)

23 Immobilisation en 800 000


cours

72 Production immobilisée 800 000

3.2. Comptabilisation des intérêts capitalisés


N° Intitulé Débit Crédit
compte (€) (€)

23 Immobilisation en 43 040
cours

66 Intérêts d’emprunt 43 040

3.3. Transfert du bien en immobilisation à la fin des travaux


N° Intitulé Débit Crédit
compte (€) (€)

21 Immobilisation 843 040

23 Immobilisation en 843 040


cours
4. Présentation des états financiers au 31/12/N

Compte de résultat
Aucune charge d’intérêt n’apparaît dans le compte de résultat car les intérêts ont été
capitalisés.

Bilan
Poste Montant
(€)

Immobilisation +843 040


corporelle

5. Explication et logique des écritures

●​ Le bien immobilier est d’abord comptabilisé en immobilisation en cours pendant


la construction.
●​ Les frais financiers liés aux emprunts sont capitalisés et intégrés dans le coût
d’entrée.
●​ À la fin des travaux, le bien est transféré en immobilisation corporelle pour un
total de 843 040 €.

Cette approche respecte les normes IFRS qui permettent la capitalisation des frais
financiers directement liés à un actif qualifié.

PAGE 62

1. Modèle du coût en comptabilité IFRS

2. Exemple d’amortissement
L’exemple dans la diapositive illustre l’amortissement par unité de production :

Données

Une entreprise acquiert une machine industrielle pour 200 000 €. Elle prévoit de
l’utiliser pendant 3 ans, bien que sa durée économique soit de 6 ans. À la fin des 3
ans, sa valeur résiduelle est estimée à 60 000 €.

●​ Base amortissable :

200000 − 60000 = 140000


●​ Prévisions de production :
○​ Année N : 20 000 unités
○​ Année N+1 : 80 000 unités
○​ Année N+2 : 60 000 unités
○​ Total : 160 000 unités

L’entreprise choisit la méthode des unités de production, où l’amortissement


est proportionnel à l’utilisation de la machine.

●​ Dotation aux amortissements en N :

140000×20000160000=17500

●​ Valeur nette comptable (VNC) au 31/12/N : 200000 − 17500 = 182500

Interprétation

●​ L’amortissement est calculé en fonction de la production réelle.


●​ Plus la production est élevée, plus l’amortissement sera important.

Approche par Composants :

Exemple : Décomposition d’un Immeuble et


Amortissement
Données de l’exemple

Une entreprise acquiert un immeuble en janvier N pour 10 000 K€.

●​ Durée de vie totale de l’immeuble : 40 ans


●​ Ce coût comprend un ascenseur évalué à 1 000 K€, avec une durée
d’amortissement estimée à 10 ans.
●​ L’entreprise prévoit de remplacer cet ascenseur dans 10 ans.

En janvier N+10, un nouvel ascenseur d’une valeur de 1 200 K€ est installé,


avec une durée d’amortissement de 10 ans.

Objectif

Calculer la dotation aux amortissements en N et en N+10.


3. Calcul des Amortissements
Étape 1 : Amortissement au 31/12/N

À la date de l’acquisition (N), l’immeuble est divisé en deux composants :

1.​ Structure du bâtiment :


○​ Valeur = 9 000 K€
○​ Durée d’amortissement = 40 ans
○​ Amortissement annuel = 9 000 / 40 = 225 K€
2.​ Ascenseur :
○​ Valeur = 1 000 K€
○​ Durée d’amortissement = 10 ans
○​ Amortissement annuel = 1 000 / 10 = 100 K€

Total des amortissements en N :​


225 + 100 = 325 K€

Étape 2 : Amortissement au 31/12/N+10

À N+10, l’ancien ascenseur est remplacé par un nouvel ascenseur d’une valeur
de 1 200 K€.​
L’ancien ascenseur est entièrement amorti (1 000 K€) et est donc sorti des
comptes.

Nouvelle répartition des composants :

1.​ Structure du bâtiment (inchangée) :


○​ Valeur = 9 000 K€
○​ Durée d’amortissement = 40 ans
○​ Amortissement annuel = 225 K€
2.​ Nouvel ascenseur :
○​ Valeur = 1 200 K€
○​ Durée d’amortissement = 10 ans
○​ Amortissement annuel = 1 200 / 10 = 120 K€

Total des amortissements en N+10 :​


225 + 120 = 345 K€

4. Analyse et Interprétation
Avant N+10

●​ L’ascenseur initial est amorti sur 10 ans, générant une charge annuelle de
100 K€.
●​ L’ensemble de l’immeuble est amorti à hauteur de 325 K€/an.

Après N+10

●​ L’ancien ascenseur est remplacé par un nouveau modèle plus cher (1 200
K€ contre 1 000 K€).
●​ L’amortissement de l’ascenseur passe de 100 K€/an à 120 K€/an.
●​ La dotation aux amortissements totale augmente de 325 K€ à 345 K€, ce
qui reflète le coût du nouvel ascenseur.

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