Onglet 0
Application 2:
1/ _àç
Contexte de l’exercice
Un importateur marocain veut acheter 10 000 tonnes de blé en mars, mais il a peur que le
prix du blé augmente d’ici là.
En septembre, le prix au comptant (immédiat) est 150 €/tonne, mais il signe un contrat à
terme (prix fixé à l’avance) pour acheter en mars à 158 €/tonne.
Cela s’appelle se couvrir contre le risque de fluctuation des prix.
a) Pourquoi le prix à terme est-il différent du prix comptant ?
Le prix à terme (158 €) est plus élevé que le prix comptant (150 €) à cause de :
● Coût de stockage (le vendeur garde le blé jusqu’en mars)
● Taux d’intérêt (le vendeur immobilise de l’argent)
● Risque de marché (le prix peut varier)
Donc, le prix à terme inclut une prime pour compenser ces risques et coûts.
b) Si en mars le prix réel du blé est 180 €/tonne ?
Objectif : calculer le coût final pour l’importateur.
1. Sans couverture :
Il aurait payé 180 €/tonne × 10 000 tonnes = 1 800 000 €
2. Avec couverture :
○ Il achète sur le marché réel à 180 € → coût = 1 800 000 €
○ Il a un contrat à terme à 158 € donc il gagne 22 € par tonne (180 - 158)
○ Gain = 22 € × 10 000 = 220 000 €
Coût net :
1 800 000 € (achat) – 220 000 € (gain) = 1 580 000 €, soit 158 €/tonne
Résultat : Il a bien figé le prix à 158 €/tonne, comme prévu. Il s’est protégé contre la
hausse.
c) Si en mars le prix réel du blé est 145 €/tonne ?
1. Sans couverture :
Il aurait payé 145 €/tonne × 10 000 = 1 450 000 €
2. Avec couverture :
○ Il achète sur le marché réel à 145 € → coût = 1 450 000 €
○ Il a un contrat à 158 €, donc il perd 13 € par tonne (145 - 158)
○ Perte = 13 € × 10 000 = 130 000 €
Coût net :
1 450 000 € (achat) + 130 000 € (perte) = 1 580 000 €, soit 158 €/tonne
Résultat : Il paie plus cher, mais c’est le prix garanti par le contrat à terme. Il s’est
protégé contre l’incertitude.
Conclusion
Grâce au contrat à terme :
● Il évite les mauvaises surprises
● Il paie toujours 158 €/tonne, peu importe les fluctuations
● C’est une stratégie de gestion des risques
Onglet 1
Chapitre 2 : Gestion des risques : Le mécanisme de gestion des risques
1. Call et Put : c’est quoi ?
● Option Call = acheter plus tard à un prix fixé à l’avance
● Option Put = vendre plus tard à un prix fixé à l’avance
2. Quand utiliser ?
● Tu achètes une option Call quand tu penses que le prix va monter
→ Comme ça, tu pourras acheter pas cher même si le prix a augmenté.
● Tu achètes une option Put quand tu penses que le prix va baisser
→ Comme ça, tu pourras vendre plus cher même si le prix a chuté.
🔼 Hausse = Call
👉 Tu achètes un call si tu penses que le prix va monter.
🔽 Baisse = Put
👉 Tu achètes un put si tu penses que le prix va baisser.
Dans l’énoncé, on lit : “Il décide d’acheter des actions Merck […], mais a bien conscience
que si un autre laboratoire trouve un vaccin avant, le cours de l’action Merck pourrait bien
s’effondrer.”
Donc :
● Il achète déjà les actions (il est exposé à une baisse)
● Il veut se protéger contre une éventuelle chute du prix
2. Quel est le risque ?
Le risque est que le prix baisse.
Donc il veut pouvoir vendre à un bon prix, même si le marché s’effondre.
3. Quelle option protège contre une baisse ?
Une option Put te permet de vendre à un prix fixé (même si le marché est plus bas).
C’est exactement ce dont il a besoin ici.
Conclusion :
Il opte pour une option Put, parce qu’il a peur que le prix des actions baisse après les avoir
achetées, et il veut limiter sa perte.
● Tu veux gagner si ça monte → Call
● Tu veux te protéger si ça baisse → Put
Application 2 : CALL
Contexte général :
Le trésorier d’une entreprise a de l’argent en trop et veut l’investir dans des actions Merck
jusqu’en décembre. Il pense que l’action va monter (à cause d’un vaccin contre le Covid19),
mais il a aussi peur que le cours baisse si un concurrent trouve un vaccin avant.
Pour se protéger contre la baisse, il décide d’acheter des options de vente (put).
1. Quel type d’option va-t-il choisir ? (Call ou Put)
Il choisit une option de vente (put).
Pourquoi ? Parce qu’il possède déjà les actions, donc il veut pouvoir les vendre à un bon
prix (50$) même si leur valeur chute. C’est une assurance contre la baisse du prix.
a) Si le cours tombe à 35$ en décembre :
● Il subit une perte sur ses actions : 35 - 50 = -15$
● Il utilise son option de vente : il vend à 50$ une action qui vaut 35$ → il gagne 15$
● Mais il a payé une prime de 2$ pour acheter l’option
Résultat final :
35 (valeur des actions) + 15 - 2 (prime) = 48 $
Donc, il limite sa perte à 2$ seulement grâce à l’option.
b) Si le cours monte à 80$ en décembre :
● Il gagne 30$ sur l’action (80 - 50)
● Il n’utilise pas l’option (inutile de vendre à 50$ si ça vaut 80$)
● Il perd juste la prime de 2$
Résultat final :
80 (valeur de l’action) + 0 (pas d’option exercée) - 2 (prime) = 78$
Il gagne, mais un peu moins à cause de l’assurance (prime de 2$).
3. Si le prix d’exercice était de 52$ au lieu de 50$, la prime aurait-elle été plus élevée
ou moins élevée ?
Plus élevée.
Pourquoi ? Parce que l’option serait plus avantageuse : vendre à 52$ plutôt qu’à 50$, c’est
plus de protection → donc elle coûte plus cher.
4. Paramètres qui influencent la valeur de la prime :
Voici les principaux facteurs :
● Le prix d’exercice (strike) : plus il est favorable, plus la prime est élevée.
● Le prix actuel de l’action : plus l’option est proche du gain, plus elle coûte cher.
● La volatilité de l’action : plus le prix varie, plus l’option est chère (plus de risque).
● La durée restante avant l’échéance : plus il y a de temps, plus l’option a de valeur.
● Le taux d’intérêt (pour les options longues).
● Les dividendes attendus (si l’action en verse).
Onglet 2
Chapitre 2 : Gestion des risques : Les Swaps de taux d’intérêt
Définition rapide :
Le risque de fair value, c’est le **risque que la valeur de marché d’un actif ou d’un passif
financier change à cause de l’évolution des taux d’intérêt.
Ce risque concerne donc la valorisation comptable ou de marché de ce que tu détiens, et
non les flux de trésorerie perçus.
Différence avec le risque de cash-flow :
● Cash-flow risk : tu reçois moins (ou plus) d’argent chaque mois à cause des taux
variables.
● Fair value risk : la valeur de ton placement (ou de ton emprunt) change à cause de la
variation des taux, même si tu ne le vends pas.
Donc, en résumé :
● Le risque de fair value concerne les actifs/passifs à taux fixe.
● Il se manifeste par une perte ou un gain potentiel en cas de vente ou de
revalorisation comptable.
● Ce risque est moins gênant si l’entreprise garde l’actif jusqu’à échéance (car elle ne
subit pas vraiment la perte), sauf si elle applique la fair value en comptabilité.
1. Que dit exactement l’énoncé ?
« Elle place ces liquidités sur un OPCVM dont le rendement est indexé sur le taux
Euribor 1 mois. »
Et :
« Ce placement lui permet donc de percevoir mensuellement des produits financiers
dont le montant dépend de l’évolution du taux Euribor 1M. »
2. Qu’est-ce que ça signifie ?
L’entreprise :
● reçoit des intérêts chaque mois, mais
● ces intérêts ne sont pas fixes, ils varient selon le taux Euribor 1M.
Donc :
● Les flux de trésorerie (cash-flow) entrants sont incertains et dépendent du marché.
3. Donc quel est le risque ici ?
Si l’Euribor baisse, les intérêts reçus chaque mois diminuent → donc les cash-flows
baissent.
C’est exactement ce qu’on appelle un risque de cash-flow :
le risque que les flux futurs de trésorerie varient en raison d’une exposition à un taux
variable.
4. Pourquoi ce n’est pas un risque de fair value ?
Parce que :
● L’entreprise ne parle jamais de vendre l’OPCVM.
● Elle ne cherche pas à évaluer sa valeur de marché, elle s’intéresse uniquement à
combien elle va recevoir chaque mois.
Donc, le risque ne porte pas sur la valeur de l’actif, mais bien sur les revenus mensuels qu’il
génère.
Conclusion :
On sait que c’est un risque de cash-flow car :
● L’entreprise est exposée à un taux variable,
● Et elle s’inquiète de recevoir moins d’argent chaque mois si les taux baissent,
● Pas de la valeur de l’actif, mais bien du montant des intérêts perçus.
Application 2:
Contexte simplifié
● L’entreprise a 3 millions d’euros.
● Elle les place dans un produit financier à taux variable : Euribor 1M - 0,08 %.
● Elle reçoit donc des intérêts chaque mois, mais le montant change selon
l’Euribor.
● Le directeur financier veut se protéger contre la baisse de l’Euribor → il utilise
un SWAP de taux.
Objectif du SWAP
Actuellement L’entreprise reçoit : Euribor – 0,08 %.
Avec le SWAP choisi :
● Elle paie un taux variable (Euribor).
● Elle reçoit un taux fixe (2,3 %).
Résultat espéré :
● Le Euribor reçu (via le placement) est annulé par le Euribor payé (via le swap).
● Il ne reste que : Taux fixe – 0,08 %, donc un revenu net fixe.
Exemple a. : si Euribor = 1,7 %
1. Revenus du placement
Placement : Euribor – 0,08 %
Donc : 1,7 % – 0,08 % = 1,62 % annuel
Montant reçu sur un mois :
3 000 000 × 1,62 % × (1/12) ) = 4050 €
2. SWAP
Payeur taux variable (1,7 %) → 3 000 000 × 1,7 % × (1/12) = 4250 €
Receveur taux fixe (2,3 %) → 3 000 000 × 2,3 % × (1/12) = 5750 €
3. Résultat Net
= Revenus du placement – Paiement du swap + Réception du swap
= 4050 – 4250 + 5750 = 5550 €
4. Taux net réel
On touche 5550 € pour 3 millions placés sur 1 mois :
Taux mensuel = 5550 / (3 000 000 / 12) = 2,22 %
Donc taux annuel net = 2,22 %, ce qui est : 2,3 % (taux fixe reçu) – 0,08 % (marge de
l’OPCVM)
Exemple b. : si Euribor = 2,9 %
1. Revenus du placement
Placement : 2,9 % – 0,08 % = 2,82 %
3 000 000 × 2,82 % × (1/12) = 7050 €
2. SWAP
- Payer Euribor ( 2,9 % ) : 3 000 000 × 2,9 % × (1/12) = 7250 €
- Recevoir taux fixe (2,3 %) : 3 000 000 × 2,3 % × (1/12) = 5750 €
3. Résultat Net : 7050 – 7250 + 5750 = 5550 €
4. Taux net réel : 5550 / (3 000 000 / 12) = 2,22 %
Conclusion
● Peu importe si les taux montent ou baissent, l’entreprise reçoit toujours 5550 € /
mois, ce qui correspond à un taux fixe net de 2,22 %.
● Pourquoi ? Parce que le SWAP annule les variations du taux Euribor :
→ ce que l’entreprise reçoit (Euribor) est annulé par ce qu’elle paie dans le swap.
→ Il reste juste le taux fixe - 0,08 %, donc un revenu prévisible et stable.
Onglet 3
Chapitre 2 : Gestion des risques : Les FRA
Contexte simplifié
Tu es une entreprise, on est en janvier, et tu sais que tu vas recevoir 10 millions d’euros en
mai.
Tu veux placer cet argent pendant 6 mois, de mai à novembre, pour gagner des intérêts.
Mais tu as un souci : et si les taux d’intérêt baissent d’ici mai ? Tu gagnerais moins d’intérêts
que prévu. Tu veux te protéger de ça.
Que fais-tu ? Tu signes un contrat appelé FRA.
Un FRA (Forward Rate Agreement), c’est un contrat avec ta banque où vous fixez un taux
d’avance (ici 3,5 %).
Donc tu dis à la banque :
« Peu importe ce qui se passe en mai, je veux gagner comme si le taux
était 3,5 %. »
Tu fais donc un FRA 4x10 :
● 4 mois après janvier = mai (début du placement)
● 10 mois après janvier = novembre (fin du placement)
Ce contrat couvre la période de ton placement.
Maintenant, on regarde ce qui se passe selon les taux
réels.
Cas 1 : le taux réel en mai est plus bas (2,6 %)
Mince ! Tu aurais gagné moins d’intérêt sur ton placement.
Mais grâce au FRA, la banque te rembourse la différence.
Calcul du remboursement du FRA :
On fait :
(3,5% - 2,6%) × 10M€ × ( 180 /360 ) = 45 000 €
Mais ce 45 000 € est versé en mai, et tu veux tout mesurer en novembre (puisque les
intérêts du placement arrivent à ce moment-là). Donc tu capitalises ce montant jusqu’en
novembre, comme si tu le plaçais.
C’est pour ça on divise par 1 + 2,6% × ( 180 / 360} pour ramener le montant à sa valeur en
mai : 44 422,51 €
Donc :
● Tu gagnes 130 000 € ( 2.6 * 10M * 180/360 ) d’intérêts sur ton placement (avec le
vrai taux de 2,6 %)
● Tu reçois 44 422,51 € du FRA en mai, qui vaut 45 000 € en novembre
Total en novembre = 130 000 + 45 000 = 175 000 €
Cas 2 : le taux réel est plus haut (3,9 %)
Bonne nouvelle ! Tu aurais gagné plus d’intérêts.
Mais comme tu as signé un FRA à 3,5 %, c’est toi qui dois payer la différence à la banque.
Calcul de ce que tu dois payer :
(3,5\% - 3,9\%) × 10M€ × ( 180 / 360 ) = -20 000 €
Et comme avant, on calcule la valeur en mai, donc : -19 617,46 €
Tu le capitalises jusqu’en novembre → ça vaut -20 000 €.
Donc :
● Tu gagnes 195 000 € d’intérêts (grâce au vrai taux de 3,9 %)
● Tu payes 19 617,46 € en mai (ce qui vaut -20 000 € en novembre)
Total en novembre = 195 000 - 20 000 = 175 000 €
Conclusion finale
Peu importe si le taux monte ou descend, ton gain final est toujours le même : 175 000 €.
Et si on fait :
175 000 / 10M€ × ( 180 / 360 ) = 3,5 %
Donc, grâce au FRA, tu as garanti ton taux de rendement à 3,5 %, quoi qu’il arrive.
Pourquoi faire tous ces calculs ?
Parce que :
● L’argent du FRA est versé en mai, mais les intérêts de ton placement sont versés en
novembre.
● Il faut donc ramener tout au même moment pour comparer correctement.
● D’où l’idée de capitaliser ou actualiser les montants pour les mettre tous “en
novembre”.
Onglet 4
Chapitre 2 : Gestion des risques : Les caps et les floors : CAP
C’EST QUOI UN CAP ?
C’est une assurance contre la hausse des taux : si le taux Euribor dépasse un certain seuil
(ici 4%), le CAP “couvre” la différence, donc l’entreprise est remboursée de l’excès.
Mais attention : ce n’est pas gratuit. L’entreprise paie une prime mensuelle, comme une
assurance.
CONTEXTE DE L’EXERCICE
L’entreprise a :
● Un emprunt de 8 M€, remboursé in fine (c’est-à-dire en une seule fois à la fin).
● Chaque mois, elle paie des intérêts au taux variable : Euribor 1M + 0,25 %.
● Elle craint une hausse des taux Euribor, donc elle achète un CAP pour se protéger.
DÉTAIL DES QUESTIONS ET CORRIGÉ
a) Montant de la prime mensuelle du CAP
Formule : Valeur nominale × % × 1/12
Données :
● Valeur nominale = 8 M€
● Taux de prime = 0,20 %
= 8,000 000 × 0,20% × 1/12 = 1 333 33
Interprétation : Chaque mois, l’entreprise paie 1 333,33 € pour être protégée contre une
hausse des taux.
b) Taux maximum net des charges financières
L’entreprise est protégée au-delà de 4% grâce au CAP.
Elle paie :
● le taux CAP maximum de 4 %
● + 0,25% du contrat d’emprunt
● + 0,20% de prime du CAP
Donc : 4 % + 0,25% + 0,20% = 4,45%
d) Si l’Euribor atteint 4,1 %
1. Intérêts :
8M€ × (4,1% + 0,25%) × 1 / 12 = -29\,000 €
2. CAP activé (car 4,1% > 4%) :
8M€ × (4,1% - 4%) × 1 / 12 = +666,67 €
3. Prime : -1 333,33 €
4. Total net :
-29,000 + 666,67 - 1 333,33 = -29,666,66 € -> Taux net = 4,45\%
e) Si l’Euribor atteint 2,8 %
1. Intérêts :
8M€ × (2,8% + 0,25%) {1}{12} = - 20,333,33 €
2. CAP non activé (car taux < 4%) : remboursement = 0 €
3. Prime : -1 333,33 €
4. Charges nettes :
-20, 333,33 - 1,333,33 = -21 666,66 € -> Taux net = 3,25 %
Avantage ici : l’entreprise bénéficie de la baisse des taux.
f) Conclusion
En résumé :
● Si Euribor > 4% : le CAP s’active et le coût total est plafonné à 4,45%
● Si Euribor < 4% : le CAP ne s’active pas, l’entreprise bénéficie de la baisse, mais elle
paie quand même la prime de 0,20%
elaboration
CONTEXTE SIMPLIFIÉ
L’entreprise a un emprunt à taux variable :
● Elle paie chaque mois Euribor 1M + 0,25% sur 8 M€.
● Elle a peur que le taux monte trop haut → ça ferait trop d’intérêts à payer.
Solution : acheter un “CAP”
● Un CAP, c’est comme une assurance : si le taux dépasse 4%, le CAP rembourse la
différence.
● En échange, l’entreprise paie une prime tous les mois (0,20% par an).
a) Combien l’entreprise paie chaque mois pour cette
“assurance” (prime CAP) ?
Formule :
Prime mensuelle = 8M€ × 20% × 1/12
Calcul :
8 000 000 × 20% × 1/12 = 1 333,33 €
Interprétation :
Chaque mois, l’entreprise paie 1 333,33 € juste pour avoir une protection contre la hausse
des taux.
b) Quel est le taux maximum que l’entreprise paiera au
total ?
Elle paie :
● Le taux maximum protégé par le CAP = 4%
○ le 0,25 % de l’emprunt
○ la prime du CAP (0,20 %)
Total :
4% + 25% + 20% = 4,45%
Donc elle ne paiera jamais plus que 4,45% au total, peu importe combien l’Euribor monte.
c) Si Euribor atteint 5,6 % ce mois-là ?
1. Intérêts à payer (emprunt) :
8M€ × (5,6% + 0,25%) × 1/12 = -39, 000 €
2. CAP activé (car 5,6% > 4%) → remboursement :
8M€ × (5,6% - 4%) × 1/12= +10 666,67 €
3. Prime CAP payée :
-1 333 33 €
Total net :
-39 000 + 10 666 67 - 1 333 33 = -29 666 66 €
Interprétation :
Même avec un Euribor très élevé, grâce au CAP, l’entreprise limite les dégâts. Elle ne paie
que 4,45 % au total.
d) Si Euribor atteint 4,1 % ?
1. Intérêts à payer :
8M€ \times (4,1% + 0,25%) × 1/12= -29,000 €
2. CAP activé (car 4,1% > 4%) → remboursement :
8M€ × (4,1% - 4%) × 1/12 = +666,67 €
3. Prime CAP :
-1 333 33 €
Total net :
-29 000 + 666,67 - 1 333 33 = -29,666,66 €
Interprétation :
Même si le taux dépasse juste un peu les 4%, le CAP est quand même activé et la
protection fonctionne. Le total payé reste 4,45%.
e) Si Euribor descend à 2,8 % ?
1. Intérêts à payer :
8M€ × (2,8% + 0,25%) × 1/12} = -20,333,33 €
2. CAP non activé (car 2,8% < 4%)
→ aucun remboursement
3. Prime CAP :
-1\,333{,}33 €
Total net :
-20 333,33 - 1,333,33 = -21 666,66 €
Interprétation :
Quand les taux sont bas, le CAP ne sert à rien, mais l’entreprise en profite quand même en
payant moins d’intérêts.
Coût total = 2,8 % + 0,25 % + 0,20 % = 3,25 %
f) Conclusion très simple :
● Si Euribor > 4 % : le CAP protège → l’entreprise ne paiera jamais plus que 4,45 %.
● Si Euribor < 4 % : le CAP est inutile, mais l’entreprise paie quand même la prime →
elle profite de la baisse des taux, mais un peu moins.
Onglet 5
Contexte
Une coopérative marocaine vend 500 000 € de fraises à une entreprise allemande. Le paiement est
prévu dans 6 mois (début avril).
Problème : cette coopérative est marocaine, donc elle a besoin de convertir ces euros en dirhams
marocains (MAD). Mais le taux de change peut varier d’ici là, ce qui crée un risque de change.
a)
Quel risque de change craint cette entreprise ?
Analyse :
● Aujourd’hui, 1 € = 10,84 MAD
● Donc 500 000 € = 5 420 000 MAD si on convertit maintenant.
Mais le paiement est prévu dans 6 mois. Si l’euro baisse d’ici là (par rapport au dirham), la
coopérative recevra moins de dirhams au moment de la conversion.
● Elle craint une dépréciation de l’euro par rapport au dirham.
● Autrement dit, un baisse du taux EUR/MAD.
● Pour se protéger, elle peut fixer dès maintenant un taux de change futur, c’est ce qu’on
appelle une couverture à terme (forward).
b) Si l’entreprise souhaite se couvrir, quel taux à terme peut-elle se garantir ?
Formule du taux de change à terme :
remarque :
Pourquoi le taux EUR est en bas ici ?
Parce que dans cet exercice, on cherche à calculer un taux de change EUR/MAD à terme, du point
de vue d’un exportateur marocain.
Donc le MAD est la devise locale (domestique)
et l’euro est la devise étrangère (car l’entreprise va recevoir des euros qu’elle veut convertir en
dirhams).
Pourquoi cette logique ?
L’entreprise marocaine va recevoir 500 000 € dans 6 mois.
Elle veut savoir combien de dirhams elle pourra garantir (se couvrir) si elle fixe un taux de change à
terme aujourd’hui.
Interprétation de la formule :
On veut comparer deux choses :
1. Placer aujourd’hui des MAD à 1,5 % pendant 6 mois
2. Placer aujourd’hui des € à -0,4 % pendant 6 mois
Et ajuster le taux de change pour que les rendements soient équivalents => pas d’arbitrage.
● CT : taux de change à terme EUR/MAD
● C : taux de change au comptant actuel = 10,84
● iₐ : taux d’intérêt au Maroc (devise de cotation) = 1,5%
● iᵣ : taux d’intérêt en zone euro = -0,4%
● D : durée en années = 6 mois = 0,5
Calcul :
Interprétation :
L’entreprise peut se garantir un taux à terme de 10,9431 MAD/€ pour le paiement dans 6 mois.
Elle est protégée contre une baisse de l’euro : elle sait qu’elle touchera 500 000 € × 10,9431 = 5 471
550 MAD.
c) Et si en avril le taux de change réel est 10,21 ?
Calcul du chiffre d’affaires sans couverture :
500 000 × 10,21 = 5 105 000 MAD
Donc l’entreprise recevrait 5 105 000 MAD au lieu de 5 420 000 MAD ou 5 471 550 MAD.
● Sans couverture, elle perd de l’argent à cause de la baisse de l’euro.
● Avec la couverture à terme (10,9431), elle évite cette perte.
Conclusion générale :
Cet exercice montre comment une entreprise exportatrice peut se protéger contre les fluctuations du
taux de change en utilisant des contrats à terme.
Sans couverture, elle subit le risque de change. Avec couverture, elle sécurise un taux et sait à
l’avance combien elle recevra en monnaie locale.
App 1
CONTEXTE :
Une entreprise européenne possède une filiale aux USA, dont le bilan est exprimé en dollars
(USD).
On veut consolider ce bilan en euros (EUR).
La question est :
Quel est l’impact de la dévaluation de l’euro (passage du taux EUR/USD de 1,15 à
1,05) sur les capitaux propres en euros ?
Méthode utilisée : méthode des valeurs courantes / historiques
Elle impose la règle suivante :
● Les éléments monétaires (stocks, créances, dettes, cash, placements à court terme)
sont convertis au taux de clôture (actuel).
● Les éléments non monétaires (immobilisations, capitaux propres) sont convertis au
taux historique (ancien taux, souvent le taux d’acquisition).
ÉTAPE 1 : BILAN EN DOLLARS (USD)
ÉTAPE 2 : Conversion au taux EUR/USD = 1,15
1 EUR = 1,15 USD
Donc 1 USD = 1 / 1,15 = 0,8696 EUR
On convertit :
Éléments monétaires (au taux de clôture 1,15)
● Stocks = 320 / 1,15 = 278,26
● Créances = 410 / 1,15 = 356,52
● Valeurs mobilières = 230 / 1,15 = 200
● Trésorerie = 40 / 1,15 = 34,78
● Dettes financières = 850 / 1,15 = 739,13
● Dettes fournisseurs = 580 / 1,15 = 504,35
Éléments non monétaires (au taux historique) :
● Immobilisations : données déjà en euros = 1043,48
● Capitaux propres : 770 / 1,15 = 669,57
On reconstruit le bilan en EUR :
Actif (EUR) Passif (EUR)
Immobilisations : 1043,48 Capitaux propres : 669,57
Stocks : 278,26 Dettes financières : 739,13
Créances : 356,52 Dettes fournisseurs : 504,35
Valeurs mobilières : 200
Trésorerie : 34,78
Total : 1913,04 Total : 1913,04
Tout est équilibré.
ÉTAPE 3 : Conversion au taux EUR/USD = 1,05 (euro dévalué)
1 EUR = 1,05 USD
Donc 1 USD = 1 / 1,05 = 0,9524 EUR
Même principe :
Éléments monétaires (nouveau taux 1,05)
● Stocks = 320 / 1,05 = 304,76
● Créances = 410 / 1,05 = 390,48
● Valeurs mobilières = 230 / 1,05 = 219,05
● Trésorerie = 40 / 1,05 = 38,10
● Dettes financières = 850 / 1,05 = 809,52
● Dettes fournisseurs = 580 / 1,05 = 552,38
Éléments non monétaires (inchangés) :
● Immobilisations : toujours 1043,48
● Capitaux propres : restent à 770 / 1,15 = 669,57 (taux historique inchangé)
On reconstruit le bilan en EUR (à 1,05)
Actif (EUR) Passif (EUR)
Immobilisations : 1043,48 Capitaux propres : ?
Stocks : 304,76 Dettes financières : 809,52
Créances : 390,48 Dettes fournisseurs : 552,38
Valeurs mobilières : 219,05
Trésorerie : 38,10
Total Actif = 2095,87 Total Dettes = 1361,90
On cherche la nouvelle valeur des capitaux propres :
Capitaux propres = 2095,87 - 1361,90 = 733,97 EUR
(arrondi dans le corrigé à 733,24 EUR)
ÉTAPE 4 : Analyse de l’écart
Avant (taux 1,15) :
Capitaux propres = 669,57 EUR
Après (taux 1,05) :
Capitaux propres = 733,24 EUR
Différence = 733,24 - 669,57 = 63,67 EUR
Variation = +9,52%
LOGIQUE DU RÉSULTAT
● L’euro a baissé → le dollar vaut plus d’euros
● Tous les actifs en dollars (stocks, créances, cash) valent plus en euros
● Les dettes aussi augmentent en euros, mais l’augmentation des actifs est plus
grande
● Résultat : les capitaux propres en euros (différence actif - dettes) augmentent aussi
Conclusion
Ce corrigé montre que :
Une dévaluation de l’euro augmente mécaniquement la valeur des capitaux propres en
euros, car les actifs libellés en dollars prennent de la valeur en euros, alors que les
capitaux propres restent figés au taux historique.
remarque:
1. Pourquoi ne pas reconvertir directement les capitaux propres ?
Parce que selon la méthode des valeurs courantes/historiques, les capitaux propres doivent
rester au taux historique.
C’est une règle comptable. Pourquoi ?
● Les capitaux propres représentent les apports initiaux + les bénéfices non distribués.
● L’entreprise mère a investi à un moment donné, au taux de change de ce moment-là
(le taux historique).
● Donc on ne doit pas modifier la valeur en euros de cet investissement à chaque fois
que le taux change. Sinon, ce serait comme dire que l’actionnaire a “gagné” ou
“perdu” de l’argent juste à cause du change, ce qui n’est pas comptablement correct.
2. Alors pourquoi on fait Actif – Dettes pour trouver les capitaux propres ?
Parce qu’en pratique, dans le bilan consolidé, tu :
● Convertis tous les postes monétaires au nouveau taux (stocks, créances, dettes,
cash).
● Laisse les immobilisations et les capitaux propres au taux historique.
Mais dans le bilan final, tout doit être équilibré :
Actif = Capitaux propres + Dettes
Sauf que si les actifs et les dettes sont reconvertis au nouveau taux, alors l’équilibre du bilan
est rompu.
Donc on reconstitue les nouveaux capitaux propres par différence :
Capitaux propres = Actif (en euros) – Dettes (en euros)
Et cette variation entre les “vrais” capitaux propres historiques (669,57 EUR) et la nouvelle
valeur trouvée (733,24 EUR) est appelée :
Écart de conversion (translation adjustment)
C’est un effet comptable du taux de change, pas un vrai gain ou perte économique. Il
est souvent présenté dans les capitaux propres sous une ligne spéciale.
App 3
Situation de départ
● Entreprise européenne : ses comptes sont en euros.
● Elle emprunte en dollars (USD) pour financer une filiale aux États-Unis.
● Cet emprunt est sur 7 ans à taux fixe de 4 %.
● Elle doit donc rembourser des intérêts fixes en dollars chaque année.
Problème : le risque de change
Comme l’entreprise réalise ses comptes en euros, mais paie ses intérêts en dollars, elle est
exposée à un risque de change :
● Si le dollar s’apprécie par rapport à l’euro, cela coûtera plus cher en euros pour
rembourser les intérêts en dollars.
● Donc, hausse du dollar = hausse des charges financières en euros.
Objectif : se couvrir contre ce risque
L’entreprise veut stabiliser ses charges financières en euros, indépendamment des
fluctuations du dollar.
a) Quel type de swap de change choisir ?
Elle choisit un swap de change à taux fixe contre taux fixe :
● Payer des intérêts fixes en euros
● Recevoir des intérêts fixes en dollars
Cela s’appelle un swap “payer fixe euro / recevoir fixe dollar”.
b) Mécanisme de couverture expliqué
1. Sans couverture :
○ L’entreprise paie des intérêts fixes en dollars chaque année.
○ Si le dollar monte, elle paie plus en euros (risque de change).
2. Avec le swap de change :
○ Elle conclut un contrat avec une contrepartie (ex. une banque).
○ Dans ce contrat :
■ Elle paie des intérêts fixes en euros à la contrepartie
■ Elle reçoit des intérêts fixes en dollars de la contrepartie
3. Résultat net pour l’entreprise :
○ Elle utilise les intérêts en dollars reçus du swap pour payer l’emprunt en
dollars
○ Elle n’a donc plus besoin de convertir des euros en dollars
○ Elle paie simplement des intérêts fixes en euros à la contrepartie du swap
Conclusion
Grâce au swap :
● L’entreprise élimine le risque de change
● Ses charges financières sont connues et fixes en euros
● Elle a transformé une dette en dollars en une dette équivalente en euros
Exam swap
Contexte simplifié :
L’entreprise a un emprunt à taux variable :
● Montant : 5 millions d’euros
● Taux : Euribor 3M + 0,20 %
● Intérêts versés chaque trimestre
● Durée : 4 ans
**Elle veut se couvrir contre une hausse des taux
=> elle fait un swap :
● Type : Payeur taux fixe 4 % / Receveur taux variable (Euribor 3M)
● Nominal du swap : 2,5 millions d’euros
● Durée : 4 ans, paiements trimestriels
a) Si l’Euribor = 4,8 % : que paie l’entreprise au total (emprunt + swap) ?
Étape 1 : Intérêts sur l’emprunt
● Taux d’intérêt : 4,8 % + 0,20 % = 5 %
● Trimestre : (5 % / 4) × 5 M€ = 62 500 €
Étape 2 : Swap (nominal = 2,5 M€)
● Paye fixe : 4 % → (4 % / 4) × 2,5 M€ = 25 000 €
● Reçoit variable : 4,8 % → (4,8 % / 4) × 2,5 M€ = 30 000 €
Étape 3 : Charges nettes
● Emprunt : 62 500 €
● Swap net : 25 000 – 30 000 = –5 000 € (gain)
● Total net : 62 500 – 5 000 = 57 500 €
Taux net : 57 500 / 5 000 000 * 4 = 4,6\%
b) Si l’Euribor = 3 % :
Étape 1 : Emprunt
● Taux = 3 % + 0,2 % = 3,2 %
● Intérêts : (3,2 % / 4) × 5 M€ = 40 000 €
Étape 2 : Swap
● Paye fixe : (4 % / 4) × 2,5 M€ = 25 000 €
● Reçoit variable : (3 % / 4) × 2,5 M€ = 18 750 €
● Swap net = 25 000 – 18 750 = +6 250 €
Étape 3 : Charges nettes
● Emprunt : 40 000 €
● Swap net : +6 250 €
● Total net = 46 250 €
Taux net : 46 250 / 5 000 000 * 4 = 3,7%
c) Interprétation :
● Sans swap : taux serait variable, donc incertitude sur les charges.
● Grâce au swap, même si l’emprunt est de 5 M€, l’entreprise n’a couvert que la moitié
(2,5 M€), donc :
○ Si taux monte, elle gagne avec le swap → les coûts totaux baissent.
○ Si taux baisse, elle perd avec le swap → les coûts totaux montent.
● Conclusion : le swap stabilise partiellement les coûts, sur 2,5 M€ seulement.
remarque: 2,5 millions d’euros, c’est en réalité :
2,5 * 1 000,000 = 2 500 000
pour un placement, ou l'entreprise reçoive elle opte pour payeur taux variable receveur taux
fixe
mais pour un emprunt, ou c'est elle qui paye elle préfère payer stablement donc elle opte
pour un swap payeur taux fixe et receveur taux variable
1. Si le swap couvre 100 % du montant de l’emprunt (ici 5 M€) :
Alors oui, le coût net sera toujours le même peu importe l’évolution des taux.
Pourquoi ?
● Tu paies un taux fixe dans le swap,
● Tu reçois le taux variable via le swap,
● Et tu paies aussi ce même taux variable sur ton emprunt,
● Donc les deux taux variables s’annulent (tu reçois ce que tu paies),
● Il ne reste que le taux fixe du swap + la marge de l’emprunt.
Résultat net fixe.
2. Dans l’exercice, le swap couvre seulement 2,5 M€ (la moitié de l’emprunt) :
Alors le coût net ne sera pas totalement fixe.
Pourquoi ?
● L’autre moitié du prêt (2,5 M€) reste à taux variable non couvert,
● Donc l’entreprise reste partiellement exposée aux variations des taux.
C’est ce qu’on a vu dans les calculs :
Le coût net change selon que l’Euribor est à 4,8 % ou à 3 %.
Conclusion :
● Swap sur 100 % du prêt → coût net fixe.
● Swap partiel → coût net semi-variable (moins risqué, mais pas totalement fixe).
Exam FRA
1) Montant du versement du FRA
(de l’entreprise vers la banque, car elle a couvert un taux plus élevé que
le taux réel) :
Formule :
Données :
● Taux FRA = 6% = 0,06
● Taux réel = 5,2% = 0,052
● Nominal FRA = 45 000 000 €
● J = 150 jours (5 mois de 30 jours)
Calcul :
Donc l’entreprise verse 146 847,50 € à la banque.
2) Coût effectif du financement
(en euros et en % ) :
● Elle emprunte 90 M€ au taux réel de 5,2% sur 5 mois :
90 000 000 x 0,052 x 5/12 = 1 950 000 €
● Pas de compensation reçue, mais versement FRA de 146 847,50 € en plus.
Coût total = 1 950 000 + 146 847,50 = 2 096 847,50 €
En pourcentage sur 90 M€ :
2 096 847,50 / 90 000 000} = 2,33%
Taux annuel équivalent :
2,33 x 12 / 5 = 5,59\%
Résumé corrigé :
● L’entreprise a verrouillé un taux à 6%, mais le taux réel est plus avantageux (5,2%)
● Elle verse la différence via le FRA : 146 847,50 €
● Coût effectif total = 2,096 M€ soit 2,33 % sur 5 mois, ou 5,59 % annualisé
Exam CAP
Données de l’énoncé
● Montant du crédit = 800 000 €
● Indexé sur : Euribor 1M
● Durée = 1 an (avec échéances mensuelles)
● L’entreprise veut se protéger contre une hausse des taux → elle prend un CAP à 3,9
%
● Le CAP porte sur 600 000 € seulement (pas sur les 800 000 €)
● La prime CAP = 0,24 % par an → payée mensuellement.
Objectif du CAP :
Limiter le taux max à 3,9 % sur les 600 000 € protégés.
Sur les 200 000 € restants, il n’y a pas de CAP, donc l’entreprise paie le taux plein.
a) Si Euribor = 5,7 %, quel est le coût net mensuel ?
Étape 1 : Calcul des
intérêts bruts sans CAP
● Sur 800 000 € au total :
800,000 * 5,7% \ 12 = 3 800 €
Étape 2 : Calcul du
remboursement CAP
CAP couvre 600 000 € jusqu’à 3,9 %. Comme le taux est à 5,7 %, la différence est :
5,7% - 3,9% = 1,8%
Donc :
600 000 x 1,8% / 12} = 900 €
→ L’entreprise reçoit 900 € du CAP (remboursement).
Étape 3 : Prime CAP à payer
600 000 x 0,24% / 12 = 120 €
Étape 4 : Coût net mensuel total
Coût net = 3 800 - 900 + 120 = 3,020 €
Étape 5 : Taux net effectif :
3 020 / 800 000 x 12 = 4,53% taux annuel
Conclusion pour a)
● Coût net = 3 020 €
● Taux annuel net = 4,53 %
b) Si Euribor = 2,4 %, quel est le coût net mensuel ?
Étape 1 : Intérêts bruts :
800 000 x 2,4% / 12 = 1 600 €
Étape 2 : Le CAP
n’est pas activé
(car 2,4 % < 3,9 %)
→ Aucun remboursement du CAP
Étape 3 : Prime CAP à payer
600 000 x 0,24% / 12 = 120 €
Étape 4 : Coût net total :
1 600 + 120 = 1 720 €
Étape 5 : Taux net :
1 720 / 800 000 x 12 = 2,58% annuel
Conclusion pour b)
● Coût net = 1 720 €
● Taux annuel net = 2,58 %
cap et floor
1. Emprunt à taux variable
C’est un prêt dont le taux d’intérêt change chaque mois, ici basé sur l’Euribor 1 mois (le taux
du marché interbancaire en euros à 1 mois).
● Exemple : si Euribor = 4 %, l’entreprise paie 4 % (ou plus si marge ajoutée).
● L’entreprise ne connaît pas à l’avance combien elle va payer chaque mois → risque
d’augmentation des taux.
2. CAP (taux plafond)
Un CAP est une assurance contre la hausse des taux d’intérêt.
● Il fixe un taux maximum (appelé taux CAP) à ne pas dépasser.
● Si le taux du marché dépasse ce plafond, l’entreprise reçoit une compensation.
● Si le taux est en dessous → le CAP n’est pas activé.
Avantage : l’entreprise est protégée si les taux explosent.
Inconvénient : elle doit payer une prime (coût de l’assurance).
3. FLOOR (taux plancher)
Un FLOOR est l’inverse du CAP : c’est un engagement à un taux minimum.
● Si les taux du marché sont très bas, l’entreprise doit compenser la différence au
vendeur du floor.
● Si le taux est au-dessus → le floor ne s’active pas.
But du vendeur du CAP (ex : banque) : il ajoute souvent un FLOOR pour compenser le
risque du CAP.
4. COLLAR (ou tunnel)
Un collar combine :
● Un CAP (plafond)
● Un FLOOR (plancher)
Cela crée un couloir de taux :
● En-dessous du floor → l’entreprise paie un supplément
● Au-dessus du cap → l’entreprise est compensée
● Entre les deux → aucun mécanisme n’est activé
Avantage du collar :
● Moins cher qu’un simple CAP, car le FLOOR réduit la prime à payer
5. Prime flat
C’est le coût du produit dérivé (ici le collar). Elle est :
● Fixe sur l’année (0,15 % dans l’exercice)
● Calculée sur la valeur couverte (ici 8 M€)
● Versée mensuellement : on la divise donc par 12 pour chaque mois
6. Valeur nominale du collar
C’est la part du prêt couverte par le produit financier (ici 8 M€ sur les 10 M€ de dette).
● Les calculs liés au CAP et au FLOOR ne s’appliquent que sur cette valeur-là.
7. Charges financières nettes
C’est le coût réel que l’entreprise paie chaque mois, après :
● avoir payé les intérêts sur son emprunt
● ajouté la prime du collar
● soustrait ou ajouté les effets du CAP ou du FLOOR
C’est ce coût net qui permet de calculer le taux effectif réellement payé.
8. Taux net de l’emprunt
C’est le taux d’intérêt annuel réel que paie l’entreprise après tous les ajustements liés au
collar.
On le calcule ainsi : charges nettes mensuelles / montant emprunté x 12
Données du problème
● Montant de l’emprunt total : 10 M€, taux variable (Euribor 1M), remboursé in fine
● L’entreprise veut se protéger contre les hausses de taux, tout en limitant la prime →
elle utilise un collar (ou tunnel)
Le collar combine :
● Un CAP à 4,5 % → l’entreprise est protégée si le taux dépasse 4,5 %
● Un FLOOR à 3,6 % → si le taux passe sous 3,6 %, l’entreprise doit payer la
différence
● Le collar porte sur 8 M€ (sur les 10 M€ empruntés)
● La prime flat = 0,15 % par an, payée mensuellement
Logique du collar (ou tunnel)
● Si Euribor > 4,5 % → CAP activé → entreprise reçoit une compensation
● Si Euribor < 3,6 % → FLOOR activé → entreprise doit payer un complément
● Si entre 3,6 % et 4,5 % → ni CAP ni FLOOR ne s’activent
● Prime du collar = constante (0,15 %)
Question a) Si Euribor = 4,7 %
Étape 1 : Calcul des intérêts à payer (sur les 10 M€)
10 000 000 x 4.7% / 12 = 3,916,67 €
Étape 2 : Activation du CAP sur 8 M€
Le taux dépasse 4,5 %, donc le CAP est activé. L’entreprise reçoit :
8 000 000 x ( 4.7% - 45\%) / 12 = 1333,33 €
Étape 3 : Prime mensuelle du collar (0,15 % par an sur 8 M€)
8 000 000 x 0,15% / 12 = 1000 €
Étape 4 : Calcul des charges nettes
3916,67 - 1 333,33 + 1 000 = 3 583,33 €
Étape 5 : Taux net annuel effectif :
3 583,33 / 10\,000\,000 x 12 = 4,30% annuel
Conclusion a)
● Coût net mensuel = 3 583,33 €
● Taux annuel effectif = 4,30 %
Question b) Si Euribor = 3,5 %
Étape 1 : Intérêts bruts à payer (sur 10 M€)
10 000 000 x 3,5% / 12 = 2 916 67 €
Étape 2 : Activation du FLOOR sur 8 M€
Taux < 3,6 %, donc l’entreprise doit payer la différence.
8 000 000 x ( 3,6% - 3,5% ) / 12 = 666,67 €
Étape 3 : Prime mensuelle = 1 000 € (toujours la même)
Étape 4 : Coût net :
2 916,67 + 666,67 + 1 000 = 4 583,34 €
Étape 5 : Taux effectif :
4 583,34 / 10 000 000 x 12 = 5,50 % annuel
Conclusion b)
● Coût net mensuel = 4 583,34 €
● Taux effectif annuel = 5,50 %
Question c)
Comment réduire la prime ?
Actuellement, le trésorier paie une prime de 0,15 % pour se protéger entre 3,6 % et 4,5 %.
Idée : réduire cette prime en modifiant les bornes :
Deux options :
1. Baisser le CAP (par exemple de 4,5 % → 4,3 %) :
○ Moins de protection → prime moins chère
○ L’entreprise sera exposée à plus de risque si les taux montent
2. Augmenter le FLOOR (par exemple de 3,6 % → 3,8 %) :
○ L’entreprise accepte de payer plus si les taux baissent beaucoup
○ En échange, elle paiera une prime moins élevée
Conclusion c)
Pour réduire la prime flat, le trésorier peut :
● Baisser le CAP : accepter moins de couverture
● Augmenter le FLOOR : accepter de moins bénéficier d’une baisse des taux
Cela réduit le coût du collar, mais augmente les risques.
Exam devise
Données :
● Taux spot (C) = 1,1174 USD/EUR
● Taux Euribor 6 mois (taux euro, i_f) = 0,6 %
● Taux LIBOR USD 6 mois (taux dollar, i_d) = 1,3 %
● Durée (D) = 6 mois = 0,5 an
Formule à utiliser :
Interprétation économique :
● Le taux de change à terme est supérieur au taux spot (1,1213 > 1,1174).
● Cela veut dire que dans 6 mois, il faudra plus de dollars pour acheter 1 euro.
● Pourquoi ? Parce que :
○ Le dollar a un taux d’intérêt plus élevé que l’euro (1,3 % contre 0,6 %),
○ Donc, les investisseurs demandent une prime de change pour détenir des
euros à la place de dollars,
○ Le marché ajuste donc le taux de change à terme pour compenser cette
différence de taux.
Autrement dit : le différentiel de taux d’intérêt est reflété dans le taux de change à terme,
selon le principe de parité des taux d’intérêt couverte.
plus simplement :
Imagine la situation suivante :
Tu veux recevoir ou payer des euros dans 6 mois, mais tu ne veux pas prendre le
risque que le taux euro/dollar change d’ici là. Donc tu veux verrouiller un taux
aujourd’hui : c’est ça le taux de change à terme.
Mais pourquoi ce taux à terme est différent du taux actuel (spot) ?
Parce que l’argent a un coût. Si tu places des euros ou des dollars pendant 6 mois, tu
ne gagnes pas la même chose :
● Le dollar rapporte 1,3 %
● L’euro ne rapporte que 0,6 %
Donc les investisseurs préfèrent garder des dollars (car ils rapportent plus), et
veulent une compensation s’ils doivent garder des euros.
Conséquence :
Pour compenser cette différence, le taux de change à terme augmente : tu dois plus
de dollars pour obtenir 1 euro dans 6 mois.
C’est comme si on disait :
“Tu veux acheter des euros dans 6 mois ? Ok, mais comme l’euro rapporte moins, tu
devras payer un peu plus cher (en dollars) pour les avoir.”
Donc en résumé :
● Le taux d’intérêt plus élevé du dollar fait monter le taux à terme (plus de $ pour
1 €).
● Le marché ajuste automatiquement le taux à terme pour annuler le profit facile
qu’on pourrait faire entre les deux devises.
● C’est ce qu’on appelle la parité des taux d’intérêt.
remarque :
1. Premier cas : EUR/MAD
● Taux spot : 1 EUR = 10,84 MAD
● Donc :
○ EUR est la devise étrangère
○ MAD est la devise domestique
● Taux d’intérêt en haut : taux MAD (1,5 %) → domestique
● Taux d’intérêt en bas : taux EUR (–0,4 %) → étranger
2. Deuxième cas : USD/EUR
● Taux spot : 1 EUR = 1,1174 USD
● Donc :
○ EUR est la devise étrangère
○ USD est la devise domestique
● Taux d’intérêt en haut : taux USD (1,3 %) → domestique
● Taux d’intérêt en bas : taux EUR (0,6 %) → étranger