Nullité variable en fonc+on de la condi+on qui n’a pas été respectée.
b) La portée de la nullité
Que la nullité soit rela+ve ou absolue, l’effet est le ê même car c’est l’anéan*ssent rétroac*f
de l’acte juridique.
Le contrat de mariage étant annulé, les époux sont donc placés de façon rétroac*ve (dès le
jour de leur mariage) sous le régime légal.
Mais, on considère que l’annula+on ne va pas forcément concernée l’ens du contenu du
mariage. L’annula*on de l’acte pourra parfois être totale et parfois simplement par*elle.
L’annula*on sera totale :
-Lorsque l’on est en présence d’une nullité absolue car l’acte n’a pas été dressé régulièrement
(si acte pas conclu devant un notaire).
- Pour non-respect de la date
- Lorsqu’il y a une nullité rela+ve pour incapacité d’un époux
Dans ces 3 hypothèses, le contrat dans son ensemble (toute disposi+ons) est nul.
Cela concerne aussi bien la détermina+on du RM que toutes les autres clauses du contrat de
mariage (dona+ons entre époux).
En revanche, selon les Pr Champenois et Flour), il semblerait que la nullité puisse parfois ê
par+elle (notamment dans le cas vices du consentement) à et ne pas affecter l’intégralité du
contrat. Le vice du consentement peut très bien avoir affecté seulement le choix du RM
(l’erreur, le dol) mais en revanche, aucun de vices du consentement sur une dona+on entre
époux (ou l’inverse). Il faut rechercher l’inten+on des par+es et voir si la clause qui était
viciée condi+onnait les autres disposi+ons du contrat.
B : Les condi*ons d'opposabilité
Le contrat de mariage, même s’il doit ê rédigé avant le mariage, il prend effet au jour de la
célébra+on du mariage. Il a donc voca+on à produire tout ses effets entre les époux à
compter de ce[e date. Toutefois, pour que le contrat soit opposable aux +ers, il faut que des
mesures de publicité soient mises en place.
Mesures générales et spéciales
1-Les règles générales de publicité du contrat de mariage
Les formalités de publicité du contrat de mariage sont prévues par la loi du 10 juillet
1950=loi ValeOe. Il s’agit d’u*liser la publicité du mariage (de la cérémonie du mariage)
pour réaliser la publicité du contrat de mariage.
A l’issue de la rédac+on, le notaire délivre aux époux un cer+ficat qui men+onne l’existence
d’un contrat de mariage, il n’y a aucune précision sur son contenu. Ce cer+ficat doit ê remis à
l’officier d’état civil. Le jour de la célébra+on, l’officier civil interroge les futurs époux sur
l’existence d’un contrat de mariage et ensuite, men*onne leur réponse sur l’acte de
mariage.
Si d’aventure la réponse est posi+ve (les époux ont fait un contrat de mariage), l’officier
d’état civil indique uniquement le nom du notaire et la date de signature du contrat (aucune
info sur le contenu). A par+r de là, on es+me que le contrat de mariage est publié.
En cas de non-respect de ceOe formalité (officier oublie de poser la ?, en cas d’erreur, époux
répondent mal), l’art 1394 al 3 prévoit que les époux sont à l’égard des *ers, réputés mariés
sous le régime légal (tout se passe comme s’ils n’avaient pas conclu de contrat de mariage)
donc le contrat de mariage est inopposable aux +ers (csq drama+ques).
1 limite est prévue à ceOe inopposabilité du contrat de mariage aux *ers : le contrat de
mariage est opposable aux +ers, chaque fois que les époux leur ont fait connaître l’existence
du contrat de mariage (déclara+on expresse par laquelle on arrive à prouver que le +ers était
au courant de l’existence du contrat de mariage).
2- Les règles spéciales de publicité
On a supprimé les mesures de publicité spéciales.
Tradi+onnellement, une publicité spéciale du contrat de mariage était prévue lorsque l’un
des époux est commerçant. Il fallait indiquer lorsqu’il y avait un époux commerçant au RCS et
il fallait préciser le RM choisi par les époux (car il détermine le gage des créanciers).
Puis, logique de simplifica+on :
Ce système de publicité spéciale du contrat de mariage (au RCS) a été supprimé par
l’ordonnance du 6 mai 2005 car : on s’est aperçu que ce[e publicité n’était exigée que pour
les commerçants (rien pour les ar+sanats, professions libérales…) / but de sécurité juridique
car il y avait bcp d’erreurs dans les men+ons faites au RCS.
Désormais, plus de publicité spéciale pour un commerçant. Toutefois, il reste 1 formalité à
accomplir prévue par l’art R123-121-1 du code de commerce qui prévoit que lorsque le
conjoint qui est entrepreneur individuel fait sa demande d’immatricula+on, il doit déposer
une aOesta*on de délivrance de l’informa*on donnée à son conjoint commun en biens
(mariés sous un régime de communauté) sur les csq des deOes contractées dans l’exercice
de sa profession.
Valeur d’une a[esta+on : 0 !
Peu de mesures spéciales, il reste uniquement les formalités de publicités foncières si le cas
échéant, dans le contrat de mariage (notamment dans le RM), il y a des muta+ons
immobilières.