Le virologue est un scientifique qui effectue des recherches pour étudier les virus.
Cet agent infectieux
est notamment responsable des maladies touchant les humains, les animaux ou encore les végétaux. Le
professionnel du domaine est donc chargé d'étudier l'apparition et l'évolution des virus. Pour cela, il
utilise des méthodes scientifiques acquises au cours d'une formation.
Les recherches du virologue peuvent permettre de mieux comprendre le mode de vie des virus. Son
travail peut ensuite servir de base pour élaborer des vaccins ou encore des traitements contre ces
derniers. La plupart du temps, il travaille au sein d'un laboratoire.
Mais alors, qu'est ce qu'un virus ?
Le mot virus est d’origine latine et signifie littéralement poison ou venin. Ce terme n’a été employé pour
la première fois que vers la fin du XIXème pour désigner sans distinction tous les micro-organismes
infectieux, puis utilisé spécifiquement pour ces agents qui nous entourent sans que nous puissions les
voir.
C’est un parasite microscopique, invisible à l’œil nu. Incapable de survivre longtemps à l’air libre, il
s’installe à l’intérieur des êtres vivants. Certains virus préfèrent les humains, d’autres les plantes,
d’autres encore les animaux. Une fois dans son hôte, l’intrus provoque une maladie. Parfois banale
comme le rhume, parfois très grave comme le sida ou Ebola.
Caractéristique :
Les virus sont caractérisés par leur petite taille, de 17 à 300 nm, exception faite des virus géants (500
nm-1,5 µm) découverts récemment. Par conséquent, leur observation nécessite un microscope
électronique.
Acellulaire : Les virus ne sont pas constitués de cellules. Ils ne possèdent ni cytoplasme, ni organites
cellulaires.
Structure simple : Un virus se compose principalement de matériel génétique (ADN ou ARN) entouré
d'une coque protéique appelée capside. Certains virus possèdent également une enveloppe lipidique.
Dépendance à un hôte : Les virus ne peuvent pas se reproduire seuls. Ils dépendent entièrement des
cellules hôtes pour se répliquer. Ils utilisent la machinerie métabolique de la cellule hôte pour créer de
nouvelles particules virales.
Absence de métabolisme propre : Les virus ne réalisent aucun métabolisme. Ils ne produisent pas
d'énergie ni ne synthétisent de molécules par eux-mêmes.
Capacité de mutation : Les virus peuvent muter rapidement, ce qui leur permet de s'adapter à de
nouvelles conditions et d'évoluer.
Reproduction rapide : Bien que les virus ne se divisent pas comme les cellules, ils peuvent se répliquer à
une vitesse impressionnante dans une cellule hôte en produisant de nouveaux composants viraux qui
seront assemblés pour former de nouveaux virus.
Matériel génétique : La majorité des virus possèdent soit de l'ADN, soit de l'ARN comme matériel
génétique, mais pas les deux.
Infectieux : Les virus sont pathogènes et peuvent infecter tous les types d'organismes vivants, des
bactéries (bactériophages) aux animaux, plantes et humains.
Spécificité de l'hôte : Chaque virus a une spécificité d'hôte. Il peut infecter uniquement certaines
espèces ou types de cellules en fonction de la compatibilité entre le virus et la cellule hôte.
Comment fait-il pour nous rendre malades ?
Chaque virus a sa zone préférée : la peau, la bouche, le nez…Là, il pénètre dans une cellule et la force à
créer des copies de lui-même. Bientôt, ils sont des millions comme lui à sortir de cette cellule et à
infecter celles d’à côté. La contagion progresse et perturbe le fonctionnement du corps.
Le virus cherche aussi à coloniser d’autres hôtes. Ça peut être en se propulsant dans les gouttelettes lors
d’un éternuement ou en s’accrochant à des objets qui sont touchés. Parfois, il peut se transformer pour
améliorer son action ou s’adapter à un nouvel organisme. On dit qu’il mute. Le Covid-19, par exemple,
est passé de l’animal à l’homme. Puis il a évolué en différents variants.
Quel que soit l’envahisseur, le corps se bat pour le vaincre. Parfois il y arrive seul, d’autres fois il a besoin
d’aide. Les scientifiques étudient donc chaque virus, pour développer des médicaments et mettre au
point des vaccins qui protègent de l’infection et cassent la chaîne de transmission.
Quand et qui a découvert les virus ?
Deux hommes ont contribué à la découverte du premier virus, le virus de la mosaïque du tabac.
Ivanovski démontre en 1892 qu’un extrait de feuille malade reste infectieux après filtration à travers un
filtre de Chamberland. Les bactéries sont retenues par ces filtres, un nouveau monde est découvert : les
agents pathogènes filtrants. Mais Ivanovski n’a sans doute pas pris toute la mesure de sa découverte.
Beijerinck, en 1898, sera le premier à appeler « virus », l’agent causal de la mosaïque du tabac. Il
démontre sa diffusion dans un gel d’Agar, c’est un agent infectieux soluble ou contagium vivum fluidum,
et non un contagium fixum comme le serait une bactérie. Ivanovski et Beijerinck ont donc apporté des
contributions, certes inégales, mais essentielles et complémentaires à la découverte du premier virus.
Depuis, les travaux sur le virus de la mosaïque du tabac ont jalonné l’histoire de la virologie.
Exemple de Virus :
-Fièvre Jaune
La fièvre jaune est une pathologie hémorragique virale provoquée par le virus du même nom, aussi
appelé le virus « amaril », transmis à l’homme via la piqûre d’un moustique. Chaque année, la maladie
tue des dizaines de milliers de personnes…Une fois infecté par le virus de la fièvre jaune, les premiers
symptômes apparaissent dans les 3 à 6 jours qui suivent la contamination. Dans la majorité des cas,
l’infection est asymptomatique (c’est-à-dire sans symptôme).
-La dengue, aussi connue sous le nom de grippe tropicale, est une maladie d’origine virale transmise par
un moustique : le fameux moustique tigre. Depuis 2004, la dengue s’installe en France. L’OMS estime à
plus de 50 millions par an le nombre de patients atteint de dengue. La maladie se transmet de la façon
suivante : pour qu’un moustique tigre transporte le virus responsable de la maladie, Le virus de la
dengue fait partie du genre Flavivirus (de la famille des "Flaviviridae") et peut être divisé en cinq
sérotypes différents DENV-1, DENV-2, DENV-3, DENV-4 et DENV-5. Ces cinq sérotypes ont des
différences au niveau de la composition de leur génome et de leurs antigènes de surface.
il faut tout d’abord que celui-ci soit lui-même contaminé. Il l’est lorsqu’il pique une personne infectée
par le virus. Un individu peut contaminer un moustique pendant au moins une semaine après
l’apparition des symptômes. Ainsi, quelques jours après, le moustique devient contaminant et va
transmettre la dengue à une ou plusieurs autres personnes en les piquant.
-La rage est une maladie d’origine virale, mortelle (sauf cas exceptionnels) sans prophylaxie (vaccination)
post-exposition. Le virus rabique (du genre Lyssavirus) présent dans la salive de l’animal infecté,
généralement un chien (ou une chauve-souris), est très majoritairement transmis à l’Homme par
morsure de l’animal enragé. La transmission du virus peut également se faire par griffure ou léchage
d’une peau lésée.
À ceux qui s'étonneraient que l'on puisse douter de la nature vivante des virus, ces "petites bêtes" dont
l'humanité ne cesse de se défendre (SRAS, HIV, Ébola, Grippe saisonnière ou aviaire, etc.), il faut
rappeler que rien que définir le vivant est une gageure. Et sur les nombreuses clauses retenues par les
biologistes pour l'identifier (être capable de se reproduire, d'évoluer, etc.), il y en a beaucoup que les
virus ne semblent pas remplir -comme de posséder un métabolisme. Par ailleurs, une autre condition, la
reproduction, est certes présente chez les virus mais pas au sens habituel du terme, à savoir posséder la
"machinerie" pour construire à partir de leur matériel génétique de nouveaux exemplaires.
Car les virus, s'ils contiennent bien des séquences d'ADN ou ARN, ne sont pas capables de synthétiser
seuls les briques pour construire leur progéniture : ils n'ont pas la machinerie, le "métabolisme", leur
permettant de produire des protéines et répliquer leur matériel génétique à l'aide d'enzymes (une
classe particulière de protéines). Pour cela, les virus doivent utiliser le métabolisme de leur cellule-hôte.
Les virus possèdent-ils un ancêtre commun ?
Pour ces raisons, et pour d'autres, les virus peuvent également être considérés comme de simples
réservoirs de "vestiges" de cellules vivantes (membrane, matériel génétique) qui envahissent les
cellules, lesquelles se mettent alors à reproduire ces corps étrangers et à les lâcher dans le sang. Et si
l'on dit que les virus mutent, cela peut aussi bien signifier que c'est la cellule envahie par ces entités qui
mute et entraine ainsi l'apparition d'exemplaires légèrement différents de ses envahisseurs : c'est donc
la cellule-hôte qui fait tout, et qui infestée au non par un virus doit être considérée comme vivante ;
pour le virus isolé, dont le rôle n'est pas visible, c'est beaucoup moins clair.
Mais il existe une autre voie pour évaluer le statut des virus, qu'ont empruntée les chercheurs :
remonter à leurs origines pour savoir s'ils ont évolué à partir d'une forme jadis clairement vivante et
autonome (par exemple, un organisme unicellulaire) où s'ils ont toujours été une sorte "d'entrepôt à
déchets". Les virus possèderaient-ils un ancêtre qui appartenait à l'arbre de la vie ?