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Poésie sur l'identité et l'espoir

Le poème explore des thèmes de renaissance, d'identité et de désillusion face aux réalités sociopolitiques. L'auteur exprime un désir de changement et de réflexion sur son héritage culturel et historique. À travers des métaphores puissantes, il questionne la condition humaine et les luttes pour l'indépendance en Afrique.

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Jovin Mpiolani
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Poésie sur l'identité et l'espoir

Le poème explore des thèmes de renaissance, d'identité et de désillusion face aux réalités sociopolitiques. L'auteur exprime un désir de changement et de réflexion sur son héritage culturel et historique. À travers des métaphores puissantes, il questionne la condition humaine et les luttes pour l'indépendance en Afrique.

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RENAÎTRE EST DEVOIR

Ça va chialer loulous !
continuez, continuez… continuez à m’avouer
des amours disloquées,
et MOT viendra faire saison bleue
ma parole dans les tiraillements du sang.

Je suis né ventriloque
la peste au ventre
et c’était hier-cleptobiose.
Mon nez empâté, nec plus ultra,
en sait des machins de gueules
à vouloir gerber dans le sable.

Là-bas, j’ai planté à défaut mon nombril


tout rouge. Il n’entendra que l’eau
qui coule, le silence de la brousse.
Un autre rituel s’accomplit pourtant au passage…
ai-je des comptes à rendre au monde ?

Merde ! mais merde ! foin de vos regards !


hosanna à qui se reconnaîtra.

Aucun mal mon père n’a fait


quand, offrande agréable,
il me présenta NU à son Dieu
dans les cieux.

En marge de la guerre, fille de son temps,


j’aurai l’hysope à moi,
ma prière sur la route
comme un enfant qu’on chérit.

Alors qu’en pensera la peste à mon ventre


ou même celui qui mon placenta bouffa
Qu’en pensera l’Ayin Hara
qui au fond de son triangle guette mon âme
pour me surprendre là où
la chair se fend de sa plus tendre faille

Je me rirai bien de votre appareil mystique


à l’heure où minuit devient lumière.
Ça va barder ! Ça va barder !
Pardon de vous faire attendre, MAJESTÉS.

SI ET SEULEMENT SI
Si et seulement si.
Si et seulement si mon pays était fait
d'os durs bien durs
tenant mon squelette debout
pour narguer le monde...
Si et seulement si la fraîcheur du matin
à mon oreille chantait l'innocence
de mes fétiches...
Si et seulement si ma route était moins longue
vers les deuxièmes indépendances d'Afrique...
Si et seulement si pycnomètre mon cœur se voulait
de bon tact pour peser le langage des vents...
Si et seulement si ma tête trottait
dans les archives du temps... 1960 ?...
Si et seulement si cette corde tendue entre
gens bien intentionnés finissait
par renier ce funambule noir-blanc...
Si et seulement si la plèbe comme personne
ni avant ni depuis, redessinait les limites de leur terre...
Congo ou Kongo

Si et seulement si !
Si et seulement si ailleurs était ici
récusant le plus fin des pouvoirs [DÉMOCRATIE]
j'aurais fait POLITIQUE ma foi !

Si et seulement si ?
Si et seulement si n'existe pas, hélas.

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