Analyse avancée pour ingénieurs
Analyse avancée pour ingénieurs
pour ingénieurs
4e édition Bernard Dacorogna
Chiara Tanteri
[Link]
Ce livre s’adresse en premier lieu à des étudiants ingénieurs qui ont suivi
un cours d’analyse de base (calcul différentiel et intégral). Il correspond à la
deuxième année du cursus (à raison de deux heures de cours et deux heures
d’exercices par semaine) de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Nous
pensons qu’il peut aussi être utile aux étudiants en mathématiques ou en phy-
sique comme complément à un cours plus théorique.
Il existe d’excellents livres sur les sujets traités ici (certains, que nous aimons
particulièrement, sont mentionnés dans notre bibliographie). Notre approche est
toutefois différente. Comme notre ouvrage s’adresse avant tout à des étudiants
ingénieurs nous avons privilégié l’apprentissage de la matière par les exemples
et les exercices. En effet nous avons réduit la partie théorique à une sorte d’aide
mémoire, tout en essayant de ne pas sacrifier la précision et la rigueur des
énoncés des théorèmes et des définitions. Par contre nous avons développé avec
beaucoup de détails les exemples et les corrections des exercices. Pour rendre
l’accès plus aisé aux étudiants ingénieurs nous avons surtout insisté sur l’applica-
bilité des méthodes, parfois au dépens d’un développement mathématique rigou-
reux (particulièrement en ce qui concerne l’analyse vectorielle et les problèmes
de convergence dans l’analyse de Fourier). Toutefois les exemples et les exercices
ont été choisis pour qu’un tel développement puisse se faire sans trop de diffi-
cultés, par un étudiant motivé. Nous espérons donc que ce choix d’organisation
de la matière satisfera à deux besoins de nature différente. En premier lieu il
devrait permettre à l’étudiant de se préparer efficacement aux examens. Mais il
devrait aussi s’avérer utile, plus tard, pour retrouver rapidement et précisément
les résultats théoriques importants.
L’organisation générale du livre a été légèrement modifiée dans cette qua-
trième édition. Les trois premières parties (analyse vectorielle, analyse complexe
et analyse de Fourier) sont divisées en chapitres, qui se terminent par une sec-
tion d’exercices et une section de corrigés détaillés. Les chapitres (à l’exception
des deux derniers consacrés aux applications aux équations différentielles et du
chapitre 8 Appendice) sont organisés comme suit.
1) Les définitions et les théorèmes sont énoncés avec précision mais sans
commentaires. Par ailleurs nous mentionnons les pages exactes des livres de
notre bibliographie où le lecteur intéréssé pourra poursuivre son étude.
2) Des exemples significatifs sont ensuite discutés en détails.
vi Préface
3) Enfin de nombreux exercices sont proposés (et comme déjà dit, ils
sont corrigés intégralement dans la section suivante) et sont divisés en deux
catégories. La première, la plus importante par le nombre, permettra à l’étudiant
d’assimiler la technique et les concepts présentés dans le chapitre. La seconde
(les exercices correspondants étant identifiés par un astérisque) présente des
développements théoriques importants qui peuvent permettre aux étudiants les
plus motivés d’approfondir le sujet. La quatrième édition contient de nombreux
nouveaux exercices de ce second type.
Nous aimerions maintenant faire quelques commentaires sur la bibliographie.
Nous avons sélectionné deux types de livres.
1) Nous avons choisi comme livres de références mathématiques les ou-
vrages suivants dont nous avons aimé la rigueur, la clarté et la profondeur :
- pour l’analyse vectorielle et les séries de Fourier le livre de M.H. Protter et
C.B. Morrey ainsi que celui plus avancé de W. Fleming ;
- pour l’analyse complexe celui de L.V. Ahlfors qui est un grand classique ;
- pour la transformée de Laplace et de Fourier le livre de D.V. Widder ;
- les trois livres de E.M. Stein et R. Shakarchi sont aussi de très beaux livres
et ils couvrent une bonne partie de la matière discutée dans notre livre (analyse
complexe et analyse de Fourier) ;
- enfin les trois volumes de S.D. Chatterji couvrent le domaine entier du
présent ouvrage.
2) En ce qui concerne les livres plus spécifiquement pour ingénieurs nous
aimons particulièrement le livre de E. Kreyszig. Les deux ouvrages de K. Arbenz
et A. Wohlhauser sont aussi, par leur concision, attrayants.
3) Par ailleurs le premier auteur a enseigné le même cours aux mathé-
maticiens (à raison de quatre heures de cours et quatre heures d’exercices par
semaine) et mettra à disposition sur le web dès la fin de 2018 ses notes de
cours [7]. Elles peuvent permettre aux étudiants les plus motivés d’approfondir
le sujet.
Enfin nous voudrions terminer cette brève préface en adressant nos plus vifs
remerciements à tous ceux qui nous ont aidé à la réalisation de notre livre. En
premier lieu nous pensons à tous les étudiants qui ont suivi notre cours et qui par
leurs commentaires nous ont permis d’améliorer sensiblement diverses parties
du présent livre. Nous avons bénéficié aussi de nombreux commentaires d’assis-
tants et de collègues, lors des quatre éditions, notamment de S. Bandyopadhyay,
M. Cibils, G. Croce, G. Csato, S. Dubuis, H. Gebran, O. Kneuss, P. Metzener,
G. Pisante, A. Ribeiro, L. Rollaz, K.D. Semmler, S. Sil et D. Strütt. Lors de la
troisième édition, J. Douchet nous a suggéré, par écrit, plusieurs modifications
intéressantes.
Table des matières
Préface v
I Analyse vectorielle 1
1 Opérateurs différentiels de la physique 3
1.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Intégrales curvilignes 15
2.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4 Théorème de Green 39
4.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5 Intégrales de surfaces 53
5.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
viii Table des matières
6 Théorème de la divergence 63
6.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
6.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
6.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
6.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
7 Théorème de Stokes 85
7.1 Définitions et résultats théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
7.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
7.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
7.4 Corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
8 Appendice 103
8.1 Notations et notions de topologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
8.2 Notations et notions d’espaces de fonctions . . . . . . . . . . . . 106
8.3 Courbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
8.4 Surfaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
8.5 Changements de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
Bibliographie 325
x Table des matières
Index 327
Première partie
Analyse vectorielle
Chapitre 1
Opérateurs différentiels de
la physique
1.1 Définitions et résultats théoriques
Définition 1.1 Par la suite Ω ⊂ Rn sera un ouvert, n ≥ 2 et on notera
x = (x1 , · · · , xn ) .
(i) Si f ∈ C 1 (Ω) on définit pour x ∈ Ω, grad f = grad f (x) , par
∂f ∂f
grad f = ∇f = ,··· , ∈ Rn
∂x1 ∂xn
appelé le gradient de f.
(ii) Si f ∈ C 2 (Ω) on définit, pour x ∈ Ω, le Laplacien de f, ∆f = ∆f (x) ,
par
n
X ∂2f
∆f = ∈ R.
i=1
∂x2i
n
X ∂Fi
div F = ∈R
i=1
∂xi
∂F2 ∂F1
rot F = − ∈R
∂x1 ∂x2
∂F3 ∂F2 ∂F1 ∂F3 ∂F2 ∂F1
rot F = − , − , − ∈ R3
∂x2 ∂x3 ∂x3 ∂x1 ∂x1 ∂x2
F1 F2 F3
(vi) Si n = 3 et F ∈ C 2 Ω; R3 alors
(Pour plus de détails, cf. [2] 4-7, [4] 113-116, [7] chapitre 1, [8] 316-317, [11]
485-497, [12] 417-424).
1.2 Exemples
Exemple 1.3 Soient x = (x1 , · · · , xn ) , a = (a1 , · · · , an ) et r tels que
v
u n
2
uX
r=t (xi − ai ) .
i=1
∂f ∂ xi − ai
r−1 = −r−2 rxi = −
fxi = =
∂xi ∂xi r3
6 Opérateurs différentiels
et donc
1 x−a
F (x) = gradf (x) = − (x1 − a1 , · · · , xn − an ) = − 3 .
r3 r
(ii) Par ailleurs on a
Exemple 1.4 Soient F (x, y, z) = (x2 −ey , sin z, y 2 +z). Calculer div F et rot F.
Discussion On trouve
div F = 2 x + 0 + 1 = 2 x + 1
et
e1 e2 e3
2 y − cos z 2 y − cos z
∂ ∂ ∂
rot F = = 0−0 = 0 .
∂x ∂y ∂z
0 + ey ey
2 y 2
x −e sin z y +z
Exercices 7
1.3 Exercices
Exercice 1.1 Soit
F (x, y, z) = y 2 sin (x z) , ey cos x2 + z , log (2 + cos (x y)) = (F1 , F2 , F3 ) .
champ vectoriel C 1 R3 ; R3 . Dire parmi les expressions suivantes celles qui ont
un sens
(i) gradf (ii) f gradf (iii) F · gradf (iv) div f
1.4 Corrigés
Exercice 1.1 (i) On calcule d’abord le gradient de F1 , F2 , F3 et on trouve
(ii) On a que
(iii) Finalement
∂F3 ∂F2
− x sin (x y)
+ ey sin x2 + z
∂y ∂z −
2 + cos (x y)
∂F1 ∂F3
rot F = − = y sin (x y) .
x y 2 cos (x z) +
∂z ∂x 2 + cos (x y)
∂F2 ∂F1
− y 2
∂x ∂y −2 x e sin x + z + y sin (x z)
Exercice 1.2 Les expressions qui ont un sens sont les suivantes : (i) ; (ii) ; (iii) ;
(v) ; (vi) et (viii).
Les expressions qui n’ont pas de sens sont les suivantes : (iv) ; (vii) et (ix).
∂f xi
fxi = = ψ 0 (r) rxi = ψ 0 (r) .
∂xi r
Corrigés 9
On obtient alors
∂2f xi ∂
= ψ 00 (r) rxi + ψ 0 (r) xi r−1
fxi xi = 2
∂xi r ∂xi
2
x 1 1
= ψ 00 (r) 2i + ψ 0 (r) − xi 2 rxi
r r r
2 2
x 1 xi
= ψ 00 (r) 2i + ψ 0 (r) − 3 .
r r r
On a ainsi
n n n n
" #
X ψ 00 (r) X 2 0 1 X 1 X 2
∆f = fxi xi = x + ψ (r) 1− 3 x
i=1
r2 i=1 i r i=1 r i=1 i
n−1 0
n 1
= ψ 00 (r) + ψ 0 (r) − = ψ 00 (r) + ψ (r) .
r r r
(ii) On trouve donc que si ∆f = 0 alors
1−n 0 ψ 00 (r) 1−n
ψ 00 (r) = ψ (r) ⇒ = ⇒
r ψ 0 (r) r
log ψ 0 (r) = (1 − n) log r ⇒ ψ 0 (r) = r1−n .
et
∂f ∂g ∂r ∂g ∂θ y ∂g x ∂g
= + = + 2 .
∂y ∂r ∂y ∂θ ∂y r ∂r r ∂θ
(iii) On a
∂2f
∂ x ∂g x ∂ ∂g ∂ −2 ∂g
y ∂ ∂g
= + − y r −
∂x2 ∂x r ∂r r ∂x ∂r ∂x ∂θ r2 ∂x ∂θ
r − x xr ∂g x x ∂ 2 g y ∂2g
2 x y ∂g
= + − + 4
r2 ∂r r r ∂r2 r2 ∂r∂θ r ∂θ
2 2
y x ∂ g y ∂ g
− 2 −
r r ∂r∂θ r2 ∂θ2
et ainsi
∂2f y 2 ∂g x2 ∂ 2 g 2 x y ∂ 2 g 2 x y ∂g y 2 ∂ 2 g
2
= 3 + 2 2
− 3 + 4 + 4 .
∂x r ∂r r ∂r r ∂r∂θ r ∂θ r ∂θ2
Un calcul similaire nous conduit à
∂2f x2 ∂g y 2 ∂ 2 g 2 x y ∂ 2 g 2 x y ∂g x2 ∂ 2 g
= + + − + 4
∂y 2 r3 ∂r r2 ∂r2 r3 ∂r∂θ r4 ∂θ r ∂θ2
et donc
1 ∂g ∂ 2 g 1 ∂2g
∆f = + 2 + 2 .
r ∂r ∂r r ∂θ2
(iv) En écrivant la fonction en coordonnées polaires, on obtient
f (x, y) = r + θ2
p
1 2 2 + x2 + y 2
∆f = + 2 = .
r r x2 + y 2
Exercice 1.5 (i) On va montrer d’abord que div grad f = 4f. On peut écrire
∂f ∂f ∂f
div grad f = div , ,··· ,
∂x1 ∂x2 ∂xn
∂ ∂f ∂ ∂f ∂ ∂f
= + + ··· +
∂x1 ∂x1 ∂x2 ∂x2 ∂xn ∂xn
∂2f ∂2f ∂2f
= + + ··· + = 4f.
∂x21 ∂x22 ∂x2n
(ii) On va prouver maintenant que rot grad f = 0
∂2f ∂2f
e1 e2 e3 −
∂y∂z ∂z∂y
∂ ∂ ∂ 0
∂2f ∂2f
rot grad f = ∂x ∂y ∂z = = 0
.
∂z∂x − ∂x∂z
∂f ∂f ∂f
∂2f
0
∂2f
∂x ∂y ∂z −
∂x∂y ∂y∂x
Corrigés 11
(iii) Comme
∂F3 ∂F2
e1 e2 e3 −
∂y ∂z
∂ ∂ ∂ ∂F1 ∂F3
rot F = = −
∂x ∂y ∂z
∂z ∂x
F1 F2 F3 ∂F2 ∂F1
−
∂x ∂y
on trouve
∂ ∂F3 ∂F2 ∂ ∂F1 ∂F3 ∂ ∂F2 ∂F1
div rot F = − + − + −
∂x ∂y ∂z ∂y ∂z ∂x ∂z ∂x ∂y
∂ 2 F3 ∂ 2 F2 ∂ 2 F1 ∂ 2 F3 ∂ 2 F2 2
∂ F1
= − + − + − = 0.
∂x∂y ∂x∂z ∂y∂z ∂y∂x ∂z∂x ∂z∂y
et on obtient donc
e1 e2 e3
∂ ∂ ∂
rot rot F = ∂x ∂y ∂z
∂F3 ∂F2 ∂F1 ∂F3 ∂F2 ∂F1
− − −
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
i.e.
∂ 2 F2 ∂ 2 F1 ∂ 2 F1 ∂ 2 F3
− − +
∂x∂y ∂y 2 ∂z 2 ∂x∂z
2 2 2
∂ F3 ∂ F2 ∂ F2 ∂ 2 F1
rot rot F = − − + .
∂y∂z ∂z 2 ∂x2 ∂x∂y
∂ 2 F1 ∂ 2 F3 ∂ 2 F3 ∂ 2 F2
− − +
∂x∂z ∂x2 ∂y 2 ∂y∂z
Comme par ailleurs on a
∂ 2 F1 ∂ 2 F1 ∂ 2 F1
2
+ 2
+
∂x ∂y ∂z 2
2 2
∂ F2 ∂ F2 ∂ 2 F2
∆F = + +
∂x2 ∂y 2 ∂z 2
2 2
∂ 2 F3
∂ F3 ∂ F3
+ +
∂x2 ∂y 2 ∂z 2
∂ 2 F2 ∂ 2 F3 ∂ 2 F1
+ +
∂x∂y ∂x∂z ∂x2
2 2
∂ F3 ∂ F1 ∂ 2 F2
rot rot F + ∆F = + + .
∂y∂z ∂x∂y ∂y 2
2 2
∂ 2 F3
∂ F1 ∂ F2
+ +
∂x∂z ∂y∂z ∂z 2
Comme
∂ 2 F1 ∂ 2 F2 ∂ 2 F3
2
+ +
∂x ∂x∂y ∂x∂z
∂ 2 F1 ∂ 2 F2 ∂ 2 F3
∂F1 ∂F2 ∂F3
grad div F = grad + + = + + ,
∂x ∂y ∂z ∂x∂y ∂y 2 ∂y∂z
∂ 2 F1 ∂ 2 F2 ∂ 2 F3
+ +
∂x∂z ∂y∂z ∂z 2
on obtient bien
rot rot F = −∆F + grad div F.
Corrigés 13
∂ ∂
e1 e2 e3 ∂y (f F3 ) − ∂z (f F2 )
∂ ∂ ∂ ∂ ∂
rot (f F ) = = (f F1 ) − (f F3 ) .
∂x ∂y ∂z ∂z
∂x
f F 1 f F2 f F 3 ∂ ∂
(f F2 ) − (f F1 )
∂x ∂y
Par définition
∂f ∂f
e1 e2 e3 F 3 − F 2
∂y ∂z
∂f ∂f ∂f ∂f ∂f
gradf ∧ F = = F
1 ∂z − F 3
,
∂x ∂y ∂z ∂x
F1 F2 F3 ∂f ∂f
F2 − F1
∂x ∂y
Intégrales curvilignes
Z Z b
f dl = f (γ (t)) kγ 0 (t)k dt.
Γ a
Z Z b n
Z bX
F · dl = F (γ (t)) · γ 0 (t) dt = Fj (γ (t)) γj0 (t) dt.
Γ a a j=1
(iii) Si Γ ⊂ Rn est une courbe simple régulière par morceaux (cf. sect. 8.3 ;
en particulier il existe γ : [a, b] → Γ continue et a = a1 < a2 < · · · < aN +1 = b
avec γ 0 ∈ C ([ai , ai+1 ]) , i = 1, · · · , N ) et si f : Γ → R est une fonction continue
16 Intégrales curvilignes
Remarque (i) Toutes les courbes que nous rencontrerons dans ce livre seront
des courbes simples régulières par morceaux et même, pour la plupart, régulières.
(ii) La longueur d’une courbe Γ est obtenue en prenant f ≡ 1 dans les
définitions ci-dessus, c’est-à-dire
Z
long (Γ) = dl.
Γ
2.2 Exemples
Exemple 2.2 Calculer la longueur du cercle unité.
Discussion On écrit
Γ = γ : [0, 2π] → R2
γ (t) = (cos t, sin t) ,
alors
γ 0 (t) = (− sin t, cos t) et kγ 0 (t)k = 1
et donc Z Z 2π
long (Γ) = dl = dt = 2π.
Γ 0
Z p
Exemple 2.3 (i) Calculer f dl quand f (x, y) = x2 + 4 y 2 et
Γ
Γ = (x, y) ∈ R2 : 2 y = x2 , x ∈ [0, 1] .
Z
F · dl quand F (x, y) = x2 , 0 et
(ii) Calculer
Γ
On a donc
1
1
Z Z
t2 , 0 · (1, sinh t) dt = .
F · dl =
Γ 0 3
2.3 Exercices
Exercice 2.1 (i) Soit Γ = (x, y) ∈ R2 : y = f (x) , x ∈ [a, b] . Montrer que
Z b q
2
long (Γ) = 1 + (f 0 (t)) dt.
a
(iii) Soit
n√ o
Γ3 = t, t2 : t ∈ [1, 2] .
Z
Exercice 2.3 Calculer F · dl quand
Γ
Γ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1, z = 0
et F (x, y, z) = (x, z, y)
Γ = (x, y, z) ∈ R3 : y = ex , z = x, x ∈ [0, 1]
et F (x, y, z) = (x, y, z) .
18 Intégrales curvilignes
√
Z
Exercice 2.4 Calculer f dl quand f (x, y, z) = x2 + y 2 + 2 z et
Γ
t2
Γ= γ (t) = cos t, sin t, : t ∈ [0, 1] .
2
On rappelle que
xp 2 a2
Z p p
x2 + a2 dx = x + a2 + log x + x2 + a2 .
2 2
Exercice 2.5 Soit Γ une courbe régulière de R3 joignant A et B. En utilisant
la loi de Newton (Force = masse × accélération), calculer le travail nécessaire
pour déplacer une particule de masse constante de A à B le long de Γ.
Γ = (x, y) ∈ R2 : y 2 + 4 x4 − 4 x2 = 0, x ≥ 0 .
(i) Montrer que γ (t) = (sin t, sin (2 t)) avec t ∈ [0, π] est une paramétrisation
de Γ. Z
(ii) Calculer F · dl.
Γ
kγ 0 (t)k ≡ 1, ∀ t ∈ [a, b] .
Montrer que si Γ ⊂ Rn est une courbe simple régulière, alors il existe une
paramétrisation par la longueur de l’arc.
2.4 Corrigés
Exercice 2.1 (i) Une paramétrisation de Γ est donnée par
x=t et y = f (t)
c’est-à-dire,
γ (t) = (t, f (t)) ⇒ γ 0 (t) = (1, f 0 (t))
et on obtient donc Z b q
2
long (Γ) = 1 + (f 0 (t)) dt.
a
(ii) On a maintenant f (t) = cosh t et donc
q
2
1 + (f 0 (t)) = cosh t.
Corrigés 19
γ 0 (t) = (r0 (t) cos t − r (t) sin t, r0 (t) sin t + r (t) cos t)
2 2
⇒ kγ 0 (t)k = (r0 ) + r2 .
(ii) On choisit
et on obtient ainsi
1 1
1 3
Z Z Z
t et , e2 t − t · 1, et dt = e3 t dt =
F · dl = e −1 .
Γ2 0 0 3
On trouve alors
Z Z 2π
F · dl = (cos t, 0, sin t) · (− sin t, cos t, 0) dt
Γ 0
Z 2π
= − sin t cos t dt = 0.
0
et on observe que
η : [a, b] → [0, long (Γ)]
1
et que η est inversible et C ([0, long (Γ)]) . On pose alors
γ (y) = δ η −1 (y)
et on vérifie que
kγ 0 (y)k ≡ 1, ∀ y ∈ [0, long (Γ)] .
En effet
0 1 δ 0 (x)
γ 0 (y) = δ 0 η −1 (y) η −1 (y) = δ 0 η −1 (y)
= .
η 0 (η −1 (y)) kδ 0 (x)k
∂f ∂f
F (x) = grad f (x) = (x) , · · · , (x) , ∀ x ∈ Ω.
∂x1 ∂xn
∂Fi ∂Fj
(x) − (x) = 0, ∀ i, j = 1, · · · , n et ∀ x ∈ Ω.
∂xj ∂xi
(3.1)
rot F (x) = 0, ∀ x ∈ Ω.
(ii) La condition (3.1) n’est pas suffisante (cf. exemple 3.6 ci-après) pour
garantir l’existence d’un tel potentiel, il faut pour cela des conditions sur le do-
maine Ω. Si le domaine Ω est convexe, ou plus généralement s’il est simplement
connexe, la condition est bien suffisante. On rappelle que dans R2 un domaine
simplement connexe est un domaine sans trou. Pour les notions précises d’en-
semble connexe, convexe, simplement connexe nous référons au chapitre 8.
24 Champs qui dérivent d’un potentiel
(Pour plus de détails, cf. [4] 341-351, [7] chapitre 3, [8] 261-264, [11] 568-576,
[12] 429-433).
3.2 Exemples
Exemple 3.4 Soit F (x, y) = 4 x3 y 2 , 2 x4 y + y . Montrer que F dérive d’un
e1 e2 e3
ey − ey
0
∂ ∂ ∂
rot F = = 2 x cos z − 2 x cos z = 0 .
∂x ∂y ∂z
0−0 0
2 x sin z z ey x2 cos z + ey
∂f ∂f ∂f
= 2 x sin z, = z ey et = x2 cos z + ey .
∂x ∂y ∂z
∂f = x2 cos z + ey = x2 cos z + ∂α .
∂z ∂z
En intégrant la première équation par rapport à y on trouve
α (y, z) = z ey + β (z) .
∂α
= ey + β 0 (z) = ey ⇒ β 0 (z) = 0 ⇒ β (z) = β = constante.
∂z
Finalement en résumant on a obtenu
f (x, y, z) = x2 sin z + z ey + β.
(ii) Soient
Ω1 = (x, y) ∈ R2 : y > 0
Ω2 = (x, y) ∈ R2 : y < 0
Ω3 = R2 \ (x, y) ∈ R2 : x ≤ 0 et y = 0
Ω4 = R2 \ {(0, 0)} .
3.3 Exercices
Exercice 3.1 Soient les champs vectoriels Fi : R2 → R2
∂g ∂f
Montrer que si = alors F (x, y) = grad ϕ (x, y) . En déduire un potentiel
∂u ∂v
2
pour F (x, y) = 2 x y, x + y .
(ii) Généraliser ce résultat à Rn , avec
Z 1
F (u) = (F1 (u) , . . . , Fn (u)) , ϕ (x) = F (t x) · x dt
0
et
∂Fi ∂Fj
= , ∀ i, j = 1, · · · , n.
∂uj ∂ui
Montrer (en exhibant un potentiel f ) que le champ F dérive d’un potentiel sur Ω.
Suggestion. Procéder comme dans l’exemple 3.6.
p
Exercice 3.5 Soient r = x2 + y 2 et F (x, y) = (α (r) x, β (r) y) avec α, β ∈
C 1 (0, ∞) tels que
lim (r α (r)) = lim (r β (r)) = 0.
r→0 r→0
(i) Trouver une condition nécessaire pour que F dérive d’un potentiel sur
Ω = R2 \ {(0, 0)} .
(ii) Montrer (comme dans l’exercice 3.2) que
Z 1
f (x, y) = [F (t x, t y) · (x, y)] dt
0
(i) Soit F (x, y) = (F1 (x, y) , F2 (x, y)) un champ vectoriel qui dérive d’un
potentiel f sur R2 . Montrer qu’une solution u = u (t) de l’équation différentielle
est donnée, sous forme implicite, par
d
Suggestion. Calculer [f (t, u (t))] .
dt
(ii) En déduire une solution de
(
u2 (t) u0 (t) + sin t = 0
u (0) = 3.
W (x, y) F (x, y) = (W F1 , W F2 )
dérive d’un potentiel Φ sur R2 alors une solution u = u (t) de l’équation différentielle
est donnée, sous forme implicite, par
Soit Z 1
2
3
F (t x) x3 − F (t x) x2 t dt
Φ1
0
Z 1
2 3 1
Φ (x) = Φ = F (t x) x1 − F (t x) x3 t dt .
0
Φ3
Z 1
1
F (t x) x2 − F 2 (t x) x1 t dt
0
30 Champs qui dérivent d’un potentiel
Montrer que
F = rot Φ dans Ω.
Indication et remarque. S’inspirer de l’exercice 3.2. On pourra remarquer qu’une
façon plus ramassée d’écrire Φ est donnée par
Z 1
Φ (x) = [F (t x) ∧ x] t dt, x ∈ Ω
0
où on a dénoté le produit vectoriel par ∧, ce qui veut dire que si x, y ∈ R3 , alors
e1 e2 e3
x2 y3 − x3 y2
x∧y = x1 x2 x3 = x3 y1 − x1 y3 .
x1 y2 − x2 y1
y1 y2 y3
3.4 Corrigés
Exercice 3.1 (i) Comme
∂ ∂
rot F1 = (x y − x) − (y) = y − 1 − 1 6= 0,
∂x ∂y
le champ F1 ne dérive pas d’un potentiel. On peut choisir Γ = Γ1 ∪ Γ2 où
Γ1 = t, t2 : t ∈ [0, 1]
et Γ2 = {(2 − t, 2 − t) : t ∈ [1, 2]} .
Γ2
Γ1
1 x
Z
F1 · dl
Γ
Z Z
= F1 · dl + F1 · dl
Γ1 Γ2
Z 1 Z 2
2
t2 , t3 − t · (1, 2 t) dt +
= 2 − t, (2 − t) − (2 − t) · (−1, −1) dt
0 1
Corrigés 31
et donc
−4
Z
F1 · dl = 6= 0.
Γ 15
∂ ∂
x3 − 3 x2 y + 2 x = 3 x2 − 3 x2 = 0 et que
(ii) Comme rot F2 =
∂x ∂y
le domaine de définition de F2 est R2 , qui est convexe, on déduit que F2 dérive
d’un potentiel f. Ce potentiel satisfait donc
∂f
= 3 x2 y + 2 x
∂x
∂f = x3 ⇒ f (x, y) = x3 y + h (x) .
∂y
En dérivant cette dernière équation par rapport à x et en la comparant à la
première, on a
3 x2 y + h0 (x) = 3 x2 y + 2 x ⇒ h0 (x) = 2 x ⇒ h (x) = x2 + constante.
Donc le potentiel est f (x, y) = x3 y + x2 +constante.
(iii) Comme
∂ ∂
x2 − 3 x2 y = 2 x − 3 x2 6= 0,
rot F3 =
∂x ∂y
on trouve que F3 ne dérive pas d’un potentiel. Choisissons Γ = Γ1 ∪ Γ2 comme
dans la question (i). On a
Z 1 Z 2
1
Z
4 2
3 2
F3 ·dl = 3 t , t ·(1, 2 t) dt+ 3 (2 − t) , (2 − t) ·(−1, −1) dt = .
Γ 0 1 60
∂ϕ
Idem pour = g (x, y) . Dans l’exemple on vérifie d’abord que
∂y
∂ ∂
x2 + y
(2 x y) =
∂y ∂x
et on calcule ensuite
Z 1
2 t2 x y, t2 x2 + t y · (x, y) dt
ϕ (x, y) =
0
1
y2
Z
3 t2 x2 y + t y 2 dt = x2 y +
= .
0 2
Comme ∂Fi /∂uj = ∂Fj /∂ui on trouve que ces deux quantités sont égales. De
la définition Z 1 n
Z 1X
ϕ (x) = F (t x) · x dt = xi Fi (t x) dt
0 0 i=1
∂f ∂ϕ ∂f ∂ϕ
= x2 + et = arctg x +
∂y ∂y ∂z ∂z
Corrigés 33
et par conséquent
∂ϕ ∂ϕ
= 2yz et = y2 .
∂y ∂z
De la première de ces deux équations, en intégrant par rapport à y, on a que
∂ϕ
ϕ (y, z) = y 2 z + φ (z) ⇒ = y 2 + φ0 (z)
∂z
et de la deuxième équation on obtient
On a finalement
f (x, y, z) = x2 y + z arctg x + y 2 z + c.
−y
∂ x ∂
rot F = − = 0.
∂x x2 + y 2 ∂y x2 + y 2
Ω = R2 \ (0, y) ∈ R2 : y ≥ 0 .
∂f −y
= 2
∂x x + y2
y
⇒ f (x, y) = arctg + α+ (α+ ∈ R) .
∂f x x
= 2
∂y x + y2
y
f (x, y) = arctg + α− (α− ∈ R) .
x
On a donc que le potentiel dans Ω, s’il existe, est donné par
y
arctg + α+ si x > 0
f (x, y) = x
arctg y + α si x < 0.
−
x
Il reste à choisir α+ et α− pour que ce potentiel soit bien défini en (0, y) avec
y < 0. Pour cela on observe que
π π
lim [f (x, y)] = − + α+ et lim [f (x, y)] = + α− .
x→0+ 2 x→0− 2
34 Champs qui dérivent d’un potentiel
Et donc on déduit qu’il faut nécessairement que β 0 (r) = α0 (r) ce qui entraı̂ne
que β (r) = α (r)+α0 . En s’inspirant de l’exercice 3.2, on trouve qu’un candidat
à être le potentiel est
Z 1 Z 1
f (x, y) = [F (t x, t y) · (x, y)] dt = (α (t r) t x, β (t r) t y) · (x, y) dt
0 0
Z 1 Z 1
t α (t r) x2 + β (t r) y 2 dt = t α (t r) r2 + α0 y 2 dt
=
0 0
1
1
Z
= α0 y 2 + t r2 α (t r) dt.
2 0
Comme lim (s α (s)) = 0, l’intégrale est bien définie et donc f est candidat à
s→0
être le potentiel. Pour en être sûr on vérifie que f ∈ C 1 (Ω) et que grad f = F.
∂f ∂f
Exercice 3.6 (i) Comme F = grad f = , , on a
∂x ∂y
d ∂f ∂f
0= [f (t, u (t))] = (t, u (t)) + u0 (t) (t, u (t))
dt ∂x ∂y
= F1 (t, u (t)) + u0 (t) F2 (t, u (t)) .
∂F2 ∂F1
(ii) F (x, y) = sin x, y 2 alors
− = 0. Comme F est définie sur
∂x ∂y
tout R on peut trouver un potentiel
2
y3
f (x, y) = − cos x + .
3
Corrigés 35
(ii) On pose
on obtient
∂ (W F2 ) ∂ (W F1 )
=
∂x ∂y
= x2 + 1 cos (x y) + 5 x2 cos (x y) − x y sin (x y) − x3 y sin (x y) .
On trouve le potentiel
2
Φ (x, y) = x2 + 1 sin (x y) .
On rappelle que
Z 1
2
3
F (t x) x3 − F (t x) x2 t dt
Φ1
0
Z 1
2 3 1
Φ (x) = Φ = F (t x) x1 − F (t x) x3 t dt
0
Φ3
Z 1
1
F (t x) x2 − F 2 (t x) x1 t dt
0
Corrigés 37
et
e1 e2 e3
Φ3x2 − Φ2x3
∂ ∂ ∂ 1 3
rot Φ =
∂x1 ∂x2 ∂x3 Φx 3 − Φx 1 .
=
Φ2x1 − Φ1x2
Φ1 Φ2 Φ3
On calcule la troisième composante de rot Φ
3
(rot Φ) = Φ2x1 − Φ1x2
Z 1
∂ 3
F (t x) x1 − F 1 (t x) x3
=
0 ∂x1
∂ 2 3
− F (t x) x3 − F (t x) x2 t dt
∂x2
et on trouve
Z 1
3 3
(rot Φ) = t Fy1 (t x) x1 + F 3 (t x) − t Fy11 (t x) x3
0
−t Fy22 (t x) x3 + t Fy32 (t x) x2 + F 3 (t x) t dt
et ainsi
Z 1
3
2 t F 3 (t x) − t2 Fy11 (t x) + Fy22 (t x) x3
(rot Φ) =
0
+t2 Fy31 (t x) x1 + Fy32 (t x) x2 dt.
et par conséquent
Z 1
3
2 t F 3 (t x) + t2 Fy33 (t x) x3 + t2 Fy31 (t x) x1 + Fy32 (t x) x2 dt
(rot Φ) =
0
Ceci nous conduit finalement à (le produit scalaire dans R3 est noté ·)
Z 1
3
2 t F 3 (t x) + t2 grad F 3 (t x) · x dt
(rot Φ) (x) =
0
1
d 2 3
Z
t F (t x) dt = F 3 (x) .
=
0 dt
1 2
On montre de manière similaire que (rot Φ) = F 1 et (rot Φ) = F 2 .
Chapitre 4
Théorème de Green
Ωi ∩ Ωj = ∅ si i 6= j, i, j = 1, · · · , m ∂Ωj = Γj , j = 0, 1, 2, · · · , m
où les Γj sont des courbes simples fermées régulières par morceaux.
(ii) On dit que ∂Ω = Γ0 ∪ Γ1 ∪ · · · ∪ Γm est orienté positivement si le sens
de parcours sur chacun des Γj , j = 0, 1, · · · , m, laisse le domaine Ω à gauche.
Γ
Ω ν
Γ1
Γ2
Ω1
Ω2
ν
ν
Γ3
Ω3
ν
alors
ZZ
∂F2 ∂F1
ZZ Z
rot F (x1 , x2 ) dx1 dx2 = − dx1 dx2 = F · dl.
Ω Ω ∂x1 ∂x2 ∂Ω
ZZ
∂F1 ∂F2
ZZ Z
div F (x1 , x2 ) dx1 dx2 = + dx1 dx2 = (F · ν) dl.
Ω Ω ∂x1 ∂x2 ∂Ω
1
Z Z Z
aire (Ω) = F · dl = G1 · dl = G2 · dl.
2 ∂Ω ∂Ω ∂Ω
(Pour plus de détails cf. [2] 43-44, [4] 363-364, [7] chapitre 4, [8] 360, [11] 528-532,
[12] 436-445).
4.2 Exemples
Exemple 4.5 Soient Ω = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1 et F (x, y) = y 2 , x .
ZZ
Discussion (i) Calcul de rot F dx dy. On trouve que
Ω
∂F2 ∂F1
rot F = − = 2 y − x2
∂x ∂y
et donc, en passant aux coordonnées polaires,
ZZ Z 2 Z 2π
2 r sin θ − r2 cos2 θ r dr dθ
rot F dx dy =
Ω 1 0
2 2π 2
15
Z Z Z
= −r3 cos2 θ drd θ = −π r3 dr = − π.
1 0 1 4
Z
(ii) Calcul de F · dl. On pose
∂Ω
On a
Z Z 2π
8 cos2 θ sin θ, 8 cos θ sin θ · (−2 sin θ, 2 cos θ) dθ
F · dl =
Γ0 0
Z 2π
cos2 θ sin2 θ − cos2 θ sin θ dθ
= −16
0
Z 2π
= −16 cos2 θ sin2 θ dθ = −4π
0
2π
π
Z Z
cos2 θ sin θ, cos θ sin θ · (− sin θ, cos θ) dθ = −
F · dl =
Γ1 0 4
et donc finalement
15
Z
F · dl = − π.
∂Ω 4
4.3 Exercices
Exercice 4.1 Vérifier le théorème de Green pour
Suggestion. Il vaut mieux considérer les coordonnées cartésiennes que les coor-
données polaires et écrire
q q
2
A = (x1 , x2 ) ∈ R : x1 ∈ (−1, 1) et − 1 − x1 < x2 < 1 − x1
2 2
q q
2
= (x1 , x2 ) ∈ R : x2 ∈ (−1, 1) et − 1 − x2 < x1 < 1 − x2 .
2 2
Montrer que
ZZ Z
∆u dx dy = (grad u · ν) dl
Ω ∂Ω
ZZ Z
[v ∆u + grad u · grad v] dx dy = v (grad u · ν) dl
Ω ∂Ω
Exercices 43
ZZ Z
(u ∆v − v ∆u) dx dy = [u (grad v · ν) − v (grad u · ν)] dl
Ω ∂Ω
∂u ∂u ∂u ∂u ∂u ∂u
= x1 + x2 et = x2 − x1 .
∂ν ∂x1 ∂x2 ∂τ ∂x1 ∂x2
(i) Calculer
d n 2
o
[u (cos θ, sin θ)] .
dθ
En déduire que
∂u
Z
u = 0.
∂Ω ∂τ
44 Théorème de Green
(
∆u = 0 dans Ω
∂u
∂ν = λ ∂u
∂τ sur ∂Ω.
4.4 Corrigés
ZZ
Exercice 4.1 (i) Calcul de rotF dx dy. On calcule d’abord le rotationnel
Ω
de F, on trouve que
∂F2 ∂F1
rotF = − = −x.
∂x ∂y
On passe en coordonnées polaires, x = r cos θ, y = r sin θ, et le Jacobien de la
transformation est égale à r. On a alors
ZZ Z 1 Z 2π
rotF dx dy = (−r cos θ) r dr dθ = 0.
Ω 0 0
Z
(ii) Calcul de F · dl. On obtient donc, si ∂Ω est paramétrée par γ (θ) =
∂Ω
(cos θ, sin θ) ,
Z Z 2π
cos θ sin θ, sin2 θ · (− sin θ, cos θ) dθ
F · dl =
∂Ω 0
Z 2π
− cos θ sin2 θ + cos θ sin2 θ dθ = 0.
=
0
ZZ
Exercice 4.2 (i) Calcul de rotF dx dy. On a que
Ω
∂F2 ∂F1
rotF = − = −1.
∂x ∂y
En utilisant les coordonnées polaires, on peut écrire
ZZ Z 2 Z 2π
rotF dx dy = (−1) r dr dθ = −3π.
Ω 1 0
Z
(ii) Calcul de F · dl. On a que
∂Ω
Z Z Z
F · dl = F · dl − F · dl,
∂Ω Γ0 Γ1
Corrigés 45
Ω = (x, y) ∈ R2 : 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ y ≤ 1 − x
et donc
ZZ Z 1 Z 1−x Z 1
x 1
∆u dx dy = e dy dx = (1 − x) ex dx = [(2 − x) ex ]0 = e − 2.
Ω 0 0 0
Γ1 = {γ1 (t) = (t, 0) : t ∈ [0, 1]} ⇒ γ10 (t) = (1, 0) ⇒ ν = (0, −1)
1 1
Γ2 = {γ2 (t) = (1 − t, t) : t ∈ [0, 1]} ⇒ γ20 (t) = (−1, 1) ⇒ ν = √ , √
2 2
Γ3 = {γ3 (t) = (0, 1 − t) : t ∈ [0, 1]} ⇒ γ30 (t) = (0, −1) ⇒ ν = (−1, 0) .
Comme grad u = (ex , 1) , on obtient (en posant grad u · ν = ∂u/∂ν)
Z 1
∂u
Z
et , 1 · (0, −1) dt = −1
dl =
Γ1 ∂ν 0
1 √
Z 1 Z 1
∂u 1
Z
e1−t , 1 · √ , √ e1−t + 1 dt = e
dl = 2 dt =
Γ2 ∂ν 0 2 2 0
Z 1
∂u
Z
dl = (1, 1) · (−1, 0) dt = −1 .
Γ3 ∂ν 0
Exercice 4.4 (a) On n vérifie d’abord le Théorème ode Green pour F (x, y) =
2
−x2 y, x y 2 et A = (x, y) ∈ R2 : x2 + (y − 1) < 1 .
ZZ
(i) Calcul de rotF dx dy. On a que
A
∂F2 ∂F1
= y 2 − −x2 = x2 + y 2
rot F = −
∂x ∂y
et donc, en coordonnées polaires,
A = (x, y) ∈ R2 : x = r cos θ, y = 1 + r sin θ avec r ∈ (0, 1) , θ ∈ (0, 2π) .
et donc
Z Z 2π
2
F · dl = − (1 + sin θ) cos2 θ, (1 + sin θ) cos θ · (− sin θ, cos θ) dθ
∂A 0
3π
= .
2
(b) On vérifie maintenant le théorème de Green pour
A = (x, y) ∈ R2 : x > 0 et x2 + y 2 < 1
x
et F (x, y) = , ϕ (y) avec ϕ ∈ C 1 (R) .
2 (1 + x2 + y 2 )
ZZ
(i) Calcul de rotF dx dy. On trouve
A
!
∂F2 ∂F1 xy xy
rot F = − =0− − 2 = 2
∂x ∂y (1 + x2 + y2 ) (1 + x2 + y 2 )
et
−π π
A= (x, y) ∈ R2 : x = r cos θ, y = r sin θ avec r ∈ [0, 1) , θ ∈ , .
2 2
Corrigés 47
1
Γ1
Γ2
1 x
−1
Γ = ∂A = Γ1 ∪ Γ2 ,
où
−π π
2
Γ1 = (x, y) ∈ R : x = cos θ et y = sin θ avec θ ∈ ,
2 2
Γ2 = (x, y) ∈ R2 : x = 0 et y = −t avec t ∈ [−1, 1] .
On obtient ainsi
π
cos θ
Z Z 2
F · dl = , ϕ (sin θ) · (− sin θ, cos θ) dθ
Γ1 −π
2
4
Z π Z 1
2
= ϕ (sin θ) cos θ dθ = ϕ (t) dt
−π
2 −1
et
Z Z 1 Z 1 Z 1
F · dl = (0, ϕ (−t)) · (0, −1) dt = − ϕ (−t) dt = − ϕ (u) du .
Γ2 −1 −1 −1
A2 = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1
48 Théorème de Green
y
2 Γ0
√ √ x
− 6 6
Γ2
Γ1
et par conséquent
ZZ ZZ ZZ
rot F dx dy = rot F dx dy − rot F dx dy.
A A1 A2
et
√ √
ZZ Z 6 Z 2 Z 6
x 2 − x2 + 4 dx
rot F dx dy = √ (−x) dx dy = − √
A1 − 6 x2 −4 − 6
Z √6 √6
x4
3 2
=− √ 6x − x dx = − 3 x − = 0.
− 6 4 −√6
On a donc ZZ
rot F dx dy = 0.
A
Z
(ii) Calcul de F · dl. On trouve que
∂A
∂A = Γ0 ∪ Γ1 ∪ (−Γ2 )
où n √ √ o
Γ0 = α (t) = (−t, 2) , t ∈ − 6, 6
n √ √ o
Γ1 = β (t) = t, t2 − 4 , t ∈ − 6, 6
ZZ Z 1 Z √1−x21
− Fx12 dx1 dx2 = − √ Fx12 dx1 dx2
Ω −1 − 1−x21
Z 1 q q
= F 1 x1 , − 1 − x21 − F 1 x1 , 1 − x21 dx1 .
−1
(ii) On a de même
ZZ Z 1 Z √1−x22
Fx21 dx1 dx2 = √ Fx21 dx1 dx2
Ω −1 − 1−x22
Z 1 q q
= F2 1 − x22 , x2 − F 2 − 1 − x22 , x2 dx2 .
−1
Exercice 4.7 (i) On est dans les hypothèses du corollaire 4.3, il suffit donc
d’écrire
ZZ ZZ Z
∆u dx dy = div (grad u) dx dy = (grad u · ν) dl.
Ω Ω ∂Ω
On sait (cf. définition 8.9) que le vecteur normal unitaire extérieur à Ω, ν, est
tel que
(γ 0 (t) , −γ10 (t))
ν = (ν1 , ν2 ) = 2 .
kγ 0 (t)k
On pose Φ = (Φ1 , Φ2 ) où
Φ1 = −F2 et Φ 2 = F1 .
On observe qu’alors
∂Φ2 ∂Φ1 ∂F1 ∂F2
rot Φ = − = + = div F
∂x ∂y ∂x ∂y
Exercice 4.9 (i) On remarque que rotF = 2 et que rotG1 = rotG2 = 1. Par
conséquent, en utilisant le théorème de Green, on obtient le résultat souhaité
car
1 1
ZZ ZZ Z
Aire (Ω) = dx dy = rotF dx dy = F · dl
Ω 2 Ω 2 ∂Ω
ZZ Z
= rotG1 dx dy = G1 · dl
Z ZΩ Z∂Ω
= rotG2 dx dy = G2 · dl.
Ω ∂Ω
et
Z b Z b
Aire (Ω) = (0, γ1 (t)) · (γ10 (t) , γ20 (t)) dt = γ1 (t) γ20 (t) dt
a a
Z b Z b
= (−γ2 (t) , 0) · (γ10 (t) , γ20 (t)) dt = − γ10 (t) γ2 (t) dt.
a a
52 Théorème de Green
On a alors (
∆w (x, y) = 0 (x, y) ∈ Ω
w (x, y) = 0 (x, y) ∈ ∂Ω.
Par la première identité de Green on a ainsi
ZZ Z ZZ
2
0= w ∆w dx dy = w(grad w · ν)dl − kgrad wk dx dy
ZΩZ ∂Ω Ω
2
=− kgrad wk dx dy.
Ω
et par conséquent
2π
∂u 1 d n
Z Z o
2
u =− [u (cos θ, sin θ)] dθ = 0.
∂Ω ∂τ 2 0 dθ
∂u
ZZ ZZ Z
2
0= u ∆u = − kgrad uk + u
∂ν
ZΩZ Ω ∂Ω
∂u
Z ZZ
2 2
=− kgrad uk + λ u =− kgrad uk .
Ω ∂Ω ∂τ Ω
Intégrales de surfaces
σ : A → Σ = σ A ⊂ R3
e1 e2 e3
σu2 σv3 − σu3 σv2
(ii) Une surface est dite régulière par morceaux si, intuitivement, elle
est une union finie de surfaces régulières disjointes (cf. si nécessaire, définition
8.13).
Toutes les surfaces que nous considèrerons dans ce livre seront des surfaces
régulières par morceaux qui seront de plus orientables (nous n’avons pas besoin
de définir ici ce terme, cf. si nécessaire chap. 8). Par ailleurs dans tous les
exemples étudiés (cf. en particulier ceux mentionnés ci-dessous) nous serons en
mesure de traiter les surfaces régulières par morceaux comme si elles étaient
régulières sans trop rentrer dans les détails.
54 Intégrales de surfaces
ZZ ZZ
f ds = f (σ (u, v)) kσu ∧ σv k du dv.
Σ A
m
S
(ii) Si Σ est une surface régulière par morceaux telle que Σ = Σi avec Σi
i=1
régulières alors
ZZ m ZZ
X
f ds = f ds.
Σ i=1 Σi
Définition 5.3 (i) Soit Σ ⊂ R3 une surface régulière orientable (de paramétrisation
σ = σ (u, v) : A → R3 ). Soit F : Σ → R3 un champ vectoriel continu. On appelle
intégrale du champ vectoriel F sur Σ dans la direction ν = σu ∧ σv la quantité
ZZ ZZ
F · ds = [F (σ (u, v)) · σu ∧ σv ] du dv.
Σ A
m
S
(ii) Si Σ = Σi avec Σi régulières, alors
i=1
ZZ m ZZ
X
F · ds = F · ds.
Σ i=1 Σi
Exemples 55
ZZ
aire (Σ) = ds.
Σ
ZZ
(ii) L’intégrale F ·ds est aussi appelée flux à travers Σ dans la direction ν.
Σ
(iii) Les définitions ci-dessus sont indépendantes du choix de la paramétrisation
(au signe près pour la deuxième).
(Pour plus de détails, cf. [2] 29-31, [4] 376-389, [7] chapitre 5, [8] 334, [11] 540-
550, [12] 452-459).
5.2 Exemples
Exemple 5.4 Calculer l’aire de Σ où
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = R2 .
On a
σθ ∧ σϕ = −R2 sin ϕ (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ)
et donc
kσθ ∧ σϕ k = R2 sin ϕ.
L’aire de Σ est alors donnée par
ZZ Z 2π Z π Z π
2 2
aire (Σ) = ds = R sin ϕ dθ dϕ = 2πR sin ϕ dϕ = 4πR2 .
Σ 0 0 0
ZZ
Exemple 5.5 Calculer f ds où f (x, y, z) = x2 + y 2 + 2 z et
Σ
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et 0 ≤ z ≤ 1 .
On trouve
σθ ∧ σz = (cos θ, sin θ, 0)
ce qui donne
kσθ ∧ σz k = 1.
56 Intégrales de surfaces
2
Exemple 5.6 Soient F (x, y, z) = y, −x, z et
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : z 2 = x2 + y 2 et 0 ≤ z ≤ 1 .
On obtient
e1 e2 e3 z cos θ
σθ ∧ σz = −z sin θ z cos θ 0 = z sin θ .
cos θ sin θ 1 −z
5.3 Exercices
Exercice 5.1 Soient f (x, y, z) = x y + z 2 et
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : z 2 = x2 + y 2 et 0 ≤ z ≤ 1 .
ZZ
Calculer f ds.
Σ
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : z 2 = x2 + y 2 et 0 ≤ z ≤ 1 .
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : z 2 = x2 + y 2 et 0 ≤ z ≤ 1 .
p
Calculer la masse de la surface Σ sachant que la densité est ρ (x, y, z) = x2 + y 2 .
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : z = 6 − 3 x − 2 y, x, y, z ≥ 0 .
Calculer le flux qui passe par cette surface et qui s’éloigne de l’origine.
Ω = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 ≤ z ≤ 1 .
Exercice 5.6 Soit 0 < a < R. Soit le tore Ω obtenu par rotation du disque
2
(x − R) + z 2 ≤ a2 autour de l’axe Oz (cf. le dessin de l’exemple 8.19).
(i) Montrer que
Montrer que Z ZZ
f dl = Aire (Σ) = 1 ds.
Γ Σ
5.4 Corrigés
Exercice 5.1 On pose
On trouve donc
ZZ Z 1Z 2π √ √ Z 1
π
2 z z 2 cos θ sin θ + z 2 dθ dz = 2π 2 z 3 dz = √ .
f ds =
Σ 0 0 0 2
Exercice 5.2 On a
et donc
σθ ∧ σz = (z cos θ, z sin θ, −z) .
Noter que la normale pointe dans la direction des z négatifs. On a donc
ZZ Z 1 Z 2π
z 2 cos2 θ, z 2 sin2 θ, z 2 · (z cos θ, z sin θ, −z) dz dθ
F · ds = −
Σ 0 0
1 2π 1
π
Z Z Z
z 3 cos3 θ + z 3 sin3 θ − z 3 dz dθ = 2 π z 3 dz =
=− .
0 0 0 2
On trouve alors
ZZ p √ Z 1 Z 2π
2π√
x2 + y 2 ds = 2 z 2 dz dθ = 2.
Σ 0 0 3
Exercice 5.4 On a
6 − 3x
Σ = σ (x, y) = (x, y, 6 − 3 x − 2 y) : 0 ≤ x ≤ 2, 0 ≤ y ≤ ,
2
et la normale est alors (noter qu’elle pointe dans une direction qui s’éloigne de
l’origine)
e1 e2 e3 3
σx ∧ σy = 1 0 −3 = 2 .
0 1 −2 1
Corrigés 59
On obtient
ZZ Z 2 Z (6−3 x)/2
F · ds = (0, 6 − 3 x − 2 y, 6 − 3 x − 2 y) · (3, 2, 1) dx dy
Σ 0 0
Z 2 Z (6−3 x)/2
= 3 (6 − 3 x − 2 y) dy dx = 18.
0 0
Σ1 = (x, y, z) ∈ R3 : z = x2 + y 2 et z ≤ 1
Σ2 = (x, y, z) ∈ R3 : z = 1 et x2 + y 2 ≤ 1
−2 r2 cos θ
e1 e2 e3
αr ∧ αθ = cos θ sin θ 2r = −2 r2 sin θ
−r sin θ r cos θ 0 r
et par conséquent p
kαr ∧ αθ k = r 1 + 4 r2 .
On déduit alors que
Z 1 Z 2π p Z 1 p
Aire (Σ1 ) = r 1+ 4 r2 dr dθ = 2π r 1 + 4 r2 dr
0 0 0
1
1 3/2 π 3/2
= 2π 1 + 4 r2 = 5 −1 .
12 0 6
−r sin θ r cos θ 0 r
et donc Z 1 Z 2π
Aire (Σ2 ) = r dr dθ = π.
0 0
Le résultat souhaité est alors
Exercice 5.6 (i) En ce qui concerne cet exercice on pourra tout d’abord se
référer à l’Exemple 8.19. On a que
x (R + r cos ϕ) cos θ
u
y −→ (R + r cos ϕ) sin θ = u (r, θ, ϕ) ,
z r sin ϕ
et ainsi
cos ϕ cos θ − (R + r cos ϕ) sin θ −r sin ϕ cos θ
∇u = cos ϕ sin θ (R + r cos ϕ) cos θ −r sin ϕ sin θ .
sin ϕ 0 r cos ϕ
Le Jacobien est donc
|det ∇u| = r (R + r cos ϕ) .
On déduit alors que
ZZZ Z a Z 2π Z 2π
Vol (Ω) = dx dy dz = r (R + r cos ϕ) dr dθ dϕ
Ω 0 0 0
Z a
= 4π 2 R r dr = 2 π 2 R a2 .
0
a (R + a cos ϕ) sin ϕ
et donc
kσθ ∧ σϕ k = a (R + a cos ϕ) .
(iii) L’aire est alors donnée par
ZZ Z 2π Z 2π
Aire (∂Ω) = ds = a (R + a cos ϕ) dθ dϕ = 4 π 2 R a.
∂Ω 0 0
(iv) On a finalement
ZZZ Z a Z 2π Z 2π
z 2 dx dy dz = r r2 sin2 ϕ (R + r cos ϕ) dr dθ dϕ
Ω 0 0 0
a 2π
π 2 R a4
Z Z
= 2πR r3 dr sin2 ϕ dϕ = .
0 0 2
Corrigés 61
0 0 f 0
et donc
kσt ∧ σh k = f (γ (t)) kγ 0 (t)k > 0.
En utilisant la définition de l’intégrale de surface, on obtient
ZZ Z 1Z 1 Z 1 Z
0
1 ds = kσt ∧ σh k dt dh = f (γ (t)) kγ (t)k dt = f dl.
Σ 0 0 0 Γ
Chapitre 6
Théorème de la divergence
Ωi ∩ Ωj = ∅ si i 6= j, i, j = 1, · · · , m ∂Ωj = Σj , j = 0, 1, 2, · · · , m
où Σj , j = 0, 1, 2, · · · , m sont des surfaces régulières par morceaux, orientables
et telles que ∂Σj = ∅.
De plus il existe un champ continu (par morceaux) de normales extérieures
unitaires ν à Ω.
Σ
Ω ν
Σ1
Σ2
Ω1
Ω2
ν
ν
Σ3
Ω3
ν
ZZZ ZZ
div F (x, y, z) dx dy dz = (F · ν) ds.
Ω ∂Ω
alors
1
ZZ ZZ
vol (Ω) = (F · ν) ds = (Gi · ν) ds, i = 1, 2, 3.
3 ∂Ω ∂Ω
(Pour plus de détails, cf. [2] 33-36, [4] 397-407, [7] chapitre 6, [8] 340-349, [11]
550-555, [12] 475-479).
6.2 Exemples
Exemple 6.4 Vérifier le théorème de la divergence pour
Ω = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 < 1
et F (x, y, z) = (x y, y, z) .
ZZZ
Discussion (i) Calcul de div F. On trouve que
Ω
div F = y + 2.
∂Ω = Σ = {σ (θ, ϕ) = (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ) , (θ, ϕ) ∈ [0, 2π] × [0, π]} .
Exemples 65
F · (−σθ ∧ σϕ )
= cos θ sin θ sin2 ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ · (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ) sin ϕ
on obtient
ZZ Z 2π Z π
cos2 θ sin θ sin4 ϕ + sin2 θ sin3 ϕ + cos2 ϕ sin ϕ dϕ dθ
(F · ν) ds =
∂Ω 0
Z π 0 Z π
=π sin3 ϕ dϕ + 2π cos2 ϕ sin ϕ dϕ
0 0
π 3 π
cos3 ϕ
cos ϕ 8
= π − cos ϕ + − 2π = π.
3 0 3 0 3
div F = 2 x.
∂Ω = Σ0 ∪ Σ1 ∪ Σ2
où
Σ0 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 < 1 et z = 0
Σ1 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 < 1 et z = 1
ZZ Z 2π Z 1
r2 cos2 θ, 0, 0 · (0, 0, r) dr dθ = 0
(F · ν) ds =
Σ1 0 0
ZZ Z 2π Z 1
cos2 θ, 0, 0 · (cos θ, sin θ, 0) dθ dz = 0.
(F · ν) ds =
Σ2 0 0
6.3 Exercices
Dans les exercices 1 à 10 il s’agira de vérifier le Théorème de la divergence.
Ω = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 < 1 .
3y
Exercice 6.7 Soient F (x, y, z) = 0, , 5 et
1 + z2
π2
p
Ω= x2 + y 2 < z < 1, x2 + y 2 <
(x, y, z) ∈ R3 : tg et x < 0 < y .
16
Exercice 6.8 Soient F (x, y, z) = x2 , y 2 , z 2 et
n o
2
Ω = (x, y, z) ∈ R3 : x > 0, 0 < z < 2 et 4 x2 + y 2 < (z − 4) .
n o
2
Ω = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 < 4 et x2 + y 2 + (z − 2) < 1 .
∂u
ZZZ ZZ
[v ∆u + grad u · grad v] dx dy dz = v ds.
Ω ∂Ω ∂ν
∂u ∂v
ZZZ ZZ
(v ∆u − u ∆v) dx dy dz = v −u ds.
Ω ∂Ω ∂ν ∂ν
hx; yi = x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 .
- On note
div G = 0 dans Ω
G ∈ C 1 Ω; R 3
H Ω = : rot G = 0 dans Ω .
hG; νi = 0 sur ∂Ω
div (f G) = hgrad f ; Gi .
et u = (u1 , u2 , u3 ) ∈ C 1 Ω; R3 vérifiant
(
div u + hgrad a; ui = f dans Ω
u=0 sur ∂Ω
6.4 Corrigés
ZZZ
Exercice 6.1 (i) Calcul de div F dx dy dz. On a tout de suite que
Ω
div F = z + 1.
on trouve alors
ZZZ Z 1 Z 2π Z π
div F dx dy dz = (r cos ϕ + 1) r2 sin ϕ dϕ dθ dr
Ω 0 0 0
Z Z 1 π
r3 cos ϕ sin ϕ + r2 sin ϕ dϕ dr
= 2π
Z0 0
π π 2π π 4π
Z
= cos ϕ sin ϕ dϕ + sin ϕ dϕ = .
2 0 3 0 3
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On paramètre ∂Ω = Σ par
∂Ω
σ (θ, ϕ) = (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ) , (θ, ϕ) ∈ [0, 2π] × [0, π] .
Le calcul de la normale donne
σθ ∧ σϕ = − sin ϕ (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ) ,
qui est une normale intérieure. On obtient ainsi
ZZ
(F · ν) ds
∂Ω
Z 2π Z π
cos2 θ sin3 ϕ cos ϕ + sin2 θ sin3 ϕ + sin θ sin2 ϕ cos ϕ dϕ dθ
=
0 0
Z π
sin3 ϕ cos ϕ + sin3 ϕ dϕ
=π
Z0 π
sin3 ϕ cos ϕ + sin ϕ − sin ϕ cos2 ϕ dϕ
=π
0
et donc
π 0
sin4 ϕ cos3 ϕ
4π
ZZ Z
(F · ν) ds = π − cos ϕ + dϕ = .
∂Ω 0 4 3 3
ZZZ
Exercice 6.2 (i) Calcul de div F dx dy dz. On a que
Ω
div F = x y.
On choisit les coordonées cylindriques (le Jacobien est alors r)
x = r cos θ, y = r sin θ, z = z, z ∈ (0, 1) , θ ∈ (0, 2π) , r ∈ (0, z) .
On trouve que
ZZZ Z 1 Z 2π Z z
r2 cos θ sin θ r dr dθ dz
div F dx dy dz =
Ω 0 0 0
1 z 2π
cos (2 θ)
Z Z
3
= r − dr dz = 0.
0 0 4 0
70 Théorème de la divergence
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On pose
∂Ω
∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ,
où
Σ1 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 ≤ 1 et z = 1
Σ2 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = z 2 et z ∈ [0, 1] .
On paramètre Σ1 par
−r sin θ r cos θ 0 r
On paramètre Σ2 par
on a alors que
e1 e2 e3 −r cos θ
σr2 ∧ σθ2 = cos θ sin θ 1 = −r sin θ ,
−r sin θ r cos θ 0 r
et donc ZZ
(F · ν) ds = 0.
∂Ω
Corrigés 71
ZZZ
Exercice 6.3 (i) Calcul de div F dx dy dz. On a immédiatement que
Ω
div F = x + y + z.
On a que
et donc
ZZZ Z 1 Z 1−x Z 1−x−y
div F dx dy dz = (x + y + z) dz dy dx
Ω 0 0 0
1 Z 1−x
1 1
Z
2
= 1 − (x + y) dy dx = .
2 0 0 8
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On a que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 ∪ Σ4 , où
∂Ω
Σ1 = {α (x, z) = (x, 0, z) : 0 ≤ z ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1}
Σ2 = {β (x, y) = (x, y, 0) : 0 ≤ y ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1}
Σ3 = {γ (y, z) = (0, y, z) : 0 ≤ z ≤ 1 − y, 0 ≤ y ≤ 1}
Σ4 = {δ (x, y) = (x, y, 1 − x − y) : 0 ≤ y ≤ 1 − x, 0 ≤ x ≤ 1} .
0 0 1 0
e1 e2 e3 0
βx ∧ β y = 1 0 0 = 0
0 1 0 1
e1 e2 e3 1
γy ∧ γz = 0 1 0 = 0
0 0 1 0
e1 e2 e3 1
δx ∧ δy = 1 0 −1 = 1
0 1 −1 1
qui sont des normales extérieures pour la première et la dernière et intérieures
pour les deux autres. Noter alors que
ZZ ZZ ZZ
(F · ν) ds = (F · ν) ds = (F · ν) ds = 0
Σ1 Σ2 Σ3
72 Théorème de la divergence
et donc
ZZ ZZ
(F · ν) ds = (F · ν) ds
∂Ω Σ4
Z 1 Z 1−x
= ((x y, y (1 − x − y) , x (1 − x − y)) · (1, 1, 1) dy dx
0 0
1
ZZ
(F · ν) ds = .
∂Ω 8
ZZZ
Exercice 6.4 (i) Calcul de div F dx dy dz. On a que div F = 2 (x + y + z) .
Ω
On pose
et on trouve donc
a cos θ −a r sin θ 0
Jacobien = a sin θ a r cos θ 0 = a2 b r.
0 0 b
Σ1 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 ≤ a2 , z = b
Σ2 = (x, y, z) ∈ R3 : b2 x2 + y 2 = a2 z 2 et 0 ≤ z ≤ b
On trouve
e1 e2 e3 0
αr ∧ αθ = cos θ sin θ 0 = 0
−r sin θ r cos θ 0 r
Corrigés 73
e1 e2 e3 a b t cos θ
βθ ∧ βt = −a t sin θ a t cos θ 0 = a b t sin θ
ZZ
(F · ν) ds
Σ2
Z 2π Z 1
a2 t2 cos2 θ, a2 t2 sin2 θ, b2 t2 · a b t cos θ, a b t sin θ, −a2 t dt dθ
=
0 0
1
π 2 2
Z
= −2πa2 b2 t3 dt = − a b
0 2
et finalement
π 2 2
ZZ
(F · ν) ds = a b .
∂Ω 2
ZZZ
Exercice 6.5 (i) Calcul de div F dx dy dz. On obtient
Ω
div F = 2 x − 2 y + 2 z.
On pose
et par conséquent
ZZZ Z 2π Z 2 Z 2
div F dx dy dz = (2 r cos θ − 2 r sin θ + 2 z) r dr dθ dz = 16 π.
Ω 0 0 0
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On voit que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 où
∂Ω
Σ1 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 < 4, z = 0
Σ3 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 < 4, z = 2
−r sin θ r cos θ 0 r
e1 e2 e3 2 cos θ
βθ ∧ βz = −2 sin θ 2 cos θ 0 = 2 sin θ
0 0 1 0
e1 e2 e3 0
γr ∧ γθ = cos θ sin θ 0 = 0
−r sin θ r cos θ 0 r
qui sont des normales extérieures pour les deux dernières et une normale intérieure
pour la première. Ceci nous conduit à
ZZ Z 2π Z 2
r2 cos2 θ, −r2 sin2 θ, 0 · (0, 0, r) dr dθ = 0
(F · ν) ds = −
Σ1 0 0
ZZ Z 2π Z 2
4 cos2 θ, −4 sin2 θ, z 2 · (2 cos θ, 2 sin θ, 0) dz dθ = 0
(F · ν) ds =
Σ2 0 0
ZZ Z 2π Z 2
r2 cos2 θ, −r2 sin2 θ, 4 · (0, 0, r) dr dθ = 16 π
(F · ν) ds =
Σ3 0 0
et donc à ZZ
(F · ν) ds = 16 π.
∂Ω
ZZZ
Exercice 6.6 (i) Calcul de div F dx dy dz. On trouve immédiatement que
Ω
div F = 3. On passe aux coordonnées cylindriques et on trouve
√ r2 p
Ω = (r cos θ, r sin θ, z) : θ ∈ (0, 2π) , r ∈ 0, 3 , <z < 4−r 2
3
et donc
√ √
ZZZ Z 3 Z 4−r 2 Z 2π
div F dx dy dz = 3 r dθ dz dr
r2
Ω 0 3 0
√
3
r2
p
19 π
Z
= 6π 4 − r2 − r dr = .
0 3 2
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. Noter que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 où
∂Ω
n h π io
Σ1 = α (θ, ϕ) = (2 cos θ sin ϕ, 2 sin θ sin ϕ, 2 cos ϕ) : θ ∈ [0, 2π] , ϕ ∈ 0,
3
Corrigés 75
r2
z=
3
1
r2 + z 2 = 4
√ r
3 2
(dessin dans le plan r, z)
r2
h √ i
Σ2 = β (r, θ) = r cos θ, r sin θ, : θ ∈ [0, 2π] , r ∈ 0, 3 .
3
Le calcul des normales donne
−4 cos θ sin2 ϕ
e1 e2 e3
αθ ∧ αϕ = −2 sin θ sin ϕ 2 cos θ sin ϕ 0 = −4 sin θ sin2 ϕ
ZZ
(F · ν) ds
Σ2
√
2π 3
r2
2
2 r cos θ 2 r2 sin θ
Z Z
= r cos θ, r sin θ, · , , −r dr dθ
0 0 3 3 3
√
Z √3 3 4 3
r3
2r r 3π
= 2π − dr = 2π = .
0 3 3 12 0 2
76 Théorème de la divergence
On trouve donc
3π 19 π
ZZ
(F · ν) ds = 8 π + = .
2 2
∂Ω
ZZZ
Exercice 6.7 (i) Calcul de div F dx dy dz. On trouve que
Ω
3
div F = .
1 + z2
En passant en coordonnées cylindriques on a que
n π π o
Ω = (r cos θ, r sin θ, z) : tg r < z < 1, 0 < r < , <θ<π
4 2
et on déduit donc que
π π
π 1
3 3π
ZZZ Z 4
Z Z Z 4
1
div F dx dy dz = 2
r dz dθ dr = [arctg z]tg r r dr
Ω 0 π
2 tg r 1 + z 2 0
π
3π
Z 4 hπ i π 4
= − r r dr = .
2 0 4 4
z = tg r
π r
4
(dessin dans le plan r, z avec angle de rotation θ ∈ [ π2 , π])
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On a que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 ∪ Σ4 , où
∂Ω
n πo
Σ1 = (0, y, z) : tg y ≤ z ≤ 1, 0 ≤ y ≤
4
n π o
Σ2 = (x, 0, z) : tg |x| ≤ z ≤ 1, − ≤ x ≤ 0
4
n π π o
Σ3 = α (r, θ) = (r cos θ, r sin θ, 1) , 0 ≤ r ≤ , ≤θ≤π
4 2
n π π o
Σ4 = β (r, θ) = (r cos θ, r sin θ, tg r) : 0 ≤ r ≤ , ≤θ≤π .
4 2
Corrigés 77
Les normales extérieures dans les deux premiers cas sont respectivement (1, 0, 0)
et (0, −1, 0) . Les deux autres normales sont
e1 e2 e3 0
αr ∧ αθ = cos θ sin θ 0 = 0
−r sin θ r cos θ 0 r
−r cos θ
e1 e2 e3 cos2 r
1 −r sin θ
βr ∧ βθ = cos θ sin θ 2
=
cos r
cos2 r
−r sin θ r cos θ 0 r
qui sont, respectivement des normales extérieure et intérieure. Par conséquent
nous trouvons que
Z π4 Z 1
3y
ZZ
(F · ν) ds = 0, , 5 · (1, 0, 0) dy dz = 0
Σ1 0 tg y 1 + z2
ZZ Z 0 Z 1
(F · ν) ds = (0, 0, 5) · (0, −1, 0) dx dz = 0
Σ2 −π
4 tg(−x)
π
π
3 r sin θ 5π π 2
ZZ Z 4
Z
(F · ν) ds = 0, , 5 · (0, 0, r) dθ dr =
Σ3 0 π
2
2 4 4
π
π
3 r sin θ r cos θ r sin θ
ZZ Z 4
Z
(F · ν) ds = 0, ,5 · , , −r dθ dr
Σ4 0 π
2
1 + tg2 r cos2 r cos2 r
π Z π
Z 4 π 4 5π π 2
3 r2 sin2 θ − 5 r dθ dr =
= −
0 π
2
4 4 4
et ainsi ZZ π 4
(F · ν) ds = .
∂Ω 4
ZZZ
Exercice 6.8 (i) Calcul de div F dx dy dz. On a que div F = 2 (x + y + z) .
Ω
En passant en coordonnées cylindriques on trouve que
et donc
ZZZ Z 2π Z 1 Z r
div F dx dy dz = dθ dr 2 (r cos θ + r sin θ + z) r dz
Ω 0 0 0
1 r 1
π
Z Z Z
= 2π r dr 2 z dz = 2π r3 dr = .
0 0 0 2
78 Théorème de la divergence
z=r
1 r
(dessin dans le plan r, z)
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On a que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 où
∂Ω
−r sin θ r cos θ 0 r
e1 e2 e3 cos θ
βθ ∧ βz = − sin θ cos θ 0 = sin θ
0 0 1 0
e1 e2 e3 −r cos θ
γr ∧ γθ = cos θ sin θ 1 = −r sin θ
−r sin θ r cos θ 0 r
qui sont respectivement des normales extérieures pour les deux dernières et
intérieure pour la première. On trouve alors
ZZ Z 1 Z 2π
r2 cos2 θ, r2 sin2 θ, 0 · (0, 0, −r) dr dθ = 0
(F · ν) ds =
Σ1 0 0
ZZ Z 1Z 2π
cos2 θ, sin2 θ, z 2 · (cos θ, sin θ, 0) dθ dz = 0
(F · ν) ds =
Σ2 0 0
ZZ Z 1Z 2π
r2 cos2 θ, r2 sin2 θ, r2 · (−r cos θ, −r sin θ, r) dr dθ
(F · ν) ds =
Σ3 0 0
1
π
Z
= 2π r3 dr =
0 2
d’où le résultat.
Corrigés 79
ZZZ
Exercice 6.9 (i) Calcul de div F dx dy dz. On trouve div F = 2 z. On
Ω
passe en coordonnées cylindriques et on déduit que
n π π o
Ω = (r cos θ, r sin θ, z) : 0 < z < 2, − < θ < , 0 < 2 r < 4 − z
2 2
et donc
ZZZ Z 2 Z 2−z/2 Z π/2
div F dx dy dz = 2 z r dθ dz dr
Ω 0 0 −π/2
2
z 2 11 π
Z
=π z 2− dz = .
0 2 3
z = 4 − 2r
2 r
(dessin dans le plan r, z avec angle de rotation θ ∈ [− π2 , π
2 ])
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On voit que ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 ∪ Σ3 ∪ Σ4 avec
∂Ω
αy ∧ αz = (1, 0, 0) , βr ∧ βθ = (0, 0, r)
π/2 2
64
ZZ Z Z
2, 0, r3 cos θ sin2 θ · (0, 0, −r) dr dθ = −
(F · ν) ds =
Σ2 −π/2 0 15
ZZ Z π/2 Z 1
2, 0, r3 cos θ sin2 θ + 4 · (0, 0, r) dr dθ
(F · ν) ds =
Σ3 −π/2 0
π/2 1
2
Z Z
r4 cos θ sin2 θ + 4 r dr dθ =
= + 2π
−π/2 0 15
ZZ
(F · ν) ds
Σ4
Z π/2 Z 2
2
= 2, 0, r3 cos θ sin2 θ + (4 − 2 r) · (2 r cos θ, 2 r sin θ, r) dr dθ
−π/2 1
Z π/2 Z 2
2
= 4 r cos θ + r4 cos θ sin2 θ + r (4 − 2 r) dr dθ
−π/2 1
62 5 π
= 12 + + .
15 3
On a ainsi le résultat souhaité
4 ZZ
11 π
ZZ X
(F · ν) ds = (F · ν) ds = .
∂Ω i=1 Σi 3
ZZZ
Exercice 6.10 (i) Calcul de div F dx dy dz. On voit tout de suite que
Ω
div F = 2 x. On passe en coordonnées cylindriques et on obtient
( √ )
15 p p
Ω = (r cos θ, r sin θ, z) : 0 < r < , 2 − 1 − r2 < z < 4 − r2 , 0 < θ < 2π
4
et donc
√
15
√
ZZZ Z 4
Z 4−r 2 Z 2π
div F dx dy dz = √ (2 r cos θ) r dθ dz dr = 0.
Ω 0 2− 1−r 2 0
ZZ
(ii) Calcul de (F · ν) ds. On a ∂Ω = Σ1 ∪ Σ2 où
∂Ω
( √ )
p 15
Σ1 = α (r, θ) = r cos θ, r sin θ, 4 − r2 , 0 ≤ r ≤ , 0 ≤ θ ≤ 2π
4
( √ )
p 15
Σ2 = β (r, θ) = r cos θ, r sin θ, 2 − 1 − r2 , 0 ≤ r ≤ , 0 ≤ θ ≤ 2π .
4
Corrigés 81
z
r 2 + (z − 2)2 = 1
√
15 2 r
4
r2 + z 2 = 4
On trouve
r2 cos θ
e1 e2 e3 √
4 − r2
−r
2
αr ∧ αθ = cos θ sin θ √ =
r sin θ
4 − r2 √
4 − r2
−r sin θ r cos θ 0
r
−r2 cos θ
e1 e2 e3 √
r
1 − r2
βr ∧ βθ = cos θ sin θ √ =
−r2 sin θ
1 − r2 √
−r sin θ r cos θ 0
1 − r2
r
la première est une normale extérieure alors que la seconde est intérieure. Ceci
nous conduit à
√
15
2π
r2 cos θ r2 sin θ
ZZ Z Z
4
r2 cos2 θ, 0, 0 ·
(F · ν) ds = √ ,√ , r dθ dr = 0
Σ1 0 0 4 − r2 4 − r2
√
15
2π
r2 cos θ r2 sin θ
ZZ Z Z
4
2 2
(F · ν) ds = r cos θ, 0, 0 · √ ,√ , −r dθ dr
Σ2 0 0 1 − r2 1 − r2
=0
et par conséquent ZZ
(F · ν) ds = 0.
∂Ω
div F = 3 et div Gi = 1, i = 1, 2, 3.
82 Théorème de la divergence
1 1
ZZZ ZZZ ZZ
Vol (Ω) = dx dy dz = div F dx dy dz = (F · ν) ds
3 3
Z Z ZΩ Ω
ZZ ∂Ω
Exercice 6.13 * (i) Comme, par la première identité de Green (avec v = 1),
∂u
ZZZ ZZ
∆u (x, y, z) dx dy dz = ds
Ω ∂Ω ∂ν
on a la condition nécéssaire
ZZZ ZZ
f (x, y, z) dx dy dz = ϕ ds.
Ω ∂Ω
Noter que si u est une solution de (N ), alors u + c est aussi une solution pour
n’importe quel c ∈ R.
(ii) Soient u et v deux solutions et montrons que que w = u − v = constante.
La fonction w satisfait
(
∆w = 0 dans Ω
(N )
∂w
∂ν = 0 sur ∂Ω.
Corrigés 83
∂w
ZZZ ZZZ ZZ ZZZ
2 2
0= w ∆w = − kgrad wk + w =− kgrad wk .
Ω Ω ∂Ω ∂ν Ω
G = grad g.
et donc le résultat.
Théorème de Stokes
ZZ Z
rot F · ds = F · dl.
Σ ∂Σ
Par ailleurs le sens de parcours de ∂Σ est alors celui induit par la paramétrisation
σ : A → Σ et c’est donc celui obtenu en parcourant positivement ∂A.
Exemple 7.2 (cf. sect. 8.4 pour plus de détails.) (i) (Sphère) Soit
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 1
86 Théorème de Stokes
alors
∂Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et z = 0
Γ1 = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et z = 1 .
7.2 Exemples
Exemple 7.3 Vérifier le théorème de Stokes pour F (x, y, z) = (z, x, y) et
ZZ
Discussion (i) Calcul de rot F · ds. On a
Σ
e1 e2 e3
1
∂ ∂ ∂
rot F = = 1 .
∂x ∂y ∂z
1
z x y
cos θ sin θ 1 −z
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {γ1 (θ) = σ (θ, 0) = (0, 0, 0)} = {(0, 0, 0)}
Γ2 = {γ2 (z) = σ (2π, z) = (z, 0, z) , z : 0 → 1}
Γ3 = {γ3 (θ) = σ (θ, 1) = (cos θ, sin θ, 1) , θ : 2π → 0}
Γ4 = {γ4 (z) = σ (0, z) = (z, 0, z) , z : 1 → 0} = −Γ2 .
On s’aperçoit alors que
on trouve
Z Z 2π
F · dl = − (1, cos θ, sin θ) · (− sin θ, cos θ, 0) dθ
∂Σ 0
Z 2π
=− cos2 θ dθ = −π.
0
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 1 et z ≤ 0 .
ZZ
Discussion (i) Calcul de rot F · ds. On voit que
Σ
e1 e2 e3 2y
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
2 0
0 0 y
avec (θ, ϕ) ∈ A = (0, 2π) × (π/2, π) . Une normale est alors donnée par
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {γ1 (θ) = σ (θ, π/2) = (cos θ, sin θ, 0) , θ : 0 → 2π}
n π o
Γ2 = γ2 (ϕ) = σ (2π, ϕ) = (sin ϕ, 0, cos ϕ) , ϕ : → π
2
Exercices 89
et donc Z Z 2π
0, 0, sin2 θ · (− sin θ, cos θ, 0) dθ = 0.
F · dl =
∂Σ 0
7.3 Exercices
Dans les exercices suivants on vérifiera le théorème de Stokes.
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = z 2 , 0 ≤ z ≤ 1 .
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = z 4 , 0 ≤ z ≤ 1 .
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = R2 , z ≥ 0 .
n √ o
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 4, x, y ≥ 0, 1 ≤ z ≤ 3 .
(x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 4, x, y, z ≥ 0,
( )
Σ= z y π .
0 ≤ arccos ≤ arctg ≤
2 x 2
Exercice 7.7 Soient F (x, y, z) = 0, x2 , 0 et Σ le triangle de sommets A =
et
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1, 0 < x, y, z < 1 .
7.4 Corrigés
ZZ
Exercice 7.1 (i) Calcul de rot F · ds. On trouve que
Σ
e1 e2 e3
−2 z
∂ ∂ ∂
rot F = = 0
∂x ∂y ∂z
−x2
x2 y z2 0
cos θ sin θ 1 −z
On a ainsi
ZZ Z 2π Z 1
−2 z, 0, −z 2 cos2 θ · (z cos θ, z sin θ, −z) dz dθ
rot F · ds =
Σ 0 0
2π 1 1
π
Z Z Z
= z 3 cos2 θ dz dθ = π z 3 dz = .
0 0 0 4
Z
(ii) Calcul de F · dl. On a
∂Σ
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
Corrigés 91
avec
Γ1 = {σ (θ, 0) = (0, 0, 0)}
Γ2 = {σ (2π, z) = (z, 0, z) : z : 0 → 1}
Γ3 = {σ (θ, 1) = (cos θ, sin θ, 1) : θ : 2π → 0}
Γ4 = {σ (0, z) = (z, 0, z) : z : 1 → 0} = −Γ2 .
On voit alors que ∂Σ = Γ3 qui est parcouru négativement. On obtient par
conséquent
Z Z 2π
cos2 θ sin θ, 1, 0 · (− sin θ, cos θ, 0) dθ
F · dl = −
∂Σ 0
2π
π
Z
= cos2 θ sin2 θ dθ = .
0 4
ZZ
Exercice 7.2 (i) Calcul de rot F · ds. On a que
Σ
e1 e2 e3
−1
∂ ∂ ∂
rot F = = −1
∂x ∂y ∂z
−x2
x2 y z x
−r2 cos θ
e1 e2 e3
σr ∧ σθ = 2 r cos θ 2 r sin θ 1 = −r2 sin θ
et par conséquent
ZZ Z 1 Z 2π
−1, −1, −r4 cos2 θ · −r2 cos θ, −r2 sin θ, 2 r3 dr dθ
rot F · ds =
Σ 0 0
1 Z 2π
π
Z
=− 2 r7 cos2 θ dr dθ = − .
0 0 4
Z
(ii) Calcul de F · dl. On obtient par ailleurs que
∂Σ
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = σ (r, 0) = r2 , 0, r : r : 0 → 1
92 Théorème de Stokes
Γ4 = {σ (0, θ) = (0, 0, 0) : θ : 2π → 0} .
On déduit donc que ∂Σ = Γ2 et qu’il est parcouru positivement. On obtient
alors que
Z Z 2π
cos2 θ sin θ, 1, cos θ · (− sin θ, cos θ, 0) dθ
F · dl =
∂Σ 0
2π
π
Z
=− cos2 θ sin2 θ dθ = − .
0 4
ZZ
Exercice 7.3 (i) Calcul de rot F · ds. Un calcul immédiat donne
Σ
e1 e2 e3
0
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
−3 x2 y 2
x2 y 3 1 z
On trouve
−R2 cos θ sin2 ϕ
e1 e2 e3
σθ ∧ σϕ = R2 − sin θ sin ϕ cos θ sin ϕ 0 = −R2 sin θ sin2 ϕ
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {σ (θ, 0) = R (0, 0, 1) : θ : 0 → 2π}
n πo
Γ2 = σ (2π, ϕ) = R (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : 0 →
2
Corrigés 93
n π o
Γ3 = σ θ, = R (cos θ, sin θ, 0) : θ : 2π → 0
2
π
Γ4 = {σ (0, ϕ) = R (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : → 0} = −Γ2 .
2
On conclut donc que ∂Σ = Γ3 qui est parcouru négativement et ainsi
Z Z 2π
R5 cos2 θ sin3 θ, 1, 0 · (−R sin θ, R cos θ, 0) dθ
F · dl = −
∂Σ 0
2π
π R6
Z
= R6 cos2 θ sin4 θ dθ = .
0 8
ZZ
Exercice 7.4 (i) Calcul de rot F · ds. On voit tout d’abord que
Σ
e1 e2 e3
1−x
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
z+2
−2 y x z y
En posant A = 32 , 2 × − π2 , π2 on obtient
3
Σ = σ (r, θ) = r cos θ, r sin θ, − r + 3 où (r, θ) ∈ A .
2
On obtient
3
e1 e2 e3 r cos θ
2
3
3
σr ∧ σθ = cos θ sin θ − = r sin θ
2
2
−r sin θ r cos θ 0 r
et donc
ZZ
rot F · ds
Σ
Z 2 Z π2
3 3 3
= 1 − r cos θ, 0, − r + 5 · r cos θ, r sin θ, r dr dθ
2
3 −π 2
2 2 2
Z 2 Z π2
3 3 3 16 28 π
= r cos θ − r2 cos2 θ − r2 + 5 r dθ dr = + .
2
3 −2π 2 2 2 3 9
Z
(ii) Calcul de F · dl. Noter que ∂Σ = σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4 et
∂Σ
π 3 2
Γ1 = σ r, − = 0, −r, − r + 3 : r : → 2
2 2 3
94 Théorème de Stokes
n π πo
Γ2 = σ (2, θ) = (2 cos θ, 2 sin θ, 0) : θ : − →
2 2
π 3 2
Γ3 = σ r, = 0, r, − r + 3 : r : 2 →
2 2 3
2 2 2 π π
Γ4 = σ ,θ = cos θ, sin θ, 2 : θ : → − .
3 3 3 2 2
On a donc
2
3 8
Z Z
F · dl = (2 r, 0, −r) · 0, −1, − dr =
Γ1 2
3
2 3
Z Z π
2
F · dl = (−4 sin θ, 0, 2 sin θ) · (−2 sin θ, 2 cos θ, 0) dθ = 4 π
Γ2 −π
2
2
3 8
Z Z
F · dl = − (−2 r, 0, r) · 0, 1, − dr =
Γ3 2
3
2 3
π
4 4 2 2 2
Z Z 2
F · dl = − − sin θ, cos θ, sin θ · − sin θ, cos θ, 0 dθ
Γ4 −π
2
3 3 3 3 3
π
8 8 8
Z 2
=− sin2 θ + cos2 θ dθ = − π.
−π
2
9 9 9
16 28 π
Z
F · dl = + .
∂Σ 3 9
ZZ
Exercice 7.5 (i) Calcul de rot F · ds. On passe en coordonnées sphériques
Σ
et on écrit pour A = 0, π2 × π6 , π3
Σ = σ (θ, ϕ) = (2 cos θ sin ϕ, 2 sin θ sin ϕ, 2 cos ϕ) avec (θ, ϕ) ∈ A .
On trouve
−4 cos θ sin2 ϕ
e1 e2 e3
σθ ∧ σϕ = −2 sin θ sin ϕ 2 cos θ sin ϕ 0 = −4 sin θ sin2 ϕ .
Comme
e1 e2 e3
−2 z
∂ ∂ ∂
rot F = = 0
∂x ∂y ∂z
0
0 z2 0
Corrigés 95
on obtient
rot F · σθ ∧ σϕ
= (−4 cos ϕ, 0, 0) · −4 cos θ sin2 ϕ, −4 sin θ sin2 ϕ, −4 cos ϕ sin ϕ
et donc
π π
ZZ Z 3
Z 2 √ 2
rot F · ds = 16 cos θ cos ϕ sin2 ϕ dθ dϕ = 2 3 − .
Σ π
6 0 3
4
Z
S
(ii) Calcul de F · dl. On a que ∂Σ = σ (∂A) = Γi , où
∂Σ i=1
σ
2 x2 + y 2 + z 2 = 4
ϕ
π
3 √
π 3
6
1
O π θ
2 y
n π √ πo
Γ1 = σ θ, = cos θ, sin θ, 3 : θ : 0 →
6 2
n π π πo
Γ2 = σ , ϕ = (0, 2 sin ϕ, 2 cos ϕ) : ϕ : →
2 6 3
n π √ √ π o
Γ3 = σ θ, = 3 cos θ, 3 sin θ, 1 : θ : → 0
3 2
n π πo
Γ4 = σ (0, ϕ) = (2 sin ϕ, 0, 2 cos ϕ) : ϕ : → .
3 6
Un calcul immédiat conduit à
Z Z π2 Z π2
F · dl = (0, 3, 0) · (− sin θ, cos θ, 0) dθ = 3 cos θ dθ = 3
Γ1 0 0
Z Z π
3
0, 4 cos2 ϕ, 0 · (0, 2 cos ϕ, −2 sin ϕ) dϕ
F · dl =
π
Γ2 6
π
Z 3 √ 11
= 8 cos3 ϕ dϕ = 3 3 −
π
6
3
96 Théorème de Stokes
π
Z Z 2 √ √ √
F · dl = − (0, 1, 0) · − 3 sin θ, 3 cos θ, 0 dθ = − 3
Γ3 0
Z Z π
3
0, 4 cos2 ϕ, 0 · (2 cos ϕ, 0, −2 sin ϕ) dϕ = 0.
F · dl = −
π
Γ4 6
On a donc bien
4 Z
Z X √ 2
F · dl = F · dl = 2 3 − .
∂Σ i=1 Γi 3
ZZ
Exercice 7.6 (i) Calcul de rot F · ds. On trouve tout de suite que
Σ
e1 e2 e3
1
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
0
0 0 y + z2
De plus, on écrit
−4 cos θ sin2 ϕ
e1 e2 e3
σθ ∧ σϕ = −2 sin θ sin ϕ 2 cos θ sin ϕ 0 = −4 sin θ sin2 ϕ
à savoir
π
ZZ Z 2
Z θ
rot F · ds = −4 cos θ dθ sin2 ϕ dϕ
Σ 0 0
π
θ 1 8
Z 2
= −4 cos θ − sin (2 θ) dθ = − π.
0 2 4 3
Corrigés 97
ϕ=θ
π
2 θ
Z
(ii) Calcul de F · dl. On a que
∂Σ
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3
où n πo
Γ1 = σ (θ, 0) = (0, 0, 2) : θ : 0 →
2
n π πo
Γ2 = σ , ϕ = (0, 2 sin ϕ, 2 cos ϕ) : ϕ : 0 →
2 2
n
2
π o
Γ3 = σ (θ, θ) = 2 cos θ sin θ, 2 sin θ, 2 cos θ : θ : → 0 .
2
On trouve donc que ∂Σ = Γ2 ∪ Γ3 et par conséquent
Z Z π2
0, 0, 2 sin ϕ + 4 cos2 ϕ · (0, 2 cos ϕ, −2 sin ϕ) dϕ
F · dl =
Γ2 0
π
8
Z 2
4 sin2 ϕ + 8 cos2 ϕ sin ϕ dϕ = −
=− +π
0 3
Z Z π
2
0, 0, 2 sin2 θ + 4 cos2 θ · (2 cos (2 θ) , 4 sin θ cos θ, −2 sin θ) dθ
F · dl = −
Γ3 0
π
16
Z 2
4 sin3 θ + 8 cos2 θ sin θ dθ =
= .
0 3
On a bien obtenu le résultat souhaité
8
Z
F · dl = − π.
∂Σ 3
ZZ
Exercice 7.7 (i) Calcul de rot F · ds. On a
Σ
e1 e2 e3
0
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
2x
0 x2 0
98 Théorème de Stokes
On trouve
Σ = σ (x, y) = (x, y, 0) ∈ R3 : (x, y) ∈ A
0 1 0 1
Z 2Z x
4
ZZ
rot F · ds = 2 x dy dx = .
Σ 1 2 x−2 3
Z
(ii) Calcul de F · dl. On trouve que ∂Σ = σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 , où
∂Σ
1 2 x
Γ1 = {σ (x, 2 x − 2) = (x, 2 x − 2, 0) : x : 1 → 2}
Γ2 = {σ (x, x) = (x, x, 0) : x : 2 → 1}
Γ3 = {σ (1, y) = (1, y, 0) : y : 1 → 0} .
Le calcul donne alors
2
14
Z Z
0, x2 , 0 · (1, 2, 0) dx =
F · dl =
Γ1 1 3
2
7
Z Z
0, x2 , 0 · (1, 1, 0) dx = −
F · dl = −
Γ2 1 3
Z Z 1
F · dl = − (0, 1, 0) · (0, 1, 0) dy = −1.
Γ3 0
ZZ
Exercice 7.8 (i) Calcul de rot F · ds. On trouve si A = (0, 1) × (0, 2π) que
Σ
Σ = σ (r, θ) = (r cos θ, r sin θ, 1 − r cos θ) où (r, θ) ∈ A .
e1 e2 e3 r
σr ∧ σθ = cos θ sin θ − cos θ = 0 .
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
avec
Γ1 = {σ (r, 0) = (r, 0, 1 − r) : r : 0 → 1}
Γ2 = {σ (1, θ) = (cos θ, sin θ, 1 − cos θ) : θ : 0 → 2π}
Γ3 = {σ (r, 2π) = (r, 0, 1 − r) : r : 1 → 0} = −Γ1
Γ4 = {σ (0, θ) = (0, 0, 1)} .
On a donc ∂Σ = Γ2 qui est parcouru positivement et ainsi
Z Z 2π
cos θ sin θ, cos θ (1 − cos θ) , cos2 θ · (− sin θ, cos θ, sin θ) dθ
F · dl =
∂Σ 0
Z 2π
− cos θ sin2 θ + cos2 θ − cos3 θ + cos2 θ sin θ dθ = π.
=
0
ZZ
Exercice 7.9 (i) Calcul de rot F · ds. On trouve
Σ
e1 e2 e3
0
∂ ∂ ∂
rot F = = 1 .
∂x ∂y ∂z
0
z y 0
100 Théorème de Stokes
On pose
n πo
A = (x, y) ∈ R2 : x, y > 0, x + y <
2
et on obtient
y
π
2
π x
2
e1 e2 e3 −3 cos (3 x + 2 y)
σx ∧ σy = 1 0 3 cos (3 x + 2 y) = −2 cos (3 x + 2 y) .
0 1 2 cos (3 x + 2 y) 1
On a alors
ZZ
rot F · ds
Σ
π π
2 −x
Z 2
Z
= (0, 1, 0) · (−3 cos (3 x + 2 y) , −2 cos (3 x + 2 y) , 1) dx dy
0 0
et donc
ZZ Z π
2
−x+ π
rot F · ds = [− sin (3 x + 2 y)]0 2
dx
Σ 0
π
4
Z 2
= (sin (3 x) − sin (x + π)) dx = .
0 3
Z
(ii) Calcul de F · dl. On trouve que ∂Σ = σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 , où
∂Σ
n πo
Γ1 = σ (x, 0) = (x, 0, sin (3 x)) : x : 0 →
2
n π π π o
Γ2 = σ x, − x = x, − x, sin (x + π) : x : → 0
2 2 2
n π o
Γ3 = σ (0, y) = (0, y, sin (2 y)) : y : → 0 .
2
Corrigés 101
π
π
Z Z 2
F · dl = − − sin x,
− x, 0 · (1, −1, − cos x) dx
Γ2 0 2
Z π2 Z π2
π π2
= sin x dx + − x dx = 1 +
0 0 2 8
Z π2
π2
Z
F · dl = − (sin (2 y) , y, 0) · (0, 1, 2 cos (2 y)) dy = −
Γ3 0 8
et on peut donc conclure que
4
Z
F · dl = .
∂Σ 3
ZZ
Exercice 7.10 * (i) Calcul de rot F · ds. On trouve
Σ
e1 e2 e3 −fz
∂ ∂ ∂
rot F = = 0 .
∂x ∂y ∂z
0 f 0 fx
Par ailleurs on a
0 0 1 0
On a ainsi
ZZ
rot F · ds
Σ
π
Z 1 Z 2
= [(−fz (cos θ, sin θ, z) , 0, fx (cos θ, sin θ, z)) · (cos θ, sin θ, 0)] dθ dz
0 0
π
1
d
Z Z 2
= − [f (cos θ, sin θ, z)] cos θ dθ dz
0 0 dz
et par conséquent
ZZ Z π
2
rot F · ds = [f (cos θ, sin θ, 0) − f (cos θ, sin θ, 1)] cos θ dθ.
Σ 0
102 Théorème de Stokes
Z
(ii) Calcul de F · dl. Observer que
∂Σ
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {γ1 (θ) = σ (θ, 0) = (cos θ, sin θ, 0) , θ : 0 → π/2}
Γ2 = {γ2 (z) = σ (π/2, z) = (0, 1, z) , z : 0 → 1}
Γ3 = {γ1 (θ) = σ (θ, 1) = (cos θ, sin θ, 1) , θ : π/2 → 0}
Γ4 = {γ4 (z) = σ (0, z) = (1, 0, z) , z : 1 → 0} .
Par conséquent
∂Σ = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
avec Γ1 et Γ2 parcourues positivement et Γ3 et Γ4 parcourues négativement. On
obtient alors
Z Z π2
F · dl = [(0, f (cos θ, sin θ, 0) , 0) · (− sin θ, cos θ, 0)] dθ
Γ1 0
Z π
2
= f (cos θ, sin θ, 0) cos θ dθ
0
Z Z 1
F · dl = [(0, f (0, 1, z) , 0) · (0, 0, 1)] dz = 0
Γ2 0
Z Z π
2
F · dl = − [(0, f (cos θ, sin θ, 1) , 0) · (− sin θ, cos θ, 0)] dθ
Γ3 0
Z π
2
=− f (cos θ, sin θ, 1) cos θ dθ
0
Z Z 1
F · dl = − [(0, f (1, 0, z) , 0) · (0, 0, 1)] dz = 0.
Γ4 0
On a finalement
Z Z π
2
F · dl = [f (cos θ, sin θ, 0) − f (cos θ, sin θ, 1)] cos θ dθ
∂Σ 0
Appendice
int A ⊂ A ⊂ A et A = A ∪ ∂A.
104 Appendice
Définition 8.4 (i) On dit qu’un ensemble A ⊂ Rn est convexe si, ∀ t ∈ [0, 1] ,
∀ x, y ∈ A, on a
(1 − t) x + t y ∈ A
(en termes géométriques ceci se traduit par ∀ x, y ∈ A, alors le segment de droite,
noté [x, y] , joignant x à y est entièrement contenu dans A) ;
(ii) A ⊂ Rn est dit connexe (par arcs) si, ∀ x, y ∈ A, il existe une courbe
Γ, paramétrée par γ : [a, b] → Γ continue, joignant x = γ (a) à y = γ (b) qui est
entièrement contenue dans A.
(iii) On dit que A ⊂ Rn est un domaine s’il est à la fois ouvert et connexe.
(iv) On dit que A ⊂ Rn est simplement connexe s’il est connexe (par arcs)
et si Γ0 et Γ1 sont deux courbes simples contenues dans A et ayant les mêmes
extrémités alors elles peuvent être déformées continûment l’une en l’autre sans
sortir du domaine A. Plus précisément si
γ0 : [a, b] → Γ0 ⊂ A et γ1 : [a, b] → Γ1 ⊂ A
⇒ ⇒
A convexe A simplement connexe A connexe.
: :
Exemple 8.5 Les exemples suivants sont les plus souvent utilisés.
(i) [a, b] , (a, b) , [a, b) , (a, b] et R sont des ensembles convexes. Par contre
[0, 1] ∪ [2, 3] n’est pas convexe.
(ii) BR (x) ⊂ Rn et Rn sont convexes (et donc simplement connexes et
connexes).
(iii) A = R2 \ {(0, 0)} n’est ni convexe, ni simplement connexe mais par
contre il est connexe.
106 Appendice
(iv) A = R2 \ (x, y) ∈ R2 : y = 0 et x ≤ 0
n’est pas convexe, mais il est
simplement connexe (et donc connexe).
(v) A = R3 \ {(0, 0, 0)} n’est pas convexe mais il est simplement connexe (et
donc connexe).
(vi) A = R3 \ (x, y, z) ∈ R3 : x = y = 0 n’est ni convexe, ni simplement
(Pour plus de détails, cf. [4] 53, 369, [7] chapitre 3, [8] 12, 56-58, 372, [11] 572,
[12] 160, 373, 431).
de manière bornée) à Ω.
(iv) Si k ≥ 1 on dit que f ∈ C k Ω s’il existe un ouvert A ⊃ Ω et une
pas la définition la plus couramment utilisée (elle l’est toutefois par [4] 172,
[7] chapitre 1, et [8] 96). Plusieurs auteurs préfèrent dire (nous écrivons, pour
simplifier, la définition seulement dans le cas k = 1) qu’une fonction f ∈ C 1 Ω
si f ∈ C 0 Ω ∩ C 1 (Ω) et s’il existe F ∈ C 0 Ω; Rn tel que F (x) = gradf (x) .
8.3 Courbes
Définition 8.8 Soit n ≥ 2.
(i) On dit que Γ ⊂ Rn est une courbe simple s’il existe un intervalle I ⊂ R
et une fonction continue γ : I → Rn (γ est appelée une paramétrisation de
Γ) tels que
γ(I) = Γ = {x ∈ Rn : ∃ t ∈ I tel que x = γ (t)}
et si t1 , t2 ∈ I, t1 6= t2 et au moins un des ti ∈ int I alors γ (t1 ) 6= γ (t2 ) (en
particulier γ est injective sur int I).
γ
γ(b)
Γ
[ ]
a b t
γ(a)
(ii) Une courbe simple est dite fermée, si en outre l’intervalle I est de la
forme [a, b] (c’est-à-dire fermé et borné) et γ (a) = γ (b) .
(iii) On dit que Γ ⊂ Rn est une courbe régulière s’il existe une paramétrisation
γ : [a, b] → Γ telle que γ ∈ C 1 ([a, b] ; Rn ) , γ (t) = (γ1 (t) , · · · , γn (t)) et
q
2 2
kγ 0 (t)k = (γ10 ) + · · · + (γn0 ) 6= 0, ∀ t ∈ [a, b] .
(iv) On dit que Γ est une courbe régulière par morceaux s’il existe
a = a1 < a2 < · · · < aN +1 = b
et γ : [a, b] → Γ tel que γ ∈ C ([a, b]) , γ 0 ∈ C ([ai , ai+i ]) et γ 0 (t) 6= 0, ∀ t ∈
[ai , ai+1 ] , i = 1, · · · , N.
(v) Si Γ est une courbe simple de paramétrisation γ : [a, b] → Rn , on définit
la courbe
−Γ = {e
γ (t) = γ (a + b − t) : t ∈ [a, b]} .
108 Appendice
Définition 8.9 On dit qu’une courbe simple fermée régulière par morceaux
Γ ⊂ R2 , de paramétrisation γ : [a, b] → Γ, est orientée positivement, si
en tout point x ∈ Γ, x = γ (t) = (γ1 (t) , γ2 (t)) , où γ est C 1 , le vecteur normal
à la courbe en x,
ν (x) = (γ20 (t) , −γ10 (t))
est une normale extérieure à Ω = int Γ (où Ω ⊂ R2 est tel que ∂Ω = Γ) ;
c’est-à-dire que ∀ > 0 suffisamment petit
c
x + ν (x) ∈ Ω et x − ν (x) ∈ Ω.
x2
γ
Γ
Ω
[ ]
a b t
γ(a) = γ(b)
ν
x1
Remarque Une façon plus simple, mais moins précise, de dire qu’une courbe
Γ est orientée positivement c’est de dire qu’en se déplaçant sur Γ on doit avoir
le domaine Ω = int Γ à gauche.
Γ = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 = 1
est une courbe simple fermée régulière. En effet il suffit de choisir I = [0, 2π] et
γ (θ) = (cos θ, sin θ) .
(Pour plus de détails, cf. [2] 13-15, [4] 334-335, 360-362 [8] 247, [11] 464-466,
[12] 404-409, 436-438).
Surfaces 109
8.4 Surfaces
Définition 8.12 Soit Σ ⊂ R3 .
(i) On dit que Σ est une (ou un élément de) surface régulière s’il existe
un domaine A ⊂ R2 tel que ∂A soit une courbe simple fermée régulière par
morceaux et σ : A → R3 (σ est appelée une paramétrisation régulière de Σ)
tels que
- σ ∈ C 1 A; R3 , σ = σ (u, v) = σ 1 (u, v) , σ 2 (u, v) , σ 3 (u, v)
- σ A = Σ et σ est injective dans A
- le vecteur
e1 e2 e3
σu2 σv3 − σu3 σv2
z
σ
ν ∂Σ
v
∂A Σ
u
y
x
Remarque (i) Le vecteur normal unité est indépendant, au signe près, du choix
de la paramétrisation. Si toutefois on prend les paramètres (u, v) dans l’ordre
(v, u) on obtient une normale changée de signe (car σv ∧ σu = −σu ∧ σv ).
(ii) Le bord ∂Σ est aussi indépendant du choix de la paramétrisation.
110 Appendice
Définition 8.13 On dit que Σ ⊂ R3 est une surface régulière par morceaux
s’il existe Σ1 , · · · , Σm des surfaces régulières telles que
Sm
(i) Σ = Σi .
i=1
(ii) Si i 6= j alors Σi ∩ Σj n’a pas de points intérieurs à Σi ou à Σj .
(iii) Si i 6= j alors ∂Σi ∩ ∂Σj est soit vide, soit consiste en un seul point,
soit en une courbe simple régulière par morceaux.
(iv) Si i, j, k sont tous différents, alors ∂Σi ∩ ∂Σj ∩ ∂Σk est soit vide, soit
ne contient qu’un seul point.
(v) N’importe quels points A, B ∈ Σ peuvent être joints par une courbe
simple régulière par morceaux.
(vi) L’union de toutes les courbes qui appartiennent à seulement un des
∂Σi consiste en un nombre fini disjoint de courbes simples fermées régulières
par morceaux. Une telle union forme le bord de la surface Σ et est noté ∂Σ.
z
Σ3
Σ1
Σ2
Σ4
Σ5
Définition 8.14 (i) Une surface régulière Σ est dite orientable s’il existe un
champ de normales unitaires ν qui soit continu sur tout Σ. Un tel champ de
normales est appelé une orientation de Σ. On dénote la surface orientée par
(Σ, ν) .
(ii) Si (Σ, ν) est une telle surface, on peut trouver A ⊂ R2 et σ, une pa-
ramétrisation régulière de Σ, tels que
σu ∧ σv
ν= .
kσu ∧ σv k
Le sens de parcours de ∂Σ (= σ (∂A)) induit par l’orientation (on dit aussi
induit par la paramétrisation σ) est celui obtenu en parcourant positivement la
courbe simple fermée ∂A ⊂ R2 .
Remarque (i) On définit de manière analogue ce que l’on entend par surface
régulière par morceaux orientable (Σ, ν) ainsi que le sens de parcours de ∂Σ
induit par l’orientation ν. Il faut juste prêter attention qu’alors le champ de
Surfaces 111
normales ν n’est pas nécessairement continu (il est par contre continu par mor-
ceaux, cf. exemple 8.21 ci-dessous). Pour plus de détails nous nous référons à
[12] 464-465.
(ii) On peut énoncer une règle assez simple pour se souvenir du sens de
parcours de ∂Σ induit par l’orientation ν. Cette règle est la suivante : un obser-
vateur se déplaçant sur ∂Σ et ayant sa tête dirigée dans le sens de la normale ν
laisse la surface à sa gauche.
Nous aimerions maintenant présenter un “truc” qui est extrêmement utile
pour déterminer le bord d’une surface et son sens de parcours. Il ne s’agit pas
d’un procédé complètement rigoureux mais il s’applique et peut être justifié
totalement dans tous les cas que nous considérons dans ce livre. En particu-
lier tous les énoncés donnés dans les exemples ci-dessous sont corrects au sens
des définitions données précédemment ; mais la discussion liée à chacun de ces
exemples est moins rigoureuse et utilise très fortement la remarque intuitive
suivante.
Remarque On a vu comment définir le bord d’une surface régulière Σ et le
sens de parcours associé à une orientation ν de Σ. On va faire de même pour
une surface Σ qui est seulement régulière par morceaux mais qui admet une
paramétrisation globale
σ:A→Σ=σ A
où ∂A est une courbe simple fermée de R2 . On définit le bord de Σ, noté ∂Σ,
comme étant σ (∂A) mais où on a pris la précaution d’enlever les morceaux
de courbes qui sont parcourus deux fois (une fois dans un sens, une fois dans
l’autre) ainsi que les points. De même le sens de parcours de ∂Σ induit par la
paramétrisation σ est celui obtenu en parcourant positivement ∂A.
Exemple 8.15 (Graphe d’une fonction) Soit A ⊂ R2 un domaine tel que
∂A soit une courbe simple fermée régulière. Soit f ∈ C 1 A , alors la surface
Σ = (x, y, f (x, y)) : (x, y) ∈ A
est une surface régulière et orientable. De plus son bord est donné par
qui a clairement toutes les propriétés requises pour être une paramétrisation
régulière de la surface. De plus
σx ∧ σy = (−fx , −fy , 1)
112 Appendice
z = f (x, y)
y σ
∂A ∂Σ = σ(∂A)
ν
A Σ
x y
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 1 .
ϕ Γ1 ∂Σ = ∅
Γ4
π
O 2π θ
y
Γ2
x Γ3
et donc
σθ ∧ σϕ
ν= = −σ (θ, ϕ)
kσθ ∧ σϕ k
est une normale unité (intérieure au volume (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 < 1 ).
Calculons
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {σ (θ, 0) : θ : 0 → 2π} = {(0, 0, 1)}
Γ2 = {σ (2π, ϕ) = (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : 0 → π}
Γ3 = {σ (θ, π) : θ : 2π → 0} = {(0, 0, −1)}
Γ4 = {σ (0, ϕ) = (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : π → 0} = −Γ2 .
En conclusion et avec la convention que nous avons faite dans la remarque, on
trouve ∂Σ = ∅.
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 + z 2 = 1 et z ≥ 0 .
C’est une surface régulière par morceaux et orientable. Son bord ∂Σ est donné
par
∂Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et z = 0 .
ϕ Γ4 Γ1
π
2
Γ2
A
O 2π θ
Γ3 = ∂Σ y
x
114 Appendice
π
Discussion On prend A = (0, 2π) × 0, et
2
σ (θ, ϕ) = (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ) .
On trouve
σθ ∧ σϕ = − sin ϕ (cos θ sin ϕ, sin θ sin ϕ, cos ϕ)
et
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4 ,
où
Γ1 = {σ (θ, 0) : θ : 0 → 2π} = {(0, 0, 1)}
n πo
Γ2 = σ (2π, ϕ) = (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : 0 →
2
n π o
Γ3 = σ θ, = (cos θ, sin θ, 0) : θ : 2π → 0
2
n π o
Γ4 = σ (0, ϕ) = (sin ϕ, 0, cos ϕ) : ϕ : → 0 = −Γ2 .
2
Grâce à nos conventions on trouve que
∂Σ = Γ3
et que le sens de parcours de ∂Σ induit par la paramétrisation σ est le sens
négatif (car θ : 2π → 0).
Note : On aurait pu prendre ici comme paramétrisation de Σ
p
e (x, y) = x, y, 1 − x2 − y 2 , (x, y) ∈ B
σ
où
B = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et 0 ≤ z ≤ 1 .
C’est une surface régulière par morceaux et orientable dont le bord est
∂Σ = Γ1 ∪ Γ3
où
Γ1 = (x, y, z) : x2 + y 2 = 1 et z = 0
Γ3 = (x, y, z) : x2 + y 2 = 1 et z = 1 .
Surfaces 115
Γ3
σ
z
Γ2
1
A Γ4
Γ1
O 2π θ
y
ν = σθ ∧ σz = (cos θ, sin θ, 0) .
On a de plus
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
où
Γ1 = {σ (θ, 0) = (cos θ, sin θ, 0) : θ : 0 → 2π}
Γ2 = {σ (2π, z) = (1, 0, z) : z : 0 → 1}
Γ3 = {σ (θ, 1) = (cos θ, sin θ, 1) : θ : 2π → 0}
Γ4 = {σ (0, z) = (1, 0, z) : z : 1 → 0} = −Γ2 .
On a donc
∂Σ = Γ1 ∪ Γ3
et le sens de parcours de ∂Σ induit par la paramétristion σ est positif sur Γ1 et
négatif sur Γ3 .
et 0 < a < R sont des constantes. C’est une surface régulière par morceaux et
orientable. Son bord ∂Σ est vide.
116 Appendice
ϕ σ
2π ∂Σ = ∅
Γ3 Γ2
θ
O 2π θ Γ1
Γ4 y
On a aussi
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
avec
Γ1 = {σ (θ, 0) = ((R + a) cos θ, (R + a) sin θ, 0) : θ : 0 → 2π}
Γ2 = {σ (2π, ϕ) = (R + a cos ϕ, 0, a sin ϕ) : ϕ : 0 → 2π}
Γ3 = {σ (θ, 2π) = ((R + a) cos θ, (R + a) sin θ, 0) : θ : 2π → 0} = −Γ1
Γ4 = {σ (0, ϕ) = (R + a cos ϕ, 0, a sin ϕ) : ϕ : 2π → 0} = −Γ2
d’où le résultat ∂Σ = ∅.
Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = z 2 et 0 ≤ z ≤ 1 .
C’est une surface régulière par morceaux et orientable. Son bord est
∂Σ = (x, y, z) ∈ R3 : x2 + y 2 = 1 et z = 1 .
Γ3 = ∂Σ
σ
z
Γ2
1
Γ4
A
Γ1
O 2π θ
y
On trouve
σ (∂A) = Γ1 ∪ Γ2 ∪ Γ3 ∪ Γ4
avec
Γ1 = {σ (θ, 0) = (0, 0, 0)}
Γ2 = {σ (2π, z) = (z, 0, z) : z : 0 → 1}
Γ3 = {σ (θ, 1) = (cos θ, sin θ, 1) : θ : 2π → 0}
Γ4 = {σ (0, z) = (z, 0, z) : z : 1 → 0} = −Γ2 .
On a bien le résultat voulu ∂Σ = Γ3 . Le sens de parcours de ∂Σ induit par la
paramétrisation σ est le sens négatif.
On peut aussi prendre les coordonnées Cartésiennes comme paramétrisation
p
et B = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1 .
e (x, y) = x, y, x2 + y 2
σ
K = (x, y, z) ∈ R2 : 0 ≤ x, y, z ≤ 1
Σ2
Σ5
Σ3
Σ4
1
Σ6
Σ1 y
1
(0, 0 − 1) sur Σ1
(0, 0, 1) sur Σ2
(0, −1, 0) sur Σ
3
ν=
(0, 1, 0) sur Σ 4
(−1, 0, 0) sur Σ
5
(1, 0, 0) sur Σ6 .
r
1
2
O A θ
y
− 12
2π
x
Z Z
f (y) dy = f (u (x)) |det ∇u (x)| dx.
u(Ω) Ω
Les exemples ci-dessous ne satisfont pas toutes les propriétés requises pour ap-
pliquer la formule de changement de variables (notamment ils ne vérifient pas
(8.1)), mais on peut toutefois montrer facilement que la formule est quand même
valable pour de tels exemples.
x2
θ
O x1
x1 = u1 (r, θ, z) = r cos θ
x2 = u2 (r, θ, z) = r sin θ
x3 = u3 (r, θ, z) = z
on obtient
|det ∇u| = r.
Changements de variables 121
x3
θ
r
x2
x1
on trouve
|det ∇u| = r2 sin ϕ.
x3
ϕ r
θ
x2
x1
Deuxième partie
Analyse complexe
Chapitre 9
Fonctions holomorphes et
équations de
Cauchy-Riemann
∂u ∂v ∂u ∂v
= et =− .
∂x ∂y ∂y ∂x
126 Fonctions holomorphes
∂u ∂v ∂v ∂u
f 0 (z) = (x, y) + i (x, y) = (x, y) − i (x, y) .
∂x ∂x ∂y ∂y
∂u ∂u ∂v ∂v
Notation Par la suite on notera ux = , uy = , vx = , vy = .
∂x ∂y ∂x ∂y
(Pour plus de détails, cf. [1] 24-26, [3] 13-14, [5] 36-38, [7] chapitre 8, [11] 741-
742).
9.2 Exemples
Exemple 9.3 La fonction f (z) = ez est holomorphe dans C et f 0 (z) = ez .
Discussion En effet on a
ez = ex+i y = ex cos y + i ex sin y = u (x, y) + i v (x, y) ,
où u et v sont C ∞ R2 et vérifient les équations de Cauchy-Riemann, i.e.
(
ux = vy = ex cos y
uy = −vx = −ex sin y
et donc f 0 (z) = ux + i vx = ez .
ei z − e−i z
Exemple 9.4 La fonction sin z = est holomorphe dans C et sa
2i
ei z + e−i z
dérivée est cos z = .
2
Discussion (i) Les parties réelles et imaginaires sont données par
ei z − e−i z e−y ei x − ey e−i x
sin z = =
2i 2i
e−y (cos x + i sin x) − ey (cos x − i sin x)
=
2i
ey − e−y cos x ey + e−y
=− + sin x
2 i 2
et donc
sin z = cosh y sin x + i sinh y cos x.
(ii) Calcul des dérivées.
ux = cosh y cos x uy = sinh y sin x
vx = − sinh y sin x vy = cosh y cos x.
On a bien ux = vy et uy = −vx . De plus (cf. exercice 9.1)
0
(sin z) = ux + i vx = cosh y cos x − i sinh y sin x = cos z.
Exemples 127
p
Exemple 9.5 Soient z = x + i y, |z| = x2 + y 2 son module et arg z son
argument. La fonction
où log |z| est le logarithme naturel du nombre réel |z| (en particulier log e = 1),
est définie pour tout z 6= 0 et est holomorphe dans
O = C \ {z ∈ C : Im z = 0 et Re z ≤ 0} .
1
Sa dérivée est f 0 (z) = , ∀ z ∈ O.
z
Discussion (i) Tout d’abord on va préciser que dans la définition ci-dessus on a
indiqué seulement la détermination principale de la fonction logarithme, car
en général l’argument de z, arg z, est détérminé à un multiple de 2π près, ce qui
fait de log z une fonction multivoque. Noter que si z ∈ O, −π < arg z < π
et z = x + i y, alors on peut définir l’argument comme une fonction de l’arc
tangente ; en effet
y
arctg si x > 0 et y ∈ R
x
π
si x = 0 et y > 0
2
π
arg z = − si x = 0 et y < 0
2
y
π + arctg si x < 0 et y > 0
x
−π + arctg y
si x < 0 et y < 0.
x
(ii) On va montrer que f (z) = log z, définie pour tout z 6= 0, n’est pas
continue sur C \ {0} ; pour que ce soit le cas il faut lui enlever le demi-axe réel
négatif, c’est-à-dire la restreindre à O. En utilisant la définition on a que
p
log (−1 + i t) = log 1 + t2 + i arg (−1 + i t) .
Donc f n’est pas continue sur C \ {0} (plus précisément on a montré que f n’est
pas continue en z = −1).
(iii) Montrons maintenant que f 0 (z) = 1/z, ∀ z ∈ O. On va prouver ceci
par exemple dans le demi plan Re z > 0, où − π2 < arg z < π2 . On procède
128 Fonctions holomorphes
de façon semblable dans les deux autres quarts de plan (−π < arg z < − π2 et
π y
2 < arg z < π). On écrit z = x + i y de façon que arg z = arctg x et
p y
log z = log x2 + y 2 + i arctg = u (x, y) + i v (x, y) .
x
On trouve que u, v ∈ C ∞ (O) et
x y
ux = uy =
x2
+ y2 x2
+ y2
−y x
vx = 2 vy = 2
x + y2 x + y2
et donc
0 x −y x − iy 1
(log z) = ux + i vx = +i 2 = = .
x2 + y 2 x + y2 (x + i y) (x − i y) z
(iv) On peut montrer (cf. exercice 9.13) de plus que
log ez = z, si Im z ∈ (−π, π] et elog z = z, si z ∈ C \ {0}
log z + log w si arg z + arg w ∈ (−π, π]
log (z w) = log z + log w − 2πi si arg z + arg w ∈ (π, 2π]
log z + log w + 2πi si arg z + arg w ∈ (−2π, −π] .
(iii) Il faut toutefois être prudent dans les calculs (cf. exercice 9.14).
Exercices 129
9.3 Exercices
Exercice 9.1 Montrer que les fonctions
Exercice 9.3 Soit la fonction f (z) = log 1 + z 2 . Trouver le plus grand do-
Exercice 9.7 Montrer que si f : C → C est holomorphe alors les trois asser-
tions suivantes sont équivalentes :
(i) f est constante.
(ii) Re (f ) est constante.
(iii) Im (f ) est constante.
En déduire que f (z) = |z| n’est pas holomorphe.
ux = vy et uy = −vx .
log ez = z si Im z ∈ (−π, π]
elog z = z si z ∈ C \ {0} .
(ii) Montrer que
log z + log w si arg z + arg w ∈ (−π, π]
log (z w) = log z + log w − 2πi si arg z + arg w ∈ (π, 2π]
log z + log w + 2πi si arg z + arg w ∈ (−2π, −π] .
9.4 Corrigés
Exercice 9.1 Etape 1. Commençons par trouver les parties réelles et imagi-
naires. On trouve
et ainsi
0
(cos z) = ux + i vx = − (cosh y sin x + i sinh y cos x) = − sin z.
(ii) On obtient
et donc
0
(cosh z) = ux + i vx = sinh z.
(iii) On déduit
et par conséquent
0
(sinh z) = ux + i vx = cosh z.
2
Exercice 9.2 La fonction f (z) = (Re z) n’est pas holomorphe car les équations
de Cauchy-Riemann ne sont pas vérifiées. On a en effet
ux = 2 x, uy = 0, vx = 0, vy = 0.
D = C \ {w ∈ C : Im w = 0, Re w ≤ 0}
D = C \ {z ∈ C : Re z = 0, |Im z| ≥ 1} .
déterminer v, à savoir
On a donc
v (x, y) = e(x −y 2 )
2
sin (2 x y) + α0
et, pour α0 ∈ R,
2
−y 2 +i(2 x y) 2
f = u + i v = ex + i α0 = ez + i α0 .
et par conséquent
Comme
z 2 = x2 − y 2 + 2 i x y et cos y − i sin y = e−i y
Corrigés 133
on trouve, pour α0 ∈ R,
f (z) = z 2 + e−z + i α0 .
Exercice 9.6 (i) Par le théorème 9.2 on sait que u, v ∈ C ∞ (Ω) (en particulier
vyx = vxy ). On peut donc dériver les équations de Cauchy-Riemann
ux = vy et uy = −vx
et on trouve
uxx = vyx et uyy = −vxy .
On déduit immédiatement que
4v = vxx + vyy = 0.
(ii) Cette identité est une conséquence directe des relations de Cauchy-
Riemann, en effet
ux vx + uy vy = ux (−uy ) + uy ux = 0. (9.1)
Re (f ) = a = constante.
Im (f ) = b ⇒ Re (f ) = a
∂u ∂u sin θ ∂u ∂u ∂u cos θ ∂u
= cos θ − et = sin θ + .
∂x ∂r r ∂θ ∂y ∂r r ∂θ
De façon similaire on obtient
∂v ∂v sin θ ∂v ∂v ∂v cos θ ∂v
= cos θ − et = sin θ + .
∂x ∂r r ∂θ ∂y ∂r r ∂θ
Les équations de Cauchy-Riemann deviennent
sin θ cos θ
ux = cos θ ur − uθ = sin θ vr + vθ = vy
r r
cos θ sin θ
uy = sin θ ur + uθ = − cos θ vr + vθ = −vx .
r r
On trouve facilement que ceci implique
vθ uθ
ur = et vr = − .
r r
u = c y + d1 et v = −c x + d2 .
f = u + i v = −i c (x + i y) + (d1 + i d2 ) = −i c z + d.
∆g = guu + gvv = 0.
Corrigés 135
ux = vy et uy = −vx .
hx = gu ux + gv vx et hy = gu uy + gv vy
on déduit
∆h = hxx + hyy
= guu u2x + u2y + 2 guv (ux vx + uy vy ) + gvv vx2 + vy2 + gu ∆u + gv ∆v
= ∆g u2x + u2y = 0.
1/2 (
log e2πi ) (
arg e2πi )
e2πi =e 2 = ei 2 . (9.2)
La fonction arg z prend ses valeurs dans ]−π, π] (la détermination principale),
on trouve
arg e2πi = 0
et donc 1/2
e2πi = e0 = 1.
Corrigés 137
On a donc que la propriété suivante, vraie dans R, est fausse, en général, dans
C \ {0} γ
z β 6= z βγ , β, γ ∈ C, z ∈ C \ {0} .
Chapitre 10
Intégration complexe
Sm
(ii) Si Γ est régulière par morceaux, Γ = k=1 Γk , Γk des courbes régulières,
alors
Z m Z
X
f (z) dz = f (z) dz.
Γ k=1 Γk
Z
f (z) dz = 0.
γ
1 f (ξ)
Z
f (z) = dξ, ∀ z ∈ int γ.
2πi γ ξ − z
140 Intégration complexe
n! f (ξ)
Z
(n)
f (z) = n+1 dξ, ∀ z ∈ int γ.
2πi γ (ξ − z)
(Pour plus de détails, cf. [1] 102-123, 141, [3] 27-45, [5] 126-148, [7] chapitre 9,
[11] 767-793).
10.2 Exemples
Exemple 10.4 Soient f (z) = z 2 , et γ1 , γ2 respectivement le demi-cercle supérieur
Z rayon 1 centré en l’origine et le cercle de rayon 1 centré en l’origine. Calculer
de
f (z) dz, j = 1, 2.
γj
Exemple 10.5 Soit γ une courbe simple, fermée et régulière par morceaux.
Discuter en fonction de γ la valeur de l’intégrale suivante
cos (2 z)
Z
dz.
γ z
Discussion On observe que ξ = 0 est une singularité pour f (ξ) = cos (2 ξ) /ξ.
On va distinguer plusieurs cas.
Cas 1 : 0 ∈ int γ. On applique la formule intégrale de Cauchy à g (ξ) =
cos (2 ξ) et on trouve
1 cos (2 ξ)
Z
1 = g (0) = dξ
2πi γ ξ − 0
et par conséquent
cos (2 z)
Z
dz = 2πi.
γ z
Exercices 141
10.3 Exercices
Exercice 10.1 Soit γ une courbe simple, fermée et régulière par morceaux.
Discuter, en fonction de γ, la valeur de l’intégrale suivante
Z z2
e
dz.
γ 2z
z 2 sin z
Z
dz.
π 2
γ z−
2
Exercice 10.4 Soient γ une courbe simple, fermée et régulière par morceaux.
Discuter, en fonction de γ, la valeur de l’intégrale
dz
Z
2
.
γ z
142 Intégration complexe
5 z2 − 3 z + 2
Z
3 dz.
γ (z − 1)
Exercice 10.6 Calculer les intégrales suivantes
Z 2z
e
(i) dz et γ = {z ∈ C : |z| = 2} ,
γ z
z3 + 2 z2 + 2
1
Z
(ii) dz et γ= z ∈ C : |z − 2i| = ,
γ z − 2i 4
sin 2 z 2 + 3 z + 1
Z
(iii) dz et γ = {z ∈ C : |z − π| = 1} .
γ z−π
3 z 2 + 2 z + sin (z + 1)
Z
(i) 2 dz et γ = {z ∈ C : |z − 2| = 1} ,
γ (z − 2)
ez
Z
(ii) dz et γ = {z ∈ C : |z| = 1} .
γ z (z + 2)
2
Suggestions. (i) Montrer que f (z) = e−z est holomorphe.
(ii) Considérer le chemin γ = γ1 ∪ γ2 ∪ γ3 ∪ γ4 où γ est le bord du rectangle
[−a, a] × [0, b] (voir la figure) à savoir
γ1 = {z ∈ C : Re z ∈ [−a, a] et Im z = 0}
γ2 = {z ∈ C : Re z = a et Im z ∈ [0, b]}
Exercices 143
γ3 b
γ2
γ4
−a 0 γ1 a
−γ3 = {z ∈ C : Re z ∈ [−a, a] et Im z = b}
−γ4 = {z ∈ C : Re z = −a et Im z ∈ [0, b]} .
Montrer que
Z Z
(a) lim f (z) dz = lim f (z) dz = 0.
a→+∞ γ a→+∞ γ
2 4
Z
(b) f (z) dz = 0, (utiliser le fait que f est holomorphe).
γ
+∞
√
Z
2
(c) En utilisant le fait que e−x dx = π , conclure.
−∞
O j ⊂ O0 , ∀j = 1, 2, · · · , m
Oj ∩ Ok = ∅ si j 6= k, j, k = 1, · · · , m
∂Oj = γj , j = 0, 1, 2, · · · , m
où les γj sont des courbes simples fermées régulières par morceaux.
Br (z0 ) = {z ∈ C : |z − z0 | ≤ r} ⊂ Ω.
Montrer que
2π
1
Z
f z0 + r ei t dt.
f (z0 ) =
2π 0
10.4 Corrigés
Exercice 10.1 On va considérer trois cas.
2
Cas 1 : 0 ∈ int γ. On applique la formule intégrale de Cauchy à g (ξ) = eξ /2
et on trouve 2
1 eξ
Z
dξ = 2πi g (0) = πi.
2 γ ξ−0
2
/ int γ. Le théorème de Cauchy appliqué à f (z) = ez /2 z nous
Cas 2 : 0 ∈
permet de conclure immédiatement que
2
ez
Z
dz = 0.
γ 2z
Corrigés 145
z 2 sin z 2πi 0 π
Z
2 dz = f = 2π 2 i.
π 1! 2
γ z−
2
On trouve alors
Z Z 2π Z 2π
Re z 2 dz = Re e2i t i ei t dt = i
cos (2 t) (cos t + i sin t) dt = 0.
γ 0 0
Cas 2 : 0 ∈
/ int γ. Le théorème de Cauchy nous permet de conclure immédiatement
que
1
Z
2
dz = 0.
γ z
5 z2 − 3 z + 2
Z
3 dz = 10 πi.
γ (z − 1)
Cas 2 : 1 ∈
/ int γ. Le théorème de Cauchy nous permet de conclure immédiatement
que
5 z2 − 3 z + 2
Z
3 dz = 0.
γ (z − 1)
146 Intégration complexe
Exercice 10.6 (i) On considère f (ξ) = e2 ξ , qui est holomorphe dans C. Donc,
par la formule intégrale de Cauchy,
Z 2ξ
f (ξ) e
Z
dξ = dξ = 2πi f (0) = 2πi.
γ ξ γ ξ
γ (t) = 2 ei t , 0 ≤ t ≤ 2π.
Dans ce cas
2π it 2π
e2 z e4 e
Z Z Z
dz = i ei t dt = i e4 cos t e4i sin t dt
γ z 0 ei t 0
intégrale de Cauchy,
sin 2 z 2 + 3 z + 1
Z
dz = 2πi f (π) = 2πi sin 2π 2 + 3π + 1 .
γ z − π
eξ
(ii) On va considérer dans ce cas la fonction f (ξ) = qui est holomorphe
ξ+2
dans le domaine donné et 0 ∈ int γ. On trouve ainsi, par la formule intégrale de
Cauchy,
ez 1
Z
dz = 2πi f (0) = 2πi = πi.
γ z (z + 2) 2
2
eξ
Exercice 10.8 (i) Soit f (ξ) = 2 . Cette fonction est holomorphe dans
ξ +4
int γ alors que 1 ∈ int γ. La formule intégrale de Cauchy donne donc
2
ez
Z
2 dz = 2πi f 0 (1) .
γ (z − 1) (z 2 + 4)
On trouve 2 2
2 ξeξ ξ 2 + 4 − 2 ξ eξ
0
f (ξ) = 2
(ξ 2 + 4)
8e
et ainsi f 0 (1) = . On a par conséquent
25
2
ez 16 π e
Z
2 dz = i.
γ (z − 1) (z 2 + 4) 25
qui est holomorphe dans int γ alors que 2i ∈ int γ. Par la formule intégrale de
Cauchy, on obtient
2
ez f (z) −π e−4
Z Z
2 dz = dz = 2πi f (2i) = .
γ (z − 1) (z 2 + 4) γ (z − 2i) 2 (3 + 4i)
(iii) Dans ce dernier cas il est facile de voir que l’intégrande est holomorphe
dans int γ, et donc, par le théorème de Cauchy, on trouve
2
ez
Z
2 dz = 0.
γ (z − 1) (z 2 + 4)
2
Exercice 10.9 Tout d’abord on observe que f (z) = e−z est holomorphe dans
C, car c’est une composition de fonctions holomorphes. Comme γ est une courbe
fermée et f est holomorphe alors
Z
f (z) dz = 0.
γ
148 Intégration complexe
Z Z b Z b
2 2 2
f (z) dz = i e−(a+i t) dt = i e−a e−2 a i t+t dt
γ2 0 0
2 2
ce qui implique (comme e−2 a i t+t = et )
Z
lim f (z) dz = 0.
a→+∞ γ2
Par ailleurs
Z Z a Z a
e−(t +2 i b t−b2 )
2 2
f (z) dz = − e−(t+i b) dt = − dt
γ3 −a −a
Z a
2 2
= −eb e−t (cos (2 b t) − i sin (2 b t)) dt
−a
et on a donc
Z Z +∞ Z +∞
b2 −t2 b2 2
lim f (z) dz = −e e cos (2 b t) dt + i e e−t sin (2 b t) dt.
a→+∞ γ3 −∞ −∞
Enfin on trouve
Z Z b Z b
−(−a+i t)2 −a2 2
f (z) dz = − e i dt = −e e2 a i t+t i dt
γ4 0 0
2 2
ce qui implique (comme e2 a i t+t = et )
Z
lim f (z) dz = 0.
a→+∞ γ4
Z
En résumé comme f (z) dz = 0 et, en laissant a → ∞, on obtient
γ
Z +∞ √
Z +∞
2 2 2 2
eb e−x cos (2 b x) dx = π et eb e−x sin (2 b x) dx = 0.
−∞ −∞
Corrigés 149
F 0 (z) = Ux + i Vx = Vy − i Uy = u + i v.
et ainsi
Z Z b Z b
0 0
f (z) dz = [Ux α + Uy β ] dt + i [Vy β 0 + Vx α0 ] dt.
γ a a
En observant que
d
[U (α (t) , β (t))] = Ux (α (t) , β (t)) α0 (t) + Uy (α (t) , β (t)) β 0 (t)
dt
d
[V (α (t) , β (t))] = Vx (α (t) , β (t)) α0 (t) + Vy (α (t) , β (t)) β 0 (t)
dt
on obtient le résultat souhaité, à savoir
Z
f (z) dz
γ
b
d d
Z
= [U (α (t) , β (t))] + i [V (α (t) , β (t))] dt
a dt dt
= U (α (b) , β (b)) + i V (α (b) , β (b)) − [U (α (a) , β (a)) + i V (α (a) , β (a))]
et donc Z
f (z) dz = F (γ (b)) − F (γ (a)) .
γ
On pose ensuite
Noter que
Z Z b
F · dl = [u (α (t) , β (t)) α0 (t) − v (α (t) , β (t)) β 0 (t)] dt
γ a
Z Z b
G · dl = [v (α (t) , β (t)) α0 (t) + u (α (t) , β (t)) β 0 (t)] dt
γ a
et donc Z Z Z
f (z) dz = F · dl + i G · dl.
γ γ γ
où
F (x, y) = (u (x, y) , −v (x, y)) et G (x, y) = (v (x, y) , u (x, y)) .
Etape 2. On applique alors le théorème de Green, noter que F, G ∈ C 1 O; R2 .
On a donc que
Z Z Z
f (z) dz = F · dl + i G · dl
∂O ∂O ∂O
ZZ ZZ
= (rot F ) dx dy + i (rot G) dx dy
Z ZO O
ZZ
= (−vx − uy ) dx dy + i (ux − vy ) dx dy.
O O
Séries de Laurent
où
1 f (ξ)
Z
cn = n+1 dξ
2πi γ (ξ − z0 )
Z
1
(en particulier c−1 = 2πi f (ξ) dξ ) et où γ est une courbe simple fermée,
γ
régulière par morceaux, contenue dans D (z0 ∈ int γ). Soit enfin R > 0 tel que
{z ∈ C : |z − z0 | < R} ⊂ D.
z0
R
D
154 Séries de Laurent
de plus
+∞ +∞ +∞
X n
X n
X c−n
Lf (z) = f (z) = cn (z − z0 ) = cn (z − z0 ) + n .
n=−∞ n=0 n=1
(z − z0 )
+∞
n
X
cn (z − z0 )
n=0
−1 +∞
n −n
X X
cn (z − z0 ) = c−n (z − z0 ) .
n=−∞ n=1
(v) On dit que z0 est une singularité essentielle isolée pour f si c−k 6= 0,
pour une infinité de k. Dans ce cas
+∞ +∞
X c−n X n
Lf (z) = n + cn (z − z0 ) .
n=1
(z − z0 ) n=0
+∞ (n)
X f (z0 ) n
Lf (z) = T f (z) = (z − z0 ) .
n=0
n!
Proposition 11.3 Soit f (z) = p (z) /q (z) , où p et q sont des fonctions holo-
morphes au voisinage de z0 . Soient
- z0 un zéro d’ordre k de p, i.e. (si p (z0 ) 6= 0 on pose k = 0)
dm−1
1 m
Rész0 (f ) = lim [(z − z0 ) f (z)] .
(m − 1)! z→z0 dz m−1
p (z)
Proposition 11.5 Soit f (z) = , où p et q sont des fonctions holomorphes
q (z)
au voisinage de z0 ∈ C et telles que p (z0 ) 6= 0, q (z0 ) = 0 mais q 0 (z0 ) 6= 0. Alors
p (z0 )
Rész0 (f ) = .
q 0 (z0 )
(Pour plus de détails, cf. [1] 184-186, [3] 62, [5] 155-159, [7] chapitre 10, [11]
842-844).
11.2 Exemples
Dans les exemples qui suivent on trouvera la série de Laurent pour une
fonction f donnée. On spécifiera de plus la nature des singularités, ainsi que le
rayon de convergence de la série et le résidu.
156 Séries de Laurent
pour tout z tel que 0 < |z| < 1 (i.e. R = 1). De plus Rés0 (f ) = 1 et z0 = 0 est
un pôle d’ordre 1.
Exercices 157
1
Exemple 11.11 f (z) = e z et z0 = 0.
1
Discussion En posant y = z on a
+∞ n
X y
ey =
n=0
n!
et donc
+∞ +∞
1
X 1 1 X 1 1
f (z) = e z = Lf (z) = n
= 1 + .
n=0
n! z n=1
n! z n
Exemple 11.12 Une fonction f peut sembler avoir une singularité en z0 qui
n’en est pas une si on redéfinit proprement la fonction en z0 . On dit alors que
z0 est une singularité éliminable. Par exemple z0 = 0 est une singularité
éliminable pour f (z) = sin z/z car il suffit de poser
sin z
si z 6= 0
f (z) = z
1 = lim sin z
si z = 0.
z→0 z
Exemple 11.13 Montrer que toutes les singularités d’une fonction ne sont pas
nécéssairement des pôles ou des singularités essentielles isolées.
11.3 Exercices
Dans les exercices 11.1 à 11.13, il s’agira de trouver la série de Laurent
de f (ou en tous cas quelques-uns de ses termes) en précisant la nature de la
singularité, le résidu et le rayon de convergence.
158 Séries de Laurent
Exercice 11.1
π sin z
(i) sin z en z0 = (ii) en z0 = 0
4 z3
z 1
(iii) en z0 = 1 (iv) sin en z0 = 0
1 + z2 z
z2 + 2 z + 1 1
(v) en z0 = −1 (vi) 3 en z0 = 1
z+1 (1 − z)
z2 + z + 1 1
(vii) en z0 = 1 (viii) en z0 = 0
z2 − 1 sin z
1
Exercice 11.2 f (z) = 3 en z1 = 0, z2 = −2. (Ecrire au moins les 4
z (z + 2)
premiers termes).
Exercice 11.3
cos z
(i) en z0 = π (ii) z 2 e1/z en z0 = 0
(z − π)
z2
(iii) 2 en z0 = 1.
(z − 1) (z + 3)
−2
Exercice 11.4 f (z) = z 2 e(z−1) en z0 = 1.
ez
Exercice 11.6 f (z) = (z−1)2
en z0 = 1.
√
z
Exercice 11.7 f (z) = 2 en z0 = 1.
(z − 1)
1
Exercice 11.8 f (z) = π
en z0 = 1.
cos2 2 z
log (1 + z)
Exercice 11.9 f (z) = en z0 = 0.
sin (z 2 )
sin z
Exercice 11.13 f (z) = en z0 = 0 (il suffira de calculer les deux
sin (z 2 )
premiers termes de la série de Laurent).
sin z 2 + 1
Exercice 11.15 Soit f (z) = 2 .
(z 2 + 1)
(i) Trouver les singularités de f et déterminer la nature de ces singularités.
(ii) Calculer le résidu en ces points.
(iii) Calculer le rayon de convergence de la série de Laurent en ces points.
(i) Trouver le plus grand domaine où la fonction est holomorphe (justifier
votre réponse).
(ii) Trouver son développement de Taylor en z0 = 0 (on précisera le rayon
de convergence ainsi que les termes en z n pour n = 0, 1, 2, 3).
2) Ecrire la formule intégrale de Cauchy pour f (n) (0) sur un cercle de rayon
R centré en 0.
160 Séries de Laurent
11.4 Corrigés
Exercice 11.1 (i) Considérons f (z) = sin z, en z0 = π/4. On a que
π √2 √
0 π 00 π 000 π 2
f =f = et f =f =− .
4 4 2 4 4 2
On obtient donc √ +∞
2 X αn π n
f (z) = z−
2 n=0 n! 4
avec α4n = α4n+1 = −α4n+2 = −α4n+3 = 1. On trouve donc que z0 = π/4 est
un point régulier et que Résπ/4 (f ) = 0. De plus, la série converge vers f (z) ,
∀ z ∈ C.
sin z
(ii) Soit f (z) = 3 , en z0 = 0. On sait que
z
+∞ n
X (−1)
sin z = z 2n+1
n=0
(2n + 1)!
par conséquent
+∞ n +∞ n
sin z X (−1) 2n−2 −2
X (−1)
= z = z + z 2(n−1)
z3 n=0
(2n + 1)! n=1
(2n + 1)!
+∞ n+1
1 X (−1)
= 2
+ z 2n .
z n=0
(2n + 3)!
série de Laurent est en fait une série de Taylor, par conséquent Rés0 (f ) = 0.
Par ailleurs par le théorème 11.1 on a que la série converge pour autant que
√
|z − 1| < min {|i − 1| , |i + 1|} = 2.
−1
1 1 1
g (z) = = +
1 + z2 2i i − z i+z
−1
1 1
= +
2i (i − 1) − (z − 1) (i + 1) + (z − 1)
ou encore " #
−1 1 1 1 1
g (z) = · + · .
2i i − 1 1 − z−1
i−1
i + 1 1 + z−1
i+1
et donc
+∞
" #
n
X (−1) 1 1 n
g (z) = n+1 − n+1 (z − 1) .
n=0
2i (1 − i) (1 + i)
Posons pour simplifier
h πi
sin (n + 1)
" #
n
(−1) 1 1 n 4 ;
cn = n+1 − n+1 = (−1) n+1
2i (1 − i) (1 + i) 2 2
et finalement
+∞
n
X
f (z) = c0 + (cn−1 + cn ) (z − 1) .
n=1
+∞ n X+∞ n
X (−1) 1 (−1) 1
sin y = y 2n+1 ⇒ sin = 2n+1
.
n=0
(2n + 1)! z n=0
(2n + 1)! z
1 −1
f (z) = 3 = 3
(1 − z) (z − 1)
z2 + z + 1 1 3
f (z) = =1− +
z2 − 1 2 (z + 1) 2 (z − 1)
+∞ n
z−1
1 1 1 1 1 X n
= = = (−1)
z+1 2 + (z − 1) 2 1 + z−1
2
2 n=0 2
+∞ n
X (−1) n
= n+1
(z − 1) .
n=0
2
Corrigés 163
On obtient ainsi
+∞ n
3 1 1 X (−1) n
f (z) = +1− n+1
(z − 1)
2 z−1 2 n=0 2
+∞ n
3 1 3 X (−1) n
= + + (z − 1) .
2 z − 1 4 n=1 2n+2
3
On a alors que z0 = 1, est un pôle d’ordre 1 et que Rés1 (f ) = .
2
1
(viii) Soit f (z) = , en z0 = 0. On écrit
sin z
1 z
f (z) = .
z sin z
On remarque que g (z) = z/ sin z est holomorphe en z0 = 0 (qui est donc une
singularité éliminable pour g). On peut donc calculer sa série de Taylor dont
voici les premiers termes
1 7
g (0) = 1, g 0 (0) = 0, g 00 (0) = , g 000 (0) = 0, g (iv) (0) = .
3 15
En revenant à f on a
1 z 7 z3
f (z) = + + + ···
z 6 360
Donc z0 = 0 est un pôle d’ordre 1 et Rés0 (f ) = 1. La convergence a lieu si
0 < |z| < π (car les autres singularités de f sont en kπ, k ∈ Z).
1 1
3 = 3
z (z + 2) 8 z (1 + z/2)
et ainsi
1
3
z (z + 2)
z (−3) (−4) z 2 (−3) (−4) (−5) z 3
1
= 1 + (−3) + + + ···
8z 2 2! 2 3! 2
1 3 3 5 2
= − + z− z + ···
8z 16 16 32
Donc z1 = 0 est un pôle d’ordre 1, Rés0 (f ) = 1/8 et la série converge pour
0 < |z| < 2.
164 Séries de Laurent
1 1 1
3 = 3
= 3
z (z + 2) (u − 2) u −2 u (1 − u/2)
1 u u 2 u 3
=− 3 1+ + + + ···
2u 2 2 2
et ainsi
X un +∞
1 1 1 1
3 = − 2 u3 − 4 u2 − 8 u − 2n+4
z (z + 2) n=0
+∞ n
1 1 1 X (z + 2)
=− 3 − 2 − − .
2 (z + 2) 4 (z + 2) 8 (z + 2) n=0 2n+4
cos z
Exercice 11.3 (i) Soit f (z) = , z0 = π. Observer tout d’abord que
z−π
cos z = − cos (z − π) . Par ailleurs, le développement de cos z en série de Taylor
donne
+∞ n
X (−1) 2n
cos z = − cos (z − π) = − (z − π)
n=0
(2n)!
ce qui implique
+∞ n
cos z X (−1) 2n−1
f (z) = =− (z − π)
(z − π) n=0
(2n)!
+∞ m
−1 X (−1) 2m+1
= + (z − π) .
(z − π) m=0 (2m + 2)!
z2
(iii) Soit f (z) = (z−1)2 (z+3)
, z0 = 1. On pose
z2
g (z) =
(z + 3)
et on observe que g est une fonction holomorphe au voisinage de z0 = 1. Comme
g (1) = 1/4, g 0 (1) = 7/16, g 00 (1) = 9/32 et g 000 (1) = −27/128
on trouve donc que les premiers termes de la série de Taylor de g sont
1 7 9 2 9 3
g (z) = + (z − 1) + (z − 1) − (z − 1) + · · ·
4 16 64 256
et par conséquent
g (z) 1 7 9 9
f (z) = 2 = 2 + + − (z − 1) + · · ·
(z − 1) 4 (z − 1) 16 (z − 1) 64 256
On s’aperçoit que 0 est une singularité essentielle isolée, Rés0 (f ) = −1/2 et que
la convergence a lieu ∀ z 6= 0.
On déduit alors
√ +∞
z 1 1 X cn n−2
2 = 2 + + (z − 1)
(z − 1) (z − 1) 2 (z − 1) n=2 n!
+∞
1 1 X ck+2 k
= 2 + + (z − 1)
(z − 1) 2 (z − 1) (k + 2)!
k=0
Corrigés 167
donc z0 = 1 est un pôle d’ordre 2, son résidu est 1/2 et la série de Laurent
converge dans 0 < |z − 1| < 1.
La première limite vaut −2/π par (11.1) alors que la deuxième à l’aide de la
règle de l’Hôpital donne 0, on trouve ainsi
Rés1 (f ) = 0.
La convergence a lieu quand 0 < |z| < 1 (car la singularité la plus proche de
log (1 +√z) se trouve quand 1 + z = 0 alors que le zéro le plus proche de sin z 2
est en π).
On a alors
+∞ n+1
sin z X (−1) 2n−1
f (z) = 2 = (z − π)
(z − π) n=0
(2n + 1)!
+∞ n+1
−1 X (−1) 2n−1
= + (z − π)
(z − π) n=1 (2n + 1)!
sin z p (z)
f (z) = 2
= .
sin (z ) q (z)
1 z sin z 1
f (z) = 2
= g (z)
z sin (z ) z
C \ {w ∈ C : Im w = 0, Re w ≤ 0} .
D = C \ {z ∈ C : Im z = 0, Re z ≤ −1} .
1 −1 2
f 0 (z) = , f 00 (z) = 2 , f 000 (z) = 3 .
1+z (1 + z) (1 + z)
Plus généralement on a
n+1 (n − 1)!
f (n) (z) = (−1) n .
(1 + z)
Alors, en z0 = 0 et z0 = i, on a respectivement
n+1
f (0) = 0 et f (n) (0) = (−1) (n − 1)! , ∀ n ≥ 1
n+1 (n − 1)!
f (i) = log (1 + i) et f (n) (i) = (−1) n , ∀ n ≥ 1.
(1 + i)
Par conséquent, si z0 = 0, on obtient
+∞
X n+1 zn
f (z) = log (1 + z) = (−1)
n=1
n
+∞ n
X n+1 (z − i)
f (z) = log (1 + z) = log (1 + i) + (−1) n
n=1
n (1 + i)
√
et
√ le rayon de convergence est R = 2 (i.e. la convergence a lieu pour |z − i| <
2).
sin z 2 + 1
1 1
f (z) = · 2 = g (z) · 2
(z 2 + 1) (z + 1) (z + 1)
(iii) Le rayon de convergence est dans les deux cas 2, i.e. on a convergence
quand, respectivement, 0 < |z − i| < 2 et 0 < |z + i| < 2.
C \ {w ∈ C : Im w = 0, Re w ≤ 0} .
Si w = 1 + z 2 , on trouve
w = 1 + x2 − y 2 + 2 i x y
et (
Im w = 0 ⇔ xy = 0 ⇔ x = 0 ou y = 0
Re w ≤ 0 ⇔ 1 + x2 ≤ y 2 .
D = C \ {z ∈ C : Re z = 0, |Im z| ≥ 1} .
2z
f 0 (z) = ⇒ f 0 (0) = 0
1 + z2
2 − 2 z2
f 00 (z) = 2 ⇒ f 00 (0) = 2
(1 + z 2 )
z 2 − 2 z2
f 000 (z) = −4 2 − 4z 3 ⇒ f 000 (0) = 0
(1 + z2) (1 + z2)
et par conséquent
f (z) = log 1 + z 2 = z 2 + · · ·
f 00 (z0 ) 2
f (z) = f (z0 ) + f 0 (z0 ) (z − z0 ) + (z − z0 ) + · · ·
2!
+∞ (n)
" #
0
X f (z0 ) n−1
= (z − z0 ) f (z0 ) + (z − z0 )
n=2
n!
= (z − z0 ) f 0 (z0 ) + (z − z0 ) F (z)
où
+∞ (n)
X f (z0 ) n−1
F (z) = (z − z0 ) .
n=2
n!
De même on obtient
+∞ (n)
" #
X g (z0 )
0 n−1
g (z) = (z − z0 ) g (z0 ) + (z − z0 )
n=2
n!
= (z − z0 ) g 0 (z0 ) + (z − z0 ) G (z) .
où
+∞ (n)
X g (z0 ) n−1
G (z) = (z − z0 ) .
n=2
n!
Exercice 11.18 * (i) Comme f est holomorphe en tout point du plan complexe,
on a
+∞ (n)
X f (0) n
f (z) = z , ∀ z ∈ C.
n=0
n!
n! f (z)
Z
f (n) (0) = dz.
2πi γ z n+1
Si γ (t) = R ei t on a
2π 2π
f R ei t
n! n!
Z Z
(n)
i R ei t dt = e−int f R ei t dt
f (0) = n+1
2πi 0 (R ei t ) 2πRn 0
2π 2π
n! n!
Z Z
f (n) (0) ≤ e−int f R ei t f (R ei t ) dt.
dt =
2πRn 0 2πRn 0
Corrigés 173
M n! 2π
f (n) (0) ≤ ·
2π Rn
et si R → ∞ on déduit
f (n) (0) = 0, ∀ n ≥ 1.
On a bien obtenu que f est constante car
+∞ (n)
X f (0) n
f (z) = z = f (0) , ∀ z.
n=0
n!
(ii) La fonction
+∞
X n x2n+1
f (x) = sin x = (−1)
n=0
(2n + 1)!
dm−1
[F (z)] = (m − 1)! c−1 = (m − 1)! Rész0 (f )
dz m−1 z=z0
Z m
X
f (z) dz = 2πi Részk (f )
γ k=1
γ
z2
zm
z1
(Pour plus de détails, cf. [1] 150-151, [3] 64-65, [5] 201-202, [7] chapitre 11, [11]
865-866).
176 Théorème des résidus et applications
12.1.2 Exemples
Exemple 12.2 Soit D comme dans le théorème précédent. Si f est holomorphe
dans D, par le théorème de Cauchy, on peut en déduire que
Z
f (z) dz = 0.
γ
Cas 2 : 0 ∈
/ int γ. Le théorème de Cauchy implique
Z
f (z) dz = 0.
γ
Cas 2 : 0 ∈ int γ et 1 ∈
/ int γ. Dans ce cas nous avons
Z
f (z) dz = 4πi.
γ
Cas 3 : 1 ∈ int γ et 0 ∈
/ int γ. On obtient
Z
f (z) dz = 6πi.
γ
Cas 4 : 0, 1 ∈
/ int γ. On a
Z
f (z) dz = 0.
γ
P (x, y)
où f : R2 → R est telle que f (x, y) = et où P et Q sont des polynômes
Q (x, y)
avec Q (cos θ, sin θ) 6= 0, ∀ θ.
Discussion On pose z = ei θ . On a alors
ei θ + e−i θ ei θ − e−i θ
1 1 1 1
cos θ = = z+ et sin θ = = z− .
2 2 z 2i 2i z
1 dz
Noter qu’on a aussi dθ = . Par conséquent, si γ dénote le cercle unité et si
i z
on pose
1 1 1 1 1
fe(z) = f z+ , z− ,
iz 2 z 2i z
on déduit du théorème des résidus que
Z Z 2π Z 2π m
X
fe ei θ i ei θ dθ =
fe(z) dz = f (cos θ, sin θ) dθ = 2πi Részk fe
γ 0 0 k=1
−1 1 x
(Pour plus de détails, cf. [1] 155, [3] 65-66, [5] 203-205, [7] chapitre 11, [11]
868-869).
178 Théorème des résidus et applications
2π
dθ
Z
Exemple 12.5 Calculer .
0 2 + cos θ
1
Discussion f (cos θ, sin θ) = et, en posant z = ei θ ,
2 + cos θ
2 2
fe(z) = = √ √ .
i (z 2 + 4 z + 1) i z+2+ 3 z+2− 3
√ √
Les singularités de fe sont z1 = − 2 + 3 , z2 = 3 − 2, mais seulement z2 ,
qui est un pôle d’ordre 1, se trouve à l’intérieur du cercle unité. On obtient
" √ #
2 z + 2 − 3 1
Rés√3−2 fe = lim √ √ √ = √
z→ 3−2 i z + 2 + 3 z+2− 3 i 3
et ainsi
2π
dθ 1 2π
Z
= 2πi √ = √ .
0 2 + cos θ i 3 3
P (x)
avec a ≥ 0, R (x) = , où P et Q sont des polynômes tels que
Q (x)
(i) Q (x) 6= 0, ∀ x ∈ R,
(ii) deg Q − deg P ≥ 2 (deg dénotant le degré des polynômes).
Sous ces hypothèses l’intégrale ci-dessus existe et on a
Z +∞ m
X
R (x) ei a x dx = 2πi Részk R
e ,
−∞ k=1
(Pour plus de détails, cf. [1] 156, [3] 69-71, [5] 208-212, [7] chapitre 11, [11]
873-877).
Partie II : calcul d’intégrales réelles 179
+∞
x2
Z
Exemple 12.6 Calculer dx.
−∞ 16 + x4
Cr = {z ∈ C : |z| = r et Im z ≥ 0}
Lr = {z ∈ C : −r < Re z < r et Im z = 0} .
On choisit r suffisamment grand pour que toutes les singularités de R situées
Cr
−r Lr r x
dans le demi plan supérieur soient dans l’intérieur de Γr (noter que, comme
Q (x) 6= 0, ∀ x ∈ R, la fonction R n’a aucune singularité sur l’axe réel). Le
théorème des résidus s’applique et on trouve
Z m
X
R (z) ei a z dz = 2πi Részk R
e ,
Γr k=1
i.e. π √ √ 3π √ √
z1 = 2 ei 4 = 2+i 2 z2 = 2 ei 4 =− 2+i 2
5π √ √ 7π √ √
z3 = 2 ei 4 =− 2−i 2 z4 = 2 ei 4 = 2−i 2.
z2
Ce sont des pôles simples de R (z) = . Seuls z1 et z2 appartiennent au
16 + z 4
demi-plan supérieur, par conséquent
Z +∞
x2
4
dx = 2πi (Rész1 (R) + Rész2 (R)) .
−∞ 16 + x
z12 1 1 1+i
Rész1 (R) = 3 = = √ = √
4 z1 4 z1 4 (1 + i) 2 8i 2
2
z 1 1 1−i
Rész2 (R) = 23 = = √ = √
4 z2 4 z2 4 (−1 + i) 2 8i 2
et donc
+∞
√
x2 π 2
Z
dx = 2πi (Rész1 (R) + Rész2 (R)) = .
−∞ 16 + x4 4
(L’exemple aurait aussi pu être traité par un calcul direct sans l’aide du théorème
des résidus.)
12.3 Exercices
Exercice 12.1 Soit γ ⊂ C une courbe simple fermée et régulière par morceaux.
Calculer en fonction de γ Z
1
e z2 dz.
γ
Exercice 12.2 Soit γ une courbe simple fermée régulière par morceaux. Dis-
cuter en fonction de γ la valeur des intégrales suivantes
1
Z
(i) 2 dz,
γ (z − i) (z + 2) (z − 4)
Z 2
z + 2z + 1
(ii) 3 dz,
γ (z − 3)
Z 1
ez
(iii) 2
dz.
γ z
−R 0 R
Exercice 12.4 Soit γ une courbe simple fermée et régulière par morceaux. Cal-
culer en fonction de γ
1 − eiπ z
Z
2 dz.
γ z (z + i) (z − 1)
Exercice 12.5 Soit γ une courbe simple fermée régulière contenue dans le
disque centré en z = 0 et de rayon 2. Calculer
Z
tg z dz.
γ
2π
dθ
Z
Exercice 12.6 Calculer √ .
0 5 − sin θ
2π
cos θ sin (2 θ)
Z
Exercice 12.7 Calculer dθ.
0 5 + 3 cos (2 θ)
2π
cos2 θ
Z
Exercice 12.8 Calculer dθ.
0 13 − 5 cos (2 θ)
2π
sin2 (5 θ/2)
Z
Exercice 12.9 Calculer dθ.
0 sin2 (θ/2)
1 + z 6 ≥ r6 − 1 .
(ii) Soit Cr le demi cercle centré en 0, de rayon r > 1 et situé dans le demi
plan supérieur. Montrer, à l’aide de la question précédente, que
z2
Z
lim 6
dz = 0.
r→∞ Cr 1 + z
(iii) Calculer
+∞
x2
Z
dx.
−∞ 1 + x6
r4 − 16 ≤ 16 + z 4 .
(iii) A l’aide des deux questions précédentes, montrer que si θ ∈ [0, π] , r > 2
et z = r ei θ alors
ei z 1
4
≤ 4 .
16 + z r − 16
(iv) Soit Cr le demi cercle centré en 0, de rayon r > 2 et situé dans le demi
plan supérieur. Déduire de la question précédente que
ei z
Z
lim 4
dz = 0.
r→∞ Cr 16 + z
12.4 Corrigés
Exercice 12.1 Cas 1 : 0 ∈ int γ. On a
+∞ n X +∞
1 X 1 1 1 1
e z2 = 2
= + 1.
n=0
n! z n=1
n! z 2n
Rés0 (f ) = 0
Cas 1 : 0 ∈
/ int γ. Par le théorème de Cauchy on déduit
Z
f (z) dz = 0
γ
i (2k + 1) π
ez + e−z = 0 ⇔ e2 z = −1 ⇔ z= .
2
La seule singularité de f à l’intérieur de γR est donc i π/2 et c’est un pôle
d’ordre 1. Le résidu est alors
z − i π2
1 1
Rési π2 (f ) = limπ = π
=
z→i 2 cosh z sinh i 2 i
et par conséquent Z
f (z) dz = 2πi Rési π2 (f ) = 2π.
γR
où
γ1 = {x : x : −R → R} , γ2 = {R + i y : y : 0 → π} ,
γ3 = {x + iπ : x : R → −R} , γ4 = {−R + i y : y : π → 0} .
186 Théorème des résidus et applications
On obtient ainsi
Z R R
dz dx dz dx
Z Z Z
= et =−
γ1 cosh z −R cosh x γ3 cosh z −R cosh (x + iπ)
Comme
1 x+iπ 1
+ e−(x+iπ) = − ex + e−x = − cosh x
cosh (x + iπ) = e
2 2
on déduit que
R
dz dx
Z Z
=2 .
γ1 ∪γ3 cosh z −R cosh x
Par ailleurs, quand R → +∞, on a
Z π
dz i dy
Z
= →0
γ2 cosh z 0 cosh (R + i y)
Z π
dz i dy
Z
=− → 0.
γ4 cosh z 0 cosh (−R + i y)
On a ainsi démontré que
+∞ +∞
dx dx
Z Z Z
lim f (z) dz = 2 = 2π ⇒ = π.
R→∞ γR −∞ cosh x −∞ cosh x
on trouve donc que 0 est un point régulier (i.e. une singularité éliminable). Par
ailleurs z = −i est clairement un pôle d’ordre 1 alors que z = 1 est un pôle
d’ordre 2. On trouve donc
" #
1 − eiπ z 1 − eπ
Rés−i (f ) = lim = .
z→−i z (z − 1)2 2
d 1 − eiπ z
Rés1 (f ) = lim
z→1 dz z (z + i)
" #
−iπ eiπ z (z (z + i)) − 1 − eiπ z (2 z + i)
= lim 2
z→1 z 2 (z + i)
iπ (1 + i) − 2 (2 + i) π−2 π+4
= = +i .
2i 2 2
Corrigés 187
π π
Cas 2 : ∈ int γ, − ∈ / int γ. On trouve ainsi
2 2
Z
tg z dz = 2πi Rés π2 (f ) = −2πi.
γ
π π
Cas 3 : − ∈ int γ, ∈ / int γ. On infère que
2 2
Z
tg z dz = 2πi Rés− π2 (f ) = −2πi
γ
π
Cas 4 : ± ∈
/ int γ. On déduit du théorème de Cauchy que
2
Z
tg z dz = 0
γ
188 Théorème des résidus et applications
π π
Cas 5 : ∈ γ ou − ∈ γ. L’intégrale n’est pas bien définie.
2 2
1
Exercice 12.6 On a f (cos θ, sin θ) = √ et, en posant z = ei θ ,
5 − sin θ
1 2
fe(z) = √ = √
iz 5− z−1/z −z 2 + 2i z 5 + 1
2i
−2
= √ √ .
z−i 5+2 z−i 5−2
√ √
Les singularités de fe(z) sont z1 = i 5 + 2 , z2 = i 5 − 2 , mais seulement
z2 , qui est un pôle d’ordre 1, se trouve à l’intérieur du cercle unité. On obtient
" #
−2 1
Rési(√5−2) f =
e lim
√ √ =
z→i( 5−2) z − i 5+2 2i
et par conséquent
2π
dθ
Z
√ = 2πi Rési(√5−2) fe = π.
0 5 − sin θ
On trouve alors que les seules singularités à l’intérieur du cercle unité sont 0 qui
est un pôle d’ordre 2 et ± √i3 qui sont des pôles d’ordre 1. Leurs résidus sont
donc
2
4
− z + 1 z − 1 i
Rés √i fe = limi = √
3 z→ √3 6 z 2 (z 2 + 3) z + √i 6 3
3
2 4
− z + 1 z − 1 i
Rés √
−i fe = lim−i = − √
3 z→ √3 6 z 2 (z 2 + 3) z − √3i 6 3
d z6 + z4 − z2 − 1
1
Rés0 fe = − lim = 0.
2 z→0 dz 3 z 4 + 10 z 2 + 3
Corrigés 189
En posant
2
z4 + z3 + z2 + z + 1
fe(z) =
i z5
on trouve que z = 0 est la seule singularité de fe et que c’est un pôle d’ordre 5.
Son résidu est donné par
"
4 3 2
2 #
4 z + z + z + z + 1
1 d 5
Rés0 fe = lim = .
4! z→0 dz 4 i i
= 10 π.
après avoir calculé que Rés0 fe = n/i, cf. exercice 11.7 dans [7].
et on trouve ainsi
2n 2n
2n X k k 2n k
X
2n
z 2n + 1 = z k+2n +
(z − 1) (−1) k (−1) k z
k=0 k=0
2n 2n−1
k k 2n k
X X
2n
z k+2n + 2 z 2n +
= (−1) k (−1) k z
k=1 k=0
et par conséquent
2n 2n 2n−1
X (−1)k 2n
z 2n + 1
(z − 1) X k 2n 2
z k−1 + k
h (z) = = (−1) k + .
z 2n+1 z z 2n+1−k
k=1 k=0
Corrigés 191
On voit donc que z = 0 est un pôle d’ordre 2n + 1 de h et que son résidu est 2.
(ii) On pose, comme à l’accoutumée, z = ei θ et on trouve
1 1
z+ 2 zn + 2n
cos θ = z = z +1 et cos (n θ) = zn = z + 1
2 2z 2 2 zn
et ainsi
n
z2 + 1 z 2n + 1
n
(1 − cos θ) cos (n θ) = 1−
2z 2 zn
n 2n
z 2n + 1
(−1) (z − 1)
= .
2n+1 z 2n
Posons
n 2n
z 2n + 1
(−1) (z − 1)
fe(z) =
i 2n+1 z 2n+1
et observons que
n
(−1)
fe(z) = n+1 h (z)
i2
par conséquent
(−1)n
Rés0 fe(z) = .
i 2n
Si γ est le cercle unité on a donc
Z 2π Z (−1)n π
n
(1 − cos θ) cos (n θ) dθ = fe(z) dz = 2πi Rés0 fe(z) = .
0 γ 2n−1
iθ 1 1
Exercice 12.11 On pose z = e de façon que cos θ = z+ . On a
2 z
1 −z
f (z) = = .
1 (p z − 1) (z − p)
1−p z+ + p2
z
Soit
−1
fe(z) =
i (p z − 1) (z − p)
et γ le cercle unité. La fonction fe a des singularités (en fait des pôles d’ordre 1)
1
en z = p et z = . Comme p < 1 seul z = p est à l’intérieur de γ. Son résidu
p
est alors
− (z − p) −1
Résp fe = lim =
z→p i (p z − 1) (z − p) i (p2 − 1)
et par conséquent
Z 2π
dθ 2π
Z
= fe(z) dz = 2πi Résp fe = .
0 1 − 2 p cos θ + p2 γ 1 − p2
192 Théorème des résidus et applications
z 6 + 1 ≥ z 6 − 1 = r6 − 1 .
Comme
r +∞
x2 x2
Z Z Z
f (z) dz = dx → dx quand r → ∞
Lr −r 1 + x6 −∞ 1 + x6
Z
f (z) dz → 0 quand r → ∞ ,
Cr
16 + z 4 ≥ z 4 − 16 = r4 − 16.
ei z 1
≤ 4 .
16 + z 4 r − 16
ei z
(iv) Soit f (z) = , alors si r → ∞ on obtient
16 + z 4
Z Z π
f rei θ i r ei θ dθ
f (z) dz =
Cr 0
Z π Z π
r
f rei θ r dθ ≤ 4
≤ dθ → 0.
0 r − 16 0
(v) Soit r > 2 et γr = Cr ∪ Lr où Cr est comme dans (iv) et Lr est le
segment de droite [−r, r] sur l’axe réel. On cherche ensuite les singularités de f,
elles sont données par
iπ(2k+1)
z 4 +16 = 0 ⇔ z 4 = −16 = 16 ei(π+2kπ) ⇔ zk = 2 e 4 , k = 0, 1, 2, 3.
Ce sont clairement des pôles d’ordre 1 et les seules qui soient à l’intérieur de γr
sont z0 et z1 . Leurs résidus sont calculés à l’aide de la proposition 11.5 (poser
p (z) = ei z et q (z) = 16 + z 4 ce qui implique q 0 (z) = 4 z 3 )
√ √
ei z 0 ei 2(1+i) e 2(−1+i)
Rész0 (f ) = 3 = √ 3 = √
4 z0 4 2 (1 + i)
16 2 (1 + i) i
√ √
ei z 1 ei 2(−1+i) e 2(−1−i)
Rész1 (f ) = = √ = √
4 z13 4 2 (−1 + i)
3
16 2 (1 − i) i
et ainsi
√ √ √ √ √ !
e− 2 cos 2 + i sin 2 cos 2 − i sin 2
Rész0 (f ) + Rész1 (f ) = √ +
16 i 2 1+i 1−i
√
e− 2 √ √
= √ cos 2 + sin 2 .
16 i 2
On a donc par le théorème des résidus
ei z ei z ei z
Z Z Z
4
dz = 4
dz + 4
dz
γr 16 + z Cr 16 + z Lr 16 + z
√
e− 2 √ √
= 2πi (Rész0 (f ) + Rész1 (f )) = π √ cos 2 + sin 2 .
8 2
194 Théorème des résidus et applications
Comme
r +∞ +∞
ei x cos x sin x
Z Z Z Z
lim f (z) dz = lim dx = dx+i dx
r→∞ Lr r→∞ −r 16 + x4 −∞ 16 + x4 −∞ 16 + x4
où on a noté
B (zk ) = {z ∈ C : |z − zk | ≤ } .
On applique alors le théorème de Cauchy (sous la version donnée dans l’exer-
cice 10.13) à
m
[
O = (int γ) \ B (zk ) .
k=1
Applications conformes
az + b
z → f (z) =
cz + d
où a, b, c, d ∈ C.
D = C \ {−d/c} et D∗ = C \ {a/c} ,
196 Applications conformes
(Pour plus de détails, cf. [1] 76-89, [3] 8, [5] 436-459, [7] chapitre 12, [11] 887-896).
−1 1 u
x
(Pour plus de détails, cf. [1] 229-249, [5] 485-504, [7] chapitre 12).
13.2 Exemples
Exemple 13.6 La fonction f (z) = z est manifestement conforme de C dans C.
Discussion Il suffit d’observer que f (z) = z n’est pas une fonction holomorphe.
Ω = {z ∈ C : Re z > 0}
c=β−α d = α z1 − β z3 .
(ii) On cherche une application de la forme
az + b
f (z) = .
cz + d
On utilise la première partie et on choisit, par exemple, les points z1 = i,
z2 = −i, z3 = 0 qui appartiennent tous à Re z = 0 et on leur associe trois points
sur |w| = 1 arbitraires, par exemple i, −i et 1. On a
ai + b
f (i) = i =
ci + d
2 b = −2 c
−a i + b
f (−i) = −i = ⇒ 2ai = 2bi
−c i + d
b = d.
f (0) = 1 = b
d
On trouve alors a = b = −c = d et donc
z+1
f (z) = .
1−z
Il reste encore à savoir si f a envoyé Ω sur D ou sur l’extérieur de D. On
prend alors un point appartenant à Ω, par exemple z = 1, et on trouve que
f (z) = ∞ ∈ / D. Alors l’application requise, disons g, n’est rien d’autre que
l’inverse de celle obtenue (car l’application h (ζ) = ζ −1 envoie l’intérieur du
disque unité sur l’extérieur et réciproquement), i.e.
1−z
g (z) = .
z+1
198 Applications conformes
13.3 Exercices
Exercice 13.1 Soit z = x + i y et
1
f (z) = .
z
(i) Trouver u = Re (f ) et v = Im (f ) en fonction de x et y.
(ii) Trouver x et y en fonction de u et v (c’est-à-dire trouver la fonction
inverse de f ).
(iii) Soient
(c) A3 = {z ∈ C : |z − 1| = 1} (d) A4 = {z ∈ C : |z − 1| = 2}
Ω = {z ∈ C : Im z > 0}
sur
D = {z ∈ C : |z| < 1} .
Ω = {z ∈ C : |z − 2 (i + 1)| > 2}
sur
D = {z ∈ C : |z| < 1} .
(ii) Trouver son inverse.
−d w + b
f −1 (w) = .
cw − a
(ii) Qu’arrive-t-il à une transformation de Moebius si a d = b c ?
Exercices 199
1
f (z) = z + .
z
(i) Calculer Re f et Im f.
(ii) Calculer l’image par f du cercle |z| = a, a > 0.
A = {z ∈ C : 0 < Im z < π}
sur
Ω = {w ∈ C : Im w > 0}
Ω = (x, y) ∈ R2 : x, y > 0
O = (x, y) ∈ R2 : y > 0
D = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1 .
z−i
h (z) =
z+i
13.4 Corrigés
Exercice 13.1 (i) On écrit pour z = x + i y
x − iy
f (z) = = u + iv
(x + i y) (x − i y)
et on trouve donc
x −y
u= et v= .
x2 + y 2 x2 + y 2
(ii) On a
1 1
w= ⇒ z=
z w
et donc, comme précédemment,
u −v
x= et y= .
u2 + v2 u2+ v2
x
(On peut procéder aussi en éliminant x puis y dans les équations u =
x2 + y2
−y
et v = ).
x2 + y 2
(iii) a) A1 représente la droite x = y. En remplaçant dans les expressions de
u et de v, on obtient
y v
(plan z) (plan w)
x u
A1 f (A1 )
x 1 −x −1
u= = et v = = ⇒ u + v = 0.
2 x2 2x 2 x2 2x
On a ainsi que f (A1 ) est une droite passant par l’origine,
y v
(plan z) (plan w)
1 x 1 u
2
A2 f (A2 )
y v
(plan z) (plan w)
1 x 1 u
2
A3 f (A3 )
1
f (A3 ) = w ∈ C : Re (w) = .
2
2
d) A4 est un cercle, ne passant pas par l’origine, défini par l’équation (x − 1) +
y 2 = 4. On déduit donc que
2
v2
u
− 1 + 2 =4
u2 + v 2 (u2 + v 2 )
202 Applications conformes
y v
(plan z) (plan w)
−1 1 3 x −1 − 13 1 u
3
A4 f (A4 )
1 2
f (A4 ) = w∈C: w+ = .
3 3
et donc
γ u2 + v 2 − 2 α u + 2 β v = 0
soit finalement 2 2
α2 + β 2
α β
u− + v+ = .
γ γ γ2
Cas 3. L’image d’un cercle passant par l’origine
2 2
(x − α) + (y − β) = γ 2 = α2 + β 2
qui implique
2 2
γ 2 u2 + v 2 = α2 + β 2 u2 + v 2 + u2 + v 2 − 2 (α u − β v) u2 + v 2
à savoir
2 β v − 2 α u + 1 = 0.
Cas 4. L’image d’un cercle ne passant pas par l’origine
2 2
(x − α) + (y − β) = γ 2
(avec γ 2 6= α2 +β 2 ) est un cercle qui ne passe pas par l’origine. Plus précisément
on trouve à l’aide du cas précédent
2
γ 2 − α2 − β 2 u2 + v 2 = u2 + v 2 (1 − 2 α u + 2 β v)
et donc
2αu 2β v 1
u2 + + v2 − 2 = 2
γ 2 − α2 − β 2 γ − α2 − β 2 γ − α2 − β 2
ou encore
2 2
γ2
α β
u+ + v− = 2 .
γ − α2 − β 2
2 γ − α2 − β 2
2
(γ 2 − α2 − β 2 )
a (1 − i) + b
w (1 − i) = = −1 + 2i,
c (1 − i) + d
c’est-à-dire,
c−a 1−i
b = −d, b= (1 + i) , c=a = −a i,
2 1+i
d’où, en prenant c = 1,
a = i, b = 1, d = −1.
On a ainsi
iz + 1
w (z) = .
z−1
(ii) Soient
On voit tout de suite que l’application w = f (z) = 2/z est l’application cherchée
car
2
|w| = |f (z)| = > 2, ∀ z ∈ Ω.
|z|
Si on ne s’en rend pas compte tout de suite on procède comme dans l’exercice
13.1.
az + b
Exercice 13.3 Soit f (z) = . Choisissons les points −1, 0, 1 de ∂Ω et
cz + d
associons leur par f les points −1, i, 1 de ∂D. On a donc
−a + b b a+b
f (−1) = = −1, f (0) = = i, f (1) = = 1.
−c + d d c+d
y v
(plan z) i (plan w)
Ω
D
1
−1 0 1 x u
Corrigés 205
c = b = a i et d = a.
iz + 1
g (z) = .
z+i
f1 : Ω → A = {z ∈ C : |z| > 1} et f2 : A → D.
On a vu que f2 (z) = 1/z est bien une application qui envoie A sur D. De
z − 2 (1 + i)
même on voit immédiatement que f1 (z) = envoie Ω sur A. Par
2
conséquent
2
f (z) = f2 (f1 (z)) = .
z − 2 (1 + i)
(ii) Son inverse est donnée par
2
w= ⇒ z w = 2 (1 + i) w + 2
z − 2 (1 + i)
et donc
2 (1 + i) w + 2
z= .
w
II) (i) Si on n’a pas vu la décomposition immédiate, on se fixe trois points
quelconques de ∂Ω et on leur associe trois points de ∂D. Puis on vérifie si on a
bien envoyé un point de l’intérieur de Ω sur un point de l’intérieur de D (si ce
n’est pas le cas il suffit alors d’inverser). On cherche donc
az + b
g (z) =
cz + d
tel que
g (2 i) = −1, g (2) = −i, g (4 + 2 i) = 1.
206 Applications conformes
f (2 i) = −1, f (2) = i, f (4 + 2 i) = 1
a c z1 z2 + a d z1 + b c z2 + b d = a c z1 z2 + b c z1 + a d z2 + b d
et aussi à
(a d − b c) z1 = (a d − b c) z2 ⇔ z1 = z2 .
(Noter qu’on a utilisé l’hypothèse a d − b c 6= 0). On va ensuite prouver que f
est surjective. On a
az + b
f (z) = w = ⇔ (a z + b) = w (c z + d)
cz + d
qui est équivalent à
−d w + b
(c w − a) z = b − d w ⇔ z = f −1 (w) =
cw − a
qui (comme a d − b c 6= 0) appartient à D et par conséquent
f (D) = D∗ = C \ {a/c} .
az + b b (c z + d) b
f (z) = = = .
cz + d d (c z + d) d
1 x − iy
u + iv = x + iy + = x + iy + 2
x + iy x + y2
et donc
1 1
u=x 1+ 2 et v =y 1− 2 .
x + y2 x + y2
(ii) On distingue deux cas.
Cas 1 : a = 1. Dans ce cas u = 2 x et v = 0 et comme |z| = a implique que
−a ≤ x ≤ a, on déduit que l’image par f du cercle donné est le segment (sur
l’axe réel) [−2 a, 2 a] .
Cas 2 : a 6= 1. On a que
1 1
u=x 1+ 2 et v =y 1− 2
a a
donc
a4 u2 a4 v 2
+ 2 = x2 + y 2 = a2
(a2 + 1) 2 (a − 1)2
i.e. l’ellipse d’équation
u2 v2 1
2 2
+ 2 2
= 2.
(a + 1) (a − 1) a
Im w > 0 ⇒ Im z ∈ (0, π) .
f 0 (z) 6= 0, ∀ z ∈ C.
i z+1
(ii) On a donc en combinant l’exercice 13.3 (en posant g (z) = z+i ) et la
question précédente que
f g
h=g◦f :A→Ω→D
i.e.
i ez + 1
h (z) = g (f (z)) =
ez + i
est conforme.
Or, comme R2 est convexe et donc simplement connexe, une condition nécessaire
et suffisante pour qu’un tel v existe est que rot Φ = ψx − ϕy = 0, ce qui est bien
le cas car u est harmonique et donc
u ◦ f = Re (g ◦ f ) .
Exercice 13.9 (i) On peut invoquer le fait que h (O) = D (cf. plus bas), la
proposition 13.3 et remarquer que
pour obtenir le résultat, à savoir que h est conforme de O sur D. Nous allons
toutefois le remontrer une fois de plus et donc établir les quatre assertions
suivantes.
- h est holomorphe dans C \ {−i} et par conséquent dans O.
- h est injective car
z1 − i z2 − i
h (z1 ) = h (z2 ) ⇒ = ⇒ z1 = z2 .
z1 + i z2 + i
- h est surjective car
z−i
w= ⇒ zw + iw = z − i
z+i
Corrigés 209
et donc
w+1
z (w − 1) = −i (w + 1) ⇒ z = −i = h−1 (w) .
w−1
De plus
(α + 1) + i β β − i (α + 1)
h−1 (w) = h−1 (α + i β) = −i =
(α − 1) + i β (α − 1) + i β
2 2
−2 β 1−α −β
= 2 +i 2 = Re h−1 + i Im h−1 .
(α − 1) + β 2 (α − 1) + β 2
Observer que comme α2 + β 2 < 1 (car w ∈ D) on a bien Im h−1 (w) > 0 et donc
h−1 (w) ∈ O.
2
- h0 (z) = 2 i/ (z + i) 6= 0.
(ii) Pour vérifier que g : Ω → O est conforme, il nous faut vérifier les quatre
propriétés suivantes.
- g (z) = z 2 est évidemment holomorphe.
- g est injective dans Ω. Pour cela on doit montrer que si z1 , z2 ∈ Ω et si
g (z1 ) = g (z2 ) alors z1 = z2 . En effet
(
x21 − y12 = x22 − y22
g (z1 ) = g (z2 ) ⇒
x1 y1 = x2 y2
y2 = xx1 y2 1
x1 y1
(
y2 = x2
2 ⇒
x21 − y12 = x22 − x1 y1
x2
x42 − x21 x22 = x21 y12 − x22 y12
ce qui implique
y2 = xx1 y2 1
(
⇒ x21 = x22 ⇒ x1 = x2
x22 x22 − x21 = −y12 x22 − x21
x2 6=0 x1 ,x2 >0
y1 6=0
et ainsi (
x1 = x2
⇒ z1 = z2 .
y1 = y2
et par conséquent
p !1/2 p !1/2
α2 + β 2 + α α2 + β 2 − α
x= et y= .
2 2
i.e.
z2 − i
f (z) = .
z2 + i
Analyse de Fourier
Chapitre 14
Séries de Fourier
x
a0 = a a1 a2 an an−1 an+1 = b
214 Séries de Fourier
T
2
Z
2πn
an = f (x) cos T x dx, n = 0, 1, 2, · · ·
T 0
T
2
Z
2πn
bn = f (x) sin T x dx, n = 1, 2, · · ·
T 0
N
a0 X 2πn 2πn
FN f (x) = + an cos x + bn sin x .
2 n=1
T T
∞
a0 X 2πn 2πn
F f (x) = lim FN f (x) = + an cos x + bn sin x .
N →∞ 2 n=1
T T
f (x + 0) + f (x − 0)
F f (x) = , ∀x ∈ R
2
+∞
X Z T
2πn 1 2πn
F f (x) = cn e i T x
où cn = T f (x) e−i T x
dx.
n=−∞ 0
∞
f 0 (x + 0) + f 0 (x − 0) X 2πn 2πn
2πn
= bn cos T x − an sin T x .
2 n=1
T
x x ∞ Z x
a0
Z Z X
2πn 2πn
f (t) dt = dt + an cos T t + bn sin T t dt.
x0 x0 2 n=1 x0
T ∞
2 a20 X 2
Z
(f (x))2 dx = an + b2n .
+
T 0 2 n=1
où
L
2 πn
Z
an = f (y) cos y dy.
L 0 L
De plus en tous points x ∈ (0, L) où f est continue l’égalité suivante a lieu
Fc f (x) = f (x) .
où
L
2 πn
Z
bn = f (y) sin y dy.
L 0 L
De plus en tous points x ∈ (0, L) où f est continue l’égalité suivante a lieu
Fs f (x) = f (x) .
(Pour plus de détails, cf. [2] 61-73, [6] 239-293, [7] chapitre 17, [10] 53-69, [11]
582-605, [12] 262-281, [13] chapitres 1 à 4).
14.2 Exemples
Remarque Nous utiliserons souvent l’observation élémentaire suivante. Soit
f : R → R une fonction T périodique et intégrable sur [0, T ] et soit a ∈ R
quelconque, alors
Z a+T Z T
f (x) dx = f (x) dx.
a 0
1 2π
Z
a1 = cos x cos x dx = 1.
π 0
Par conséquent
F0 f = 0, F1 f = cos x, FN f = F1 f = F f = cos x, ∀ N.
et en particulier, si x = π/2,
∞ n
X (−1) π
= .
n=0
2n + 1 4
Discussion (i) Tout d’abord on observe que, comme la fonction donnée est
impaire, tous les coefficients an = 0. Par contre on a, pour n ≥ 1,
1 π x 2 πx
Z Z
bn = sin (n x) dx = sin (n x) dx
π −π 2 π 0 2
π n−1
1 −x 1 π cos (n x)
(−1)
Z
= cos (n x) + dx = .
π n 0 π 0 n n
2 π 4 nπ
Z
bn = f (x) sin (n x) dx = 2 sin .
π 0 n π 2
On obtient donc
∞ n
X 4 (−1)
Fs f (x) = 2 sin ((2n + 1) x) .
n=0 (2n + 1) π
Exercices 219
Par ailleurs, la fonction f étant continue sur [0, π] et f (0) = f (π) = 0, elle
peut donc être étendue par imparité à [−π, 0] , puis par 2π périodicité à R. La
fonction ainsi obtenue est continue et sa dérivée est régulière par morceaux et
donc par le théorème 14.5 on peut dériver terme à terme sa série de Fourier.
Par conséquent, pour tout x ∈ (0, π) , excepté x = π/2, on a
∞ n
X 4 (−1)
f 0 (x) = cos ((2n + 1) x) .
n=0
(2n + 1) π
ce qui est absurde, car la série ci-dessus diverge pour presque tout x ∈ R. Dans
ce cas en effet on ne peut pas appliquer le théorème 14.5 car f n’est pas continue
en x = 2nπ, n ∈ Z.
14.3 Exercices
Exercice 14.1 (i) Calculer la série de Fourier de f (x) = e(x−π) sur [0, 2π) et
étendue par 2π périodicité.
220 Séries de Fourier
(iii) Calculer
+∞
X 1
2 .
k=−∞
(2k − 1)
f (x) = x + π, si − π ≤ x < π.
∞ 2π
a20 X 2 1
Z
an + b2n ≤ (f (x))2 dx.
+
2 n=1
π 0
2) En observant que
Z 2π
FN f (x) cos (k x) dx
0
2π
a0
Z
= cos (k x) dx
2 0
N
X Z 2π Z 2π
+ an cos (n x) cos (k x) dx + bn sin (n x) cos (k x) dx
n=1 0 0
en déduire que
N
( )
2π
a20 X 2
Z
2 2
(FN f (x)) dx = π + an + bn .
0 2 n=1
3) Montrer que
N
( )
2π
a20 X 2
Z
2
f (x) FN f (x) dx = π + an + bn .
0 2 n=1
14.4 Corrigés
Exercice 14.1 (i) On trouve après calcul
1 2π (x−π) 1 π
Z Z
an = e cos (n x) dx = ey cos (n y + nπ) dy
π 0 π −π
n Z π
(−1) 2 sinh π
= ey cos (n y) dy = .
π −π (1 + n2 ) π
2π π
1 1
Z Z
(x−π)
bn = e sin (n x) dx = ey sin (n y + nπ) dy
π 0 π −π
n π
(−1) −2 n sinh π
Z
= ey sin (n y) dy = .
π −π (1 + n2 ) π
alors
F f (x) = f (x) si x ∈ (0, 2π) .
(iii) En particulier si x = π on a
∞
!
n
sinh π X 2 (−1)
1= 1+
π n=1
1 + n2
d’où
∞ n
X (−1) π 1
2
= − ,
n=1
1 + n 2 sinh π 2
224 Séries de Fourier
c’est-à-dire
∞ n
X (−1) π π
= = π .
n=2
1 + n 2 2 sinh π e − e−π
Exercice 14.2 On a
2π π
1 1 2 2
Z Z
2
a0 = (x − π) dx = y 2 dy = π
π 0 π −π 3
2π n π
1 (−1) 4
Z Z
2
an = (x − π) cos (n x) dx = y 2 cos (n y) dy =
π 0 π −π n2
2π n π
1 (−1)
Z Z
2
bn = (x − π) sin (n x) dx = y 2 sin (n y) dy = 0.
π 0 π −π
La série de Fourier est donc
∞
π 2 X 4 cos (n x)
F f (x) = + .
3 n=1
n2
0 si n = 2k + 1 (i.e. impair)
−2n
si n = 4k (i.e. un multiple de 4)
bn = π (n2 − 1)
2n
si n = 4k + 2 (i.e. pair mais pas un multiple de 4).
π (n2 − 1)
Corrigés 225
et par conséquent
i X eiπn x
F f (x) = 1 + .
π n
n6=0
et donc ak = 0 et
π π
2 2
Z Z
bk = f (x) sin (k x) dx = x (π − x) sin (k x) dx.
2π −π π 0
On a alors que
Z π π Z π
cos (k x) cos (k x)
x (π − x) sin (k x) dx = −x (π − x) + (π − 2 x) dx
0 k 0 0 k
π Z π
sin (k x) sin (k x)
= (π − 2 x) + 2 dx
k2 0 0 k2
π
2 2 k 2
= − 3 cos (k x) = − 3 (−1) + 3 .
k 0 k k
On trouve donc
4 h i 0 si k est pair
k
bk = 1 − (−1) = 8
π k3 si k est impair
π k3
et on obtient alors
∞
8 X sin ((2k − 1) x)
F f (x) = 3 .
π (2k − 1)
k=1
226 Séries de Fourier
et ainsi
∞
X 1 π6
6 = .
(2k − 1) 960
k=1
Exercice 14.6 Cet exercice peut, évidemment, être résolu de manière plus
1 1
élémentaire. Comme f (x) = cos2 x = + cos (2 x) , ce qui implique que les
2 2
coefficients de Fourier sont
1
a0 = 1, a2 = , an = 0 si n 6= 0, 2 et bn = 0 ∀ n.
2
On a donc par 2π périodicité et par l’identité de Parseval que
Z π Z 2π
2 2 1 1 3π
(f (x)) dx = (f (x)) dx = π + = .
−π 0 2 4 4
Exercice 14.7 (i) Tout d’abord on remarque que la fonction est paire, par
conséquent bk = 0. On trouve que
Z 2π
2 1 π 2 π
Z Z
a0 = f (x) dx = |x| dx = x dx = π.
2π 0 π −π π 0
Z 2π
2 2 π
Z
ak = f (x) cos (k x) dx = x cos (k x) dx
2π 0 π 0
iπ Z π
2 hx 2 2 h k
i
= sin (k x) − sin (k x) dx = (−1) − 1 .
π k 0 kπ 0 πk 2
On obtient ainsi
0 si k est pair
ak = −4
si k est impair
π k2
et donc finalement
∞
π 4 X cos ((2k + 1) x)
F f (x) = − 2 .
2 π (2k + 1)
k=0
et on en déduit donc
∞ ∞
16 X 1 π2 X 1 π4
4 = ⇒ 4 = .
π2 (2k + 1) 6 (2k + 1) 96
k=0 k=0
et par conséquent
∞
X 1 π4
4
= .
k 90
k=1
Exercice 14.8 (i) On observe que la fonction donnée est paire, par conséquent
bn = 0. On trouve que
2π
1
Z
an = |cos x| cos (n x) dx
π 0
π 3π
1 1
Z 2
Z 2
= cos x cos (n x) dx − cos x cos (n x) dx.
π −π
2
π π
2
on obtient
π k+1
1 sin ((2k + 1) y) sin ((2k − 1) y) 2
4 (−1)
a2k = + = .
π 2k + 1 2k − 1 −π π 4k 2 − 1
2
228 Séries de Fourier
k
(ii) En prenant x = π/2, on a cos (2k x) = cos (kπ) = (−1) et f (π/2) = 0,
donc
∞
X 1 1
2
= .
4k − 1 2
k=1
et donc
0 si n est impair
an =
1 2 2 12
+ = si n est pair.
π 3−n 3+n π (9 − n2 )
Exercice 14.10 (i) Tout d’abord on remarque que la fonction est paire, par
conséquent bk = 0. On trouve que
Z π
2 2 π
Z
ak = cos (α x) cos (k x) dx = cos (α x) cos (k x) dx
2π −π π 0
1 π
Z
= [cos ((α + k) x) + cos ((α − k) x)] dx
π 0
Corrigés 229
et ainsi
1 sin ((α + k) π) sin ((α − k) π)
ak = +
π α+k α−k
k k
(−1) sin (α π) 1 1 (−1) sin (α π) 2 α
= + = .
π α+k α−k π α2 − k 2
Par conséquent, ∀ x ∈ [−π, π) ,
∞ k−1
sin (α π) 2 α sin (α π) X (−1)
F f (x) = + cos (k x) .
απ π k 2 − α2
k=1
/ Z,
d’où, pour tout α ∈
∞
X 1 1 π
= − .
k2 −α 2 2α 2 2 α tg (α π)
k=1
et ainsi
n+1 π n+1 π2
1 + (−1) 1 + (−1) ix 1
Z 2
−i n x −i n x
cn = xe dx = + 2 e .
2π −π
2
2π n n −π
2
2
F3 f (x) = π + 2 sin x − sin (2 x) + sin (3 x)
3
et par conséquent
et calculons
2π
a0
Z
IN,k = cos (k x) dx
2 0
N
X Z 2π Z 2π
+ an cos (n x) cos (k x) dx + bn sin (n x) cos (k x) dx
n=1 0 0
et donc
N
Z 2π " #
2π
a20 X 2
Z
2 2
an + b2n .
|f (x) − FN f (x)| dx = (f (x)) dx − π +
0 0 2 n=1
232 Séries de Fourier
2 T
2nπ
Z
an = f (t) cos t dt
T 0 T
" #T
sin 2nπ
Z T
T t
2 1 0 2nπ
= f (t) 2nπ − f (t) sin t dt
T T
nπ 0 T
0
et par conséquent
T
1 2nπ
Z
an = − f 0 (t) sin t dt .
nπ 0 T
On obtient ainsi
T Z T
1 2nπ 1 c
Z
0
|an | ≤ |f (t)| sin t dt ≤ |f 0 (t)| dt =
nπ 0 T nπ 0 n
avec (se rappeler que f est C 1 et donc f 0 est bornée)
1 T 0
Z
c= |f (t)| dt.
π 0
On procède de manière analogue pour bn .
(ii) La démontration de cette dernière partie est très semblable à la précédente.
Le résultat est obtenu en intégrant par parties k fois.
où, pour n = 0, 1, 2, · · · ,
2L
2 L
2 2πn πn
Z Z
an = fe(x) cos x dx = f (y) cos y dy
2L 0 2L L 0 L
2L
2 2πn
Z
bn = fe(x) sin x dx = 0.
2L 0 2L
Comme fe(x) = f (x) si x ∈ (0, L) , on a que
∞
a0 X πn
Fc f (x) = F fe(x) = + an cos x
2 n=1
L
où
L
2 πn
Z
an = f (y) cos y dy
L 0 L
ce qui est le résultat souhaité.
Chapitre 15
Transformées de Fourier
+∞
1
Z
F (f ) (α) = fb(α) = √ f (y) e−i α y dy.
2π −∞
lim fb(α) = 0.
|α|→∞
F (a f + b g) = a F (f ) + b F (g) .
236 Transformées de Fourier
Z +∞
(iii) Dérivées. Si de plus f ∈ C 1 (R) et |f 0 (x)| dx < ∞, alors
−∞
F (f 0 ) (α) = i α F (f ) (α) , ∀ α ∈ R.
Z +∞
Plus généralement si n ∈ N, f ∈ C n (R) et f (k) (x) dx < ∞, pour k =
−∞
1, 2, · · ·, n, alors
n
F f (n) (α) = (i α) F (f ) (α) , ∀ α ∈ R.
h i
dn
F (hn ) (α) = in F(n) (f ) (α) = in dαn fb(α) .
(v) Décalage. Si a, b ∈ R, a 6= 0, et
g (x) = e−i b x f (a x)
alors
1 α+b
F (g) (α) = F (f ) .
|a| a
alors
√
F (f ∗ g) = 2π F (f ) F (g) .
Z +∞
(vii) Identité de Plancherel. Si en outre (f (x))2 dx < ∞, alors
−∞
Z +∞ Z +∞ 2
(f (x))2 dx = fb(α) dα.
−∞ −∞
Exemples 237
+∞
1
Z
f (x) = √ fb(α) ei α x dα.
2π −∞
+∞
r
2
Z
F (f ) (α) = f (y) cos (α y) dy
π 0
et
+∞
r
2
Z
f (x) = fb(α) cos (α x) dα.
π 0
+∞
r
2
Z
F (f ) (α) = −i f (y) sin (α y) dy
π 0
et
+∞
r
2
Z
f (x) = i fb(α) sin (α x) dα.
π 0
(Pour plus de détails, cf. [2] 79-89, [6] 467-484, 503, [7] chapitre 18, [11] 617-635,
[13] 246-264, [14] 1-9, [18] 202-204).
15.2 Exemples
Exemple 15.4 Soit
(
1 si |x| ≤ 1
f (x) =
0 sinon.
Discussion Tout d’abord on observe que f est continue par morceaux et que
Z +∞ Z 1
|f (x)| dx = dx = 2 < ∞.
−∞ −1
238 Transformées de Fourier
On a par définition
+∞ 1
1 1
Z Z
−i α y
fb(α) = √ f (y) e dy = √ e−i α y dy
2π −∞ 2π −1
−i α y 1
1 e 2 ei α − e−i α
=√ − = √
2π i α −1 α 2π 2i
r
2 sin α
= .
π α
Exemple 15.5 Soit f (x) = e−|x| . Déterminer la transformée de Fourier de f.
Calculer Z +∞
cos x
2
dx.
−∞ 1 + x
(En effet, comme α ∈ R, lim e−(1+i α)y = lim |e−y | = 0, idem pour
y→+∞ y→+∞
lim e(1−i α)y = lim ey = 0).
y→−∞ y→−∞
(ii) Noter que
Z +∞
fb(α) dα < ∞
−∞
1 +∞ dα
Z
1= .
π −∞ 1 + α2
Si x = 1, on a
1 1 +∞ ei α 1 +∞ cos α i +∞ sin α
Z Z Z
= dα = dα + dα.
e π −∞ 1 + α2 π −∞ 1 + α2 π −∞ 1 + α2
15.3 Exercices
Exercice 15.1 Trouver la transformée de Fourier de la fonction
(
0 si x ≤ 0
f (x) = −x
e si x > 0.
Exercice 15.6 Sous les hypothèses du théorème 15.3, montrer que si f est
continue et paire, alors
F (F (f )) (t) = F fˆ (t) = fˆ (t) = f (t) .
b
x2
f (x) = e− 2
15.4 Corrigés
Exercice 15.1 Comme f = 0 pour x < 0, on a
+∞
1 1 1 1 1 − iα
Z
F (f ) (α) = √ e−x−i α x dx = √ =√ .
2π 0 2π 1 + i α 2π 1 + α2
+∞
r
2
Z
Fc (f ) (α) = f (x) cos (α x) dx.
π 0
+∞
r
cos ((α + 1) x) + cos ((α − 1) x)
2
Z
−x
Fc (f ) (α) = e dx
π 2
r 0
2 e−x [cos ((α − 1) x) − (α − 1) sin ((α − 1) x)]
= −
π 2 1 + (α − 1)
2
+∞
e−x [(α + 1) sin ((α + 1) x) − cos ((α + 1) x)]
+
2
2 1 + (α + 1)
0
et donc
r
2 2 + α2
Fc (f ) (α) = .
π (2 − 2 α + α2 ) (2 + 2 α + α2 )
+∞
r
2
Z
Fs (f ) (α) = −i f (x) sin (α x) dx.
π 0
Corrigés 241
+∞
e−x [(α + 1) cos ((α + 1) x) + sin ((α + 1) x)]
−
2
2 1 + (α + 1)
0
et par conséquent
r
2 α3
Fs (f ) (α) = −i .
π (2 − 2 α + α2 ) (2 + 2 α + α2 )
Comme par hypothèse on a que lim|y|→∞ |f (y)| = 0 et que par ailleurs e−i α y =
1, on obtient
+∞
f (y) e−i α y −∞ = 0
et donc
+∞
iα
Z
0
F (f ) (α) = √ f (y) e−i α y dy = i α F (f ) (α) .
2π −∞
(On a considéré ici que le cas a > 0; lorsque a < 0 il suffit d’inverser les bornes
d’intégration).
on déduit Z +∞ Z +∞
f (y) cos (α y) dy = 2 f (y) cos (α y) dy
−∞ 0
et Z +∞
f (y) sin (α y) dy = 0.
−∞
On obtient finalement
+∞
r
2
Z
fb(α) = F (f ) (α) = f (y) cos (α y) dy
π 0
On a vu ci-dessus que lorsque f est paire fb est paire et donc le même raisonne-
ment que précédemment conduit à
r Z +∞
2
f (x) = fb(α) cos (α x) dα.
π 0
Exercice 15.6 Cet exercice est essentiellement contenu dans le précédent. Uti-
lisons la définition
Z +∞
1
F (f ) (α) = f (α) = √
b f (y) e−i α y dy
2π −∞
pour déduire
Z +∞
1
F (F (f )) (t) = F f (t) = f (t) = √ fb(α) e−i α t dα.
b bb
2π −∞
Par hypothèse f est paire et, par la suggestion (cf. aussi l’exercice précédent), on
déduit que fb aussi est paire, i.e. fb(α) = fb(−α) . Alors, en utilisant la formule
d’inversion, on obtient
Z +∞ Z +∞
1 1
F (F (f )) (t) = fb(t) = √ fb(α) e−i α t dα = √ fb(−α) e−i α t dα
b
2π −∞ 2π −∞
Z +∞
1
=√ fb(α) ei α t dα = f (t) .
2π −∞
On pose y − t = z et on trouve
Z +∞ Z +∞
1 −i α(t+z)
F (f ∗ g) (α) = √ f (z) e dz g (t) dt
2π −∞ −∞
Z +∞ Z +∞
1
=√ f (z) e−i α z dz g (t) e−i α t dt
2π −∞ −∞
244 Transformées de Fourier
à savoir √
F (f ∗ g) (α) = 2π F (f ) (α) F (g) (α) .
x2
Par la propriété (iv) du théorème 15.2 (on a clairement que h1 (x) = x e− 2 est
Z +∞
telle que |h1 (x)| dx < ∞) on déduit que
−∞
Z +∞
d hb i x2
f (α) = (−i x) e− 2 e−i α x dx.
dα −∞
En observant que
f 0 (x) = −x f (x)
on obtient Z +∞
d hb i
f (α) = i f 0 (x) e−i α x dx.
dα −∞
Z +∞
Par la propriété (iii) du théorème 15.2 (noter que |f 0 (x)| dx < ∞) on a
−∞
donc que
d hb i
f (α) = i (i α) fb(α) = −α fb(α) .
dα
Une intégration immédiate donne que
α 2
fb(α) = fb(0) e− 2
r
1 si |y| < |b| 2 sin (|b| α)
1 f (y) = fˆ (α) =
0 sinon π α
e−i b α − e−i c α
1 si b < y < c
2 f (y) = fˆ (α) = √
0 sinon i α 2π
e−ω y
si y > 0 1
3 f (y) = (ω > 0) fˆ (α) = √1
0 sinon 2π (ω + i α)
π e−|ω α|
r
1
6 f (y) = (ω 6= 0) fˆ (α) =
y2 + ω2 2 |ω|
e−|ω y|
r
2 1
7 f (y) = (ω 6= 0) fˆ (α) =
|ω| π ω 2 + α2
1 α2
fˆ (α) = √
2 2
8 f (y) = e−ω y
(ω 6= 0) e− 4 ω 2
2 |ω|
α2
fˆ (α) =
2 2
9 f (y) = y e−ω y
(ω 6= 0) −i α
√
2 2 |ω|3
e− 4 ω 2
4 y2 √
10 f (y) = 2 (ω 6= 0) fˆ (α) = 2π 1
|ω| − |α| e−|ω α|
(ω 2 + y2 )
Chapitre 16
Transformées de Laplace
Z +∞
L (f ) (z) = F (z) = f (t) e−t z dt, ∀ z ∈ O,
0
où
O = {z ∈ C : Re z > γ0 } et O = {z ∈ C : Re z ≥ γ0 } .
Théorème 16.2 Soient f, γ0 et O comme dans la définition précédente. Soit
g : R+ → R continue par morceaux (g (x) = 0, ∀ x < 0) telle que
Z +∞
|g (t)| e−γ0 t dt < ∞.
0
Z +∞
F 0 (z) = − t f (t) e−t z dt = −L (g) (z) , ∀ z ∈ O.
0
248 Transformées de Laplace
L(a f + b g) = a L (f ) + b L (g) .
Z +∞
1
(iii) Dérivées. Si de plus f ∈ C (R+ ) et |f 0 (t)| e−γ0 t dt < ∞, alors
0
n−1
X
L f (n) (z) = z n L (f ) (z) − z k f (n−k−1) (0) ,
∀ z ∈ O.
k=0
alors
L (f ) (z)
L (ϕ) (z) = , ∀ z ∈ O.
z
1 z+b z+b
L (ϕ) (z) = L (f ) , ∀ z tel que Re ≥ γ0 .
a a a
alors
+∞
1
Z
F (γ + i s) e(γ+i s)t ds = f (t) , ∀ t ∈ R.
2π −∞
(Pour plus de détails, cf. [2] 91-109, [3] 75-83, [6] 529-549, [7] chapitre 18, [11]
242-300, [18] 35-70).
16.2 Exemples
Exemple 16.4 Soit f (t) ≡ 1 pour t ≥ 0. Calculer la transformée de Laplace
de f.
Discussion Tout d’abord on observe que n’importe quel γ0 > 0 est abscisse de
convergence car
Z +∞ +∞
e−γ0 t 1
e−γ0 t = − = < ∞.
0 γ 0 0 γ 0
On trouve alors
+∞ +∞
e−t z 1
Z
L (f ) (z) = e−t z dt = − = , si Re z > 0.
0 z 0 z
on déduit
2
L (f ) (z) = , si Re z > 0.
z3
Exemple 16.7 Soient γ ∈ R et z1 , · · · zn ∈ C tels que
Re zj < γ, j = 1, · · · , n.
Trouver, à l’aide du théorème des résidus (cf. théorème 12.1), une fonction f
dont la transformée de Laplace est F. On traitera, en particulier, le cas où
1
F (z) = 2 .
(z + 1) (z + 2)
Discussion Etape 1. Soit la fonction qui pour t > 0 fixé est donnée par
Fe (z) = F (z) et z .
On calcule alors Részj Fe , j = 1, · · · , n. Dans le cas particulier on a z1 = −1
(pôle d’ordre 1) et z2 = −2 (pôle d’ordre 2). On trouve
" #
tz
h i e
Rész1 Fe = lim (z + 1) Fe (z) = lim = e−t
z→−1 z→−1 (z + 2)2
t z
d h 2
i d e
Rész2 Fe = lim (z + 2) Fe (z) = lim
z→−2 dz z→−2 dz z+1
" #
tz tz
t e (z + 1) − e
= lim 2 = −t e−2 t − e−2 t .
z→−2 (z + 1)
Cγ,r = {z ∈ C : |z − γ| = r et Re z < γ}
et donc en invoquant l’hypothèse (16.1) (qui dans le cas particulier a lieu pour
k = 3) on a, comme t > 0 et θ ∈ [π/2, 3 π/2] (et donc cos θ ≤ 0), que, pour
r > 0 suffisamment grand,
a r eγ t a r eγ t
F γ + r ei θ et(γ+r e ) i r ei θ ≤
iθ
k
≤ k
.
|γ + r ei θ | |r − γ|
De ceci on déduit immédiatement que
Z
lim Fe (z) dz = 0.
r→+∞ Cγ,r
est la fonction cherchée. A posteriori on peut aussi observer, dans le cas parti-
culier, que la fonction trouvée f satisfait les hypothèses du théorème 16.3 (avec
γ = 0).
16.3 Exercices
Exercice 16.1 Trouver la transformée de Laplace des fonctions suivantes.
(i) f (t) = cos (k t) , k ∈ N.
(ii) f (t) = t eα t , α ∈ R.
(iii) Impulsion de Dirac
(
1/α si t ∈ [0, α]
fα (t) =
0 sinon.
|f (t)| e−γ0 t ≤ c, ∀t ≥ 0
lim [F (z)] = 0.
Re z→+∞
Exercice 16.11 Soit f satisfaisant les hypothèses du théorème 16.2 (iii) et soit
L (f ) (z) = F (z) . Montrer que
(i) (Valeur initiale) Si de plus
|f 0 (t)| e−γ0 t ≤ c, ∀t ≥ 0
Z +∞
(ii) (Valeur finale) Si de plus |f 0 (t)| dt < ∞ et limt→+∞ [f (t)] existe,
0
alors
lim [z F (z)] = lim [f (t)] .
z→0 t→+∞
16.4 Corrigés
Exercice 16.1 (i) D’après la définition, on obtient pour Re z > 0
+∞ +∞
cos (k t) e−t z k +∞
Z Z
−t z
L (f ) (z) = cos (k t) e dt = − sin (k t) e−t z dt
0 −z 0 z 0
" +∞ #
1 k sin (k t) e−t z k +∞
Z
−t z
= − + cos (k t) e dt
z z −z 0 z 0
1 k2
= − 2 L (f ) (z)
z z
ce qui implique
+∞
z
Z
L (f ) (z) = cos (k t) e−t z dt = .
0 z 2 + k2
(ii) On a directement
Z +∞ Z +∞
L (f ) (z) = t eα t e−t z dt = t e(α−z)t dt
0 0
+∞ Z +∞
t e(α−z)t
1
= − e(α−z)t dt
α−z 0 α−z 0
Z +∞ i+∞
1 1 h 1
=− e(α−z)t dt = − 2 e (α−z)t
= 2
α−z 0 (α − z) 0 (z − α)
Cr = {z ∈ C : |z − 1| = r et Re z < 1}
Lr = {z ∈ C : Re z = 1 et − r < Im z < r} .
Le théorème des résidus donne
1 t ei t − i ei t t e−i t + i e−i t
Z
Fe (z) dz = +
2πi Γr 4 4
t ei t + e−i t 1 ei t − e−i t t 1
= + = cos t + sin t .
2 2 2 2i 2 2
Etape 3. Comme dans l’exemple on a
Z
lim Fe (z) dz = 0
r→+∞ Cr
et par conséquent
Z +∞
1 1
Z
F (1 + i s) e(1+i s)t ds = lim F (z) et z dz
2π −∞ 2πi r→+∞ Lr
t 1
= cos t + sin t .
2 2
Finalement, grâce au théorème 16.3, on trouve que
(
t 1
−1 2 cos t + 2 sin t si t ≥ 0
f (t) = L (F ) (t) =
0 si t < 0
Exercice 16.6 On remarque tout d’abord que la fonction g (t) = t f (t) est
continue par morceaux (g (t) ≡ 0 si t < 0) et si Re z > γ0 (i.e. z ∈ O) alors
Z +∞ Z +∞
−γ0 t
|f (t)| e dt < ∞ ⇒ |g (t) e−t z | dt < ∞
0 0
f (t) e−t z = |f (t)| e−t Re z = |f (t)| e−γ0 t e−(Re z−γ0 )t ≤ c e−(Re z−γ0 )t
et donc
f (t) e−t z → 0 si t → +∞.
On obtient par conséquent
Z +∞
0
L (f ) (z) = z f (t) e−t z dt − f (0) = z L (f ) (z) − f (0) .
0
Z +∞
(Noter que l’hypothèse |f 0 (t)| e−γ0 t dt < ∞ a été utilisée pour s’assurer
0
que L (f 0 ) est bien définie si Re z > γ0 ).
(ii) Pour montrer le cas général, on procède par induction (le cas n = 1
vient d’être démontré). On suppose que le résultat est vrai pour n − 1, on va le
prouver pour n. On a (comme précédemment f (k) (t) e−t z → 0, si t → +∞ et
Re z > γ0 )
Z +∞
L(f (n) ) (z) = f (n) (t) e−t z dt
0
qui nous conduit à
h i+∞ Z +∞
L(f (n) ) (z) = f (n−1) (t) e−t z f (n−1) (t) −z e−t z dt
−
0 0
n−2
( )
X
n−1 k (n−k−2)
=z z L (f ) (z) − z f (0) − f (n−1) (0)
k=0
258 Transformées de Laplace
et par conséquent
n−1
X
L(f (n) ) (z) = z n L (f ) (z) − z k f (n−k−1) (0) − f (n−1) (0)
k=1
n−1
X
= z n L (f ) (z) − z k f (n−k−1) (0) .
k=0
Z t
Exercice 16.8 Comme ϕ (t) = f (s) ds alors ϕ ∈ C 1 (R+ ) , ϕ (0) = 0, ϕ0 (t) =
0
f (t) , et de plus par hypothèse
Z +∞ Z +∞
|ϕ0 (t)| e−γ0 t dt < ∞ et |ϕ (t)| e−γ0 t dt < ∞ .
0 0
et ainsi
L (f ) (z)
L (ϕ) (z) = , ∀ z ∈ O.
z
|f (t)| e−γ0 t ≤ c, ∀t ≥ 0
on a, si Re z > γ0 , que
Z +∞ Z +∞
|F (z)| = f (t) e−t z dt = f (t) e−t(Re z+i Im z) dt
0 0
+∞ +∞
c
Z Z
−t Re z
≤ |f (t)| e dt ≤ c e−t(Re z−γ0 ) dt = .
0 0 Re z − γ0
(ii) On commence par observer que les hypothèses nous assurent que
Z +∞ Z +∞
lim f 0 (t) e−t z dt = f 0 (t) dt = lim [f (t)] − f (0) ,
z→0 0 0 t→+∞
c’est-à-dire
lim [z F (z)] = lim [f (t)] .
z→0 t→+∞
On pose t − s = x et donc
Z +∞ Z +∞
L (f ∗ g) (z) = f (s) g (x) e−(x+s)z dx ds
0 0
Z +∞ Z +∞
= f (s) e−s z ds g (x) e−x z dx
0 0
= L (f ) (z) L (g) (z) .
260 Transformées de Laplace
On obtient ainsi
+∞
!Z
X T
−n T z
L (f ) (z) = e f (u) e−u z du.
n=0 0
Exercice 16.14 * Rappelons que f est continue, f (0) = 0 (et f ≡ 0 si t < 0).
Posons g (t) = f (t) e−γ t et observons que pour s ∈ R on a
Z +∞
1
F (g) (s) = gb (s) = √ g (t) e−i s t dt
2π −∞
Z +∞
1 1
=√ f (t) e−(γ+i s)t dt = √ F (γ + i s) .
2π −∞ 2π
c’est-à-dire
+∞
1 1
Z
√ √ F (γ + i s) ei s t ds = e−γ t f (t) .
2π −∞ 2π
On déduit donc
+∞
1
Z
F (γ + i s) e(γ+i s)t ds = f (t) .
2π −∞
(
1/α si t ∈ [0, α]
fα (t) = 1 − e−α z
1 0 sinon Fα (z) = −→ 1 ∀ z
αz α→0
(impulsion de Dirac)
(
1 si t ≥ 0 1
2 ε (t) = F (z) = Re z > 0
0 si t < 0 z
1
3 f (t) = e−α t F (z) = Re z > −α
z+α
tn 1
4 f (t) = F (z) = Re z > 0
n! z n+1
1
5 f (t) = t e−α t F (z) = 2 Re z > −α
(z + α)
ω
6 f (t) = sin (ω t) F (z) = Re z > 0
z2 + ω2
z
7 f (t) = cos (ω t) F (z) = Re z > 0
z2 + ω2
ω
8 f (t) = eα t sin (ω t) F (z) = 2 Re z > α
(z − α) + ω 2
z−α
9 f (t) = eα t cos (ω t) F (z) = 2 Re z > α
(z − α) + ω 2
262 Transformées de Laplace
ω
10 f (t) = sinh (ω t) F (z) = Re z > |ω|
z2 − ω2
z
11 f (t) = cosh (ω t) F (z) = Re z > |ω|
z2 − ω2
ω
12 f (t) = eα t sinh (ω t) F (z) = 2 Re z > α + |ω|
(z − α) − ω 2
z−α
13 f (t) = eα t cosh (ω t) F (z) = 2 Re z > α + |ω|
(z − α) − ω 2
z2 − ω2
14 f (t) = t cos (ω t) F (z) = 2 Re z > 0
(z 2 + ω 2 )
Chapitre 17
(
a2 y 00 (t) + a1 y 0 (t) + a0 y (t) = f (t) t > 0
y (0) = y0 et y 0 (0) = y1
(17.1)
où a0 , a1 , a2 , y0 , y1 ∈ R sont des constantes données (a2 6= 0) et f : R+ → R
est donnée (f (t) ≡ 0, si t < 0) avec une certaine régularité. On traitera en
particulier le cas où a0 = a2 = 1, a1 = 0, f (t) = sin t, y0 = y1 = 1, i.e. le
problème (
y 00 (t) + y (t) = sin t t > 0
y (0) = y 0 (0) = 1.
Discussion On procèdera à la discussion de ce problème par étapes.
Etape 1. On appelle
F (z) = L (f ) (z) et Y (z) = L (y) (z)
les transformées de Laplace de f et de y respectivement. On utilise ensuite les
propriétés de cette transformation (cf. théorème 16.2) pour obtenir
L (y 0 ) (z) = z L (y) (z) − y (0) = z Y − y0
264 Applications : EDO
L (a2 y 00 + a1 y 0 + a0 y) = a2 z 2 Y − z y0 − y1 + a1 (z Y − y0 ) + a0 Y
= L (f ) (z) = F (z) .
On obtient
F (z) + a2 y0 z + a2 y1 + a1 y0
Y (z) = = H (z) .
a2 z 2 + a1 z + a0
1
Dans le cas particulier F (z) = 2 (cf. formulaire) et donc
z +1
1 z+1
H (z) = 2 + .
(z 2 + 1) z2 + 1
3 1
= sin t + cos t − t cos t.
2 2
Etape 3. On vérifie que la méthode heuristique ci-dessus nous a bien permis
d’obtenir une solution de (17.1) ; ceci dépend des conditions sur f et sur les
coefficients. On remarque aussi qu’en général le problème de Cauchy admet une
et une seule solution et donc on a trouvé en fait la solution de (17.1).
(
y 00 (t) + λ y (t) = 0, t>0
y (0) = y0 , y 0 (0) = y1
avec y0 , y1 arbitraires.
(
y 00 (x) + λ y (x) = 0, x ∈ (0, L)
y (0) = y (L) = 0.
(17.2)
et ainsi nπ 2
λ= .
L
En conclusion (pour λ > 0) il existe des solutions non triviales de (17.2) si
2
λ = (nπ/L) , et ceci pour tout n ∈ N, n 6= 0. De plus les solutions sont alors
données par nπ
y (x) = αn sin x
L
où αn est une constante arbitraire.
(
y 00 (x) + λ y (x) = 0, x ∈ (0, L)
0 0
y (0) = y (L) = 0.
(17.4)
et par conséquent
nπ 2
λ= .
L
En conclusion (pour λ > 0) on a des solutions non triviales de (17.4) lorsque
2
λ = (nπ/L) , pour tout n ∈ N, et les solutions sont alors données par
nπ
y (x) = βn cos x
L
où βn est une constante arbitraire.
cos t
y (t) = .
k−m
(Evidemment nous avons supposé dans toute cette analyse que k/m 6= n2 pour
tout n ∈ N).
x (t) + α x (t − π)
∞
a0 X n n
= (1 + α) + [(1 + α (−1) ) an cos (n t) + (1 + α (−1) ) bn sin (n t)]
2 n=1
∞
α0 X
= f (t) = + (αn cos (n t) + βn sin (n t)) .
2 n=1
α0 αn βn
a0 = , an = n et bn = n .
1+α 1 + α (−1) 1 + α (−1)
fˆ (α)
r
1 2 2 1
x̂ (α) = √ =√ = .
ˆ
1 + 3 2π f (α) 2π α 2+7 π α2 + 7
17.4 Exercices
Exercice 17.1 Soient n ≥ 1, a0 , a1 , · · ·, an , y0 , y1 , · · ·, yn−1 ∈ R, an 6= 0, et
f : R+ → R une fonction donnée suffisamment régulière. Résoudre
(
an y (n) (t) + · · · + a1 y 0 (t) + a0 y (t) = f (t) , t > 0
y (k) (0) = yk , k = 0, 1, · · ·, n − 1.
Exercice 17.9 (i) Soit f une fonction 2π périodique et C 1 . Trouver des solu-
tions 2π périodiques x = x (t) (en fonction de f ) de
x0 (t) + 2 x (t − π) = f (t)
π 2
(
t− 2 si 0 ≤ t < π
f (t) =
3π 2 2
+ π2
− t− 2 si π ≤ t < 2π.
Résoudre Z +∞
3 y (t) + [y 00 (τ ) − y (τ )] f (t − τ ) dτ = g (t) .
−∞
Exercice 17.12 * Cet exercice propose, sur un exemple, une autre manière de
résoudre un problème du type de l’exemple 17.1 (cf. chapitre 22 dans [7]). Soit
le problème (
y 00 (t) + a (t) y 0 (t) + b (t) y (t) = 0 t > 0
y (0) = y0 et y 0 (0) = y1
où
∞
X ∞
X
n
a (t) = an t et b (t) = bn t n
n=0 n=0
17.5 Corrigés
Exercice 17.1 On procède formellement (pour que le calcul suivant soit ri-
goureux il faut des hypothèses appropriées sur les coefficients et sur f ). On
appelle
F (z) = L (f ) (z) et Y (z) = L (y) (z)
les transformées de Laplace de f et de y respectivement. On utilise ensuite les
propriétés de cette transformation pour avoir
n−1 n−1
L y (n) (z) = z n L (y) (z) −
P k (n−k−1)
(0) = z n Y (z) −
P k
z y z yn−k−1
k=0 k=0
..
.
L (y 0 ) (z) = z L (y) (z) − y (0) = zY (z) − y0 .
On a par ailleurs
n n
!
X X
(l)
L al y (z) = al L y (l) (z) = L (f ) (z) = F (z)
l=0 l=0
c’est-à-dire
n l−1
" #
X X
l k
al z Y (z) − z yl−k−1 + a0 Y (z)
l=1 k=0
n
X n X
X l−1
= al z l Y (z) − al z k yl−k−1 = F (z) .
l=0 l=1 k=0
On obtient ainsi
n l−1
al z k yl−k−1
P P
F (z) +
l=1 k=0
Y (z) = n .
al z l
P
l=0
On étudie séparément les cas λ = 0, λ < 0 et λ > 0. On applique ici les résultats
établis dans l’exemple 17.2.
Cas 1 : λ = 0. On a alors que la solution est trivialement donnée par
y (x) = y0 + y1 x.
Comme par ailleurs on veut que y (0) = y (2π) et y 0 (0) = y 0 (2π) on trouve
y1 = 0. En conclusion, si λ = 0 on a bien une solution non triviale et elle est de
la forme
y (x) = α0 .
Cas 2 : λ < 0. C’est-à-dire λ = −µ2 . On a vu dans l’exemple que
y1
y (x) = y0 cosh (µ x) + sinh (µ x) .
µ
Par ailleurs on veut y (0) = y (2π) et y 0 (0) = y 0 (2π) c’est-à-dire
Ce qui est impossible à moins que y0 = y1 = 0 (ce qui nous donne la solution
triviale). En conclusion, il n’y a pas de solution non triviale du problème si
λ < 0.
Cas 3 : λ > 0. C’est-à-dire λ = µ2 . On trouve comme dans l’exemple que
y1
y (x) = y0 cos (µ x) + sin (µ x) .
µ
Par ailleurs on voudrait que y (0) = y (2π) = y0 et y 0 (0) = y 0 (2π) = y1 , ce qui
donne
y0 cos (2π µ) + y1 sin (2π µ) = y0
µ
−y µ sin (2π µ) + y cos (2π µ) = y
0 1 1
y (x) ≡ a = constante.
2
Cas 2 : λ 6= 0 et λ 6= (αn ) , ∀ n ∈ N. Alors an = bn = 0, et par conséquent
il n’existe pas de solution non triviale, i.e.
y (x) ≡ 0.
2
Cas 3 : λ 6= 0 et ∃ n : λ = (αn ) . Alors an = bn = 0, ∀ n 6= n, tandis que
pour n = n,
y (x) = an cos (αn x) + bn sin (αn x) .
Si on veut de plus
on trouve
(
an = an cos (2π αn ) + bn sin (2π αn )
bn αn = −an αn sin (2π αn ) + bn αn cos (2π αn ) .
α x e−x si µ = 0
p
√α e−x sin x |µ| si µ > 0
v (x) = |µ|
p
√α e−x sinh x |µ|
si µ < 0.
|µ|
276 Applications : EDO
Pour résoudre notre problème il faut encore que v (π) = 0. Pour cela seul le cas
µ > 0 peut se présenter et on trouve donc
p
sin π |µ| = 0 ⇔ µ = n2 .
En conclusion les solutions non triviales de notre problème sont données par
µ = n2 avec n ∈ N et (αn étant des constantes)
Exercice 17.4 Il suffit de vérifier que la solution donnée satisfait bien l’équation.
Nous allons expliquer toutefois une méthode heuristique pour trouver cette so-
lution (voir aussi l’exercice 17.12). On commence par considérer le cas n ≥ 1.
On cherche des solutions de la forme
+∞
X
fn (r) = ak rk .
k=−∞
k=−∞
Comme l’équation doit être satisfaite pour tout r > 0 on déduit que si n 6= |k| ,
alors ak = 0. Si n = k, alors une solution non triviale de l’équation est donnée
par
an rn + a−n r−n .
Quand n = 0, la méthode ci-dessus ne donne que la solution a0 . Toutefois une
intégration immédiate de l’équation rf 00 + f 0 = 0 donne la solution
a0 + b0 log r.
En résumant on a bien
(
an rn + a−n r−n si n = 1, 2, 3 · · ·
fn (r) =
a0 + b0 log r si n = 0.
On a ainsi
∞
π 4 X cos ((2k + 1) x)
F f (x) = − 2 .
2 π (2k + 1)
k=0
On a que
∞
X
y (iv) (x) = n4 (an cos (n x) + bn sin (n x)) .
n=1
4
On identifie les coefficients (ceci n’est possible que si α 6= 0 et α 6= (2k + 1) ,
k ∈ N) et on trouve
π
a0 = − , a2k = 0, b2k = b2k+1 = 0
α
4 1
a2k+1 =− .
π (2k + 1) (2k + 1)4 − α
2
En dérivant on trouve
∞
π Xh π π i
x0 t − = −n an sin n t − + n bn cos n t − .
2 n=1
2 2
Comme
π π π
sin n t − = sin (n t) cos n − cos (n t) sin n
2 2π 2
π π
cos n t − = cos (n t) cos n + sin (n t) sin n
2 2 2
il nous faut distinguer quatre cas : n = 4k, n = 4k − 1, n = 4k − 2 et n = 4k − 3.
On a respectivement
π π
sin n t − 2 = cos ((4k − 1) t) cos n t − 2 = − sin ((4k − 1) t)
π π
sin n t − 2 = − sin ((4k − 2) t) cos n t − 2 = − cos ((4k − 2) t)
π π
sin n t − 2 = − cos ((4k − 3) t) cos n t − 2 = sin ((4k − 3) t) .
On a ainsi
∞
a0 X
x (t) = + [A4k + A4k−1 + A4k−2 + A4k−3 ]
2
k=1
où
A4k = a4k cos (4k t) + b4k sin (4k t)
De même
∞
π X
x0 t − = [B4k + B4k−1 + B4k−2 + B4k−3 ]
2
k=1
où
B4k = −4k a4k sin (4k t) + 4k b4k cos (4k t)
En dérivant on obtient
∞
X
x0 (t) = (−n an sin (n t) + n bn cos (n t))
n=1
∞
X
x0 (t − π) = (−n an sin (n t − n π) + n bn cos (n t − n π))
n=1
∞
n n
X
= (−n an (−1) sin (n t) + n bn (−1) cos (n t))
n=1
∞
n
X
= (−1) n (bn cos (n t) − an sin (n t))
n=1
280 Applications : EDO
∞
X
00
−n2 an cos (n t) − n2 bn sin (n t) .
x (t) =
n=1
En revenant à l’équation on déduit
x00 (t) + 5 x0 (t − π) − x (t)
∞
a0 X n
−an + 5 n (−1) bn − n2 an cos (n t)
=− +
2 n=1
n
+ −bn − 5 n (−1) an − n2 bn sin (n t) .
(comme on veut que x (t) soit paire il faut que βn = 0) et par conséquent
∞
α0 X n
x (t − π) = + [(−1) αn cos (n t)] .
2 n=1
On trouve ainsi
∞
α0 X n
x (t) − 2 x (t − π) = − + [αn (1 − 2 (−1) ) cos (n t)]
2 n=1
2 12 X cos (n t)
= + .
3π π n pair 9 − n2
Corrigés 281
et donc
∞
0
X 2πn 2πn 2πn 2πn
x (t) = Bn cos t − An sin t .
n=1
T T T T
En revenant à l’équation on a
∞
α A0 X 2πn 2πn
x0 (t) + α x (t) = + Bn + α An cos t
2 n=1
T T
2πn 2πn
+ α Bn − An sin t .
T T
et pour n ≥ 1
" 2 #
π
1 π 2 1 2π 3π π2
Z
Z
an = x− cos (n x) dx + − x− + cos (n x) dx
π 0 2 π π 2 2
1 − cos (nπ) π π 2
Z
= x− cos (n x) dx
π 0 2
et donc
1 − cos (nπ) (1 + cos (nπ)) π
an = = 0.
π n2
De même
" 2 #
1 π π 2 1 2π 3π π2
Z Z
bn = x− sin (n x) dx + − x− + sin (n x) dx
π 0 2 π π 2 2
n Z π
1 − (−1) π 2 π 2π
Z
= x− sin (n x) dx + sin (n x) dx
π 0 2 2 π
et par conséquent
n
−4 (1 − (−1) )
bn = .
π n3
On trouve ainsi
π2
A0 = , A2k = B2k = 0,
2
8 −8
A2k+1 = et B2k+1 = .
2 2 3 2
π (2k + 1) (2k + 1) + 1 π (2k + 1) (2k + 1) + 1
Z +∞
00
F [y (τ ) − y (τ )] f (t − τ ) dτ (α) = F ((y 00 − y) ∗ f ) (α)
−∞
√
= 2π F (y 00 − y) (α) F (f ) (α)
√
= 2π −α2 − 1 yb (α) fb(α)
et par conséquent
Z +∞
F [y 00 (τ ) − y (τ )] f (t − τ ) dτ (α) = −2 yb (α) .
−∞
284 Applications : EDO
P∞
Exercice 17.12 * On cherche des solutions de la forme y (t) = n=0 yn tn . On
obtient
∞
X ∞
X
00 n−2
y (t) + t y (t) = n (n − 1) yn t + yn tn+1
n=2 n=0
∞
X
= 2 y2 + [(n + 3) (n + 2) yn+3 + yn ] tn+1 = 0.
n=0
On trouve donc y2 = 0 et
yn
yn+3 = − , n ≥ 0.
(n + 3) (n + 2)
où on a posé α0 = β0 = 1,
Qk Qk
k l=1(3 l − 2) k l=1 (3 l − 1)
αk = (−1) et βk = (−1) .
(3 k)! (3 k + 1)!
∂u ∂2u
= a2 2 x ∈ (0, L) , t > 0
∂t ∂x
u (0, t) = u (L, t) = 0 t>0
x ∈ (0, L) .
u (x, 0) = f (x)
(18.1)
On traitera en particulier le cas où f (x) = 2 sin (π x/L) − sin (3π x/L) .
analogue d’autres conditions aux limites comme, par exemple, celles de Neu-
mann, ux (0, t) = ux (L, t) = 0. Nous référons pour de plus amples détails aux
exercices.
∂2u
∂u
= a2 2 x ∈ (0, L) , t > 0
∂t ∂x (18.2)
u (0, t) = u (L, t) = 0 t > 0.
Les conditions aux limites (u (0, t) = u (L, t) = 0) pour être satisfaites pour tout
t > 0 deviennent donc des conditions sur v, plus précisément
ce qui implique
v (0) = v (L) = 0.
L’équation différentielle proprement dite nous permet de séparer les variables
∂u
= v (x) w0 (t) ∂u 2
∂t 2∂ u
0 2 00
2 ⇒ = v (x) w (t) = a v (x) w (t) = a
∂ u = v 00 (x) w (t)
∂t ∂x2
∂x 2
d’où
v 00 (x) w0 (t)
= 2 .
v (x) a w (t)
Pour que ces quantités puissent être égales ∀ t, ∀ x, il faut que chacun des
membres de l’équation soit égale à une même constante que nous noterons −λ.
Les problèmes qu’on va résoudre deviennent alors
(
v 00 (x) + λ v (x) = 0 x ∈ (0, L)
(18.3)
v (0) = v (L) = 0
et
w0 (t) + a2 λ w (t) = 0. (18.4)
On a vu (cf. exemple 17.3) que les solutions de (18.3) sont données par
nπ 2 nπ
λ= et vn (x) = sin x .
L L
Equation de la chaleur 287
2
Les solutions de (18.4), pour λ = (nπ/L) , sont obtenues facilement par intégration
et sont données par
2 nπ 2
wn (t) = e−a ( L ) t .
Donc, ∀ n = 1, 2, 3, · · · on a que
nπ 2 nπ 2
un (x, t) = sin x e−a ( L ) t
L
est solution de (18.2).
On remarque maintenant le résultat suivant.
∞ L
2
Z
2 nπ 2
x e−a ( L ) t
X
nπ nπ
u (x, t) = αn sin L avec αn = f (y) sin L y dy.
n=1
L 0
2
On peut montrer que dès que t > 0 la présence du terme e−a ( L ) t et le fait que
2 nπ
2
∂u = a2 ∂ u x ∈ R, t > 0
∂t ∂x2
u (x, 0) = f (x) x ∈ R.
(18.5)
2
On traitera en particulier le cas où f (x) = e−x .
Discussion On procède de nouveau par étapes.
Etape 1 (Transformée de Fourier en x). On appelle
Z +∞
1
v (α, t) = F (u) (α, t) = √ u (y, t) e−i α y dy
2π −∞
(c’est-à-dire qu’on considère t comme un paramètre et on applique la trans-
formée de Fourier en x). On a (en utilisant les propriétés de la transformée de
Fourier) 2
∂ u 2
F (α, t) = (i α) F (u) (α, t) = −α2 v (α, t)
∂x2
Z +∞
∂v 1 ∂u −i α y ∂u
(α, t) = √ (y, t) e dy = F (α, t) .
∂t 2π −∞ ∂t ∂t
On pose Z +∞
1
fb(α) = F (f ) (α) = √ f (y) e−i α y dy.
2π −∞
En prenant la transformée de Fourier (en x) des deux membres de l’équation, on
a que (18.5) est devenue une équation différentielle ordinaire du premier ordre
dans la variable t (α jouant le rôle de paramètre)
∂t (18.6)
v (α, 0) = fb(α) .
Equation des ondes 289
+∞
1
Z
2 2
u (x, t) = √ fb(α) ei α x−a α t dα.
2π −∞
∂2u 2
2 ∂ u
= c x ∈ (0, L) , t > 0
∂t2 ∂x2
u (0, t) = u (L, t) = 0 t > 0
u (x, 0) = f (x) x ∈ (0, L)
∂u
(x, 0) = g (x) x ∈ (0, L) .
∂t
(18.7)
π
2π
Discuter en particulier le cas où f = 0 et g (x) = sin x − sin x .
L L
290 Applications : EDP
Discussion On procède par séparation des variables (cf. aussi pour une autre
méthode exercice 18.17).
Etape 1 (Séparation des variables). On commence par résoudre le problème
∂u
en ignorant les conditions initiales (u (x, 0) = f (x) et (x, 0) = g (x))
∂t
∂2u 2
2 ∂ u
= c x ∈ (0, L) , t > 0
∂t2 ∂x2 (18.8)
u (0, t) = u (L, t) = 0 t > 0.
Les solutions sont cherchées sous la forme u (x, t) = v (x) w (t) . Comme précédemment
on est amené à résoudre (λ étant une constante)
00 00
v (x) = −λ = w (t)
v (x) c2 w (t)
v (0) w (t) = v (L) w (t) = 0
et donc (
v 00 (x) + λ v (x) = 0 x ∈ (0, L)
(18.9)
v (0) = v (L) = 0
w00 (t) + c2 λ w (t) = 0. (18.10)
On a vu (cf. exemple 17.3) que les solutions non triviales de (18.9) sont données
2 nπ
par λ = (nπ/L) où n = 1, 2, · · · et vn = sin L x . Par ailleurs les solutions
2
de (18.10), pour λ = (nπ/L) , sont données, si n ≥ 1 par (cf. exemple 17.2)
nπc nπc
wn (t) = an cos t + bn sin t .
L L
La solution générale de (18.8) est alors donnée par
∞ h
X nπc nπc i
nπ
u (x, t) = an cos t + bn sin t sin L x .
n=1
L L
(18.11)
Etape 2 (Conditions initiales). Il s’agit maintenant de déterminer les constantes
∂u
an et bn pour que les conditions initiales u (x, 0) = f (x) et (x, 0) = g (x)
∂t
soient satisfaites. Ceci nous conduit pour la première à
X∞ nπ
u (x, 0) = an sin x = f (x)
n=1
L
et donc il suffit de prendre pour an les coefficients de Fourier de la série en sinus
de f, i.e.
L
2
Z
nπ
an = f (y) sin L y dy.
L 0
(18.12)
Equation de Laplace dans un rectangle 291
∂2u ∂2u
∆u = + 2 =0 x ∈ (0, L) , y ∈ (0, M )
∂x2 ∂y
u (x, 0) = α (x) , u (x, M ) = β (x) x ∈ (0, L)
u (0, y) = γ (y) , u (L, y) = δ (y) y ∈ (0, M ) .
(18.14)
292 Applications : EDP
et
4w = 0
w (x, 0) = α (x) , w (x, M ) = β (x)
w (0, y) = w (L, y) = 0.
u = v + w.
Comme les deux problèmes sont résolus de la même façon, on ne traitera que le
deuxième (c’est-à-dire (18.14) avec γ = δ ≡ 0).
Etape 1 (Séparation des variables). On va résoudre tout d’abord le problème
(en ignorant les conditions w (x, 0) = α (x) , w (x, M ) = β (x))
(
∆w = 0 x ∈ (0, L) , y ∈ (0, M )
(18.15)
w (0, y) = w (L, y) = 0 y ∈ (0, M )
Comme dans les deux sections précédentes (λ étant une constante) on trouve
( ( f 00 (x) g 00 (y)
f 00 (x) g (y) + f (x) g 00 (y) = 0 f (x) = −λ = − g(y)
⇔
f (0) = f (L) = 0 f (0) = f (L) = 0.
et
g 00 (y) − λ g (y) = 0. (18.17)
On a vu (cf. exemple 17.3) que les solutions non triviales de (18.16) sont données
par
nπ 2 nπ
λ= et fn (x) = sin x
L L
Equation de Laplace dans un rectangle 293
tandis que (cf. exemple 17.2) les solutions de (18.17) sont données par
nπ nπ
gn (y) = an cosh y + bn sinh y .
L L
Comme l’équation (18.15) est linéaire, on a que sa solution générale est donnée
par
∞
X
nπ nπ nπ
w (x, y) = an cosh L y + bn sinh L y sin L x .
n=1
Etape 2 (Conditions aux limites). Pour résoudre (18.14) il faut encore satis-
faire aux deux conditions aux limites
L
2
Z
nπ
an = α (t) sin L t dt.
L 0
nπ nπ
bn sinh M = cn − an cosh M .
L L
294 Applications : EDP
On peut aussi montrer que si 0 < y < M , la série converge de même que
toutes ses dérivées d’ordre supérieur (on a donc le même phénomène que pour
l’équation de la chaleur). La fonction w ∈ C ∞ ((0, L) × (0, M )) .
Dans l’exemple a1 = 4, an = 0, ∀ n ≥ 2 et c2 = −1, cn = 0, ∀ n 6= 2, i.e.
b1 = −4 coth (πM/L) et b2 = −1/ sinh (2πM/L) . Par conséquent la solution est
donnée par
π π
πM π
w (x, y) = 4 cosh y − coth sinh y sin x
L L L L
1 2π 2π
− 2πM
sinh y sin x .
sinh L L L
2 2
∆u = ∂ u + ∂ u = 0 (x, y) ∈ Ω
∂x2 ∂y 2
u (x, y) = ϕ (x, y) (x, y) ∈ ∂Ω
(18.18)
x = r cos θ, y = r sin θ
∂ 2 v 1 ∂v 1 ∂2v
∆u = + + .
∂r2 r ∂r r2 ∂θ2
Le problème devient alors
∂ 2 v 1 ∂v 1 ∂2v
2
+ + 2 =0 r ∈ (0, R) , θ ∈ (0, 2π)
∂r r ∂r r ∂θ2
v (R, θ) = ϕ (R cos θ, R sin θ) = ψ (θ) θ ∈ (0, 2π) .
(18.19)
Equation de Laplace dans un disque 295
Noter que comme nous travaillons en coordonnées polaires il faut aussi imposer
que
∂v ∂v
v (r, 0) = v (r, 2π) et (r, 0) = (r, 2π) .
∂θ ∂θ
Dans le cas particulier, on a
R2 R2
ψ (θ) = ϕ (R cos θ, R sin θ) = R2 cos2 θ + R sin θ = + cos (2 θ) + R sin θ.
2 2
Etape 2 (Séparation des variables). On va commencer par ignorer la condition
aux limites (v (R, θ) = ψ (θ)) et résoudre l’équation
2
∂ v 1 ∂v 1 ∂2v
+ + = 0 r ∈ (0, R) , θ ∈ (0, 2π)
∂r2
r ∂r r2 ∂θ2
v (r, 0) = v (r, 2π) r ∈ (0, R)
∂v ∂v
(r, 0) = (r, 2π) r ∈ (0, R) .
∂θ ∂θ
On cherche alors une fonction v (r, θ) , solution du problème donné, de la forme
1 0 1
f 00 (r) g (θ) + f (r) g (θ) + 2 f (r) g 00 (θ) = 0
r r
qui est équivalente à
On obtient donc
(
g 00 (θ) + λ g (θ) = 0
(18.20)
g (0) = g (2π) et g 0 (0) = g 0 (2π)
et
r2 f 00 (r) + r f 0 (r) − λ f (r) = 0. (18.21)
On a que (cf. exercice 17.2) les solutions non triviales de (18.20) sont données,
pour n ∈ N, par
Les solutions de (18.21) avec λ = n2 sont données (cf. exercice 17.4) par
(
γn rn + δn r−n si n 6= 0
fn (r) =
γ0 + δ0 log r si n = 0.
a0 = 2 α0 γ0 et c0 = α0 δ0
et si n 6= 0 (et n ∈ N)
an = αn γn , bn = βn γn , cn = αn δn , dn = βn δn ,
sous la forme
∞
a0 X
v (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn
2 n=1
∞
X
+ c0 log r + (cn cos (n θ) + dn sin (n θ)) r−n .
n=1
(18.22)
Comme on est intéressé à des solutions définies dans le disque centré en 0, les
solutions de la forme r−n et log r ne sont pas admises car elles tendent vers
l’infini quand r tend vers 0, on en déduit que
cn = d n = 0
∞
a0 X
v (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn .
2 n=1
2π
1
Z
n
an R = ψ (θ) cos (n θ) dθ
π 0
et
2π
1
Z
bn R n = ψ (θ) sin (n θ) dθ.
π 0
On pourrait aussi démontrer que la fonction v ainsi obtenue est C ∞ dès que
r < R.
Dans le cas particulier, i.e.
R2 R2
ψ (θ) = + cos (2 θ) + R sin θ
2 2
on trouve que
1
a0 = R2 , a2 = et an = 0, ∀ n ≥ 3
2
b1 = 1 et bn = 0, ∀ n ≥ 2
d’où
R2 r2 R2 r2 r2
v (r, θ) = + cos (2 θ) + r sin θ = + cos2 θ − sin2 θ + r sin θ.
2 2 2 2 2
Finalement en écrivant le résultat en coordonnées Cartésiennes on obtient
R2 x2 − y 2
u (x, y) = + + y.
2 2
où Ω 6= R2 est un domaine simplement connexe (il faut comprendre par là que
le domaine n’a pas de trous, la définition précise d’un tel domaine est donnée
298 Applications : EDP
dans la définition 8.4 (iv)) dont le bord est suffisamment régulier et ϕ est une
fonction C 1 . On traitera en particulier le cas où
∂2u ∂2u
∆u = + 2 =0 x > 1, y ∈ R
∂x2 ∂y
2
u (1, y) = ϕ (1, y) = y ∈ R.
1 + y2
Discussion L’idée est de se ramener après une transformation conforme au cas
du disque.
Etape 1. Par le théorème de Riemann (cf. théorème 13.5), il existe une ap-
plication conforme
f = α + i β : Ω → D.
où D = {z ∈ C : |z| < 1} . L’inverse de la fonction f s’écrit
f −1 = a + i b : D → Ω.
∂α 2 ∂β 2
v (α, β) = ψ (α, β) α2 + β 2 = 1.
2
Dans l’exemple on a, si α2 + β 2 = 1 (et donc (1 + α) + β 2 = 2 (1 + α)), que
2
2 2 2 (1 + α)
ψ (α, β) = 2 = 2 = 2 = 1 + α.
(1 + α) + β 2
−2 β −2 β
1+ (1+α)2 +β 2
1+ 2(1+α)
v (α, β) = 1 + α.
−2 y
2x 2x
u (x, y) = v (α (x, y) , β (x, y)) = v − 1, 2 = .
x2 + y 2 x + y2 x2 + y 2
∂2u ∂2u
∆u = + 2 =0 (x, y) ∈ Ω
∂x2 ∂y
8 x2
u (x, 0) = f (x) = 2 x∈R
(1 + x2 )
u (x, y) → 0 y → +∞
v (α, 0) = fˆ (α) α∈R
v (α, y) → 0 α ∈ R, y → +∞
300 Applications : EDP
γ
v (α, y) = fˆ (α) cosh (|α| y) + sinh (|α| y)
|α|
|α|y
e + e−|α|y γ e|α|y − e−|α|y
= fˆ (α) +
2 |α| 2
γ = − |α| fˆ (α) .
ou encore
√
1
u (x, y) = F−1 2 2π − |α| e−|α|(1+y) (x)
1+y
√
1
+ F−1 2 2π 1 − e−|α|(1+y) (x)
1+y
et finalement
√
1
u (x, y) = 2 F−1 2π − |α| e−|α|(1+y) (x)
1+y
π e−|α|(1+y)
r
+ 4 y F−1 (x) .
2 1+y
4 x2 1
u (x, y) = 2 2 + 4 y 2
(1 + y) + x2
2 (1 + y) + x2
2
y (1 + y) + x2 (2 + y)
=4 2 .
2
(1 + y) + x2
Exercices 301
18.6 Exercices
Exercice 18.1 Résoudre pour u = u (x, t)
∂u ∂2u
= x ∈ (0, π) , t > 0
∂t ∂x2
u (0, t) = u (π, t) = 0 t>0
u (x, 0) = cos x − cos (3 x) x ∈ (0, π) .
u (0, t) = u (π, t) = 0 t>0
−x
u (x, 0) = e sin (2 x) x ∈ (0, π) .
302 Applications : EDP
∆u = 0 x, y ∈ (0, π)
∂u ∂u
(x, 0) = (x, π) = 0 x ∈ (0, π)
∂y ∂y
u (0, y) = cos (2 y) , u (π, y) = 0 y ∈ (0, π) .
x2 + y 2 < 1
∆u = 0
∂u ∂u 1
x +y = x2 − x2 + y 2 = 1.
∂x ∂y 2
∂v
On pourra commencer par écrire v (r, θ) = u (r cos θ, r sin θ) et puis calculer
∂r
∂u ∂u
en fonction de et .
∂x ∂y
1 < x2 + y 2 < 4
∆u = 0
x2 + y 2 = 1
u (x, y) = 0
1 ∂u ∂u 1 y
x +y + u = + log 2 + x − x2 + y 2 = 4.
2 ∂x ∂y 2 2
x ∈ R, y > 0
∆u = 0
2
u (x, 0) = e−x x∈R
u (x, y) → 0 y → +∞.
Exercice 18.15 Traiter l’exemple 18.8 (qui a été résolu à l’aide de la trans-
formée de Fourier) par la méthode utilisant les applications conformes.
Résoudre (
∆u = 0 (x, y) ∈ Ω
2 2
u (x, y) = x + 2 y (x, y) ∈ ∂Ω.
18.7 Corrigés
Exercice 18.1 Etape 1 (Séparations des variables). Cet exercice correspond à
l’exemple 18.1, avec L = π, a = 1 et f (x) = cos x − cos (3 x) . On a vu que la
solution générale de l’équation est
∞
X 2
u (x, t) = αn sin (n x) e−n t .
n=1
Etape 2 (Condition initiale). Il nous faut encore choisir les αn pour que
∞
X
u (x, 0) = f (x) = cos x − cos (3 x) = αn sin (n x) .
n=1
Par ailleurs on a
1 π
Z
α1 = [sin (2 x) − sin (4 x) + sin (2 x)] dx = 0
π 0
1 π
Z
α3 = [sin (4 x) + sin (2 x) − sin (6 x)] dx = 0.
π 0
Corrigés 305
v 00 (x) w0 (t)
v (x) w0 (t) = v 00 (x) w (t) ⇔ = −λ =
v (x) w (t)
∂u ∂u
(0, t) = v 0 (0) w (t) = (π, t) = v 0 (π) w (t) = 0
∂x ∂x
c’est-à-dire (
v 00 (x) + λ v (x) = 0
(18.24)
v 0 (0) = v 0 (π) = 0
et
w0 (t) + λ w (t) = 0. (18.25)
Les solutions non triviales de (18.24) sont données (cf. exemple 17.4) par λ = n2
avec n = 0, 1, 2, · · · et
a0
v0 (x) = et vn (x) = an cos (n x) , ∀ n ≥ 1.
2
2
Les w correspondant, solutions de (18.25) sont donnés par wn (t) = e−n t . En
résumant les solutions de (18.23) sont
∞
a0 X 2
u (x, t) = + an cos (n x) e−n t .
2 n=1
On obtient
0 00
(2 + t) w (t) = −λ = v (x)
w (t) v (x)
v (0) = v (π) = 0.
et
w0 (t) λ
=− .
w (t) (2 + t)
On trouve que le premier problème a des solutions non triviales si λ = n2 et ces
solutions sont données par
v (x) = an sin (n x) .
2 sin x 26 sin (2 x)
u (x, t) = + 4 .
2+t (2 + t)
Corrigés 307
∂2u ∂2u
2
= x ∈ (0, 1) , t > 0
∂t ∂x2
∂u (0, t) = ∂u (1, t) = 0 t > 0
∂x ∂x
de la forme u (x, t) = v (x) w (t) . On trouve
et
w00 (t) + λ w (t) = 0. (18.27)
On a vu (cf. exemple 17.4) que les solutions non triviales de (18.26) sont données
2
par λ = (nπ) où n = 0, 1, 2, · · · et vn = cos (nπ x) . Par ailleurs les solutions de
2
(18.27), pour λ = (nπ) , sont données par
a0 b0
+ t si n = 0
wn (t) = 2 2
an cos (nπ t) + bn sin (nπ t) si n ≥ 1.
et on obtient donc
∞
∂u b0 X
(x, 0) = + nπ bn cos (nπ x) = 1 + cos2 (π x)
∂t 2 n=1
1 1 3 1
=1+ + cos (2π x) = + cos (2π x)
2 2 2 2
308 Applications : EDP
1
ce qui implique b0 = 3, b1 = 0, 2π b2 = et bn = 0, ∀ n ≥ 3. La solution du
2
problème est ainsi donnée par
3 1
u (x, t) = t+ sin (2π t) cos (2π x) .
2 4π
∂u ∂ 4 u
+ =0 x ∈ (0, π) , t > 0
∂t ∂x4
u (0, t) = u (π, t) = 0 t>0
2 2
∂ u (0, t) = ∂ u (π, t) = 0 t > 0
∂x2 ∂x2
de la forme
u (x, t) = v (x) w (t) .
2
∂ u ∂2u
Comme u (0, t) = u (π, t) = ∂x2 (0, t) = ∂x2 (π, t) = 0 on obtient
v 00 + 2 v 0 + 2 v w0
= −λ =
v w
c’est-à-dire
(
v 00 (x) + 2 v 0 (x) + (2 + λ) v (x) = 0
et w0 (t) + λ w (t) = 0.
v (0) = v (π) = 0
Etape 2 (Condition initiale). Il nous faut encore choisir les αn pour que
∞
X
u (x, 0) = e−x sin (2 x) = αn e−x sin (n x) .
n=1
a0 a0 β
ou, en écrivant b1 = α, b0 = , a n bn = An , a n c n = B n ,
2 2 2
∞
β X
u (x, y) = α x + + (An cosh (n x) + Bn sinh (n x)) cos (n y) .
2 n=1
c’est-à-dire
∞
β X
+ An cos (n y) = cos (2 y) .
2 n=1
Corrigés 311
∞
β X
απ + + (An cosh (nπ) + Bn sinh (nπ)) cos (n y) = 0.
2 n=1
La première équation donne tout de suite β = 0 et An = 0 si n 6= 2 et A2 = 1.
En remettant ce résultat dans la deuxième on a α = 0 et
Ω = (x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 4
on trouve
r2 3
v (r, θ) = 3 + 3 r sin θ + cos2 θ − sin2 θ − r3 sin θ + r3 sin3 θ.
2 4
La solution de notre problème est ainsi
x2 − y 2 3
− y x2 + y 2 + y 3 .
u (x, y) = 3 + 3 y +
2 4
∂u ∂u ∂v 1 cos (2 θ)
x +y = (1, θ) = cos2 θ − = .
∂x ∂y ∂r 2 2
Donc le problème devient
2
∂ v 1 ∂v 1 ∂2v
2
+ + 2 = 0 r ∈ (0, 1) , θ ∈ (0, 2π)
∂r r ∂r r ∂θ2
∂v cos (2 θ)
(1, θ) = θ ∈ (0, 2π) .
∂r 2
Etape 2 (Séparations de variables). On procède alors comme dans l’exemple
18.6 et on trouve que la solution générale est donnée par
∞
a0 X
v (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn .
2 n=1
∂v cos (2 θ)
(1, θ) = .
∂r 2
En dérivant v par rapport à r on obtient
∞
∂ X
v (r, θ) = n (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn−1
∂r n=1
et donc
∞
∂ cos (2 θ) X
v (1, θ) = = n (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) .
∂r 2 n=1
Corrigés 313
1
bn = 0, ∀ n, an = 0, ∀ n 6= 2 et a2 =
4
et par conséquent
a0 r2 a0 r2 cos2 θ − r2 sin2 θ
v (r, θ) = + cos (2 θ) = + .
2 4 2 4
a0 x2 − y 2
u (x, y) = + .
2 4
v (1, θ) = cos θ θ ∈ (0, 2π)
v (2, θ) = 2 cos θ − 2 sin θ θ ∈ (0, 2π) .
∞
a0 X
v (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn
2 n=1
∞
X
+ c0 log r + (cn cos (n θ) + dn sin (n θ)) r−n .
n=1
∞
a0 X
v (1, θ) = cos θ = + [(an + cn ) cos (n θ) + (bn + dn ) sin (n θ)]
2 n=1
et
On en déduit
a0
+ c0 log 2 = 0
2
c1
a0 = 0 2 a1 + =2
2
a1 + c1 = 1
c n
2n an + n = 0, ∀ n ≥ 2
et 2
an + cn = 0, ∀ n ≥ 2
d1
bn + dn = 0, ∀ n ≥ 1 2 b1 + = −2
2
dn
2n bn + n = 0, ∀ n ≥ 2
2
et par conséquent
a0 = c0 = 0
a1 = 1 et c1 = 0
4
d1 = −b1 =
3
an = cn = bn = dn = 0, ∀ n ≥ 2.
La solution en coordonnées polaires est donc
4 4
v (r, θ) = r cos θ + − r + sin θ.
3 3r
En revenant aux coordonnées Cartésiennes, on obtient
4 4y
u (x, y) = x − y+ .
3 3 (x2 + y 2 )
et
∞
c0 X
n (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn−1 + r−n−1 .
vr (r, θ) = +
r n=1
On a ainsi
vr (2, θ) + v (2, θ)
1
= c0 + log 2
2
X∞
n 2n−1 + n 2−n−1 + 2n − 2−n (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) .
+
n=1
1
Comme on veut que vr (2, θ) + v (2, θ) = 2 + log 2 + 2 cos θ − sin θ, on obtient
8 4
c0 = 1, a1 = , b1 = − , an = bn = 0, ∀ n 6= 0, 1
11 11
et ainsi la solution en coordonnées polaires est
8 4 8 cos θ 4 sin θ
v (r, θ) = log r + r cos θ − r sin θ − + ,
11 11 11 r 11 r
alors qu’en coordonnées Cartésiennes elle s’écrit
p 8 4 8 x 4 y
u (x, y) = log x2 + y 2 + x− y− + .
11 11 11 x2 + y 2 11 x2 + y 2
gn (θ) = αn sin (n θ) .
fn (r) = βn rn .
(Attention il y a aussi des solutions r−n mais, comme (0, 0) ∈ Ω, ces solutions
sont singulières et par conséquent nous les ignorerons). La solution générale est
donc (en dénotant an = αn βn )
∞
X
v (r, θ) = an rn sin (n θ) .
n=1
2 π 1 1
Z
a2 = − cos (2 θ) sin (2 θ) dθ = 0.
π 0 2 2
De même, si n 6= 2, on trouve
2 π 1 1
Z
an = − cos (2 θ) sin (n θ) dθ
π 0 2 2
π
cos (n θ) cos ((n + 2) θ) cos ((n − 2) θ)
2
= − + +
π 2n 4 (n + 2) 4 (n − 2) 0
Corrigés 317
et donc
1 2 (1 − cos (n π)) cos (n π) − 1 cos (n π) − 1
an = + +
2π n n+2 n−2
4 cos (n π) − 1
= .
π n (n2 − 4)
v (α, 0) = fˆ (α) α∈R
v (α, y) → 0 α ∈ R, y → +∞.
et par conséquent
1 α2
v (α, y) = √ e− 4 −|α|y .
2
Etape 2. La solution du problème est donc obtenue en appliquant la trans-
formée de Fourier inverse, i.e.
Z +∞
1 1 α2
u (x, y) = √ √ e− 4 −|α|y ei α x dα
2π −∞ 2
et par conséquent
+∞
1
Z
α2
u (x, y) = √ e− 4 −|α|y
cos (α x) dα
2 π −∞
Z +∞
1 α2
+i √ e− 4 −|α|y
sin (α x) dα.
2 π −∞
α2 α2
Comme la fonction α → e− 4 −|α|y
sin (α x) est impaire et α → e− 4 −|α|y
cos (α x)
est paire, on déduit que
+∞
1
Z
α2
u (x, y) = √ e− 4 −α y
cos (α x) dα.
π 0
3 1 1
La condition aux limites w (1, θ) = − cos θ + cos (2 θ) nous permet alors
8 2 8
de déterminer les coefficients
a0 3 1 1
= , a1 = − , a2 = , an = 0 ∀ n ≥ 3 et bn = 0 ∀ n.
2 8 2 8
La solution en coordonnées polaires est donc
z−i
f (z) = ζ = α + i β =
z+i
et
1+ζ
f −1 (ζ) = z = x + i y = i .
1−ζ
Ceci nous conduit à
x2 + y 2 − 1 −2 x
α= 2 β= 2
x2 + (y + 1) x2 + (y + 1)
−2 β 1 − α2 − β 2
x= 2 y= 2 .
(α − 1) + β 2 (α − 1) + β 2
et donc
2
8 β 2 (α − 1) 2
ψ (α, β) = h i2 = 2 β .
2
(α − 1) + β 2
∂ 2 w 1 ∂w 1 ∂2w
+ + =0 r ∈ (0, 1) , θ ∈ (0, 2π)
∂r2 r ∂r r2 ∂θ2
2
w (1, θ) = 2 sin θ = 1 − cos (2 θ) θ ∈ (0, 2π) .
Par séparation de variables on a (cf. exemple 18.6) que la solution générale est
∞
a0 X
w (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn .
2 n=1
Comme w (1, θ) = 1 − cos (2 θ) , on en déduit que tous les coefficients sont nuls
exceptés a0 = 2 et a2 = −1. La solution en coordonnées polaires est donc
v (α, β) = 1 − α2 + β 2 .
et
2
f −1 (α, β) = z = x + i y = 2 + 2 i +
ζ
α + α2 + β 2 α2 + β 2 − β
=2 + 2 i .
α2 + β 2 α2 + β 2
La condition aux limites ϕ (x, y) = x2 + 2 y 2 s’écrit alors (se rappeler que sur
∂D on a α2 + β 2 = 1)
−1
2α 2β
ψ (α, β) = ϕ f (α, β) = ϕ + 2, 2 − 2
α2 + β 2 α + β2
2 2
= ϕ (2 α + 2, 2 − 2 β) = (2 + 2 α) + 2 (2 − 2 β)
= 4 1 + 2 α + α2 + 2 − 4 β + 2 β 2 = 4 4 + 2 α − 4 β + β 2 .
Par séparation de variables on a (cf. exemple 18.6) que la solution générale est
donnée par
∞
a0 X
w (r, θ) = + (an cos (n θ) + bn sin (n θ)) rn .
2 n=1
En utilisant la condition aux limites, w (1, θ) , on en déduit que tous les coeffi-
cients sont nul mis à part
a0
= 18, a1 = 8, a2 = −2, b1 = −16.
2
La solution en coordonnées polaires est ainsi
w (r, θ) = 18 + 8 r cos θ − 16 r sin θ − 2 r2 cos (2 θ)
= 18 + 8 r cos θ − 16 r sin θ − 2 r2 cos2 θ + 2 r2 sin2 θ
Corrigés 323
v (α, β) = 18 + 8 α − 16 β + 2 β 2 − 2 α2 .
16 (x − 2) 32 (y − 2)
u (x, y) = 18 + 2 2 + 2 2
(x − 2) + (y − 2) (x − 2) + (y − 2)
2 2
8 (y − 2) 8 (x − 2)
+ 2 − 2 .
2 2 2 2
(x − 2) + (y − 2) (x − 2) + (y − 2)
327
328 Index