Consommations P1 P2 P3 Totaux
Consommations directes 3.250 FC 3.350 FC 4.680 FC 11.280 FC
Frais d'approvisionnement 104 FC 158 FC 209 FC 471 FC
Frais de fabrication 275 FC 225 FC 350 FC 850 FC
CP totaux 3.629 FC 3.733 FC 5.239 FC 12.601 FC
5. VALORISATION DES SORTIES ET DES STOCKS FINALS
a) CPuPF1 = 3.629: 125 = 29,032 FC ~ 29 FC
Sorties = 100 U x 29 FC = 2.900 FC
SF = 25 U x 29 FC = 725 FC
CP réparti 125 U x 29 FC = 3.625 FC
CP réel -3.629 FC
Différence d'incorporation = - 4 FC (au débit du compte 97)
b) CPuPF2 = 3.733: 200 = 18,665 FC ~ 19 FC
Sorties = 150 U x 19 FC = 2.850 FC
SF, = 50 U x 19 FC = 950 FC
CP réparti = 200 U x 19 FC = 3.800 FC
CP réel = - 3.733 FC
Différence d'incorporation = 67 FC (au crédit du compte 97)
c) CPuPF3 = 5.239: 100 = 52,39 FC ~ 52 FC
Sorties = 80 U x 52 FC = 4.160 FC
SF = 20 U x 52 FC = 1.040 FC
CP réparti 100 U x 52 FC = 5.200 FC
CP réel - 5.239 FC
Différence d'incorporation -39 FC (au débit du compte 97)
6. IMPUTATION DES FRAIS DE DISTRIBUTION ET DES FRAIS D'ADMINISTRATION
6.1. Imputation des frais-de distribution
- Critère d'imputation : 1 FC du CPPF vendus
- Base d'imputation : (2.900 +2.850 + 4.160) FC = 9.910 FC
- Coefficient d'imputation = 908 : 9.910 = 0,0916246 ~ 0,09
Imputation
À PF1 2.900 FC x 0,09 = 261 FC
À PF2 2.850 FC x 0,09 = 257 FC
À PF3 4.160 FC x 0,09 = 374 FC
Réparti 9.910 FC x 0,09 = 892 FC
CP réel - 908 FC
Différence d'incorporation = - 16 FC (au débit compte 97)
6. 2. Imputation des frais d'administration
- Critère d'imputation : 1 FC du coût de production
- Base d'imputation : (3.629 + 3.733 + 5.239) FC = 12.601 FC
- Coefficient d'imputation = 579 : 12.601 = 0,0459487 = 0,05 FC
Imputation
À PF1 3.629 FC x 0,05 = 181 FC
À PF2 3.733 FC x 0,05 = 187 FC
À PF3 5.239 FC x 0,05 = 262 FC
Frais répartis 12.601 FC x 0,05 = 630 FC
Frais réels = 579 FC
Différence d’incorp/Frais Section administr. = 51 FC (au crédit du compte 97
7. CALCUL DES CR
P1 P2 P3 Pn
CPPFV 2.900 FC 2.850 FC 4.160 FC 9.910 FC
CDPFV 261 FC 257 FC 374 FC 892 FC
Frais d'administration 181 FC 187 FC 262 FC 630 FC
3.342 FC 3.294 FC 4.796 FC 11.432 FC
8. DETERMINATION DES RAE
P1 P2 P3 Pn
Chiffre d’affaires 4.000 FC 4.200 FC 4.640 FC 12.840 FC
CRPFV -3.342 FC - 3.294 FC - 4.796 FC - 11.432 FC
RAE 658 FC 906 FC - 156 FC 1.408 FC
Différence d’incorporation = (85+10+13+67+51) – (260+4+39+16) FC - 93 FC
RAE global 1.315 FC
IV.2.3. LA METHODE DES SECTIONS HOMOGENES
Rappelons que cette méthode a été créée en France vers l’année 1930. Le NPCGF a opté pour l’appellation de
« Méthode des centres d’analyse » à la place de l’ancienne appellation de « Méthode des sections homogènes »
I. DEFINITION
La méthode des sections homogènes ou des centres d’analyse est une méthode de calcul des coûts complets
réels dans laquelle la répartition des charges indirectes se fait sur la base des unités d’œuvre des sections.
Il importe de faire remarquer que cette opération nécessite auparavant le choix, parmi les unités d’œuvre qu’on
peut trouver au niveau de chaque section, de l’unité d’œuvre pour laquelle les charges de la section sont censées être homogènes
d’où l’appellation de « méthode des sections homogènes ».
Il est à noter que les charges d’une section sont censées être homogènes en fonction d'une unité d'œuvre donnée
lorsqu'en fonction de cette unité :
1°) la courbe de leur évolution accuse une tendance plus ou moins linéaire par rapport à d'autres courbées
représentées en fonction d'autres unités d'œuvre de cette section.
2°) le coefficient de corrélation calculé en fonction de cette unité d'œuvre est plus proche de 1 par rapport aux
coefficients calculés en fonction d'autres unités d'œuvre de la section considérée.
3°) la dispersion de ces charges par rapport à leur moyenne calculée en fonction de cette unité d'œuvre est faible.
2 MÉTHODES STATISTIQUES PERMETTANT LE CHOIX D'UNE UNITÉ D'ŒUVRE IDÉALE.
Plusieurs méthodes statistiques peuvent être utilisées pour déterminer parmi plusieurs unités d'œuvre d'une
section, celle pour laquelle les charges de cette section présente un plus grand degré d'homogénéité. Ce cours n'étant pas un
cours de Statistique nous nous contenterons de mentionner deux méthodes graphiques et la méthode des coefficients de
corrélation.
2.1. Méthodes graphiques
Une première méthode consiste à représenter sur un graphique les charges variables en fonction des différentes
unités d'œuvre considérées et à ne retenir que l'unité pour laquelle la variabilité des charges accuse une tendance linéaire.
Exemple : Supposons qu'au niveau de la section de production on a le choix entre trois unités d'œuvre suivantes : les
quantités produites, les heures de MOD, et les heures de marche des machines. Quelle unité
d'œuvre choisir?
Pour répondre à cette question, on va représenter les charges variables de cette section, observées sur une
période de 12 mois, respectivement en fonction de chacune de ces trois unités d’œuvre.
Charges variables
Qtés produites
150 210 305 400 520 630 780 850 900 1000
Charges variables
100 220 310 435 480 510 560 640 665 702 760 Heures de MOD
Charges variables
Heures de marche
82 95 108 112 120 130 145 156 160 175 181
On choisira comme unité d'œuvre, les heures de marche des machines parce que en l'onction de cette unité d'œuvre, la courbe
des charges variables s'approche de la tendance linéaire.
Il est à noter qu'au lieu d'établir plusieurs graphiques séparément, on peut recourir au graphique à ordonnées
logarithmiques qui a l'avantage de représenter les charges variables et les différentes unités d'œuvre sur un même graphique.
Logarithme des charges variables et des unités d’œuvre
Charges variables totales
Heures de MOD
Heures machines
Quantités produites
14
13
12
11
10
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Ce graphique est donc un graphique semi-logarithmique puisqu’en abscisse on met les périodes et en ordonnées les
logarithmes des charges variables et des unités d'œuvre. L'une de deux propriétés d'un graphique logarithmique ou semi-
logarithmique est la suivante. Deux phénomènes qui varient dans de mêmes proportions sont représentés par des lignes
parallèles.
C'est cette propriété qui permet d’identifier l'unité d'œuvre pour laquelle les charges observées sont homogènes. En effet,
cette unité d'œuvre est celle pour laquelle la courbe d'évolution est parallèle à celle des charges observées. Sur ce graphique,
c'est l'heure de marche des machines car la courbe des charges variables est plus ou moins parallèle à celle des
logarithmes des heures de marche des machines. Ces deux courbes ont une même allure et s’approchent de la tendance
linéaire.
Une autre méthode graphique consiste, pour les différentes unités d'œuvres en fonction desquelles on veut
observer l'évolution des charges d'une section, à représenter les charges mensuelles unitaires par rapport à la droite du
coût moyen calculé en divisant les charges annuelles par le total annuel des unités d'œuvre considérées. Cette méthode
permet d'observer la dispersion des charges par rapport à leur moyenne et on choisira l'unité d'œuvre pour laquelle la
dispersion est faible. Supposons que deux graphiques des charges unitaires mensuell es et des coûts moyens annuels
se présentent comme suit :
Coûts unitaires mensuel
mensuels
Coût moyen
annuel
Heures de MOD
J F M A M J J A S O N D
Forte dispersion
NB : Coût moyen annuel = Charges annuelles
Total annuel des heures de MOD
Coût mensuel = Charges mensuelles
Nombre d'heures mensuel de MOD
J F M A M J J A S O N
Heures de marche
Faible dispersion
Coût moyen annuel = Charges totales ,
Total annuel heures de marche
Coût mensuel = Charges mensuelles
Nombre mensuel d'heures de marche
2.2. La méthode des coefficients de corrélation
∑ 𝑋1 𝑌1
r=
√∑ 𝑋12 ∑ 𝑌12
X représente les éléments de charges et Y les unités d'œuvre, ces éléments étant observés dans un tableau
statistique sur une durée plus ou moins longue (12 mois par exemple).
Après le calcul de différents coefficients de corrélation en fonction de chaque unité d'œuvre, on compare les
coefficients obtenus et on choisit l'unité d’œuvre pour laquelle le coefficient de corrélation est plus proche de 1.
Ce coefficient confirmera la tendance plus ou moins linéaire des charges par rapport à l'unité d'œuvre considérée
et une faible dispersion des charges par rapport à leur moyenne calculée en fonction de cette unité d'œuvre.
3. MISE EN ŒUVRE DE LA METHODE DES SECTIONS HOMOGENES
Par rapport à la méthode de la répartition par fonction ou par centre de frais, la méthode des sections homogènes
suppose une analyse plus poussée de chaque fonction. Celle-ci est divisée en autant de sections ou centres d'analyse qu'il
y a des centres d'activité ou de travail. Ces sections sont divisées en deux catégories à savoir :
- Les sections principales dont les frais s'imputent directement dans les coûts,
- Les sections auxiliaires, dont les frais sont répartis entre d'autres sections aussi bien auxiliaires que principales.
Le NPCGF préconise une autre distinction qui consiste à diviser les sections en sections opérationnelles et en
sections de structure.
-.Une section opérationnelle est une section dont le centre de travail s'occupe d'une activité professionnelle, c'est à dire
une activité en liaison directe avec la réalisation de l'objet de l'entreprise, ou d'une activité non professionnelle, mais d'utilité
générale. Il est à noter que dans une section opérationnelle on sait y trouver une unité d'œuvre physique permettant de répartir
les frais de cette section (kg, litre nombre d'objets, heures de travail ou de marche des machines).
-.Une section ou un centre de structure est une section ou un centre dont les frais sont constitués par des
charges fixes ou de structure, c'est–à-dire des charges qui ne sont pas proportionnelles au volume d'activité (de production ou des
ventes). Une telle section ne sait pas fournir une unité d'œuvre physique permettant de faire la répartition de ces frais.
Ceux-ci le sont sur la base d'une assiette conventionnelle de répartition exprimée en unité d'œuvre monétaire
qui permet de calculer un taux des frais ou coût de l'unité d'œuvre monétaire.
Définition d'une unité d'œuvre
Une unité d'œuvre est une unité de mesure qui permet de faire la répartition des frais d’une section. On distingue
:
-.L'unité d'œuvre physique, fournie par une section opérationnelle,
-.L'unité d'œuvre monétaire, constituée par 1 FC d'une assiette conventionnelle de répartition.
Exemples d'unités d'œuvre physiques
− Au niveau de la Section Approvisionnement : la quantité achetée ou consommée (le kg, le litre, le m, le m2, le m3
etc.)
− Au niveau de la section Production : la quantité ou le nombre d'unités produit : (le kg, le m, le
m2, le m3, l'unité produite, l'heure de MOD ou de marche des machines)
− Au niveau de la Section Distribution : la quantité ou le nombre des unités vendues : (le kg, le
litre, le m, le m2, le m3, l'unité vendue)
− Au niveau de la Section Entretien et réparation : l'heure prestée
− Au niveau de la Section Force motrice : le kWh consommé, l'ampoule installée, la puissance des machines.
Exemples d'unités d'œuvre dans une imprimerie
− Pour la section Approvisionnement: la tonne de papier utilisée
− Pour la section Préparation plaques : la page prête à l'utilisation.
− Pour la Section Impression : 1 heure de marche des machines,
− Pour la section Reliure : le livre, le document
− Pour la Section Distribution : 100 FC, 1.000 FC du chiffre d'affaires.
Exemples d'unités d'œuvre monétaires
− Au niveau de la Section Administration qui est une section de structure : 1 FC du CP des produits fabriqués.
N.B : Les frais d'une section principale peuvent également être répartis sur base d'une unité d'œuvre monétaire. C'est
ainsi qu'on peut utiliser :
− Au niveau de la Section Approvisionnement : le FC, 100 FC de matières achetées ou consommées
− Au niveau de la Section de Production, 1 FC, 100 FC de MP consommées, 1FC du coût de la MOD, 1
FC du coût des MP cumulé avec le 1 FC du coût de la MOD
− Au niveau de la Section Distribution, 1 FC, 100 FC, 1000 FC du chiffre d'affaires
Néanmoins ces sections restent des sections opérationnelles dans ce sens qu'une partie de leur coût est liée aux
opérations réalisées parce qu'étant constituée des charges variables.
4. RÉPARTITION DES CHARGES INDIRECTES DANS LA MÉTHODE DES SECTIONS HOMOGENES
Cette répartition comporte trois étapes :
1°) La répartition primaire
Toutes les charges des comptes 604/5 à 69 sont réparties entre les différentes sections, aussi bien auxiliaires que
principales, sur base des critères de répartition bien choisis.
2°) La répartition secondaire
Les frais de chaque section auxiliaire sont répartis entre les autres sections sur base d'une unité d'œuvre de cette
section.
3°) L'imputation dans les coûts
Les frais de chaque section principale sont imputés dans les coûts des produits sur base de l'unité d'œuvre de
la section
Exemple : Au cours d'une période la Brasimba a produit 20.000 bouteilles de Simba, 12.000 bouteilles de la
Tembo et 18.000 bouteilles de Castel. La colonne Section de Production du tableau de répartition
donne les informations suivantes Frais totaux de la section : 64.525 FC
- Unité d'œuvre: la bouteille,
-.Nombre d'unités d'œuvre : 50.000 bouteilles
-.Coût de l'unité d'œuvre : 1,3 FC (arrondi à 1/10 de l’unité supérieure). (64525/50000=1,3)
Sur base de ces informations on élabore le tableau d'imputation des frais de cette section et qui se
présente comme suit :
Tableau d'imputation des Frais Section de production
Données Montant Simba Tembo Castel Differ. d'incorp.
D C
Nombre d'UO 20.000 12.000 18.000
Coût de l’UO x 1,3 x 1,3 x 1,3
Montant réparti 64.525 FC 26.000 FC 15.600 FC 23.400 FC 475 FC
Écriture d'imputation
9421 CP Simba 26.000
9422 CP Tembo 15.600
9423 CP Castel 23.400
9362 à Section Production 64.525
974 à Différence d'incorporation 475
Imputation des frais de la Section
Production
Le tableau de répartition des charges indirectes dans la méthode des sections homogènes
Ce tableau se distingue de celui dans la méthode de répartition par fonction ou par centre de frais du fait que
dans ce tableau on y fait la distinction entre les sections auxiliaires et les sections principales et qu'au bas du tableau on
remarque au niveau de chaque section : l'unité d'œuvre, le nombre d'unités d'œuvre, et le coût de l'unité d'œuvre.
L'exemple du tableau à la page suivante appartient à une imprimerie.