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Barycentres et Propriétés des Triangles

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Exercice de Géométrie : Barycentres et

Ensembles de Points

Mr Mathinfos

4 septembre 2025
oit a un nombre réel strictement positif et ABC un triangle équilatéral de côté a. Nous
S allons résoudre l’exercice pas à pas.

1) Construction du point D
Le point D est le barycentre du système pondéré {(A ; 2), (B ; -2), (C ; -1)}. La somme
des coefficients est mi = 2 − 2 − 1 = −1. Comme cette somme est non nulle, le barycentre D
P

existe et est unique.


Par définition du barycentre, pour tout point M du plan, on a :

(2 − 2 − 1)M⃗D = 2M⃗A − 2M⃗B − M⃗C

En choisissant M = A, la relation devient :


⃗ = 2AA
−AD ⃗ − 2AB
⃗ − AC

⃗ = ⃗0 − 2AB
−AD ⃗ − AC

Relation vectorielle pour D
⃗ = 2AB
AD ⃗ + AC

Construction : Pour construire le point D, on part du point A. On construit le point P tel


⃗ = 2AB.
que AP ⃗ Le point P est donc le symétrique de A par rapport à B. Ensuite, on construit
D tel que APDC soit un parallélogramme, ce qui équivaut à P⃗D = AC.

2) Propriétés des droites et du triangle BCD

a) Parallélisme des droites (AB) et (CD)

Pour démontrer que les droites (AB) et (CD) sont parallèles, il suffit de montrer que les
⃗ et AB
vecteurs CD ⃗ sont colinéaires. En utilisant la relation de Chasles et la définition de D :

⃗ = CA
CD ⃗ + AD

⃗ trouvée à la question 1 :
En substituant l’expression de AD
⃗ = −AC
CD ⃗ + (2AB
⃗ + AC)

⃗ = 2AB
CD ⃗
⃗ et AB
Les vecteurs CD ⃗ sont colinéaires, donc les droites (AB) et (CD) sont parallèles.

2
b) Nature du triangle BCD

Pour démontrer que le triangle BCD est rectangle en B, nous devons montrer que les vecteurs
⃗ et BD
BC ⃗ sont orthogonaux, c’est-à-dire que leur produit scalaire est nul.
⃗ en fonction de AB
Exprimons BD ⃗ et AC
⃗ :

⃗ = BA
BD ⃗ + AD
⃗ = −AB
⃗ + (2AB
⃗ + AC)

⃗ = AB
BD ⃗ + AC

⃗ · BD
Maintenant, calculons le produit scalaire BC ⃗ :

⃗ · BD
BC ⃗ = (AC
⃗ − AB)
⃗ · (AC
⃗ + AB)

Il s’agit d’une identité remarquable vectorielle :


⃗ · BD
BC ⃗ = ||AC||
⃗ 2 − ||AB||
⃗ 2

⃗ = ||AC||
Comme le triangle ABC est équilatéral de côté a, on a ||AB|| ⃗ = a.

⃗ · BD
BC ⃗ = a2 − a2 = 0

Le produit scalaire est nul, les vecteurs sont donc orthogonaux.

Le triangle BCD est rectangle en B.

3) Étude de l’ensemble (F)


L’ensemble (F) est l’ensemble des points M du plan tels que 2M A2 − 2M B 2 − M C 2 = 0.
Soit la fonction scalaire de Leibniz f (M ) = 2M A2 − 2M B 2 − M C 2 . La somme des coefficients
est −1. D étant le barycentre associé, on peut réduire l’expression :

f (M ) = (2 − 2 − 1)M D2 + f (D) = −M D2 + (2DA2 − 2DB 2 − DC 2 )

L’équation de (F) est donc −M D2 + (2DA2 − 2DB 2 − DC 2 ) = 0, soit M D2 = 2DA2 − 2DB 2 −


DC 2 .
⃗ · AC
Calculons les longueurs DA2 , DB 2 et DC 2 . Le produit scalaire AB ⃗ = a · a · cos(60◦ ) =
a2
2
.
⃗ 2 = ||2AB
— DA2 = ||AD|| ⃗ + AC||
⃗ 2 = 4||AB||
⃗ 2 + 4AB
⃗ · AC ⃗ 2 = 4a2 + 4( a2 ) + a2 =
⃗ + ||AC||
2
7a2 .
⃗ 2 = ||AB
— DB 2 = ||DB|| ⃗ + AC||
⃗ 2 = ||AB||
⃗ 2 + 2AB
⃗ · AC ⃗ 2 = a2 + 2( a2 ) + a2 = 3a2 .
⃗ + ||AC||
2
2 ⃗ 2 ⃗ 2 ⃗ 2
— DC = ||DC|| = ||2AB|| = 4||AB|| = 4a . 2

L’équation de (F) devient :

M D2 = 2(7a2 ) − 2(3a2 ) − 4a2 = 14a2 − 6a2 − 4a2 = 4a2

L’équation est donc M D2 = (2a)2 , soit M D = 2a.

3
a) Vérification que C ∈ (F)

Pour vérifier si C appartient à (F), on peut soit remplacer M par C dans l’équation de
départ, soit vérifier si CD = 2a. En utilisant la deuxième méthode, on a calculé DC 2 = 4a2 , ce
qui donne DC = 2a. La condition est vérifiée. Le point C appartient donc à l’ensemble
(F).

b) Détermination et construction de (F)

L’ensemble (F) est l’ensemble des points M tels que la distance de M au point fixe D est
constante et égale à 2a.

(F) est le cercle de centre D et de rayon RF = 2a.

4) Étude de l’ensemble (G)


L’ensemble (G) est l’ensemble des points M du plan tels que 2M A2 − M B 2 − M C 2 = a2 .
Soit la fonction scalaire g(M ) = 2M A2 − M B 2 − M C 2 . La somme des coefficients est 2 − 1 −
1 = 0. Dans ce cas, la fonction se simplifie en un produit scalaire. Introduisons le point A :

g(M ) = 2M A2 − (M⃗A + AB)


⃗ 2 − (M⃗A + AC)
⃗ 2
= 2M A2 − (M A2 + 2M⃗A · AB
⃗ + AB 2 ) − (M A2 + 2M⃗A · AC
⃗ + AC 2 )
= −2M⃗A · AB
⃗ − a2 − 2M⃗A · AC
⃗ − a2
= −2M⃗A · (AB
⃗ + AC)
⃗ − 2a2

⃗ + AC
Soit J le milieu de [BC]. On a AB ⃗ = 2AJ.

g(M ) = −2M⃗A · (2AJ)


⃗ − 2a2 = −4M⃗A · AJ
⃗ − 2a2

L’équation de (G) est g(M ) = a2 , donc :


2
−4M⃗A · AJ
⃗ − 2a2 = a2 ⇐⇒ AM ⃗ = − 3a
⃗ · AJ
4
Cette équation caractérise une droite perpendiculaire à (AJ). Une autre méthode, plus simple,
consiste à tester des points. Pour le point B : g(B) = 2BA2 − BB 2 − BC 2 = 2a2 − 0 − a2 = a2 .
Donc B ∈ (G). Pour le point C : g(C) = 2CA2 − CB 2 − CC 2 = 2a2 − a2 − 0 = a2 . Donc C ∈
(G). L’ensemble (G) est donc une droite qui passe par B et C.

a) Vérification que C ∈ (G)

Comme montré ci-dessus, g(C) = a2 , donc le point C appartient bien à (G).

4
b) Détermination et construction de (G)

L’ensemble (G) est la droite passant par les points B et C.

(G) est la droite (BC).

5) Point d’intersection I et nature du triangle CDI


Le point I est l’autre point d’intersection des ensembles (F) et (G).
— (F) est le cercle de centre D et de rayon 2a.
— (G) est la droite (BC).
I est donc un point de la droite (BC) tel que ID = 2a. On sait déjà que C est un de ces points.
Cherchons l’autre. Soit M un point de la droite (BC). Le triangle MBD est rectangle en B (car
(MB) ≡ (BC) et (BC) ⊥ (BD)). D’après le théorème de Pythagore dans le triangle MBD :
M D2 = M B 2 + BD2 . Nous cherchons M tel que M D = 2a, soit M D2 = 4a2 . On a déjà calculé
BD2 = 3a2 . L’équation devient :

4a2 = M B 2 + 3a2 =⇒ M B 2 = a2 =⇒ M B = a

Sur la droite (BC), il y a deux points M tels que M B = a :


1. Le point C, car BC = a.
2. Le point I, symétrique de C par rapport à B.
⃗ = −BC.
Le point I est donc tel que BI ⃗

Démonstration que le triangle CDI est équilatéral

Nous devons montrer que les trois côtés CD, DI et IC ont la même longueur.
— Côté CD : Nous avons déjà calculé CD2 = 4a2 , donc CD = 2a.
— Côté IC : I est le symétrique de C par rapport à B, donc B est le milieu de [IC]. La
longueur IC = 2 × BC = 2a.
— Côté DI : Le triangle IBD est rectangle en B. D’après Pythagore : DI 2 = DB 2 + IB 2 .
On a DB 2 = 3a2 et IB = BC = a, donc IB 2 = a2 . DI 2 = 3a2 + a2 = 4a2 . Donc DI =
2a.
Les trois côtés ont la même longueur 2a.

Conclusion
Le triangle CDI est un triangle équilatéral de côté 2a.

5
Figure récapitulative

B
2A⃗
I B C : Droite (BC)
(G)

A⃗D
A⃗C

(F) : Cercle C(D, 2a)


D

Figure 1 – Figure illustrant la construction géométrique et les ensembles (F) et (G).

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