Sonde spatiale
véhicule d'exploration spatiale non habité
Une sonde spatiale est un véhicule spatial sans équipage lancé
dans l'espace pour étudier à plus ou moins grande distance
différents objets célestes : le Soleil, les planètes, planètes naines
et petits corps, leurs satellites, le milieu interplanétaire ou encore
le milieu interstellaire. Une sonde spatiale se distingue des autres
engins spatiaux non habités qui restent en orbite terrestre. Les
sondes spatiales peuvent prendre un grand nombre de formes
pour remplir leur mission : orbiteur placé en orbite autour du
corps céleste observé, atterrisseur qui explore in situ le sol de la
planète cible, impacteur, etc. Une sonde peut emporter des
engins autonomes pour accroître son champ d'investigation :
sous-satellite, impacteur, rover, ballon.
La sonde Ulysses en préparation
avant son lancement.
Une sonde spatiale est amenée à franchir de grandes distances
et à fonctionner loin de la Terre et du Soleil, ce qui impose des
équipements spécifiques. Elle doit disposer de suffisamment
d'énergie pour fonctionner dans des régions où le rayonnement
solaire ne fournit plus qu'une puissance limitée, disposer d'une
grande autonomie de décision car l'éloignement du centre de
contrôle ne permet plus aux opérateurs humains de réagir en
temps réel aux événements, résoudre des problèmes de
télécommunications rendus difficiles par les distances qui
réduisent les débits et résister au rayonnement et à des
températures extrêmes qui malmènent l'électronique embarquée
et les mécanismes. Enfin parvenir à destination à un coût et dans
des délais acceptables, la sonde spatiale est amenée à utiliser
des méthodes sophistiquées de navigation et de propulsion :
assistance gravitationnelle, aérofreinage, propulsion ionique.
Les premières sondes spatiales sont les sondes Luna lancées
vers la Lune par l'Union soviétique en 1959. En 1961, l'Union
soviétique lance Venera, la première sonde amenée à étudier une
autre planète que la Terre, en l'occurrence Vénus. La Russie, qui
était leader au début de l'ère spatiale n'a plus de rôle actif depuis
1988 et a laissé cette place aux États-Unis. L'Agence spatiale
européenne (Mars Express, Venus Express, Rosetta, participation à
la sonde Cassini-Huygens) et le Japon (Hayabusa, SELENE)
occupent également une place croissante. Enfin, la Chine et l'Inde
réalisent également depuis la fin des années 2000 des sondes
spatiales. Pour pallier un coût de développement élevé (montant
pouvant dépasser le milliard d'euros), la réalisation des sondes
spatiales fait maintenant souvent l'objet d'une coopération
internationale.
Spécificités d'une mission d'exploration du
système solaire
Une sonde spatiale est un véhicule spatial lancé sans équipage
humain dont l'objectif est d'explorer un ou plusieurs corps
célestes du système solaire — planète, lune, comète, astéroïde —
ou le milieu interplanétaire ou interstellaire. Sa charge utile est
constituée d'instruments scientifiques de différente nature
— caméras fonctionnant ou non en lumière visible,
spectromètres, radiomètres, magnétomètres… — qui permettent
de collecter in situ ou à distance des données transmises vers la
Terre.
Si, dans son architecture générale, une sonde spatiale est
souvent proche d'un satellite artificiel en orbite autour de la Terre,
plusieurs caractéristiques en font un engin particulier :
la distance entre les opérateurs au sol et l’engin qui impose à la
fois une grande autonomie et un système de communication à
la fois puissant et précis ;
la complexité des tâches à enchaîner : atterrissage sur des
objets célestes pourvus d'une atmosphère ou ayant une gravité
très faible, pointage précis des instruments sur des cibles
défilant à grande vitesse, collecte d'échantillons, procédures de
sauvegarde en cas de défaillance ;
la précision et la complexité de la navigation ;
l'exposition aux rayons cosmiques ;
la sophistication de l'instrumentation scientifique liée à la
nécessité de minimiser la charge utile et aux performances
exigées ;
la faiblesse de l'énergie solaire disponible si la sonde est à
destination des planètes externes ;
des températures beaucoup plus extrêmes lorsque la sonde
est envoyée vers les planètes extérieures ou en deçà de l'orbite
de Mercure ;
la durée de la mission qui peut débuter après un transit allant
jusqu'à une dizaine d'années.
Conception d'une mission
Comme tout projet spatial, le développement puis la gestion
opérationnelle d'une sonde spatiale est découpée en plusieurs
phases dont les caractéristiques (entrants, livrables) sont
communes aux différentes agences spatiales.
Les différentes phases d'un projet spatial selon le CNES[1]
Phase Intitulé Objectifs Livrable Revue de fin de phase Remarques
Identifier les besoins
Identification des Revue de définition de
0 Rechercher les concepts
besoins mission
Évaluer les coûts et délais
Affiner les besoins Sélection d'une Revue des exigences
A Faisabilité
Évaluer les concepts solution préliminaires
Revue des exigences
Définition Confirmer la faisabilité système
B
préliminaire Réaliser une définition préliminaire Revue des définitions
préliminaires
Cahier des charges Revue critique de
C Définition détaillée Définition détaillée
pour la fabrication définition
Production / Livraison de l'engin Revue de qualification
D Fabrication, tests
qualification au sol spatial Revue d'acceptation
Revue d'aptitude
Vérifier l'aptitude opérationnelle, opérationnelle Cette phase débute avec le
E Utilisation
faire fonctionner l'engin Revue d'aptitude au vol lancement de la sonde spatiale
Revue d'exploitation
Retirer du service opérationnel sans
F Retrait de service Fin de vie
perturber l'environnement
Sélection du projet
Les missions d'exploration du système solaire sont coûteuses et
de ce fait rares (quelques missions par an toutes agences
spatiales confondues) alors que les sujets d'étude se multiplient
au fur et à mesure des avancées scientifiques. Le processus de
sélection est donc sévère et très encadré. Les principales
agences spatiales s'appuient pour déterminer leur stratégie
d'exploration spatiale sur des documents produits par les
principales autorités scientifiques. Pour la NASA c'est le
Planetary Science Decadal Survey produit tous les dix ans tandis
que l'Agence spatiale européenne a fait réaliser un document
similaire pour son programme scientifique Cosmic Vision mis en
place en 2004 pour les projets débouchant en 2015-2025. Le
CNES français, bien que disposant d'un budget de recherche qui
ne lui permet pas de réaliser des engins d'exploration du système
solaire de manière autonome, procède de même. Dans ce cadre
un appel à idées purement prospectif peut être lancé par l'agence
spatiale suivi d'un appel à propositions (AO). Ce dernier
débouche normalement sur la sélection puis le développement
d'une mission. Il est lancé dans un cadre budgétaire préétabli. À
la NASA cette ligne budgétaire pour un type de mission est
disponible périodiquement comme dans le cas des New Frontiers
ou Discovery qui permettent de développer respectivement
2 et 4/5 missions par décennie. L'ESA qui ne dispose que d'une
fraction du budget de la NASA sélectionne des missions très
longtemps avant leur lancement. La date de lancement est
souvent repoussée pour faire face aux contraintes budgétaires.
Les équipes qui répondent aux appels d'offres comprennent des
ingénieurs et des scientifiques. Ils soumettent des propositions
détaillant à la fois les objectifs scientifiques, les caractéristiques
techniques et les aspects financiers. Le choix est effectué par
des comités scientifiques qui tiennent compte de la stratégie
scientifique à long terme fixée par les documents produits par les
autorités académiques au début de ce processus.
Phases de conception
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Réalisation
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Types de mission d'exploration
La méthode d'exploration retenue pour une sonde spatiale est
déterminée essentiellement par les objectifs scientifiques
poursuivis et les contraintes de coût. S'il s'agit par exemple de la
première étude d'une planète, l'idéal est de placer la sonde
spatiale en orbite autour de celle-ci pour effectuer des
observations sur l'ensemble de la planète sur de longues durées.
Mais la mise en orbite nécessite d'ajouter une propulsion chargée
du freinage ce qui représente un coût majeur. Pour cette raison
on peut choisir d'effectuer un simple survol de l'objectif en
optimisant la trajectoire pour que les instruments scientifiques
recueillent le maximum de données. Enfin le choix d'une méthode
d'exploration est conditionné par le niveau d'expertise de la nation
ou du groupe de nations qui développe la sonde spatiale. Le
niveau de difficulté le plus bas est le survol d'une planète interne
du système solaire. La dépose d'un rover en partie autonome sur
la planète Mars, caractérisée par une forte gravité et une
atmosphère, n'a été réalisée en 2013 que par la NASA.
En fonction de la méthode d'exploration utilisée on peut ranger
les sondes spatiales dans neuf grandes catégories. Certaines
sondes spatiales se rattachent à plusieurs catégories à la fois par
exemple lorsqu'elles combinent un orbiteur et un atterrisseur
(Viking)[2].
Sonde effectuant un survol
Les sondes spatiales peuvent être conçues pour effectuer un
simple survol de l'objet céleste à étudier. Dans les cas les plus
simples ces sondes doivent seulement être placées sur une
trajectoire précise au départ de la Terre pour réaliser leurs
missions au prix de quelques petites corrections au cours du
transit. Les premières sondes interplanétaires comme Mariner 4
étaient de ce type. Les objectifs qui peuvent être atteints par ce
type de mission sont toutefois limités : le temps d'observation est
très bref car la sonde effectue son survol à une vitesse de
plusieurs km/s, souvent seule une face du corps céleste est
visible au moment du survol et les conditions d'éclairage ne sont
pas optimales. Cette méthode d'observation peut être la seule
envisageable pour les objets célestes les plus lointains (survol de
Pluton par New Horizons)[Note 1]. Elle est également employée
pour des missions sophistiquées de reconnaissance dont
l'objectif est d'enchaîner l'étude de plusieurs planètes ou lunes
(sondes Voyager). Enfin ce peut être le seul moyen d'étudier les
objets mineurs - comètes et astéroïdes - dont la vitesse relative
est trop importante pour permettre une mise en orbite (mission
Stardust)[3].
La sonde Vega. Maquette des La sonde New
sondes Voyager. Horizons.
Orbiteur
Un orbiteur est une sonde spatiale qui, après avoir transité jusqu'à
son objectif, se met en orbite autour du corps céleste à étudier. Il
s'agit de la deuxième grande catégorie des sondes spatiales avec
celles effectuant un survol. Pour pouvoir se mettre en orbite, la
sonde spatiale doit réduire fortement sa vitesse à son arrivée à
proximité de son objectif. Les ergols utilisés pour cette opération
de freinage peuvent représenter une fraction importante de la
masse totale de l'engin (typiquement environ 50 % pour Mars).
L'orbiteur permet d'effectuer des observations régulières de la
quasi-totalité de la surface du corps céleste durant plusieurs
années. L'orbiteur est l'étape qui suit logiquement l'envoi d'une
sonde effectuant un simple survol. L'orbite de la sonde spatiale
est choisie en fonction des objectifs poursuivis mais également
de contraintes de masse. Les missions ayant un budget contraint
comme Mars Express choisiront une orbite elliptique moins
efficace mais moins coûteuse en ergols qu'une orbite basse
circulaire retenue pour la majorité des orbiteurs martiens de la
NASA[3].
La sonde La La
jovienne sonde sonde
Galileo. Cassini- Juno.
Huygen
s.
Sonde atmosphérique
Une sonde atmosphérique est une sonde spatiale qui traverse
l'atmosphère d'une planète pour l'étudier. Sa mission est
relativement brève puisqu'elle dure généralement le temps de sa
descente (non propulsée) jusqu'au sol. Durant cette phase, elle
n'a besoin que d'une quantité d'énergie limitée et elle tire donc
celle-ci de batteries. La sonde atmosphérique est généralement
transportée jusqu'à la planète explorée par un vaisseau mère. La
planète Vénus a été en particulier étudiée par cette méthode avec
la série des sondes soviétiques du programme Venera. D'autres
sondes atmosphériques remarquables sont Huygens qui a étudié
l'atmosphère de Titan, la sonde atmosphérique de Galileo qui a
plongé dans les couches supérieures de la planète géante
gazeuse Jupiter. L'atmosphère très épaisse de Vénus a permis la
mise en œuvre des ballons du programme Vega soviétique qui
ont pu transmettre des données durant plusieurs dizaines
d'heures[3].
La sonde Les La sonde Huygens.
atmosphé sondes
rique de atmosph
Galileo. ériques
de
Pioneer
Venus.
Atterrisseur
Un atterrisseur est un type d'engin spatial conçu pour survivre à
l'atterrissage sur le sol d'une planète ou d'une lune et collecter
ensuite à l'aide de ses instruments scientifiques des données sur
la surface qui sont transmises vers la Terre directement ou
indirectement (via un autre engin spatial en orbite). La Lune et la
planète Mars ont été en particulier explorées par des engins
spatiaux de ce type avec par exemple les sondes du programme
Surveyor les deux sondes du programme Viking ou l'atterrisseur
Phoenix. L'atterrissage en douceur est la principale difficulté à
laquelle doivent faire face les concepteurs de ce type d'engin.
L'utilisation d'un parachute, mis en œuvre par exemple par
Huygens sur Titan, nécessite la présence d'une atmosphère
suffisamment épaisse et ne convient donc pas sur Mars. D'une
masse et d'un coût réduits par rapport aux autres méthodes, le
parachute ne permet pas un atterrissage complètement contrôlé.
Pour se poser sur les corps célestes dépourvus d'atmosphère il
faut avoir recours à des moteurs-fusées qui réduisent
progressivement la vitesse de l'engin spatial. Ceux-ci nécessitent
toutefois l'emport d'une grande quantité de carburant. Pour Mars,
la NASA a développé des techniques particulières d'atterrissage :
les coussins gonflables mis en œuvre pour la première fois par
Mars Pathfinder et un système très sophistiqué de dépose au sol
par un étage faisant office de « grue volante » mis en œuvre en
2012 par la sonde Mars Science Laboratory[3].
Surveyor Mars 3. Atterrisseur
(Lune). Viking.
Rover ou astromobile
Un astromobile ou rover après s'être posé sur le sol d'un corps
céleste, se déplace pour réaliser des études in situ en différents
points présentant un intérêt scientifique. Il peut emporter de
véritables petits laboratoires pour analyser les échantillons
recueillis comme Mars Science Laboratory. Son énergie peut être
produite par des panneaux solaires ou des RTG (générateur
électrique nucléaire). Il est télécommandé si l'éloignement n'est
pas trop important (Lune). Cependant la distance est trop grande
pour les rovers martiens, impliquant des délais de
communication importants. Ceux-ci disposent donc d'une
certaine autonomie pour leurs déplacements qui repose sur des
programmes d'analyse du terrain. Les déplacements sur une
journée ne dépassent toutefois pas une centaine de mètres[3]. La
Lune et Mars sont à l'heure actuelle les deux seuls corps où des
rovers ont été envoyés.
Le rover lunaire Le rover MER Spirit. Le rover
soviétique Curiosity.
Lunokhod.
Aérobot
Un aérobot (contraction d'aéronef-robot) est une sonde planétaire
de type aéronef. Souvent de type aérostat, ils peuvent aussi être
de type aérodyne ou aérogire comme les futures sondes
spatiales de type nouveau : Dragonfly et Mars Helicopter Scout. En
termes techniques, c'est un véhicule robotique aéronautique
d'exploration planétaire, ou bien un aéronef autonome
d'exploration planétaire.
Un technicien sur Montgolf ARES, projet
un modèle aérogire ière de planeur
durant la phase de transport volant dans
test dans une ant des l'atmosphèr
chambre à vide au instrume e de Mars
JPL, dans le cadre nts étudié dans
du projet de vol du étudiant le cadre du
mini-hélicoptère l'atmosp programme
Ingenuity (a volé hère de Mars Scout
sur mars le Titan (vue
19 avril 21). proposée d'artiste).
dans le
cadre du
projet
Titan
Saturn
System
Mission.
Mission de retour d'échantillons
Une mission de retour d'échantillon a pour objectif de ramener
sur Terre à des fins d'analyses des échantillons d'un autre corps
céleste — planète, comète, astéroïde — ou des particules
interplanétaires ou interstellaires. Comparé à une étude réalisée
sur place par les instruments d'un robot comme le rover martien
Curiosity, le retour d'un échantillon de sol sur Terre permet
d'effectuer des analyses avec une précision beaucoup plus
importante, de manipuler l'échantillon et de modifier les
conditions expérimentales au fur et à mesure des progrès de la
technologie et de la connaissance. Ce type de mission comporte
des difficultés importantes : il faut selon la cible capturer des
particules circulant à plusieurs km/s, réaliser un atterrissage
automatique sur un corps pratiquement dépourvu de gravité ou
au contraire pouvoir atterrir et redécoller depuis un puits de
gravité important, et dans tous les cas effectuer une rentrée dans
l'atmosphère terrestre à grande vitesse et avec une grande
précision. Le retour sur Terre d'échantillons de sol martien qui
constitue en 2016 l'un des objectifs les plus importants pour
l'étude du système solaire, n'a toujours pas été concrétisé pour
des raisons à la fois financière et technologique.
Maquette de Collecteur de Collecteur de
l'atterrisseur particules de vent grains de
lunaire solaire de Genesis poussière de
Luna 16 la queue de
avec son comète
système de constitué de
collecte et blocs
au sommet d'aérogel
la embarqués
fusée/capsu sur Stardust.
le chargée
du retour sur
Terre.
Pénétrateur
Un pénétrateur est un petit engin spatial conçu pour pénétrer
dans le sol d'un corps céleste (planète, lune, astéroïde ou
comète) à grande vitesse en subissant une décélération de
plusieurs centaines de g. Les informations recueillies par les
instruments scientifiques embarqués sont de manière classique
transmises par un petit émetteur au vaisseau mère en orbite qui
le retransmet à son tour vers les stations sur Terre. Le concept du
pénétrateur permet d'éviter l'emport de parachutes et de fusées
nécessaires à un atterrissage en douceur et d'alléger ainsi de
manière importante la masse de l'atterrisseur. Mais celui-ci doit
pouvoir résister à l'impact ce qui crée en retour de nombreuses
contraintes sur sa masse, sa structure et la conception de sa
charge utile. Plusieurs projets de pénétrateurs n'ont pas dépassé
la phase d'étude et, en 2013, seules deux missions ont mis en
œuvre des pénétrateurs sans résultats du fait de la perte des
vaisseaux mères : deux pénétrateurs Deep Space 2 étaient
embarqués à bord de Mars Polar Lander et deux autres à bord de
Mars 96[3].
Pénétrateur Pénétra
Deep Space 2. teur
Mars 96
.
Satellites de télécommunications
Un satellite de télécommunications est chargé de relayer les
communications entre la surface d'un corps céleste où se trouve
un atterrisseur ou un rover et la Terre. Ces engins ont jusqu'à
présent toujours été des orbiteurs ayant par ailleurs leurs propres
objectifs scientifiques tels que 2001 Mars Odyssey ou Mars
Reconnaissance Orbiter. Certaines sondes spatiales relèvent de
plusieurs catégories comme les sondes Viking qui comportent à
la fois un atterrisseur et un orbiteur[3].
Démonstrateur technologique
Un démonstrateur technologique est un engin spatial dont
l'objectif est de valider une nouvelle technique. Par exemple Deep
Space 1 dont l'objectif principal était de valider l'utilisation de la
propulsion ionique pour les missions interplanétaires.
Spécificités de la plateforme (bus)
Énergie
Pour fonctionner, une sonde spatiale a besoin de disposer en
permanence d'énergie. Les engins développés récemment
doivent disposer d'une puissance électrique comprise entre
300 et 2 500 watts pour alimenter les ordinateurs embarqués,
l'émetteur-récepteur radio, les moteurs, les instruments
scientifiques, les radiateurs ainsi que de nombreux autres
équipements. Il n'existe que trois sources possibles d'énergie
pour un engin spatial interplanétaire : les panneaux solaires, les
RTG seules solutions pour les planètes externes trop éloignées
du Soleil et les batteries. Ces dernières peuvent être une source
d'énergie chargée avant le lancement ou être utilisées comme un
système de stockage temporaire de l'énergie produite par les
panneaux solaires permettant de faire face par exemple à des
périodes d'éclipse.
Panneaux solaires
Un des deux ensembles de panneaux
solaires fournissant l'énergie de la
sonde spatiale Juno.
Les panneaux solaires sont formés d'un ensemble de cellules
photovoltaïques qui chacune transforme l'énergie solaire par effet
photoélectrique en courant électrique continu. Chaque cellule
solaire est constituée d'un matériau semi-conducteur connecté
avec des liaisons électriques. Plusieurs types de matériaux
peuvent être utilisés tels que le silicium ou l'arséniure de gallium
(GaAs) plus efficace mais plus coûteux. Les cellules les plus
performantes sont constituées de plusieurs couches très minces
de matériaux semi-conducteurs, capable chacune de convertir
une large partie du spectre de l'énergie solaire, qui permettent
d'atteindre, combinés avec d'autres dispositifs, un rendement de
47 % (47 % de l'énergie du Soleil est transformée en courant
électrique). Le rendement des cellules solaires des premiers
satellites des années 1960 était de 6 %. En connectant les
cellules solaires en série (le pôle positif d'une cellule est
connecté au pôle négatif d'une autre cellule) on augmente la
tension du courant produit, tandis qu'en les connectant en
parallèle (tous les pôles positifs sont connectés ensemble et tous
les pôles négatifs sont connectés ensemble) on augmente
l'intensité du courant. Le panneau solaire sert de support
physique aux cellules solaires, comporte les circuits électriques
reliant les cellules entre elles et maintient les cellules dans une
plage de température acceptable. Plusieurs panneaux solaires
peuvent être reliés entre eux pour former une « aile ».
Généralement les panneaux solaires sont articulés et leur
orientation peut être modifiée avec un ou deux degrés de liberté.
Généralement en modifiant en permanence l'inclinaison des
panneaux solaires, on cherche à obtenir selon le cas le maximum
d'énergie si on fait en sorte que les rayons solaires frappent à la
perpendiculaire le panneau. Mais cette facilité peut être
également utilisée pour diminuer l'angle d'incidence des rayons
solaires afin de limiter la montée en température ou adapter la
production de courant à une demande plus faible (l'énergie
électrique produite décroit comme le cosinus de l'angle
d'incidence des rayons solaires). Sur une sonde spinnée
(stabilisée par rotation), les panneaux solaires tapissent le corps
de forme cylindrique et la moitié est à l'ombre tandis que la
majorité des cellules ne reçoivent pas le Soleil sous un angle
optimal[4].
Au niveau de l'orbite terrestre, l'énergie électrique théoriquement
disponible est de 1,371 W/m2 dont 50 % peut être transformé en
énergie électrique avec les cellules solaires les plus avancées.
Abondante au niveau des planètes intérieures, la quantité
d'énergie disponible est inversement proportionnelle au carré de
la distance au Soleil. C'est ainsi qu'une sonde comme Juno
envoyée en orbite autour de Jupiter cinq fois plus éloignée du
Soleil que la Terre reçoit 25 (5×5) fois moins d'énergie solaire
qu'au niveau de la Terre. La NASA a néanmoins choisi d'équiper
cette sonde avec des panneaux solaires qui grâce à leur surface
(45 m2 de cellules solaires) et leur technologie avancée
parviennent dans ces conditions à fournir 428 watts (et 15 kW au
niveau de l'orbite terrestre). Mais à cette distance du Soleil le
recours au RTG est plus fréquent[4].
Les performances des panneaux solaires d'une sonde spatiale se
dégradent sous l'action de plusieurs phénomènes. L'énergie reçue
par le panneau solaire qui n'est pas convertie en énergie
électrique est en partie réfléchie et en partie convertie en chaleur
ce qui augmente la température des cellules. Lorsque sa
température augmente la cellule solaire produit un courant de
plus fort voltage mais l'ampérage diminue ainsi que la puissance
produite (W = V × I). Cette diminution de la performance globale
est de 1 % par degré Celsius pour les cellules en silicium et de
0,5 % pour les cellules en GaAs. Par ailleurs, quelques centaines
d'heures après son déploiement, la performance d'un panneau
solaire diminue de 1 % du fait des changements chimiques
générés par la lumière. Enfin le facteur qui produit le plus de
dommage, est l'action des particules énergétiques produites par
le vent solaire ou les tempêtes solaires qui endommagent
progressivement la structure cristalline. C'est ainsi que les
panneaux solaires de la sonde Magellan, placée en orbite autour
de Vénus, ont perdu les deux tiers de leur capacité au cours de
leur vie opérationnelle. Cette dégradation progressive est prise en
compte dans le dimensionnement des panneaux solaires au
moment de la conception de la sonde spatiale[4].
Source d'énergie primaire de quelques sondes spatiales
Date Source énergie
Sonde spatiale Destination Puissance Autres caractéristiques Remarques
lancement primaire
3 × générateurs à
Cassini Saturne 1997 885 watts
radioisotope
1 600 watts- Durée de vie opérationnelle quelques Vaisseau mère :
Huygens Titan 1997 Batteries Li SO2
heures heures Cassini
Mars Global Panneaux solaires Si
Mars 1996 1 000 watts Orientable avec 2 degrés de liberté
Surveyor GaAs
Orientable selon un degré de liberté
Panneaux solaires
MESSENGER Mercure 2004 450 watts 70 % de la surface des panneaux solaires
AsGa / Ge
recouverts de réflecteurs
Juno Jupiter 2011 Panneaux solaires 450 watts Panneau fixe, surface des cellules : 45 m2
Générateur thermoélectrique à radioisotope
RTG de New Horizons.
Lorsque l'énergie solaire devient trop faible du fait de
l'éloignement du Soleil un ou plusieurs générateur
thermoélectrique à radioisotope remplace les panneaux solaires
pour la production d'électricité. Ce générateur électrique produit
de l'électricité à partir de la chaleur dégagée par la désintégration
radioactive de matériaux riches en un ou plusieurs radioisotopes,
généralement du plutonium 238 sous forme de dioxyde de
plutonium 238PuO2. La chaleur est convertie en électricité par
l'intermédiaire de thermocouples. L'efficacité énergétique est
réduite : moins de 10 % de la chaleur produite est convertie en
électricité et le reste doit être évacuée par des radiateurs. Pour
améliorer ces performances, les recherches actuelles s'orientent
vers des convertisseurs thermoïoniques et des générateurs
Stirling à radioisotope, qui pourraient multiplier le rendement
global par quatre mais imposeraient des pièces mécaniques en
mouvement susceptibles de se bloquer avec le temps. Le
générateur thermoélectrique à radioisotope est particulièrement
bien adapté à la production d'une alimentation électrique stable,
sur une longue durée requise pour les instruments embarqués
dans les sondes interplanétaires. Ainsi, le générateur embarqué
sur la sonde New Horizons est capable de fournir une
alimentation électrique stable de 200 W sur plus de 50 ans.
Cependant la présence de plutonium 238 dans un engin
susceptible d'être victime d'un échec du lanceur, suscite de fortes
craintes dans une partie de l'opinion nobrmalgré des dispositifs
de protection (blindage) qui se sont révélés en pratique efficaces.
Les sondes spatiales lancées vers Jupiter ou au-delà comme
Voyager 1, Cassini ou New Horizons utilisent pour leur
alimentation électrique des générateurs thermoélectriques à
radioisotope. Toutefois, grâce aux rendements croissants des
cellules solaires, les deux dernières sondes spatiales
développées pour l'exploration de Jupiter - Juno et JUICE ont
recours à des panneaux solaires qui sont toutefois de très grande
taille (60 m2 pour Juno). Ces générateurs ont été également
utilisés sur deux engins lancés vers la surface de Mars - Viking 1
et 2 et le rover Curiosity car ils permettent de s'affranchir du cycle
jour/nuit et sont insensibles aux dépôts de poussière. Les
générateurs fournissent des puissances modestes : 100 W
(45 kg) pour Curiosity, 300 W (~56 kg) pour les sondes spatiales
américaines en service au début du xxie siècle. Pour répondre à
leur besoins électriques certaines sondes embarquent jusqu'à
trois générateurs (Cassini, Voyager).
Batteries
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Contrôle d'orientation
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Propulsion
Tuyères de la propulsion principale de
l'orbiteur Cassini.
Pour remplir sa mission, la sonde spatiale a besoin d'un système
de propulsion. Celui-ci peut remplir plusieurs rôles qui dépendent
des objectifs de la mission et de certains choix d'architecture de
la sonde spatiale :
mise en orbite autour de la planète à étudier (orbiteur) ;
corrections de trajectoire ;
désaturation des roues de réaction si la sonde spatiale a
recours à ce système pour contrôler son orientation ;
contrôle de l'orientation en l'absence de roues de réaction ;
contrôle du vecteur vitesse lorsque la propulsion principale est
utilisée.
Ces différents types d'utilisations nécessitent des propulseurs
aux caractéristiques très différentes (poussée, nombre de mises
à feu, durée). Aussi la sonde spatiale dispose généralement de
plusieurs types de propulseurs pour faire face à ces besoins. De
manière relativement classique, une sonde spatiale comporte un
moteur-fusée principal d'une poussée de plusieurs centaines de
newtons pour la mise en orbite, des grappes de petits
propulseurs dont la poussée va de quelques dixièmes à quelques
N. pour le contrôle d'orientation et des propulseurs de quelques
dizaines de newtons pour les corrections de trajectoire ou
d'orbite[5].
Il s'agit généralement de moteurs à ergols liquides monoergol
brûlant de l'hydrazine ou biergols (généralement hydrazine et
peroxyde d'hydrogène) qui présentent l'avantage d'être stockables
sur de longues durées et d'être hypergoliques (de brûler
spontanément sans dispositif de mise à feu). Ces ergols sont
généralement mis sous pression par de l'hélium lui-même stocké
dans des réservoirs sous haute pression. On trouve également
plus rarement des petits propulseurs à gaz froid (utilisés pour
éviter une pollution des instruments ou des échantillons
recueillis, des moteurs ioniques (démonstrateur Deep Space 1,
Dawn) qui nécessitent une architecture de mission adaptée et
des moteurs à propergols solides (pour l'insertion en orbite)
utilisés au début de l'ère spatiale (atterrisseurs lunaires du
programme Surveyor)[5].
Systèmes de propulsion, caractéristiques et domaines d'utilisation
Utilisation
Correction
Impulsion Autre
Type propulsion Insertion en trajectoire Contrôle Poussée
spécifique caractéristique
orbite correction d'attitude
d'orbite
Propulseur à gaz froid X 0,05–20 N. 50-170
Utilisable une seule
Propergol solide X 50- N. 280-310
fois
Propulsion à ergols liquides
Monoergol hydrazine catalytique X X 220–240 N. 0,5-2500
Monoergol hydrazine à surchauffe X X 280–300 N. 0,05-0,5
Diergol (monométhylhydrazine et
X X X 220–240 N. 5-500
peroxyde d'azote)
Diergol (hydrazine et peroxyde d'azote) X X X 280–340 N. 5-500
Télécommunications
Antenne grand gain de l'orbiteur
martien MAVEN.
Le système de télécommunications d'une sonde spatiale est
chargé des échanges de données entre celle-ci et les stations à
Terre. Ceux-ci comprennent dans le sens sonde spatiale-Terre
(liaison descendante) les données télémétriques fournies
périodiquement qui permettent de surveiller l'état de l'engin
spatial ainsi que les données recueillies par les instruments
scientifiques qui concrétisent les résultats de la mission. Dans le
sens Terre-sonde spatiale (liaison montante) transitent les
instructions données à la sonde ainsi que d'éventuelles mises à
jour logicielles. Les caractéristiques du système de
télécommunications dépendent de la distance entre la sonde
spatiale et la Terre, de la quantité d'énergie disponible, de la
masse de la sonde. Le composant le plus visible du système est
l'antenne parabolique grand gain. Plus le diamètre de cette
antenne est élevé, plus le faisceau radio émis peut être concentré
et le débit est important, ce qui est vital lorsque la distance avec
la Terre entraîne une forte baisse du débit. L'antenne peut être fixe
ou orientable pour permettre de la pointer vers la Terre de
manière indépendante de l'orientation retenue pour la sonde
souvent contrainte par la direction du Soleil (production
d'énergie) ou par rapport à l'objet étudié (caméras…)[6].
Pour que la liaison radio fonctionne, il faut que le faisceau radio
émis par l'antenne grand gain soit pointé précisément vers la
Terre. La sonde spatiale dispose toujours par ailleurs d'antennes
à faible gain omnidirectionnelles qui ne permettent qu'un débit de
données très faible mais ne nécessitent aucun pointage. Ces
antennes sont mises en œuvre à faible distance de la Terre mais
elles permettent surtout de maintenir la liaison radio en cas
d'échec de problème de pointage de l'antenne grand gain, par
exemple lorsque la sonde spatiale ne parvient plus à maintenir
son orientation à la suite d'une défaillance de son calculateur ou
de son système de contrôle d'attitude. Il existe également des
antennes aux caractéristiques intermédiaires dites moyen gain
qui émettent un faisceau large de 20 à 30° avec des débits
moyens. L'émetteur radio émet en bande S, X ou Ka[6].
Liaisons optiques
Schéma du terminal optique de la
sonde spatiale lunaire LADEE de la
NASA.
Article principal : Télécommunications optiques spatiales.
Les communications entre la Terre et un engin spatial explorant
le système solaire, donc situé à très grande distance de la Terre,
sont difficiles car le diamètre du faisceau d'ondes arrivant sur la
Terre augmente comme le carré de la distance entre la sonde
spatiale et la station de réception sur Terre. Or, plus le faisceau
d'ondes est large, plus le signal reçu est faible. Dans le cas d'une
sonde spatiale circulant au niveau de Pluton ou de Neptune,
objets célestes distants d'environ quatre milliards de kilomètres
de la Terre, le diamètre du faisceau d'ondes au niveau de la Terre
est dix milliards de fois plus large que celui émis par un satellite
circulant sur une orbite géostationnaire terrestre. Autrement dit,
un émetteur radio capable de transmettre dix gigabits par
seconde depuis l'orbite géostationnaire ne pourra transmettre
qu'un unique bit par seconde depuis les orbites de Pluton ou
Neptune. Pour accroitre ce débit, on a d'une part amélioré la
capacité des équipements radio embarqués sur les sondes
spatiales (utilisation de fréquences radio plus courtes,
augmentation du diamètre de l'antenne pour obtenir un faisceau
d'ondes plus étroit comme la bande Ka) et d'autre part optimisé
les stations réceptrices (sensibilité des récepteurs, diamètre de
l'antenne accru)[7]. Ces efforts ont permis d'atteindre un débit de
6 Mb/s depuis l'orbite martienne à bord de Mars Reconnaissance
Orbiter (MRO) grâce au changement de fréquences (utilisation de
la bande Ka], à 32 GHz, au lieu de la bande X, à 8 GHz)[8] et un peu
plus de 1 kb/s depuis l'orbite de Pluton[Note 2],[9]). Mais les
perspectives d'amélioration des émetteurs et récepteurs radio
sont réduites. Il est difficile d'augmenter la taille de l'antenne
parabolique utilisée par la sonde spatiale[Note 3] car on est limité
par le diamètre de la coiffe du lanceur. Côté récepteur, les
antennes paraboliques atteignent une taille qu'il devient difficile
de dépasser (70 mètres pour les plus grosses antennes du Deep
Space Network de la NASA) et on ne peut guère améliorer les
mesures prises pour réduire le bruit de fond[Note 4] car les
amplificateurs sont d'ors et déjà maintenus à des températures
proches du zéro absolu<refname=Hemmati2005-p2/>.
Les instruments embarqués sur les engins explorant le système
solaire génèrent des volumes de données de plus en plus
importants, en particulier les caméras, les radars et les
spectromètres. Ainsi, du fait du goulot d'étranglement constitué
par les capacités du système de communication, les engins
chargés de réaliser la cartographie de Mars, comme MRO, n'ont
pu réaliser celle-ci à la résolution maximale que sur une faible
proportion de la surface de la planète, malgré deux décennies
d'observation continue. Pour cette raison, la résolution spatiale et
spectrale effective des données collectées par les sondes
spatiales est de plusieurs ordres de grandeur inférieure à celle
des instruments utilisés sur les satellites orbitant autour de la
Terre[10].
Pour augmenter le débit de ses missions interplanétaires, la
NASA expérimente depuis le début de la décennie 2010 le
recours à une liaison optique. La fréquence beaucoup plus élevée
du rayonnement optique (le proche infrarouge est utilisé)
combinée à un rayonnement cohérent (laser) permettent d'obtenir
un débit nettement plus important et un faisceau dont la
divergence est réduite. L'équipement optique embarqué demande
également moins de puissance électrique et une masse
inférieure à celle des équipements radio. L'utilisation du laser
dans ce contexte se heurte toutefois à la nécessité d'un pointage
extrêmement précis depuis un support se déplaçant
éventuellement à grande vitesse par rapport au récepteur et à des
problèmes de transparence de l'atmosphère, lesquels peuvent
interdire toute liaison durant une proportion significative de
l'année[11].
Deux sondes spatiales ont été équipées à titre expérimental d'un
équipement de transmission optique. En 2013/2014 la sonde
spatiale LADEE, placée en orbite autour de la Lune à environ
350 000 kilomètres de la Terre, a utilisé un terminal optique Lunar
Laser Communications Demonstration (LLCD) pour
communiquer avec la Terre. Un débit descendant de 622 Mbs/s
et ascendant de 20 Mb/s a été atteint[12]. La sonde spatiale
Psyché, lancée en octobre 2023, est elle équipée d'un système de
télécommunications optique Deep Space Optical
Communications (DSOC), qui doit être utilisé à titre expérimental
pour des communications à des distances allant jusqu'à plus de
300 millions de kilomètres[13].
Équipement DSOC de la sonde spatiale Psyché. À gauche, le banc optique,
qui comprend notamment le miroir primaire et la plateforme montée sur des
plots mobiles permettant d'ajuster le pointage avec six degrés de liberté ; à
droite, l'enveloppe du banc optique.
Système de cntrôle thermique
Article principal : Contrôle thermique des engins spatiaux.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Système de navigation
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Autonomie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Protection planétaire
Article principal : Protection planétaire.
La protection planétaire est un ensemble de recommandations
portant sur la conception des missions spatiales interplanétaires
et destinées à empêcher la contamination d'autres planètes par
des micro-organismes terrestres, afin de ne pas compromettre
l'étude scientifique de celles-ci. Les règles de protection
planétaire concernent également le retour sur Terre d'échantillons
d'autres corps célestes dans le but de ne pas contaminer notre
propre planète. Ces règles, énoncées par le COSPAR, sont
régulièrement mises à jour. Elles sont appliquées par les
principales agences spatiales impliquées dans l'exploration du
système solaire. Les règles de protection planétaire appliquées
dépendent de la nature de la mission spatiale et du corps céleste
visé[14].
Le risque, premièrement, est considéré comme croissant selon
que la sonde spatiale effectue un simple survol du corps
planétaire (le risque est alors lié à une éventuelle erreur de
navigation qui ferait s'écraser la sonde spatiale), se place en
orbite autour de la planète, atterrit mais reste en position fixe,
atterrit et se déplace sur la planète[14].
Le deuxième critère est le corps céleste visé, qui peut être
considéré comme plus ou moins favorable à la vie. Les cibles
potentielles sont rangées dans trois catégories. La première
contient la Lune, Mercure, Vénus, les astéroïdes non carbonées
où la probabilité de survie d'un micro-organisme est très faible.
Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton, les comètes et les
astéroïdes carbonées sont rangées dans une catégorie
intermédiaire. Enfin, la dernière catégorie regroupe Mars, Europe
et Encelade. Le lieu d'atterrissage module également le risque
selon que la zone d'atterrissage présente un milieu plus ou moins
favorable au développement de la vie (présence d'eau, etc.)[14].
Les mesures de protection planétaires sont particulièrement
importantes lors de l'assemblage de l'engin spatial. Les
différentes parties de celui-ci sont stérilisés par passage dans
une étuve qui les maintient à une température supérieure à
100 °C durant plusieurs heures ou plusieurs jours. L'assemblage
de la sonde spatiale est effectué dans une salle blanche dont
l'atmosphère est filtrée[15],[16].
Instruments scientifiques
La raison d'être des sondes interplanétaires est d'effectuer des
investigations scientifiques. Celles-ci nécessitent l'emport
d'instruments scientifiques qui constituent la charge utile de la
sonde.
Analyse du rayonnement électromagnétique au cœur de
l'instrumentation scientifique
Spectre électromagnétique continu.
Exemple de spectre présentant des
raies d'émission.
Exemple de spectre présentant des
raies d'absorption.
La majorité des instruments scientifiques embarqués à bord
d'une sonde spatiale, en particulier à bord d'un orbiteur, repose
sur l'analyse du rayonnement électromagnétique émis par les
objets observés. Ces instruments sont par exemple les caméras,
spectromètres, et radars. Ils exploitent le fait que la matière dans
tous ses états (gaz, solide…) émet des rayonnements qui
constituent une signature permettant d'identifier et de quantifier
ses composants (molécules ou à défaut type d'atome). En effet
l'espace est en permanence traversé par le rayonnement
électromagnétique produit par les objets célestes (étoiles,
planètes) mais également résultant d'événements passés
(explosion d'étoile, Big Bang…). Ce rayonnement est plus ou
moins énergétique (des ondes radio les moins énergétiques aux
rayons gamma en passant par le rayonnement micro-ondes,
infrarouge, la lumière visible, l'ultraviolet et les rayons X) selon le
phénomène qui lui a donné naissance. La matière interagit avec
ce rayonnement : selon la longueur d'onde du rayonnement
incident elle peut absorber ce rayonnement (raies d'absorption)
ou elle peut le réémettre avec une intensité plus forte dans
d'autres longueurs d'onde (raies d'émission). Le phénomène de la
fluorescence dans laquelle un matériau est frappé par un
rayonnement non visible et réémet dans le rayonnement visible
est le cas le plus vulgarisé[17].
Méthodes d'observation
Les instruments sont rangés dans quatre grandes catégories en
fonction de la méthode d'observation utilisée[18] :
Télédétection / observation directe
La télédétection est l'observation d'un objet à distance. Les
caméras permettent d'obtenir par cette méthode une image d'un
objet lointain et un spectromètre mesure les longueurs d'onde du
rayonnement émis par cet objet. L'observation directe ou in situ
est la mesure de phénomènes au contact des capteurs de
l'instrument : un magnétomètre mesure le champ magnétique au
voisinage immédiat de l'instrument et un détecteur de poussières
mesure les particules qui viennent frapper directement son
capteur.
Instrument passif / actif
Les instruments qui effectuent des observations directes comme
ceux qui fonctionnent par télédétection sont soit passifs soit
actifs.
Un instrument actif utilise de l'énergie pour sonder un objet : c'est
par exemple le cas d'un radar qui émet des ondes radio qui sont
réfléchies par l'objet étudié, ces ondes étant alors analysées.
C'est également le cas du spectromètre à particules alpha et à
rayons X qui émet des particules de grande énergie à partir d'une
source radioactive. Ces dernières viennent frapper l'objet mis à
son contact (une roche) et l'instrument analyse les rayons X
renvoyés par l'objet.
Un instrument passif se contente d'observer ce qui est déjà là
sans fournir d'énergie pour sonder l'objet. C'est le cas d'une
caméra sauf si un spot lumineux vient éclairer l'objet (cas de la
caméra embarquée sur Huygens).
Catégories d'instruments scientifiques
Caméras et télescopes…
Caméra haute résolution HiRISE de
l'orbiteur martien MRO.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Radars
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Radiomètre et scattéromètre
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Spectromètre, spectrographe et spectroscope
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Spectromètre de masse
SAM embarqué sur le rover Curiosity
est le spectromètre de masse le plus
sophistiqué embarqué jusque-là sur
une sonde spatiale.
Certaines molécules, comme l'azote ou l'argon interagissent peu
avec le rayonnement électromagnétique. Les molécules lourdes
au contraire interagissent de manière complexe avec des
émissions réparties sur toute la bande spectrale ce qui rend
difficile leur interprétation et l'identification de la molécule
d'origine. Le spectromètre de masse est un instrument utilisé
pour identifier et quantifier les molécules de ce type. C'est un
instrument qui est également bien adapté aux cas où la densité
des molécules est faible[19]. Le spectromètre de masse
fonctionne au contact de la matière utilisée, ce qui limite son
utilisation aux sondes atmosphériques et aux engins qui se
posent à la surface des objets célestes étudiés (atterrisseur,
rover). Son fonctionnement repose sur la mesure de la masse
des molécules. Différentes techniques peuvent être utilisées.
Après avoir été ionisé, le matériau à analyser passe dans un
détecteur qui peut être un analyseur quadripolaire (analyse de la
trajectoire dans un champ magnétique) ou un système de mesure
de vitesse, etc.
Spectromètre à rayons X
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Magnétomètre
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Détecteur d'ondes radio et plasma
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Détecteur de poussière
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Détecteur de particules chargées
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Déroulement d'une mission
Lancement
Capacité du lanceur
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Fenêtre de lancement
Article détaillé : Fenêtre de lancement.
Lorsqu’un engin spatial doit être lancé vers une autre planète, il
est nécessaire de prendre en compte les positions relatives de la
Terre et de la planète visée. Pour des raisons de coût, ces engins
sont généralement conçus pour n'emporter que la quantité de
carburant permettant juste d'atteindre leur destination dans la
configuration la plus favorable, par exemple permettant d'utiliser
l'assistance gravitationnelle d'une planète survolée durant le
transit ou limitant la durée du transit. Cette configuration
n'apparaît qu'à des intervalles de temps éloignés (par exemple, un
créneau d'environ huit mois tous les deux ans pour Mars). La
fenêtre de lancement définit la plage horaire et les jours
calendaires durant lesquels le lancement peut avoir lieu et qui
permet à la sonde spatiale d'atteindre son objectif[20]). Le
calendrier de réalisation du satellite tient donc compte de la
fenêtre de lancement. Il est ainsi arrivé qu'à la suite de retard
dans le développement ou de problèmes de lanceur, la fenêtre de
tir ait été manquée et le lancement reporté de plusieurs mois
sinon de plusieurs années.
Transit
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Phase opérationnelle
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Sondes spatiales ayant donné lieu à des
premières technologiques ou scientifiques
Article détaillé : Liste des sondes spatiales.
Le tableau récapitulatif ci-dessous est une synthèse des
missions de sondes spatiales ayant abouti à une avancée
majeure sur le plan technique ou scientifique.
Mission Lancement Type Destination principale Principales réalisations
Luna 2 ou Lunik Premier objet artificiel entré en collision avec un autre corps
1959 Lune
2 du Système solaire.
Pioneer 1 1958 Espace interplanétaire Première sonde spatiale américaine ayant réussi sa mission.
Première sonde spatiale soviétique ayant réussi sa mission
Luna 3 1959 Orbiteur Lune
Premières photos de la face cachée de la Lune.
Première sonde spatiale stabilisée trois axes
Mariner 2 1962 Survol Vénus
Premier survol réussi de Vénus.
Mariner 4 1964 Survol Mars Premier survol réussi de Mars.
Luna 9 1966 Atterrisseur Lune Premier atterrissage en douceur sur un autre corps céleste.
Venera 7 1970 Orbiteur Vénus Premier atterrissage en douceur sur le sol de Vénus.
Luna 16 1970 Retour d'échantillon Lune Première mission de retour d'échantillon.
Premier rover télécommandé sur le sol d'un autre corps
Luna 17 1970 Rover Lune
céleste.
Premier atterrissage en douceur d'une sonde spatiale sur
Mars 3 1971 Atterrisseur Mars
Mars
Premier survol réussi de Mercure.
Première utilisation de l'assistance gravitationnelle d'une
Mariner 10 1973 Survol Mercure
planète pour modifier la vitesse et la trajectoire d'une sonde
spatiale.
Première traversée de la ceinture d'astéroïdes.
Premier survol de Jupiter
Pioneer 10 1972 Survol Planètes externes
Première utilisation d'un générateur thermoélectrique à
radioisotope.
Pioneer 11 1973 Survol Planètes externes Premier survol de Saturne
Première analyse détaillée in situ du sol martien.
Viking 1 et 2 1975 Atterrisseur Mars Première mise en œuvre d'une technique d'atterrissage
contrôlée et de précision.
Première observation des anneaux de Jupiter
Découverte du volcanisme d'Io
Découverte de la structure de la surface d'Europe.
Jupiter, Saturne, Uranus et Composition de l'atmosphère de Titan.
Voyager 1 et 2 1977 Survol
Neptune (Voyager 2). Structure des anneaux de Saturne.
Premier survol de Titan (Voyager 1).
Premier (et seul en 2016) survol d'Uranus et de Neptune
(Voyager 2).
Première utilisation de ballons pour sonder l'atmosphère
Vega 1 et 2 1984 Survol Vénus
d'une autre planète.
Premier survol du noyau d'une comète.
Giotto 1985 Survol Comète de Halley Première mission interplanétaire de l'Agence spatiale
européenne.
Étude de l'atmosphère de Jupiter.
Étude du volcanisme de Io.
Galileo 1989 Orbiteur Jupiter et ses satellites
Première sonde atmosphérique dans l'atmosphère de Jupiter.
Premier survol d'un astéroïde Gaspra (1991).
Cartographie détaillée de la surface de Vénus avec une
résolution élevée.
Magellan 1989 Orbiteur Vénus
Première utilisation d'un radar à synthèse d'ouverture pour
cartographier une planète.
Démonstrateur
Hiten 1990 Milieu interplanétaire Première sonde à utiliser la technique d'aérofreinage.
technologique
Mars Global Première utilisation de la technique de l'aérofreinage pour se
1996 Orbiteur Mars
Surveyor placer en orbite autour d'une autre planète.
Analyse des atmosphères de Titan et de Saturne.
Étude détaillée des satellites de Saturne
Cassini-
1997 Orbiteur Saturne et Titan Étude détaillée des anneaux de Saturne.
Huygens
Huygens réalise la première analyse in situ de l'atmosphère
de la lune Titan et effectue les premières photos de son sol.
Stardust 1999 Retour d'échantillon Comète Wild Premier retour d'échantillon d'une comète sur Terre (2011).
NEAR
2000 Orbiteur Astéroïde Éros Premier atterrissage en douceur sur un astéroïde
Shoemaker
2001 Mars
2001 Orbiteur Mars Découverte de grandes quantités d'eau sur Mars.
Odyssey
Premier échantillon de vent solaire
Point de Lagrange L1 du
Genesis 2001 Retour d'échantillon Première sonde spatiale ayant ramené un échantillon de la
système Soleil-Terre
matière d'au-delà de la Lune.
Spirit 2003 Rover Mars Premier rover autonome sur le sol d'une autre planète.
MESSENGER 2004 Orbiteur Mercure Première mise en orbite autour de Mercure (2011).
Orbiteur et Comète Tchourioumov- Première orbiteur autour d'une comète (2014)
Rosetta 2004
Atterrisseur Guerassimenko Premier atterrisseur sur le sol d'une comète.
Première utilisation d'un impacteur pour analyser le sol d'un
Deep Impact 2005 Survol Comète Tempel 1
autre corps céleste.
Hayabusa 2005 Retour d'échantillon Astéroïde Itokawa Premier échantillon de sol d'un astéroïde ramené sur Terre.
Pluton et son satellite
New Horizons 2006 Survol Premier survol de Pluton et de Charon (2015).
Charon
Phoenix 2007 Atterrisseur Mars Première analyse in situ du sol des pôles martiens.
Chang'e 1 2007 Orbiteur Lune Première sonde spatiale chinoise.
Première sonde spatiale à étudier Cérès et Vesta.
Première utilisation de moteurs ioniques pour une mission
scientifique interplanétaire
Dawn 2011 Orbiteur Astéroïdes Vesta et Cérès Première sonde spatiale à s'insérer successivement autour de
deux corps célestes.
Record de capacité de propulsion (delta-V supérieur à
10 km/s).
Chandrayaan-1 2008 Orbiteur Lune Première sonde spatiale indienne.
Première sonde spatiale à destination d'une planète externe
Juno 2011 Orbiteur Jupiter
utilisant des panneaux solaires.
Recours à une technique d'atterrissage de grande précision.
Mars Science Masse record d'instrumentation scientifique sur le sol d'une
2011 Rover Mars
Laboratory autre planète.
Première utilisation d'un RTG sur un rover.
Chang'e 4 2018 Atterrisseur et rover Lune Premier atterrissage sur la face cachée de la Lune.
Missions en cours ou en développement
Principales
Mission Statut Lancement Destination Type
caractéristiques
Planètes géantes puis milieu
Voyager 1 En cours 1977 Survol
interstellaire
Planètes géantes puis milieu
Voyager 2 En cours 1977 Survol
interstellaire
2001 Mars Odyssey En cours 2001 Mars Orbiteur
Europe Mars Express En cours 2003 Mars Orbiteur
Mars Reconnaissance Orbiter En cours 2005 Mars Orbiteur
New Horizons En cours 2006 Pluton et ses lunes Survol
Lunar Reconnaissance Orbiter En cours 2009 Lune Orbiteur
Akatsuki (PLANET C) En cours 2010 Vénus Orbiteur
Mars Science Laboratory En cours 2011 Mars Rover
Juno En cours 2011 Jupiter Orbiteur
MAVEN En cours 2013 Mars Orbiteur
Hayabusa 2 En cours 2014 Astéroïde Ryugu Retour d'échantillon
Europe Modèle:ExoMars
En cours 2016 Mars Orbiteur
Trace Gas Orbiter
OSIRIS-REx En cours 2016 Astéroïde Bénou Retour d'échantillon
BepiColombo En cours 2018 Mercure Orbiteur
InSight En cours 2018 Mars Atterrisseur
Chang'e 4 En cours 2018 Lune Atterrisseur et Rover
Orbiteur, atterrisseur et
Chandrayaan-2 En cours 2019 Lune
Rover
EMM En cours 2020 Mars Orbiteur
Orbiteur, atterrisseur et
Tianwen-1 En cours 2020 Mars
Rover
Perseverance En cours 2020 Mars Rover
Chang'e 5 En cours 2020 Lune Retour d'échantillon
KPLO En cours 2022 Lune Orbiteur
Europe JUICE En cours 2023 Europe, Ganymède Orbiteur
Luna 25 En cours 2023 Lune Atterrisseur
En développement
En
SLIM 2023 Lune Atterrisseur
développement
En
Zheng He 2023 Astéroïde Retour d'échantillon
développement
En
Europa Clipper 2023 Europe Orbiteur
développement
En
Mangalyaan 2 2024 Mars Orbiteur
développement
En
Chang'e 6 2024 Lune Retour d'échantillon
développement
En
MMX 2024 Mars Retour d'échantillon
développement
MMX En projet 2024 Phobos et Déimos Orbiteur
En
Dragonfly 2026 Titan Aérobot
développement
En
Europe Comet Interceptor 2028 Comètes Survol
développement
En
Europe Rover ExoMars 2028 Mars Rover
développement
Orbiteur, ballons et
Venera-D En projet 2029 Vénus
atterrisseur
Mission de retour
En projet 2030 Mars Retour d'échantillon
d'échantillons martiens
Projets à l'étude
Shukrayaan-1 En projet 2024 Vénus Orbiteur
Satellite de
Next Mars Orbiter En projet 2024 Mars Orbiteur
télécommunications
Notes et références
Notes
1. Pour parvenir à lancer une sonde spatiale vers une planète
externe, il faut que la vitesse de départ soit très importante : il
faut s'extraire presque complètement du puits gravitationnel
du système solaire et aller vite pour que le temps de transit ne
soit pas trop long. Le lanceur sera d'autant plus important que
la masse de la sonde sera réduite. L'ergol nécessaire à une
mise en orbite représente facilement la moitié de la masse
d'une sonde. Dans le cas d'une sonde lancée vers une planète
extérieure, il faut encore plus d'ergols car la vitesse à l'arrivée
est plus élevée.
2. Il a fallu 16 mois pour que la sonde spatiale New Horizons
chargée d'explorer cette planète naine puisse transmettre les
données collectées lors du bref survol du système plutonien.
3. Le faisceau radio émis est d'autant plus étroit que le diamètre
de l'antenne est important.
4. Cette mesure permet d'améliorer la sensibilité du récepteur.
Références
1. « Guide normatif simplifié » ([Link]
r/[Link]) [archive], sur CNES, CNES,
19 novembre 2013.
2. Dave Doody, op. cit. p. 243-246.
3. (en) « Basics of Space Flight - Chapter 9. Spacecraft
Classification » ([Link]
9-1/#rover) [archive], sur NASA/JPL (consulté le
17 novembre 2013).
4. Dave Doody, op. cit. p. 144-148.
5. (en) « Basics of Space Flight - Chapter 11. Typical Onboard
Systems CONTINUED » ([Link]
[Link]#propulsion) [archive], sur NASA/JPL (consulté le
17 août 2013).
6. (en) « Basics of Space Flight - Chapter 11. Typical Onboard
Systems - Telecommunications Subsystems » ([Link]
[Link]/basics/[Link]#telecomm) [archive], sur
NASA/JPL (consulté le 17 août 2013).
7. Deep Space Optical Communications, p. 2.
8. (en) « Mission > Spacecraft Parts - Antennas » ([Link]
[Link]/mro/mission/spacecraft/parts/antennas/) [archive],
sur Mission MRO, NASA (consulté le 16 décembre 2023).
9. (en) New Horizons Pluto Flyby (dossier de presse), NASA,
juillet 2015 (lire en ligne ([Link]
Resources/Press-Kits/[Link]
f) [archive] [PDF] ).
10. Deep Space Optical Communications, p. 2-4.
11. (en) Andre Doumitt et Laura Speckman, « State of Play -
Lasercom Key to Building internet in space - Government
and Private Sector Poised to Scale » ([Link]
ites/default/files/2023-05/FY23_12205_SOP_Lasercom%20P
pr_r10.pdf) [archive] [PDF] , [Link], mai 2023.
12. (en) « NASA Completes LADEE Mission with Planned Impact
on Moon's Surface » ([Link]
etes-ladee-mission-with-planned-impact-on-moons-surface/#.
U1eHy1c_iHk) [archive], sur NASA-LADEE, NASA,
18 avril 2014.
13. (en) « Deep Space Optical Communications (DSOC) » (https://
[Link]/mission_pages/tdm/dsoc/[Link]
l) [archive], sur NASA - Technology Demonstration Missions,
NASA (consulté le 6 avril 2018).
14. (en) « COSPAR planetary protection policy » ([Link]
[Link]/~kalas/ethics/documents/environment/COSPAR%20
Planetary%20Protection%[Link]) [archive] [PDF] , COSPAR,
24 mars 2005.
15. (en) « Planetary protection » ([Link]
oration/Human_and_Robotic_Exploration/Exploration/ExoMar
s/Planetary_protection) [archive], Agence spatiale
européenne (consulté le 12 octobre 2021).
16. (en) « Planetary protection for ExoMars: An interview with
Gerhard Kminek » ([Link]
504-planetary-protection-for-exomars-an-interview-with-gerhar
d-kminek) [archive], Agence spatiale européenne,
1er septembre 2019.
17. Space Invaders : how robotics spacecraft explore the solar
system, p. 118-122.
18. Dave Doody, op. cit. p. 183-184.
19. (en) Sarah Hörst, « Probing Titan's Atmosphere » ([Link]
[Link]/blogs/guest-blogs/2013/20130824-probing-titans
-[Link]) [archive], sur [Link], The Planetary
Society, 26 août 2013.
20. Collectif CNES, Techniques et technologies des véhicules
spatiaux, Généralités et contraintes de développement,
Cépaduès, 1998, 575 p. (ISBN 2-8542-8476-3), p. 245.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet
article.
Caractéristiques générales
(en) Graham Swinerd, How spacraft fly : spaceflight without
formulae, Springer Praxis, 2008, 272 p.
(ISBN 978-0-387-76571-6)
(en) Michel van Pelt, Space Invaders : how robotics spacecraft
explore the solar system, Praxis, 2007, 312 p.
(ISBN 978-0-387-33232-1)
(en) Peter W. Fortescue, John Stark et Graham Swinerd,
Spacecraft systems engineering, New York, J. Wiley, 2003,
678 p. (ISBN 978-0-470-85102-9 et 978-0-471-61951-2,
OCLC 50479241 ([Link] )
(en) Michael D Griffin et James R French, Space Vehicle Design
2e édition, AIAA Education series, 2001, 665 p.
(ISBN 978-1-56347-539-9)
(en) George P Sutton et Oscar Biblarz, Rocket Propulsion Elements
8e édition, Hoboken, N.J., Wiley, 2010, 768 p.
(ISBN 978-0-470-08024-5, lire en ligne ([Link]
m/books?id=1Sf6eV6CgtEC&printsec=frontcover) [archive])
(en) Dave Doody, Deep Space Craft : an overview of Interplenetary
flight, Springer Praxis, 2009, 440 p. (ISBN 978-3-540-89509-1)
(en) Andrew J. Ball, James R.C. Garry, Ralph D. Lorenz et Viktor V.
Kerzhanovichl, Planetary Landers and entry Probes, Cambridge
University Press, 2007 (ISBN 978-0-521-12958-9)
(en) Miguel R. Aguirre, Introduction to Space Systems : Design and
synthesis, Springer Space Technology Library, 2013, 482 p.
(ISBN 978-1-4614-3757-4)
Philippe Couillard, Lanceurs et satellites, Toulouse, Cépaduès,
2005, 246 p. (ISBN 2-85428-662-6)
Technologies
(en) Strategic Missions and Advanced Concepts Office (JPL),
Solar Power Technologies for Future Planetary Science Missions,
NASA, 2017, 56 p. (lire en ligne ([Link]
ystem/downloadable_items/715_Solar_Power_Tech_Report_FI
[Link]) [archive])
(en) NASA - DOE - DD, Energy Storage Technologies for Future
Space Science Missions, NASA, 2017, 136 p. (lire en ligne (http
s://[Link]/system/downloadable_items/162_D-
30268_A._-_Energy_Storage_Technologies_2004_1_-_cleared_v
[Link]) [archive])
(en) NASA, Extending Exploration with Advanced Radioisotope
Power Systems, NASA, 2005, 129 p. (lire en ligne ([Link]
[Link]/system/downloadable_items/160_20051116_
Adv_RPS_Report_Final_FC.pdf) [archive])
(en) Jet Propulsion Laboratory, Aerial Platforms for the Scientific
Exploration of Venus, NASA, 2005, 25 p. (lire en ligne ([Link]
[Link]/system/downloadable_items/2693_Venus
_Aerial_Platforms_Final_Report_Summary_Report_10_25_2018.
pdf) [archive])
Navigation
(en) Joseph Guinn, « Deep Space Mission Design and
Navigation » ([Link]
0851/CL%[Link]?sequence=1&isAllowed=y) [archive],
NASA, juin 19
(en) Werner Becker et al., « Autonomous Spacecraft Navigation
With Pulsars », Acta Futura 7, vol. 2013,21 mai 2013, p. 11-28
(DOI
10.2420/AF07.2013.11 ([Link]
, lire en ligne ([Link] [archive])
— Principes généraux de la navigation utilisant des pulsars X
(en) Jet Propulsion Laboratory, An Assessment of Aerocapture
and Applications to Future Missions, NASA, 2016, 25 p. (lire en
ligne ([Link]
ms/153_AerocapRpt20D1.pdf) [archive])
Contrôle et planification des missions
(en) Teck H. Choo, Alice F. Berman, Hari Nair, Lillian Nguyen,
Joseph P. Skura et al., « SciBox: An Autonomous Constellation
Management System », Johns Hopkins APL Technical Digest,
vol. 33, no 4,2017, p. 314-322 (lire en ligne ([Link]
edu/Content/techdigest/pdf/V33-N04/[Link]
f) [archive]) — Un exemple de logiciel d'ordonnancement et de
contrôle de mission SciBox.
Historique des missions
(en) Asif A Siddiqui, Beyond Earth : a chronicle of deep space
exploration, 1958–2018 (SP-2002-4524), NASA, 2018, 393 p.
(ISBN 978-1-62683-042-4, lire en ligne ([Link]
ites/default/files/atoms/files/[Link]
f) [archive])
(en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the
Solar System Part 1 The Golden Age 1957-1982, Chichester,
Springer Praxis, 2007, 534 p. (ISBN 978-0-387-49326-8)
Description détaillée des missions (contexte, objectifs,
description technique, déroulement, résultats) des sondes
spatiales lancées entre 1957 et 1982.
(en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the
Solar System Part 2 Hiatus and Renewal 1983-1996, Chichester,
Springer Praxis, 2009, 535 p. (ISBN 978-0-387-78904-0)
Description détaillée des missions (contexte, objectifs,
description technique, déroulement, résultats) des sondes
spatiales lancées entre 1983 et 1996.
(en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the
Solar System Part 3 Wows and Woes 1997-2003, Springer
Praxis, 2012, 529 p. (ISBN 978-0-387-09627-8)
Description détaillée des missions (contexte, objectifs,
description technique, déroulement, résultats) des sondes
spatiales lancées entre 1997 et 2003.
(en) Paolo Ulivi et David M. Harland, Robotic exploration of the
solar system : Part 4 : the Modern Era 2004-2013, Springer
Praxis, 2014, 567 p. (ISBN 978-1-4614-4811-2)
(en) Roger Wiens, Red Rover, Basic Books, 2013, 256 p.
(ISBN 978-0-465-05598-2)
Historique du projet du rover Curiosity
(en) Emily Lakdawalla, The Design and Engineering of Curiosity :
How the Mars Rover Performs Its Job, Cham/Chichester,
Springer, 2018 (ISBN 978-3-319-68144-3)
Historique et caractéristiques du rover Curiosity
(en) Rob Manning et William L. Simon, Mars Rover Curiosity : An
Inside Account from Curiosity's Chief Engineer, Smithsonian
Books, 2014, 240 p. (ISBN 978-1-58834-474-8, lire en ligne (http
s://[Link]/books?id=WapqBgAAQBAJ&printsec=fr
ontcover) [archive])
Historique du projet du rover Curiosity
Voir aussi
Articles connexes
Exploration de Mars, de la Lune et de Vénus
Mission de retour d'échantillons
Astromobile
Satellite artificiel
Plateforme
fusée
Liste des sondes spatiales
Liens externes
(en) Présentation pédagogique des principaux concepts d'une
mission interplanétaire par le centre JPL de la NASA ([Link]
[Link]/basics/[Link]) [archive]
(en) Synthèse sur l'utilisation des panneaux solaires pour
l'exploration des planètes externes [PDF] ([Link]
u/files/library/meetings/annual/jun00/[Link]
f) [archive]
(en) Synthèse sur les projets de sonde interstellaire (2000) [PDF] (htt
p://[Link]/files/library/meetings/annual/jun00/39
[Link]) [archive]
(en) Etat des lieux : panneaux solaires et batteries (2015) [PDF] (http
s://[Link]/opag/meetings/aug2015/presentations/d
ay-2/11_beauchamp.pdf) [archive]
Portail de l’astronautique
Portail de l’astronomie
Ce document provient de « [Link]
title=Sonde_spatiale&oldid=209269224 ».
La dernière modification de cette page a été faite le 2 novembre 2023 à
13:49. •
Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA 4.0 sauf mention contraire.