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Agrandissement du terminal à Contrecoeur

L'Administration portuaire de Montréal a proposé un projet d'agrandissement du terminal portuaire de Contrecoeur, incluant la construction d'un quai et d'une gare ferroviaire. Après une évaluation environnementale, le ministre de l'Environnement a déterminé que le projet n'entraînerait pas d'effets environnementaux négatifs importants, sous réserve de certaines conditions. La décision a également pris en compte les préoccupations des Premières Nations dans le cadre du processus de consultation.

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Agrandissement du terminal à Contrecoeur

L'Administration portuaire de Montréal a proposé un projet d'agrandissement du terminal portuaire de Contrecoeur, incluant la construction d'un quai et d'une gare ferroviaire. Après une évaluation environnementale, le ministre de l'Environnement a déterminé que le projet n'entraînerait pas d'effets environnementaux négatifs importants, sous réserve de certaines conditions. La décision a également pris en compte les préoccupations des Premières Nations dans le cadre du processus de consultation.

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Déclaration de décision

Émise aux termes de l’article 54 de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012)

à
Administration portuaire de Montréal
a/s Paul Bird, Vice-président, Contrecoeur

Aile 1, 2100, avenue Pierre-Dupuy


Montréal (Québec)
H3C 3R5

pour le
Projet d'agrandissement du terminal portuaire de Contrecoeur

Description du projet désigné

L'Administration portuaire de Montréal propose l'aménagement d'un terminal portuaire à conteneurs


d'une capacité annuelle maximale de 1,15 millions de conteneurs sur sa propriété à Contrecoeur,
localisée à environ 40 kilomètres en aval de Montréal. Le projet comprendrait la construction d'un quai
de 675 mètres avec deux postes d'amarrage pour accueillir des navires de 39 000 à 75 400 tonnes de
port en lourd (TPL). Le projet inclurait aussi l'aménagement d'une gare ferroviaire de triage de sept
voies, d'une aire d'entreposage et de manutention des conteneurs, d'une cour ferroviaire intermodale,
de bâtiments de support, d'accès ferroviaires et routiers et d'une aire de contrôle des camions.

Réalisation de l’évaluation environnementale

L'Agence d'évaluation d'impact du Canada (l'Agence) a mené une évaluation environnementale du


projet désigné conformément aux exigences de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale
(2012). L'Agence a entrepris l'évaluation environnementale le 15 janvier 2016 et m'a présenté son
rapport en ma qualité de ministre de l'Environnement et du Changement climatique.

Décision relative aux effets environnementaux visés au paragraphe 5(1) de la Loi canadienne sur
l'évaluation environnementale (2012)

Conformément à l'alinéa 52(1) a) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012), après
avoir examiné le rapport d'évaluation environnementale relatif au projet désigné que l'Agence a
présenté et la mise en œuvre des mesures d'atténuation que je considère appropriées, j'ai déterminé
que le projet désigné n'est pas susceptible d'entraîner les effets environnementaux négatifs importants
visés au paragraphe 5(1) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012).

Conformément au paragraphe 53(1) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012), j'ai
établi les conditions ci-dessous relativement aux effets environnementaux visés au paragraphe 5(1) de la
Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012) auxquelles le promoteur est tenu de se
conformer.
Décision relative aux effets environnementaux visés au paragraphe 5(2) de la Loi canadienne sur
l'évaluation environnementale (2012)

La réalisation du projet désigné peut exiger que les autorités fédérales suivantes exercent les
attributions qui leur sont conférées en vertu d'une loi du Parlement autre que la Loi canadienne sur
l'évaluation environnementale (2012):

 le ministre des Pêches et des Océans peut émettre une autorisation en vertu des alinéas 34.4(2) b)
et 35(2) b) de la Loi sur les pêches;
 le ministre des Pêches et des Océans et/ou le ministre de l’Environnement peut émettre un accord
ou un permis en vertu de l’article 73 de la Loi sur les espèces en péril;
 l’Administration portuaire de Montréal peut exercer les pouvoirs conférés en vertu de l’article 28 de
la Loi maritime du Canada.

Conformément à l'alinéa 52(1) b) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012), après
avoir examiné le rapport d'évaluation environnementale relatif au projet désigné que l'Agence a
présenté et la mise en œuvre des mesures d'atténuation que je considère appropriées, j'ai déterminé
que le projet désigné n'est pas susceptible d'entraîner les effets environnementaux négatifs importants
visés au paragraphe 5(2) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012).

Conformément au paragraphe 53(2) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012), j'ai
établi les conditions ci-dessous relativement aux effets environnementaux visés au paragraphe 5(2) de la
Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012) auxquelles le promoteur est tenu de se
conformer.

Déclaration de décision en vertu de la Loi sur l’évaluation d’impact

Conformément à la section 184 de la Loi sur l'évaluation d'impact, une déclaration de décision émise par
moi en vertu du paragraphe 54(1) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012) est
considéré comme étant une déclaration de décision émise en vertu du paragraphe 65(1) de la Loi sur
l'évaluation d'impact, pour des objectifs autre que ceux dans la section 70.

Consultation des Premières Nations

Pour établir les conditions ci-dessous relativement aux effets environnementaux visés par les
paragraphes 5(1) et 5(2) de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012), j'ai tenu compte
des préoccupations et des intérêts soulevés dans le cadre du processus de consultation des Premières
Nations. J'ai également pris en considération les mesures visant à répondre aux préoccupations et aux
intérêts soulevés dans le cadre de l'évaluation environnementale et des diverses consultations. Je suis
persuadée que le processus de consultation qui a été mené est conforme à l'honneur de la Couronne et
que si l'on tient compte des conditions que j'ai établies, cette déclaration de décision répond comme il
se doit aux préoccupations et aux intérêts des Premières Nations.

2
1 Définitions

1.1 Agence — Agence d’évaluation d’impact du Canada.

1.2 Aire du projet désigné — territoire où sont implantées les infrastructures du projet désigné,
soit la superficie occupée par le nouveau quai, la gare de triage, la cour intermodale, les
bâtiments connexes et les installations routières et ferroviaires, tel qu’identifié à la figure 1
du rapport d’évaluation environnementale.

1.3 Année de déclaration — du 1 janvier d’une année civile au 31 décembre de la même année.

1.4 Autorité compétente — autorité fédérale, provinciale ou municipale qui possède des
renseignements ou des connaissances de spécialistes ou d’experts, ou qui est responsable
de l’administration d’une loi ou d’un règlement, par rapport au sujet d’une condition
énoncée dans la présente déclaration de décision.

1.5 Conditions de référence — conditions environnementales avant de commencer la


construction du projet désigné.

1.6 Construction — phase du projet désigné au cours de laquelle l’aménagement du site (y


compris le dragage), la construction ou l’installation de toute composante du projet désigné
sont entrepris par le promoteur, y compris les périodes au cours desquelles ces activités
peuvent être suspendues momentanément.

1.7 Construction, emplacement ou chose d’importance sur le plan historique, archéologique,


paléontologique ou architectural — construction, emplacement ou chose qui a été reconnu,
selon sa valeur patrimoniale, comme étant directement associé à un ou plusieurs aspects
importants de l’histoire ou de la culture humaine.

1.8 Document — « document » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi canadienne sur


l’évaluation environnementale (2012).

1.9 Effets environnementaux — « effets environnementaux » prévus à l’article 5 de la Loi


canadienne sur l’évaluation environnementale (2012).

1.10 Environnement et Changement climatique Canada — le ministère de l’Environnement, tel


qu’il a été constitué en vertu du paragraphe 2(1) de la Loi sur le ministère de
l’Environnement.

1.11 Espèce en péril inscrite — espèce qui figure sur la Liste des espèces en péril à l’annexe 1 de
la Loi sur les espèces en péril.

1.12 Espèce exotique envahissante — végétal, animal ou micro-organisme qui est introduit hors
de son aire de répartition naturelle et dont l’établissement ou la propagation peuvent
constituer une menace pour l’environnement, l’économie ou la société.

3
1.13 Évaluation environnementale — « évaluation environnementale » au sens du
paragraphe 2(1) de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012).

1.14 Exploitation — phase du projet désigné au cours de laquelle des manœuvres d’accostage et
d’appareillage et des activités de manutention des conteneurs ont lieu au site du projet
désigné, incluant les périodes durant lesquelles ces manœuvres ou ces activités cessent
temporairement.

1.15 Fonctions des milieux humides — les processus naturels, les avantages et les valeurs
associés aux écosystèmes de milieux humides, notamment la production de ressources
renouvelables, l’habitat du poisson et des autres espèces fauniques, le stockage de carbone
organique, l’approvisionnement en eau et l’épuration de celle-ci (alimentation des eaux
souterraines, protection contre les inondations, régularisation des débits, protection contre
l’affouillement des rives), la conservation des sols et des eaux et les possibilités
touristiques, culturelles, récréatives, éducatives, scientifiques et esthétiques.

1.16 Gestion adaptative — processus planifié et systématique permettant d'améliorer


continuellement les pratiques de gestion environnementale en acquérant des
connaissances sur leurs résultats.

1.17 Habitat du poisson — « habitat » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les pêches.

1.18 Habitat essentiel — « habitat essentiel » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les
espèces en péril.

1.19 Hydropériode — la durée des variations en intensité et en fréquence des niveaux d’eau d’un
plan d’eau ou milieu humide donné.

1.20 Jours — jours civils.

1.21 Mesures d’atténuation — « mesures d’atténuation » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi


canadienne sur l’évaluation environnementale (2012).

1.22 Milieu humide — terre saturée d’eau assez longtemps pour que s’installent des sols
hydromorphes, une végétation hydrophile et diverses sortes d’activités biologiques
adaptées au milieu humide et tel que défini plus en profondeur dans le Système de
classification des terres humides du Canada.

1.23 Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques — le


Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, tel que désigné
dans la Loi sur le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et
par le Décret 1280‐2018 du 18 octobre 2018.

1.24 Ministère de la Culture et des Communications — le Ministère de la Culture et des


Communications, tel que désigné dans la Loi sur le ministère de la Culture et des
Communications.

4
1.25 Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs — le Ministère de l’Énergie et des Ressources
naturelles, tel que désigné dans la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la
Faune et par le Décret 1290‐2018 du 18 octobre 2018.

1.26 Oiseau migrateur — « oiseau migrateur » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi de 1994 sur
la convention concernant les oiseaux migrateurs.

1.27 Parcs Canada — l’Agence Parcs Canada constituée en vertu de l’article 3 de la Loi sur
l’Agence Parcs Canada.

1.28 Partie potentiellement affectée — une partie ainsi définie par le promoteur en vertu de la
condition 9.1.

1.29 Pêches et Océans Canada — le ministère des Pêches et des Océans, tel qu’il a été constitué
en vertu du paragraphe 2(1) de la Loi sur le ministère des Pêches et des Océans.

1.30 Personne qualifiée — une personne qui, en raison de sa formation, de son expérience et de
ses connaissances pertinentes sur un sujet en particulier (qui peut comprendre les
connaissances collectives et les connaissances autochtones), fournit au promoteur un avis
dans son domaine d’expertise.

1.31 Plan compensatoire — « plan compensatoire » tel que décrit à l’annexe 1 du Règlement sur
les autorisations relatives à la protection du poisson et de son habitat.

1.32 Poisson — « poisson » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les pêches.

1.33 Programme de suivi — « programme de suivi » au sens du paragraphe 2(1) de la Loi


canadienne sur l’évaluation environnementale (2012).

1.34 Projet désigné — le projet d'agrandissement du terminal portuaire de Contrecœur tel qu’il
est décrit aux sections 2.3 et 2.4 du rapport d’évaluation environnementale.

1.35 Promoteur — Administration portuaire de Montréal et ses successeurs ou ayants droit.

1.36 Rapport d’évaluation environnementale — rapport préparé par l’Agence d’évaluation


d’impact du Canada (numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation d’impact) en vertu
du paragraphe 25 (2) de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012).

1.37 Remise en état progressive — remise en état qui est réalisée par le promoteur
simultanément avec toutes les phases du projet désigné et qui vise à progressivement
retourner toute zone perturbée physiquement à un état aussi proche que possible des
conditions de référence, dès que possible après la perturbation.

1.38 Ressources naturelles Canada — ministère des Ressources naturelles, tel qu'il a été
constitué en vertu du paragraphe 3(1) de la Loi sur le ministère des Ressources naturelles.

1.39 Santé Canada — le ministère de la Santé, tel qu’il a été constitué en vertu du
paragraphe 2(1) de la Loi sur le ministère de la Santé.

5
1.40 Surveillance — l’observation des effets environnementaux du projet désigné effectuée dans
le cadre d’un programme de suivi énoncé dans la présente déclaration de décision afin de
vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et/ou juger de l’efficacité de toute
mesure d’atténuation.

1.41 Territoire de l’Administration portuaire de Montréal — ensemble des terrains sous la


gestion de l'Administration portuaire de Montréal à Contrecœur, incluant le littoral, tel
qu’identifié à la figure 1 du rapport d’évaluation environnementale.

1.42 Valeur patrimoniale — importance esthétique, historique, scientifique, culturelle, sociale


ou spirituelle pour les générations passées, présentes et à venir.

Conditions

Ces conditions sont établies uniquement aux fins de la déclaration de décision émise en vertu de la Loi
canadienne sur l’évaluation environnementale (2012). Elles ne libèrent pas le promoteur de l’obligation
de se conformer aux autres exigences législatives ou légales des gouvernements fédéral, provincial ou
local. La présente déclaration de décision ne doit en aucun cas être interprété de manière à diminuer, à
accroître, ou avoir une incidence sur ce qui est requis du promoteur pour se conformer à toutes les
exigences législatives ou légales applicables.

2 Conditions générales

2.1 Le promoteur, durant toutes les phases du projet désigné, veille à ce que les mesures qu’il
prend pour satisfaire aux conditions énoncées dans la présente déclaration de décision
soient étudiées avec soin et prudence, favorisent le développement durable, s’inspirent des
meilleures informations et connaissances disponibles, incluant les connaissances des
collectivités et les connaissances autochtones, soient fondées sur des méthodes et des
modèles qui sont reconnus par des organismes de normalisation et soient mises en œuvre
par des personnes qualifiées. Il veille également à appliquer les meilleures technologies
réalisables sur le plan économique.

2.2 Le promoteur, lorsqu’il réalise le projet désigné, le réalise tel que décrit à la condition 1.34
de la présente déclaration de décision.

2.3 Le promoteur veille à ce que les mesures qu’il prend pour satisfaire aux conditions
énoncées dans la présente déclaration de décision soient cohérentes avec tout programme
de rétablissement et mesure applicable pour les espèces en péril inscrites.

Consultation

2.4 Lorsque la consultation est une exigence d’une condition énoncée dans la présente
déclaration de décision, le promoteur :

2.4.1 remet aux parties consultées un avis écrit les informant des occasions qu’elles
auront de présenter leurs points de vue et renseignements sur l’objet de la
consultation;

6
2.4.2 fournit à chacune des parties consultées toute l’information disponible et
pertinente sur la portée et l’objet de la consultation ainsi qu’un délai convenu
avec les parties consultées, mais d’au minimum 15 jours, pour soumettre leurs
points de vue et renseignements;
2.4.3 tient compte, de façon impartiale, des points de vue et renseignements
présentés par les parties consultées par rapport à l’objet de la consultation;
2.4.4 informe en temps opportun chacune des parties consultées de la façon dont le
promoteur a considéré les points de vue et renseignements reçus, y compris les
raisons pour lesquelles ces derniers ont été intégrés ou pas.
2.5 Lorsque la consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté
autochtone d'Odanak et de Wôlinak ou la Nation huronne-wendat est une exigence d’une
condition énoncée dans la présente déclaration de décision, le promoteur communique
avec chaque Nation afin de convenir avec elle de la manière de satisfaire aux exigences de
la consultation énoncées dans la condition 2.4, incluant les méthodes de communication
des avis, le type d’information et le délai pour la présentation des commentaires, le
processus relatif à la prise en compte de façon impartiale par le promoteur de tous les
points de vue et renseignements présentés sur l’objet de la consultation et la période ainsi
que le moyen utilisé pour informer la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat de la façon
dont leurs points de vue et renseignements ont été pris en compte par le promoteur.

Suivi et gestion adaptative

2.6 Lorsqu’un programme de suivi est une exigence d’une condition énoncée dans la présente
déclaration de décision, le promoteur détermine dans le cadre de l’élaboration de chaque
programme de suivi et en consultation avec les parties consultées pour l’élaboration du
programme de suivi, les renseignements suivants :

2.6.1 la méthode, l’emplacement, la fréquence, le moment et la durée des activités de


surveillance associées au programme de suivi;
2.6.2 la portée, le contenu et la fréquence de production de rapport sur les résultats
du programme de suivi;
2.6.3 la fréquence à laquelle le programme de suivi doit être mis à jour, à moins
d’obligation contraire incluse dans les conditions;
2.6.4 les niveaux de changements environnementaux par rapport aux conditions de
référence établies qui feraient en sorte que le promoteur doive mettre en œuvre
des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires, y compris les cas où le
promoteur pourrait être obligé de cesser les activités reliées au projet désigné;
2.6.5 les mesures d’atténuation réalisables sur les plans technique et économique à
être mises en œuvre par le promoteur si les activités de surveillance effectuées
dans le cadre du programme de suivi indiquent que les niveaux de changements
environnementaux visés à la condition 2.6.4 ont été atteints ou dépassés.
2.7 Le promoteur met à jour les renseignements visés à la condition 2.6 pendant la mise en
œuvre de chaque programme de suivi, au minimum à la fréquence déterminée

7
conformément à la condition 2.6.3, et en consultation avec les parties consultées pour
l’élaboration de chaque programme de suivi.

2.8 Le promoteur soumet les programmes de suivi visés aux conditions 3.34 à 3.40, 4.6, 5.10,
6.19 à 6.22, 7.7, 7.13 à 7.16, 8.2 et 10.10, y compris les renseignements déterminés pour
chaque programme de suivi conformément à la condition 2.6, à l’Agence et aux parties
consultées pour l’élaboration de chaque programme de suivi avant la mise en œuvre de
chaque programme de suivi. Le promoteur soumet à l’Agence et aux parties consultées
pour l’élaboration de chaque programme de suivi toute mise à jour subséquente faite
conformément à la condition 2.7 dans les 30 jours suivant la mise à jour du programme de
suivi.

2.9 Lorsqu’un programme de suivi est une exigence d’une condition énoncée dans la présente
déclaration de décision, le promoteur :

2.9.1 met en œuvre le programme de suivi conformément aux renseignements


déterminés conformément à la condition 2.6;
2.9.2 entreprend une surveillance et une analyse pour vérifier la justesse de
l’évaluation environnementale relativement à cette condition et/ou juger de
l’efficacité de toute mesure d’atténuation;
2.9.3 détermine si des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires d’après la surveillance et l’analyse réalisées conformément à la
condition 2.9.2;
2.9.4 si des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont nécessaires
conformément à la condition 2.9.3, élabore et met en œuvre ces mesures en
temps opportun et les surveille conformément à la condition 2.9.2. Le promoteur
informe l’Agence, dans les 24 heures, de toute mesure d’atténuation modifiée ou
supplémentaire mise en œuvre. Si le promoteur met en œuvre toute mesure
d’atténuation supplémentaire ou modifiée n’ayant pas d’abord été présentée à
l’Agence conformément à la condition 2.8, le promoteur fournit à l’Agence une
description détaillée de ces mesures dans les sept jours suivant leur mise en
œuvre;
2.9.5 fait rapport des résultats du programme de suivi à l’Agence, au plus tard le
31 mars suivant l’année de déclaration durant laquelle le programme de suivi est
mis en œuvre et, conformément aux renseignements déterminés conformément
à la condition 2.6.2, aux parties consultées pour l’élaboration du programme de
suivi.
2.10 Lorsque la consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté
autochtone d'Odanak et de Wôlinak ou la Nation huronne-wendat est une exigence d’un
programme de suivi, le promoteur discute du programme de suivi avec chaque Nation et
détermine, en consultation avec chacune d’elle, des occasions de participation à la mise en
œuvre du programme de suivi, y compris entreprendre de la surveillance, évaluer et
rapporter les résultats du programme de suivi et déterminer si des mesures d’atténuation
modifiées ou supplémentaires sont requises, conformément à la condition 2.9.

8
Rapports annuels

2.11 À compter de l’année de déclaration au cours de laquelle le ministre émet la déclaration de


décision, le promoteur prépare un rapport annuel comprenant, pour cette année de
déclaration :

2.11.1 les activités entreprises par le promoteur pour respecter chacune des conditions
énoncées dans la présente déclaration de décision;
2.11.2 la façon dont le promoteur a satisfait à la condition 2.1;
2.11.3 pour les conditions énoncées dans la présente déclaration de décision pour
lesquelles une consultation est exigée, la façon dont le promoteur a pris en
compte tout point de vue et renseignement reçu par le promoteur pendant ou à
la suite de la consultation;
2.11.4 les renseignements visés aux conditions 2.6 et 2.7 pour chaque programme de
suivi;
2.11.5 un sommaire des résultats des programmes de suivi visés aux conditions 3.34 à
3.40, 4.6, 5.10, 6.19 à 6.22, 7.7, 7.13 à 7.16, 8.2 et 10.10;
2.11.6 pour tout plan qui est une exigence d’une condition énoncée dans la présente
déclaration de décision qui exige un plan, toute mise à jour faite au plan;
2.11.7 toute mesure d’atténuation modifiée ou supplémentaire mise en œuvre par le
promoteur ou qu’il propose de mettre en œuvre, conformément à la
condition 2.9;
2.11.8 tout changement au projet désigné pour lequel le promoteur a déterminé que les
conditions 2.16 et 2.17 ne s’appliquaient pas, y compris une justification de cette
détermination, et tout changement au projet désigné pour lequel le promoteur a
déterminé que les conditions 2.16 et 2.17 s’appliquaient.
2.12 Le promoteur présente à l’Agence le rapport annuel visé à la condition 2.11, y compris un
résumé du rapport dans les deux langues officielles, au plus tard le 31 mars suivant l’année
de déclaration sur laquelle porte le rapport.

Partage de l’information

2.13 Le promoteur publie sur Internet, ou sur tout autre support largement accessible au grand
public, les rapports annuels et les résumés visés aux conditions 2.11 et 2.12, le plan de
capture et de relocalisation pour l’obovarie olivâtre (Obovaria olivaria) visé à la condition
3.20, le plan de compensation pour les herbiers visé à la condition 3.21, le plan
compensatoire visé à la condition 3.22, le plan de compensation pour les oiseaux
aquatiques visé à la condition 4.4, le plan compensation pour les milieux humides visé à la
condition 5.2, le protocole de réception des plaintes relatives au bruit et aux vibrations et à
la qualité de l’air visé à la condition 7.2 (y compris les rapports trimestriels visés à la
condition 7.2.4), le plan de communication visé à la condition 9.2, le protocole de liaison
avec la collectivité visé à la condition 9.3, les rapports reliés aux accidents et aux
défaillances visés aux conditions 11.5.4 et 11.5.5, le plan de communication pour les
accidents et les défaillances visé à la condition 11.6, les calendriers de mise en œuvre visés
à la condition 12.1 et 12.2 et toute mise à jour ou modification des documents ci-dessus,

9
après la présentation de ces documents aux parties visées dans les conditions respectives.
Le promoteur conserve ces documents et les rend accessibles au public pendant une
période de 15 ans suivant leur publication. Le promoteur informe l’Agence, les parties
visées dans les conditions respectives, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat de la
disponibilité de ces documents dans les 48 heures suivant leur publication.

2.14 Lorsque l’élaboration d’un plan est une exigence d’une condition énoncée dans la présente
déclaration de décision, le promoteur soumet le plan définitif à l’Agence avant le début de
la construction, à moins d’obligation contraire incluse dans la condition.

Changement de promoteur

2.15 Le promoteur avise par écrit l’Agence, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat au plus
tard 30 jours après le jour où a été effectué un transfert de propriété, de la garde, du
contrôle ou de la gestion du projet désigné, en tout ou en partie.

Changement au projet désigné

2.16 Le promoteur consulte la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté


autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les autorités
compétentes avant de notifier l’Agence, conformément à la condition 2.17, de toute
modification potentielle au projet désigné.

2.17 Le promoteur informe par écrit l’Agence de toute modification potentielle au projet
désigné susceptible d’entraîner une modification à la description du projet désigné
contenue dans la présente déclaration de décision ou susceptible d’entraîner des effets
environnementaux négatifs. Dans sa notification à l’Agence, le promoteur décrit les
modifications au projet désigné, les effets environnementaux négatifs prévus ainsi que les
mesures d’atténuation proposées et les exigences de suivi à mettre en œuvre par le
promoteur relativement aux effets environnementaux négatifs prévus. Le promoteur décrit
également les résultats de la consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke,
la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les
autorités compétentes.

3 Poisson et habitat du poisson

3.1 Le promoteur réalise les travaux de construction dans le milieu aquatique en dehors de la
période de croissance des herbiers et de leur utilisation pour l’alimentation du chevalier
cuivré (Moxostoma hubbsi). Le promoteur détermine, à la satisfaction de Pêches et Océans
Canada, les dates du début et de fin de ces périodes pour toute année durant laquelle des
travaux de construction ont lieu et avise l’Agence de ces dates avant d’entreprendre ces
travaux.

3.2 Le promoteur réalise le dragage requis pour la construction en utilisant une ou des
méthode(s) de dragage de moindre impact afin de réduire les émissions de matières en
suspension dans la colonne d’eau et de réduire les dépositions de sédiments dans les
herbiers submergés situés en aval du projet désigné. Le promoteur présente les

10
informations suivantes à l’Agence et aux autorités compétentes avant la construction, ainsi
que toute mise à jour de cette information durant le dragage :

3.2.1 le volume total de sédiments qui seront dragués;


3.2.2 la ou les méthode(s) de dragage approuvée(s) par Pêches et Océans Canada, y
compris, si plus d’une méthode est approuvée, les zones dans lesquelles chaque
méthode sera utilisée et le calendrier de dragage pour chaque zone;
3.2.3 comment la ou les méthode(s) de dragage visée(s) à la condition 3.2.2
permettra(ont) de rencontrer les exigences techniques, économiques et
environnementales du projet désigné et les critères de dragage établis durant
l’évaluation environnementale tout en minimisant les taux d’accumulation des
sédiments dans les herbiers submergés;
3.2.4 les méthodes de gestion des sédiments dragués et de gestion des eaux résultant
des sédiments draguées élaborées en consultation avec les autorités
compétentes qui seront mises en œuvre par le promoteur compte tenu de la ou
des méthode(s) visée(s) à la condition 3.2.2.
3.3 Le promoteur délimite, avant le dragage requis pour la construction, les aires dans le milieu
aquatique à l’intérieur desquelles l’accès est interdit, sauf si requis pour des raisons de
sécurité, et exige et s’assure que toute personne associée au projet désigné respecte cette
interdiction. Entre autres, le promoteur délimite le périmètre de tous les herbiers
submergés situés entre le terminal projeté et le terminal existant à l’aide de bouées.

3.4 Le promoteur délimite, avant la construction, le périmètre de toutes les zones dans
lesquelles le dragage requis pour la construction sera entrepris. Le promoteur n’entreprend
pas de dragage à l’extérieur de ces zones, sauf si requis pour des raisons de sécurité, et
exige et s’assure que toute personne associée au projet désigné respecte cette interdiction.

3.5 Si le promoteur utilise le dragage hydraulique pour réaliser en tout ou en partie le dragage
requis pour la construction, le promoteur opte pour une méthode de dragage hydraulique
ayant une puissance sonore la plus faible réalisable sur le plan technique. Au moment où le
promoteur choisit la ou les méthode(s) de dragage, le promoteur présente à l’Agence une
justification expliquant comment la méthode de dragage hydraulique choisie rencontre
cette exigence et comment elle se compare aux autres méthodes existantes.

3.6 Si le promoteur ajoute des additifs pour le traitement des eaux (floculants et/ou
coagulants) à tout sédiment dragué hydrauliquement, le promoteur opte, en consultation
avec les autorités compétentes, pour un additif qui est le moins susceptible de produire des
effets environnementaux négatifs sur le poisson et l’habitat du poisson et la santé humaine.
Au moment où le promoteur choisit un additif, le promoteur présente à l’Agence une
justification expliquant comment l’additif choisi rencontre cette exigence et comment il se
compare aux autres additifs existants.

3.7 Si le promoteur utilise le dragage mécanique pour réaliser en tout ou en partie le dragage
requis pour la construction ou le dragage d’entretien, le promoteur installe, avant le début
du dragage, une bavette de transbordement, ou tout autre équipement équivalent, entre la
barge et le quai et élimine, lors du dragage ou du transport des sédiments, la surverse des
chalands.

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3.8 Le promoteur réalise, avant la construction et en consultation avec les autorités
compétentes, des tests pour bonifier les méthodes de travail (notamment la gestion des
sédiments dragués dans le cadre du projet désigné) de manière à atténuer les effets
environnementaux négatifs sur le poisson et l’habitat du poisson. Le promoteur présente à
l’Agence, avant la construction, les résultats des tests, incluant une justification expliquant
comment le promoteur tiendra compte de ces résultats lors de l’élaboration et la mise en
œuvre de toute composante ou activité du projet désigné associée à la gestion des
sédiments dragués. Dans le cadre de la réalisation des tests, le promoteur valide
notamment :

3.8.1 les concentrations de chaux et les périodes d’assèchement nécessaires à


l’obtention des valeurs de cohésion requises afin d’assurer la stabilité à long
terme des ouvrages associés à la gestion des sédiments dragués;
3.8.2 les concentrations de matières en suspension et les contaminants susceptibles de
se retrouver dans les eaux d’assèchement et de ruissellement des zones de
gestion des sédiments et le procédé de traitement nécessaire pour que les eaux
d’assèchement et de ruissellement rencontrent les normes applicables de qualité
de l’eau.
3.9 Le promoteur élabore et met en œuvre des mesures de gestion des eaux de chantier et de
ruissellement afin de prévenir l’érosion dans l’aire du projet désigné et de limiter l’apport
de matières en suspension vers le milieu aquatique, y compris le fleuve Saint-Laurent. Le
promoteur tient compte des périodes de crues, des périodes de fortes précipitations et des
périodes de gel lorsqu’il élabore et met en œuvre les mesures, et entretient ces mesures
régulièrement pour pouvoir réparer toute mesure endommagée aussitôt que
techniquement réalisable. Parmi ces mesures, le promoteur :

3.9.1 installe, dès le début de la construction, et maintient, selon l’avancement des


travaux de construction, un système de drainage pour les eaux de ruissellement;
3.9.2 aménage des bassins de rétention permanents et des bassins de sédimentation
temporaires;
3.9.3 installe des séparateurs hydrodynamiques, ou tout autre équipement équivalent,
aux points de rejets vers le réseau hydrique;
3.9.4 déploie des barrières à sédiments, ou tout autre équipement équivalent, sur une
distance suffisante et aux endroits jugés nécessaires, notamment le long des
cours d’eau et fossés, en périphérie des aires de travail, au bas des talus et
autour des piles de matières non consolidées, de manière à capter toutes les
eaux de ruissellement durant toutes les phases du projet désigné.
3.10 Le promoteur minimise l’étendue du déboisement, y compris le déboisement de part et
d’autre de la ligne des hautes eaux, et de toute autre activité requise pour l’aménagement
du site du projet désigné à l’étendue la plus faible réalisable sur le plan technique. Le
promoteur présente à l’Agence, avant la construction, une justification expliquant
comment l’étendue prévue pour ces activités rencontre cette exigence. Le promoteur
conserve le couvert végétal de l’aire du projet désigné le plus longtemps possible.

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3.11 Le promoteur ne rejette aucun matériau, rebut ou débris à l’intérieur de la ligne des hautes
eaux, notamment en installant des dispositifs de retenue, et retire immédiatement tout
matériau, rebut ou débris déposé accidentellement à l’intérieur de la ligne des hautes eaux.

3.12 Le promoteur entrepose toute pile de matières non consolidées à au moins 30 mètre de
tout plan d’eau, à moins que ces matières soient utilisées pour la consolidation du site et,
dans ce cas, qu’elles soient stabilisées.

3.13 Le promoteur maintient une bande végétale le long de tout plan d’eau situé sur le territoire
de l’Administration portuaire de Montréal, à l’exception des emplacements des
composantes requises pour le projet désigné (y compris les mesures de contrôle de
l’érosion et de la sédimentation). Le promoteur tient compte de la Politique de protection
des rives, du littoral et des plaines inondables du Québec lorsqu’il établit et maintient la
bande végétale. Le promoteur effectue des travaux ou des activités à l’intérieur de la bande
végétale seulement si cela est nécessaire pour des raisons de sécurité ou pour mettre en
œuvre et maintenir toute composante du projet désigné.

3.14 Le promoteur procède au lavage des bétonnières à l’extérieur du territoire de


l’Administration portuaire de Montréal, dans un endroit autorisé, sauf si cela n’est pas
réalisable sur les plans technique ou économique. Si le lavage des bétonnières doit avoir
lieu sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal, le promoteur met en œuvre
des mesures pour éviter que les eaux de lavage n’entrent dans le milieu aquatique,
notamment en les neutralisant avant de les rejeter dans le réseau de drainage ou, si elles
ne peuvent être neutralisées, en les disposant à l’extérieur du territoire de l’Administration
portuaire de Montréal, dans un endroit autorisé. Le promoteur neutralise également les
eaux de cure alcalines issues des travaux de bétonnage avant leur rejet dans le milieu
aquatique dans un endroit autorisé sur le site du projet désigné ou hors site.

3.15 Le promoteur stabilise tout ouvrage ou aménagement temporaire requis pour la


construction et situé en bordure ou en aval de tout plan d’eau afin qu’il résiste aux crues
susceptibles de survenir durant la construction.

3.16 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre des mesures pour stabiliser,
lors de tout arrêt temporaire planifié de la construction, les sols dénudés qui présentent un
risque d’érosion et de transport des matières en suspension vers le milieu aquatique sur le
territoire de l’Administration portuaire de Montréal. Ce faisant, le promoteur :

3.16.1 tient compte des conditions du territoire de l’Administration portuaire de


Montréal, de la durée possible ces arrêts et des périodes de l’année durant
lesquelles ces arrêts peuvent survenir lorsqu’il élabore les mesures de
stabilisation;
3.16.2 présente les mesures de stabilisation à l’Agence avant la construction et indique
comment il a tenu compte des critères visés à la condition 3.16.1 lors de
l’élaboration de ces mesures;
3.16.3 met en œuvre les mesures de stabilisation dès l’arrêt de la construction et
s’assure de leur fonctionnement et de leur efficacité durant toute la durée de
l’arrêt.

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3.17 Pour le remblayage de l’arrière-quai associé au projet désigné, le promoteur :

3.17.1 gère les eaux provenant de l’intérieur de la zone d’arrière-quai avant qu’elles ne
soient rejetées dans le milieu aquatique afin de limiter l’apport de matières en
suspension;
3.17.2 utilise seulement des matériaux de remblai propres exempts de sédiments fins et
autres contaminants.
3.18 Le promoteur récupère, à la satisfaction de Pêches et Océans Canada, tout poisson captif
dans toute section confinée de l’aire du projet désigné et le relocalise sans délai à
l’extérieur de la section confinée, d’une manière conforme à la Loi sur les pêches et ses
règlements et à la Loi sur les espèces en péril.

3.19 Le promoteur met en place les pieux et les palplanches nécessaires au projet désigné en
milieu aquatique de manière à atténuer les effets environnementaux négatifs sur le poisson
et l’habitat du poisson. Ce faisant, le promoteur :

3.19.1 utilise le vibrofonçage des palplanches plutôt que l’enfoncement par battage,
sauf si cela n’est pas réalisable sur le plan technique;
3.19.2 augmente la puissance de l’appareil d’enfoncement des pieux et des palplanches
de manière graduelle au début de chaque période d’enfoncement des pieux si la
période est précédée d’un arrêt des activités d’enfoncement d’au moins 20
minutes;
3.19.3 récupère les boues de forage et les dispose en milieu terrestre.
3.20 Le promoteur élabore, avant la construction et à la satisfaction de Pêches et Océans Canada
et en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de
Wôlinak, et met en œuvre un plan de capture et de relocalisation pour l’obovarie olivâtre
(Obovaria olivaria) et toute autre mulette qui pourrait être négativement affectée par la
construction. Dans le cadre de l’élaboration du plan, le promoteur élabore des mesures à
mettre en œuvre s’il détecte des mulettes exotiques durant l’inventaire pour éviter de les
propager dans un autre plan d’eau. Le promoteur présente le plan approuvé à l’Agence
avant de le mettre en œuvre. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan, le promoteur :

3.20.1 réalise, au début de chaque année durant laquelle des travaux de construction
dans le milieu aquatique ont lieu, un inventaire dans les aires du projet désigné
dans lesquelles l’obovarie olivâtre (Obovaria olivaria) et toute autre mulette qui
pourrait être négativement affectée par la construction est susceptible d’être
présente;
3.20.2 si le promoteur détecte des individus lors de tout inventaire réalisé
conformément à la condition 3.20.1, récolte ces individus et les relocalise à
l’extérieur de ces aires, dans des habitats favorables à l’espèce, avant le début
des travaux de construction dans le milieu aquatique ou, si ce sont des mulettes

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exotiques, met en œuvre les mesures incluses dans le plan pour les mulettes
exotiques.
3.21 Le promoteur élabore, avant la construction et à la satisfaction de Pêches et Océans Canada
et en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de
Wôlinak, et met en œuvre un plan de compensation visant à compenser les pertes
d’herbiers submergés constituant l’habitat essentiel pour l’alimentation des adultes de
chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi). Le promoteur présente le plan de compensation
approuvé par Pêches et Océans Canada à l’Agence avant de le mettre en œuvre.

3.21.1 Le promoteur discute, avant de mettre en œuvre le plan de compensation, avec


la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone
d'Odanak et de Wôlinak des possibilités de leur participation dans la mise en
œuvre du plan de compensation, et permet leur participation à la mise en
œuvre.
3.22 Le promoteur élabore, avant la construction et à la satisfaction de Pêches et Océans Canada
et en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de
Wôlinak, et met en œuvre un plan compensatoire lié au poisson et à son habitat. Le
promoteur présente le plan de compensation approuvé par Pêches et Océans Canada à
l’Agence avant de le mettre en œuvre.

3.22.1 Le promoteur discute, avant de mettre en œuvre le plan compensatoire, avec la


Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone
d'Odanak et de Wôlinak des possibilités de leur participation dans la mise en
œuvre du plan compensatoire, et permet leur participation à la mise en œuvre.
3.23 Pour toute mesure de compensation de l’habitat du poisson proposée dans tout plan
compensatoire visé à la condition 3.22 susceptible d’entraîner des effets environnementaux
négatifs qui n’ont pas été pris en compte dans l’évaluation environnementale, le promoteur
élabore et met en œuvre, après avoir consulté la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke,
la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et les autorités compétentes, des
mesures visant à atténuer ces effets. Le promoteur présente ces mesures à l’Agence avant
de les mettre en œuvre.

3.24 Le promoteur réaligne le Fossé Noir de manière à atténuer les effets environnementaux
négatifs du projet désigné sur le poisson et l’habitat du poisson ainsi que tout autre espèce
faunique, notamment en le réalignant dans son lit d’écoulement naturel.

3.25 Le promoteur maintient le passage des poissons dans les lits d’écoulement des ruisseaux
situés sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal, en aval des canalisations
associées au projet désigné.

3.26 Le promoteur entreprend la remise en état progressive des aires perturbées par le projet
désigné en milieu aquatique, notamment les zones perturbées par la mise en place des
canalisations et des ponceaux associés au projet désigné.

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3.27 Si le promoteur doit gérer des neiges usées sur le territoire de l’Administration portuaire de
Montréal, le promoteur aménage, dès le début de la construction, et maintient, durant la
construction et l’exploitation, un dépôt à neige de manière à respecter les normes et la
législation en vigueur, dont les dispositions relatives à la prévention de la pollution de la Loi
sur les pêches, la Loi sur la qualité de l’environnement et la Loi canadienne sur la protection
de l’environnement (1999) et en tenant compte du Guide d’aménagement des lieux
d’élimination de neige du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec et du Code de pratique : la gestion environnementale
des sels de voirie de Environnement et Changement climatique Canada.

3.28 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre, durant la construction et


l’exploitation, des mesures pour atténuer les effets environnementaux négatifs sur le
poisson et l’habitat du poisson de l’utilisation de sels de déglaçage dans le cadre du projet
désigné de manière à respecter les normes et la législation en vigueur en matière
d’entreposage des sels de voirie, notamment en entreposant les sels dans un dôme fermé.
Le promoteur présente ces mesures à l’Agence avant de les mettre en œuvre.

3.29 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre des mesures pour gérer les
sols excavés dans le cadre du projet désigné afin d’atténuer les effets environnementaux
négatifs sur le poisson et l’habitat du poisson, notamment en appliquant le principe de non-
dégradation des sols à l’ensemble des sols réutilisés et en gérant les sols qui présentent un
potentiel de contamination de manière à ce qu’ils ne constituent pas une nouvelle source
de contamination pour l’environnement. Ce faisant, le promoteur :

3.29.1 réalise, avant la construction, une caractérisation des sols situés dans l’empreinte
définitive de toutes les infrastructures construites dans le cadre du projet
désigné, incluant les sols des zones d’entreposage des sols et des sédiments;
3.29.2 compare les résultats de la caractérisation réalisée conformément à la condition
3.29.1 aux concentrations présentes dans les sols sur lesquels seront déposés les
sédiments et aux Recommandations canadiennes pour la qualité de
l’environnement et aux Standards pancanadiens relatifs aux hydrocarbures
pétroliers dans le sol du Conseil canadien des ministres de l’environnement et,
pour les sols éliminés hors-site, aux critères génériques pour les sols établis à
l’annexe 2 du Guide d’intervention – Protection des sols et réhabilitation des
terrains contaminés du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec;
3.29.3 présente à l’Agence, avant la construction, les résultats de la caractérisation
réalisée conformément à la condition 3.29.1 et les mesures élaborées par le
promoteur pour la gestion des sols caractérisés, et indique comment le
promoteur a tenu compte des comparaisons effectuées conformément à la
condition 3.29.2 lors de l’élaboration de ces mesures;
3.29.4 dispose de tout sol qui doit être éliminé hors-site dans un lieu autorisé à cet effet
et gère tout sol qui doit être entreposé temporairement sur le territoire de
l’Administration portuaire de Montréal avant d’être transporté hors-site de
manière à ce qu’il n’affecte pas négativement le milieu aquatique.

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3.30 Le promoteur maintient, durant la construction, un système de suivi des matériaux
permettant de retracer la provenance ou la destination de tout matériau requis ou généré
dans le cadre du projet désigné, notamment les sols excavés, pour s’assurer qu’il soit géré
de manière conforme aux règles et exigences applicables.

3.31 Si le promoteur doit ajouter des amendements aux sédiments pour la gestion terrestre des
sédiments, le promoteur identifie et utilise, en consultation avec Environnement et
Changement climatique Canada et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec, des amendements qui sont les moins susceptibles
d’affecter négativement les sols et les récepteurs biologiques qui pourraient être en
contact avec les sédiments amendés.

3.32 Le promoteur élabore, avant le premier dragage d’entretien requis pour le projet désigné,
un protocole de caractérisation et de gestion des sédiments qui seront dragués lors des
dragages d’entretien. Dans la cadre de l’élaboration du protocole, le promoteur :

3.32.1 identifie de quelle manière le promoteur réalisera la caractérisation in situ des


sédiments pour déterminer leurs niveaux de contamination;
3.32.2 détermine les méthodes de gestion et de disposition des sédiments, des déblais
de dragage et de l’eau d’assèchement que le promoteur pourra mettre en œuvre
lors du dragage compte tenu des résultats de la caractérisation;
3.32.3 soumet le protocole à l’Agence avant le premier dragage d’entretien.

3.33 Le promoteur réalise, avant le début de chaque période de dragage d’entretien requis pour
le projet désigné, une caractérisation des sédiments à draguer conformément au protocole
visé à la condition 3.32. Le promoteur identifie et met en œuvre les méthodes de gestion et
de disposition des sédiments, des déblais de dragage et de l’eau d’assèchement, parmi
celles élaborées conformément à la condition 3.32.2, compte tenu des résultats de la
caractérisation, pour atténuer les effets environnementaux du dragage d’entretien sur le
poisson et l’habitat du poisson.

3.34 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Pêches et Océans


Canada, Environnement et Changement climatique Canada et le ministère des Forêts, de la
Faune et des Parcs du Québec, et met en œuvre un programme de suivi afin de vérifier la
justesse de l'évaluation environnementale et de juger de l'efficacité des mesures
d'atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs sur le poisson et l’habitat
du poisson des matières en suspension générées par le dragage associé au projet désigné.
Le promoteur tient compte des Recommandations pour la gestion des matières en
suspension (MES) lors des activités de dragage du ministère de l’Environnement et de la
Lutte contre les changements climatiques du Québec et d’Environnement et Changement
climatique Canada lorsqu’il élabore et met en œuvre le programme de suivi. Dans le cadre
de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

3.34.1 vérifie, avant le début du dragage, que la courbe de corrélation entre les valeurs
de turbidité et les concentrations de matières en suspension est représentative
des conditions réelles au moment où le dragage aura lieu;

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3.34.2 surveille, de manière régulière durant le dragage, les teneurs ambiantes de
matières en suspension et les concentrations moyennes de matières en
suspension à 100 mètres et 300 mètres de la drague;
3.34.3 révise, conformément à la condition 2.7 et selon l’avancement du dragage, la
méthodologie appliquée à la surveillance visée à la condition 3.34.2 (notamment
pour le nombre, la fréquence et les temps de prélèvement des échantillons d’eau
de surface) et applique la méthodologie révisée, le cas échéant, pour toute
surveillance subséquente;
3.34.4 si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.34.2 démontrent que les
concentrations moyennes de matières en suspension augmentent par plus de
cinq milligrammes par litre par rapport aux teneurs ambiantes à 300 mètres de la
drague, élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires pour que l’augmentation n’excède pas cinq milligrammes par
litre par rapport aux teneurs ambiantes à cet endroit;
3.34.5 si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.34.2 démontrent que les
concentrations moyennes de matières en suspension augmentent par plus de 25
milligrammes par litre par rapport aux teneurs ambiantes à 100 mètres de la
drague, arrête temporairement le dragage et élabore et met en œuvre, en
consultation avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de
suivi, des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires. Le promoteur ne
reprend pas le dragage tant que les concentrations moyennes, compte tenu de la
mise en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires,
augmentent par plus de 25 milligrammes par litre par rapport aux teneurs
ambiantes à cet endroit. Le promoteur avise l’Agence aussitôt que
techniquement réalisable de tout arrêt temporaire du dragage.
3.35 Le promoteur élabore, avant la construction et à la satisfaction de Pêches et Océans Canada
et en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de
Wôlinak et la Nation huronne-wendat, un programme de suivi afin de vérifier la justesse de
l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation
relativement aux effets environnementaux négatifs du dragage requis pour la construction
du projet désigné et du dragage d’entretien sur les herbiers submergés. Le promoteur met
en œuvre le programme de suivi durant la construction et pour au moins 20 ans suivant le
début de l’exploitation. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le
promoteur :

3.35.1 surveille, annuellement durant les cinq premières années de surveillance, les
herbiers submergés délimités conformément à la condition 3.3;
3.35.2 avant la fin de la cinquième année de surveillance, révise, d’après les résultats de
la surveillance visée à la condition 3.35.1 et conformément à la condition 2.7, la
fréquence à laquelle la surveillance subséquente doit avoir lieu et, si le
promoteur détermine qu’une fréquence plus basse peut être appliquée pour
toute surveillance subséquente, applique cette fréquence révisée pour la
surveillance subséquente;

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3.35.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.35.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs sur les herbiers
submergés afin de préserver la qualité de l’habitat;
3.35.4 avant la fin de la vingtième année d’exploitation, détermine, en consultation
avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de suivi et d’après
les résultats de la surveillance visée à la condition 3.35.1 ou 3.35.2, si de la
surveillance supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est
requise, le promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la
condition 2.7 et met en œuvre les exigences du programme de suivi
supplémentaires.
3.36 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Pêches et Océans
Canada, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation
huronne-wendat, un programme de suivi afin de vérifier la justesse de l’évaluation
environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux
effets environnementaux négatifs du projet désigné sur le poisson et l’habitat du poisson.
Le promoteur met en œuvre le programme de suivi durant la construction et pour au moins
20 ans suivant la fin de la construction. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme
de suivi, le promoteur :

3.36.1 surveille l’utilisation par les différentes espèces de poisson des ruisseaux et du
littoral du territoire de l’Administration portuaire de Montréal;
3.36.2 met à jour, tous les cinq ans, le programme de suivi conformément à la condition
2.7 et applique à la surveillance subséquente tout renseignement visé à la
condition 2.6 révisé;
3.36.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.36.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs sur le poisson et
l’habitat du poisson;
3.36.4 avant la fin de la vingtième année suivant la fin de la construction, détermine, en
consultation avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de
suivi et d’après les résultats de la surveillance visée à la condition 3.36.1, si de la
surveillance supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est
requise, le promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la
condition 2.7 et met en œuvre les exigences du programme de suivi
supplémentaires.
3.37 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Pêches et Océans
Canada, Environnement et Changement climatique Canada et le ministère de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, un
programme de suivi afin de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger
de l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux
négatifs sur le poisson et l’habitat du poisson des changements au régime

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hydrosédimentaire et hydrodynamique causés par la construction du quai et le dragage
requis pour la construction. Le promoteur met en œuvre le programme de suivi durant au
moins trois ans suivant la fin de la construction du quai et la fin du dragage. Dans le cadre
de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

3.37.1 surveille la vitesse des courants, la turbidité et le degré d’érosion dans le secteur
entre le nouveau quai et le quai existant à l’aide d’équipement approprié et en
fonction du type de substrat présent;
3.37.2 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.37.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs sur le poisson et
l’habitat du poisson des changements au régime hydrosédimentaire et
hydrodynamique;
3.37.3 avant la fin de la troisième année suivant la fin de la construction du quai et la fin
du dragage, détermine, en consultation avec les parties consultées pour
l’élaboration du programme de suivi et d’après les résultats de la surveillance
visée à la condition 3.37.1, si de la surveillance supplémentaire est requise. Si de
la surveillance supplémentaire est requise, le promoteur met à jour le
programme de suivi conformément à la condition 2.7 et met en œuvre les
exigences du programme de suivi supplémentaires.
3.38 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec l’Agence spatiale
canadienne, Services publics et Approvisionnement Canada, Environnement et
Changement climatique Canada, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat, un
programme de suivi afin de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger
de l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux
négatifs de l’érosion des berges dans la zone d’influence du projet désigné sur le poisson et
l’habitat du poisson et sur les espèces en péril et leur habitat. Le promoteur met en œuvre
le programme de suivi durant la construction et pour au moins 20 ans suivant le début de
l’exploitation. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

3.38.1 surveille, annuellement durant la construction et pour au moins cinq ans suivant
le début de l’exploitation, à des sites situés dans la zone d’influence du projet
désigné, dont les rives de la Réserve nationale de faune des îles de Contrecœur,
et à des sites témoins sur lesquels le projet désigné ne devrait pas avoir d'effet,
l’évolution temporelle de l’environnement riverain, notamment la turbidité, la
ligne de rivage, l’évolution des herbiers submergés, des marais et de la
végétation terrestre et l’utilisation du sol, et augmente l’information recueillie
sur le terrain avec de l’information complémentaire obtenue au moyen des
technologies d’observation de la terre;
3.38.2 avant la fin de la cinquième année d’exploitation, et à tous les cinq ans par la
suite, met à jour le programme de suivi conformément à la condition 2.7 et met
en œuvre les exigences révisée du programme de suivi jusqu’à la fin de la
vingtième année d’exploitation, notamment en effectuant de la surveillance

20
annuellement. Dans le cadre de la mise à jour du programme de suivi, le
promoteur détermine de quelle manière l’information recueillie sur le terrain
peut être augmentée avec de l’information complémentaire obtenue au moyen
de technologies semblables ou comparables aux technologies d’observation de la
terre visée à la condition 3.38.1;
3.38.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires qui sont sous le contrôle du promoteur si les résultats de la
surveillance et l’information complémentaire visées aux conditions 3.38.1 et
3.38.2 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires, notamment des mesures de protection pour les zones
sensibles, sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs
de l’érosion des berges dans la zone d’influence du projet désigné sur le poisson
et l’habitat du poisson et sur les espèces en péril et leur habitat;
3.38.4 avant la fin de la vingtième année d’exploitation, détermine, en consultation
avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de suivi et d’après
les résultats de la surveillance visée aux conditions 3.38.1 et 3.38.2, si de la
surveillance supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est
requise, le promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la
condition 2.7 et met en œuvre les exigences du programme de suivi
supplémentaires.
3.39 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Pêches et Océans
Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Santé Canada, le ministère de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, la Première
Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la
Nation huronne-wendat, et met en œuvre un programme de suivi afin de vérifier la justesse
de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation
relativement aux effets environnementaux négatifs des effluents des bassins de
sédimentation et de rétention associés au projet désigné sur le poisson et l’habitat du
poisson et sur les espèces en péril et leur habitat. Dans la cadre de l’élaboration du
programme de suivi, le promoteur identifie les contaminants qui feront l’objet de la
surveillance. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

3.39.1 surveille, durant la construction, la qualité des effluents des bassins de


sédimentation et des bassins de rétention;
3.39.2 surveille, durant l’exploitation, la qualité des effluents des bassins de rétention;
3.39.3 révise, tous les deux ans et conformément à la condition 2.7, la méthodologie
appliquée à la surveillance visée aux conditions 3.39.1 et 3.39.2 (notamment la
fréquence d’échantillonnage) et applique la méthodologie révisée, le cas
échéant, pour la surveillance subséquente;
3.39.4 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.39.1 ou
3.39.2 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires
sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des
effluents des bassins de sédimentation et de rétention sur le poisson et l’habitat
du poisson et sur les espèces en péril et leur habitat.

21
3.40 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Pêches et Océans
Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Santé Canada, le ministère de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, la Première
Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la
Nation huronne-wendat, et met en œuvre un programme de suivi afin de vérifier la justesse
de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation
relativement aux effets environnementaux négatifs des changements à la qualité de l’eau
de surface causés par le projet désigné dans les cours d’eau et fossés en amont et aval de
l’aire de projet désigné sur le poisson et l’habitat du poisson et sur les espèces en péril et
leur habitat. Dans la cadre de l’élaboration du programme de suivi, le promoteur identifie
les contaminants qui feront l’objet de la surveillance. Dans le cadre de la mise en œuvre du
programme de suivi, le promoteur :

3.40.1 surveille, durant la construction et l’exploitation, la qualité de l’eau de surface;


3.40.2 révise, tous les deux ans et conformément à la condition 2.7, la méthodologie
appliquée à la surveillance visée à la condition 3.40.1 (notamment pour la
fréquence d’échantillonnage) et applique la méthodologie révisée, le cas
échéant, pour la surveillance subséquente;
3.40.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 3.40.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des
changements à la qualité de l’eau de surface causés par le projet désigné sur le
poisson et l’habitat du poisson et sur les espèces en péril et leur habitat.
3.41 Le promoteur met en œuvre des mesures pour sensibiliser les opérateurs de navires
desservant le projet désigné à l’importance d’observer les réductions volontaires de la
vitesse des navires en vigueur entre Sorel-Tracy et Contrecoeur.

3.42 Le promoteur exige et s’assure que les navires qui desservent le projet désigné se procure
les services d’au moins un remorqueur pour les manœuvres d’accostage et d’appareillage.

3.43 Le promoteur participe, à la demande d’une autorité compétente, à toute initiative


régionale touchant à la contribution du projet désigné aux effets environnementaux
cumulatifs sur le chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) que la réalisation du projet désigné,
combinée à celle d’autres activités concrètes, passées ou futures, est susceptible de causer,
dans l’éventualité où il y aurait une telle initiative durant la construction ou l’exploitation
du projet désigné.

3.43.1 Le promoteur met en œuvre toute mesure d’atténuation réalisable sur les plans
technique et économique ou programme de suivi identifié par l’entremise de
toute initiative régionale visée à la condition 3.43 et qui est sous sa
responsabilité.
3.44 Le promoteur participe, à la demande d’une autorité compétente, à toute initiative
régionale touchant à la contribution du projet désigné aux effets environnementaux
cumulatifs de l’érosion des berges sur le poisson et l’habitat du poisson et sur les espèces
en péril et leur habitat que la réalisation du projet désigné, combinée à celle d’autres

22
activités concrètes, passées ou futures, est susceptible de causer, dans l’éventualité où il y
aurait une telle initiative durant la construction ou l’exploitation du projet désigné.

3.44.1 Le promoteur met en œuvre toute mesure d’atténuation réalisable sur les plans
technique et économique ou programme de suivi identifié par l’entremise de
toute initiative régionale visée à la condition 3.44 et qui est sous sa
responsabilité.

4 Oiseaux (incluant les oiseaux migrateurs)

4.1 Le promoteur réalise le projet désigné de manière à protéger les oiseaux migrateurs et à
éviter de les blesser, les tuer ou de les perturber ou encore de détruire, de perturber ou de
prendre leurs nids ou leurs œufs. À cet égard, le promoteur respecte les Lignes directrices
en matière d’évitement d’Environnement et Changement climatique Canada afin de réduire
le risque pour les oiseaux migrateurs. Les mesures que le promoteur met en œuvre dans le
cadre de la réalisation du projet désigné sont conformes à la Loi de 1994 sur la convention
concernant les oiseaux migrateurs, au Règlement sur les oiseaux migrateurs et à la Loi sur
les espèces en péril.

4.2 En référence aux oiseaux autres que les oiseaux migrateurs, le promoteur n’entreprend
aucune activité associée au projet désigné qui pourrait nuire à leur nidification afin d’éviter
la destruction de nids, d’œufs ou d’oisillons. Ce faisant, le promoteur :

4.2.1 détermine les dates des périodes de nidification pour toute année durant
laquelle des activités associées au projet désigné pouvant nuire à la nidification
des oiseaux sont effectuées et présente ces dates, y compris une justification
pour ces dates, à l’Agence avant d’effectuer toute activité;
4.2.2 s’il n’est pas réalisable sur le plan technique d’effectuer toute activité qui
pourrait nuire à la nidification à l’extérieur des périodes de nidification
déterminées conformément à la condition 4.2.1 au cours d’une année donnée,
présente une justification à l’Agence et élabore et met en œuvre des mesures
d’atténuation additionnelles pour éviter les effets négatifs sur les oiseaux durant
la nidification. Le promoteur présente ces mesures à l’Agence avant de les
mettre en œuvre.
4.3 Le promoteur installe, avant la construction et en consultation avec Environnement et
Changement climatique Canada et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du
Québec, des nichoirs artificiels sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal
pour compenser la perte des sites de nidifications pour l’hirondelle de rivage (Riparia
riparia) à l’emplacement du quai projeté. Le promoteur entretient annuellement les
nichoirs artificiels et maintient leur accessibilité et leur intégrité durant la construction et
l’exploitation.

4.4 Le promoteur élabore, en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des
Parcs du Québec, et met en œuvre un plan pour compenser les pertes d’habitat pour les
oiseaux aquatiques causées par le projet désigné dans l’aire de concentration des oiseaux
aquatiques des îles de Verchères. Le promoteur présente le plan définitif à l’Agence au plus
tard un an après l’émission de la présente déclaration de décision et le met en œuvre selon

23
l’échéancier établi conformément à la condition 4.4.2. Dans le cadre de l’élaboration du
plan, le promoteur :

4.4.1 tient compte des Lignes directrices pour la conservation des habitats fauniques
du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec;
4.4.2 établit un échéancier pour la mise en œuvre du plan;
4.4.3 démontre comment les mesures compensatoires mises en œuvre par le
promoteur dans le cadre du plan permettront de compenser les pertes dans
l’aire de concentration en terme de superficie affectée par le projet désigné et de
fonctions des habitats perdus ou dégradés.
4.5 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les autorités compétentes, et met en œuvre un plan pour compenser
les pertes d’habitat forestier pour les oiseaux causées par le projet désigné. Le promoteur
effectue le reboisement requis dans le cadre de la mise en œuvre du plan à l’extérieur des
aires susceptibles d’être déboisées dans le cadre de projets de développement potentiels
futurs dans la région et dans des sites permettant de maintenir la connectivité avec des
habitats non affectés par le projet désigné. Le promoteur maintient les aires reboisées
durant la construction et l’exploitation.

4.6 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et


Changement climatique Canada, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du
Québec, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone
d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat, et met en œuvre un programme de
suivi afin de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité
des mesures d’atténuation mises en œuvre par le promoteur pour éviter de causer des
effets environnementaux négatifs sur les oiseaux (incluant les oiseaux migrateurs) qui
fréquentent le territoire de l’Administration portuaire de Montréal, la héronnière située sur
l’île Bouchard et l’aire de concentration des oiseaux aquatiques des îles de Verchères, y
compris les mesures d’atténuation mises en œuvre conformément aux conditions 4.1 à 4.5.
Dans le cadre de l’élaboration du programme de suivi, le promoteur identifie les espèces
d’oiseaux qui feront l’objet de surveillance, y compris les espèces d’oiseaux valorisées et
celles à statut particulier. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le
promoteur :

4.6.1 surveille les niveaux sonores (notamment les bruits impulsifs) à la héronnière
située sur l’île Bouchard. Ce faisant, le promoteur :
[Link] effectue cette surveillance avant la construction, durant la construction
lorsque la mise en place des palplanches a lieu et pour au moins 10 ans
suivant le début de l’exploitation;
[Link] si des bruits impulsifs élevés sont mesurés à la héronnière entre avril et
août, surveille l’utilisation de la héronnière afin de déterminer si ces
bruits l’affectent négativement;

4.6.2 surveille l’utilisation de l’aire d’étude par l’hirondelle de rivage (Riparia riparia)
décrite à l’annexe L de la réponse à la deuxième série de questions de l’Agence
(numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation d’impact, numéro de

24
document 136), notamment l’utilisation des nichoirs installés conformément à la
condition 4.3. Le promoteur effectue cette surveillance annuellement durant la
construction et les trois premières années suivant la fin de la construction et aux
cinq ans par la suite durant l’exploitation;
4.6.3 surveille, en périodes de migration printanière et automnale durant la
construction et pour au moins 10 ans suivant le début de l’exploitation,
l’utilisation par les oiseaux aquatiques de la portion de l’aire de concentration
d’oiseaux aquatiques des îles de Verchères incluse dans la zone à inventorier
indiquée à la figure 3.4 du document Recommandations découlant de l’analyse
réalisée dans le cadre de l’évaluation environnementale menée par l’Agence
d’évaluation d’impact du Canada pour le projet d’agrandissement du terminal
portuaire de Contrecœur sur le territoire de la ville de Contrecœur par
l’Administration portuaire de Montréal du ministère de l’Environnement et Lutte
contre les changements climatiques du Québec (numéro 80116 du Registre
canadien d’évaluation d’impact, numéro de document 152);
4.6.4 surveille l’intégrité et l’utilisation par les oiseaux aquatiques des mesures
compensatoires mises en œuvre dans le cadre du plan de compensation visé à la
condition 4.4;
4.6.5 surveille, dès le début du reboisement et pour au moins trois ans suivant la fin de
tout reboisement, l’intégrité et l’utilisation par les oiseaux forestiers des aires
reboisées dans le cadre du plan de compensation visé à la condition 4.5;
4.6.6 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 4.6.1, 4.6.2,
4.6.3, 4.6.4 ou 4.6.5 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux du
projet désigné sur les oiseaux (incluant les oiseaux migrateurs), leurs œufs et
leurs nids;
4.6.7 avant la fin de la dixième année d’exploitation, détermine, en consultation avec
les parties consultées pour l’élaboration du programme de suivi et d’après les
résultats de la surveillance visée à la condition 4.6.1, 4.6.3, 4.6.4 ou 4.6.5, si de la
surveillance supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est
requise, le promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la
condition 2.7 et met en œuvre les exigences du programme de suivi
supplémentaires.

5 Milieux humides

5.1 Le promoteur met en œuvre le projet désigné de manière à éviter les effets
environnementaux négatifs du projet désigné sur les milieux humides et les fonctions des
milieux humides. Le promoteur favorise, pour l’évitement des effets négatifs, le maintien
des milieux humides et leurs fonctions plutôt que la réduction des effets négatifs sur les
milieux humides et leurs fonctions. Lorsque la perte des milieux humides et de leurs
fonctions ne peut être évitée, le promoteur favorise l’atténuation des effets négatifs sur les
milieux humides et leurs fonctions plutôt que de compenser pour les milieux humides et
leurs fonctions qui sont affectés.

25
5.2 Pour les effets environnementaux négatifs du projet désigné sur les milieux humides et
leurs fonctions situés dans l’aire du projet désigné qui ne peuvent être évités ou atténués
conformément à la condition 5.1, le promoteur élabore, avant la construction et en
consultation Environnement et Changement climatique Canada, le ministère de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, la Première
Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la
Nation huronne-wendat et toute autre partie prenante impliquée dans la conservation des
milieux humides identifiée par le promoteur, et met en œuvre un plan de compensation
pour les milieux humides qui vise à améliorer ou créer des fonctions des milieux humides et
qui respecte la Politique fédérale sur la conservation des terres humides. Ce faisant, le
promoteur :

5.2.1 réalise, dans le cadre de l’élaboration du plan de compensation, des inventaires


de tous les sites potentiels sur lesquels le promoteur envisage de mettre en
œuvre le plan de compensation afin de déterminer la superficie, les fonctions des
milieux humides et le potentiel de restauration de chacun de ces sites;
5.2.2 choisit, en tenant compte des résultats des inventaires réalisés conformément à
la condition 5.2.1, un ou des site(s) définitif(s) sur le(s)quel(s) le promoteur
mettra en œuvre le plan de compensation et qui se situe dans le bassin versant
Saint-Laurent Sud-Ouest, le plus près possible du projet désigné;
5.2.3 présente les résultats des inventaires réalisés conformément à la condition 5.2.1,
incluant comment le ou les site(s) définitif(s) choisi(s) conformément à la
condition 5.2.2 permettra(ont) de compenser tous les milieux humides et leurs
fonctions affectés par le projet désigné, à l’Agence et aux parties consultées dans
le cadre de l’élaboration du plan de compensation au plus tard 30 jours suivant
l’achèvement du rapport d’inventaire, et leur présente, avant la construction, le
plan de compensation définitif;
5.2.4 met en œuvre le plan de compensation au(x) site(s) définitif(s) choisi(s)
conformément à la condition 5.2.2 avant que les milieux humides situés dans
l’aire du projet désigné ne soient affectés, sauf si cela n’est pas réalisable sur les
plans technique ou économique. S’il n’est pas réalisable sur les plans technique
ou économique de compléter la mise en œuvre du plan de compensation avant
que les milieux humides situés dans l’aire du projet désigné ne soient affectés, le
promoteur fournit la raison à l’Agence avant la construction et complète la mise
en œuvre du plan de compensation dans les trois ans suivant le début de la
construction.
5.3 Le promoteur discute, dans le cadre de l’élaboration du plan de compensation pour les
milieux humides visé à la condition 5.2, avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat des
possibilités de participation de chacune des Premières Nations à la mise en œuvre du plan.
Le promoteur permet la participation des Premières Nations à la mise en œuvre du plan de
compensation.

5.4 Le promoteur délimite et maintient, durant la construction et avec un ruban de


signalisation, le périmètre de tous les milieux humides résiduels situés dans la zone d’étude
des groupements végétaux identifiée à la figure 8 du rapport d’évaluation

26
environnementale, à une distance d’un mètre de la limite de tous les milieux humides, et
n’entreprend aucune activité de construction ou d’entreposage associée au projet désigné
à l’intérieur des zones délimitées.

5.5 Le promoteur délimite et maintient, durant la construction et avec un ruban de


signalisation différent de celui visé à la condition 5.4, le périmètre de tous les milieux
humides situés dans la zone d’étude des groupements végétaux identifiée à la figure 8 du
rapport d’évaluation environnementale qui seront remblayés dans le cadre du projet
désigné, à la distance maximale d’empiétement.

5.6 Le promoteur installe, dès le début de la construction, des barrières à sédiments pour
empêcher les sédiments provenant des zones de travaux de se déposer dans les milieux
humides résiduels situés dans la zone d’étude des groupements végétaux identifiée à la
figure 8 du rapport d’évaluation environnementale, en installant notamment une barrière à
sédiments au pied de tout talus de remblai situé dans ou près d’un milieu humide. Le
promoteur maintient ces barrières fonctionnelles durant la construction et les retire
manuellement à la fin de la construction. Le promoteur dispose à l’extérieur de tout cours
d’eau, rive, plaine inondable et milieu humide tout sédiment accumulé lors du retrait des
barrières.

5.7 Le promoteur stabilise, durant l’exploitation, toute surface située dans la zone d’étude des
groupements végétaux identifiée à la figure 8 du rapport d’évaluation environnementale
susceptible de constituer une source de sédiments qui pourraient se déposer dans un
milieu humide résiduel.

5.8 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et


Changement climatique Canada, Ressources naturelles Canada et le ministère de
l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, des
mesures pour éviter que le projet désigné ne cause le drainage, par un fossé de drainage
associé au projet désigné, de tout milieu humide résiduel situé dans la zone d’étude des
groupements végétaux identifiée à la figure 8 du rapport d’évaluation environnementale.
Le promoteur met en œuvre ces mesures durant la construction. Le promoteur présente
ces mesures à l’Agence avant de les mettre en œuvre.

5.9 Le promoteur maintient, durant la construction et l’exploitation, le drainage d’origine en


amont (en terme d’apport d’eau) et en aval (en terme d’effluent) des milieux humides
résiduels situés dans la zone d’étude des groupements végétaux identifiée à la figure 8 du
rapport d’évaluation environnementale afin de maintenir les fonctions de ces milieux
humides, sauf si cela n’est pas réalisable sur le plan technique.

5.9.1 S’il n’est pas réalisable sur le plan technique de maintenir le drainage
conformément à la condition 5.9, le promoteur restaure le drainage aussitôt que
techniquement réalisable.
5.10 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et
Changement climatique Canada, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat, et met en
œuvre un programme de suivi permettant de vérifier la justesse de l’évaluation

27
environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation ayant trait aux
effets environnementaux du projet désigné sur les milieux humides résiduels et les milieux
humides aménagés visés à la condition 5.2 ainsi que leurs fonctions. Dans le cadre de la
mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

5.10.1 surveille, durant la construction et l’exploitation, les fonctions des milieux


humides, les conditions hydrologiques et la présence d’espèces exotiques
envahissantes végétales pour les milieux humides résiduels situés dans la zone
d’étude des groupements végétaux identifiée à la figure 8 du rapport
d’évaluation environnementale;
5.10.2 surveille les fonctions des milieux humides, la superficie et la présence d’espèces
exotiques envahissantes végétales dans les milieux humides aménagés au(x)
site(s) choisi(s) dans le cadre de la mise en œuvre du plan de compensation visé à
la condition 5.2;
5.10.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 5.10.1 ou
5.10.2 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires
sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux du projet désigné
sur les milieux humides et leurs fonctions;
5.10.4 avant la fin de la cinquième année suivant la fin de la mise en œuvre du plan de
compensation visé à la condition 5.2, détermine, en consultation avec les parties
consultées pour l’élaboration du programme de suivi et d’après les résultats de la
surveillance visée aux conditions 5.10.1 et 5.10.2, si de la surveillance
supplémentaire des milieux humides résiduels ou des milieux humides
aménagés, ou de leurs fonctions, est requise. Si de la surveillance supplémentaire
est requise pour l’un ou l’autre des milieux humides, le promoteur met à jour le
programme de suivi conformément à la condition 2.7 et met en œuvre les
exigences du programme de suivi supplémentaires.
5.11 Le promoteur participe, à la demande d’une autorité compétente, à toute initiative
régionale touchant à la contribution du projet désigné aux effets environnementaux
cumulatifs sur la conservation des milieux humides et leurs fonctions que la réalisation du
projet désigné, combinée à celle d’autres activités concrètes, passées ou futures, est
susceptible de causer, dans l’éventualité où il y aurait une telle initiative durant la
construction ou l’exploitation du projet désigné.

5.11.1 Le promoteur met en œuvre toute mesure d’atténuation réalisable sur les plans
technique et économique ou programme de suivi identifié par l’entremise de
toute initiative régionale visée à la condition 5.11 et qui est sous sa
responsabilité.

6 Espèces à statut particulier

6.1 Le promoteur délimite sur le terrain, avant le début des activités de déboisement, les aires
où le déboisement aura lieu dans l’aire du projet désigné et ne procède à aucun
déboisement à l’extérieur de ces aires, sauf si requis pour des raisons de santé et de
sécurité.

28
6.2 Le promoteur délimite sur le terrain, avant la construction, les milieux colonisés par les
espèces exotiques envahissantes végétales.

6.3 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre, pendant la construction, des
mesures pour limiter l’introduction ou la propagation d’espèces exotiques envahissantes
végétales sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal, y compris dans les
milieux humides résiduels, notamment en :

6.3.1 contraignant les entrepreneurs associés au projet désigné à utiliser des


matériaux granulaires de remblayage pour le projet désigné provenant de
sources exemptes d’espèces exotiques envahissantes végétales;
6.3.2 nettoyant la machinerie utilisée dans les milieux colonisés par les espèces
exotiques envahissantes végétales délimités conformément à la condition 6.2
avant d’utiliser cette machinerie à l’extérieur de ces milieux dans des aires de
lavage situées dans des secteurs non propices à la germination des espèces
exotiques envahissantes et à 30 mètres ou plus de tout cours d’eau et milieu
humide;
6.3.3 éliminant toute espèce exotique envahissante végétales visible dans les aires de
travaux du projet désigné en les enfouissant dans une fosse excavée dans la zone
du projet désigné d’au moins deux mètres de profondeur et sous au moins un
mètre de matériel propre ou, si l’enfouissement sur place n’est pas réalisable sur
les plans technique ou économique en raison de la profondeur d’enfouissement
recommandée pour une espèce donnée, en éliminant cette espèce hors-site dans
un lieu d’enfouissement technique exploité conformément à la Loi sur la qualité
de l’environnement.
6.4 Le promoteur entreprend la remise en état progressive des zones perturbées par le projet
désigné. Le promoteur utilise des espèces végétales qui supportent la création d’habitats
de reproduction et d’alimentation du papillon monarque (Danaus plexippus), dont
l’asclépiade, et des essences feuillues indigènes pour la végétalisation requise lors de la
remise en état progressive.

6.5 Le promoteur réalise les activités de construction associées à l’ajout de l’accès ferroviaire
au projet désigné en dehors de la période de reproduction de la rainette faux-grillon de
l’Ouest (Pseudacris triseriata).

6.6 Le promoteur installe, à la satisfaction de Environnement et Changement climatique


Canada et en consultation avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec,
et maintient, dès le début de la construction, une clôture de déviation en bordure sud de la
route 132, entre le ruisseau 2 et la Montée Lapierre, et en bordure est et ouest de la
Montée Lapierre, tel qu’indiqué par le promoteur à la carte 55-1 soumise en réponse à la
demande d’information ACÉE-2-55 (numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation
d’impact, numéro de document 136), pour empêcher les déplacements de la rainette faux-
grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) vers l’aire du projet désigné et pour favoriser ses
déplacements vers le ponceau indiqué à la carte 55-1. Ce faisant, le promoteur :

6.6.1 entreprend, avant la construction, des démarches avec les propriétaires des lots
adjacents à la Montée Lapierre pour obtenir l’autorisation d’installer la clôture

29
de déviation sur leurs lots et fait part des résultats de ces démarches à l’Agence
avant la construction;
6.6.2 s’assure que la clôture de déviation demeure fonctionnelle en tout temps au
cours de la période comprise entre le dégel et le gel;
6.6.3 s’assure que la clôture de déviation demeure dégagée de toute végétation de
manière à empêcher la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) de
traverser la clôture;
6.6.4 évalue, avant la fin de la construction, si la clôture de déviation doit être
maintenue en tout ou en partie pour empêcher les déplacements de la rainette
faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) vers l’aire du projet désigné et
favoriser ses déplacements vers le ponceau durant l’exploitation et, le cas
échéant, maintient la clôture de déviation en tout ou en partie durant
l’exploitation. Si le promoteur détermine que la clôture de déviation peut être
enlevée en tout ou en partie à la fin de la construction, le promoteur présente
une justification de cette détermination à l’Agence avant la fin de la construction.
6.7 Le promoteur installe, dès le début de la construction et à la satisfaction d’Environnement
et Changement climatique Canada, et maintient, durant la construction et l’exploitation,
des structures permettant de maintenir les niveaux d’eau aux sites de reproduction de la
rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) situés sur le territoire de
l’Administration portuaire de Montréal durant les stades de vie critiques de l’espèce.

6.8 Le promoteur aménage, dès le début de la construction et à la satisfaction


d’Environnement et Changement climatique Canada, et maintient, durant la construction et
l’exploitation, des liens entre les sites de reproduction de la rainette faux-grillon de l’Ouest
(Pseudacris triseriata) afin de favoriser les déplacements de l'espèce sur le territoire de
l’Administration portuaire de Montréal, notamment par l’aménagement de seuils et de
zones tampons le long des cours d’eau.

6.9 Le promoteur élabore, en consultation avec Environnement et Changement climatique


Canada et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, et met en œuvre
des mesures pour réduire les risques de mortalité de la tortue géographique (Graptemys
geographica), la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et la tortue
serpentine (Chelydra serpentina) causés par le projet désigné en milieux terrestre et
aquatique. Le promoteur présente ces mesures à l’Agence avant de les mettre en œuvre.
Parmi ces mesures, le promoteur :

6.9.1 installe et maintient, durant toute activité associée au projet désigné susceptible
d’entraîner la mortalité de la tortue géographique (Graptemys geographica), la
tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et la tortue serpentine
(Chelydra serpentina), des clôtures d’exclusion pour empêcher les individus
d’accéder aux aires de travaux et aux aires de sol à nu dans l’aire du projet
désigné;
6.9.2 installe, dès le début de la construction du quai associé au projet désigné, et
maintient, durant la construction du quai, une barrière aquatique pour empêcher
la tortue géographique (Graptemys geographica), la tortue peinte du Centre

30
(Chrysemys picta marginata) et la tortue serpentine (Chelydra serpentina)
d’accéder à l’aire des travaux;
6.9.3 inspecte les clôtures d’exclusion installées conformément à la condition 6.9.1 et
la barrière aquatique installée conformément à la condition 6.9.2 de manière
périodique et répare toute portion de clôture ou de barrière endommagée
aussitôt que techniquement réalisable.
6.10 Le promoteur élabore et met en œuvre, avant toute activité de construction dans les
ruisseaux 1 et 2, le Fossé Noir, les fossés (zones 4A et 4B) et la zone de remblai de la rive au
niveau du quai, une campagne de capture et relocalisation pour retirer toute tortue
géographique (Graptemys geographica), tortue peinte du Centre (Chrysemys picta
marginata) et tortue serpentine (Chelydra serpentina) observée dans l’un ou l’autre de ces
endroits et la relocaliser, avant l’entrée en hibernation, conformément aux protocoles de
soins de la faune dans un habitat propice déterminé par le promoteur en consultation avec
le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec et en fonction des exigences
d’habitat nécessaires pour l’accomplissement du cycle biologique de chaque espèce
(notamment l’alimentation, l’hibernation et la ponte).

6.11 Si une tortue géographique (Graptemys geographica), une tortue peinte du Centre
(Chrysemys picta marginata) ou une tortue serpentine (Chelydra serpentina) est observée à
l’intérieur de toute aire d’exclusion limitée par une clôture d’exclusion ou une barrière
aquatique installée conformément à la condition 6.9, le promoteur :

6.11.1 capture la tortue aussitôt que techniquement réalisable et la relocalise


conformément aux exigences de relocalisation visées à la condition 6.10;
6.11.2 détermine comment la tortue a accédé à l’aire d’exclusion et met en œuvre
toute mesure corrective aussitôt que techniquement réalisable, si nécessaire
pour empêcher tout accès futur.
6.12 Le promoteur maintient, durant l’exploitation, l’intégrité et l’accessibilité des sites de
pontes résiduels de la tortue géographique (Graptemys geographica), de la tortue peinte
du Centre (Chrysemys picta marginata) et de la tortue serpentine (Chelydra serpentina)
situés sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal, notamment en limitant la
propagation des espèces exotiques envahissantes végétales dans les sites de ponte.

6.13 Le promoteur offre, au moins annuellement à tous les employés et les entrepreneurs
associés au projet désigné durant la construction et l’exploitation, une formation de
sensibilisation sur les mesures à prendre pour protéger la tortue géographique (Graptemys
geographica), la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et la tortue
serpentine (Chelydra serpentina), notamment pour rapporter toute observation de tortue
sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal. Le promoteur documente la
participation des employés et des entrepreneurs à la formation.

6.14 Le promoteur met en œuvre et maintient, durant l’exploitation, des aménagements visant
à dissuader la tortue géographique (Graptemys geographica), la tortue peinte du Centre
(Chrysemys picta marginata) et la tortue serpentine (Chelydra serpentina) de pondre dans
des zones à risque pour la tortue situées sur le territoire de l’Administration portuaire de
Montréal.

31
6.14.1 Le promoteur s’assure que les aménagements visés à la condition 6.14
demeurent fonctionnels en tout temps et répare tout aménagement défectueux
aussitôt que techniquement réalisable.
6.15 Le promoteur contrôle l'éclairage nécessaire aux activités du projet désigné, y compris son
orientation, sa durée d'utilisation, son intensité, la couleur de son spectre et son
éblouissement, de manière à atténuer les effets environnementaux négatifs des
perturbations sensorielles dues à la lumière sur la chauve-souris nordique (Myotis
septentrionalis), la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et la pipistrelle de l’Est
(Perimyotis subflavus), tout en respectant les exigences opérationnelles en matière de
santé et de sécurité.

6.16 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et


Changement climatique Canada et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du
Québec, et met en œuvre des mesures pour compenser les pertes d’habitat potentiel pour
la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), la petite chauve-souris brune (Myotis
lucifugus) et la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus) causés par le projet désigné. Le
promoteur présente ces mesures à l’Agence avant de les mettre en œuvre. Parmi ces
mesures, le promoteur :

6.16.1 installe, avant le début du déboisement requis pour le projet désigné, et


maintient, durant la construction et l’exploitation, des condominiums à chauve-
souris sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal;
6.16.2 implante, avant l’exploitation, et maintient, durant l’exploitation, des linéaires
boisés sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal.
6.17 Le promoteur délimite, dès le début de la construction, les aires d’habitat potentiel du
papillon monarque (Danaus plexippus) situées sur le territoire de l’Administration portuaire
de Montréal, à l’extérieur de la zone de chantier et n’entreprend aucune activité de
construction à l’intérieur des zones délimitées.

6.18 Le promoteur transplante, dès le début de la construction et à la fin de la période de


croissance des végétaux, les colonies de matteuccie fougère-à-l’autruche (Matteuccia
struthiopteris) et de sanguinaire du Canada (Sanguinaria Canadensis) recensées sur le
territoire de l’Administration portuaire de Montréal vers un milieu non affecté par le projet
désigné situé hors de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris
triseriata). Ce faisant, le promoteur :

6.18.1 réalise les transplantations dans des milieux comprenant l’habitat préférentiel de
chaque espèce;
6.18.2 maintient les colonies transplantées durant la construction et l’exploitation.
6.19 Le promoteur élabore, avant la construction, un programme de suivi permettant de vérifier
la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures
d’atténuation ayant trait à la remise en état progressive réalisée conformément à la
condition 6.4. Le promoteur met en œuvre le programme de suivi durant la construction et
au moins durant les cinq premières années d’exploitation. Dans le cadre de la mise en
œuvre du programme de suivi, le promoteur :

32
6.19.1 surveille, annuellement à la fin de la saison de croissance des végétaux,
l’établissement (notamment le recouvrement et la mortalité) des espèces
végétales utilisées par le promoteur pour la végétalisation des zones dans
lesquelles le promoteur a réalisé la remise en état progressive, y compris les
espèces supportant la création d’habitats pour le papillon monarque (Danaus
plexippus), dont l’asclépiade, et les essences feuillues indigènes;
6.19.2 surveille, annuellement à la fin de la saison de croissance des végétaux,
l’établissement d’espèces exotiques envahissantes végétales dans les zones dans
lesquelles le promoteur a réalisé la remise en état progressive;
6.19.3 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 6.19.1 ou
6.19.2 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires
sont nécessaires;
6.19.4 avant la fin de la cinquième année d’exploitation, détermine, d’après les résultats
de la surveillance visée aux conditions 6.19.1 et 6.19.2, si de la surveillance
supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est requise, le
promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la condition 2.7 et
met en œuvre les exigences du programme de suivi supplémentaires.
6.20 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat, Environnement et Changement climatique Canada et le ministère des
Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, et met en œuvre un programme de suivi
permettant de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de
l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs
sur la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) causés par le projet désigné. Le
promoteur met en œuvre le programme de suivi pendant la construction et l’exploitation.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

6.20.1 surveille, annuellement au printemps, l’hydropériode et la qualité de l’eau aux


sites de reproduction de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata)
identifiés dans le cadre de l’élaboration du programme de suivi;
6.20.2 surveille la présence de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata)
sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal et, annuellement au
printemps, les activités de reproduction de la rainette faux-grillon de l’Ouest
(Pseudacris triseriata) aux sites de reproduction de la rainette faux-grillon de
l’Ouest (Pseudacris triseriata) identifiés dans le cadre de l’élaboration du
programme de suivi;
6.20.3 surveille annuellement la qualité de l’habitat terrestre, notamment la succession
végétale et la présence d’espèces exotiques envahissantes végétales, pour la
rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) sur le territoire de
l’Administration portuaire de Montréal, notamment dans les zones tampons
établies conformément à la condition 6.8 et la friche végétalisée établie
conformément à la condition 6.26;
6.20.4 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 6.20.1,

33
6.20.2 ou 6.20.3 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux
négatifs du projet désigné sur la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris
triseriata), notamment pour s’assurer que les sites de reproduction conservent
des niveaux d’eau suffisants pour la métamorphose des têtards et pour
maintenir des milieux herbacés ouverts favorisés par l’espèce.
6.21 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat, Environnement et Changement climatique Canada et le ministère des
Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, et met en œuvre un programme de suivi
permettant de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de
l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs
sur la tortue géographique (Graptemys geographica), la tortue peinte du Centre (Chrysemys
picta marginata) et la tortue serpentine (Chelydra serpentina) causés par le projet désigné.
Le promoteur met en œuvre le programme de suivi durant la construction et l’exploitation.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

6.21.1 surveille, durant les périodes de ponte pour la tortue géographique (Graptemys
geographica), la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et la tortue
serpentine (Chelydra serpentina), la mortalité de tortues sur les voies de
circulation routière situées sur le territoire de l’Administration portuaire de
Montréal;
6.21.2 surveille les activités de ponte de la tortue géographique (Graptemys
geographica), de la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et de la
tortue serpentine (Chelydra serpentina) aux sites de ponte résiduels maintenus
conformément à la condition 6.12 et dans les zones à risque visées à la condition
6.14;
6.21.3 surveille, en dehors des périodes de ponte pour la tortue géographique
(Graptemys geographica), la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta
marginata) et la tortue serpentine (Chelydra serpentina), l’utilisation par les
tortues, notamment par des juvéniles, du territoire de l’Administration portuaire
de Montréal;
6.21.4 avant la fin de la cinquième année d’exploitation, révise, d’après les résultats de
la surveillance visée aux conditions 6.21.1, 6.21.2 et 6.21.3 et conformément à la
condition 2.7, la fréquence à laquelle la surveillance subséquente doit avoir lieu
et, si le promoteur détermine qu’une fréquence plus basse peut être appliquée
pour toute surveillance subséquente, applique cette fréquence révisée pour la
surveillance subséquente;
6.21.5 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 6.21.1,
6.21.2 ou 6.21.3 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux
négatifs du projet désigné sur la tortue géographique (Graptemys geographica),
la tortue peinte du Centre (Chrysemys picta marginata) et la tortue serpentine
(Chelydra serpentina).

34
6.22 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat, Environnement et Changement climatique Canada et le ministère des
Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, et met en œuvre un programme de suivi
permettant de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de
l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs
sur la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), la petite chauve-souris brune
(Myotis lucifugus) et la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus) causés par le projet
désigné. Le promoteur met en œuvre le programme de suivi avant la construction, durant
la construction et au moins durant les six premières années d’exploitation. Dans le cadre de
la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

6.22.1 surveille, annuellement, l’utilisation par la chauve-souris nordique (Myotis


septentrionalis), la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et la pipistrelle
de l’Est (Perimyotis subflavus) des condominiums à chauve-souris installés
conformément à la condition 6.16.1, notamment durant la période de
reproduction des chauves-souris;
6.22.2 réalise un suivi acoustique dans un rayon d’au plus un kilomètre de l’aire du
projet désigné identifié par le promoteur à la carte 59-1 soumise en réponse à la
demande d’information ACÉI-2-59 (numéro 80116 du Registre canadien
d’évaluation d’impact, numéro de document 136). Le promoteur réalise le suivi
acoustique à au moins quatre stations d’enregistrement et durant au moins 20
nuits, réparties durant les périodes de reproduction et de migration des chauve-
souris, à chacune de ces stations;
6.22.3 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 6.22.1 ou
6.22.2 démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires
sont nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs sur la
chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), la petite chauve-souris brune
(Myotis lucifugus) et la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus) causés par le
projet désigné;
6.22.4 avant la fin de la sixième année d’exploitation, détermine, en consultation avec
les parties consultées pour l’élaboration du programme de suivi et d’après les
résultats de la surveillance visée aux conditions 6.22.1 et 6.22.2, si de la
surveillance supplémentaire est requise. Si de la surveillance supplémentaire est
requise, le promoteur met à jour le programme de suivi conformément à la
condition 2.7 et met en œuvre les exigences du programme de suivi
supplémentaires.
6.23 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre un programme de suivi
permettant de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de
l’efficacité des mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs
sur la matteuccie fougère-à-l’autruche (Matteuccia struthiopteris) et la sanguinaire du
Canada (Sanguinaria Canadensis), notamment les transplantations réalisées conformément
à la condition 6.18.

35
6.24 Le promoteur établit des limites de vitesse à au plus 30 kilomètres/heure sur les voies de
circulation routière situées sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal et
exige et s’assure que toute personne respecte ces limites de vitesse.

6.25 Le promoteur participe, à la demande d’une autorité compétente, à toute initiative


régionale touchant à la contribution du projet désigné aux effets environnementaux
cumulatifs sur la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata) que la réalisation du
projet désigné, combinée à celle d’autres activités concrètes, passées ou futures, est
susceptible de causer, notamment toute initiative établie en vertu du Programme de
rétablissement de la rainette faux-grillon de l'Ouest (Pseudacris triseriata), population des
Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien, au Canada du Gouvernement du
Canada, dans l’éventualité où il y aurait une telle initiative durant la construction ou
l’exploitation du projet désigné.

6.25.1 Le promoteur met en œuvre toute mesure d’atténuation réalisable sur les plans
technique et économique ou programme de suivi identifié par l’entremise de
toute initiative régionale visée à la condition 6.25 et qui est sous sa
responsabilité.
6.26 Le promoteur établit et maintient, dès le début de la construction et en consultation avec
Environnement et Changement climatique Canada, une friche végétalisée d’au moins 10
mètres de large le long des fossés bordant la voie ferrée de la Compagnie des chemins de
fer nationaux du Canada, tel qu’indiqué par le promoteur à la carte 57-2 soumise en
réponse à la demande d’information ACÉE-2-57 (numéro 80116 du Registre canadien
d’évaluation d’impact, numéro de document 136). Le promoteur met en œuvre des
mesures pour accélérer le processus de naturalisation de la friche, notamment la création
de prairies par ensemencement à l’aide d’un mélange de plantes indigènes similaire à la
composition des milieux naturels voisins.

7 Santé humaine

7.1 Le promoteur identifie, avant la construction et en consultation avec les autorités


compétentes, les récepteurs humains susceptibles d’être affectés par les effets
environnementaux sur la santé humaine de l’exposition au bruit et aux vibrations et des
changements à la qualité de l’air causés par le projet désigné. Le promoteur présente la
liste des récepteurs humains à l’Agence avant la construction.

7.2 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec les parties


potentiellement affectées, un protocole de réception des plaintes relatives à l’exposition au
bruit et aux vibrations et aux changements à la qualité de l’air causés par le projet désigné.
Le promoteur met en œuvre le protocole durant la construction et l’exploitation. Le
promoteur fournit, avant la construction, le protocole à l’Agence et aux parties consultées
pour l’élaboration du protocole. Dans le cadre de la mise en œuvre du protocole, le
promoteur :

7.2.1 communique les détails du protocole, y compris la manière de déposer une


plainte, aux parties consultées pour l’élaboration du protocole, selon les
modalités déterminées lors de l’élaboration du protocole;

36
7.2.2 prend acte de toute plainte attribuable au projet désigné aussi rapidement que
possible, ou dans les 48 heures suivant la réception de la plainte, et met en
œuvre, aussitôt que techniquement réalisable, toute mesure corrective sous le
contrôle du promoteur en réponse à toute plainte reçue, ce qui peut inclure des
mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires;
7.2.3 tient compte des résultats du programme de suivi sur le bruit visé à la condition
7.7 ou des programmes de suivi sur la qualité de l’air visés aux conditions 7.13 et
7.14 lorsqu’il détermine si toute mesure corrective est nécessaire;
7.2.4 présente, à chaque trimestre, un rapport sommaire des plaintes reçues pendant
le trimestre et toute mesure corrective prise à l’Agence et aux parties
potentiellement affectées (y compris l’intervalle de temps pris par le promoteur
pour prendre acte de toute plainte reçue conformément à la condition 7.2.2 et
l’intervalle de temps pris par le promoteur pour mettre en œuvre toute mesure
corrective).
Bruit et vibrations

7.3 Le promoteur ne dépasse pas les limites de bruit incluses dans les Lignes directrices
relativement aux niveaux sonores provenant d’un chantier de construction industriel et dans
la Note d’instructions 98‐01 sur le bruit du ministère de l’Environnement et de la Lutte
contre les changements climatiques du Québec durant, respectivement, la construction et
l’exploitation.

7.4 Le promoteur met en œuvre, durant la construction et l’exploitation, des mesures pour
atténuer le bruit et les vibrations causés par le projet désigné qui tiennent compte des
mesures d’atténuation décrites dans l’annexe H du document Conseils pour l’évaluation des
impacts sur la santé humaine dans le cadre des évaluations environnementales de Santé
Canada, notamment en :

7.4.1 utilisant des alarmes de recul à large bande de fréquence qui respectent les
exigences de sécurité pour les véhicules et les équipements opérés par le
promoteur dans le cadre du projet désigné;
7.4.2 utilisant des palonniers de levage à conteneurs à décélération programmée;
7.4.3 opérant des véhicules et des équipements qui sont munis de dispositifs antibruit
et anti-vibration et en maintenant ces dispositifs en bon état de fonctionnement
par le biais d’un programme d’inspection et d’entretien régulier;
7.4.4 installant les génératrices et les compresseurs requis pour le projet désigné à
l’écart des récepteurs humains susceptibles d’être affectés par les bruits et les
vibrations identifiés conformément à la condition 7.1;
7.4.5 établissant une limite de vitesse pour les trains d’au plus 15 kilomètres/heure à
l’intérieur du territoire de l’Administration portuaire de Montréal et en exigeant
et s’assurant que tout train respecte cette limite de vitesse;
7.4.6 interdisant le claquement des panneaux arrière des camions lors du
déchargement de matériaux.

37
7.5 Le promoteur réalise les activités de fonçage de pieux et toute autre activité associée au
projet désigné qui génère des bruits tonals ou impulsifs du lundi au vendredi durant la
journée (7h00 à 19h00), sauf si cela n’est pas réalisable sur le plan technique ou
économique. Si le promoteur doit réaliser toute activité de fonçage de pieux ou toute autre
activité générant des bruits tonals ou impulsifs du lundi au vendredi le soir ou la nuit
(19h00 à 7h00), la fin de semaine ou un jour férié, le promoteur en informe la collectivité
dans le cadre du plan de communication visé à la condition 9.2 avant d’entreprendre
l’activité.

7.6 Si le promoteur doit utiliser l’enfoncement par battage plutôt que le vibrofonçage pour la
mise en place des palplanches, le promoteur élabore et met en œuvre des mesures
d’atténuation modifiées ou supplémentaires pour que les niveaux sonores demeurent les
mêmes que ceux projetés par le promoteur pour la construction à l’annexe c de la réponse
à la première série de questions (numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation
d’impact, numéro de document 126).

7.7 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Santé Canada et les
autres autorités compétentes, et met en œuvre un programme de suivi afin de vérifier la
justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures
d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs des changements à
l’environnement sonore sur la santé humaine (y compris le sommeil) causés par le projet
désigné. Le promoteur tient compte de la ou des méthode(s) de dragage choisie(e)
conformément à la condition 3.2 lorsqu’il détermine les renseignements visés à la condition
2.6 pour le programme de suivi. Dans le cadre la mise en œuvre du programme de suivi, le
promoteur :

7.7.1 surveille, à l’aide de sonomètres munis de pares-vent, les niveaux sonores durant
la construction et l’exploitation, notamment les niveaux sonores en temps réel
ressentis par les récepteurs humains susceptibles d’être affectés par les bruits et
les vibrations identifiés conformément à la condition 7.1, les sons impulsifs et les
bruits à basse fréquence;
7.7.2 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 7.7.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des
changements à l’environnement sonore sur la santé humaine (y compris le
sommeil) causés par le projet désigné.

Qualité de l’air

7.8 Le promoteur met en œuvre, à toutes les phases du projet désigné, des mesures pour
réduire les émissions de poussières causées par le projet désigné. Le promoteur tient
compte des conditions climatiques courantes propices à l’émission de poussières
(notamment les conditions de sécheresse ou de vent soutenu) lorsqu’il met en œuvre ces
mesures. Dans le cadre de ces mesures, le promoteur :

38
7.8.1 privilégie, durant la construction, l’utilisation de voies de circulation pavées pour
accéder à l’aire du projet désigné;
7.8.2 nettoie et/ou arrose régulièrement les surfaces dans l'aire du projet désigné de
manière à réduire les émissions de poussières susceptibles d'être issues de ces
surfaces;
7.8.3 maintient l’empierrement des voies de circulation non-pavées situées dans l’aire
du projet désigné;
7.8.4 utilise des abat‐poussières conformes à la norme NQ 2410‐300 du Bureau de
Normalisation du Québec;
7.8.5 aménage des aires de lavage des roues à la sortie des zones de gestion des
sédiments et exige et s’assure que les opérateurs de camion les utilisent;
7.8.6 recouvre les chargements ouverts de matériaux granulaires lors du transport et
transporte les sédiments dans des camions à benne étanche;
7.8.7 met en œuvre des mesure de contrôle des poussières lors de réalisation de toute
activité susceptible d’émettre des poussières (notamment les activités de forage
et de perçage);
7.8.8 met en œuvre des mesures pour atténuer les émissions de poussières provenant
des piles de matières non consolidées situées sur le territoire de l’Administration
portuaire de Montréal lorsque celles-ci sont inutilisées durant plus de 48 heures;
7.8.9 cesse temporairement toute activité associée au projet désigné lorsque que des
conditions climatiques propices à l’émission de poussières, notamment des
conditions de sécheresse et des conditions de vent soutenu, peuvent entraîner
des poussières provenant de ces activités vers les récepteurs humains
susceptibles d’être affectés par les changements à la qualité de l’air identifiés
conformément à la condition 7.1. Le promoteur reprend l’activité lorsque les
conditions climatiques le permettent.
7.9 Le promoteur met en œuvre des mesures pour atténuer les émissions atmosphériques,
incluant les émissions de gaz à effet de serre, causées par le projet désigné durant toutes
les phases du projet désigné, notamment en :

7.9.1 aménageant l’aire du projet désigné et en optimisant les activités associées à


l’exploitation du projet désigné de manière à réduire au minimum le temps et les
distances parcourues entre les différents sites et les mouvements d’équipement;
7.9.2 employant, durant la construction, des équipements et des véhicules à zéro
émission ou, si un équipement ou un véhicule donné à zéro émission n’est pas
disponible ou que son utilisation n’est pas réalisable sur les plans technique ou
économique, en fournissant une justification à l’Agence de cette détermination
et en utilisant un équipement ou un véhicule au diesel ou à carburant à faible
teneur en carbone et qui respecte, au minimum, les normes d’émission du
groupe 4;
7.9.3 réduisant la taille, la puissance et le temps d’utilisation des équipements requis
pour la construction à la taille, la puissance et le temps d’utilisation les plus
faibles réalisables sur les plans technique et économique;

39
7.9.4 employant, durant l’exploitation, des grues-portiques de quai, des ponts roulants
sur rails, des grues sur rails en porte-à-faux, des camions tracteurs, des véhicules
de transport horizontal, des grues d’entassement et des chariots pour
conteneurs vides en version électrique ou, si un équipement ou un véhicule
donné n’est pas disponible en version électrique ou que son utilisation n’est pas
réalisable sur les plans technique ou économique, en fournissant une justification
à l’Agence de cette détermination et en utilisant un équipement ou un véhicule,
au minimum, en version hybride;
7.9.5 réduisant au minimum, durant l’exploitation, les délais de chargement et de
déchargement des conteneurs;
7.9.6 mettant en œuvre, durant la construction et l’exploitation, une politique
interdisant le fonctionnement des moteurs au ralenti pour l’équipement mobile
et les véhicules routiers dans l’aire du projet désigné et en exigeant et s’assurant
que toute personne respecte cette politique, à moins de contraintes liées à la
santé ou la sécurité;
7.9.7 exigeant que les opérateurs de locomotives de manœuvre qui effectuent la
manipulation de convois ferroviaires sur le territoire de l’Administration
portuaire de Montréal utilisent des locomotives qui satisfont, au minimum, aux
normes d’émissions du groupe 4, conformément au Règlement sur les émissions
des locomotives, et qui sont entretenues conformément aux instructions
d'entretien du moteur fournies par le fabricant afin de demeurer au moins
conforme aux normes d’émissions du groupe 4;
7.9.8 incitant les opérateurs de trains qui desservent le projet désigné avec des
locomotives équipées de dispositifs d’arrêt et de redémarrage automatique
d’utiliser ces dispositifs lorsqu’ils sont sur le territoire de l’Administration
portuaire de Montréal, à moins de contraintes liées à la santé ou la sécurité.
7.10 Le promoteur entretient selon les spécifications du fabricant tout véhicule et équipement
opéré par le promoteur dans le cadre du projet désigné pour le maintenir en bon état de
fonctionnement et s’assure que les technologies de contrôle des émissions ne sont pas
retirées du véhicule ou de l’équipement, sauf si leur retrait est nécessaire pour les activités
de réparation et d’entretien, après lesquelles les technologies de contrôle des émissions
sont réinstallées ou remplacées avant que le véhicule ou l’équipement soit remis en
service.

7.11 Le promoteur installe et maintient, durant l’exploitation, un branchement électrique à quai


pour que tout navire qui dessert le projet désigné en mesure de s’y brancher puisse le faire
lorsqu’il est à quai.

7.12 Le promoteur met en œuvre, durant l’exploitation, des pratiques de surveillance et de


communication pour avertir les navires desservant le projet désigné qui rejettent une
quantité excessive de fumée, notamment en termes de la couleur de la fumée et de la
durée de l’événement de fumée. Le promoteur documente les évènements de fumée
observés et toute action prise par le promoteur en réponse à chaque évènement de fumée.

7.13 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et


Changement climatique Canada et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les

40
changements climatiques du Québec, et met en œuvre un programme de suivi permettant
de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des
mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux de l’émission de
particules dans l’air sur la santé humaine. Dans le cadre de l’élaboration du programme de
suivi, le promoteur élabore la méthode qu’il appliquera pour déterminer, en consultation
avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de suivi, si le projet désigné
est la source responsable de tout dépassement des critères de qualité de l’air en lien avec
l’émission de particules observée durant la mise en œuvre du programme de suivi. Dans le
cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

7.13.1 installe, avant le début de la construction et en tenant compte des Lignes


directrices concernant les stations de surveillance de la qualité de l’air du
ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
du Québec et du Protocole de surveillance de la qualité de l’air ambiant relatif
aux PM2.5 et à l’ozone du Conseil canadien des ministres de l’environnement, au
moins trois nouvelles stations d’échantillonnage sur le territoire de
l’Administration portuaire de Montréal pour permettre la surveillance des
émissions du projet désigné vers les récepteurs humains susceptibles d’être
affectés par les changements à la qualité de l’air identifiés conformément à la
condition 7.1, dont une station qui permet le suivi du climat;
7.13.2 surveille, avant le début de la construction et durant la construction et
l’exploitation, les concentrations de particules fines (PM2,5), particules respirables
(PM10) et de particules totales (PMT) et les retombées de poussières à la station
d’échantillonnage existante et aux nouvelles stations visées à la condition 7.13.1;
7.13.3 compare les résultats de la surveillance visée à la condition 7.13.2 aux valeurs
établies au Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère du Québec ou, pour
les particules respirables (PM10) et les particules fines (PM2,5), aux seuils d’alerte
suivants :
[Link] à la recommandation sur 24 heures de l’Organisation mondiale de la
santé de 50 μg/m3 pour les particules respirables (PM10);
[Link] à la norme journalière des Normes canadiennes de la qualité de l’air
ambiant de 2020 du Conseil canadien des ministres de l’Environnement
de 27 μg/m3 pour les particules fines (PM2,5);

7.13.4 si toute comparaison entreprise conformément à la condition 7.13.3 démontre


un dépassement des valeurs ou des seuils d’alerte visés dans la condition 7.13.3,
détermine, en consultation avec les parties consultées pour l’élaboration du
programme de suivi, si le projet désigné est la source du dépassement. Si le
promoteur détermine que le projet désigné est la source du dépassement, le
promoteur élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires pour atténuer les effets environnementaux de l’émission de
particules dans l’air sur la santé humaine.
7.14 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec Environnement et
Changement climatique Canada et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques du Québec, et met en œuvre un programme de suivi permettant
de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des

41
mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux sur la santé humaine de
l’émission de dioxyde d’azote. Dans le cadre de l’élaboration du programme de suivi, le
promoteur détermine la fréquence de surveillance visée à la condition 7.14.1 et élabore la
méthode qu’il appliquera pour déterminer, en consultation avec les parties consultées pour
l’élaboration du programme de suivi, si le projet désigné est la source responsable de tout
dépassement des critères de qualité pour le dioxyde d’azote observé durant la mise en
œuvre du programme de suivi. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi,
le promoteur :

7.14.1 surveille les concentrations de dioxyde d’azote à une ou plusieurs station(s)


d’échantillonnage située(s) de manière à capter les émissions de dioxyde d’azote
provenant du projet désigné. Le promoteur effectue cette surveillance durant la
construction, la première d’année d’exploitation et, par la suite, à une fréquence
qui tient compte de la nature des activités réalisées dans le cadre du projet
désigné et des périodes d’activités et d’achalandage représentatives;
7.14.2 compare les résultats de la surveillance visée à la condition 7.14.1 aux Normes
canadiennes de la qualité de l’air ambiant pour le dioxyde d’azote du Conseil
canadien des ministres de l’Environnement en vigueur au moment où la
surveillance est effectuée;
7.14.3 si toute comparaison entreprise conformément à la condition 7.14.2 démontre
un dépassement des normes visées dans la condition 7.14.2, détermine, en
consultation avec les parties consultées pour l’élaboration du programme de
suivi, si le projet désigné est la source du dépassement. Si le promoteur
détermine que le projet désigné est la source du dépassement, le promoteur
élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires pour atténuer les effets environnementaux sur la santé
humaine de l’émission de dioxyde d’azote.
7.15 Le promoteur élabore, en consultation avec Environnement et Changement climatique
Canada, Transports Canada et les autres autorités compétentes, un programme de suivi
afin de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des
mesures d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs des émissions
de gaz à effet de serre provenant du projet désigné (y compris celles des navires) durant la
construction et durant l’exploitation. Le promoteur élabore le programme de suivi
applicable à la construction avant la construction et élabore le programme de suivi
applicable à l’exploitation au moins un an avant l’exploitation. Le promoteur met en œuvre
le programme de suivi durant la construction et l’exploitation. Dans le cadre de
l’élaboration du programme de suivi, le promoteur définit des cibles quantifiables de
réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant du projet désigné et identifie les
mesures de réduction sous son contrôle qui seront mises en œuvre dans l’atteinte de ces
cibles. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

7.15.1 surveille les gaz à effet de serre émis par le projet désigné durant la construction
et l’exploitation à une fréquence qui tient compte de la nature des activités
réalisées dans le cadre du projet désigné et des périodes d’activités et
d’achalandage représentatives et compare les résultats de cette surveillance aux
cibles définies durant l’élaboration du programme de suivi;

42
7.15.2 présente, dans le rapport annuel visé à la condition 2.11, les progrès réalisés
durant l’année de déclaration pour atteindre les cibles définies durant
l’élaboration du programme de suivi;
7.15.3 élabore et met en œuvre des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 7.15.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des émissions de
gaz à effet de serre provenant du projet désigné et pour atteindre les cibles
définies durant l’élaboration du programme de suivi;
7.15.4 met à jour le programme de suivi applicable à l’exploitation, conformément à la
condition 2.7 et y compris les cibles définies durant l’élaboration du programme
de suivi, avant la fin de la troisième année d’exploitation et, par la suite, selon
l’échéancier déterminé à chaque examen en consultation avec les parties
consultées pour l’élaboration du programme de suivi. Le promoteur met en
œuvre le programme de suivi mis à jour.
Qualité de l’eau

7.16 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec les autorités


compétentes, et met en œuvre un programme de suivi afin de vérifier la justesse de
l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures d’atténuation
relativement aux effets environnementaux négatifs sur la santé humaine des changements
à la qualité de l’eau causés par le projet désigné. Dans le cadre la mise en œuvre du
programme de suivi, le promoteur :

7.16.1 surveille, de manière régulière durant le dragage, les teneurs ambiantes de


matières en suspension et les concentrations moyennes de matières en
suspension en amont de la prise d’eau potable de la ville de Contrecœur;
7.16.2 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 7.16.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des
changements à la qualité de l’eau sur la santé humaine causés par le projet
désigné.

8 Usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles

8.1 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation


Mohawk de Kahnawà:ke et la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la
Nation huronne-wendat, un protocole de communication pour échanger avec les Premières
Nations des renseignements en lien avec le projet désigné et pour recevoir et répondre à
toute rétroaction des Premières Nations concernant le projet désigné ou tout effet
environnemental du projet désigné. Le promoteur met en œuvre le protocole de
communication et le tient à jour durant la construction et l’exploitation. Le protocole de
communication inclut des procédures, y compris un calendrier, pour l'échange de
renseignements sur les éléments suivants:

43
8.1.1 le calendrier et le lieu de chaque activité associée à la construction et à
l’exploitation du projet désigné en milieu terrestre et maritime qui pourrait
affecter la pratique des activités traditionnelles des Premières Nations;
8.1.2 la manière dont les Premières Nations peuvent fournir au promoteur une
rétroaction concernant le projet désigné ou tout effet environnemental du projet
désigné et la manière dont le promoteur répond à toute rétroaction reçue en
temps opportun.
8.2 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les autorités compétentes, un programme de suivi afin de vérifier la
justesse de l’évaluation environnementale et de juger de l’efficacité des mesures
d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs causés par le projet
désigné sur les activités traditionnelles de pêche et de chasse des Premières Nations et sur
toute autre activité complémentaire. Le promoteur met en œuvre le programme de suivi
durant la construction et l’exploitation.

8.3 Le promoteur élabore, en consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, et


met en œuvre un plan réalisable sur le plan technique pour atténuer les effets
environnementaux de l’exploitation du projet désigné sur l’habitat du chevalier cuivré
(Moxostoma hubbsi) situé dans la zone riveraine de l’île Bouchard. Le promoteur présente
le plan définitif à l’Agence et à la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke au plus tard un
an après l’émission de la présente déclaration de décision. En plus de la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, le promoteur identifie les mesures visées à la condition 8.3.1 en
consultation avec Pêches et Océans Canada, le ministère des Forêts, de la Faune et des
Parcs du Québec, toute autre autorité compétente, les propriétaires fonciers de l’île
Bouchard et toute autre partie impliquée dans la mise en œuvre de mesures existantes
auxquelles le promoteur compte participer. Le promoteur met en œuvre le plan selon
l’échéancier établi conformément à la condition 8.3.3 et soutient la participation de la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke à la mise en œuvre du plan selon les modalités
convenues conformément à la condition 8.3.4. Dans le cadre de l’élaboration du plan, le
promoteur :

8.3.1 décrit les mesures d’atténuation qui seront mises en œuvre par le promoteur
dans le cadre de la mise en œuvre du plan, qui comprendront la restauration de
l’habitat du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) et qui pourraient impliquer des
techniques de bio-ingénierie, et/ou auxquelles le promoteur participera si des
mesures comparables existantes (notamment des initiatives de restauration de
l’habitat) sont mises en œuvre par une (des) autre(s) partie(s);
8.3.2 démontre comment les mesures visées à la condition 8.3.1 permettront
d’atténuer les effets environnementaux de l’exploitation du projet désigné sur
l’habitat du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) situé dans la zone riveraine de
l’île Bouchard;
8.3.3 décrit comment le promoteur fera le suivi des mesures visées à la condition 8.3.1
pour s’assurer que le plan atténue les effets environnementaux de l’exploitation
du projet désigné sur l’habitat du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) situé dans

44
la zone riveraine de l’île Bouchard ou, si ce n’est pas le cas, que des mesures
modifiées ou supplémentaires soient mises en œuvre;
8.3.4 établit un échéancier pour la mise en œuvre du plan, y compris les mesures
visées à la condition 8.3.1 et le suivi visé à la condition 8.3.3;
8.3.5 convient des modalités de participation de la Première Nation Mohawk de
Kahnawà:ke à la mise en œuvre du plan.
8.4 Le promoteur participe à toute initiative régionale menée par une autorité compétente
relativement à la surveillance de toxines présentes dans les ressources alimentaires
prélevées dans le fleuve Saint-Laurent. Ce faisant, le promoteur :

8.4.1 met en œuvre toute mesure d’atténuation réalisable sur les plans technique et
économique ou programme de suivi identifié par l’entremise de toute initiative
visée à la condition 8.4 et qui est sous sa responsabilité;
8.4.2 présente à l’Agence, dans le cadre du rapport annuel visé à la condition 2.11, et à
la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone
d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat, le résultat de sa
participation à toute initiative visée à la condition 8.4, notamment toute mesure
d’atténuation ou programme de suivi que le promoteur a mis en œuvre ou
propose de mettre en œuvre suite à cette participation.

9 Effets socioéconomiques

9.1 Le promoteur détermine, avant la construction, les parties potentiellement affectées par le
projet désigné ou par tout effet environnemental du projet désigné, qui comprennent des
représentants des administrations locales et municipales, des résidents et utilisateurs des
environs immédiats et des organismes communautaires, environnementaux,
récréotouristiques et à vocation économique. Le promoteur fournit la liste des parties
potentiellement affectées, y compris leurs coordonnées, à l’Agence avant la construction et
fournit une liste à jour à l’Agence sur demande pendant toute phase du projet désigné.

9.2 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation


Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les parties potentiellement affectées, un plan de communication afin
de diffuser des renseignements en lien avec le projet désigné. Le promoteur détermine, lors
de l’élaboration du plan de communication, les modalités de diffusion des renseignements.
Le promoteur met en œuvre le plan de communication et le tient à jour durant la
construction et l’exploitation. Le promoteur diffuse les renseignements suivants dans le
cadre du plan de communication:

9.2.1 le calendrier de réalisation, une description et l’état d’avancement de toute


activité associée à la construction du projet désigné, notamment :
[Link] toute activité qui peut causer des entraves et des restrictions d’accès
temporaires ou permanentes au réseau routier ou ferroviaire ou en
milieu aquatique, notamment pour les voies d’accès publiques au fleuve
Saint-Laurent;

45
[Link] toute activité réalisée du lundi au vendredi entre 19h00 et 7h00, la fin
de semaine ou un jour férié;
[Link] toute activité qui peut affecter négativement la qualité de l’eau et les
infrastructures municipales (y compris la prise d’eau potable de la
municipalité de Contrecœur);

9.2.2 la manière dont le promoteur informera la collectivité s’il doit mener des
activités associées au projet désigné le soir, la nuit, la fin de semaine ou un jour
férié conformément à la condition 7.5;
9.2.3 le calendrier de toute activité associée à l’exploitation du projet désigné,
notamment :
[Link] l’horaire des trains qui desservent le projet désigné;
[Link] l’horaire des navires à quai et des activités de chargement et de
déchargement;

9.2.4 toute information relative à la navigation de plaisance, notamment toute


information relative à la qualité de l’eau et toute information relative aux
restrictions temporaires et permanentes, mesures et outils d’aide à la navigation
mis en œuvre par le promoteur durant la construction ou l’exploitation pour
tenir compte du projet désigné (y compris les zones de navigation restreinte
visées à la condition 9.4);
9.2.5 un sommaire des résultats des programmes de suivi visés aux conditions 7.7 et
7.13 à 7.16;
9.2.6 tout autre renseignement d’intérêt pour la Première Nation Mohawk de
Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les parties potentiellement affectées identifiées lors de
l’élaboration du plan de communication.
9.3 Le promoteur élabore, avant la construction et en consultation avec la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les parties potentiellement affectées, un protocole de liaison avec la
collectivité. Le promoteur met en œuvre le protocole de liaison avec la collectivité durant la
construction et l’exploitation. Dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre du
protocole, le promoteur :

9.3.1 établit un mécanisme pour que les parties consultées lors de l’élaboration du
protocole puissent soumettre une rétroaction au promoteur à propos des effets
environnementaux négatifs causés par toute composante du projet désigné et
des enjeux qui y sont associés et pour que le promoteur puisse répondre à la
rétroaction reçue en temps opportun (notamment par la mise en œuvre de
mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires);
9.3.2 établit des méthodes de communication pour diffuser régulièrement à la
collectivité toute information pertinente au projet désigné, notamment les
renseignements visés par le plan de communication mis en œuvre
conformément à la condition 9.2, et les détails du mécanisme visé à la condition
9.3.1, y compris la manière de soumettre une rétroaction;

46
9.3.3 consigne toute rétroaction reçue et la manière dont le promoteur a répondu à
cette rétroaction conformément à la condition 9.3.1, y compris toute mesure
d’atténuation modifiée ou supplémentaire que le promoteur a mise en œuvre ou
prévoit mettre en œuvre, ou la raison pour laquelle aucune mesure
d’atténuation modifiée ou supplémentaire n’est nécessaire pour tenir compte de
la rétroaction.
9.4 Le promoteur maintient des zones de navigation restreinte pour assurer une navigation
sécuritaire dans la zone d’étude fluviale identifiée à la figure 1 du rapport d’évaluation
environnementale, notamment :

9.4.1 un périmètre de sécurité autour des sites de travaux en milieu aquatique durant
la construction;
9.4.2 une zone de navigation restreinte autour de la zone de chargement et de
déchargement des navires durant l’exploitation.
9.5 Le promoteur participe, à la demande d’une autorité compétente durant toute phase du
projet désigné, à la mise en œuvre de toute mesure ou aménagement réalisable sur les
plans technique et économique et sous sa responsabilité en lien avec la sécurité routière
sur la route 132 et les montées Lapierre et de la Pomme-d’Or.

9.6 Le promoteur avise, avant la construction, les exploitants des terres agricoles locatives
situées sur le territoire de l’Administration portuaire de Montréal de la perte et de la non-
disponibilité de ces terres durant la construction et l’exploitation. Si des terres agricoles
redeviennent disponibles à la fin de la construction, le promoteur offre des possibilités
additionnelles de location de ces terres.

10 Patrimoine naturel et culturel et constructions, emplacements ou choses d’importance sur le plan


historique, archéologique, paléontologique ou architectural

10.1 Le promoteur peint les grues de quai associées au projet désigné de couleurs qui
s’harmonisent avec le milieu adjacent au projet désigné.

10.2 Le promoteur aménage, dès le début de la construction, et maintient, durant l’exploitation,


un talus végétalisé en bordure nord de la route 132, à l’intérieur des limites du territoire de
l’Administration portuaire de Montréal, et en bordure est du ruisseau 4, entre la route 132
et le fleuve Saint-Laurent, sauf pour une portion en bordure de la route 132 à l’est de la
Montée Lapierre, tel qu’indiqué par le promoteur à la carte 57-2 soumise en réponse à la
demande d’information ACÉE-2-57 (numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation
d’impact, numéro de document 136), et aux points d’accès routiers et ferroviaires associés
au projet désigné.

10.2.1 Le promoteur surmonte le talus végétalisé visé à la condition 10.2 d’un mur-
écran en bordure est du ruisseau 4, entre la route 132 et le fleuve Saint-Laurent.
Le promoteur détermine les dimensions et l’emplacement du mur-écran avant la
construction et présente à l’Agence, avant la construction, les dimensions et
l’emplacement prévus et une justification (à l’aide d’une modélisation
acoustique) démontrant comment les dimensions et l’emplacement prévus
feront en sorte d’atténuer les effets environnementaux négatifs des

47
changements à l’environnement sonore causés par le projet désigné sur la santé
humaine des récepteurs humains susceptibles d’être affectés par les bruits et les
vibrations identifiés conformément à la condition 7.1.
10.3 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre, durant la construction et
l’exploitation, des mesures d’atténuation qui tiennent compte de la norme 4930-100/2016
intitulée Éclairage extérieur – contrôle de la pollution lumineuse du Bureau de
Normalisation du Québec en lien avec la quantité de lumière émise, son orientation, sa
composition spectrale et sa durée d’utilisation des appareils d’éclairage utilisés pour le
projet désigné afin d’atténuer les effets environnementaux négatifs du projet désigné, tout
en respectant les exigences opérationnelles en matière de santé et de sécurité. Dans le
cadre de ces mesures, le promoteur :

10.3.1 dirige les appareils d’éclairage vers les zones de construction actives durant la
construction et vers les infrastructures portuaires durant l’exploitation;
10.3.2 installe et maintient, durant la construction et l’exploitation, des appareils
d’éclairage extérieur ayant une température de couleur corrélée dans la plage
des 3000 Kelvin;
10.3.3 utilise des lumières de type diode lumineuse sur les hauts mats et les luminaires
d’application routière afin de limiter la pollution lumineuse;
10.3.4 minime l’éclairage après 23h00 dans les aires de stationnement et le périmètre
des bâtiments associés au projet désigné à l’intensité la plus faible pour
respecter les exigences d’exploitation sécuritaire du projet désigné.
10.4 Avant le début des inventaires visés aux conditions 10.5 et 10.6, le promoteur présente à
l’Agence une lettre confirmant les engagements du promoteur de fournir à des organismes
tiers à des fins de conservation et de mise en valeur pour le public toute documentation ou
collection archéologique d’origine autochtone et non-autochtone générée ou découverte
dans le cadre de la réalisation des inventaires et de la mise en œuvre du projet désigné.

10.4.1 Le promoteur informe l’Agence annuellement, dans le cadre du rapport annuel


visé à la condition 2.11, des démarches entreprises par le promoteur durant
l’année de déclaration pour respecter l’engagement visé à la condition 10.4 et de
toute mesure de conservation ou de mise en valeur mise en œuvre par les
organismes tiers.
10.5 Le promoteur réalise, en consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les
autorités compétentes, un inventaire archéologique dans les zones de potentiel
archéologique en milieu terrestre identifiées à la figure 15 du rapport d’évaluation
environnementale et sur l’île Bouchard. Le promoteur réalise en priorité, avant la
construction, l’inventaire des zones situées dans l’aire du projet désigné et complète
l’inventaire des autres zones, y compris l’île Bouchard, dans les cinq ans suivant le début de
la construction. Le promoteur donne la responsabilité à une personne qualifiée, qui est un
archéologue terrestre professionnel, de réaliser l’inventaire. Dans le cadre de la réalisation
de l’inventaire archéologique, le promoteur :

48
10.5.1 discute, avant le début de l’inventaire, avec chacune des Premières Nations des
possibilités de leur participation à la réalisation de l’inventaire et permet la
participation des Premières Nations à l’inventaire, incluant l’évaluation des
résultats de l’inventaire;
10.5.2 définit, avant le début de l’inventaire, les parcelles dans lesquelles l’inventaire
sera réalisé en ayant recours aux technologies numériques et en tenant compte
de l’occupation cadastrale passée de l’aire du projet désigné;
10.5.3 applique la méthodologie d’inventaire développée en consultation avec la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak dans le cadre de l’évaluation
environnementale, en ce qui concerne notamment la prospection visuelle,
l’usage d’un géoradar (notamment sur les terrasses le long des rives), le
carottage, les sondages à la pelle et la mise en place de tranchées exploratoires;
10.5.4 évalue, en consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat,
les résultats de l’inventaire;
10.5.5 en cas de découverte de tout artéfact durant l’inventaire, réalise une fouille
archéologique à l’emplacement de la découverte et met en œuvre des mesures,
en consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke et la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat
et les autorités compétentes, liées à la gestion et à la conservation de tout
artéfact découvert;
10.5.6 présente, dans les 30 jours suivant l’achèvement du rapport d’inventaire de
chaque zone, y compris l’île Bouchard, les résultats de l’inventaire à l’Agence et
aux parties consultées pour la réalisation de l’inventaire archéologique, incluant
les résultats de toute fouille archéologique réalisée et les détails de toute mesure
mise en œuvre liée à la gestion et à la conservation de tout artéfact découvert.
10.6 Le promoteur réalise, avant la construction et en consultation avec Parcs Canada, le
ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Première Nation Mohawk de
Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-
wendat et toute autre partie prenante dans le domaine patrimonial identifiée par le
promoteur, un inventaire archéologique de la zone d'inventaire pour l'archéologie maritime
identifiée par le promoteur à la carte C11-1 soumise en réponse au commentaire 2-11
(numéro 80116 du Registre canadien d’évaluation d’impact, numéro de document 136). Le
promoteur donne la responsabilité à une personne qualifiée, qui est un archéologue
maritime professionnel, de réaliser l’inventaire. Dans le cadre de la réalisation de
l’inventaire archéologique, le promoteur :

10.6.1 discute, avant le début de l’inventaire, avec chacune des Premières Nations des
possibilités de leur participation à la réalisation de l’inventaire et permet la
participation des Premières Nations à l’inventaire, incluant l’évaluation des
résultats de l’inventaire;
10.6.2 effectue une inspection visuelle en surface et sous l’eau;
10.6.3 effectue une couverture au sonar à balayage latéral et au sondeur multifaisceaux
à haute résolution et, si la personne qualifiée qui réalise l’inventaire le

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recommande, une couverture avec un magnétomètre marin haute résolution
afin d’identifier toute anomalie à potentiel archéologique dans la zone dans
laquelle l’inventaire est réalisé;
10.6.4 inspecte, sauf si ce n’est pas réalisable sur les plans technique ou économique,
toutes les anomalies à potentiel archéologique identifiées conformément à la
condition 10.6.3 en utilisant une méthode d’investigation subaquatique
recommandée par la personne qualifiée et documente la valeur patrimoniale de
chacune des anomalies;
10.6.5 présente, au moins 90 jours avant le début de la construction, les résultats de
l’inventaire à l’Agence et aux parties consultées pour la réalisation de l’inventaire
archéologique, incluant toute mesure additionnelle recommandée par la
personne qualifiée à mettre en œuvre dans le cadre du projet désigné en lien
avec toute anomalie à potentiel archéologique qui ne peut être inspectée
conformément à la condition 10.6.4.
10.7 Le promoteur met en œuvre toute mesure additionnelle recommandée conformément à la
condition 10.6.5, notamment une surveillance archéologique durant le dragage, pour toute
anomalie à potentiel archéologique qui ne peut être inspectée avec une méthode
d’investigation subaquatique conformément à la condition 10.6.4.

10.8 Le promoteur développe, en consultation avec Parcs Canada, le ministère de la Culture et


des Communications du Québec, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat, et met en
œuvre une procédure de traitement des découvertes fortuites devant être appliquée en cas
de découverte, durant la construction, de toute construction, emplacement ou chose ayant
une importance historique, archéologique, paléontologique ou architecturale non encore
répertoriée par le promoteur ou qui lui est signalée par une Première Nation ou une autre
partie. Dans le cadre de la procédure de traitement des découvertes fortuites, le
promoteur:

10.8.1 arrête immédiatement les travaux sur le lieu de la découverte;


10.8.2 délimite une aire d’au moins 30 mètres autour de la découverte dans laquelle les
travaux sont interdits. L’interdiction de travail ne s’applique pas aux actions
nécessaires à la protection de l’intégrité de la découverte;
10.8.3 donne à une personne qualifiée, qui est archéologue, la responsabilité de mener
une évaluation à l’emplacement de la découverte conformément à la Loi sur le
patrimoine culturel du Québec;
10.8.4 informe la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté
autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat dans un délai
de 24 heures de la découverte, et permet la surveillance des travaux
archéologiques par les Premières Nations;
10.8.5 consulte Parcs Canada, le ministère de la Culture et des Communications du
Québec, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté
autochtone d'Odanak et de Wôlinak et la Nation huronne-wendat à propos des
exigences législatives ou juridiques applicables et des règlements et protocoles
connexes qui concernent la découverte, l’enregistrement, le transfert et la

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sauvegarde des constructions, emplacements ou choses d’importance sur le plan
historique, archéologique, paléontologique ou architectural, et s’y conforme.
10.9 Le promoteur donne la responsabilité à une personne qualifiée, qui est un archéologue
professionnel, de surveiller toute activité d’excavation en milieu terrestre entreprise par le
promoteur durant la construction. Si toute construction, emplacement ou chose ayant une
importance historique, archéologique, paléontologique ou architecturale est découvert
durant l’excavation, le promoteur applique la procédure de traitement des découvertes
fortuites visée à la condition 10.8.

10.10 Le promoteur élabore, avant la construction, et met en œuvre un programme de suivi afin
de vérifier la justesse de l’évaluation environnementale et juger de l’efficacité des mesures
d’atténuation relativement aux effets environnementaux négatifs des changements à
l’environnement sur le patrimoine naturel causés par le projet désigné. Dans le cadre de la
mise en œuvre du programme de suivi, le promoteur :

10.10.1 surveille la croissance, la composition et l’abondance de la végétation du talus


végétalisé aménagé conformément à la condition 10.2. Le promoteur effectue
cette surveillance à une fréquence au moins mensuelle durant la première année
suivant l’aménagement du talus, au moins bimestrielle durant la deuxième année
suivant l’aménagement du talus et au moins semi-annuelle durant les troisième,
quatrième et cinquième années suivant l’aménagement du talus;
10.10.2 élabore et met en place des mesures d’atténuation modifiées ou
supplémentaires si les résultats de la surveillance visée à la condition 10.10.1
démontrent que des mesures d’atténuation modifiées ou supplémentaires sont
nécessaires pour atténuer les effets environnementaux négatifs des
changements à l’environnement sur le patrimoine naturel causés par le projet
désigné.

11 Accidents et défaillances

11.1 Le promoteur prend toutes les mesures raisonnables pour prévenir les accidents et les
défaillances qui peuvent entraîner des effets environnementaux négatifs et atténue tout
effet environnemental négatif qui peut se produire.

11.2 Le promoteur consulte, avant la construction, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke,


la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les
autorités compétentes à propos des mesures à mettre en place pour prévenir les accidents
et les défaillances, y compris les mesures énoncées à la condition 11.1.

11.3 Le promoteur élabore, avant chaque phase du projet désigné et en consultation avec la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de
Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les autorités compétentes, un plan d’intervention en
cas d’accident ou de défaillance applicable à chaque phase du projet désigné. Le promoteur
intègre et fait référence aux plans, procédures et organismes d'intervention établis, selon le
cas, par les autorités compétentes dans le plan d'intervention en cas d'accident ou de
défaillance. Chaque plan d’intervention en cas d’accident ou de défaillance comprend :

51
11.3.1 une description des types d’accidents et de défaillances qui peuvent causer des
effets environnementaux négatifs durant toute phase du projet désigné;
11.3.2 les mesures sous contrôle du promoteur à mettre en œuvre par le promoteur en
réponse à chaque type d’accident et de défaillance visé à la condition 11.3.1,
notamment les dispositifs d’alerte, afin d’atténuer tout effet environnemental
négatif causé par l’accident ou la défaillance. Ces mesures
comprennent notamment la mise en œuvre de mesures pour protéger les
habitats sensibles (y compris les herbiers submergés, les milieux humides et
l’habitat de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata)) en cas de
déversement de toute substance nocive (y compris les hydrocarbures);
11.3.3 pour chaque type d’accident et de défaillance visé à la condition 11.3.1, les rôles
et responsabilités (y compris en terme de mesures à mettre en œuvre et
d’équipements à mobiliser) de chaque autorité compétente concernée
participant à l'intervention en cas d'accident ou de défaillance.

11.4 Le promoteur tient à jour le plan d’intervention en cas d’accident ou de défaillance visé à la
condition 11.3 à toutes les phases du projet désigné. Le promoteur présente toute mise à
jour du plan d’intervention en cas d’accident ou de défaillance à l’Agence, à la Première
Nation Mohawk de Kahnawà:ke, à la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, à
la Nation huronne-wendat et aux autorités compétentes impliquées dans sa mise en œuvre
dans les 30 jours suivant la mise à jour du plan.

11.5 En cas d’accident ou de défaillance ayant le potentiel de causer des effets


environnementaux négatifs, y compris un accident ou une défaillance visé à la condition
11.3.1, le promoteur met immédiatement en œuvre les mesures appropriées à l’accident
ou à la défaillance, y compris toute mesure d’atténuation appropriée visée à la condition
11.3.2, et :

11.5.1 met en œuvre le plan de communication visé à la condition 11.6 en lien avec les
accidents et les défaillances;
11.5.2 informe les autorités compétentes avec des responsabilités liées à l’intervention
d’urgence (y compris les urgences environnementales) conformément aux
exigences réglementaires et législatives applicables;
11.5.3 informe, dès que possible et conformément au plan de communication visé à la
condition 11.6, la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté
autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les parties
potentiellement affectées de l’accident ou la défaillance, et avise l’Agence par
écrit au plus tard 24 heures après l’accident ou la défaillance. En informant la
Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak
et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat, les parties potentiellement affectées
et l’Agence, le promoteur précise :
[Link] la date et l’heure auxquelles l’accident ou la défaillance a eu lieu et
l’endroit;
[Link] une description sommaire de l’accident ou de la défaillance;

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[Link] la liste de toute substance potentiellement rejetée dans
l’environnement à la suite de l’accident ou de la défaillance;

11.5.4 présente un rapport écrit à l’Agence au plus tard 30 jours après que l’accident ou
la défaillance ait eu lieu. Le rapport écrit comprend :
[Link] une description détaillée de l’accident ou de la défaillance et de ses
effets environnementaux négatifs;
[Link] une description des mesures qui ont été prises par le promoteur pour
atténuer les effets environnementaux négatifs causés par l’accident ou
la défaillance;
[Link] tout point de vue de la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, de la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et de la Nation
huronne-wendat, et tout avis des autorités compétentes reçu à l’égard
de l’accident ou de la défaillance, ses effets environnementaux négatifs
et les mesures prises par le promoteur pour atténuer ces effets
environnementaux négatifs;
[Link] une description de tout effet environnemental négatif résiduel et de
toute autre mesure modifiée ou supplémentaire nécessaire pour le
promoteur pour atténuer les effets environnementaux négatifs
résiduels;
[Link] les détails concernant la mise en œuvre du plan d’intervention en cas
d’accident ou de défaillance visé à la condition 11.3.

11.5.5 au plus tard 90 jours après que l’accident ou la défaillance ait eu lieu, et en
tenant compte des renseignements soumis en vertu de la condition 11.5.4,
présente un rapport écrit à l’Agence qui inclut une description des changements
apportés pour éviter qu’un tel accident ou qu’une telle défaillance ne se
reproduise et de la mise en œuvre de toute mesure modifiée ou supplémentaire
destinée à atténuer et faire le suivi des effets environnementaux négatifs
résiduels et à réaliser toute remise en état progressive nécessaire. Le rapport
inclut tout point de vue supplémentaire de la Première Nation Mohawk de
Kahnawà:ke, de la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak et de la
Nation huronne-wendat et tout avis des autorités compétentes supplémentaire
reçu par le promoteur depuis que les points de vue et avis visés à la
condition [Link] ont été reçus par le promoteur.
11.6 Le promoteur élabore, en consultation avec la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la
Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les parties
potentiellement affectées, un plan de communication pour les accidents et les défaillances
en rapport avec le projet désigné. Le promoteur élabore le plan de communication avant le
début de la construction et le met en œuvre et le tient à jour durant toutes les phases du
projet désigné. Le plan comprend :

11.6.1 les types d’accidents et défaillances nécessitant du promoteur qu’il informe la


Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak
et de Wôlinak, la Nation huronne-wendat et les parties potentiellement
affectées;

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11.6.2 la manière par laquelle le promoteur doit informer la Première Nation Mohawk
de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la Nation
huronne-wendat et les parties potentiellement affectées d’un accident ou d’une
défaillance et de toute occasion d’aider à l’intervention liée à l’accident ou à la
défaillance;
11.6.3 les coordonnées des représentants du promoteur avec qui la Première Nation
Mohawk de Kahnawà:ke, la Communauté autochtone d'Odanak et de Wôlinak, la
Nation huronne-wendat et les parties potentiellement affectées peuvent
communiquer et les coordonnées des représentants de chacune des Nations et
des parties potentiellement affectées que le promoteur doit aviser.

12 Calendriers

12.1 Le promoteur présente à l’Agence un calendrier pour toutes les conditions énoncées dans
la présente déclaration de décision au plus tard 60 jours avant le début de la construction.
Ce calendrier détaille toutes les activités prévues par le promoteur pour satisfaire à
chacune des conditions énoncées dans la présente déclaration de décision et le mois et
l’année de début et d’achèvement prévus de chacune de ces activités.

12.2 Le promoteur présente à l’Agence un calendrier donnant un aperçu de toutes les activités
requises pour réaliser le projet désigné au plus tard 60 jours avant le début de la
construction. Le calendrier indique le mois et l’année du début et de l’achèvement prévus
et la durée de chacune de ces activités.

12.3 Le promoteur présente à l’Agence par écrit une mise à jour des calendriers visés aux
conditions 12.1 et 12.2 tous les ans au plus tard le 31 mars.

12.4 Le promoteur présente à la Première Nation Mohawk de Kahnawà:ke, à la Communauté


autochtone d'Odanak et de Wôlinak, à la Nation huronne-wendat et aux parties
potentiellement affectées les calendriers visés aux conditions 12.1 et 12.2 et toute mise à
jour du calendrier initial faite conformément à la condition 12.3 en même temps que le
promoteur présente ces documents à l’Agence.

13 Tenue des dossiers

13.1 Le promoteur conserve tous les documents concernant la mise en œuvre des conditions
énoncées dans la présente déclaration de décision. Le promoteur présente les documents
susmentionnés à l’Agence lorsqu’elle en fait la demande, dans le délai précisé par l’Agence.

13.2 Le promoteur conserve tous les documents visés à la condition 13.1 dans une installation
située au Canada et communique l’adresse de l’installation à l’Agence. Le promoteur avise
l’Agence au moins 30 jours avant tout changement à l’emplacement de l’installation où
sont conservés les documents, et fournit à l’Agence l’adresse du nouvel emplacement.

13.3 Le promoteur avise l’Agence de tout changement aux coordonnées du promoteur qui sont
incluses dans la présente déclaration de décision.

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Émission

La présente déclaration de décision est émise à Ottawa, Ontario, par :

< Original signé par > 1 mars 2021


______________________________ Date ______________________
L’honorable Jonathan Wilkinson
Ministre de l’Environnement

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