Géolocalisation des DM au CH de Pau
Géolocalisation des DM au CH de Pau
géolocalisation au CH de Pau
Rapport de stage
Didier Bardyn
Remerciements
Je tiens à remercier toutes les personnes suivantes, pour leur aide et leur soutient, m’ayant permis la
réalisation de mon stage et de ce projet :
Mais aussi Monsieur LUCAS, technicien biomédical, pour tous ses renseignements m’ayant orienté
vers cette formation ABIH (Assistant Biomédical en Ingénierie Hospitalière) 2019. Ainsi que tous les
techniciens du service biomédical, pour leur accueil chaleureux, leur bonne humeur et leur
présence à mes côtés tout au long du stage.
Ainsi que toute la promotion 2019 avec qui j’ai pu sympathiser pendant plusieurs mois.
Sommaire
Remerciements .................................................................................................................................................. 2
Glossaire............................................................................................................................................................. 4
Introduction ....................................................................................................................................................... 5
3.3. Présentation des deux systèmes – Premières réponses à nos besoins ............................................ 27
Conclusion ........................................................................................................................................................ 36
Bibliographie .................................................................................................................................................... 37
Annexes ............................................................................................................................................................ 39
Glossaire
CE : Conformité Européenne
CH : Centre Hospitalier
DM : Dispositif Médical
US : Unités de Soins
Introduction
Le service biomédical du Centre Hospitalier de Pau est à la tête d’un parc d’environ 6 000 Dispositifs
Médicaux (DM).
Certains de ces DM sont mutualisés et/ou attribués par secteur dans l’hôpital, ce qui peut également
amener les Unités de Soins (US) et Médico-Techniques (UMT) à se prêter les DM entre eux.
Ces mouvements de DM entre services à l’autre entrainent des difficultés, non seulement pour le Service
Biomédical (SBM), qui ne peut certifier retrouver le DM concerné où il devrait s’y trouver, mais aussi pour
les US et UMT qui perdent énormément de temps à chercher leurs DM. Sans parler des pertes que l’on
peut constater.
Aujourd’hui, le projet du service biomédical, et donc le mien durant ce stage, sera de réaliser une étude sur
la mise en place d’un système de géolocalisation des DM. Cela afin de connaître exactement sa position à
l’instant « T ».
L’objectif sera de regarder la faisabilité technique et économique d’une telle installation, tout en mettant
en avant les bénéfices que cela pourrait apporter dans les années à venir.
À la fin des années 1970, le Centre Hospitalier de Pau, alors installé en cœur de ville depuis 1680, ne peut
plus répondre aux besoins de la population du fait de la vétusté et de l’exiguïté des locaux.
C’est donc sur un espace arboré de 40 hectares, en relation directe avec le centre-ville et les principales
voies de communication, que les nouveaux bâtiments du CH accueilleront de nouveaux services.
En 1970, la construction du "Centre de traitement et de séjour des personnes âgées" débuta aux abords
du Cami-Salié. C’est aujourd’hui le Centre Jean Vignalou, qui regroupe l’essentiel des activités de soins
orientées vers la prise en charge des patients âgés (médecine gériatrique, soins de longue durée, soins de
suite et de réadaptation, hôpital de jour). Au service des activités médicales, on retrouve également un
secteur médico-technique étendu participant à la prise en charge des patients âgés et qui apporte une
réponse diversifiée et complémentaire à leurs besoins : kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité,
rééducation urodynamique et animations socio-culturelles.
- Le Centre Hauterive
liaison et de soins en addictologie, et les consultations addictologie et tabacologie. Ce bâtiment a été érigé
en 1982.
Il accueille les unités de soins, les unités médico-techniques, les plateaux techniques, les services
administratifs ainsi que les services techniques, le service biomédical et le service logistique. Ses premiers
patients seront accueillis le 20 janvier 1988.
Il dispense la formation initiale de cadres de santé qui donne l'accès à la fonction de cadre de santé d'unité
de soins, de cadre de santé formateur, de responsable de service de soins infirmiers à domicile, etc.
L’institut est agréé pour accueillir, après concours, 40 étudiant(e)s (chiffres de 2019) des filières
infirmières, technicien de laboratoire, masseur-kinésithérapeute et manipulateur d'électroradiologie.
- L’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et l’Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS)
Ils assurent la formation initiale des infirmiers diplômés d’État ainsi que la formation initiale des aides-
soignants.
L’institut est agréé pour l'accueil de 97 étudiant(e)s par promotion annuelle pour les infirmiers diplômés
d’État et de 30 élèves pour les aides-soignants, après concours (chiffres de 2019).
La loi de modernisation de notre système de santé prévoit un nouveau mode de coopération entre les
établissements publics de santé à l'échelle d'un territoire, les GHT.
L’objectif principal est de garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la
coopération entre hôpitaux publics autour d'un projet médical.
Cette nouveauté permettra, en inscrivant les hôpitaux publics dans une vision partagée de l'offre de soins,
de mieux organiser les prises en charge, territoire par territoire, et de présenter un projet médical
répondant aux besoins de la population.
Le Directeur Général de l'Agence Régionale de Santé a arrêté le 1er juillet 2016 la liste des 12 groupements
hospitaliers de territoire de la Nouvelle Aquitaine. [1]
- 6 établissements parties :
- 3 établissements participatifs :
Le Centre Hospitalier de Pau possède une capacité d’accueil de 838 lits, répartis en plusieurs services, plus
une quarantaine en HAD. Son activité est organisée en 11 pôles :
- Médecine 1 :
Cardiologie, Neurologie, Réanimation, Consultations externes.
- Médecine 2 :
Oncologie, Hépato - Gastroentérologie, Addictologie, Centre de lutte antituberculeux, HAD,
Médecine interne et maladies infectieuses, Pneumologie, Rhumatologie, SSR polyvalent, Unité de
Soins Palliatifs (USP), Vaccination, Médecine physique et Réadaptation fonctionnelle
- Chirurgie ortho-traumatologie
- Mère-enfant :
Gynécologie - Obstétrique, Pédiatrie, Réanimation Néonatologie
- Urgences :
Urgences SAMU SMUR, Unité d’Hospitalisation de Courte Durée, Permanence d’Accès aux Soins de
Santé (PASS), Unité médico-judiciaire, Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire (USMP), Centre
d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU)
- Gériatrie :
Médecine gériatrique, Unité de Post Urgence Gériatrique (UPUG), Unité de Soins de Longue Durée
(USLD), SSR Gériatrique
- Pharmacie
Le CH assure environ 150 000 consultations externes, 28 500 interventions chirurgicales, 1 700
accouchements et 66 000 passages aux urgences à l’année.
1.3.1. Présentation
L’équipe du service biomédical du CH de Pau, rattachée à la Direction des Achats et de la Logistique est
composée :
Équipé d’un atelier d’environ 110m², le service biomédical gère un parc de 6200 DM.
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Étude sur la mise en place d’un
système de géolocalisation
au CH de Pau
Rapport de stage de Didier Bardyn
Achat des DM :
Le service biomédical assure les prestations d’achat et de maintenance des DM ainsi que
l’information à l’utilisation des DM.
Tout équipement est référencé et inventorié à partir d’un logiciel de traçabilité, la GMAO. Les
techniciens tiennent à jour l’inventaire des DM et le mettent à disposition des US et UMT du CH.
Le service biomédical utilise le RSQM pour chaque DM afin d’en assurer la traçabilité et les
interventions réalisées.
Il garantit que les DM acquis et maintenus possèdent le marquage « CE » [3]
Le service biomédical doit également s’assurer que les conditions générales d’installations sont
satisfaisantes pour les nouveaux DM en vue d’une bonne utilisation, d’une bonne maintenance et
de bonnes conditions de sécurité pour les patients et les utilisateurs.
Afin de s’assurer que l’ensemble des missions décrites sont appliquées, le SBM avait engagé un
processus de certification ISO 9001.
Même si à ce jour il n’est plus certifié, il continu à appliquer le processus afin de garantir une bonne
gestion des risques.
Afin d’être à l’écoute des clients que sont les US et UMT, le SBM a élaboré et mis en œuvre des
contrats de partenariat avec ces services.
Le contrat de partenariat définissant les besoins de chaque partie et la réponse adaptée par les
engagements réciproques.
L’objectif est de mesurer la satisfaction des clients, les US et UMT. Ceci permet de faire évoluer les
engagements réciproques.
Il réalise une écoute client afin de mesurer leur satisfaction et se doit de trouver les réponses
adaptées pour maintenir et développer sa position concurrentielle en fidélisant et en conquérant
de nouveaux clients.
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Étude sur la mise en place d’un
système de géolocalisation
au CH de Pau
Rapport de stage de Didier Bardyn
Conformément au décret 2001-1154 du 5 décembre 2001 [4] et à l’arrêté du 3 mars 2003 [5], fixant
la liste des DM soumis à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité mentionnés, le
service biomédical effectue la maintenance corrective et préventive des DM. Soit en les réalisant en
interne, soit en assurant la gestion des sous-traitants externes. L’objectif étant de remettre ou de
maintenir en état de fonctionnement les DM.
La maintenance corrective est exécutée après détection d'une panne et est destinée à remettre un
DM dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise. [6]
Toute maintenance corrective entraine une indisponibilité immédiate ou à très brève échéance du
matériel.
La maintenance préventive est exécutée à intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits
et est destinés à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un
DM. [7]
Elle permet de prolonger la durée de vie des DM par anticipation de pannes potentielles ainsi que
d’assurer une fiabilité et un bon fonctionnement des DM, en s’assurant que ceux-ci ne tombent pas
en panne lorsque l’on les utilise.
Toute maintenance préventive est systématiquement planifiée avec les US ou UMT. Elles sont
effectuées en fonction des recommandations des constructeurs ou des exigences réglementaires.
Comme indiqué auparavant, tout service biomédical devrait être équipé d’un système de traçabilité et de
maintenance de ses dispositifs médicaux La « GMAO » afin d’assurer la gestion des DM que lui a confié
la Direction de l’Établissement.
Le CH de Pau utilise pour tous ses services techniques, ainsi que pour le service biomédical, deux systèmes
de demande d’interventions, « WEB-DI » et « SamFM ». [8]
L’utilisation de ces deux logiciels ne facilite pas la qualité de travail des services techniques et biomédical,
qui suivent si les demandes d’interventions ont été effectuées sur l’un des deux logiciels.
Après de nombreuses années, l’ancien système WEB-DI laisse définitivement place à la GMAO « SamFM »,
depuis le 29 Avril 2019.
Cette GMAO permet une gestion et un pilotage de l’intégralité des activités des services techniques et
biomédical. Elle contient une base de données informatique sur les opérations de maintenance.
Elle permet également au SBM d’être en relation directe avec les US et les UMT, afin de suivre leurs
demandes, réaliser les interventions nécessaires et les enregistrer.
Elle est utilisée par le SBM afin d’automatiser la documentation relative aux DM. Notamment la
planification des interventions du matériel, la gestion de l’inventaire, la commande des pièces détachées,
les contrats de services.
À savoir qu’avec SamFM, il serait également possible de gérer les procédures de maintenance corrective et
préventive, ainsi que les rappels et les alertes sur les DM. Tout ceci étant organisé dans le cadre du SMQ du
CH de Pau.
Ils permettent la vérification et le test lors des contrôles et maintenances des DM. Ils font eux même
l’objet d’un suivi et d’une maintenance stricte, comme la calibration et l’étalonnage, réalisés une fois par
an par un établissement agréé, relié au Système International d’unités du Laboratoire National de
métrologie et d’Essais (LNE). [9]
Pour le SBM, la gestion des risques et la criticité de ses DM sont prises en compte dès leur achat et leur
mise en service. Il s’assure que le personnel utilisateur soit formé à l’utilisation de ces DM, et réalise
également les maintenances et contrôles qualité.
Le SBM doit prendre en compte dans son fonctionnement quotidien, un grand nombre de considérations
normatives, qualitatives et réglementaires.
Celles-ci sont nécessaires, pour garantir une maîtrise des risques conditionnant le bon fonctionnement des
DM et donc une utilisation sécurisante pour les professionnels de santé et les patients.
A ce jour les établissements de santé sont soumis au contrôle de certification de la Haute Autorité de
Santé, qui contribue à la régulation du système de santé par la qualité. [10]
Les SBM sont donc eux aussi concernés par le manuel de certification des établissements de santé HAS
V2014, et notamment par le critère 8k de celle-ci, portant sur la gestion des équipements biomédicaux.
Celle-ci s’exerce sur les DM après leur mise sur le marché. La matériovigilance a pour objectif d’éviter que
ne se (re)-produisent des incidents et risques d’incidents graves mettant en cause des DM, en prenant les
mesures préventives et /ou correctives appropriées.
Définition : « La géolocalisation est une technique permettant de connaitre la position géographique d’un
objet »
Le service biomédical est à la tête d’un parc d’environ 6200 dispositifs médicaux, ce qui nécessite une
organisation fiable, comprise par tous les acteurs du service ainsi que des US et des UMT. Les services de
l’hôpital étant répartis sur 3 sites différents, le SBM doit donc être capable d’intervenir le plus
efficacement possible sur ces sites.
Aujourd’hui, le SBM rencontre des difficultés à retrouver certains DM dans les services, notamment
lorsque les techniciens effectuent de la maintenance préventive annuelle.
Il faut savoir que certains DM, comme les lits médicaux par exemple, circulent de services en services tout
au long de l’année. Le concept du CH de Pau peut amener un patient à être amené au bloc opératoire, ou
en radiologie, directement sur son lit médical.
Lors des maintenances préventives, le service biomédical va récupérer un lit médical dans un service, et en
laisser un autre le temps du contrôle. Les lits n’ont pas de services attribués. On ne pourra donc pas
certifier que celui pris dans tel service pour y effectuer la maintenance préventive, se retrouvera à nouveau
dans ce même service par la suite.
Actuellement, tous les DM sont équipés d’une étiquette inventaire, référencée par le service biomédical.
Cela permet un bon contrôle du matériel et une facilité à renseigner toutes les informations ainsi que les
interventions effectuées sur chacun d’eux. Ces étiquettes indiquent également le service d’appartenance
initial du DM.
Cependant, les services ont également besoin de se prêter certain DM, comme par exemple un Bladder
scanner, sachant que tous les services n’en sont pas équipés. Ces DM, à nombre limité, sont très utilisés et
demandés par les services.
Les Bladder scanners sont destinés aux échographies de la vessie en 3D, avec analyse en temps réel. Ils
permettent d’éviter un certain nombre de sondages douloureux et susceptibles de provoquer des
traumatismes urétraux et des infections urinaires.
Le Bladder scanner est également très facile à manipuler, beaucoup moins encombrant qu’un échographe.
Ils sont affectés par secteurs, ce qui amène à retrouver du matériel dans un autre service que celui indiqué
sur l’étiquette inventaire. Lors d’un besoin urgent pour le patient, le personnel soignant peut être amené à
rechercher le DM. Son absence du service est problématique.
Un patient qui est pris en charge aux Urgences, aura peut-être besoin d’avoir divers traitements,
administrés à l’aide de pousse seringue pour certains cas et de moniteur patient pour son suivi. Il sera
ensuite amené à réaliser des examens, une opération peut être, pour ensuite être transporté dans une
chambre d’un service de soins.
Durant toute cette prise en charge, le système de perfusion, ainsi que le moniteur patient, lui ayant été
attribués aux urgences, se retrouvera dans un autre service au bout du circuit.
Le personnel du service biomédical perd donc énormément de temps à rechercher certains DM dans les
services.
Toute perte de temps a un coût, qui pourrait être consacré au patient par les US et les UMT ou pour
réaliser d’autres maintenances par le SBM.
Pour le cas des lits médicaux, une maintenance réalisée régulièrement permet une diminution des pannes
donc d’un moindre gène pour le patient. Il est donc important de gérer avec efficacité son parc de lits
médicaux.
À savoir qu’au CH de Pau les lits ont été achetés sur 6 années, ce qui implique donc un décalage de
maintenance annuelle. Il faut donc pouvoir identifier facilement les différents lits, et donc leur localisation.
- Afin de bien préparer ce projet, et de trouver un bon point de départ, il est important de se poser les
bonnes questions, pour mieux connaître, cerner, clarifier et structurer la situation –
Le QQOQCP (QUI ? QUOI ? OÙ ? QUAND ? COMMENT ? POURQUOI ?) est l’outil idéal pour réaliser cela.
Figure 8 : QQOQCP
Notre objectif sera donc de mettre en place un système de géolocalisation des DM. Tout d’abord sur
une partie du parc des DM mutualisés, amenés à être très souvent déplacés, ou sur des DM à stock
restreint, qui seront prêtés entre les US et les UMT.
- Le réseau :
Le CH est déjà équipé d’un réseau WIFI sur les 3 bâtiments. Les fournisseurs mettant en place un système
de géolocalisation, peuvent ré utiliser le réseau existant dans l’établissement, mais nous devrons nous
renseigner tout d’abord, sur la compatibilité des réseaux, sur le nombre et la localisation des bornes Wifi
situées dans les locaux.
Le CH de Pau est « découpé » en 3 zones (verte, rouge et bleue) pour le Centre François Mitterrand, sur 6
étages. Le Centre Jean Vignalou quant à lui, est réparti sur 5 étages alors que le Centre Hauterive ne l’est
que sur 4.
- Le logiciel :
Le système de géolocalisation nécessite, en plus de la pose de petite balise, appelée également « TAG »
(fixé au DM), d’un logiciel informatique qui permettra le suivi de tout déplacement des DM.
Un logiciel supplémentaire par rapport à ceux déjà existant pour les techniciens biomédicaux peut s’avérer
être contraignant. Cela nécessitera une formation pour tout intervenant biomédical, ainsi que du temps
supplémentaire avant une intervention, lui permettant de localiser le DM. (Temps qui sera par la suite
gagné, par la facilité à retrouver le dispositif)
Une autre difficulté : le logiciel de géolocalisation sera-t-il adapté à la GMAO SamFM? En effet, un des gros
avantages que pourrait apporter cette géolocalisation, est qu’elle puisse directement être reliée avec le
système de traçabilité et d’inventaire existant dans le SBM, et que les techniciens utilisent tout au long de
la journée.
- Le coût :
Durant mes deux mois et demi de stage, j’aurai la possibilité d’étudier le produit de plusieurs sociétés
externes.
Le projet de mise en place d’un système de géolocalisation nécessite des besoins financiers et
organisationnels qui demanderont à être étudiés par le SBM afin d’être présentés à la Direction de
l’Établissement et le service informatique.
Une possible installation sur le réseau existant est un atout dans le budget final, mais il faudra
probablement compter sur des mises en place d’autres bornes Wifi dans l’hôpital, si celles déjà présentes
ne couvrent pas la totalité des couloirs par exemple, ainsi que la dotation d’environs 800 « TAG », pour
équiper les lits médicaux et les bladders scanner.
Il est donc important de déterminer les options que nous apporte ces systèmes, à l’aide d’une méthode
d’analyse appelée SWOT. Cela contribue à l’étude de la pertinence et de la cohérence d’une action future.
- Pour le patient :
La sécurité du patient peut être mise en danger par un manque de maintenance des DM.
Augmenter le taux de maintenance des équipements par la maintenance préventive par exemple.
Un gain de temps agent dans la pratique quotidienne du SBM (facilité à s’orienter vers un DM
recherché) et dans les services de soins ou médico-techniques (prêts entre services, inventaires,
etc). Les infirmier(e)s perdent du temps également à chercher leurs DM.
Limiter les pertes et le vol. Un DM qui sort du réseau Wifi de l’hôpital sera tout de suite remarqué à
l’aide d’une alarme sur le logiciel de géolocalisation.
- Pour l’établissement :
Il peut y avoir un excès d’achat de matériel pour pallier la mauvaise répartition dans les services.
Pour l’établissement, une augmentation du taux d’utilisation des DM est un atout. La mutualisation du
matériel permet une diminution des coûts d’acquisition et de maintenance.
Il faut savoir tout d’abord que durant mes trois premiers mois de formation à l’UTC de Compiègne, nous
avons eu un cours sur les systèmes de géolocalisation, ce qui m’a permis de connaître en amont le principe
et le fonctionnement de ces derniers.
Afin de mieux aborder ce projet, il est important de se renseigner tout d’abord sur les équipements
techniques de l’hôpital.
Une installation d’un système de géolocalisation demande une bonne connaissance des installations
présentes dans les bâtiments.
Le service informatique :
Avec l’aide des techniciens biomédicaux, j’ai pu contacter le service informatique pour obtenir des
informations importantes, notamment sur les réseaux utilisés au sein de l’hôpital.
Un réseau Wifi b/g/n, 2.4 et 5GHz est déployé au sein du Centre Hospitalier.
Ce réseau Wifi ne couvre pas l'intégralité du CH, il assure une couverture sur les couloirs des services de
soins et certains trajets utilisés par les patients lors de leur transfert entre certains services
(bloc/réa/urgences/imagerie).
A noter également que pour le service informatique, il y aurait une augmentation de la gestion des réseaux,
puisqu’il existe des protocoles de sécurité pour toute entrée au réseau Wifi du CH.
Le dessinateur :
J’ai par la suite pris contact avec le service technique de l’hôpital, et plus précisément avec le dessinateur
des plans du CH de Pau. Le but étant de mieux connaître les locaux, afin d’identifier comment sont
disposés tous les services, les zones et les pièces, plus en détails, mais également de faire le lien avec la
GMAO, puisque c’est lui qui entre les données des plans sur le système de SamFM.
Comme indiqué auparavant, les trois bâtiments sont partagés en plusieurs zones et sur plusieurs étages. Le
dessinateur avait quant à lui entré la localisation de chaque service, par rapport à:
- son bâtiment
- son étage
- le local dans lequel est censé se trouver le DM correspondant à son numéro d’inventaire.
(Le service étant déjà mentionné lors de la demande d’intervention)
Il nous reste donc à savoir s’il est possible d’ajouter un « découpage » supplémentaire sur la GMAO, qui
nous indiquerait l’endroit précis du local où se trouve le DM. En effet, le local est indiqué, mais nous
n’avons pas d’indication sur sa localisation. Les services de l’hôpital peuvent s’étendre sur une centaine de
mètres carrés. Difficile donc de repérer en un coup d’œil le local inscrit sur la GMAO.
Une des options très importante dont voudrait avoir accès le service biomédical, c’est la possibilité de
mettre en relation les deux systèmes, à savoir celui de la géolocalisation avec celui de la GMAO.
Lors du cours à l’UTC, la personne intervenant sur ce thème nous avait expliqué que cela était possible.
Il serait très intéressant de connaître la localisation exacte du DM mentionné sur le bon d’intervention.
J’ai donc contacté le service support de SamFM, afin d’avoir plus de renseignements sur une éventuelle
mise en place d’un système de géolocalisation.
Les premières informations qui m’ont été retournées ne m’ont pas permis de certifier qu’il était possible
d’avoir une passerelle reliant ces deux logiciels.
Aucun établissement utilisant cette GMAO ne s’est renseigné auparavant sur cette possible intégration.
Les autres CH :
Après quelques recherches, j’ai pu contacter deux services biomédicaux de Centre Hospitalier situés en
France, utilisant un système de géolocalisation :
Mes interrogations se porteront sur les installations au sein de leur hôpital, une intégration sur leur GMAO
ainsi que leur satisfaction générale sur le système mis en place.
Les deux CHU m’ont répondu que les sociétés ont installé le système sur le réseau Wifi existant de leur
hôpital. Il est également possible d’utiliser un réseau Bluetooth pour certaines sociétés. Ils ont choisi le
système Wifi qui sera le moins onéreux en matière d’installation et d’équipements (la plupart des hôpitaux
étant déjà équipés du réseau Wifi).
Aucun de ces deux CHU n’aura intégré la géolocalisation à leur logiciel de GMAO. Le coût pour réaliser cela
étant assez élevé d’après leurs études.
Un des CHU a également installé d’autres bornes Wifi pour acquérir un meilleur signal, et donc une
meilleure précision de localisation.
Les services biomédicaux de ces deux CHU ont une bonne satisfaction de leur installation, avec une
demande pour l’un d’entre eux, d’un outil d’alerte par mail, qui est en cours de développement.
Un tel projet ne peut avoir de sens, sans l’aide des acteurs présents au sein du SBM. Les techniciens
biomédicaux seront les premiers concernés par la mise en place d’un système de géolocalisation si cela
venait à être mis en place.
Ce sont eux qui gèrent les bons d’interventions des US et UMT, qui recherchent donc les DM sur lesquels il
faut effectuer un contrôle ou une maintenance préventive. Et c’est surtout vers eux que l’on se dirigera si
on ne trouve pas un DM, perdu entre service.
Il est donc nécessaire d’avoir leur avis sur ce projet. Pour cela, je leur ai fait parvenir un questionnaire qu’ils
m’ont renvoyé dûment complétés.
Ils trouvent le projet de la mise en place au CH de Pau utile, mais seulement sur une partie des DM, comme
le souhaitent également les responsables du service biomédical.
Pour autant, ils y voient un avantage pour la maintenance des DM ainsi que pour une meilleure gestion de
leur parc de DM.
Il était également intéressant de savoir si la possible mise à disposition d’une tablette, pour connaître la
localisation de leur DM lorsqu’ils ne sont pas devant un poste informatique à l’atelier, les intéresserait.
C’est une solution qu’ils ne rejettent pas, mais l’intérêt premier pour eux de cet outil serait de pouvoir y
ajouter la GMAO, afin de suivre et valider leurs interventions à n’importe quel endroit dans le CH.
Comme expliqué auparavant, lors de notre formation à l’UTC de Compiègne, nous avons eu un cours sur la
géolocalisation.
J’ai donc pu entrer en contact assez rapidement avec la société « Stanley Healthcare », dont le responsable
des ventes du secteur Nord de la France nous avait présenté leur système de géolocalisation.
Celui-ci m’ayant ensuite directement mis en relation avec son collègue du secteur Sud de la France.
Ma première démarche auprès de ce fournisseur aura été de lui expliquer la volonté du SBM du CH de Pau,
à savoir une étude sur la mise en place de la géolocalisation, sur une partie des DM seulement.
Un rendez-vous sera alors planifié entre nous, en accord avec le SBM afin de nous présenter leur système,
le principe de fonctionnement ainsi que les installations que cela peut imposer.
Il me faudra pour cela réserver une salle de réunion (au service de Stérilisation) ainsi que prévenir le
service informatique pour leur proposer de participer à cette présentation.
Afin d’avoir une comparaison sur un autre système existant dans le domaine de la géolocalisation, il
m’aura fallu exécuter une recherche sur d’autres sociétés proposant ces installations.
Il en est ressorti un fournisseur : « Apitrak », dont certaines entreprises ou hôpitaux utilisent leur service.
La démarche sera plus ou moins la même que pour le précédent fournisseur, à savoir contacter le
responsable de vente assigné au Sud de la France.
Après un premier entretien téléphonique avec le co-fondateur de la société, j’ai pu lui expliquer notre
volonté d’installer, dans les années qui viennent, un système de géolocalisation des DM. Je lui ai également
donné quelques informations en attendant un entretien par visioconférence, à sa demande.
Il me faudra donc également réserver une salle adaptée dans le service informatique du CH.
Figure 14 : Apitrak
« STANLEY HEALTHCARE »
La société « Stanley Healthcare » sera le premier fournisseur à venir nous présenter leur système.
Une présentation d’environ deux heures où le SBM aura l’opportunité d’en savoir un peu plus sur le
fonctionnement global de la géolocalisation.
Leur solution est basée sur la technologie RTLS (Real Time Location System), localisation en temps réel,
tout en utilisant le réseau Wifi existant de l’établissement. Ce qui répond déjà à une de nos demandes, et
confirme nos recherches en amont. Un avantage pour nous.
Les TAGS :
Ils disposent de TAGS (balises), adaptés aux DM, mais également aux patients ou aux personnel médical.
Notamment pour s’assurer des fugues de patient, d’enlèvement de nourrisson ainsi que pour protéger le
personnel de soins exposé à une agression - bouton poussoir sur le TAG, donnant l’alerte sur les
téléphones ou logiciels.
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Étude sur la mise en place d’un
système de géolocalisation
au CH de Pau
Rapport de stage de Didier Bardyn
Les TAGS sont alimentés par une pile ou une batterie. La durée de vie de la batterie est d’environ trois ans,
mais cela reste variable, suivant l’intervalle de temps choisi entre chaque « pic » d’informations envoyé au
réseau Wifi.
Le logiciel :
Le réseau :
Chaque TAG est muni d’un numéro MAC (Média Access Control), identifiant physique stocké dans une
carte ou une interface réseau. Ce numéro capte l’adresse IP (Internet Protocol), numéro d'identification
attribué à chaque périphérique relié à un réseau informatique de l’hôpital.
C’est par ce moyen là que les informations entre les TAGS et le réseau Wifi de l’hôpital circuleront.
Un réglage sera paramétré, suivant le besoin, sur chaque TAG, afin de déterminer l’intervalle de temps
qu’il y aura entre chaque envoi de signal au réseau Wifi (10min, 15min, 20min, etc). Chaque signal envoyé
aux bornes Wifi, donnera la localisation du DM.
Il nous sera ensuite expliqué comment doivent être disposées les bornes Wifi dans l’établissement, afin
que le DM soit capté le mieux possible.
C’est ce que l’on appelle le système de triangulation Position calculée en connaissant la distance à trois
points fixes connus.
La base de données.
Le budget :
Pour ce projet, j’ai eu l’autorisation du fournisseur de décrire son système et son installation. Pour ce qui
est du coût global, nous resterons dans des valeurs approximatives.
Tout d’abord, il faut savoir que pour l’achat d’un TAG, il faut lui associer une licence, qui elle-même a un
coût. Cette licence est valable à vie.
- Les tarifs des TAGS sont variables suivant le modèle choisi (équipé d’un bouton poussoir, équipé de
capteur de température,…).
Les tarifs des licences sont quant à eux dégressifs, plus la commande de TAGS (et donc de licences) sera
importante, plus le coût de la licence diminuera.
- Il faut rajouter à cela, l’installation et le paramétrage du système dans les bâtiments, qui peut prendre
plusieurs jours suivant les contraintes, et les équipements à installer.
On peut donc prévoir un budget compris entre 12 000€ et 20 000€ pour l’acquisition de ce système chez ce
fournisseur.
Il existe toutefois des possibilités d’achats de « Packs », comprenant une première commande de peu de
TAGS et licences, plus l’installation et le paramétrage. Ce qui permet, sur une première commande, de
limiter les coûts en optant pour l’installation du système, combiné à l’achat d’une première quantité de
TAGS. La licence de ceux-ci étant valable à vie.
Il restera à acquérir d’autres TAGS et licences les autres années, suivant le nombre de DM que l’on
souhaite équiper.
« APITRAK »
Le deuxième rendez-vous, par visioconférence, avec le fournisseur « Apitrak » nous donnera une
comparaison entre deux installations de système de géolocalisation.
Lors de ce rendez-vous, nous avons eu l’opportunité d’intégrer deux personnes du service informatique du
CH.
Nous avons donc expliqué à nouveau ce que l’on attendait de l’installation de ce système (traçabilité des
lits médicaux et Bladder scanner en priorité), et nous avons pu obtenir toutes les informations nécessaires
venant de ce fournisseur.
Tout d’abord, leur solution est elle aussi adaptée avec le réseau Wifi de notre établissement.
Ils proposent également un système par Bluetooth, mais celui-ci reste moins abordable, notamment par le
coût supplémentaire qu’implique l’installation d’antennes dans le CH.
De plus, plusieurs tests ont été réalisés par les techniciens informatiques, et il en est ressorti que le
Bluetooth interférait avec le réseau Wifi de l’hôpital.
Les TAGS :
Ils sont équipés d’une batterie, d’une durée de vie d’environ trois à quatre ans si le TAG envoie un signal
une à deux fois par jour, et d’environ un an et demi si un signal est envoyé toutes les unes à deux heures.
Leurs TAGS ne sont pas équipés de bouton poussoirs, adaptés à la protection du patient ou du personnel
soignant. On l’utilisera sur les DM uniquement. Ils sont un peu plus volumineux que sur la démonstration
précédente.
Le logiciel :
Par la suite, nous aurons accès au listing de toutes les fiches matériel entrées dans le logiciel, nous
permettant de suivre la position du DM (zone, étage, etc).
Il sera également possible d’afficher directement le plan d’un étage afin d’y voir apparaitre tous les DM
équipés de TAG se trouvant à cet étage.
Le réseau :
Il nous sera alors expliqué que pour 1 000 DM connectés dans l’enceinte, programmés pour envoyer un
signal Wifi toutes les heures, cela représente seulement 10 Méga octets par jour sur le serveur. Autrement
dit, peu de place utilisée.
Ce système pourra être installé sur un réseau « VLAN » (Virtual Local Area Network). C’est-à-dire un réseau
informatique local virtuel, indépendant des autres, qui permettrait d’optimiser la bande passante (donc
d’améliorer les signaux), ainsi que d’améliorer la sécurité du réseau.
Le fournisseur utilisera également le système de triangulation pour récupérer un meilleur signal, qui peut
nous amener à une précision, au mieux, de trois à cinq mètres du DM.
Le budget :
Pour cette partie, nous aurons également des valeurs approximatives sur le coût de la mise en place de ce
système.
Deux solutions d’achat seront proposées.
La première inclura les licences de TAG avec la maintenance annuelle, donc un paiement de licence tous
les ans.
La deuxième différenciera les licences de la maintenance, donc un paiement des licences seulement à la
première commande.
- Première solution :
Prix de l’abonnement annuel : entre 2 500€ et 5 000€ par an. Il comprend les licences, le support et la
maintenance.
- Deuxième solution :
Le prix du TAG ainsi que celui de l’installation restera le même que pour la première solution.
Les ajustements s’effectueront donc sur le prix de l’abonnement, en chiffrant les licences dans le prix de la
partie « achat »:
Prix de l’abonnement : entre 2 000€ et 4 500 € (ne comprenant plus que le support et la maintenance).
Les TAGS ne sont pas du même calibre, ce qui se limite à la pose sur des DM pour un des deux fournisseurs.
Leurs logiciels présentent plus ou moins les mêmes avantages et une facilité à avoir accès directement à la
position des DM.
Suite aux deux rendez-vous avec les fournisseurs et avec la participation du service informatique du CH,
celui-ci nous a fait part de sa réticence face à l’accès au réseau Wifi par un autre système. Du moins, tant
que le réseau Wifi n’aura pas évolué, ce qui devrait être le cas d’ici deux ans.
Il nous a proposé un autre type de système, le réseau RFID (Radio Frequency Identification), ou radio-
identification.
Celui-ci fonctionne à l’aide d’étiquettes autoadhésives que l’on peut placer sur les DM et qui enverront un
signal radio vers des antennes. Ce système possèderait un coût inférieur à ceux présentés précédemment.
Par contre, cela implique une installation de « portiques » dans les plafonds par exemple, et ne pourrait
indiquer avec autant de précision que les systèmes précédents, la localisation d’un DM. Notamment par la
portée des ondes de radio fréquences qui sera moins grandes que celle du Wifi.
Le principe étant de détecter le DM lorsque celui-ci passe devant un portique. Il n’y a pas de pics
d’informations envoyés à intervalle de temps aux bornes. Cela permet de connaitre l’endroit où est passé
le DM à un moment « M », sans nous donner une précision exacte de la pièce.
On connaitra approximativement la position du DM tant qu’il n’est pas repassé par une autre zone équipée
d’un portique.
Tous les portiques seraient filaires, donc aucunes transaction Wifi pour recevoir la localisation des DM.
Autre inconvénient de ce système, les radios fréquences émises par les étiquettes perturberaient les
équipements médicaux.
Après plusieurs recherches, j'ai pu contacter des sociétés utilisant des systèmes RFID, mais aucune ne me
donnera de prix exact sur leur installation, sachant que nous ne pouvions les rencontrer, faute de temps.
L'une d'entre elle nous fournira quand même quelques informations sur les prix que pouvaient atteindre
chaque équipement nécessaire au fonctionnement d'une solution RFID.
De cette réponse en ressortira effectivement que les étiquettes autoadhésives possèdent un coût
nettement moins élevé que les TAGS mis à disposition pour les systèmes Wifi. Même chose pour le logiciel
à installer.
Mais étonnamment, le budget final nécessaire à cette installation resterait très important. En effet, les
portiques permettant de capter le passage des DM équipés d'étiquettes, ont un coût pouvant aller jusqu'à
3000€ l'unité suivant le modèle. Un système qui n'est pas recommandé par ce fournisseur pour ce genre
de projet.
Il est donc difficile de définir un budget final pour ce système, sans connaître également le nombre de
lecteurs nécessaire ainsi que le prix d’installation et de paramétrage facturé par les fournisseurs.
On peut donc en conclure que l’installation d’un système RFID, serait certainement moins coûteuse pour
l'établissement, pour ce qui est des étiquettes RFID, mais elle demanderait plus d’installations, et surtout
un achat excessif de portiques pour équiper tout l'hôpital.
Pour le service informatique, ce système aurait l’avantage de ne pas passer par le réseau Wifi de l’hôpital,
mais il apporterait une précision de localisation beaucoup moins précise qu’avec les systèmes Wifi, ce qui
reste l’objectif premier pour le SBM. Il serait également moins adapté aux évolutions futures dont
l’établissement pourrait faire face (suivi de patient, protection du nourrisson, etc).
Conclusion
La mise en place d’un système de géolocalisation des DM est un projet qui apporterait beaucoup de
solutions au service biomédical, mais également aux unités de soins et médico-techniques :
Gains de temps, gestion du parc, qualité de travail, etc.
Comme expliqué auparavant, ces solutions ont un coût, et il est donc important de monter un dossier
comparatif qui ait du sens, non seulement pour le service biomédical, mais également pour l’hôpital, afin
qu’il puisse être validé à juste raison par la direction de l’établissement.
Ce ne doit pas être un projet personnel au service biomédical, mais un projet « Hôpital ».
La réduction de perte et de vol de DM, mais aussi la sécurisation des nourrissons, ou des personnes
pouvant fuguer, est importante. Tout cela est à mettre en avant.
Il sera important de pouvoir se focaliser, dans un premier temps, sur une première partie d’acquisition de
TAGS, afin d’équiper certains DM, considérés comme prioritaires. L’installation et la programmation du
système étant également à réaliser lors de ce premier achat.
Si l’établissement adhère à ce projet, il sera moins onéreux d’acquérir par la suite d’autres TAGS et licences,
tout en prenant en compte le contrat annuel de maintenance.
L’étude d’un système RFID nous a également permis d’en conclure qu’il serait beaucoup moins avantageux,
non seulement pour le SBM, mais aussi pour les évolutions futures de la géolocalisation dans le CH.
D’un point de vue personnel, j’achève ce stage sur une note positive, non seulement par la démarche d’un
tel projet, mais également sur le plan technique où j’ai pu suivre les techniciens biomédicaux durant deux
mois et demi, lors de leurs interventions. Ils m’auront permis de m’investir dans leur service, et de me
laisser prendre des initiatives lors de maintenances réalisées à l’atelier. Ils m’auront énormément apporté
de connaissances.
Hormis ce projet et les interventions réalisées avec les techniciens biomédicaux, j’ai également été chargé
d’actualiser la procédure d’évaluation des fournisseurs du SBM. J’ai pu remettre en forme le fichier
existant, pour ensuite réaliser l’évaluation de chaque fournisseur avec les techniciens biomédicaux.
Un autre sujet m’aura été confié durant ce stage, celui de réaliser une enquête de satisfaction auprès des
utilisateurs des prestations de maintenances du SBM : Les US et les UMT.
Pour cela, j’ai travaillé sur la mise en place d’un questionnaire qui sera par la suite envoyé aux services, afin
de mettre en place un plan d’action d’amélioration des prestations réalisées par le SBM.
Durant ce stage, j’ai également pu me rendre compte de l’importance du service biomédical au sein du CH
de Pau, et de la bonne image qu’il laisse dans les services. La communication entre le personnel soignant et
les techniciens est primordiale au bon fonctionnement des services.
Bibliographie
Sources :
[4] « Décret 2001-1154 du 5 décembre 2001, relatif à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité
des dispositifs médicaux »
[Link]
[5] « Arrêté du 3 mars 2003, fixant la liste des dispositifs médicaux soumis à l'obligation de maintenance et
au contrôle de qualité » [Link]
[6] et [7] « Norme NF S99 170 » Maintenance des dispositifs médicaux. « Saga WEB »
Figure 10 : « Étapes de recherche d’un DM pour le technicien biomédical » source : réalisation personnelle
Figure 15 : « TAGS Stanley Healthcare - DM, patient et personnel de santé » source : présentation Stanley
Healthcare
Figure 18 : « Tableau comparatif des systèmes Wifi et RFID » source : réalisation personnelle
Annexes
Source : [Link]
[Link]
Le service biomédical (SBM) gère un parc de dispositifs médicaux (DM) tout au long de l’année. Il doit être
capable de répondre à toutes demandes d’interventions des services de soins et médico-techniques qui lui
seront adressées, et devra également réaliser des maintenances préventives sur certains DM.
Aujourd’hui, malgré une gestion informatique du parc de DM, le SBM ne peut certifier retrouver un DM à
l’endroit même où il devrait s’y trouver. Notamment parce que les services ont besoin de se prêter des DM
entre eux, mais aussi parce que certains n’ont pas de service attribué. Ajouté à cela les pertes et vols que
l’on peut constater, représentant un coût important pour l’établissement.
Abstract
The biomedical department (SBM) is managing a stock of medical devices (DM) throughout the year. The
department has to be able to answer every intervention requests from care or medico technical services. It
also has to proceed on preventive maintenance on some of the medical devices.
As of today, despite an IT management of the DM stock, the SBM can’t be sure to find a medical device at
the location where it normally has to be. Especially because services are lending their devices between
them, but also because some doesn’t have a precise assignment. Added to losses and theft, this is a huge
cost for the institution.
It’s why the SBM decided to assess the technical and financial feasibility of a geolocalisation system
installation on its devices, which could inform the department in real time about locations and movements
of their mutualized DM.