INTRODUCTION GENERALE
1. Présentation du sujet
L’Etat est une personne morale publique dont le devoir est d’assurer le bien-être de la
population. Tout au long de l’histoire ce rôle était limité aux taches régaliennes comparativement
à cet état moderne jouant un rôle dans tous les domaines de la vie, de la communauté dont le souci
est de promouvoir le bien-être social et le développement économique pour s’assurer un équilibre
budgétaire entre les entités administratives décentralisées.
Cependant, chaque année les entités élaborent, exécutent et contrôlent leurs budgets
dont dépendent les fonctionnements de leurs administrations respectives, conformément à la
constitution votée par le référendum en 2005 et promulguée en février 2006, ayant institué une
nouvelle politique de décentralisation qui accorde des larges pouvoirs aux entités administratives
décentralisées, qui a pour but de faire les entités territoriales décentralisées de véritable centre
d’impulsion.
D’après la constitution, les entités administratives sont habilitées à retirer à la source
40% des recettes qu’elles vont produire, le 60% restant devront être envoyés au gouvernement
central.
Ainsi, l’étude de la fiscalité demeure traditionnellement une étude sur le taux, les
prélèvements, les avantages et les optimisations fiscales pour payer moins d’impôts. Les travaux
de recherches consacrés généralement à la fiscalité se concentrent sur une époque précise et
relèvent d’une grande technicité.
Pourtant depuis des années, l’étude de l’impact sur l’évolution de la société, les
conséquences de sa mutation, son lien avec le pourvoir et les enjeux au tour de sa variation
s’affirment. En effet, la fiscalité se présente de plus en plus comme un ensemble d’interactions,
c’est-à-dire comme « un fait politique et social » ; d’où la nécessité de produire des analyses à la
fois globales et précises sur les mécanismes fiscaux.
Cela étant dit, nous avons porté notre sujet sur « recouvrement forcé et mobilisation
des recettes au sein de la DRHKAT »
2. Phénomène observé
En RDC, l'impôt réel est régi par l'ordonnance loi N° 69/006 du 10 février 1969 telle que modifiée
à ces jours. La législation fiscale congolaise prévoit trois types d'impôts à savoir : l'impôt réel,
l'impôt sur le bénéfice et profit, l'impôt indirect.
En effet, pour mobiliser efficacement ses ressources financières, le gouvernement provincial du
Haut-Katanga avait créé une régie dénommée DRH-KAT. Les impôts, taxes et redevances perçus
par les provinces sont mentionnés par l'ordonnance loi N° 13/001 du 23 février 2013 fixant la
nomenclature des impôts, droits, taxes et redevances des provinces ainsi que leur modalité de
répartition.
Les recettes fiscales demeurent un levier vital pour le fonctionnement de l'Etat et de ses entités.
Mais, elles sont très faibles au regard des défis et le taux de prélèvement qui se situe encore au bas
de l'échelle de la capacité contributive des assujettis. D'où la possibilité et nécessité d'augmenter
les recettes fiscales. L’impôt constitue un prélèvement pécuniaire que l'autorité de l'Etat effectue
sur les citoyens afin de faire face à ses multiples charges. Et donc de faciliter le fonctionnement
des services publics.
Voici ce que nous avons eu à observer un dans la ville de Lubumbashi, la population n'a pas la
culture de payer ses impôts et taxes facilement, ce qui pousse l'administration compétente à
instaurer des temps en temps des recouvrements forcés au sein de la ville pour obliger les gens de
s'acquitter de leurs devoirs civiques dans le but de permettre à cette dernière de mobiliser les
moyens de la politique, et ainsi il est nécessaire d'instituer des services chargés du recouvrement.
Les tableaux ci-dessous montrent que la DRH-KAT n'est pas à mesure de mobiliser ses recettes
pendant la période d'étude.
Tableau 1 : Prévisions des recettes par la DRHKAT en (CDF)
ANNEES 2018 2019 2020 2021 2022
IMPOT
FONCIER 796464 671 1083140 125,59 1 616 122 730 3 150 074 206 4050616671
IMPOT SUR LES
VEHICULES 1365 964 058 2276764 937,50 2 963994 684 3 829 774 716 4964365450
IMPOT SUR LE
REVENU
LOCATIF 6 385533 605 7407944 611,05 8 335135 688 9 752 513 567 10407671540
IMPOT SUR LES
SUPERFICIES
DES
CONCESSIONS
MINIERES ET
FORESTIERES 1 060 845 500 1 450 650 765,75 998 607 446 1 660 963 600 2 150206 500
TOTAL DES
RECETTES
FISCALES
PREVUES 9 608 807 834 12 218 500 439,89 13 913 860 548 18 393 326 089 21572860 161
Source : Département des finances de la DRHKAT
Tableau 2 : Réalisations des recettes de la DRHKAT en CDF
ANNEES 2018 2019 2020 2021 2022
IMPOT FONCIER 516 608 139 670 045 479,89 1 002017 167,39 1 816 415 529 2 740608 300
IMPOT SUR LES
VEHICULES 1 000 666 576 1 112 363 487,80 1 981 929 322,86 2 143 042 187 2 950 760 324
IMPOT SUR LE
REVENU LOCATIF 4 664 024 429 3 802 525 405,31 446 848 372,44 4 527 896 928 5 805 440 612
IMPOT SUR LES
SUPERFICIES DES
CONCESSIONS
MINIERES ET
FORESTIERES 840 655 430 795 650 350,30 740 660 161,40 1 350 857 372 1 050 741 112
TOTAL DES
RECETTES
FISCALES
REALISEES 7 021 954 574 6 380 584 723,30 4 171 455 024,09 9 838 212 016 12 547550 348
Source : Département des finances de la DRHKAT
Calcul des écarts et des taux d’exécution
Tableau 3 : Tableau de calcul des écarts et des taux d’exécution
ANNEES 2018 2019 2020 2021 2022
PREVISIONS 9 608 807 834 12 218 500 439,39 13 913 860 548 18 393 326 089 21 572 860 161
REALISATIONS 7 021 954 574 6 380 584 723,30 4 171 455 024,09 9 838 212 016 12 547 550 348
ECARTS 2 586 853 260 5 837 915 716,09 9 742 405 523,91 8 555 114 073 9 025 309 813
TAUX
D'EXECUTIONS 73,08 % 52,22 % 29,98 % 53,49% 58,16%
Source : calculs faits à partir des tableaux 1 et 2.
3. Revue de littérature
• Revue théorique
Théorie d’optimisation fiscale :